Etats-Unis (13) US Navy (9)

ARTILLERIE ET SYSTEMES D’ARMES

Artillerie lourde (203 à 406mm)

16 Inch (406mm) Mark 1 5 et 8

Canons de 406mm Mark 2 & 3 3

Canon  de 406mm Mark 2 

Ce canon de 406mm est la pièce la plus lourde et la plus ancienne de l’arsenal américain. Mis au point pour les Colorado, il équipe donc trois cuirassés, les Colorado Maryland et West Virginia à raison de huit canons en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières). Ce canon est toujours en service en septembre 1948. Des évolutions ont fait évoluer ce canon en Mark 5 puis en Mark 8.

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Grande-Bretagne (48) Navires légers (4)

Corvettes classe Flower

Avant-Propos

Les sloops étaient des navires d’escorte acceptables mais c’était encore des navires militaires, relativement complexes et coûteux à fabriquer. Sans compter que les chantiers navals spécialisés dans les constructions militaires devaient aussi construire des cuirassés, des croiseurs, des porte-avions, des destroyers…. .

L’escorte impliquant plus d’endurance que de performances, germa l’idée d’un navire simple à construire, quasi-consommable avec un armement limité au strict nécessaire : un canon médian pour affronter un sous-marin surpris en surface, des pièces antiaériennes légères, des mitrailleuses pour la défense rapprochée et bien entendu un lot conséquent de grenades ASM.

Les britanniques reprirent le design d’un baleinier pour dessiner un nouveau navire. A nouveau navire, nouvelle désignation, c’est le terme corvette qui est choisit, ressuscitant un terme de la marine à voile, disparu avec la vapeur, terme désignant un petit navire entre la frégate et le sloop-of-war.

C’est l’acte de naissance des corvettes de classe Flower. Ce programme anglo-français va aboutir à la construction de trente-deux corvettes pour la Marine Nationale et soixante-quatre pour la Royal Navy.

Ces soixante-quatre navires sont mis sur cale entre 1939 et 1945, lancées entre 1940 et 1947 et mises en service entre 1940 et 1948.

Quarante-huit seulement seront au final mises en oeuvre par la Royal Navy, huit rejoignant la marine canadienne et huit autres la marine australienne. Si les premières vont participer à l’escorte des convois transatlantiques, les huit Australian Flower vont protéger la navigation aux antipodes.

Les quarante-huit Flower vont être répartis en six Escort Flottilla déployées au sein de la Home Fleet, des flottilles numérotées 1, 3,5, 7,9 et 11 soit six flotilles de huit navires (les numéros pairs vont être attribuées aux Escort Flottilla équipées de frégates de type River)

Comme les sloops la construction des corvettes n’est pas poursuivie quand est lancé le programme de guerre, la Royal Navy préférant construire des frégates de classe River, des navires aux capacités supérieures et au potentiel d’évolution plus important puisque la guerre verra la naissance de nouvelles classes de frégates, les Loch et les Bay.

Carrière opérationnelle

NdA : seules les corvettes de la Royal Navy seront abordées ici. Pour les Flower de la marine nationale, de la Royal Canadian Navy et de la Royal Australian Navy, je renvoie aux tomes consacrés à ces pays.

1st Escort Flottilla Portland

Cette 1ère flottille d’escorte basée sur l’île de Portland couvre les Western Approaches et joue un rôle capital dans les escortes de convois transatlantiques qui partent d’Halifax au Canada. Comme les autres EF elle dispose de huit navires avec en théorie quatre navires disponibles, deux en entretien/carénage et deux disponibles en renfort.

HMS Abelia

HMS Abella

-La HMS Abella (K184) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 19 août 1940 lancé le 24 janvier 1941 et mise en service le 7 avril 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était immobilisée pour carénage

-Le HMS Acanthus (K01) est mise sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuilding Company Ltd de Troon le 21 décembre 1939 lancé le 14 mai 1940 et mis en service le 2 septembre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, la corvette était à la mer pour entrainement

-La HMS Alyssum (K100) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Co. de Greenock le 24 juin 1940 lancé le 16 février 1941 et mise en service le 2 août 1941.

Au 5 septembre 1948, la corvette était à la mer pour entrainement

-La HMS Amaranthus (K17) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson Ltd. De Paisleu le 4 mai 1940 lancé le 17 octobre 1940 et mise en service le 27 mars 1941.
Au 5 septembre 1948, la corvette était immobilisé pour carénage.

Les quatre dernières corvettes de la 1ère flottille d’escorte étaient à la mer pour assurer la protection d’un convoi amenant en Europe deux divisions canadiennes.

HMS Acanthus (K-01)

HMS Acanthus (K-01)

-L’HMS Anchusa (K186) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 17 septembre 1940 lancé le 15 janvier 1941 et mise en service le 15 mars 1941.

-La HMS Anemone (K48) est mise sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuilding & Drydock Co. Ltd de Blyth le 26 octobre 1939 lancée le 22 avril 1940 et mise en service le 15 septembre 1940

-La HMS Arabis (K73) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 30 octobre 1939 lancée le 24 février 1940 et mise en service le 2 mai 1940.

HMS Arbutus (K-403)

HMS Arbutus (K-403)

-L’HMS Arbutus (K86) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuilding & Drydock Co. Ltd de Blyth le 30 novembre 1939 lancée le 5 juin 1940 et mise en service le 7 décembre 1940.

3rd Escort Flottilla

Cette flottille stationnée à Chatham sur les rives de la mer du Nord est chargée de missions d’escorte en Manche, en mer du Nord et si besoin est dans l’Atlantique.

Dans le cas d’un déploiement en Norvège en riposte ou nom d’une attaque allemande, les huit corvettes de la Third Escort Flottilla auront un rôle majeur dans l’escorte des cargos et des pétroliers à destination du pays scandinave pour y soutenir un corps expéditionnaire destiné à soutenir la petite armée norvégienne (6000 hommes en temps de paix, 10 à 12000 en temps de guerre).

HMS Aconite

HMS Aconite

-La HMS Aconite (K58) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Comapny Ltd de Troon le 25 mars 1940 lancé le 31 mars 1941 et mise en service le 8 septembre 1941.

Sept ans plus tard, la corvette patrouillait au large de Chatham pour empêcher les sous-marins allemands de prendre position à proximité de l’estuaire de la Tamise.

-La HMS Alisma (K185) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 19 août 1940 lancé le 12 février 1941 et mise en service le 2 août de la même année.

Le 5 septembre 1948, la corvette était immobilisé depuis la mi-juillet pour un grand carénage qui ne doit s’achever que début octobre même si avec le début du conflit, il est probable que les travaux seront accélérés.

-Le HMS Asphodel (K56) est mis sur cale aux chantiers navals George Brown de Greenock le 20 octobre 1939 lancé le 25 mai 1940 et mis en service le 4 décembre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, la corvette est à l’entrainement en mer du Nord. L’exercice est immédiatement interrompu et le navire rallie Chatham pour se ravitailler en carburant et en munitions.

-Le HMS Aster (K188) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 15 octobre 1940 lancé le 4 avril 1941 et mis en service le 1er septembre 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai dans sa base de Chatham.

-Le HMS Azalea (K25) est mis sur cale aux chantiers navals Cook Welton & Gemmell de Beverley le 15 novembre 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 12 janvier 1941.
Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai dans sa base de Chatham.

HMS Balsam

HMS Balsam

-Le HMS Balsam (K72) est mis sur cale aux chantiers navals George Brown & Company de Greenock le 16 avril 1941 lancé le 30 mai 1942 et mis en service le 12 décembre 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, la corvette est elle aussi immobilisé pour grand carénage, sa disponibilité étant prévue pour le 12 septembre 1948.

-La HMS Bergamot (K189) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 15 octobre 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 2 novembre 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, la corvette est à l’entrainement en mer du Nord. L’exercice est immédiatement interrompu et le navire rallie Chatham pour se ravitailler en carburant et en munitions.

HMS Bittersweet

HMS Bittersweet

-La HMS Bittersweet (K182) est mis sur cale aux chantiers navals Marine Industries Ltd de Sorel-Tracy le 17 avril 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 14 juillet 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai dans sa base de Chatham.

5th Escort Flottilla

Stationnée à Douvres, la mission principale de cette 5ème flottille d’escorte est de couvrir le passage des convois en Manche ainsi qu’au cours des premières semaines du conflit, le transfert sur le Continent du Corps Expéditionnaire Britannique composé de douze divisions (dix d’infanterie et deux blindées) sans compter les quatre divisions appelées à être placées sous commandement français au sein de la 3ème et de la 4ème Armée.

HMS Armeria

HMS Armeria

-La corvette HMS Armeria (K187) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 17 septembre 1941 lancé le 12 mai 1942 et mise en service le 2 décembre 1942.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à Douvres en compagnie de ses sister-ship Aubretia Auricula et Begonia prêts à couvrir le passage sur le continent du BEF.

-La corvette HMS Arrowhead (K145) est mise sur cale aux chantiers navals Marine Industries Ltd de Sorel-Tracy le 11 avril 1941 lancé le 2 décembre 1941 et mise en service le 23 juin 1942.

Le 5 septembre 1948, la corvette était immobilisée depuis une semaine pour carénage. Elle ne devrait être disponible qu’au début du mois d’octobre.

HMS Aubretia

HMS Aubretia

-La corvette HMS Aubretia (K96) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Company de Greenock le 27 octobre 1939 lancé le 17 septembre 1940 et mise en service le 14 juin 1941.

Quand le second conflit mondial éclate, la corvette est amarrée à Douvres, prête à couvrir le passage en France du Corps Expéditionnaire Britannique (BEF).

-La corvette HMS Auricula (K12) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Co de Greenock le 25 novembre 1939 lancé le 14 novembre 1940 et mise en service le 17 mai 1941.
Quand le second conflit mondial éclate, la corvette est amarrée à Douvres, prête à couvrir le passage en France du Corps Expéditionnaire Britannique (BEF), probablement en escorte directe des cargos, paquebots et ferrys réquisitionnés.

-La HMS Begonia (K66) est mis sur cale aux chantiers navals Cook Welton & Gemmell de Beverley le 14 juin 1941 lancé le 7 mai 1942 et mise en service le 14 janvier 1943.

Quand le second conflit mondial éclate, la corvette est amarrée à Douvres, prête à couvrir le passage en France du Corps Expéditionnaire Britannique (BEF).

HMS Bellwort

HMS Bellwort

-La corvette HMS Bellwort (K114) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Company de Greenock le 14 janvier 1942 lancée le 12 février 1943 et mise en service le 8 novembre 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette était immobilisée pour grand carénage depuis la mi-août, les travaux sont accélérés pour permettre au navire d’être disponible le plus rapidement possible.

-La corvette HMS Bluebell (K80) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson Ltd de Paisley le 25 octobre 1939 lancé le 2 juin 1940 et mise en service le 12 janvier 1941, un incendie survenu le 14 octobre 1940 ayant retardé sa mise en service.

Quand éclate le second conflit mondial, la corvette était à la mer pour entrainement en compagnie du Borage

-La corvette HMS Borage (K120) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Co de Greenock le 12 mars 1942 lancé le 8 juillet 1943 et mise en service le 14 janvier 1944.

Quand éclate le second conflit mondial, la corvette était à la mer pour entrainement en compagnie du Bluebell

7th Escort Flottilla

Cette flottille est stationnée à Faslane dans l’estuaire de la Clyde. La mission principale de cette flottille est de lutter contre les sous-marins en mer d’Irlande et de couvrir les convois.

A la fois les convois transatlantiques depuis le Canada voir les convois en direction de la Norvège ou de l’URSS si celle-ci bascule du côté des alliés.

HMS Bryony

HMS Bryony

-La corvette HMS Bryony (K192) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 12 février 1942 lancé le 2 janvier 1943 et mise en service le 17 novembre 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en patrouille anti-sous-marine dans l’Atlantique.

-La corvette HMS Buttercup (K193) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 12 juin 1942 lancé le 2 mai 1943 et mise en service le 17 février 1944.
Quand éclate le second conflit mondial, la corvette est immobilisée pour un grand carénage.

HMS Camellia

HMS Camellia

-La corvette HMS Camellia (K31) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 14 novembre 1939 lancé le 17 juillet 1940 et mise en service le 2 février 1941.
Le 5 septembre 1948, la corvette était immobilisée par un grand carénage, sa disponibilité n’est pas prévue avant le début du mois d’octobre.

-La corvette HMS Campion (K108) est mis sur cale aux chantiers navals John Crown & Sons Limited de Sunderland le 15 mars 1942 lancé le 2 décembre 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette est à l’entrainement au large des Hebrides. Elle reçoit des consignes de vigilance, un entrainement tactique poussé en quelque sorte.

-La corvette HMS Carnation (K00) est mise sur cale aux chantiers navals Grangemouth Dry Docking Co. de Grangemouth le 26 février 1941 lancé le 14 janvier 1942 et mis en service le 8 août 1942.

Le 5 septembre 1948, la corvette est à quai à Faslane.

-La corvette HMS Chrysanthemum (K195) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 17 janvier 1942 lancé le 8 novembre 1942 et mise en service le 16 mars 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette est à quai à Faslane.

HMS Clematis

HMS Clematis

-La corvette HMS Clematis (K36) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons Limited de Bristol le 11 octobre 1939 lancé le 22 avril 1940 et mise en service le 12 octobre 1940.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à la mer pour entrainement. Elle rentre à Faslane pour faire le plein de carburant et de munitions.

-La corvette HMS Coltsfoot (K140) est mise sur cale aux chantiers navals Alexander Hall & Company d’Aberdeen le 15 février 1942 lancé le 12 novembre 1942 et mise en service le 8 mai 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à la mer pour entrainement. Elle rentre à Faslane pour faire le plein de carburant et de munitions.

9th Escort Flottilla

La 9ème flottille d’escorte étant également stationnée à Faslane, ses missions sont similaires pour ne pas dire identiques à celles de la précédente.

-La corvette HMS Burdock (K126) est mise sur cale aux chantiers navals John Crown Sond Limited de Sunderland le 14 septembre 1941 lancée le 22 avril 1942 et mise en service le 1er décembre 1942.

Le 5 septembre 1948 la corvette est immobilisée pour un grand carénage qui doit s’achever à la mi-septembre.

-La corvette HMS Calendula (K28) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 30 octobre 1939 lancé le 2 juillet 1940 et mise en service le 4 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à la mer pour exercice. Les soutes étant quasiment à sec, la corvette rentre à Faslane pour faire le plein de carburant, de vivres et de munitions pour participer à ses premières opérations de guerre.

HMS Campanula

HMS Campanula

-La corvette HMS Campanula (K18) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson Limited de Paisley le 26 octobre 1939 lancé le 12 août 1940 et mise en service le 4 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était elle aussi immobilisée pour un grand carénage.

-La corvette HMS Candytuft (K09) est mise sur cale aux chantiers navals Grangemouth Dry Dock Company de Grangemouth le 31 octobre 1939, lancé le 12 août 1940 et lancée le 2 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à la mer pour exercice. La corvette reste en mer mais reçoit des consignes de vigilance.

-La corvette HMS Celandine (K75) est mise sur cale aux chantiers navals Grangemouth Dry Docking Company de Grangemouth le 14 février 1942 lancé le 2 décembre 1942 et mise en service le 6 juin 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, la corvette est à quai après avoir effectué un entrainement de deux jours en mer d’Irlande. La corvette est mise en alerte.

HMS Clarkia

HMS Clarkia

-La corvette HMS Clarkia (K88) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff Ltd de Belfast le 30 octobre 1939 lancé le 8 septembre 1940 et mise en service le 12 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette est à quai, prête à toute éventualité.

-La corvette HMS Clover (K134) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson Ltd de Paisley le 14 mars 1942 lancé le 8 février 1943 et mise en service le 12 novembre 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette est à quai, prête à toute éventualité.

HMS Columbine

HMS Columbine

-La corvette HMS Columbine (K94) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons Ltd de Bristol le 2 novembre 1939 lancée le 13 août 1940 et mise en service le 14 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette est à quai, prête à toute éventualité.

11th Escort Flottilla

Stationnée à Portland à proximité de Devonport, cette flottille à pour mission la protection des convois transmanches mais également des convois venus d’outre-Atlantique.

-La corvette HMS Convolvulus (K45) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons Ltd. De Bristol le 14 juin 1942 lancée le 2 mars 1943 et mise en service le 23 août 1943.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en mer pour entrainement. Elle rentre à la base dès que sont connus les bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

-La corvette HMS Coreopis (K32) est mise sur cale aux chantiers navals A. & J. Inglis de Glasgow le 19 septembre 1939 lancée le 22 août 1940 et mise en service le 1er mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était immobilisé pour un grand carénage depuis la mi-juin. Sa disponibilité était prévue pour début octobre mais avec le début du conflit, les travaux et surtout la remise en condition vont être promptements accélérés.

-La corvette HMS Coriander (K183) est mise sur cale aux chantiers navals Hall Russel & Company d’Aberdeen le 14 mars 1941 lancé le 4 janvier 1942 et mise en service le 1er juillet 1942.

Le 5 septembre, la corvette de la 11ème flottille d’escorte était à l’entrainement au large de l’Irlande. Elle reçoit l’ordre de rallier sa base pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

HMS Cowslip

HMS Cowslip

-La corvette HMS Cowslip (K196) est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 17 mars 1942 lancée le 8 décembre 1942 et mise en service le 27 mars 1943.

Le 5 septembre 1948, quand éclate le second conflit mondial, la corvette était immobilisée depuis début août pour un grand carénage et sa disponibilité même en accélérant les travaux n’est pas prévu avant plusieurs semaines.

-La corvette HMS Crocus (K49) est mise sur cale aux chantiers navals A. & J. Inglis de Glasgow le 26 octobre 1939 lancée le 1er juillet 1940 et mise en service le 8 février 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en mer pour entrainement. Elle rentre à la base dès que sont connus les bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège. L’entrainement n’ayant début que depuis quelques heures, la corvette reste à la mer et si l’entrainement se poursuit, la tension à bord est nettement plus forte qu’à l’accoutumé.

HMS Cyclamen

HMS Cyclamen

-La corvette HMS Cyclamen (K83) est mise sur cale aux chantiers navals J. Lewis & Sons d’Aberdeen le 30 novembre 1939 lancée le 3 septembre 1940 et mise en service le 17 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai. Elle devait appareiller pour entrainement mais devant le déclenchement du conflit, l’entrainement est annulé et la corvette se prépare pour une éventuelle sortie de guerre.

-La corvette HMS Dahlia (K59) est mise sur cale aux chantiers navals J. Lewis & Sons d’Aberdeen le 14 juin 1941 lancée le 20 mars 1942 et mise en service le 1er octobre 1942.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-La corvette HMS Delphinium (K77) est mise sur cale aux chantiers navals Henry Robb Limited de Leith le 31 octobre 1939 lancée le 20 juillet 1940 et mise en service le 5 janvier 1941.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 940 tonnes pleine charge 1160 tonnes

Dimensions : longueur 62.50m largeur 10.10m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : machine à vapeur à triple détente de 4 cylindres et deux chaudières développant 2750ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 3456 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée et un Asdic

 

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) BL Mark IX à l’avant, un Pom-Pom quadruple de deux pouces, des mitrailleuses Lewis ou Vickers et 40 grenades ASM.

En septembre 1948 l’armement se compose toujours d’un canon de 4 pouces, d’un Pom-Pom quadruple, de deux canons de 20mm Oerlikon, de deux mitrailleuses de 7.7mm et de quarante huit grenades ASM

Equipage : 85 officiers et marins

24-Armée de l’air (28)

K-Les avions de l’armée de l’air (8) : entrainement

Préambule

Quand le second conflit mondial commence en septembre 1948, le CFE dispose de plusieurs types d’appareils d’entrainement, des monomoteurs pour la formation initiale et l’entrainement à la chasse et des bimoteurs pour la formation au pilotage des bimoteurs de chasse, des bombardiers et des avions de transport.

L’Ecole de l’Air installée à Salon de Provence depuis 1937 assure la formation initiale des pilotes quelque soit leur spécialité mais la perspective d’une formation massive de pilotes implique une forme de décentralisation et en 1944, décision est prise de créer des groupement régionaux d’entrainement (GRE), six en métropole et trois en Afrique du Nord.

A Salon de Provence, le Groupement d’Entrainement Initial (GEI) assure donc la formation de tous les pilotes qui à l’issue de leur primo formation choisisse un cursus, c’est là qu’entre en jeu les GEC et GEM.

Le GEC c’est le Groupement d’Entrainement à la Chasse qui assure comme son nom l’indique la formation à la chasse des jeunes pilotes. Il dispose de plusieurs bases dont Salon de Provence, Etampes, Lyon-Bron et Meknès

Le GEM c’est le Groupe d’Entrainement sur Multimoteurs qui assure la formation des pilotes de chasseurs bimoteurs (qui passent également par le GEC), de bombardiers, d’avions de reconnaissance et de transport.

En août 1948 alors que le conflit semble iminent, décision est prise de décentraliser encore davantage la formation et les GEC/GEM rallient la base aérienne de Meknès au Maroc pour bénéficier de conditions d’entrainement encore plus favorables qu’en Provence. La base marocaine se révélant vite saturée, des terrains annexes sont aménagés pour la désengorger

En septembre 1939, l’armée de l’air disposait d’un grand nombre d’appareils d’entrainement (876 selon certaines sources, plus selon d’autres), certains anciens mais d’autres plus récents. Comme dans les autres domaines, la flotte d’avions d’entrainement va connaître une vraie modernisation pour suivre la modernisation des avions de combat.

 

Morane-Saulnier MS-317

Morane-Saulnier MS-317

-On trouve ainsi des biplans Hanriot H.43 et leurs dérivés. Le premier resta à l’état d’unique prototype mais il donna naissance à 128 appareils type Hanriot H-431 (50), H-432 (2), H-433 (26) et H-436 (50).

Utilisé également pour les missions de liaison, il était encore en service à soixante-quinze exemplaires qui vont être remplacés progressivement par des appareils d’entrainement commandés aux Etats Unis. Les derniers appareils sont retirés du service à l’été 1941.

-On trouve également des monoplans type Morane-Saulnier MS.315. Ils sont extrapolés du MS.300. Effectuant son premier en octobre 1932, il est donc le principal avion d’entrainement de l’armée de l’air en septembre 1939 avec 350 appareils en service. Ils sont retirés du service courant 1942.

-Un autre appareil d’entrainement en service en septembre 1939 est le Caudron C.270 Luciole dont 82 exemplaires ont été construits pour l’aviation civile et ont été réquisitionnés pour la liaison, l’entrainement et le remorquage de cibles jusqu’en janvier 1940 quand ils sont rendus à leurs propriétaires.

Romano R-82

Romano R-82

-Un autre appareil majeur des unités d’entrainement est le Romano R.82 qui est issu d’un biplace d’acrobatie. Construit à 177 exemplaires, ils furent retirés du service en 1942 quand les avions d’entrainement français et américains devinrent suffisamment nombreux pour les remplacer.

-Le Salmson Cri-Cri est un petit biplan initialement conçu pour l’Aviation Populaire. Produit à 329 exemplaires, il fût utilisé également par l’armée de l’air pour l’entrainement initial à raison de 120 exemplaires. Il ne fût retiré du service qu’en 1944.

-Le Hanriot H.232 (aussi connu sous le nom de SNCAC NC-232.2) est un bimoteur d’entrainement qui effectua son premier vol en décembre 1939. Soixante appareils commandés furent livrés à l’armée de l’air dont trois pour la Finlande livrés en pleine guerre contre l’URSS. Les 57 appareils sont toujours en service en septembre 1948 et vont être complétés par des Dewoitine D-720.

-Le Caudron C.690M est un monoplace d’entrainement à la chasse dérivé du C-720 qui resta à l’état de prototype. Quinze appareils furent commandés et livrés au printemps 1939, étant utilisés jusqu’en janvier 1942 quand ils sont retirés du service.

North American NA-57/BT-9

North-American NA-57

North-American NA-57

Face à l’expansion à venir de la flotte de combat, l’armée de l’air avait besoin de nombreux avions d’entrainement modernes. L’industrie française ayant déjà du mal à fournir suffisamment des chasseurs, des bombardiers et des avions de reconnaissance, les avions d’entrainement vous pensez……. .

La France se tourna vers les Etats-Unis pour commander de nombreux avions d’entrainement comme le North American NA-57 qui effectua son premier vol en avril 1936.

230 exemplaires sont commandés et sont livrés jusqu’en juin 1940 pour équiper l’Ecole de l’Air à Salon de Provence à raison de 75 appareils plus à partir de 1944, les GRE en l’occurence les trois d’Afrique du Nord à raison de 45 appareils chacun.

Les 20 derniers appareils de la commande de l’armée de l’air sont finalement confiés aux bons soins de la marine qui en commanda de son propre chef vingt-six autres dont certains furent ultérieurement navalisés.

Caractéristiques Techniques du North-American BT-9

Type : biplace d’entrainement monomoteur

Poids : en charge 2030kg

Dimensions : Envergure 12.8m Longueur 8.5m Hauteur 4.1m

Motorisation : un moteur radial Wright R-975-33 de 410ch

Performances : vitesse maximale 273 km/h vitesse de croisière 235 km/h Distance franchissable 1411 km Plafond opérationnel : 6020m

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm avec 350 cartouches chacune pour l’entrainement au tir.

North-American NA-64 «Yale»/BT-14

North-American NA-64

North-American NA-64

Cet appareil est la version améliorée du précédent est commandé à 200 exemplaires en octobre 1939 qui sont tous livrés en mars 1941.

Cet appareil qui se distingue de son prédecesseur par un train retractable va d’abord équiper le GEM à Salon de Provence à raison de 20 exemplaires plus les six GRE créés en métropole en 1944 (mais qui existaient de facto) qui disposaient chacun de 30 exemplaires.

Caractéristiques Techniques du North-American BT-14

Type : biplace d’entrainement monomoteur

Poids : en charge 2030kg

Dimensions : Envergure 12.8m Longueur 8.5m Hauteur 4.1m

Motorisation : un moteur radial Wright R-975-E3 de 420ch

Performances : vitesse maximale 275 km/h vitesse de croisière 237 km/h Distance franchissable 1411 km Plafond opérationnel : 6020m

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm avec 350 cartouches chacune pour l’entrainement au tir.

 North American NA-76/T-6 Texan

North-American NA-76

North-American NA-76

Plus connu sous sa désignation américaine, le North American T-6 Texan, cet appareil est le troisième avion d’entrainement américain commandé avec pas moins de 450 appareils.

Ces appareils sont livrés entre septembre 1940 et mars 1943. Ils vont équiper le GEC _le Groupement d’Entrainement à la Chasse_ avec 165 appareils répartis entre Salon de Provence (30 appareils), Etampes (45 appareils), Lyon-Bron (45 appareils) et Meknès (45 appareils) ainsi que les huit GRE à raison de 30 appareils chacun soit un total 360 appareils en ligne sur 450 commandés. Les 45 autres ne sont pourtant pas inactifs, étant utilisés pour les liaisons (30 appareils) et le remorquage de cibles (15 appareils peint en jaune et rouge vif)

La France à ainsi commandé 880 appareils d’entrainement aux Etats Unis, appareils livrés en l’espace de trois ans et demi ce qui représente une sacré performance.

Caracteristiques Techniques du North American NA-76

Masse : à vide 1886kg en charge 2548kg

Dimensions : longueur 8.84m envergure 12.81m hauteur 3.57m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1340-AN-1 Wasp de 600ch

Performances : vitesse maximale 335 km/h vitesse de croisière 233 km/h distance franchissable 1175km plafons opérationnel 7400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.5mm Darne avec 500 cartouches chacune

Morane-Saulnier MS-435

Morane-Saulnier MS-435

Morane-Saulnier MS-435

Bien qu’ayant commandé 880 avions d’entrainement, l’armée de l’air n’avait pas satisfait ses besoins qu’elle avait fixée à 1200 appareils d’entrainement. L’industrie française va donc fournir des appareils notamment la firme Morane-Saulnier qui après avoir produit de nombreux MS-406 n’avait pas réussit à vendre le MS-450. Elle devint un important fournisseur d’avions d’entrainement.

Le 6 décembre 1939, le Morane-Saulnier MS-435 effectue depuis Tarbes son premier vol. Ce monoplan biplace est un dérivé du MS-406 alors le principal chasseur de l’armée de l’air avec treize GC équipés et plus d’un millier d’appareils produits.

L’armée de l’air passa commande de soixante appareils début 1940 mais en raison de la priorité donnée à la production de chasseurs, les MS-435 ne furent livrés qu’à partir de janvier 1941, la commande étant honorée en décembre.

Une deuxième commande passée en juin 1940 pour soixante appareils est honorée entre janvier et septembre 1942.

Ces 120 appareils équipèrent les trois GRE d’Afrique Nord à raison de 20 appareils chacun, les soixante autres appareils étant utilisés soit pour les liaisons (20 appareils) ou au sein des deux GRE de la métropole.

Caractéristiques Techniques du Morane-Saulnier MS-435

Type : biplace d’entrainement monomoteur

Poids : 1657kg à vide et 2150kg en charge

Dimensions : Envergure 10.71m Longueur 8.90m Hauteur 3.19m

Motorisation : un Gnôme-Rhône 9Kdrs de 550ch

Performances : vitesse maximale 395 km/h à 1700m Plafond 6500m

Morane-Saulnier MS-472 et MS-476

Morane-Saulnier MS-472

Morane-Saulnier MS-472

Si le MS-435 était dérivé d’un appareil existant, le Morane-Saulnier MS-472 était un appareil d’entrainement qui ne devait rien à personne.

Effectuant son premier vol le 7 septembre 1941, il intéressa d’emblée l’armée de l’air qui passa commande de 120 MS-472 et de 80 MS-476, une variante d’entrainement à la chasse et à l’attaque au sol. A cela s’ajoute les commandes de la marine pour non seulement le MS-472 (32 appareils) mais également le MS-474, une version navalisée du Morane-Saulnier MS-472.

Les appareils de l’armée de l’air furent livrés entre janvier 1942 et août 1943. Le GEC reçut 60 appareils type MS-472 répartis à égalité entre ses quatre bases (quinze appareils chacun) et 40 MS-476 basés à Lyon Bron et à Meknès (20 appareils chacun).

Si les soixante derniers exemplaires du MS-472 furent stockés, les 40 autres MS-476 équipèrent le GEM pour former les pilotes et navigateurs de bombardier avant de passer pleinement sur multimoteurs.

Caractéristiques Techniques du Morane-Saulnier MS-472

Type : biplace d’entrainement

Poids : à vide 1690kg en charge 2378kg

Dimensions : Envergure 10.65m Longueur 8.60m Hauteur 8.60m

Motorisation : un moteur Gnôme Rhône 14M-05 de 570ch

Performances : vitesse maximale 468 km/h Autonomie 1530km Montée à 5000m en 10 minutes et 32s

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm dans les ailes alimentées à 350 cartouches chacune pour le MS-472. Rateliers à bombes (maximum 4 bombes de 50kg) sous les ailes pour l’entrainement à l’attaque au sol.

Les appareils d’entrainement multimoteurs

Le Groupement d’Entrainement sur Multimoteur (GEM) disposait d’un bien plus petit nombre d’appareils en dépit du fait des besoins en formation de pilotes, navigateurs et mitrailleurs de bombardiers et d’avions de reconnaissance.
Outre les 57 Hanriot NC-232, l’armée de l’air disposait également de 36 Dewoitine D-720 et de 42 Bloch MB-131 soit un total de 135 appareils, un nombre jugé suffisant en dépit du fait que les besoins en pilotes, navigateurs et mitrailleurs de multimoteurs étaient aussi importants que pour les monomoteurs.

20-Ordre de Bataille et programme de guerre (1)

20°) ORDRE DE BATAILLE et PROGRAMME DE GUERRE

A-Ordre de bataille de la Marine Nationale le 1er septembre 1948

En guise d’introduction

En septembre 1948, la marine nationale est au sommet de sa puissance. La politique menée depuis près d’un quart de siècle avec constance par les politiques et les marins à permis à la Royale de n’avoir à rougir ni de son allié, ni de ses ennemis. La flotte est équilibrée et la majorité des carences constatées durant la Guerre de Pologne ont été corrigées.

L’organisation est celle adoptée en septembre 1940 avec deux flottes principales (Atlantique et Méditerranée) subidivisées en escadres puis en flottilles et en division plus des forces de souveraineté déployées sur toute la surface du globe.

La situation de l’Escadre Légère du Nord (ELN) est particulière, c’est une escadre indépendante mais pas une réelle force de souveraineté comparable aux FNEO ou aux FNAEF. Sa mission est davantage de porter le fer en mer du Nord que de défendre les côtes de la Manche.

Les régions maritimes sont toujours là et comme depuis septembre 1940, elles assurent des missions de soutien, gérant les bases et les arsenaux, les seuls navires sous leurs ordres étant ceux en refonte ou en réparations longues.

Comme il est peu probable que les escadres soient engagées en bloc, il est prévu la création de groupements occasionnels désignés par les lettres de l’Alphabet.

Sur le plan technique, la flotte est jeune avec peu de faiblesses évidentes, la DCA ayant été notablement renforcée tous comme l’électronique embarquée qu’il s’agisse de radars ou de sonars.

Voici donc maintenant l’ordre de bataille de la marine nationale le 1er septembre 1948, quatre jours avant le début de la deuxième conflagration mondiale.

Flotte de l’Atlantique (QG : Brest) navire-amiral : cuirassé Gascogne

1ère escadre

Groupement de Ligne : cuirassés Gascogne et Normandie; torpilleurs d’escadre  Durandal et Dague (chargés de la protection du cuirassé Gascogne) et les torpilleurs d’escadre Sabre et Claymore (chargés de la protection du cuirassé Normandie)

Groupement Aéronaval : porte-avions Painlevé et Henriette de France cuirassé Lorraine torpilleurs d’escadre L’Intrépide et Le Téméraire (protection du cuirassé Lorraine), Arquebuse Cimeterre (protection du Painlevé) Ney et Murat (protection du Henriette de France)

3ème Escadre Légère

Groupement des croiseurs de l’Atlantique : croiseurs lourds Foch et Colbert (3ème DC), croiseurs légers La Gloire Georges Leygues et Montcalm (4ème DC), croiseur-école Jeanne d’Arc (appelé à être déployé aux Antilles)

Groupement des contre-torpilleurs de l’Atlantique : Contre-torpilleurs Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars (3ème DCT) Vautour Milan Epervier (6ème DCT)
Hors rang :  vedettes lance-torpilles des 1ère ELA (VTB-11 et 12) et 2ème ELA (VTB-16 18 20 et 22) basées à Lorient.

5ème Escadre

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne navire-amiral de l’Escadre

-Sous-marins Casabianca Sfax Centaure L’Espoir (2ème DSM)

-Sous-marins Rolland Morillot La Praya La Martinique et Ile de France (4ème DSM)

-Sous-marins Ile de Ré Ile d’Yeu Kerguelen et La Guadeloupe (6ème DSM)

-Sous-marins  Agosta Bévéziers Ouessant et Sidi Ferruch (8ème DSM)

1ère flottille de surveillance et d’escorte de l’Atlantique (1ère FSEA)

-Torpilleurs légers  L’Algérien Le Sénégalais L’Arabe Le Marocain (classe Kabyle) formant la 6ème DT basée à Lorient

-Aviso-dragueurs L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) basée à Brest Aviso-dragueurs Enseigne Balande La Trompeuse L’Ambitieuse et La Sérieuse (7ème DEL) basée à Casablanca

-Chalutiers ASM L’Havraise et La Nantaise à Lorient, L’Algéroise L’Oranaise à Cherbourg

-Corvettes anti-sous-marines La Malouine La Dieppoise La Remoise La Versaillaise (1ère DEO) à Brest;  La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise (3ème DEO) basé à Lorient; La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise (2ème DEO) à Casablanca

-Patrouilleur ASM/navire-école L’Heureux (P-28) et Patrie (P-36)

-Chasseurs de sous-marins : CH-7 et 8 CH-53 et 54 à Brest, CH-11 et 12 à Lorient, CH-17 18 et 19 à Casablanca.

-Patrouilleur anti-sous-marin L’Incomprise  et  Jutland (P-37)

Les navires suivants sont détachés à Dakar :

-Aviso colonial Dumont d’Urville

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Bombarde

-Aviso-dragueurs coloniaux  La Précieuse L’Amiral Duperré La Rieuse et l’Amiral Gourdon  (10ème DEL)

-Corvettes La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise (7ème DEL)

Groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique (GSFA)

-Pétrolier Le Var

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Seine

-Ravitailleurs Rapides Lot et La Charente

-Pétrolier-caboteur La Lèze

-Cargos rapides Mostaganem et Mers-El-Kébir

-Avisos Amiens et Arras utilisés comme auxiliaires
-Ravitailleur d’hydravions Sans Souci et Calais utilisé comme ravitailleur d’hydravions

-Aviso hydrographe Beautemps-Beaupré

-Navire école Notre Dame de France (P-95)

-Dragueurs de mines Avranches et Pornic

-Voiliers-école L’Etoile et La Belle Poule

-Remorqueur de haute mer Elephant et Mastodonte

-Remorqueurs Champion  L’Appliqué L’Attentif et L’Acharné  L’Actif  (ce dernier est basé à Lorient) (1000cv)

-Remorqueurs Narcisse et Lotus (750cv)

-Remorqueurs  Penfeld Plougastel Portzic et Provençal Morbihan (ce dernier est basé à Lorient) (600cv)

-Remorqueur de 600cv Lavandou basé à Casablanca

-Navire-hydrographe Cormoran

-Gabares Le Titan La Résistante La Prévoyante et la Victorieuse

Les navires suivants sont détachés à Dakar :

-Remorqueur de haute mer Buffle

-Remorqueurs de 600cv L’Efficient et Cap Vert

-Remorqueur de 750cv Romarin

-Gabare La Patiente

Flotte de la Méditerranée (QG : Toulon) navire-amiral : croiseur lourd Algérie

Le magnifique croiseur lourd Algérie

Le magnifique croiseur lourd Algérie, navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée

2ème Escadre (Toulon)

1er Groupement de Ligne de la Méditerranée (1er GLM) :

-Cuirassés Richelieu et Clemenceau (3ème DL) Alsace et Flandre (5ème DL)

-Cuirassé Provence

-Porte-avions Joffre

-Torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier (protection du cuirassé Richelieu) Rapière et Hallebarde (protection du cuirassé Clemenceau) Mousquet et Bombardier (protection du cuirassé Alsace)  Voltigeur et Goumier (protection du cuirassé Flandre) Mameluk Casque (protection du cuirassé Provence)  L’Inconstant et Lancier (protection du porte-avions Joffre)

Groupement de croiseurs de la 2ème Escadre

-Croiseur lourd Algérie

-Croiseurs lourds Suffren Dupleix (1ère DC) Saint Louis Charlemagne Henri IV (5ème DC)

-Croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen (6ème DC)

Groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre

-Contre-torpilleurs Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne (1ère DCT)  Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT)  Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) Le Fantasque L’Audacieux Le Malin (9ème DCT)
Desaix Kléber et Marceau (12ème DCT)

1ère flottille légère de la Méditerranée (1ère FLM) :

-Vedettes lance-torpilles VTB  41 43 45 47 et 49 formant la 1ère ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-23 24 25 26 27 28 formant la 4ème ELM

-Vedettes lance-torpilles VTB-56 57 58 59 60 61 formant la 6ème ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-15, 17, 19 et 21 de la 3ème Escadrille Légère de la Méditerranée (3ème ELM) déployée à  Ajaccio

1ère flottille de sous-marin :

-3ème escadrille de sous-marins (3ème ESM)  1ère DSM : Le Glorieux Le Heros Le Conquerant Le Tonnant 3ème DSM La Réunion Crozet Ile d’Oleron Belle Ile et 5ème DSM  Ile de Brehat, Saint Marcouf Ile d’Aix Ile d’If

-5ème escadrille de sous-marins (5ème ESM) 13ème DSM : Aurore, Créole, Antigone et La Bayadère 15ème DSM : Venus Iris Pallas 19ème DSM : L’Astrée La Favorite La Gorgone et L’Africaine et 21ème DSM : Diamant et Perle

-1ère flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (1ère FSEM) :

-Torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT)

-Torpilleurs légers  Annamite Hova Somali Touareg (4ème DT)

-Chalutiers ASM La Cancalaise et La Lorientaise

-Aviso-dragueurs Elan, Commandant Dominé et de La Capricieuse (1ère DEL)

-Aviso-dragueurs  La Gracieuse et La Moqueuse (4ème DEL) (en temps de guerre, doit être détachée à Ajaccio)

-Chasseurs de sous-marins CH-9 CH-10 CH-49 et CH-50 +  CH-43 et CH-44 (ces deux derniers déployés à Ajaccio)

-1er Groupement de Soutien de la Méditerranée (1er GSM) :

-Pétroliers ravitailleurs d’escadre La Saône et Le Liamone

-Pétroliers Elorn et Sèvre

-Ravitailleur Rapide L’Adour

-Aviso (devenu auxiliaire) Somme

-Mouilleur de mines Vauquois

-Mouilleur de mines Castor

-Mouilleur de filets Gladiateur

-Ravitailleurs d’hydravions (ex-canonnière) Diligente et Sans Peur

-Dragueurs de mines Ouistreham et Saint Brieuc

-Cargos rapides Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen

-Remorqueurs Goliath Le Laborieux Cépet Haleur Efficient  Corse Faron et Mont Caume Tulipe Aconit Edelweis

-Bâtiment-cible L’Impassible

-Navires-hydrographes La Chimère Mouette Ibis

-Gabares  L’Endurante, La Persévérante,  La Prudente, La Persistante, L’Epuisante

——–

4ème Escadre (QG : Mers-El-Kébir) navire-amiral : cuirassé Jean Bart

2ème Groupement de Ligne de la Méditerranée (2ème GLM)

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (1ère DL)

-Cuirassé Jean Bart (hors-rang)

-Cuirassé Bourgogne (hors-rang)

-Cuirassé Bretagne (hors rang)

-Porte-avions Commandant Teste

-Torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée (chargés de la protection du Dunkerque), Le Lansquenet et Le Fleuret (chargés de la protection du Strasbourg),  L’Eveillé et L’Alerte (chargés de la protection du Bretagne), Hussard et Spahi (chargés de la protection du Commandant Teste), L’Opiniâtre et L’Aventurier (chargés de la protection du Jean Bart) Lannes et Augereau (chargés de la protection du cuirassé Bourgogne)

Groupement léger de la 4ème Escadre

-Croiseurs légers Latouche-Treville  Condé et Gambetta (8ème DC)

-Contre-torpilleurs Magon  Dunois et  La Hire (4ème DCT) Le Terrible  Le Triomphant et  L’Indomptable (10ème DCT)

2ème flottille de sous-marins

-Sous-marin Minerve  Junon et Cerès (12ème DSM)

-Sous-marin L’Hermione  Clorinde et L’Andromède (14ème DSM)

-Sous-marin L’Andromaque  L’Amirde  L’Artemis et La Cornélie (18ème DSM)

-Sous-marins mouilleurs de mines Emeraude  Corail  Escarboucle et Agate (7ème DSM)

2ème flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (2ème FSEM) :

-Aviso-dragueurs Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière (2ème DEL)

-Torpilleurs légers  Kabyle Tonkinois Sakalave Bambara (2ème DT)

-Chalutiers armés La Toulonnaise et La Sétoise

-Chasseurs de sous-marins CH-13 et CH-14

2ème Groupement de Soutien de la Méditerranée (2ème GSM)

-Ravitailleur rapide Tarn

-Ravitailleur rapide La Baïse

-Pétrolier-ravitailleur d’escadre La Medjerda

-Pétrolier-caboteur Aube

-Ravitailleur d’hydravions Sans Reproche

-Aviso mouilleur de mines Les Eparges

-Remorqueur de haute-mer L’Ours

-Remorqueur de 1000ch Cotentin

-Remorqueur de 600ch Esterel Palmier Tatihou

-Remorqueur de 750ch Amarante

-Gabares L’Ardente et La Performante

——–

6ème Escadre Légère (QG : Bizerte) navire-amiral : croiseur léger Emile Bertin

-Groupement des croiseurs : croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin, croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise (2ème DC)

-Groupement léger d’attaque : Contre-torpilleur Vauquelin  Chevalier Paul et Tartu (7ème DCT)  Mogador  Volta et Hoche (11ème DCT) Torpilleurs légers  L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien (3ème DT)

3ème flottille de sous-marins (3ème FSM)

-Sous-marins Phenix Ventôse Frimaire Prairial (9ème DSM)

-Sous-marins Aber Wrach Ile de Batz Tromelin (10ème DSM)

-Sous-marins Ile de Molêne Clipperton et Porquerolles (11ème DSM)

-Sous-marins Vendémiaire Nivôse Floréal Messidor (17ème DSM)

-Sous-marins mouilleurs de mines Turquoise Saphir Nautilus Rubis (20ème DSM)

3ème flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (3ème FSEM) :

-Aviso-dragueurs Chamois Gazelle Surprise et Rageot de La Touche (5ème DEL)

-Aviso-dragueurs La Joyeuse La Furieuse La Malicieuse et l’Enseigne Bisson (8ème DEL)

-Chalutiers armés L’Ajacienne et La Bônoise
-Chasseurs de sous-marins CH-15 CH-16 CH-51 et CH-52

-Vedettes lance-torpilles VTB 40 42 44 46 et 48 (2ème ELM)

-Vedettes lance-torpilles VTB 29 30 31 32 33 34  (5ème ELM)

3ème Groupement de Soutien de la Méditerranée (3ème GSM)

-Ravitailleur rapide La Mayenne

-Pétrolier Mékong

-Transport littoral Golo

-Navire hydrographe Pelican

-Cargo rapide Oran

-Ravitailleur d’hydravions L’Engageante et Sans Pareil

-Aviso (utilisés comme auxiliaires) Tahure et Epinal

-Remorqueur de haute-mer Rhinoceros et Belier

-Remorqueur de 1000ch Tebessa Fort Tenace

-Remorqueurs de 600ch Kairouan et Sousse

-Remorqueurs de 750ch Garance et Genièvre

-Gabares L’Antée  La Puissante La Servante et La Mordante

Escadre Légère du Nord (ELN) (QG : Dunkerque) croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau

-Croiseur léger antiaérien Waldeck Rousseau

-Contre-torpilleurs Kersaint et Cassard (8ème DCT)

-Torpilleurs d’escadre Davout Soult Massena formant la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN)

-Torpilleurs légers Le Normand Le Parisien Le Provençal Le Saintongeais (5ème DT)

-Corvettes anti-sous-marines  L’Algeroise L’Aixoise La Quimperoise et La Cherbougeoise (8ème DEO)

-Sous-marins Fructidor Brumaire Pluviose (16ème DSM)

-Chasseurs de sous-marins CH-41 et CH-42

-Chasseurs de sous-marins CH-5 et CH-6 à Cherbourg

-1ère flottille légère du Nord (1ère ELN) avec la 1ère ELM (VTB 50 à 55) et la 2ème ELM (VTB 35 à 40)

-la canonnière L’Yser (classe Aisne) utilisée comme navire de sûreté

-Patrouilleur ASM L’Atlantique (P-33)

-le pétrolier-caboteur Blavet.

-Remorqueurs de haute mer Mamouth et Sanglier à Cherbourg

-Remorqueurs Lavande et Myosotis

-Remorqueurs côtiers Elan II Barfleur  Roule Crocus à Cherbourg

-Navire hydrographe Bengali

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez à Cherbourg

-Navire hydrographe Goeland à Cherbourg

-Gabares Girafe Fidèle Entrainante à Cherbourg

Division Navale du Levant (DNL) (QG : Beyrouth) navire-amiral : aviso colonial La Grandière

-Aviso La Grandière

-Chasseurs de sous-marins CH-20 et CH-21

-Pétrolier-caboteur L’Ardèche

-Gabare La Vaillante

Forces Navales en Afrique Equatoriale Française (FNAEF) QG : Diego-Suarez

Le croiseur léger Primauguet, navire-amiral des FNAEF

Le croiseur léger Primauguet, navire-amiral des FNAEF

-Croiseur léger Primauguet _navire-amiral des FNAEF_ Diego-Suarez

-Aviso colonial D’Entrecasteaux Diego-Suarez

-Corvettes anti-sous-marines La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise (6ème DEO) Diego-Suarez

-Aviso colonial Savorgnan de Brazza Djibouti

-Canonnière La Tapageuse Djibouti

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Melpomène Djibouti

-Aviso-dragueurs coloniaux La Généreuse La Victorieuse L’Heureuse et  Alfred de Courcy (9ème DEL) Djibouti

-Remorqueur de 750ch Glaïeul Djibouti

-Transport du littoral (ex-aviso) Ypres (ex-Dunkerque) Diego-Suarez

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Garonne Diego-Suarez

Forces Navales en Extrême Orient (FNEO) QG : Cam-Ranh

Les navires suivants sont basés à Cam-Ranh :

Le croiseur lourd Tourville

Le croiseur lourd Tourville

-Flottille légère d’Indochine : Croiseur lourd Tourville _navire-amiral des FNEO_ hors rang associé au Croiseur léger Duguay Trouin, au porte-avions léger  Alienor d’Aquitaine et à ses escorteurs, les torpilleurs d’escadre Berthier et Tirailleur

-Flottille Légère d’Attaque et d’Escorte (FLAI): Torpilleurs légers Le Niçois Le Savoyard Le Béarnais et Le Catalan (7ème DT), Canonnières La Dedaigneuse et La Lurone et les aviso-dragueurs Chevreuil Annamite Matelot Leblanc et Amiral Sénès (6ème DEL)

-Groupement de soutien d’Indochine (GSI) : Pétrolier Niger, Pétrolier ravitailleur d’Escadre Rhône, Remorqueur de haute mer Taureau,  Remorqueur de 1000ch Le Valeureux, Remorqueurs de 750ch Jasmin Lys Pivoine, Remorqueur de 600ch Padaran, les remorqueurs de 300ch Nha Dé et Donnaï ainsi que la Gabare L’Entreprenante

Les navires suivants sont basés à Saïgon, ils forment une Flottille Côtière du Sud (FCS) mise en place officiellement courant septembre 1948 comme pendant de la FCN. La FCS dispose des navires suivants :

-Aviso colonial Amiral Charner

-Patrouilleur Branlebas

-Canonnière Marne

-Cannonières My Tho Tourane Francis Garnier et Song Do

-Chasseurs de sous-marins CH-45 et CH-46

Sont basés à Haïphong les navires suivants :

-Aviso Nancy stationnaire ne prenant plus la mer depuis juin 1947. Son désarmement à été repoussé par le début du conflit en Europe. En cas d’attaque, servirait de batterie flottante avec son canon de 138mm, son canon de 75mm, ses deux canons de 37mm et ses mitrailleuses.

-Patrouilleur La Cordelière. Cet ancien torpilleur de classe La Melpomène devient à son arrivée en Indochine navire-amiral de la Flottille Côtière du Nord (FCN) chargée de missions de souveraineté avec pour équipement six jonques armées, quatre patrouilleurs de construction locale et deux canonnières fluviales, la canonnière Bassac à Hué sur la rivière des Parfums et le Tonle Sap sur le fleuve Rouge

-Aviso Lassigny utilisé comme ravitailleur de sous-marins

-Sous-marins Germinal et Thermidor (23ème DSM)
Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP)

Forces de souveraineté, la FNFP déploie ses forces à Nouméa sur le Caillou et à Papeete sur l’île de Tahiti. Elle dispose en septembre 1948 des navires suivants :

Sont basés à Nouméa les navires suivants :

Aviso colonial Rigault de Genouilly, navire-amiral des FNFP

Aviso colonial Rigault de Genouilly, navire-amiral des FNFP

-Aviso colonial Rigault de Genouilly _navire-amiral des FNFP_

-Patrouilleur La Poursuivante

-Canonnière L’Audacieuse

-Chasseurs de sous-marins CH-47 et CH-48

Sont basés à Papeete les navires suivants :

-Aviso colonial D’Iberville

-Patrouilleur La Bayonnaise

-Canonnière L’Etourdi

Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) QG Fort de France

Aviso colonial Bougainville

Aviso colonial Bougainville

-Avisos coloniaux Bougainville et Lapérouse (ce dernier est détaché en permanence à Cayenne)

-Patrouilleur Baliste

-Pétrolier Le Loing

-Remorqueur de 600ch Lamentin

-Remorqueurs de 750ch Baobab et Bruyère

19-Marine Marchande (1)

19°) LA MARINE MARCHANDE

Un Précieux auxiliaire de la marine nationale

La marine nationale, ses cuirassés, ses croiseurs, ses contre-torpilleurs et ses torpilleurs disposent de navires auxiliaires pour assurer ravitaillement et réparations mais en temps de guerre, les besoins sont tels (sans oublier d’éventuelles pertes) que les navires auxiliaires du temps de paix seraient bien incapables d’assurer toutes les missions.

D’où l’utilisation des ressources de la marine marchande, la «Mar Mar» en réquisitionnant pétroliers, cargos et paquebots qui deviennent des transports de troupes, croiseurs et patrouilleurs auxiliaires.

En 1939, la marine marchande française dispose d’un tonnage conséquent sans que la Royale n’ait à son mot à dire sur l’équipement et les caractéristiques des navires commandés par différents armateurs.

Cela change à partir de 1942 avec la création de la Commission Nationale Maritime (CNM) chargée de coordonner l’expansion et la modernisation de la flotte avec les armateurs.

Des primes et des aides sont prévues pour imposer les choix techniques de la CNM dont les navires construits sous son égide doivent renforcer les moyens de la marine nationale après réquisitions.

Quand le conflit éclate en septembre 1948, la marine marchande comme en septembre 1939 est mise sur le pied de guerre, la marine nationale réquisitionne directement un certain nombre de navires alors que les autres navires sont pris en charge par la Direction du Transport Militaire  (DTM) qui va gérer les mouvements notamment en convois au profit de l’armée (transport des  troupes et de matériel) ou de l’économie.

A-Panorama de la «Mar Mar» en 1939-40

Dans cette partie, je vais énumérer les principaux navires de la marine marchande en me focalisant sur les principaux armateurs

Affréteurs maritimes indochinois

-Cargo Albert Sarrault (1921) 2156 TJB (ce navire appartient au gouvernement général de l’Indochine qui le place en gérance dans  cette compagnie)

-Cargo Gouverneur Général Alexandre Varenne (1922) 3508 TJB

-Cargo Gouverneur Général Maurice Long (1908) 1692 TJB

-Cargo Gouverneur Général Merlin (1896) 1543 TJB

-Cargo Gouverneur Général Pasquier (1906) 1994 TJB

-Cargo Gouverneur Général Van Vollenhoven (1909) 691 TJB

Armement Louis Dreyfus

Cargo Charles LD

Cargo Charles LD

-Cargo Charles LD (1933) 5267 TJB

-Cargo François LD (1938) 5800 TJB

-Cargo Jean LD (1935) 5795 TJB

-Cargo Léopold LD (1933) 5267 TJB

-Cargo Louis LD (1936) 5795 TJB

-Cargo Pierre LD (1936) 5795 TJB

Armement Maurel et Prom

-Cargo Lisieux (ex-Munami EUA) (1919) 2594 TJB

-Cargo Montaigne (1920) 2770 TJB

-Cargo Montesquieu (1922) 3325 TJB

-Cargo Tourny (1920) 2769 TJB

Armement Schiaffino

-Cargo Ange Schiaffino (1929) 3236 TJB

-Cargo Catherine Schiaffino (1930) 1591 TJB

-Cargo Charles Schiaffino (1930) 3664 TJB

-Cargo Finistère (1909) 1158 TJB

-Cargo Jacques Schiaffino (1930) 1757 TJB

-Cargo Jeanne Schiaffino (1922) 1032 TJB

-Cargo Louis Charles Schiaffino (1919) 3089 TJB

-Cargo Marcel Schiaffino (1929) 3482 TJB

-Cargo Monique Schiaffino (1929) 3326 TJB

-Cargo Nicole Schiaffino (1920) 4974 TJB

-Cargo Rose Schiaffino (1920) 3349 TJB

-Cargo citerne partielle Prosper Schiaffino (1930) 1634 TJB

-Cargo Schiaffino (1920) 3236 TJB

-Cargo Schiaffino Frères (1910) 3314 TJB

-Cargo Ville de Bougie (1907) 1132 TJB

-Cargo Ville de Djidjelli (1907) 1132 TJB

-Caboteur Notre Dame d’Afrique (1891) TJB

-Caboteur Ville de Tenès (1909) 320 TJB

-Caboteur Ville de Tipaza (1917) 331 TJB

Armement Scotto,Ambrosino et Pugliese

-Cargo Kristel (1918) 1391 TJB

-Cargo Mascot (1922) 1225 TJB

-Cargo Mers-El-Kébir (1917) 1953 TJB

-Cargo Procida (1925) 1156 TJB

Association Pétrolière

-Pétrolier-caboteur Artabaze (1922) 435 TJB

-Pétrolier-caboteur Atar (1922) 435 TJB

-Pétrolier Bahram (1922) 7765 TJB

-Pétrolier Cyrus (1922) 435 TJB

-Pétrolier Firuz (1929) 7327 TJB

-Pétrolier Kobad (1930) 7329 TJB

-Pétrolier-caboteur Tomyris (1922) 435 TJB

Compagnie Charles Leborgne

-Cargo Alberte Leborgne (1914) 3921 TJB

-Cargo Augustin Le Borgne (1920) 1789 TJB

-Cargo Charles Le Borgne (1920) 1789 TJB

-Cargo Ginette Le Borgne (1903) 1619 TJB

-Cargo Josephine Le Borgne (1918) 1309 TJB

-Cargo Marie-Louise Le Borgne (1903) 1263 TJB

-Cargo Marie-Thérèse Le Borgne (1903) 1269 TJB

Compagnie Busck

-Cargo Cheik (1920) 1058 TJB

-Cargo Goumier (1920) 1058 TJB

-Cargo Kabyle (1905) 1881 TJB

-Cargo Kroumir (1906) 1881 TJB

-Cargo Oasis (1937) 1327 TJB

-Cargo Spahi (1920) 1058 TJB

-Cargo Tell (1937) 1327 TJB

Chargeurs Réunis

-Bananier Kakoulima (1933) 3723 TJB

-Bananier Katiola (1935) 3891 TJB

-Bananier Kilissi (1933) 3723 TJB

-Bananier Kolente (1933) 3723 TJB

-Bananier Kita (1936) 3894 TJB

-Cargo Aden (1918) 8033 TJB

-Cargo Aïn El Turk (1925) 2477 TJB (appartient à l’Etat Français, placé en gérance dans cette compagnie)

-Cargo Ango (1913) 7110 TJB

-Cargo Bangkok (1919) 8040 TJB

-Cargo Baoulé (1921) 5874 TJB (coulé 31 octobre 1939)

-Cargo Bougainville (1913) 7110 TJB

-Cargo Bougaroni (1919) 3050 TJB (appartient à l’Etat Français, placé en gérance dans cette compagnie)

-Cargo Casamance (1921) 5817 TJB

-Cargo Dalny (1914) 6672 TJB

-Cargo Dahomey (1921) 5851 TJB

-Cargo D’Entrecasteaux (1922) 7291 TJB

-Cargo Dupleix (1914) 7135 TJB

-Cargo Forbin (1922) 7291 TJB

-Cargo Fort Archambault (1918) 5549 TJB

-Cargo Fort Binger (1919) 5250 TJB

-Cargo Fort de Douamont (1919) 5266 TJB

-Cargo Fort de Souville (1918) 5229 TJB

-Cargo Fort de Troyon (1919) 5026 TJB

-Cargo Fort de Vaux (1919) 5186 TJB

-Cargo Fort Lamy (1919) 5234 TJB

-Cargo Fort Médine (1919) 5234 TJB

-Cargo Gravelines (1925) 2477 TJB

-Cargo Linois (1907) 7473 TJB

-Cargo Lipari (1922) 9954 TJB

-Cargo Sainte Louise (ex allemand Trifels) (1922) 6198 TJB

-Paquebot Cap Padaran (1922) 8009 TJB

-Paquebot Saint Jacques (1922) 8009 TJB (sister-ship du précédent)

-Paquebot Asie (1914) 8561 TJB

-Paquebot Aurigny (1918) 9589 TJB

-Paquebot Belle Isle (1918) 9591 TJB

-Paquebot Brazza (1923) 10387 TJB

-Paquebot Cap Tourane (1923) 8009TJB

-Paquebot Cap Varella (1921) 8009 TJB

-Paquebot Désirade (1921) 9645 TJB

-Paquebot Formose (1921) 9975 TJB

-Paquebot Foucauld (1922) 11028 TJB

-Paquebot Groix (1922) 9975 TJB

-Paquebot mixte Jamaïque(1922) 10123 TJB

-Paquebot mixte Kerguelen (1922) 10123 TJB