Pologne et Pays Neutres (48) Irlande (9)

Armement

Pistolets et Pistolets mitrailleurs

-Pistolet Webley et Colt M1911A1 (achetés aux Etats-Unis via une collecte de fond menée auprès de la diaspora irlandaise)

L’armée irlandaise disposait de Sten Mk III et de Thompson M1928

-Pistolet mitrailleur Sten Mk III et Thompson M1928

Fusils

Short Magazine Lee Enfield Mk III

-Fusil Lee-Enfield SMLE Mk III

Fusils mitrailleurs

Le fusil mitrailleur BAR (Browning Automatic Rifle) M1918

-Fusils mitrailleurs Browning Automatic Rifle (BAR) modèle 1918, Madsen modèle 1922 et Bren

Mitrailleuses

Mitrailleuse Vickers modèle 1912

-Mitrailleuses Hotchkiss modèle 1909, Lewis et Vickers

Mortiers

Ordnance SBML 2 Inch mortar

-Ordnance SBML 2-inch mortar

-Mortier de 81mm Brandt modèle 1927/31

Armes antichars individuelles

Fusil antichar Boys

-Fusil antichar Boys

-Lance-Roquettes Portatif (LRP) «Tube»

Artillerie de campagne

Canon-obusier de 25 livres (87.8mm)

-QF 18 Pounder

-QF 25 Pounder

-Ordnance QF 4.5 Inch Howitzer

Artillerie antichar

-QF 2 Pounder

QF 6 Pounder

-QF 6 Pounder

Artillerie antiaérienne

-20mm Polsten

QF 3.7 Inch Gun

-QF 3.7 Inch Gun

Véhicules

-Chars légers Landsverk L-60 et FCM-42

-Autos blindées Landsverk L-180/181

Daimler Dingo

-autos blindées Daimler Dingo

-autos blindées Humber Armoured Car (ont remplacé les autos blindées Rolls-Royce)

-autos blindées Dodge et Beaverette

-autos blindées Leyland Armoured Car

-autos blindées Ford Mk V armoured vehicle et Ford Mk VI

Universal Carrier Mk II

-Chenillette Universal Carrier

-Camions blindés GSR Morris Mk IV

-CMP Field Artillery Tractor

Pologne et Pays Neutres (34) Portugal (14)

Artillerie

Artillerie de campagne et de montagne

Canon de 75mm modèle 1897

-Canon de 75mm modèle 1897

-Canon de 75mm Schneider PD-6

Obice da 75/18 modello 34

-Obusier de 75mm modèle 1934 (Obice da 75/18 modello 34)

-Ordnance QF 25 Pounder

-Rock Island Arsenal M-101 Howitzer

Artillerie lourde

10.5cm Leiche FeldHaubitze 18

-10.5cm Leichte Feldhaubitze 18

-Ordnance QF 4.5 Inch Howitzer

-Ordnance BL 5.5 Inch Medium Gun

-15cm Schwere Feldhaubitze 18

Canon de 155C Schneider modèle 1917

-Canon de 155C modèle 1917S

-M-114 155mm (155mm Howitzer M1)

Artillerie antichar

Canon antichar de 37mm Bofors

-Canon antichar de 37mm Bofors

-Canon antichar de 57mm QF 6 Pounder

Artillerie antiaérienne

-Canon antiaérien de 40mm

Canon de 75mm Vickers modèle 1931 mis en œuvre par des néerlandais

-Canon antiaérien de 75mm Vickers model 1931

-Canon antiaérien de 90mm Ansaldo modèle 1939 (deux batteries de huit pièces)

Chars et Véhicules blindés

-FN Tricar

-Carden-Lloyd Tankette

-M-3 Scout Car

-M-2 Half-Track et M-3 Half-Track

Daimler Dingo

-Daimler Dingo

-Humber Armoured Car

-M-8 Greyhound

-Chars légers Carden-Lloyd Mk VI

Vickers 6-Ton Mark E

-Deux chars Vickers 6-Ton Mark E

-Valentine Tank

-66 Renault R-35 livrés au Portugal

-Des M-24 Chaffee, des M-4 Sherman et des Grizzly livrés à la fin de la guerre

Pologne et Pays Neutres (12) Espagne (12)

Artillerie de campagne

-Canon de 75mm modèle 1897

-Canon de montagne de 105mm Schneider modèle 1919/24 (produit sous licence)

-Obusier 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18

Canon de 155C Schneider modèle 1917

-Canon de 155C modèle 1917S

Artillerie lourde

Durant la Pax Armada, l’Espagne cherche à s’équiper de pièces d’artillerie lourde pour appuyer ses corps d’armée. La Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis cèdent à vil prix quelques pièces antédiluviennes assez anciennes mais qui permettent aux espagnols de travailler sur une pièce lourde de conception nationale en dépit des limites de l’industrie nationale.

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

Si la Grande-Bretagne vend des canons de 152mm, les Etats-Unis et la France vont vendre quelques GPF (Grande Puissance Filloux), le tout accompagné de stocks d’obus suffisants pour que les espagnols n’aient pas le sentiment d’un marché de dupe mais pas suffisamment pour que cela représente une menace.

Finalement c’est en 1945 que le Cañón pesado de 155 mm modelo 1945 (Canon lourd de 155mm modèle 1945), une pièce plutôt réussie surtout eu égard au manque d’expérience des ingénieurs espagnols dans la mise au point de canons lourds.

La production est lancée en 1946 mais ne parviendra pas à équiper tous les corps d’armée de l’armée espagnole. La production de ce canon va cesser en 1955 et son retrait du service va commencer en octobre 1959, les derniers canons quittant les régiments d’artillerie de l’armée de terre pour rejoindre la marine qui va les récupérer pour la défense côtière (ils ont cessé de jouer ce rôle seulement en 1995).

Le Cañón pesado de 155 mm modelo 1945 était une pièce d’artillerie pesant 10850kg, disposant d’un tube de 40 calibres (longueur du tube 6.2m) tirant un obus de 42kg à une distance maximale de 15800m à raison de deux coups par minute. L’affût permet à l’équipe de pièce de pointer en site de 0° à +35° et en azimut sur 60°.

Artillerie antichar

Canon de 25mm Hotchkiss

-Canon antichar de 25mm Hotchkiss modèle 1934

-3.7cm Pak 36/37

Canon antichar QF 2 Pounder (40mm)

-QF 2 Pounder

-Durant la Pax Armada l’Espagne chercha à mettre au point un canon antichar plus moderne pour remplacer les canons antichars en service et qui sont peu à peu déclassés. Quelques canons de 47mm modèle 1937 sont fournis discrètement par la France.

Finalement en 1947 l’armée espagnole peut mettre en service le Cañón antitanque de 47 mm modelo 1947 (canon antichar de 47mm modèle 1947), un canon antichar fortement inspiré pour ne pas dire copié sur le canon antichar français. La production va se poursuivre à cadence réduite jusqu’en 1953, un total de 284 canons ont été produits, canons en service jusqu’au milieu des années soixante quand ils sont remplacés par les premiers missiles filoguidés.

Artillerie antiaérienne

-Les principaux canons antiaériens de l’armée espagnole sont allemands et souvent issus de la guerre d’Espagne, Berlin laissant dans la péninsule ibérique le matériel apporté avec la Legion Condor probablement parce que rapatrier tout ce matériel coûterait bien trop cher et que le bénéfice politique est bien plus élevé.

L’artillerie antiaérienne espagnole comprend des pièces légères (2cm Flak 38 3.7cm Flak 18) et des pièces lourdes (8.8cm Flak 18).

Canon de 88mm Flak 18

A ces pièces allemandes vont s’ajouter d’autres pièces d’origine française comme le canon de 37mm Schneider modèle 1941 et le canon de 75mm modèle 1932, ces canons ayant été fourni à la République espagnole ou discrètement durant la Pax Armada.

Canon de 75mm modèle 1932

Mitteleuropa Balkans (218) Slovaquie (12)

Artillerie

Artillerie de campagne

8cm LEHKÝ KANON VZOR.17

Le canon léger de 8cm modèle 1917 _traduction littérale de sa désignation tchècoslovaque_ n’est autre que l’ancien 8cm Feldkanone M.17, un canon de 76.5cm construit par la firme Skoda pour l’armée austro-hongroise. Naturellement après l’effondrement de la Double-Monarchie, cette pièce à été réutilisée par les états lui ayant succédé mais aussi d’anciens ennemis comme la Roumanie.

La Tchécoslovaquie arma son artillerie divisionnaire avec ce canon avant de procéder à sa modernisation. Comme naturellement une modernisation ne pouvait être une alternative crédible à une pièce neuve, ce canon à été progressivement remplacé par des canons plus modernes comme le Lehky Kanon vzor.30 mais en 1938 267 pièces étaient encore en service.

Quand la Tchécoslovaquie disparaît en mars 1939 les allemands saisissent des pièces dans leur protectorat de Bohème-Moravie mais n’en font pas grand chose.

En revanche la Slovaquie va l’utiliser dans les premières années de l’existence de la Slovenska Armada avant de la remplacer par des canons plus modernes. Si les soviétiques ont capturé une poignée de ces vénérables pièces d’artillerie il semble qu’il s’agissait de pièces utilisées pour la formation et non de canons opérationnels. Ce qui est certain c’est que tous ces canons survivants ont rapidement rejoint la ferraille.

Le 8cm Lehky Kanon vzor.17 était un canon de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 2245kg en configuration transport et 1335kg en batterie. Disposant d’un tube de 30 calibres (longueur 2.29m) il pouvait tirer un obus explosif de 6.64kg (76.5x233R) à une distance maximale de 10500m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de dix hommes protégée par un bouclier de 4.2mm pouvait pointer en site de -8° à +45° et en azimut sur 8°.

8cm LEHKÝ KANON VZOR.30

Pour remplacer le 8cm Lehky Kanon vzor.17 la firme Skoda proposa d’abord le 8cm Lehky Kanon vzor.28 mais si ce canon fût exporté il ne fût pas utilisé à grande échelle par la Tchécoslovaquie qui préféra un autre modèle le canon léger de 8cm modèle 1930.

Les différences entre les deux modèles sont techniquement assez faibles. La principale différence c’est l’impossibilité pour le canon de pouvoir au moins théoriquement viser des cibles, le vz.28 ayant été conçu comme pièce de campagne, pièce de montagne et canon antiaérien.

Au total 204 pièces ont été produites à partir de 1933 pour l’armée tchécoslovaque. Ces canons utilisés au niveau de la division pouvaient soit être remorqués par six chevaux ou par un camion vz.29.

En mars 1939 les allemands vont saisir l’immense majorité des pièces de ce type pour équiper notamment l’artillerie des premières unités militaires de la S.S. Ultérieurement les slovaques vont récupérer des canons de ce type pour équiper les régiments d’artillerie des deux divisions d’infanterie et de la future division blindée. Cela donnait soixante-douze pièces en ligne plus quelques pièces en réserve.

Ce canon fût engagé en Pologne et surtout sur le front de l’est avec les troupes slovaques engagées dans l’opération BARBAROSSA. Quelques pièces furent capturées par les soviétiques mais elles n’ont pas été réutilisées.

Le 8cm Lehky Kanon vzor.30 était un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 2977kg en configuration transport (2086 en version motorisée) et 1816kg en batterie. Disposant d’un tube de 40 calibres (longueur 3.060m) il pouvait tirer un obus explosif de 8kg (76.5x233R) à une distance maximale de 13500m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce composée de dix hommes protégée par un bouclier de 4.2mm pouvait pointer en site de -8° à +80° et en azimut sur 8°.

10cm LEHKÁ HOUFNICE VZOR.14/19

A l’origine du 10cm LEHKÁ HOUFNICE VZOR.14/19 figure l’obusier léger de 100mm modèle 1914 une arme conçue par la firme Skoda pour l’armée austro-hongroise.

Outre l’Autriche-Hongrie, cet obusier va être utilisé par l’Autriche, l’Albanie, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne (après l’Anschluss et le démembrement de la Tchécoslovaquie), la Grèce, la Hongrie, la Pologne, la Yougoslavie et donc l’Italie au titre notamment des dommages de guerre.

Cet obusier à été d’abord conçu avec un tube en bronze mais les derniers exemplaires produits disposaient d’un tube en acier.

Initialement cette pièce était hippomobile, six chevaux étant nécessaires pour remorquer l’obusier jusqu’à sa position de tir. Si nécessaire, cet obusier pouvait être divisé en trois fardeaux pour le transport en terrain difficile.

Après le premier conflit mondial certains obusiers furent munis de pneumatiques pour être remorqués par des camions, les sièges montés sur l’affût qui avaient leur raison d’être lors du remorquage hippomobile mais qui étaient inutiles pour le remorquage automobile.

L’obusier de 100mm modèle 1914/19 est une version très améliorée du précédent. 600 exemplaires ont été produits pour l’armée tchécoslovaque plus d’autres exemplaires pour l’exportation (Grèce, Pologne et Yougoslavie), obusier utilisé au niveau divisionnaire au sein du régiment d’artillerie des divisions d’infanterie.

La Slovaquie à récupéré quelques obusiers de ce type qui ont fait le coup de feu en Pologne et sur le front de l’est. Peu de pièces ont survécu au second conflit mondial.

Le 10cm LEHKÁ HOUFNICE VZOR.14/19 était un obusier léger de conception et de fabrication tchécoslovaque remorqué par un attelage de six chevaux pesant 1548kg en position de tir (mais 2937kg en configuration transport), disposant d’un tube de 2.4m (24 calibres) lui permettant de tirer un obus de type séparé (100x132mm) pesant 16kg à une distance maximale de 9800m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce composée de dix hommes protégée par un bouclier de 4.7mm pouvait pointer l’obusier en site de -8° à +50° et en azimut sur 6°.

10cm LEHKÁ HOUFNICE VZOR.30

Le 10cm houfnice vz.30 est un obusier léger de campagne, une variante modifiée de l’houfnice vz.28, il à été mis au point pour remplacer des pièces héritées de l’empire austro-hongrois ce qu’il ne fit que partiellement. A notez qu’il va partager le même affût que le 8cm LK vz.30.

Cette pièce va être utilisée par les allemands (158 exemplaires essentiellement par la S.S), par les slovaques (30 exemplaires) et surtout par la Roumanie qui commanda 720 pièces, 248 auprès de la Tchécoslovaquie et 472 exemplaires auprès des allemands durant la Pax Armada.

A noter que la production de pièces détachées en Roumanie ont permis à l’Armata Regala Romana de faire durer son parc jusqu’à la fin de la guerre.

Les trente obusiers de l’armée slovaque ont été utilisés essentiellement sur le front russe au sein du corps expéditionnaire slovaque pour appuyer les troupes slovaques en phase de défensive comme en phase offensive. Plusieurs exemplaires ont été capturés par les soviétiques et quand les slovaques rentrent au pays il ne reste qu’une poignée de pièces en service (quatre ou dix selon les sources).

Le 10cm Lehka Houfnice vzor.30 était un obusier de conception et de fabrication tchécoslovaque hippo (six chevaux) ou automobile (camion médiant) pesant 1798kg en ordre de tir (3077kg en configuration transport), disposant d’un tube de 25 calibres (longueur du tube 2.5m) lui permettant le tir d’un obus (100x132R) de 16kg à une distance maximale de 10600m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de dix hommes protégée par un bouclier de 4.2mm pouvait pointer la pièce en site de -8° à +80° et en azimut sur 7.5°.

10.5cm Leichte Feldhaubitze 18

10.5cm Leiche FeldHaubitze 18

Suite à la défaite de 1918 l’Allemagne doit sérieusement réduire la voilure en terme militaire, le traité de Versailles signé sept mois après l’Armistice de Rethondes réduit l’armée de terre à 100000 hommes avec peu d’armes lourdes.

Faisant contre mauvais fortune bon cœur, les allemands étudient avec soin le premier conflit mondial en tirant de nombreuses conclusions comme le fait que le 77mm est jugé comme état un calibre trop faible.

Le 105mm est choisit comme calibre de base pour l’artillerie de campagne (ce qui n’empêchera pas le canon de 77mm d’être encore présent en septembre 1939).

A l’époque la Reichswehr possédait 84 10.5cm Leichte Feldhaubitze 16, un obusier de campagne correct mais qui devait être remplacé par une pièce plus moderne. C’est l’acte de naissance du 10.5cm Leichte Feldhaubitze qui est mis en service à partir de 1935.

La Slovaquie va recevoir cet obusier léger pour équiper son artillerie divisionnaire. Cet obusier va servir dans la Slovenska Armada jusqu’à la fin du conflit. Quelques pièces auraient été utilisées par la nouvelle armée tchécoslovaque mais probablement pour peu de temps.

Le 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18 était un obusier léger de campagne de 105mm de conception et de fabrication allemand. Pesant 1985kg en batterie (3490kg en configuration transport), il disposait d »un tube de 28 calibres (2.94m) permettant le titre d’un obus de type séparé (jusqu’à six charges 105x155mmR) de 14.81kg à une distance maximale de 10675m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce permet à l’obusier de pointer en site de -5° à +42° et en azimut sur 56°.

10.5cm HRUBÝ KANON VZOR.35

Le canon lourd de 10.5cm modèle 1935 était probablement la meilleure pièce d’artillerie tchécoslovaque qui aurait probablement rendu de grands service à l’armée du gouvernement de Prague si la guerre avait du éclater contre l’Allemagne. Produit à 106 exemplaires pour l’armée tchécoslovaque, il à également été exporté en Bulgarie et en Yougoslavie.

Voilà pourquoi les allemands après s’être emparé d’une majorité des pièces tchécoslovaques (les sources les plus fiables donnent 76 pièces pour les allemands et 24 pour les slovaques, le sort des six pièces restantes étant incertain) vont s’emparer de quelques pièces yougoslaves, pièces essentiellement utilisées pour la défense côtière.

Les slovaques vont les utiliser au sein des régiments d’artillerie lourde, la Slovenska Armada disposant de deux régiments à trente-six pièces pièces soit soixante-douze canons lourds en ligne.

Les 24 10.5cm Hruby Kanon vzor.35 vont équiper le premier régiment et vont combattre essentiellement en Russie où nombre de pièces seront perdues lors des contre-attaques soviétiques.

A la fin du conflit les slovaques ne possédaient que quatre pièces toutes en mauvais état et qui ont été vite envoyées à la ferraille par les nouvelles autorités tchécoslovaques.

Le 10.5cm Hruby Kanon vzor.35 était un canon lourd de campagne de 105mm de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 4200kg en batterie (mais 4600kg en configuration transport, le remorquage se faisant au sein de l’armée tchécoslovaque par un camion Tatra vz.29) disposant d’un tube de 42 calibres (longueur 4.4m) lui permettant de tirer un obus de 18kg à une distance maximale de 18100m à raison de 8 coups par minute.

L’équipe de pièce composée de neuf hommes protégé par un bouclier de 4.7mm peut pointer le canon en site de -6° à +42° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

Autre canons de campagne

Les divisions d’infanterie de l’armée tchécoslovaque en exil dépendant de la France, il était logique que l’équipement soit 100% français.

C’est ainsi que l’artillerie divisionnaire disposait de canons de 75mm TAZ modèle 1939, d’obusiers d’obusiers de 105C modèle 1935B et de canons de 155mm modèle 1946S.

Mitteleuropa Balkans (212) Slovaquie (6)

ARMEE DE TERRE SLOVAQUE

Une histoire militaire des tchèques et des slovaques

Si l’armée tchécoslovaque voit le jour en 1918 cela ne signifie pas que l’histoire martiale des tchèques et des slovaques à commencé à la fin du premier conflit mondial, elle est bien plus ancienne. Comme je manque de sources ce sera forcément un balayage très grossier.

Armée Noire

Les armées permanentes apparaissent à la fin du Moyen-Age. Parmi les pionniers nous trouvons la France de l’universelle aragne (Louis XI) et la Hongrie de Mathias Corvin et son Armée Noire car portant des armures sombres.

Cette armée à l’existence éphémère (1458-1494) comprenait à l’origine 6 à 8000 mercenaires puis 15 à 2000, les effectifs maximum étant atteint en 1485 avec 20000 cavaliers et 8000 fantassins. Elle était composée essentiellement de tchèques, d’allemands, de serbes, de polonais et de hongrois.

Armée du Saint-Empire

L’Armée du Saint-Empire en version originale Reichsheer voit le jour en 1422 et disparaît en 1803 quand le Saint Empire Romain Germanique disparaît au profit de l’Empire d’Autriche. Elle est composée de contingents du Saint-Empire dont la mobilisation doit être votée par la Diète Impériale. A noter que l’empereur possédait sa propre armée (Kaiserliche Armee).

En 1681 le Cercle d’Autriche qui incluait la Bohème devait fournir 2522 cavaliers et 5507 fantassins.

La mobilisation de cette armée est difficile car les Etats membres de l’Empire qui depuis la paix de Westphalie (1648) peuvent lever leurs propres unités renaclent à les laisser à l’empire et quand c’était le cas les unités étaient de piètre qualité.

En 1702 à la Diète de Ratisbonne dans le contexte de la Guerre de Succession d’Espagne le projet d’une armée impériale permanente est rejettée.

Armée commune, armées territoriales autrichiennes et hongroises

Armée territoriale hongroise en 1918

Jusqu’à l’implosion de l’Autriche-Hongrie il n’existait pas d’unités tchèques ou d’unités slovaques spécifiques probablement pour éviter qu’ils ne servent de creuset à une révolte nationale. Les tchèques et les slovaques servaient donc dans l’armée commune ou dans les armées territoriales de Transleithanie et de Cisleithanie.

La Gemeinsanne Armee (Armée Commune) voit le jour le 15 mars 1867 suite au compromis austro-hongrois. Elle est aussi connue après sa disparition sous le nom de KüK Armee et de Csaszari es kiralyi hadsereg.

Les tchèques et les slovaques font partie sans nul doute des 57 régiments allemands pour les premiers et des 45 régiments hongrois pour les seconds. Même topo au sein des 15 régiments de dragons impériaux et royaux, des 16 régiments de hussards impériaux et royaux et des 11 régiments de uhlans impériaux et royaux.

En juin 1914 l’armée commune c’est seize corps d’armée, quarante-neuf divisions d’infanterie représentant 76 brigades d’infanterie et 14 brigades de montagne, huit divisions de cavalerie soit seize brigades montées.

L’armée commune c’est un total de 102 régiments d’infanterie à quatre bataillons chacun, quatre régiments bosniens à quatre bataillons, quatre régiments de fusiliers du Tyrol à quatre bataillons chacun, trente deux bataillons de fusiliers et un bataillon de fusiliers bosniens.

L’artillerie c’est quarante-deux régiments d’artillerie de campagne, onze régiments d’obusiers de campagne, onze bataillons d’artillerie hippomobile, quatorze bataillons d’obusiers lourds, onze régiments d’artillerie de montagne, six régiments d’artillerie de forteresse, huit puis dix bataillons indépendants d’artillerie de forteresse.

La langue de commandement est l’allemand mais comme les régiments sont rarement pour ne pas dire jamais homogènes les officiers et surtout les sous-officiers doivent connaître les langues des hommes du rang.

On trouve également des tchèques et des slovaques au sein de l’armée territoriale hongroise ou Honved ainsi que dans l’armée territoriale impériale-royale autrichienne (K.k Landwehr).

L’armée royale hongroise complétait l’armée commune. En dépit de son caractère territorial elle était mieux équipée que l’armée commune pour la simple et bonne raison que si les hongrois étaient réticents à financer la Gemeinsanne Armee en revanche l’armée territoriale succédané d’une armée hongroise indépendante c’était différent…… .

Cette armée s’appuie sur six districts dont deux nous concernent plus particulèrement, le troisième district qui couvre la région de Kosice et le quatrième qui couvre la région de Bratislava.

Elle comprend deux divisions d’infanterie à deux brigades chacune, deux divisions de cavalerie à deux brigades chacune, douze brigades indépendantes d’infanterie ce qui représente au total trente-deux régiments d’infanterie, dix régiments de hussards, huit régiments d’artillerie de campagne et un bataillon d’artillerie hippomobile.

A Kassa sont stationnées la 77ème brigade indépendante d’infanterie ainsi que la 24ème brigade de cavalerie de la 11ème division de cavalerie et le 3ème régiment d’artillerie. A Pozsony (Presbourg/Bratislava) est stationnée la 73ème brigade d’infanterie.

Les légions tchécoslovaques

Sous ce terme figure différentes unités composées de volontaires et d’anciens prisonniers de guerre qui ont combattu aux côtés des alliés que ce soit sur le front français, sur le front italien et surtout sur le front russe. Leur but ultime est d’obtenir un Etat Tchéco-Slovaque. Les effectifs ne sont pas négligeables puisqu’on tourne autour de 100000 hommes.

La Légion tchécoslovaque en Russie

Commençons par la plus importante, la légion tchécoslovaque en Russie. Le 5 août 1914 la Stavka autorise la création d’une unité composée de tchèques et de slovaques vivant dans l’Empire russe, cette unité étant appelée les Compagnons Tchèques soit en version originale Ceska Druzina.

L’unité est opérationnelle en octobre 1914 et rattachée à la 3ème Armée. Elle est utilisée comme unité de choc en menant des patrouilles, en capturant des prisonniers pour interrogatoires et au nettoyage des tranchées.

Pour augmenter les effectifs de l’unité, la Russie autorise le recrutement dans les camps de prisonniers avant de finalement rétropédaler du moins officiellement car localement c’était une tout autre histoire.

Début 1916 la Druzina devient le 1er régiment de fusiliers tchéco-slovaque. Toujours en 1916 deux autres régiments sont créés permettant la mise sur pied d’une Brigade de fusiliers Tchéco-Slovaques soit en version originale Ceskoslovenska strelecka brigada. Cette unité se distingue durant l’offensive Kerensky au cours de la Bataille de Zborov (1er-2 juillet 1917).

La brigade tchéco-slovaque est ici engagée pour la première fois en unité constituée. Elle parvient à percer le dispositif germano-autrichien mais si ce succès à été militairement limitée en revanche sur le plan politique, diplomatique et de propagande les bénéfices ont été énormes.

C’est cet événement qui permet officiellement le recrutement des tchèques et des slovaques au sein des camps de prisonniers. Un quatrième régiment s’ajoute à la brigade, brigade qui devient la 1ère Division du Corps Tchécoslovaque en Russie (Ceskoslovensky sbor na Rusi) aussi connue sous le nom de Ceskoslovenska legie (Légion Etrangère). Une deuxième division à quatre régiments est créé en octobre 1917 portant les effectifs en 1918 à environ 40000 hommes.

En novembre 2017 à lieu la Révolution d’Octobre. Le président du Conseil National Tchécoslovaque Tomas Masaryk présent en Russie décide d’évacuer la Légion Tchécoslovaque de Russie pour qu’elle continue à combattre en France. L’évacuation doit se faire depuis Vladivostok ce qui impose de traverser toute la Russie !

Les bolchéviques donnent leur accord en février 1918 mais le 18 février les allemands lancent l’opération FAUSTCHLAG, l’ultime offensive à l’est, une véritable promenade de santé. Les tchécoslovaques doivent combattre les allemands pour évacuer.

Un accord est trouvé avec le gouvernement bolchévique le 25 mars 1918 mais doivent céder une partie de leurs armes. Des tensions réciproques se font jour, les partisans de Lénine soupçonnant les tchécoslovaques d’aider les Blancs alors que les tchécoslovaques soupçonnent les bolcheviques d’envoyer des communistes tchèques pour semer la zizanie. En mai 1918 ils traversent la Russie entre Penza et Vladivostok.

Le 14 mai 1918 ont lieu à Tchelyabinsk des affrontements entre tchécoslovaques qui allaient vers l’est et anciens prisonniers de guerre magyars qui allaient vers l’ouest. Trortsky ordonne le désarmement des légionnaires tchéco-slovaques mais ces derniers refusent et vont tailler leur chemin à coup de fusil, parvennant à contrôler Vladivostok à la fin du mois de juin.

A la mi-juillet ils contrôlent la portion Samara-Irkutsk du Transsibérien. En septembre tous les bolcheviques ont été chassés du Transsibérien. Approchant Iekaterinbourg, ils provoquent indirectement l’exécution de la famille impériale.

Les alliés interviennent à Vladivostok pour permettre l’évacuation des tchèques et des slovaques non sans arrières pensées. 70000 japonais, 829 britanniques, 1400 italiens, 5002 américains et 107 français.

Les victoires tchécoslovaques vont clairement contribuer à la reconnaissance d’un Etat Tchéco-Slovaque indépendant même si on peut se demander si il y avait une autre alternative.

La première guerre mondiale étant en passe de se terminer, la Légion Tchécoslovaque va participer officiellement à la guerre civile russe aux côtés des Blancs avec des effectifs qui sont passés à 61000 hommes.

Le 28 octobre 1918 l’indépendance tchécoslovaque est officiellement proclamée à Prague ce qui donne envie aux légionnaires de rentrer au pays. Ils sont d’autant plus impatients que le 18 novembre 1918 le gouvernement provisoire de toutes les russies à été renversé par l’amiral Kolchak.

Durant l’hiver 1918/1919 ils défendent le Transsibérien vital pour le ravitaillement des armées blanches. Cette mission est menée par les tchécoslovaques appuyés par d’anciens prisonniers de guerre polonais, roumains et yougoslaves.

Le 14 novembre 1919 Omsk la capitale de l’amiral Kolchak tombe aux mains des bolcheviques. C’est alors une fuite éperdue vers l’est de tous ceux qui ont à craindre des nouvelles autorités. Les tchécoslovaques sont neutres, refusant de protéger l’amiral Kolchak et le livrant même aux SR (Socialistes Révolutionnaires).

Un armistice est signé entre les tchécoslovaques et la 5ème armée Rouge le 7 février 1920. les tchèques et les slovaques peuvent rallier Vladivostok en laissant l’or impérial. Le même jour l’amiral Kolchak est exécuté.

Les tchécoslovaques sont enfin évacués entre mars et septembre 1920. Au total 67739 personnes sont évacuées dont 56455 soldats, 3004 officiers, 6714 civils 1716 femmes 717 enfants 1935 étrangers et 198 autres. Ces hommes vont former le cœur de la nouvelle Armée Tchécoslovaque. 4112 tchécoslovaques ont été tués (première guerre mondiale et guerre civile russe) sans compter les disparus et les déserteurs.

Légion Tchécoslovaque en France

Les tchèques et les slovaques souhaitent s’engager le font au travers de la Légion Etrangère. Le 31 août 1914, la 1ère compagnie du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie est créée à Bayonne avec essentiellement des tchèques. Elle se distingue à Arras en 1915 mais suite à de lourdes pertes elle est dissoute et les effectifs dispersés.

De nouvelles unités sont créées par un décret du gouvernement français le 19 décembre 1917. En janvier 1918 le 21ème régiment de fusiliers tchécoslovaque voit le jour à Cognac avec d’anciens prisonniers de guerre et des volontaires venus des Etats-Unis. En mai le 22ème régiment est créé, ces deux régiments intégrant la 53ème division d’infanterie qui va combattre d’abord en Haute-Alsace puis en Champagne et en Argonne. Au total 650 tchéco-slovaques sont morts au combat sous uniforme français.

Légion Tchécoslovaque en Italie

Les tchèques et les slovaques ont aussi combattu sur le front italien. En janvier 1918 le quartier général de la 6ème Armée donne son accord pour créer des escadrons de reconnaissance en recrutant parmi les prisonniers de guerre slaves et plus généralement tchèques et slovaques. Ce sont les Esploratori Cecoslovacchi (Explorateurs Tchécoslovaques).

Ces escadrons d’éclaireurs sont regroupés en septembre 1918 au sein du 39ème régiment de la Légion Tchécoslovaque d’Italie.

Entre-temps (avril/mai 1918), cinq régiments sont créés le 31ème RI à Pérouse, le 32ème RI à Assisi, le 33ème RI à Foligno, le 34ème RI à Spaleto et le 35ème RI formé en octobre 1918.

Les unités forment deux divisions, la VI. Division avec les 31ème, 32ème et 35ème alors que la VII. Division avec les 33ème, 34ème et 39ème RI soit un total de 25000 hommes.

Les unités tchécoslovaques vont combattre sur la Piave mais sont en réserve lors de la bataille de Vittorio Veneto.

Le 8 décembre 1918 Tomas Masaryk, le roi Victor-Emmanuel III, le président du conseil Orlando et le commandant en chef Armando Diaz passent en revue les unités tchécoslovaques avant leur rapatriement qui à lieu en 1919, l’unité ralliant la Slovaquie pour combattre les hongrois dans un après-guerre aussi trouble qu’incertain.

En juillet 1919 le général Pellé à la tête d’une mission militaire française remplace le général Piccione. Cette mission doit organiser l’armée tchécoslovaque en combinant unités locales et unités ayant combattu à l’étranger.

Ces unités vont se montrer instables et source de troubles, combattant les socialistes, les allemands des Sudètes et les juifs. Ils dégradent les monuments habsbourgeois et réclament la dictature de Masaryk.

Mitteleuropa Balkans (191) Grèce (35)

Artillerie

Artillerie de campagne

8cm Feldkanone C/80

Le 8cm Feldkanone C/80 était un canon de conception et de fabrication allemande mis au point par Krupp à la fin du XIXème siècle (1880).

Cette arme à été utilisée par l’armée allemande mais aussi es pays étrangers à savoir l’Albanie, la Bulgarie, le Brésil, le Chili, la Grèce, le Monténégro, l’Etat libre d’Orange, l’empire ottoman, la Roumanie et la Serbie. Au total 1880 pièces ont été produites pour l’Allemagne et pour l’export.

L’armée de terre grecque à utilisé ce canon au cours de la désastreuse guerre gréco-ottomane de 1897, durant les deux guerres balkaniques, durant le premier conflit mondial et durant la guerre gréco-turque de 1919 à 1922, le canon étant retiré du service au cours des années vingt puis envoyé à la casse, aucun canon n’ayant fait le coup de feu durant le second conflit mondial.

Le 8cm Feldkanone C/80 était une pièce d’artillerie de campagne de conception et de fabrication allemande de 75mm pesant 850kg et disposant d’un tube de 27 calibres (longueur du tube 2m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 4.3 (standard ou shrapnel) ou 4.9kg (canister) à une distance maximale de 6000m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -8° à +24° (la pièce est fixé en azimut).

Canon de 75mm Krupp modèle 1904/10

Ce canon de conception et de fabrication allemande à été acquis en 1910 par l’armée grecque à raison de 128 exemplaires. Elle va connaître le feu durant les deux guerres balkaniques, le premier conflit mondial, la guerre gréco-turque et même le second conflit mondial en dépit de son obsolescence pour une grande partie du parc.

En effet une partie du parc à été modernisée avec des pneumatiques pour permettre le remorquage par véhicule, un nouveau bouclier, de nouveaux viseurs mais à part deux prototypes, le tube d’origine fût conservé. Sur les 128 pièces livrées en 1910 moins de quarante canons ont ainsi été modernisés.

Quelques canons ont survécu à l’ouragan de la Campagne de Grèce. Elles ont été installées en position fixe pour défendre le front du Péloponnèse. Elles ont été retirées du service au cours du printemps 1952 après le quasi-épuisement des munitions. Un canon à été préservé et les autres envoyés à la casse.

Le Canon de 75mm Krupp modèle 1904/10 était un canon de conception et de fabrication allemande pesant 1070kg en position de tir mais 1770kg en configuration transport (traction hippomobile).

Avec son tube de 30 calibres (longueur 2.25m) ce canon tirait des obus de 6.35kg à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur pouvait pointer en site de -5° à +15° en site et sur 6° en azimut.

Canon de 75mm Schneider modèle 1908

Ce canon de campagne de conception et de fabrication française à été acquis par l’armée grecquee comme son nom l’indique en 1908. Cinquante-six exemplaires qui ont été utilisés durant les deux guerres balkaniques, la première guerre mondiale et la guerre gréco-turque.

Toujours en service en septembre 1948 mais à l’époque totalement obsolète ce canon va participer à la Campagne de Grèce, servant aussi bien de canon de campagne que de canon antichar improvisé en dépit d’une inadaptation totale à ce rôle. Quelques pièces sont parvenues jusque dans le Péloponnèse mais elles étaient tellement usées qu’elles ont été rapidement envoyées à la casse.

Le canon de 75mm Schneider modèle 1908 était un canon léger de campagne hippomobile de conception et de fabrication française pesant 1040kg en position de tir mais 1798kg en configuration transport. Avec son tube de 31.4 calibres (longueur 2.350m), il pouvait tirer un obus explosif (75x280R) de 6.5kg à une distance maximale de 7300m à raison de douze coups par minute. Protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur, l’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -8° à +16° et en azimut sur 6°.

Canon de 75mm modèle 1917

Le 75mm M1917 est un canon intérimaire destiné à l’armée américaine après l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le premier conflit mondial. L’équipement reposant sur les alliés et notamment la France, le canon de campagne standard de l’American Expeditionnary Force doit être notre célébrissime «75».

Comme l’industrie française en dépit de prodiges peinait à fournir suffisamment de canons, les américains voulurent produire le modèle 1897 outre-Atlantique. Cela se heurta à de nombreux problèmes : plans incomplets et inadaptés, problèmes liés à l’utilisation du système métrique alors que l’industrie américaine utilisait le système impérial.

A l’époque les Etats-Unis avaient produit 851 canons QF-18 pounder pour l’armée britannique et devant les difficultés citées plus haut les américains réagirent de façon très pragmatique en décidant de rechambrer les QF 18 pounder pour pouvoir utiliser les munitions françaises. Il se distinguait extérieurement par un tube plus court et naturellement plus étroit.

Ironie de l’histoire le canon arriva trop tard pour participer au premier conflit mondial. L’US Army l’utilisa donc en temps de paix jusqu’à son remplacement par des canons plus modernes et d’un calibre plus élevé, les américains privilégiant le canon de 105mm pour l’artillerie divisionnaire.

La Grèce acheta 74 canons de ce type aux Etats-Unis et les utilisa durant la seconde guerre mondiale notamment durant l’invasion du pays par les italiens (opération CAESAR 5 mai 1949) puis lors de l’invasion allemande destinée à sécuriser le flanc sud de la future opération BARBAROSSA et accessoirement secourir une armée italienne dans la panade (opération MARITSA 7 juillet 1949).

Aucun canon n’à survécu à la campagne de Grèce qui s’achève en avril 1950 avec l’occupation d’une bonne partie du pays.

Le 75mm M1917 était un canon de 75mm de conception et de fabrication américaine pesant 1310kg (dont 450kg pour le seul canon) tirant via un tube de 28 calibres (2.24m) un obus QF 75x350mm de 7.3kg (shrapnel) ou de 5.6kg (explosif) à une distance maximale de 5938m (shrapnel) 7400m (explosif fusée courte) ou 6810m (fusée courte) à raison de 4 à 20 coups par minute. L’affût permet au canon de pointer en site de -5° à +16° et en azimut sur 4.5°.

Canon de 75mm modèle 1897

Pour renouveler son parc d’artillerie, la Grèce à choisit une nouvelle pièce d’artillerie française, le canon de 75mm TAZ (Tous Azimut) modèle 1939 mais en attendant que les pièces soient livrées, la France accepte de céder des canons de 75mm modèle 1897 de seconde main qui ont été reconditionnés par Schneider avant livraison à un bon client.

Le canon de 75mm modèle 1897 est une légende à tel point que l’on parle du «75» pour le désigner, une pièce qui à fait l’objet d’un véritable culte au point d’empêcher l’acquisition en masse de pièces lourdes ce que la France allait amèrement regretter en 1914.

Ce canon utilisé comme pièce de campagne, pièce antichar, pièce antiaérienne et pièce navale reste en service après 1918, une partie du parc est modernisée et adaptée à la traction automobile. La pièce reste capable de combattre même si elle est clairement en voie de déclassement.

Outre la France, ce canon va être utilisé par la Chine, les Etats-Unis, la Pologne, la Belgique, la Serbie, la Roumanie, l’Allemagne (pièces capturées), la Finlande, le Portugal, l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Mexique et bien entendu la Grèce.

La Grèce va recevoir 92 canons de 75mm reconditionnés ainsi qu’un stock appréciable d’obus. Elles sont utilisées en compagnie d’autres pièces plus anciennes. Elles vont cohabiter avec leur successeur, Athènes n’ayant pas le luxe de se priver de canons même déclassés ou en voie de l’être.

Le «75» va être utilisé sous les couleurs grecques durant le second conflit mondial contre les italiens puis contre les allemands et les bulgares. Les italiens vont capturer huit pièces, les allemands six et les bulgares quatre soit un total de dix-huit canons capturés. Leur réutilisation est incertaine mais ce qui est certain c’est que ces pièces ont toutes disparu dans la fournaise du second conflit mondial.

Le canon de 75mm modèle 1897 était un canon de conception et de fabrication française pesant 1140kg en position de tir mais 1970kg en ordre de route. Avec un tube de 36 calibres (longueur 2.69m), il peut tirer un obus de 6.195kg à une distance maximale de 11100m à raison de vingt coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes peut pointer la pièce en site de -11° à +18° et en azimut sur 6°

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Ce canon Tous Azimut est le successeur du célébrissime «75», le canon de 75mm modèle 1897, une pièce moderne et polyvalente car capable de servir à la fois de pièce d’artillerie de campagne mais aussi de canon antichar.

En effet il disposait d’une capacité de pointage en azimut sur 360° ce qui était une qualité indéniable pour la lutte antichar où il faut passer rapidement d’une cible à une autre.

Les premières pièces sortent d’usine en avril 1940 et intensivement testées durant le printemps et l’été à la fois pour le tir antipersonnel et pour le tir antichar.

La production en série commence à l’automne 1940 et au printemps 1941, les premières pièces commencent à remplacer les canons de 75mm au sein des DLM et des DC qui conservent des pièces tractées en plus des canons d’assaut.

Ils remplacent ensuite les canons de 75mm modèle 1897 au sein des RAD des DI, des DIM, des DIC et des DINA à raison de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total 36 pièces par régiment.

En juillet 1948, on trouve un total de 2860 canons de 75mm TAZ modèle 1939 répartis entre les Régiments d’Artillerie Divisionnaire (960 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Coloniale (528 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Nord-Africain (372 exemplaires), les Régiments Légers d’Artillerie (216 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Tractée Tout-Terrain (240 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Mobile de Forteresse (288 exemplaires) et les Régiments d’Artillerie de Position (256 exemplaires).

La Grèce à commandé 48 pièces en septembre 1944, pièces livrées entre janvier et juin 1946. Une deuxième commande est passée en juin 1947 pour 32 pièces qui sont livrées entre septembre 1947 et avril 1948.

Ces canons vont équiper les régiments d’artillerie des divisions d’active. Ils vont être utilisés comme pièce de campagne et comme canon antichar pour compenser le manque de canons antichars au sein de l’armée grecque.

Sur les 80 pièces livrées avant guerre, 36 ont survécu à la guerre italo-grecque puis à la Campagne de Grèce. Elles restent en ligne au sein des unités grecques défendant le Péloponnèse et l’isthme de Corinthe, livrant un duel intense avec l’artillerie italienne.

Pour reconstituer l’artillerie divisionnaire des cinq DI la Grèce à acquis de nouveaux canons dans un modèle amélioré qui intégrait les leçons des premières opérations du second conflit mondial mais aussi un certain nombre de solutions techniques pour accélérer la production, accélération d’autant plus nécessaire que la France par l’invasion de son territoire avait perdu une partie de son tissu industriel et seulement une partie puisque dès avant guerre un plan de déménagement des «usines stratégiques» devait préserver l’essentiel.

L’AGL à reçu 164 pièces de ce type sachant que chaque régiment d’artillerie divisionnaire disposait de vingt-quatre pièces. Cela faisait un total de 128 pièces en ligne sachant que les cinq DI et les trois DLI disposaient de seize pièces pour leur RAD. Si les trois DLI (6ème et 7ème DLI, 14ème DI) ne possédaient que des canons de 75mm, les cinq DI disposaient au sein de leur RAD de deux groupes de 75mm (quatre batteries de quatre pièces) et d’un groupe de 105mm (deux batteries de quatre pièces).

Comme durant la Campagne de Grèce (1949-1950) ce canon va appuyer les fantassins héllènes pour la libération de leur territoire. Assurant leur appui-feu, neutralisant des points durcis et coulant même des navires légers (certains canons placés sur la côte détruisant de la «poussière navale» qui cherchait soit à harceler les troupes au sol ou à évacuer des soldats isolés). Ces canons ont également servit de pièces antichars en dépit d’un armement plus fourni qu’en 1949/50.

A la fin du conflit il devient clair que le 75mm est un calibre trop faible même pour l’artillerie divisionnaire. Ces canons vont ainsi être remplacés au cours des années soixante par des canons de 105mm américains. Quatre canons de 75mm ce type sont toujours utilisés à Athènes comme canons de salut et deux pièces ont été préservés dans le musée de la guerre à Athènes.

Le canon de 75mm TAZ modèle 1939 est un canon de 40 calibres (longueur du tube 2.995m), pesant 2000kg en batterie, tirant des obus de 7.250kg à une distance maximale de 12500m à raison de vingt coups par minute (une cadence théorique, en pratique c’était plus faible et surtout il fallait se mettre à l’abri de la contre-batterie ennemie).

Son affût permettait un pointage en site de -11° à +25° et en azimut sur 360° sur la plate-forme prévue était adaptée. Si cette plate-forme n’était pas utilisée, le pointage en azimut était limitée à 15° de part et d’autre de l’axe.

Canon de 85(mm) modèle 1927 Schneider

Exhibit at the War Museum in Athens, Greece.

Ce canon de campagne d’un calibre assez inhabituel est un autre produit issu des bureaux d’études de la firme Schneider. Utilisé uniquement par l’armée grecque, il aurait été évalué par le Japon pour permettre la mise au point du canon de 75mm type 90 mis en service en 1931.

Les grecs vont utiliser ces 48 canons au niveau de leurs corps d’armée durant le second conflit mondial contre les italiens, les bulgares et les allemands qui capturèrent un certain nombre de pièces mais visiblement ces canons n’ont pas été réutilisés.

Quelques pièces (douze exemplaires au total) ont survécu à la terrible ordalie que constitua la Campagne de Grèce, servant depuis des positions fixes dans l’isthme de Corinthe. Ces canons livrèrent des duels avec l’artillerie italienne jusqu’à ce que le manque de munitions entraine leur retrait du service actif et leur envoi à la ferraille (septembre 1951).

Le canon de 85 modèle 1927 Schneider était un canon de conception et de fabrication française pesant 1985kg en configuration de tir et 2330kg en configuration transport (hippomobile avec huit chevaux ou motorisé avec un tracteur Somua MCG-5). Avec son tube de 34.8 calibres (longueur 2.96m) il pouvait tirer un obus de 8.8 ou de 10kg à une distance maximale de 15150m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 3.5mm d’épaisseur peut pointer le canon en site de -6° à 65° et en azimut sur 54°.

Obusier léger de 100mm modèle 1914

Die gro

L’obusier léger de 100mm modèle 1914 est une arme conçue par la firme Skoda pour l’armée austro-hongroise.

Outre l’Autriche-Hongrie, cet obusier va être utilisé par l’Autriche, l’Albanie, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne (après l’Anschluss et le démenbrement de la Tchécoslovaquie), la Hongrie, la Pologne, la Yougoslavie, l’Italie et la Grèce.

Cet obusier à été d’abord conçu avec un tube en bronze mais les derniers exemplaires produits disposaient d’un tube en acier.

Initialement cette pièce était hippomobile, six chevaux étant nécessaires pour remorquer l’obusier jusqu’à sa position de tir. Si nécessaire, cet obusier pouvait être divisé en trois fardeaux pour le transport en terrain difficile.

Après le premier conflit mondial certains obusiers furent munis de pneumatiques pour être remorqués par des camions, les sièges montés sur l’affût qui avaient leur raison d’être lors du remorquage hippomobile mais qui étaient inutiles pour le remorquage automobile furent alors démontés.

Dans l’immédiat après la firme Skoda devenue tchécoslovaque mit au point une version très améliorée, le modèle 1914/19 (10cm houfnice vz. 14/19) qui va être exportée en Pologne, en Grèce et en Yougoslavie.

L’armée grecque disposait d’un nombre inconnu de ces obusiers quand les italiens attaquent en mai 1949. Ce n’était pas leur baptême du feu puisqu’entre septembre 1948 et mai 1949 au cours de violents incidents de frontière ces obusiers légers ont participé à des duels d’artillerie avec des pièces italiennes et peut être des cousines.

Ces obusiers vont participer également à la Campagne de Grèce, certaines pièces parvenant jusqu’en territoire grec libre mais le manque de munitions et l’usure des obusiers déjà anciens rendit leur utilisation limitée et surtout problématique.

Après la livraison d’obusiers de 105mm américains, les quelques survivants ont rejoint la ferraille sans passer par les écoles d’artillerie.

Le 10cm Leichte Feldhaubitze mod.14 était un obusier de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1350kg en position de tir, disposant d’un tube de 19 calibres (1.93m) lui permettant de tirer un obus de type séparé (100x183mm) pesant 14kg à une distance maximale de 8400m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer l’obusier en site de -8° à +50° et en azimut sur 6°.

105mm Howitzer M-2A1

En dépit d’une puissante industrie, l’armée américaine fût largement équipée d’armes françaises après son entrée dans le premier conflit mondial. C’est ainsi que les DIUS disposaient de canons de 155mm Schneider.

Dans les années vingt après analyse de l’utilisation de l’artillerie dans le premier conflit mondial, l’armée américaine estime avoir besoin au niveau divisionnaire d’un obusier de 105mm.

Comme souvent dans cette période, les commandes de matériel modernes sont remis à des jours meilleurs et l’US Army continue d’utiliser des armes issues du premier conflit mondial soit des canons français et britanniques.

Il faut attendre le début des années quarante pour voir enfin l’artillerie divisionnaire américaine être régénérée par la mise au point de nouveaux canons et de nouveaux obusiers. Parmi ces armes figurent le 105mm Howitzer M2A1.

Il fait suite au M2 testé à Fort Still en 1932 et construit à moins d’une centaine d’exemplaires. Le M2A1 qui lui succède est fort proche de son ainé mais montre un certain nombre de différences notamment une élévation verticale accrue et un affût renforcé pour permettre un remorquage automobile à plus grande vitesse.

Les premières commandes sont passées à l’automne 1940. Elles augmentent significativement à partir de l’automne 1945 avant de littéralement explosées après septembre 1948 pour permettre d’équiper les groupes divisionnaires mais également les groupes de la Réserve Générale.

Au final ce sont 9750 obusiers de 105mm HM2 qui sont produits avant la fin du conflit, 8536 pour les forces armées américaines et 1214 pour les alliés.

La Grèce à reçu des obusiers de ce type pour équiper les RAD de ces cinq divisions d’infanterie à raison de huit pièces par régiment soit quarante obusiers auxquels il faut ajouter seize pièces pour les tests et l’entrainement.

Ces obusiers vont opérer en appui des troupes grecques soit en préparant le terrain pour l’assaut ou pour contrer une offensive ennemie en déclenchant un tir de barrage ou un contre-barrage.

Ces obusiers sont restés en service jusqu’en 1977 quand ils sont remplacés par des obusiers légers de 155mm.

Le 105mm Howitzer M-2A1 est un obusier de conception et de fabrication américaine pesant 2260kg en configuration de tir. Disposant d’un tube de 22 calibres (longueur 2.310m), il tirait un obus explosif de 19kg à une distance maximale de 11720m à raison de deux à quatre coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -5° à +66° et en azimut sur 46°.

Mitteleuropa Balkans (182) Grèce (26)

L’armée grecque dans les guerres balkaniques

l’armée grecque au moment de la guerre Balkanique

Dans cette partie je vais me concentrer sur les différentes batailles de l’armée grecque durant les deux guerres balkaniques. Je renvoie à la partie d’histoire générale pour le contexte général de ces deux conflits qui annoncent la première guerre mondiale.

Quand la première guerre balkanique éclate, l’armée de terre grecque est encore en pleine réorganisation. Elle aligne quatre divisions d’infanterie (1ère DI à Larissa, 2ème DI à Athènes, 3ème DI à Missolonghi et 4ème DI à Nauplie) sachant que six autres divisions seront créées pendant la guerre et même une onzième peu après la fin du conflit.

A la différence de ce qui était prévu, aucun corps d’armée n’est mis sur pied et si le besoin de coordination se fait sentir des groupes divisionnaires ou des groupes d’armées étaient formés.

Aux quatre divisions d’infanterie s’ajoute une brigade de cavalerie, six bataillons d’evzones, quatre régiments d’artillerie de campagne, deux régiments d’artillerie de montagne, un bataillon d’artillerie lourde, deux régiments du génie et une compagnie d’avions.

Le 25 mars 1912, le diadoque (prince héritier) Constantin est nommé inspecteur général de l’armée grecque ce qui en théorie fait de lui le commandant-en-chef en cas de conflit.

Le 29 septembre 1912 la mobilisation générale est decrétée. Les divisions d’infanterie d’active reçoivent un complément d’effectif pendant que trois autres divisions d’infanterie (5ème, 6ème et 7ème DI) sont activées. En quelques jours les effectifs passent de 25 à 110000 hommes.

Les classes 1910 et 1911 sont rappelées, les réservistes des classes 1893 à 1909 sont incorporés, la Crète étant également concernée. La mobilisation fut plus efficace que prévu.

Des grecs expatriés et des philhellènes vinrent s’engager. Des corps indépendants furent également créés à partir de combattants irréguliers de Crète, d’Epire ou de Macédoine en l’occurrence 77 unités crétoises (3556 hommes), 44 unités épirotes (Epire) (446 hommes), 9 unités macédoniennes (211 hommes), 1812 volontaires civils et les 2300 hommes de la légion garibaldienne (dont 1100 grecs).

Les unités sont réparties entre l’Armée de Thessalie et l’Armée d’Epire.

L’Armée d’Epire placée sous le commandement du prince Constantin regroupe une bonne partie des moyens militaires grecs avec cinquante-neuf bataillons d’infanterie, quatre bataillons d’evzones, huit compagnies de cavalerie, sept compagnies du génie, trente-deux batteries d’artillerie (96 pièces de campagne, 24 canons de montagne et 70 mitrailleuses) et même quatre avions. Cela représente entre 80 et 100000 hommes et cela nous donne l’ordre de bataille suivant :

-1ère division d’infanterie (Ι Μεραρχία) : 2ème, 4ème et 5ème régiments d’infanterie, 1er et 2ème escadrons du 1er régiment d’artillerie de campagne.

-2ème division d’infanterie (II Μεραρχία) : 1er, 3ème et 7ème régiments d’infanterie, 1er et 2ème escadrons du 2ème régiment d’artillerie

-3ème division d’infanterie (III Μεραρχία) : 6ème, 10ème et 12ème régiments d’infanterie, 1er et 2ème escadrons du 3ème régiment d’artillerie, 3ème escadron d’artillerie de montagne.

-4ème division d’infanterie (IV Μεραρχία) : 8ème, 9ème et 11ème régiments d’infanterie, 1er et 2ème squadron du 4ème régiment d’artillerie, 1er escadron d’artillerie de montagne

-5ème division d’infanterie (V Μεραρχία) : 16ème, 22ème et 23ème régiments d’infanterie, 3ème escadron du 1er régiment d’artillerie et 2ème escadron d’artillerie de montagne.

-6ème division d’infanterie (VI Μεραρχία) : 1er régiment d’evzones (régiment créé par la fusion des 8ème et 9ème bataillons d’evzones) 17ème et 18ème régiments d’infanterie, 3ème escadron du 2ème régiment d’artillerie

-7ème division d’infanterie (VII Μεραρχία) (toujours en formation à Larissa) : 19ème, 20ème et 21ème régiments d’infanterie, 3ème escadron du 3ème régiment d’artillerie, un escadron de mitrailleuses.

-Brigade de cavalerie (Ταξιαρχία Ιππικού) : 1er et 3ème régiments de cavalerie

-Détachement Gennadis (Απόσπασμα Γεννάδη) : couvrant le flanc gauche de l’armée, il comprend les 1er et 4ème bataillons d’evzone

-Détachement Konstantinopoulous (Απόσπασμα Κωνσταντινοπούλου) : couvrant le flanc droit de l’armée, il comprend les 2ème et 6ème bataillon d’evzones.

L’Armée d’Epire reçoit donc la portion congrue de l’armée. Elle à d’abord une mission secondaire et ce n’est qu’à la fin du conflit que des renforts sont envoyés depuis le front de Macédoine.

On trouve au début du conflit huit bataillons d’infanterie (de ligne et d’evzones), une compagnie de cavalerie et 24 pièces d’artillerie soit 10 à 130000 hommes.

On trouve le 15ème régiment d’infanterie, les 3ème et 7ème bataillons d’evzones, le 10ème bataillon d’evzone de réserve et le 2ème bataillon de la garde nationale. A cela vont s’ajouter deux bataillons de crétois et la légion des volontaires garibaldiens.

Le 25 décembre 1912 ces forces vont former la Division d’Epire rebaptisée 8ème division d’infanterie ( VIII Μεραρχία) en février 1913. Au début du mois de décembre, la 2ème division arrive suivit le 27 décembre par la 4ème division puis à la mi-janvier par la 6ème division et le 7ème régiment d’infanterie (NdA j’ignore pourquoi il avait quitté la 2ème DI). Des moyens supplémentaires arrivent encore pour former une brigade mixte destinée à s’emparer de la forteresse de Ioannina.

En ce qui concerne les principales batailles citons la Bataille du col de Sarantaporo du 21 au 22 octobre 1912, cinq divisions grecques affrontent et défont deux divisions ottomanes. Sur le plan humain, les grecs ont eu 187 tués et 1027 blessés, les ottomans 700 tués et 700 prisonniers.

La Bataille de Grannitsa qui eut lieu les 1er et 2 novembre 1912 voit 80000 grecs l’emporter contre 25000 ottomans avec néanmoins un lourd bilan humain (1200 tués côté grec et 1960 tués côté ottoman).

Les 31 octobre et 1er novembre à lieu la Bataille de Yenitge menée par cinq divisions grecque (2ème, 3ème, 4ème, 6ème et 7ème DI) contre les ottomans qui alignent quatre divisions soit 25000 hommes et 36 canons.

Le terrain est difficile pour les assaillants et plus favorables pour les défenseurs. Après de violents combats (188 morts et 758 blessés côté grec, 250 morts, 1000 blessés et 200 prisonniers côté ottoman), les grecs parviennent à déstabiliser le dispositif ottoman.

Après de longues négociations, la ville est livrée par les ottomans le 8 novembre 1912, les grecs refusant une co-administration de Thessalonique avec les bulgares ce qui sera l’une des causes de la deuxième guerre balkanique.

Durant la deuxième guerre balkanique, les grecs l’emportent lors de la bataille de Kilkis-Lachanas (30 juin au 4 juillet), lors de la Bataille de Djoran le 6 juillet 1913 alors que lors de la Bataille de Kresma, les troupes grecques manquent de subir le même sort que les légionnaires romains à Cannes contre Hannibal.

L’armée grecque à subit des pertes sensibles avec 5169 morts et 23502 blessés durant la première guerre balkanique contre 2563 morts et 19307 blessés, les dépenses s’élevant à 467 millions de francs-or.

L’armée grecque dans le premier conflit mondial

L’armée grecque durant le premier conflit mondial était équipée « à la française »

Entre deux guerres on réorganise (1913-1914)

Les leçons des deux guerres balkaniques sont vites tirées pour améliorer l’organisation et le fonctionnement de l’armée de terre grecque qui rappelons le était en pleine réorganisation sous l’impulsion d’une mission militaire française.

La deuxième guerre balkanique était à peine achevé que l’armée grecque connait une première réorganisation. En août 1913, l’armée de terre est organisée en cinq corps d’armée auxquels il faut ajouter une brigade de cavalerie à trois régiments. Cela nous donne l’ordre de bataille simplifié suivant :

-1er Corps d’Armée (Larissa) : 1ère DI elle aussi stationnée à Larissa

-2ème Corps d’Armée (Athènes) : 2ème DI à Athènes

-3ème Corps d’Armée (Ioannina) : 3ème DI à Mesolaggi, 8ème DI à Korytsa (Albanie) et 9ème DI à Ioannina

-4ème Corps d’Armée (Thessalonique) : 4ème DI à Thessalonique 5ème DI à Kilkis

-5ème Corps d’Armée (Drama) : 6ème DI à Serres et 7ème DI à Drama

-6ème Corps d’Armée (Kozani) : 10ème DI à Veroia, 11ème DI à Kozani

-Brigade de cavalerie stationnée à Serres avec les 1er, 2ème et 3ème régiments de cavalerie

Le 29 novembre 1913 une loi d’organisation est votée organisant l’armée royale grecque en cinq corps d’armée avec une division de cavalerie hors rang.

-Le Corps d’Armée «A» dont l’état-major est implanté à Athènes regroupe sous son autorité la 1ère DI (Larisa), la 2ème DI (Athènes) et la 13ème DI (Halkis)

-Le Corps d’Armée «B» dont l’état-major est implanté à Patras regroupe sous son autorité les 2ème (Patras), 4ème (Nauplie) et 14ème DI (Kalamata).

-Le Corps d’Armée «C» dont l’état-major est implanté à Thessalonique regroupe sous son autorité les 10ème (Veroia), 11ème (Thessalonique) et la 12ème DI (Kozani)

-Le Corps d’Armée «D» dont l’état-major est implanté à Kavala regroupe sous son autorité les 5ème, 6ème et 7ème DI dont les état-majors (mais pas toutes les unités) sont stationnés à Drama, Serres et Kavala

-Le Corps d’Armée «E» dont l’état-major est implanté à Ioannina regroupe sous son autorité les 8ème et 9ème DI dont les état-majors sont respectivement implantés à Preveza et Ioannina.

-La Division de Cavalerie est installée à Thessalonique.

Un décret royal daté du 5 janvier 1914 réorganise à nouveau l’armée grecque ou plutôt précise certaines choses.

Le pays est divisé en cinq régions militaires (A à E) qui sont destinés à la conscription, régions divisées en trois districts militaires sauf la région E divisée en deux.

Comme en France, chaque région militaire doit en temps de guerre former un corps d’armée. Les quatorze districts militaires correspondent à la zone de responsabilité d’une division.

Ce même décret précise l’organisation interne des corps d’armée et des divisions.

L’armée de terre grecque possède 42 régiments. Chaque régiment possède trois bataillons à quatre compagnies à trois pelotons de combat et un peloton de mitrailleuses. Sur ces quarante-deux régiments on trouve trois régiments crétois (14ème RI/1er régiment crétois, 21ème RI/2ème régiment crétois et 37ème RI/3ème régiment crétois), cinq régiments d’evzones (38ème RI/1er régiment d’evzones, 39ème RI/2ème régiment d’evzones, 40ème RI/3ème régiment d’evzones, 41ème RI/4ème régiment d’evzones et 42ème RI/5ème régiment d’evzones) et trente-quatre régiments de ligne (1er à 13ème RI, 15ème à 20ème RI, 22ème à 36ème RI).

Chaque division d’infanterie possède trois régiments d’infanterie et un escadron d’artillerie de montagne à deux batteries. Les quatorze divisions sont répartis entre les cinq corps d’armée. Si les corps d’armée A à D possèdent trois divisions chacun, le corps d’armée E dispose de seulement deux divisions.

Comme de coutume les corps d’armée disposent d’unités destinées à appuyer les divisions en l’occurence pour les corps d’armée A à D un régiment d’artillerie de campagne, un régiment de cavalerie, un régiment de sapeurs, un bataillon de transport et un escadron d’infirmières. En revanche le corps d’armée E possède un régiment d’artillerie, un escadron de cavalerie, un bataillon de sapeurs, un bataillon de transport et un escadron d’infirmières.

Les régiments d’artillerie de corps d’armée sont numérotés un, trois, cinq, sept et neuf. Les quatre premiers possèdent trois escadrons à trois batteries alors que le dernier possède deux escadrons à trois batteries.

Chaque bataillon de transport dispose de trois compagnies sauf celui affecté au corps d’armée «E» qui ne dispose que de deux compagnies. Les escadrons d’infirmières sont composés de trois pelotons.

On trouve également des unités indépendantes à savoir un régiment d’artillerie de forteresse, un escadron d’artillerie hippomobile, un régiment de génie de forteresse, un régiment de télégraphistes, un bataillon ferroviaire, une compagnie d’avions, un bataillon de pontonniers, un bataillon d’artillerie de forteresse, un bataillon de génie de forteresse et un bataillon automobile.

La division de cavalerie devait compter quatre régiments mais devant le manque de montures seulement deux régiments peuvent être créés. Même chose pour les régiments de cavalerie de corps d’armée qui ne peuvent aligner que deux troops.

A la mobilisation les effectifs doivent augmenter. C’est ainsi qu’il est par exemple prévu la création de quatorze bataillons d’infanterie supplémentaires mais le manque d’armes réduit (provisoirement ?) le nombre de bataillons de mobilisation à dix : un bataillon de défense du quartier général, quatre bataillons de garde des frontières notamment des places fortifiées non concernées par la manœuvre et cinq bataillons pour garder les îles de Lemnos, Hios, Samos et Mytilai.

En 1914, l’armée grecque est organisée de la façon suivante :

Corps d’Armée «A» (Athènes) : 1ère DI (Larissa) avec le 4ème RI, le 5ème RI, le 1er régiment d’evzones et le 1er escadron d’artillerie de montagne; 2ème DI (Athènes) avec les 1er, 7ème et 34ème RI plus le 2ème escadron d’artillerie de montagne et la 13ème DI (Halkis) avec le 2ème RI, le 3ème RI et le 5ème régiment d’evzones plus le 13ème escadron d’artillerie de montagne.

A cela s’ajoute le 1er régiment d’artillerie de campagne, le régiment de cavalerie «A», le régiment de sapeurs «A», le bataillon de transport «A» et l’escadron d’infirmières «A»

Corps d’Armée «B» (Patras) : 3ème DI (Patras) qui dispose du 6ème RI, du 12ème RI et du 2ème régiment d’evzone ainsi que du 3ème escadron d’artillerie de montagne,4ème DI (Nauplie) qui dispose des 8ème, 11ème et 35ème RI ainsi que du 4ème escadron d’artillerie de montagne et la 14ème DI (Kalamata) qui dispose du 6ème RI, du 36ème RI ainsi que du 1er régiment crétois mais aussi du 14ème escadron d’artillerie de montagne.

Le Corps d’Armée dispose sous son autorité directe du 3ème régiment d’artillerie, du régiment de cavalerie «B», du régiment de sapeurs «B», du bataillon de transport «B» et de l’escadron d’infirmières «B».

Corps d’Armée «C» (Thessalonique) : 10ème DI (Veroia) 29ème et 30ème RI, 4ème régiment d’evzones, 10ème escadron d’artillerie de montagne, 11ème DI (Thessalonique) 13ème, 27ème et 28ème RI plus le 11ème escadron d’artillerie de montagne et le 12ème DI (Kozoni) 31ème, 32ème et 33ème RI plus le 13ème escadron d’artillerie de montagne.

Le Corps d’Armée dispose sous son autorité du 5ème régiment d’artillerie, du régiment de cavalerie «C», du régiment de sapeurs «C», du bataillon de transport «C» et enfin de l’escadron d’infirmières «C».

Corps d’Armée «D» (Kavalla) : 5ème DI (Drana) qui dispose des 22ème et 23ème RI, du 3ème régiment crétois et du 5ème escadron d’artillerie de montagne, 6ème DI (Serres) qui dispose des 16ème, 17ème et 18ème RI mais aussi du 6ème escadron d’artillerie de montagne alors que la 7ème DI (Kavalla) dispose du 19ème RI, du 20ème RI, du 2ème régiment crétois ainsi que du 7ème escadron d’artillerie de montagne.

Le Corps d’Armée dispose du 7ème régiment d’artillerie, du régiment de cavalerie «D», du régiment de sapeurs «D», du bataillon de transport «D» et de l’escadron d’infirmières «D»

-Corps d’Armée «E» (Ioannina) : 8ème DI (Preveza) dispose des 10ème, 15ème et 24ème RI mais aussi du 8ème escadron d’artillerie de montagne alors que la 9ème DI (Ioannina) dispose du 25ème RI, du 26ème RI et du 3ème régiment d’evzones ainsi que du 9ème escadron d’artillerie de montagne.

Le Corps d’Armée dispose du 9ème régiment d’artillerie, de l’escadron de cavalerie «E», du bataillon de sapeur «E», du bataillon de transport «E» et bataillon d’infirmières «E».

-La Division de Cavalerie stationnée à Thessalonique dispose d’une brigade, la 1ère brigade de cavalerie qui dispose des 1er et 3ème régiments de cavalerie

-A cela s’ajoute des unités dépendant de l’armée à savoir un régiment d’artillerie de forteresse stationné à Thessalonique, un escadron d’artillerie hippomobile stationné lui aussi à Thessalonique, un régiment de génie de forteresse (Thessalonique), un régiment de télégraphistes (Thessalonique), un bataillon ferroviaire (Thessalonique), une compagnie d’avions (Thessalonique, un bataillon de pontonniers stationné à Topsin, un bataillon d’artillerie de forteresse à Ioannina, un bataillon de génie de forteresse lui aussi stationné à Ioannina et un bataillon automobile stationné à Athènes.

Combat !

Comme nous l’avons vu la première guerre mondiale voit la Grèce rester d’abord neutre avant de basculer du côté allié non sans une épreuve de force entre alliés, le premier ministre Venizelos, le roi Constantin 1er et une quasi-guerre civile.

Le 27 octobre 1914 l’armée grecque occupe l’Epire mettant fin à la République Autonome d’Epire, les alliés qui n’ont pas besoin d’ouvrir un nouveau front ferment les yeux puisque cette union avec la Grèce, cet enosis est de facto, il sera toujours temps de régler le problème une fois la guerre terminée.

En septembre 1916 alors que les relations entre Constantin 1er et les alliés se sont sérieusement détériorés et ce pour plusieurs raisons (installation des rescapés serbes à Corfou, utilisation de mouillages forains par l’Armée Navale sans autorisation, arrivée des rescapés des Dardanelles à Thessalonique…..) la Grèce proclame une union de jure de l’Epire une région majoritairement hellénophone avec la mère-patrie grecque.

Cette fois les alliés ne peuvent fermer les yeux. Des unités françaises italiennes occupent la région en remplacement des troupes grecques.

Entre-temps le 10 novembre 1915 l’armée grecque à mobilisé signe des tensions entre un roi pro-allemand, un premier ministre pro-allié, des alliés et des empires centraux voulant faire basculer la Grèce de leur côté.

Entre-temps (bis) en août 1916, les empires centraux ont attaqué en Grèce pour empêcher la montée en puissance du camp retranché de Thessalonique.

A l’est du front les bulgares conquièrent facilement les territoires grecs à l’est de la rivière Struma (17-23 août 1916) et pour cause, le roi de Grèce, le très germanophile Constantin 1er ordonne au 4ème Corps d’Armée de ne pas résister. Il y à cependant des combats de la part d’officiers qui ne peuvent admettre que ces territoires durement acquis durant les deux guerres balkaniques soient abandonnés si facilement.

Cela entraine le 29 août un coup d’état avec l’établissement de l’Etat de Défense Nationale ou gouvernement de Thessalonique sous la direction de Venizelos.

A l’ouest même succès du moins initialement car les alliés parviennent après deux semaines de combat à contenir l’offensive bulgare après deux semaines.

La majorité de l’armée grecque reste cependant fidèle au roi Constantin 1er. Voilà pourquoi les alliés vont imposer sa démobilisation et sa dissolution. Es-ce à dire que la Grèce ne va pas combattre durant le premier conflit mondial ?

Non car les alliés doivent faire face à la désintégration de l’armée russe suite aux deux révolutions de 1917, celle de Février puis celle d’Octobre.

Il faut d’urgence des troupes et si les américains viennent d’entrer en guerre il va falloir plusieurs mois pour que les futurs Sammies arrivent sur le front. Seule possibilité pour les alliés : reconstituer une armée grecque.

En août 1917 un premier prêt de 30 millions de francs-or doit permettre la mise sur pied de douze divisions. Un autre prêt de 750 millions de francs est accordé en échange de la mise à disposition de 300000 hommes.

Une nouvelle armée grecque va être mise sur pied dont fera partie l’Armée de Défense Nationale (Στρατός Εθνικής Αμύνης) que l’ont peut considérer comme le bras armé du camp vénizéliste. Trois divisions d’infanterie vont ainsi être mises sur pied. Une fois la Grèce réunifiée sous l’autorité du «Clemenceau grec», cette armée de défense nationale va devenir le Corps d’Armée de Défense Nationale.

Le 2 septembre 1916 arrive à Thessalonique le colonel Nikolaos Christodoulou et les restes du 4ème Corps d’Armée qui comme nous l’avons vu avait refusé de se retirer sans combattre comme l’avait souhaité le roi Constantin 1er.

La première unité mise sur pied sur le 1er bataillon de défense nationale créé avec des hommes de la 11ème division et la 1ère compagnie du 29ème régiment à Veroia. Les moyens manquent pour créer une armée.

Trois divisions vont être mises sur pied, la Division Serres, la Division Crète et la Division Archipel. Si initialement il était prévu de faire appel au volontariat, le manque d’hommes obligea le gouvernement grec à mettre sur place une conscription.

Le 13 octobre un Corps d’Armée de Macédoine est créé devenu le 16 décembre le 1er corps d’Armée (division Serres et Archipelago) suivit par le 2ème corps d’Armée (division Crète, Cyclades et Thessalonique), ces deux dernières divisions restant au niveau du dépôt faute de moyens en terme d’équipement et de personnel (notamment des sous-officiers).

Au printemps 1917 les trois divisions forment le Corps d’Armée de Défense Nationale.

Un mois plus tard, Constantin 1er doit abdiqué au profit de son fils Alexandre, un roi sans pouvoirs, Eleftherios Venizelos devenant premier ministre et pour ainsi dire dictateur car concentrant entre ses mains tous les pouvoirs.

Il s’attèle à reconstituer une nouvelle armée grecque. Parallèlement les trois divisions vont combattre sous commandement allié. Au moment de l’offensive finale on compte 157000 grecs en ligne.

Nous allons aborder ici les trois divisions citées plus haut, leur carrière et leurs plus grands faits d’armes.

La Division Serres est la première division à être mise sur pied à partir de septembre 1916 en profitant des éléments du 4ème corps.

Outre le 7ème régiment d’artillerie (régiment de corps d’armée), on trouve des éléments de la 6ème DI (17ème et 18ème régiment d’infanterie, 6ème escadron d’artillerie de montagne) et de la 7ème DI (2ème régiment crétois _appelé également 21ème RI_ ). A cela s’ajoute des volontaires et des conscrits dont certain l’ont été de force.

Le 1er régiment est constitué à partir d’éléments du 17ème RI et du 2ème régiments crétois ainsi que de recrues issues du dépôt de la 9ème division d’infanterie. L’unité est mise en ligne dès le 1er décembre 1916

Le 2ème régiment est formé de deux bataillons issus du 18ème régiment d’infanterie et du 1er bataillon de défense nationale.

Le 3ème régiment est formé d’un bataillon du 2/21, d’un bataillon de volontaires crétois et d’un bataillon de volontaires venant de Samos et d’Asie Mineure.

Elle participe au baptême du feu de la nouvelle armée grecque à savoir la Bataille de Skra-di-Legen (29 au 31 mai 1918), une bataille engageant les trois divisions de l’Armée de Défense Nationale Grecque à savoir la Division Serres, la Division Archipelago et la Division Crète. Si la première et la troisième sont placées sous l’autorité des britanniques, la seconde dépend de l’Armée Française d’Orient dite Armée d’Orient.

Le 29 mai 1918 l’artillerie alliée (540 pièces) pilonne ce secteur stratégique, très accidenté et bien fortifié par les bulgares surtout depuis une offensive dans le même secteur un an plus tôt. Sauf que cette fois la Bulgarie est clairement affaiblie et démoralisée. L’assaut à lieu le lendemain, des combats violents et difficiles qui en deux jours allait coûter 2800 pertes à l’armée grecque, pertes qui allaient définitivement éliminer la méfiance entre alliés et héllènes.

Elle va participer ensuite à la Bataille de Monastir-Doiran (18 au 24 septembre 1918), la seule offensive stratégique qui allait aboutir à un impact politique à savoir l’armistice de Thessalonique avec la Bulgarie. La division disparaît en novembre 1920.

La Division Archipelago est levée en septembre 1916. Comme son nom l’indique, le bassin de recrutement se situe dans les îles de la mer Egée notamment Chios, Lesbos et Samos. Le cœur de cette unité était composée de militaires présents sur les îles ainsi que les classes 1915 et 1916.

Comme les effectifs étaient insuffisants, on mobilisa également huit classes plus anciennes. Cela ne résolu pas tous les problèmes que ce soit le manque d’armes ou le manque de sous-officiers expérimentés. Un centre de formation de sous-officiers est bien établi à Mytilini mais il faut du temps pour former les cadres nécessaires à la division.

La division comprend trois régiments d’infanterie (7ème, 8ème et 9ème RI qui sont ensuite rebaptisés 4ème, 5èm et 6ème RI) et des moyens d’appui.

Le 4ème régiment archipélagique (4th Archipelago Regiment) à deux bataillons est stationné à Lesbos, le 5ème régiment archipélagique avec un bataillon à Lesbos et un autre à Lemnos alors que le 6ème régiment archipélagique à un bataillon stationné à Samos et un second à Chios.

L’entrainement s’achève en mars 1917 et un mois plus tard la division est transportée à Thessalonique.

Elle arrive sur le front en mai 1917 pour paufiner son entrainement avant d’être placé sous l’autorité de la 57ème DI française, chaque régiment étant jumelé à un régiment français. En août la division occupe seule son propre secteur.

A partir du mois d’octobre elle occupe un secteur plus à l’est dans la région de Polykastro-Goumenissa avec la Division de Crète à sa droite. Jusqu’en mai 1918 les trois divisions grecques sont placées sous commandement français mais après cette date elles sont séparées entre français et britanniques comme nous l’avons vu plus haut. En juillet la division intègre le 29ème RI pour remplacer numériquement le 4ème régiment archipélagique retenu au sud pour des missions de sécurité intérieure.

Durant l’offensive finale (offensive du Vardar), la division appuie la 16ème division d’infanterie coloniale français direction Davidovo avant de rallier Strumica et Plačkovica.

Après l’armistice de Thessalonique, la division retrouve ses deux consœurs dans un corps d’armée grec, le corps d’armée de défense nationale.

La troisième division grecque est la Division Crétoise qui est mise sur pied à Chania (Crète) entre octobre 1916 et mai 1917. Cette division va combattre aux côtés de ses deux consoeurs puis dans la guerre greco-turque. En novembre 1920 elle est rebaptisée 5ème Division d’infanterie car son nom est trop lié à Venizelos.

A ces trois divisions créées sous l’impulsion de Eleftherios Venizelos vont s’ajouter sept autres divisions portant donc le total à 204000 hommes.

Mitteleuropa Balkans (140) Yougoslavie (28)

Artillerie

Artillerie de campagne

7.5cm M.1912

Le 7.5cm M.1912 était le canon de 75mm Schneider modèle 1912, un canon léger destiné à la cavalerie, une pièce livrée à la Serbie avant le premier conflit mondial, pièce également utilisée par la France et la Pologne.

La Yougoslavie à reçu au total 100 exemplaires de cette pièce pour équiper l’artillerie de sa puis de ses divisions de cavalerie. Une partie du parc fût modernisée ce qui explique que des canons de ce type ont fait le coup de feu contre les allemands et les italiens lors de l’opération MARITSA.

Aucun canon de ce type n’à été évacué vers la Grèce ou l’Egypte. Les allemands ont capturé douze pièces qu’ils ont rétrocédé à l’Etat indépendant de Croatie, les hongrois six et les italiens vingt, Budapest ne les réutilisant visiblement pas faute de munitions alors que les italliens les ont utilisé depuis des positions fixes. Aucun canon de ce type n’à survécu au second conflit mondial.

Le 7.5cm M.1912 était un canon de conception et de fabrication française pesant 960kg en batterie et 1550kg en configuration transportant, disposant d’un tube de 1.905m soit 25.4 calibres tirant un projectile explosif de 5.5kg (75x350R) à une distance maximale de 7500m à raison de 15 coups par minute. Protégé par un bouclier de 3.5mm d’épaisseur, l’équipe de pièce de sept hommes peut pointer le canon en site de -8° à +17° et en azimut sur 9°.

7.5cm Gebirgskanone M.15

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre.

Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

Ce canon était toujours en service dans l’armée yougoslave en juillet 1949, étant utilisé principalement par l’artillerie de montagne mais aussi par certaines unités de campagne. Ces canons furent appréciés pour leur discrétion et leur maniabilité ce qui à permis également leur évacuation vers l’Egypte où leur utilisation ne dépassa pas le stade de l’entrainement. Certaines pièces furent réutilisés par les croates ou par les résistants yougoslaves.

Le 7.5cm Gebirgskanone M.15 était un canon de conception et de fabrication austro-hongroise (tchèque) pesant 614kg en position de tir et tirant avec son tube de 15.4 calibres (longueur du tube 1.15m) un projectile de 6.35kg (75x129R) à une distance maximale de 8250m à raison 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce de six hommes peut pointer le canon en site de -10° à +50° et en azimut sur 7°.

Canon de 75mm Skoda modèle 1928

Le canon de 75mm Skoda modèle 1928 est comme son nom l’indique un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque. C’est un canon principalement destiné aux troupes de montagne mais également utilisable comme pièce d’artillerie de campagne légère.

Cette pièce à été utilisée par la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, l’Allemagne, l’Etat indépendant de Croatie, la Roumanie et la Colombie.

La Yougoslavie à reçut 250 pièces suite à une première commande suivit de 450 autres au milieu des années trente soit un total de 700 canons.

Ces pièces furent utilisées par l’artillerie de montagne et par l’artillerie de campagne. Occasionellement durant l’opération MARITSA certains canons furent utilisés pour la lutte antichar.

Quelques canons furent évacués vers la Crète puis vers l’Egypte, canons utilisés pour l’entrainement pour former de nouveaux artilleurs en attendant la livraison de nouveaux canons par les britanniques chargés du rééquipement des yougoslaves dans le domaine de l’artillerie et du génie.

Quelques pièces ont été récupérées par les italiens, les allemands et les croates, pièces souvent utilisées depuis des positions fixes au sein de bases d’appui-feu. Les maquisards et les partisans même si ils préféraient être légers et furtifs ont parfois utilisé ce canon. Quelques pièces ont été préservées après guerre comme canon de salut.

Le Canon de 75mm Skoda modèle 1928 était un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1816kg en batterie (2977kg en transport en configuration hippomobile, 2086kg en configuration automobile), disposant d’un tube de 40 calibres (3.060m) lui permettant de tirer un obus explosif de 8kg (75x174R) à une distance maximale de 13500m à raison de douze coups par minute. L’équipe de pièce de six hommes protégée par un bouclier de 4.2mm peut pointer en site de -8° à +80° et en azimut sur 8°.

8cm M.05/08

Le 8cm Feldkanone M.5 est un canon de campagne (Feldkanone) mis en service en 1907/08 au sein de l’armée austro-hongroise. Si son aspect extérieur est conventionnel, le tube n’est pas en acier mais en bronze.

Ce choix anachronique s’explique par le fait que l’Autriche-Hongrie peinait à fournir suffisamment d’acier de bonne qualité. La mise au point à été longue ce qui explique que bien que le canon soit de modèle 1905 il à en fait été mis en service en 1907/08. Peu après un modèle amélioré baptisé M.05/08 à été mis en service avec un tube en acier.

Outre l’Autriche-Hongrie, ce canon à été utilisé par l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, l’Italie et la Yougoslavie. Outre le premier et le second conflit mondial, le canon de 76.5mm à été utilisé par les italiens lors de la guerre italo-abyssinienne (1935/36).

Outre les rôles d’artillerie de campagne et d’artillerie de montagne ce canon à été utilisé pour la défense antiaérienne, le canon étant installé sur une plate-forme permettant au canon de pointer sur 360°. Les canons ainsi modifiés étaient baptisés 8 cm Luftfahrzeugabwehr-Kanone M 5/8 MP dans l’armée austro-hongroise et Cannone da 77/28 CA (contraereo) dans l’armée italienne.

L’armée royale yougoslave à reçu 270 exemplaires de cette arme, un canon déjà déclassé dans les années vingt.

Ce canon était encore en service en septembre 1948 à une époque où il était totalement obsolète et le canon ne fût pas d’une grande utilité face à l’offensive germano-italo-hongroise.

Le 8cm Feldkanone M.5 est un canon pesant 1816kg (2977kg en configuration transport) disposant d’un tube de 2.285m (30 calibres) permettant le tir d’un obus encartouché QF 76.5x283mm pesant 8.31kg à une distance maximale de 13500m à raison de 12 coups par minute. L’équipe de pièce qui sert ce canon se compose de sept hommes protégés par un bouclier de 3.5mm et peut pointer en site de -5° à +23° et en azimut sur 8°.

QF-25 Pounder (canon-obusier de 25 livres)

Dès la fin de la Campagne de Yougoslavie, le gouvernement yougoslave en exil s’empressa de soliciter les alliés pour permettre la remise sur pied d’une armée digne de ce nom. Plus facile à dire qu’à faire.

Non seulement les troupes yougoslaves étaient dispersées en Grèce mais en plus les alliés étaient divisés sur la question. Il fallut un peu de temps pour que tout le monde accorde ses violons.

Finalement la remise sur pied de quatre divisions d’infanterie et d’une division blindée est décidée, l’équipement devant être assurée par la France (infanterie), la Grande-Bretagne (artillerie et génie) et les Etats-Unis (blindés).

Chaque division d’infanterie yougoslave devant disposer d’un régiment d’artillerie à vingt-quatre pièces Londres accepta de fournir l’équipement nécessaire sous la forme du canon-obusier de 25 livres ou en version originale, le QF 25 Pounder.

Cette arme remarquable qui n’à rien à envier avec le canon de 75mm TAZ modèle 1939 est un canon-obusier puisque si il à été conçu comme obusier (canon court, angle d’élévation important) il fût davantage utilisé comme canon voir même comme canon antichar en attendant l’arrivée massive d’un canon de 17 livres spécifiquement dédié à la destruction des blindés ennemis (encore que ce canon pouvait également être utilisé en artillerie sol-sol).

Les premiers canons-obusiers de 25 livres mis en service en 1940 reprennaient l’affût du QF 18 Pounder Mk IV avec tout de même une différence majeure à savoir une plate-forme permettant de pivoter sur 360° ce qui facilitait le passage d’une cible à l’autre.

Au printemps 1942 le Mk II entre en production avec un nouvel affût qui ne devait rien au canon de 18 livres. En 1945 le Mk III remplace le Mk II sur les chaines de montage alors qu’en Australie le Mk IV ou Mk I Short était une version allégée et démontable en plusieurs fardeaux produite uniquement en Australie pour permettre son emploi en terrain difficile comme la jungle.

Outre l’Australie (qui disposait également de Mk I et II), le canon-obusier à été exporté au Canada (qui à ensuite décidé de le produire sous licence), en Afrique du Sud, en Irlande, au Portugal, en Norvège au Danemark et en Yougoslavie.

96 QF 25 Pounder Mk III sont livrés pour équiper les régiments d’artillerie plus 16 QF 25 Pounder Mk II de seconde main pour permettre l’entrainement des artilleurs yougoslaves.

Ces canons vont accompagner les troupes yougoslaves dans la reconquête des Balkans et la libération du royaume de Yougoslavie. Ils vont rester en service jusqu’au milieu des années soixante, étant remplacé par des obusiers D-30 de 122mm.

Le Ordnance QF 25 pounder était un canon de 25 livres (87.6mm) tirant via un tube de 31 calibres (2.715m) un obus de 11.340kg (qu’il soit explosif, fumigène, éclairant ou chimique) à une distance maximale de 12253m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce se compose de six hommes (même si en cas d’urgence quatre personnes peuvent le mettre en œuvre) et peut grâce à l’affût pointer en azimut sur 360° (8° en n’utilisant que l’affût) et en site de -5° à +40°.

10cm Leichte Feldhaubitze M.14

L’obusier léger de 100mm modèle 1914 est une arme conçue par la firme Skoda pour l’armée austro-hongroise.

Outre l’Autriche-Hongrie, cet obusier va être utilisé par l’Autriche, l’Albanie, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne (après l’Anschluss et le démembrement de la Tchécoslovaquie), la Grèce, la Hongrie, la Pologne, la Yougoslavie et donc l’Italie au titre notamment des dommages de guerre.

Cet obusier à été d’abord conçu avec un tube en bronze mais les derniers exemplaires produits disposaient d’un tube en acier.

Initialement cette pièce était hippomobile, six chevaux étant nécessaires pour remorquer l’obusier jusqu’à sa position de tir. Si nécessaire, cet obusier pouvait être divisé en trois fardeaux pour le transport en terrain difficile.

Après le premier conflit mondial certains obusiers furent munis de pneumatiques pour être remorqués par des camions, les sièges montés sur l’affût qui avaient leur raison d’être lors du remorquage hippomobile mais qui étaient inutiles pour le remorquage automobile.

A noter que la Tchécoslovaquie à mis au point une version très améliorée, le modèle 1914/19 (10cm houfnice vz. 14/19) qui va être exportée en Pologne, en Grèce et en Yougoslavie.

L’armée royale yougoslave à utilisé cet obusier principalement au sein de son artillerie divisionnaire mais aussi au sein de son artillerie d’armée. Cet obusier bien qu’ancien était toujours bon pied bon œil et joua son rôle pour appuyer les fantassins yougoslaves ou repousser les troupes ennemies.

Aucun obusier n’à été évacué en direction de la Grèce ou de l’Egypte mais les allemands, les italiens et les croates ont récupéré des obusiers de ce type pour être réutilisés notamment au combat contre les partisans, les maquisards mais aussi contre les troupes régulières alliées.

Le 10cm Leichte Feldhaubitze était un obusier de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1350kg en position de tir, disposant d’un tube de 1.93m (19 calibres) lui permettant de tirer un obus de type séparé (100x183mm) pesant 14kg à une distance maximale de 8400m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer l’obusier en site de -8° à +50° et en azimut sur 6°.

Obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916

L’obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916 est une pièce d’artillerie mise au point pour l’armée austro-hongroise mais qui va connaître une très longue carrière dans de nombreux pays.

Outre son pays d’origine il à été utilisé par l’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, la Yougoslavie et la Turquie, cette dernière dans une variante en calibre 105mm.

Cet obusier fût utilisé par l’artillerie de campagne mais aussi par l’artillerie de montagne. Quelques pièces ont été évacuées vers la Grèce mais n’ont pas été réutilisées par l’armée yougoslave reconstituée faute de munitions adaptées. Les pièces stockées dans le Péloponnèse ont été ferraillées après guerre.

L’obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916 était une pièce de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1235kg en position de tir disposant d’un tube de 1.9m (19 calibres) permettant le tir d’un obus explosif de 14kg (100x132R) à une distance maximale de 8490m à raison de cinq coups par minute. L’équipe de pièce composée de 11 hommes était protégée par un bouclier de 4.2mm et pouvait pointer en site de -8° à +70° et en azimut sur 5°.

10cm M.1928

L’obusier de 100mm modèle 1928 était une arme de conception et de fabrication tchécoslovaque, une autre réalisation de la célèbre firme Skoda. Vingt exemplaires ont été commandés et livrés à la Yougoslavie.

L’objectif était de créer une arme combinant les qualités d’un obusier et d’un canon de montagne sur une seule arme. Au premier il empruntait une grande élévation en site et au second la légèreté et une capacité à être démontée en trois fardeaux. Si l’armée tchécoslovaque ne le commanda pas, elle prit livraison d’un grand nombre de son successeur, le modèle 1930.

Cet obusier va participer à l’opération MARITSA appuyant l’infanterie yougoslave en phase offensive comme en phase défensive. Quelques pièces se retrouvèrent en Grèce, étant mises en œuvre par leurs servants en soutien des troupes grecques. Malheureusement quand il fallu évacuer la Grèce continentale en direction du Péloponnèse on décida de saboter les pièces.

Quelques pièces (bis) ont été capturées par les allemands qui les ont remis en état avant de les céder à leurs alliés croates qui bénéficièrent de pièces neuves issus des stocks de l’armée tchécoslovaque et un temps utilisé par les allemands.

Le 10cm M.1928 était un obusier de campagne léger de conception et de fabrication tchécoslovaque de 100m pesant 1798kg en position de tir (3077kg en configuration transport) et disposant d’un tube de 25 calibres (longueur 2.5m) ce qui lui permet de tirer un projectile de type séparé de 16kg (100x132R) à une distance maximale de 10600m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce de dix hommes protégée par un bouclier de 4.2mm peut pointer l’obusier en site de -8° à +80° et en azimut sur 8°.

10.5cm M.1913

Canon de 105mm modèle 1913S dans un musée finlandais

Le 10.5cm M.1913 est tout simplement le canon de 105L modèle 1913S, un produit de la maison Schneider qui devait beaucoup à un canon de 107mm de la firme Putilov où la maison Schneider avait beaucoup investit avant guerre.

Ce canon fût utilisé par la France mais aussi par ses alliés comme la Belgique et l’Italie. Après guerre la Pologne et la Yougoslavie ont récupéré des canons pour équiper leur armée.

C’est ainsi que l’armée royale yougoslave va récupérer 60 canons de ce type, des canons d’abord à traction hippomobile puis utilisés via une traction automobile. Ces canons étaient utilisés au niveau de l’armée, l’équivalent yougoslave de notre ALCA (Artillerie Lourde de Corps d’Armée).

Aucune pièce n’à pu être évacuée vers la Grèce mais les italiens ont récupéré douze pièces qu’ils vont réutiliser au profit de leurs troupes déployées dans les Balkans. Aucune des soixante pièces n’à survécu au second conflit mondial.

Le 10.5cm M.1913 était un canon lourd de conception et de fabrication française pesant 2350kg en position de tir mais 2750kg en configuration de tir. Avec son tube de 28.5 calibres (soit 2.987m) il pouvait tirer un obus explosif de 15.74kg à une distance maximale de 12000m à raison de 6 coups par minute. L’équipe de pièce composée de huit hommes pouvait derrière son bouclier de 4.5mm d’épaisseur pointer le canon en site de -5° à +37° et en azimut sur 6°.

10.5cm M.1936

Le 10.5cm M.1936 est la désignation yougoslave d’un autre canon tchèque, le 10.5cm hruby kanon vz.35 (canon de 105mm lourd modèle 1935). Sa carrière dans l’armée tchécoslovaque est courte mais elle va continuer au sein des armées allemandes, slovaques et yougoslaves.

Bien que désigné modèle 1936 il à été en réalité mis en service en 1937 dans l’armée royale yougoslave qui après avoir acquis 120 canons directement auprès de Prague se lança dans une production sans licence, la production chaotique et difficile s’achevant en septembre 1946 après la sortie de 160 pièces supplémentaires pour équiper essentiellement l’artillerie d’armée (équivalent en Yougoslavie de notre Artillerie Lourde de Corps d’Armée).

Ces canons furent surtout utilisés pour des missions de contrebatterie et pour gêner les derniers préparatifs des attaques et des offensives alliées.

En raison d’un poids important, son évacuation et sa sortie de batterie fût délicate pour ne pas dire impossible ce qui explique le grand nombre de pièces sabotées par leurs servants quand il fallait échapper à l’ennemi. Certains de ces canons furent volontairement (?) mal sabotés et réutilisés ultérieurement par les allemands essentiellement pour la défense côtière.

Une poignée de canons à pu être évacué par les yougoslaves en direction de la Crète où ils furent utilisés pour défendre le port de La Sude contre un éventuel débarquement amphibie ennemi. Son utilisation à cessé au printemps 1953 en raison de l’épuisement des stocks de munitions.

Le 10.5cm M.1936 était un canon lourd de campagne de 105mm de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 4200kg en batterie (mais 4600kg en configuration transport) disposant d’un tube de 42 calibres (longueur 4.4m) lui permettant de tirer un obus de 18kg à une distance maximale de 18100m à raison de 8 coups par minute. L’équipe de pièce composée de huit hommes protégé par un bouclier de 4.7mm peut pointer le canon en site de -6° à +42° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

Mitteleuropa Balkans (134) Yougoslavie (22)

Organisation générale et organisation des grandes unités

NdA : ne seront abordées ici que les structures des grandes unités de l’armée royale yougoslave

Division d’Infanterie

Temps de paix

En temps de paix la division d’infanterie yougoslavie dispose de trois régiments d’infanterie et deux régiments d’artillerie qui forment une brigade. A cela s’ajoute des unités de cavalerie, d’appui et de soutien.

Temps de guerre

Quand éclate l’opération MARITSA, la divison d’infanterie yougoslave type comprends 26 à 27000 hommes avec 11200 chevaux et animaux de trait. Elle est organisée de la façon suivante :

-Un quartier général

-Un quartier général divisionnaire d’infanterie chapeautant trois ou quatre régiments d’infanterie

-Un quartier général divisionnaire d’artillerie avec deux régiments d’artillerie

-Un bataillon de cavalerie avec deux escadrons montés, un escadron cycliste, un peloton d’autos blindées (pour certaines) et un peloton de mitrailleuses

-Un bataillon de pionniers à trois compagnies

Canon de 37mm modèle 1937

-Une compagnie antichar avec douze canons antichars de 37 ou de 47mm

-Une compagnie de mitrailleuses

-Une compagnie de mitrailleuses antiaériennes

-Une compagnie de transmissions

-Unités logistiques

1ère Armée Yougoslave

Quand les yougoslaves parviennent à reconstituer une armée, le cœur est composé de quatre divisions d’infanterie organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Des unités logistiques

Char léger M-24 Chaffee

-Un bataillon de reconnaissance disposant d’autos blindées M-8 Greyhound et de chars légers M-24 Chaffee

-Trois régiments d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie équipé de M-7 Priest

-Un bataillon du génie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

Division Légère d’Infanterie

Ces deux divisions d’infanterie sont créées dans la foulée de la reconquête de la Yougoslavie avec des partisans et des maquisards, des jeunes recrues trop jeunes en 1949 le tout encadré par des officiers, des sous-officiers détachés de divisions existantes.

Ces deux divisions sont tout juste opérationnelles quand se termine le conflit et après plusieurs tentatives de réforme elles sont finalement dissoutes en 1957. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Des unités logistiques

-Une compagnie de reconnaissance équipée d’autos blindées

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

Division d’Infanterie de Montagne

-Un état-major

-Des unités logistiques

-Une compagnie d’éclaireurs skieurs

-Trois régiments d’infanterie de montagne

-Un régiment d’artillerie de montagne

-Un bataillon du génie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

Division de Cavalerie

Temps de paix

En temps de paix les deux divisions de cavalerie existantes disposent de deux état-majors de brigade de cavalerie et de quatre régiments montés.

Temps de guerre

En temps de guerre les trois divisions de cavalerie disposent de 6 à 7000 hommes. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un bataillon divisionnaire de cavalerie disposant de deux escadrons montés, un escadron de mitrailleuses, un escadron du génie et une compagnie cycliste

-Une brigade de cavalerie à deux ou trois régiments de cavalerie

-Un bataillon d’artillerie à quatre batteries dont une batterie antichar motorisée

-Deux bataillons d’infanterie cycliste à trois compagnies de fusiliers et une compagnie de mitrailleuse

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie de pontonniers

-Un peloton de défense chimique

Division de la Garde

-Deux régiments de cavalerie

-Un régiment d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

Brigade mécanisée

-Un état-major

-Une compagnie de reconnaissance motorisée

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Deux bataillons de chars légers Hotchkiss H-39

-Deux régiments à trois bataillons d’infanterie portée (camions d’origine américaine)

-Un régiment d’artillerie motorisée

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

Division Blindée

Si la création de nouvelles divisions d’infanterie ne posait pas trop de problèmes, la création d’une division blindée ne paraissait pas si évident que cela, les alliés doutant de la capacité du gouvernement yougoslave en exil à créer ce type d’unité.

Finalement le personnel issu de la brigade mécanisée, d’anciens fusiliers cyclistes, d’anciens cavaliers qui durent faire le deuil de «la plus belle conquête de l’homme» et de jeunes fantassins avides de nouveauté et de modernité permis la création de la 1ère Division Blindée Yougoslave, une division entièrement équipée par les américains suite à un partage entre alliés, les français s’occupant essentiellement des divisions d’infanterie et les britanniques de l’artillerie et du génie (même si in fine la séparation n’était pas aussi étanche pour de basses raisons pratiques notamment la disponibilité du matériel)

Cette division blindée qui va dépendre directement de l’état-major de la 1ère Armée yougoslave était organisée de la façon suivante :

-Un état-major divisionnaire

-Une compagnie d’état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance équipé d’autos blindées M-8 Greyhound et de M-24 Chaffee

M-10 Tank Destroyer

-Un bataillon de chasseurs de chars M-10 Tank Destroyer

M-4 Sherman à canon de 76mm

-Deux régiments de chars équipés de M-4 Sherman à canon de 76mm

Des passionnés d’histoire reconstituant des combats à bord d’un semi-chenillé M-3

-Deux régiments d’infanterie portée disposant de half-track M-3 et de canons d’assaut Somua Sau-40

Canon d’assaut Somua Sau40

-Un régiment d’artillerie automotrice équipée de M-7 Priest

-Un compagnie antiaérienne

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

Autres unités (1) : niveau régimentaire

Régiment d’Infanterie

Chaque régiment d’infanterie yougoslave dispose en juillet 1949 de trois ou quatre bataillons d’infanterie et une compagnie de mitrailleuses régimentaire. Cette compagnie devient pour certains régiments une compagnie régimentaire d’engins avec mitrailleuses et mortiers mais cela concerne quelques régiments, le temps et les moyens manquant pour réorganiser tous les RI.

Les régiments d’infanterie «nouvelle formule» créé à partir de 1950 sont organisés de la façon suivante :

-Un état-major régimentaire

-Trois bataillons disposant d’une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie d’appui (mitrailleuses et mortiers)

Régiment d’infanterie portée

Ce régiment est créé au sein de la brigade mécanisée, la seule unité motomécanique de l’armée yougoslave en juillet 1949. Deux régiments d’infanterie sont destinés à accompagner les chars Hotchkiss H-39 de la brigade, d’occuper le terrain, de neutraliser les positions fortifiées….. .

En temps de paix ces deux régiments dispose de deux bataillons plus un bataillon cadre destiné à la formation, bataillon qui en temps de guerre doit devenir un bataillon opérationnel.

Le régiment d’infanterie portée dispose d’un état-major régimentaire, d’une compagnie d’état-major, de trois bataillons d’infanterie portée et d’une compagnie antichar.

Quand la Yougoslavie peut mettre sur pied une division blindée en Egypte, les hommes des régiments portés qui n’ont pas démérité durant la Campagne de Yougoslavie vont participer à la renaissance de ce type d’unité avec des moyens supérieurs fournis notamment par les américains qui vont livrer des Halftrack M-3 qui va devenir le cheval de bataille de ces deux nouveaux régiments portés.

Tirant les leçons de leur propre expérience et de l’expérience des alliés, les yougoslaves ont fait évoluer l’organisation de l’unité :

-Un état-major régimentaire

-Trois bataillons disposant d’une compagnie de commandement et de soutien, de trois compagnies de combat et d’une compagnie d’appui

-Un bataillon de canons d’assaut Somua Sau-40 (des véhicules de seconde main, entièrement révisés et cédés à la Yougoslavie)

Régiment de Cavalerie

Chaque régiment de cavalerie dispose de quatre escadrons montés, d’un escadron de mitrailleuses et d’un escadron du génie.

Ce type d’unité n’est pas reconstitué dans la nouvelle armée yougoslave faute de moyens et en dépit du fait que le théâtre d’opérations des Balkans se prétait bien à l’utilisation d’unités montées.

Régiment de chars

Les deux régiments de chars de la 1ère division blindée sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major régimentaire

M-8 Greyhound

-Un escadron d’éclairage et d’appui disposant d’un peloton de commandement et de soutien, de deux pelotons d’autos blindées M-8 Greyhound et d’un peloton de chasseurs de chars M-10.

-Trois escadrons disposant d’un peloton de commandement et de transmissions, de quatre pelotons de cinq chars Sherman et un peloton d’autos blindées M-8 Greyhound.

Régiment d’Artillerie

Le régiment d’artillerie divisionnaire type dispose de quatre bataillons d’artillerie, un bataillon d’obusiers légers de 100mm, un bataillon de canons de montagne (65 ou 75mm) et deux bataillons d’artillerie de campagne (canons de 75 ou de 80mm).

Le régiment d’artillerie de montagne ne dispose que de trois bataillons d’artillerie, un bataillon d’obusier léger de 100mm et deux bataillons d’artillerie de montagne équipés de canons de 65 ou de 75mm.

Les six régiments d’artillerie antiaérienne existant en juillet 1949 sont organisés en trois bataillons de douze pièces soit un total de 216 canons médians.

Les nouveaux régiments d’artillerie organisés après 1950 sont tous organisés sur le même modèle, seu l’équipement variant avec soit des pièces automotrices ou des pièces tractées. Le régiment comprend un état-major, une batterie de commandement et de soutien, deux groupes à trois batteries de quatre pièces soit 24 canons ou obusiers et une batterie de reconnaissance et de conduite de tir avec notamment un peloton de huit M-3 Scout Car.

M-3 Scout Car

Autres unités (2) : niveau bataillon

Bataillon d’infanterie cycliste

Au sein des deux divisions de cavalerie existantes en temps de paix on trouvait un total de six bataillons d’infanterie cyclistes. A la mobilisation ce nombre tombe à deux par divisions pour permettre la mise sur pied d’une troisième division de cavalerie.

Chaque bataillon de ce type se compose de trois compagnies de fusiliers cyclistes et une compagnie de mitrailleuses.

Ces unités ne sont pas reconstituées en 1949/50 mais nombre de fusiliers cyclistes vont se retrouver au sein de la division blindée au sein des régiments d’infanterie portée.

Bataillon parachutiste yougoslave

Ce bataillon est le bataillon des occasions manquées. Mis sur pied à l’automne 1951 il est à plusieurs reprises mis en alerte pour des sauts tactiques ou des raids commandos (au grand dam de la 7ème compagnie qui y voit une intolérable intrusion dans son domaine réservé) mais ne connaitra jamais de saut opérationnel.

A son grand dam il sera engagé comme unité d’infanterie légère, certes en avant du front pour des raids pour s’emparer d’une position stratégique mais jamais après un largage par avion.

Dissous après guerre, il sera reconstitué à l’époque communiste qui ira jusqu’à créer une véritable brigade aéroportée mais ceci est une autre histoire qui sort de ce cadre.

Le bataillon comprenait une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de fusiliers parachutistes et une compagnie d’armes lourdes (mortiers, mitrailleuses et canons antichars d’infanterie utilisés comme canons d’appui et non pour leur rôle premier).

Bataillon de cavalerie

Pour éclairer, couvrir et flanquer, chaque division d’infanterie dispose d’un bataillon de cavalerie. Il est organisé de la façon suivante :

-Deux escadrons montés à quatre pelotons montés ou trois pelotons montés plus un peloton cycliste et un peloton de mitrailleuses

-Un escadron cycliste à trois pelotons cyclistes et un peloton de mitrailleuses

-Un peloton de mitrailleuses lourdes

-Un peloton d’autos blindées

Bataillon divisionnaire de cavalerie

Ce bataillon dépendait directement de l’état-major divisionnaire des divisions de cavalerie existants à l’époque de l’opération MARITSA. Ils étaient organisés de la façon suivante :

-Deux escadrons montés à trois pelotons plus un peloton de mitrailleuses

-Un escadron de mitrailleuses

-Un escadron du génie

-Une compagnie cycliste

Bataillon de chars légers

En juillet 1949 la brigade mécanisée disposait de deux bataillons de chars légers équipés d’Hotchkiss H-39.

La Yougoslavie en avait reçut 90 exemplaires de quoi équiper deux bataillons selon le modèle français mais à l’usage Belgrade va préférer réduire le nombre de chars en ligne pour faire durer son parc, l’idée de récupérer les R-35 ayant été écartée.

Le bataillon de char léger était organisé en un peloton de commandement et de soutien, trois pelotons de huit chars et un peloton de transmissions.

Cela donnait donc quarante-huit chars légers en ligne et le reste en volant de réserve, volant mobilisé au moment de l’opération MARITSA pour créer des compagnies de marche.

Renault R-35

L’armée yougoslave disposait également d’un bataillon de chars qui avait remplacé ses Renault FT antédéluviens par des Renault R-35, les Renault FT encore en état formant des compagnies indépendantes.

Bataillon de reconnaissance

Cette unité voit le jour au sein des divisions d’infanterie et de la division blindée reconstituées en Egypte par les alliés avec essentiellement un équipement américain. Il est organisé de la façon suivante :

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une compagnie de chars légers M-24 Chaffee

-Deux compagnies d’autos blindées M-8 Greyhound

Bataillon de pionniers

Ce bataillon est l’équivalent avant guerre des bataillons du génie des autres armées. Il comprend trois compagnies qu sont initialement identiques mais avec le temps on note une certaine spécialisation avec par exemple une compagnie de déminage, une compagnie de pionniers d’assaut et une compagnie d’aménagement.

Bataillon du génie

Ce bataillon est organisé de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie de pontonniers

-Une compagnie de pionniers d’assaut

-Une compagnie d’aménagement du terrain

Autres unités (3) : niveau compagnie

Compagnie d’infanterie type 1941

-Un état-major de compagnie, quatre pelotons d’infanterie et une compagnie de ravitaillement.

-L’état-major de compagnie comprend un capitaine, un sergent chef (armés de pistolets), deux estafettes disposant de fusils, deux clairons eux aussi armés de fusils, deux infirmiers de combat armés de pistolets, quatre aides médicales et un soldat s’occupant du chef du capitaine.

-Chaque peloton dirigé par un lieutenant (armé d’un pistolet) dispose d’une escouade de fusiliers dirigée par un caporal avec dix fusiliers et un grenadier. Ils sont tous armés d’un fusil, le dernier disposant d’un système permettant de lancer des grenades VB.

Aux côtés de l’escouade de fusiliers on trouve trois escouades de mitrailleuses légères dirigée chacune par un sergent armé d’un fusil, un caporal tireur disposant d’un fusil mitrailleur et d’un pistolet comme arme d’autodéfense, un pourvoyeur armé d’un pistolet, un transporteur de munitions armés d’un fusil, un caporal armé d’un fusil, cinq fusiliers et un grenadier.

-Le train de compagnie dirigée par un sergent armé d’un pistolet comprend un jeune sergent armé d’un pistolet, cinq soldats servant de Batmen, deux cuisiniers, un clerc, douze palfreniers et seize chevaux tractant une remorque

Au total la compagnie d’infanterie comprend cinq officiers, 214 sous-officiers et soldats, 34 pistolets, 160 fusils, 12 fusils mitrailleurs, douze lance-grenades et dix-sept chevaux.

Compagnie d’infanterie type 1950

Au sein de l’armée yougoslave reconstituée, la compagnie d’infanterie est organisée de la façon suivante :

-Un état-major de compagnie

-Quatre sections de combat avec un groupe d’état-major, quatre groupes de douze hommes organisé autour d’un ou deux fusils mitrailleurs et un groupe de mortiers avec deux mortiers de 60mm

-Une section d’appui avec un groupe de quatre mitrailleuses ou fusils mitrailleurs, un groupe de deux mortiers de 60mm et un groupe antichar avec des lance-roquettes

Compagnie de reconnaissance

Equipée d’autos blindées elle était organisée en un peloton de commandement et de soutien et trois pelotons de quatre autos blindées.

Compagnie de chars/Compagnie de marche

Renault FT

En septembre 1939 les chars en service dans l’armée yougoslave sont au nombre de 110, 54 Renault R-35 et 56 Renault FT, les premiers pouvant encore faire illusion contrairement aux seconds.

Si les Hotchkiss H-39 vont former le cœur de la brigade mécanisée, les Renault FT et les Renault R-35 vont être dispatchés entre différentes unités.

Au moment de l’opération MARITSA, on compte deux compagnies de quinze vénérables Renault FT soit 30 chars en service mais aussi trois compagnies de 15 Renault R-35 soit quarante-cinq chars en ligne, les cinq derniers étant en réserve. Si les compagnies de Renault FT sont indépendantes, celles équipées de R-35 forment un bataillon indépendant de char.

Les Hotchkiss H-39 en parc vont également former des compagnies indépendantes en l’occurence sept compagnies de six.

Ces différentes compagnies vont être engagés dans des opérations quasi-suicidaires de freinage des unités allemandes ou en appui de l’infanterie. Le personnel survivant ayant passé cette terrible ordalie va offrir un précieux vivier de personnel compétent pour créer la 1ère division blindée yougoslave.

Compagnie antichar

Avant l’opération MARITSA, les compagnies antichars yougoslaves sont organisées de la même façon avec douze canons antichars de 37 ou de 47mm, canons remorqués soit par des chevaux dans les unités hippomobiles ou par des camions pour les quelques unités motorisées.

Canon antichar QF 6 Pounder (57mm)

Dans les unités reconstituées, la compagnie antichar yougoslave est mieux structurée avec trois pelotons de quatre canons antichars (des canons de 57mm britanniques) et un peloton de casseurs de chars armés de Bazooka.

Compagnie antiaérienne/Compagnie de mitrailleuses antiaériennes

En juillet 1949 la compagnie antiaérienne yougoslave est organisée selon le même modèle que la compagnie antichar avec douze pièces soit des mitrailleuses lourdes de 13.2mm ou des canons antiaériens légers de 20mm.

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

Dans les unités reconstituées la compagnie antiaérienne yougoslave dispose de deux pelotons de six Bofors de 40mm et deux pelotons de huit Oerlikon de 20mm soit une puissance de feu nettement supérieure à celle de ces devancières.

Compagnie du génie

Elle était organisée en une section de commandement et de transmissions, une section de minage, une section de déminage et une section d’aménagement du terrain.

7ème compagnie de commandos

En dépit des difficultés dans la (re)mise sur pied de l’armée yougoslave les alliés acceptèrent très vite la proposition de mettre sur pied une compagnie commando.

Cette 7ème compagnie commando est ainsi créée le 7 janvier 1950 et va intégrer le 10ème commando interallié qui comme son nom l’indique était multinational.

Il comprenait en effet deux compagnies britanniques (1ère et 3ème), une compagnie française (la 2ème dite Compagnie de la Garde), une compagnie polonaise (4ème), une compagnie grecque (5ème) et une compagnie sud-africaine (6ème).

Cette compagnie yougoslave était composée de soldats ayant notamment servit avant guerre dans les troupes de montagne ou dans la Division de la Garde. Ils étaient donc considérés comme appartenant aux meilleures unités de l’armée yougoslave. Cette compagnie était organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Une section de commandement et de transmissions

-Deux sections d’action directe

-Une section de tireurs de précision

-Une section de mitrailleuses

Cette compagnie va opérer dans des raids contre l’arrière du front en Grèce et en Yougoslavie, vont mener des opérations homo contre certains chefs collabos ou d’anciens résistants retournés par les allemands et les italiens.

Ils vont être les premiers soldats yougoslaves à reprendre officiellement la lutte et pénétrer sur le territoire yougoslave.

Le conflit terminé, cette 7ème compagnie quitte le giron interallié pour intégrer pleinement l’armée yougoslave. En 1956 cette compagnie devient bataillon va devenir le dernier rempart d’une monarchie aux abois. Pas étonnant qu’en 1958 à leur arrivée au pouvoir les communistes vont dissoudre ce bataillon avant de créer rapidement leurs propres unités de forces spéciales.

Mitteleuropa Balkans (128) Yougoslavie (17)

Une histoire des forces armées en Serbie (1) Des origines aux guerres balkaniques

La Serbie ayant été le moteur de l’unification des yougo-slaves il était logique que les forces armées serbes beneficient d’une partie particulière.

De plus en dépit d’efforts sincères menés par Pierre II le haut commandement de la Jugoslovensko Vojska était encore à la veille de l’opération MARITSA majoritairement serbe, les croates et les slovènes étant assez peu présent dans les hautes-sphères militaires alors que leur région d’origine était clairement en première ligne en cas d’invasion qu’elle soit italienne ou allemande.

Les unités militaires serbes ou serbophones ne datent pas de la création de la principauté de Serbie en 1830. Sans remonter jusqu’aux temps glorieux où l’empire serbe pouvait s’étendre sur une grande partie des Balkans, on trouvait dès le 18ème siècle des unités militaires serbes qu’elles soient irrégulières (hadjuks) ou militairement encadrées comme les unités serbes déployés dans la Frontière Militaire.

Cette milice va être utilisée par les autrichiens dans deux assauts infructueux contre Belgrade en 1787 et 1788. Elle est dissoute suite au traité de Sistova.

Mise sur pied dans la Frontière Militaire et plus précisément la région du Bannat. L’objectif de cette nouvelle force armée serbe est de libérer la Serbie du joug ottoman et de placer la Serbie sous la protection des Habsbourg.

Selon un document du 6 novembre 1789 cette unité comprenait un squadron de hussards, dix-huit compagnies de fusiliers et quatre compagnies de mousquetaires soit 5049 soldats. Ils portaient des uniformes semblables à ceux des autres unités de la Frontière Militaire.

A noter qu’en 1793 un nouveau corps franc composé de serbes et de bosniens à été levé dans la Frontière Militaire et que durant le premier soulèvement serbe (14 février 1804 au 7 octobre 1813) des détachements de sabotage appelés frajkori ont été mis en place.

Ce soulèvement fait suite au comportement de janissaires rénégats qui avait pris le pouvoir en 1801 et avait remplacé un régiment d’une relative autonomie, d’une relative quiétude en une tyrannie sanglante qui poussa les serbes à la revolte.

Faute d’armée digne de ce nom les serbes se livrèrent à des actions de guerilla ainsi que des représailles contre ce qu’on pourrait appeler des collaborateurs. Ils bénéficiaient de l’aide du Sultan avec l’appui d’un corps de cavalerie, le corps de sipahi.

Le Sultan s’en inquiéta et décida de surveiller de près ce mouvement tout en faisant mine de le soutenir. Après une série de victoires militaires en 1805/1806 les divisions entre leaders, la fin du soutien russe en raison du retour de la paix avec les ottomans entrainant une victoire ottomane et une sévère répression.

Une nouvelle révolte à lieu du 23 avril 1815 au 26 juillet 1817. Contrairement à la première où un temps les serbes furent alliés aux ottomans (encore qu’il s’agissait d’une alliance ambigüe et pleine de sous-entendus) cette fois les ennemis étaient clairement identifiés. Là encore il s’agissait d’une guerre du faible au fort aboutissant à la naissance de la Principauté de Serbie.

Qui dit principauté dit armée et Belgrade va très vite s’attacher à marquer symboliquement son autonomie en mettant sur pied une véritable armée.

Plus facile à dire qu’à faire car ce développement est clairement contraint par ses voisins autrichiens et ottomans.

Vienne et Constantinople ne sont pas dupes : si Belgrade parvient à obtenir une armée puissante la tentation se grande de vouloir obtenir par les armes une indépendance en bonne et due forme.

La principauté de Serbie doit donc limiter ses ambitions militaires. Sans surprise c’est la Russie qui sert de modèle militaire.

Entre 1830 et 1835, un bataillon d’infanterie, un escadron de cavalerie et une batterie d’artillerie sont mis sur pied. Des officiers russes d’active arrivent en Serbie y introduisent lois, règlements et exercices venus de la Troisième Rome. Douze jeunes serbes sont envoyés en Russie pour être formés au métier d’officier.

Une loi de 1838 permet la mise en place d’une Armée de Garnison. A noter que l’armée serbe dépend du ministère de l’Intérieur et non du ministère de la Guerre comme on pourrait s’y attendre (NdA Je n’ai pas la réponse à ce mystère mais probablement que le caractère autonome de l’Etat serbe exclu la présence d’un ministère de la Guerre). Les effectifs sont très limités avec 2438 hommes. Autant dire que pour venger le roi Lazare tombé à Kosovo Polje en 1389 on repassera….. .

A noter qu’à cette époque un deuxième bataillon d’infanterie à quatre compagnies à été mis sur pied.

En 1860 de jeunes officiers serbes de l’Armée autrichienne rejoignent l’Armée de la Principauté de Serbie. Des Slovènes sont également recrutés essentiellement dans le domaine sanitaire et logistique. En 1867 une loi autorise des officiers étrangers à servir dans les rangs de l’armée serbe.

Après la guerre de Crimée l’influence russe sur la chose militaire russe décline au profit de l’influence militaire française qui ne perdra pas trop d’éclat même après la défaite de 1870. Certes l’Allemagne devient un modèle séduisant pour tous les pays avides de modernité militaire mais la France reste pour beaucoup une valeur sure.

A la même époque l’assemblée serbe vote une loi sur l’armée nationale qui prévoit des effectifs importants à savoir 100 à 150000 hommes (NdA j’ignore si il s’agit du temps de paix ou du temps de guerre).

Si dans les premiers temps toutes les demandes de l’Armée sont acceptées par la classe politique, avec le temps les politiques à tort ou à raison sont plus réticents à consentir aux dites demandes.

Cette armée de la Principauté participe à une nouvelle révolte serbe en 1848/49 mais aussi à la révolte en Herzegovine (1875-1877). Elle participe également à l’expulsion de 30 à 70000 musulmans essentiellement albanais du Sandjak de Nis direction le Kosovo. Elle est aussi engagée dans une guerre contre son suzerain ottoman de 1876 et 1878.

A l’issue de cette guerre la principauté de Serbie devient indépendant et étend son territoire pour aboutir quasiment à son territoire actuel. Quatre ans plus tard en 1882 la principauté devient royaume.

En 1901 est votée la Loi sur l’organisation militaire (Zakono ustrojstvu vojske) qui réorganise le dispositif militaire serbe. Comme tous les pays de l’époque ou peu s’en faut, le Royaume de Serbie dispose d’une armée de conscription.

Tous les hommes de 17 à 50 ans sont soumis à des obligations militaires. L’armée est divisée entre une Armée Nationale composée d’hommes entre 20 et 45 ans et une Force de Défense composée des plus jeunes (17 à 20 ans) et des plus anciens (45 à 50 ans).

L’Armée Nationale est divisée en trois classes d’âge ou poziv (appel), les troupes du premier appel étant composée d’hommes entre 20 et 31 ans, celles du second appel d’hommes entre 31 et 37 ans et celles du troisième appel d’hommes entre 37 et 45 ans.

Le territoire serbe est divisée en cinq zones divisionnaires (Morava, Drina, Dunav, Sumadija et Timok) qui donnent leur nom aux divisions.

Chaque zone divisionnaire est divisée en trois districts qui correspondent au niveau du régiment, districts eux mêmes divisé en districts bataillonnaire.

Chaque zone divisionnaire fournit une division d’infanterie de 1ère classe à quatre régiments, une division d’infanterie de 2ème classe à trois régiments d’infanterie et trois régiments d’infanterie de troisième classe.

L’armée mobilisée doit ainsi disposer de cinq divisions de 1ère classe soit vingt régiments d’infanterie, cinq divisions de 2ème classe soit quinze régiments et quinze régiments d’infanterie de troisième classe soit un total de cinquante régiments d’infanterie.

L’unique division de cavalerie était recrutée sur l’ensemble du territoire serbe. Même chose pour l’artillerie, le génie et les unités logistiques.

Le service militaire durait 14 à 18 mois pour l’infanterie, 16 à 24 mois pour la cavalerie.

Au final comme il y avait cinq régiments d’infanterie en surnombre, ils furent intégrés aux divisions d’infanterie de 2ème classe qui passèrent donc à quatre régiments d’infanterie.

En temps de paix aussi étrange que cela puisse paraître il n’existe pas d’armée sur le pied guerre, la seule force militairement organisée étant composée de 3000 officiers et sous-officiers chargés au travers de vingt régiments-cadres de former et d’entrainer les conscrits (environ 40000 appelés chaque année).

La Division d’Infanterie de 1ère classe comprend quatre régiments d’infanterie à quatre bataillons à quatre compagnies, le régiment disposait également d’une escouade de quatre mitrailleuses et d’un ou deux bataillons de remplacement.

A cela s’ajoute un régiment de cavalerie disposant de deux ou trois escadrons avec pour chaque escadron des unités montées et une escouade de mitrailleuse. On trouve également un escadron de remplacement (NdA Remonte ?).

Le régiment d’artillerie comprend trois bataillons d’artillerie appelés Divizio chacun disposant de trois batteries de quatre canons et une batterie de remplacement.

On trouve également un demi-bataillon de pionniers, une escouade de télégraphistes, des unités de ravitaillement, du train et des unités médicales.

Au final une Division de 1ère classe comprend normalement 25513 hommes, 20 mitrailleuses, 36 canons, 5110 chevaux, 1538 mules et 1645 chariots. Dans certaines conditions les effectifs peuvent passer à 28000 hommes.

Les Divisions d’Infanterie de 2ème classe sont organisées initialement de façon semblable mais on ne trouve qu’un bataillon d’artillerie soit douze pièces et un unique escadron de cavalerie au lieu d’un régiment soit seulement 15 à 17000 hommes.

Quand la première guerre balkanique éclate en 1912 les serbes utilisent principalement des armes françaises et allemandes.

Si les allemands dominent dans le domaine de l’armement de l’infanterie, les français sont plus que présents dans le domaine de l’artillerie, le dernier argument des rois comme disait l’un de nos plus grands souverains.

Mauser M1891 argentin. Le M1889 est semblable

Jugez plutôt ! Le fusil standard de l’infanterie serbe était le Mauser M1889 (7x57mm) complétés par quelques vieux fusils Berdan II russes alors que la principale mitrailleuse était la Maxim M1908.

L’artillerie serbe pouvait compter sur des canons de campagne et de montagne Schneider M1907 de 75mm, quelques vieilles pièces De Bange M85 de 80mm ainsi que des pèces lourdes que ce soit des obusiers de 120mm Schneider M1897, des canons de 120mm Schneider modèle M1897, six mortiers de 150mm Schneider-Canet.

Des pièces lourdes modernes sont acquises entre 1912 et 1914 que ce soit des canons de 120mm Schneider-Canet M1910 ou des canons de 150mm Schneider-Canet M1910.