Mitteleuropa Balkans (142) Yougoslavie (30)

Artillerie antichar

Canon antichar de 25mm Hotchkiss modèle 1934

canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Le canon antichar de 25mm Hotchkiss modèle 1934 était un canon antichar de conception et de fabrication française. Il était issu d’un long processus de réflexion pour mettre en service les armes les mieux adaptées à la DCB (Défense contre les Blindés).

Après l’échec d’un programme lancé le 11 mai 1921 (mitrailleuse de 15mm et un canon d’un calibre inférieur à 37mm qui allait aboutir à une mitrailleuse de 13.2mm…..antiaérienne et un canon de 20mm des Etablissements de Puteaux).

Un nouveau programme est lancé en 1928. La mitrailleuse est abandonnée au profit d’un canon suffisamment léger pour être utilisé par l’infanterie. C’est le calibre de 25mm qui est sélectionné avec deux concurrents : l’établissement national APX et le constructeur privé Hotchkiss de Levallois.

Les prototypes sont prêts en 1933, Hotchkiss et APX présentant leurs armes aux essais en mars 1934 et c’est l’arme d’Hotchkiss est rapidement préférée, devenant le canon de 25mm SA (Semi-Automatique) modèle 1934.

Devant l’urgence des besoins, une commande de 200 exemplaires est passée alors que l’expérimentation par les services officiels se poursuit.

On verra rapidement que cet empressement se paiera par de nombreux problèmes techniques nécessitant une interruption des livraisons entre janvier et juin 1939 suite à la volonté de l’infanterie d’adopter un matériel plus léger sous la forme de deux modèles, le modèle 1937 de l’APX et le modèle 1934 modifié 39 d’Hotchkiss.

Le programme d’armement 1937-40 prévoyait pas moins de 8000 canons de ce type mais «seulement» 4450 ont été produites. 2560 pièces ont été mises en service dans les rangs de l’armée française, laissant un solde de 2590 qui n’est pas entièrement stocké.

Une partie est cédée ou plutôt vendue aux pays alliés que ce soit la Grande Bretagne (700 canons), le gouvernement polonais libre (100 pièces), la Yougoslavie (120 pièces), la Belgique (45 pièces) et les Pays Bas (45 pièces) soit un total de 310 canons, laissant en stock un total de 1580 canons qui sont stockés ou utilisés pour tests et autres expérimentations notamment de nouveaux projectiles destinées à prolonger la carrière de ce canon.

Progressivement, le nombre de canons en service dans l’armée française va se réduire, les DI, les DIM, les DIC et les DINA recevant notamment des canons de 47mm plus à même de faire face aux blindés allemands mais ce canon de 25mm était toujours en service en septembre 1948 dans l’Empire.

La Yougoslavie à reçut 120 exemplaires soit de quoi équiper dix compagnies de douze pièces même si en temps de paix seulement la moitié était en service. En juillet 1949 quand est déclenchée l’opération MARITSA, ce canon pouvait démolir les véhicules blindés et les chars légers mais ne pouvait plus vraiment tirer son épingle du jeu contre des chars plus lourds.

Des canons sont parvenus en Egypte mais l’armée yougoslave qui connaissait les limites de cette arme n’à pas réutilisé ce canon. L’Allemagne à capturé une poignée d’armes mais souvent en mauvais état ce qui explique qu’ils n’en ont rien fait.

Le canon de 25mm SA modèle 1934 était un canon antichar de conception et de fabrication française pesant 480kg en position de tir, disposant d’un tube de 72 calibres (1.8m) permettant le tir d’un projectile de type 25×193.5mm (poids inconnu) à une distance maximale pratique de 800 à 1000m à raison de 15 à 20 coups par minute, pouvant perforer 50mm d’acier dur à 400m. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -5° à +15° et en azimut sur 60° de part et d’autre de l’axe.

3.7cm M.1939

Sous cette désignation de canon antichar de 37mm modèle 1939 se trouve le canon antichar tchécoslovaque, le 3.7cm KPUV vz.37, un canon antichar mis au point par la firme Skoda qui allait être vendu à l’armée tchécoslovaque puis à l’armée yougoslave.

Des exemplaires ont été capturés par les allemands après l’occupation de la Tchécoslovaquie puis après l’opération MARITSA où une partie du parc yougoslave est capturé. 158 exemplaires ont été remis en service en mars 1939 dans l’armée de l’état nouvellement indépendant de Slovaquie.

La Yougoslavie à reçu 400 exemplaires du manufacturier tchécoslovaque et l’immense majorité était encore en service en juillet 1939 au sein de compagnies de douze pièces. Le canon était clairement dépassé en terme de lutte antichar mais pour l’appui de l’infanterie il pouvait encore rendre quelques menus service.

Quelques pièces sont parvenues tant bien que mal en Egypte mais à part servir de canon de salut avec des obus à blanc elles n’ont servit à rien. En revanche aux mains des troupes de l’Etat indépendant de Croatie elles ont été utilisées lors des sinistres opérations de nettoyage menées contre les partisans, les maquisards, les juifs, les roms et les serbes. Quelques pièces ont survécu au conflit mais pour mieux être détruites par les chalumeaux des démolisseurs.

Le canon antichar de 37mm modèle 1939 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 370kg en ordre de combat (et 400kg en configuration transport), disposant d’un tube de 47.8 calibres (longueur 1.77m) permettant le tir d’un obus (QF 37×268) de 0.8kg à une distance maximale pratique de 900m avec une cadence de tir pratique de 12 coups par minute, (23 coups en théorie) pouvant percer 31mm à 500m (incidence 30°). L’équipage de cinq hommes protégé par un bouclier de 4.7mm disposait d’un affût permettait au canon de pointer en site de -8° à +26° et en azimut sur 50°.

4.7cm M.1938

Le canon antichar de 47mm modèle 1938 était une pièce de conception et de fabrication tchécoslovaque oui encore une plus connue sous son nom original de 4.7cm KPUV vz.38.

En 1934 apparaît un canon de 37mm mais ce canon n’est pas généralisé, à priori pour des raisons de poids et parce que les tchécoslovaques estimaient qu’il fallait une arme plus puissante. D’où l’apparition en 1936 d’un canon de 47mm.

Ce canon en dépit d’une forme plutôt archaïque était diablement efficace. La quasi-totalité des pièces produites avant septembre 1938 sont réservées à l’armée tchecoslovaque mais quelques pièces sont livrées à la Yougoslavie.

Après l’annexion des Sudètes, l’armée de terre allemande récupère des canons de 47mm et après la dislocation de la Tchécoslovaquie au printemps 1939 (indépendance de la Slovaquie et protectorat allemande sur la Bohème-Moravie), la production se poursuit au profit des allemands et de leurs alliés comme la Slovaquie ou la Hongrie.

A noter que plusieurs prototypes de chasseurs de chars légers ont été mis au point en utilisant des chassis de chars déclassés (PanzerKampfwagen I et II essentiellement mais également d’anciens chars tchèques) avec un canon de 47mm vz36 dans une superstructure tirant vers l’avant ou vers l’arrière. La production pourrait être lancé avec un faible préavis.

La Yougoslavie à reçu 412 exemplaires dont une partie est encore en service en juillet 1949, l’infanterie yougoslave disposait de compagnies de douze pièces au sein de ses divisions d’infanterie, compagnies disposant de canons de 37 ou de 47mm.

Si il pouvait tenir son rang face au Panzer III et au Panzer IV, face au Panzer V Panther et a fortiori le Panzer VI Tiger il était hors course.

Heureusement pour les servants yougoslaves les chars majoritairement engagés étaient des Panzer IV, les Panther et les Tigre se faisant assez rares.

Des pièces sont exfiltrés et ramenées en Grèce puis en Egypte mais la majorité est récupérée par les allemands. Elles vont être réutilisées essentiellement en position fortifiée et comme canon d’appui de l’infanterie plus que comme canon antichar.

Les croates ont récupéré des exemplaires pour les réutiliser contre les partisans et les maquisards alors que la nouvelle armée yougoslave l’avait remplacé par des canons de 6 livres britanniques.

Le canon antichar de 47mm Skoda kanon P.U.V vz 36 était un canon de 570kg (585kg en configuration transport) disposant d’un tube de 43 calibres (2.04m) permettant le tir d’un obus (47x405R) de 1.64kg à raison de 12 coups par minute à une distance maximale de 4000m, pouvant perforer 48 mm de blindage à 500m (incidence 30°). L’affût permet à l’équipe de pièce de 5 hommes protégé par un bouclier de 4.7mm d’épaisseur de pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50°

QF 6 Pounder (canon antichar de 57mm)

Ce canon antichar à été développé à partir d’avril 1938. A cette époque le canon de 2 livres n’avait pas encore été officiellement adopté mais ont sentait que l’Ordnance QF 2 Pounder allait être vite rendu obsolète par l’épaisseur croissante du blindage des chars ennemis.

Ce canon de 57mm appartient à la même catégorie que le 47mm français, le 45mm soviétique ou encore le 50mm allemand.

Comme son prédécesseur de 2 livres, le canon de 6 livres était également destiné à servir de canon de char. Si les Mk II et IV étaient les modèles antichars, le Mk I était destiné à l’entrainement alors que les Mk III et V servent à bord des chars légers et moyens.

Les premières pièces sont livrées à l’automne 1942 et les divisions métropolitaines sont toutes rééquipées fin 1944/début 1945.

Ce canon va également servir au sein des régiments antichars divisionnaires (Division d’infanterie et Division Blindées) mais également au sein des régiments indépendants, cinq Anti-Tank Regiment, les premiers régiments combinant canons de 6 pouces et canons de 17 livres alors que les seconds ne disposent que de canons de 17 livres.

Si le canon est essentiellement utilisé comme pièce tractée, des essais de canon antichar automoteur sur camion sont menés.

Quand le second conflit mondial éclate, la pièce est néanmoins en voie de déclassement face aux nouveaux chars lourds allemands en service et/ou en développement.

Ce canon à également été exporté aux Etats-Unis (fabriqué sous licence sous le nom de M-1), en Australie, au Canada, au Brésil, en Argentine, en Norvège, au Danemark et en Yougoslavie.

Dans la nouvelle armée yougoslave, chaque division d’infanterie disposait d’une compagnie antichar à douze pièces soit un total de quarante-huit pièces pour les quatre DI remises sur pied. A cela s’ajoute quelques pièces pour l’entrainement et la formation.

Au combat ce canon fût très utilisé contre des chars légers et moyens, laissant les chars lourds à d’autres armes. Il fût également utilisé comme canon d’infanterie notamment lors du combat en localité.

Toujours en service à la fin de la guerre, le canon antichar britannique était à l’époque obsolète. Il à été remplacé à la fin des années cinquante par des canon antichars de conception et de fabrication soviétique et ce avant même le changement de régime.

L’Ordnance QF 6 Pounder était un canon antichar de 6 livres (57mm) pesant 1112kg et tirant via sont tube de 42 calibres (longueur du tube 2.392m) un obus de 2.850kg capable de percer 68.6mm de blindage à 915m. L’équipe de pièce composée de sept hommes pouvait pointer le canon sur 90° en azimut et en site de -5° à +15°.

Mitteleuropa Balkans (99) Roumanie (29)

Artillerie antichar

TUNUL ANTITANC 3.7cm Mod. 1936

Sous cette désignation roumaine figure un canon antichar de conception suédoise, le canon antichar Bofors de 37mm, un canon apparu au milieu des années trente et qui allait connaître un grand succès à l’export étant utilisé par de nombreux pays européens dont la Roumanie encore que l’acquisition à été indirecte.

En effet ce n’est qu’à partir de 1939 que la Roumanie à mis en service ce canon et ce via deux sources : des canons ayant accompagné les troupes polonaises internées en Roumanie et surtout des canons capturés par les allemands en Pologne et revendus à la Roumanie. Sur les 675 canons acquis par la Roumanie près de 550 ont été acquis auprès des allemands.

Ces canons offraient certes une relative protection antichar, pouvait offrir un appui-feu aux fantassins mais dès le milieu des années quarante il était clairement dépassé. Les roumains en avaient parfaitement conscience mais c’était ça ou aucun canon antichar.

Ce canon à été utilisé par les roumains jusqu’à la fin de la guerre encore qu’à partir de 1952 ces pièces occupaient davantage des blockhaus sur le front plutôt que d’armer les unités antichars des troupes de mêlée. Quelques canons ont survécu au conflit mais n’ont probablement fait grande carrière une fois la paix revenue.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 37mm (37x257R) Poids en configuration transport 900kg en batterie 380kg Poids du projectile 2.015kg Longueur du tube : 1.740m (45 calibres) Champ de tir horizontal 50° Champ de tir vertical -10° à +25° Cadence de tir 12 coups par minute Portée maximale 7400m Performances : 33mm de blindage à 500m incidence 30° Equipe de pièce : 5 hommes protégés par un bouclier de 5mm d’épaisseur

Canon antichar de 45mm M1942

Le canon de 45mm modèle 1942 est le dernier modèle de canon antichar de ce calibre mis au point et mis en service au sein de la RKKA.

C’est une version améliorée du M1937 avec un tube plus long (66 calibres soit vingt de plus que le précédent), des obus plus puissants, un bouclier plus épais (7mm contre 4.5mm) ainsi que des modifications pour accélérer la production.

Ce canon adopté en 1942 commence réellement à entrer en service dans l’armée rouge fin 1943 début 1944 en raison de doutes sur l’utilité d’un canon de ce calibre alors que les soviétiques ont récupéré des informations sur l’épaisseur du blindage des futurs chars allemands. Ces informations en partie erronées explique la lenteur de la mise en service de ce canon toujours en service en juin 1950.

Bien évidemment à cette époque un canon de 45mm était inadapté à la destruction d’un Panther ou d’un Tigre mais pouvait être toujours efficace contre des chars plus légers voir des véhicules de reconnaissance. Comme des obus explosifs, canister et fumigènes ont été développées, ce canon comme ses prédécesseurs de même calibre pouvaient être utilisées pour l’appui de l’infanterie.

La production atteignit son pic à l’automne 1946 avant de progressivement décroitre jusqu’à s’arrêter au printemps 1948 après la sortie de 8520 pièces dont une grande partie était encore en service.

Ce canon à été rapidement retiré du service après guerre même si des unités de seconde ligne ont pu le conserver jusqu’à la fin des années cinquante voir le début des années soixante. Livré en masse aux armées des «démocraties populaires» ainsi qu’à la Chine communiste, il se retrouva à faire le coup de feu durant les deux guerres du Vietnam (1960-1967 pour la France 1970-1977 pour les Etats-Unis).

L’armée roumaine à récupéré près de 800 exemplaires du canon antichar de 45mm M1942 lors des premières phases de l’opération BARBAROSSA mais seulement une partie à été remise en service dans l’armée roumaine en dépit des limites de ses obus contre les chars les plus lourds.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 45mm (obus encartouché 45x386mm) Poids en ordre de combat 625kg poids des projectiles : perforant 1.43kg fragmentation 2.14kg Longueur du tube : 3.09m (66 calibres) Champ de tir vertical -8° à +25° Champ de tir horizontal 60° cadence de tir 15 à 20 coups par minute Portée maximale 4550m Performances : 71mm de blindage percé à 100m 28mm à 2000m Equipe de pièce : six hommes

TUNUL ANTITANC 4.7cm Mod. 1935 et TUNUL ANTITANC 4.7cm, Mod. 1939

Canon de 47mm Bohler

Sous ces noms se trouve respectivement le canon autrichien Böhler et sa version produite sous licence par Breda. Il à d’abord été conçu pour l’armée autrichienne. Si la lutte antichar est son rôle premier, le Böhler est aussi utilisable comme canon d’infanterie avec des obus explosifs, fumigènes et éclairants.

Produit sous licence par l’Italie dans de telles quantités que ce canon était souvent considéré comme une arme italienne, le modèle 1935 fût également embarqué sur des chars (M-13/40 M-14/41), une auto blindée (AB-41) et sur un canon automoteur antichar produit en petite quantité, le Semovente da 47/32.

Au modèle 1935 succèda ultérieurement un modèle 1935/39, ce dernier modèle disposant d’un canon amélioré, d’une suspension permettant d’augmenter la vitesse de traction.

A noter que le canon embarqué sur les chars disposait d’un canon au tube plus long (40 calibres soit 1.68m) tirant des projectiles disposant d’une puissance propulsive supérieur ce qui augmente la vitesse initiale et donc la portée et la force de pénétration.

Outre l’Italie et l’Autriche, ce canon à été utilisé par la Chine, les Pays-Bas, la Finlande, la Roumanie, l’Estonie, la Lettonie, l’URSS (d’anciens canons lettons),la Suisse et la Hongrie.

L’Allemagne réutilisa des canons anciennement autrichiens, néerlandais, sovietiques, cédant certains canons à l’Italie. En avril 1953 certains canons italiens furent récupérés par les allemands qui les utilisèrent sur des positions fixes.

La Roumanie à reçu 545 de la firme Bohler et 275 exemplaires de la part de la firme italienne Breda. Ces canons étaient utilisés par l’infanterie au sein des divisions via des compagnies indépendantes censées couvrir les unités de combat même si le nombre était trop limité pour cela.

Le canon à été très vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur des chars ce qui fait que très vite ce canon à été davantage utilisé comme canon d’infanterie et contre des cibles comme des chars légers et des autos blindées. Ces canons ont été retirés du service à la fin du conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 47mm (47x195mmR) Poids en configuration route 315kg Poids en batterie 277kg Poids du projectile : 1.44kg pour l’obus perforant 2.370kg pour l’obus explosif Longueur du tube : 1.525m (32 calibres) Champ de tir horizontal 62° Champ de tir vertical -15° à 56° Cadence de tir 18 coups par minute Portée maximale 7000m Performances : 43mm de blindage à 500m (incidence 30°)

TUNUL ANTITANC 4.7cm Mod. 1936

Ce canon antichar est un canon de conception française, commandé puis produit sous licence par la Roumanie. Œuvre de la firme Schneider il trouva à l’export un débouché que lui refusa la France qui lui préféra un canon de même calibre conçu par les Etablissements de Puteaux.

La Roumanie passe commande de 160 exemplaires et va en produire 200 sous licence portant son parc à 360 exemplaires. Ces pièces étaient remorquées par des chenillettes Malaxa UE qui n’était autre que la Renault UE produite sous licence.

Comme tous les canons antichars de ce calibre il était en voie de déclassement quand débute le second conflit mondial mais peut encore rendre de précieux services. A la fin du conflit les quelques pièces restantes ont finit à la ferraille car d’aucune utilité.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 47mm (47x343R) Poids en batterie 628kg Poids du projectile 1.48kg (2.3kg pour l’obus perforant) Longueur du tube 2.497m (44 calibres) Champ de tir horizontal 45° Champ de tir vertical -13° à +15° Cadence de tir 18 coups par minute Portée maximale 6700m Performances : 70mm de blindage à 400m incidence trente Equipe de pièce : 6 hommes protégés par un bouclier de 7mm

TUNUL ANTITANC 5cm Mod. 1950

canon antichar de 50mm allemand conservé au Canada

Sous cette désignation se cache un canon antichar allemand, le 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38).

Comme souvent à l’époque le canon antichar de 37mm Pak 36 était condamné à une rapide obsolescence en raison de l’augmentation croissante des blindages (sans parler de la qualité et des aciers et du travail sur l’inclinaison).

Aussi dès 1937 les allemands lancent un programme pour un nouveau canon antichar. Le 47mm est le calibre le plus courant mais Berlin choisit le 50mm pour une raison que j’ignore (peut être pour réaléser les 47mm de prise comme ils le faisait avec les 75 et les 76.2mm capturés durant le premier conflit mondial ce qui explique le choix du 77mm).

Le développement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appellation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces arrivent en automne 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable.

Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Les roumains ont reçu ce canon au printemps 1950 pour renforcer leurs capacités antichars en vue de l’opération BARBAROSSA en dépit du fait qu’à cette époque le canon était en voie de déclassement et se montrera trop limité face aux T-34 soviétiques sauf coup heureux qui immobilisait le char. Le nombre de pièce reçu est incertain mais aurait tourné aux alentours de 145 ce qui était peu mais Bucarest ne pouvait pas vraiment faire la fine bouche.

Tout comme le canon antichar austro-italien vu plus haut ce canon à été vite relégué à l’appui-rapproché de l’infanterie ainsi qu’à la destruction des autos blindées ou des blindés légers. Si quelques canons ont survécu au conflit il n’ont pas fait carrière dans l’après guerre.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 50mm (50x419R) Poids en configuration transport 1062kg Poids en batterie 986kg Poids du projectile 3.28kg (explosif) 4.13kg (perforant) Longueur du tube 3m (60 calibres) Champ de tir horizontal 65° Champ de tir vertical -8° à +27° Cadence de tir 13 coups par minute Portée maximale 6550m (2650m pour l’obus explosif) Performances : 57mm de blindage à 500m incidence 30° (101mm à 740mm pour l’obus au tungstène) Equipe de pièce : sept hommes (bouclier de 4mm)

TUNUL ANTITANC DT-UDR 26 7.5cm Mod. 1953

En dépit d’informations concordantes, l’Axe ne prend pas au sérieux les qualités du T-34 le nouveau char de la RKKA. Persuadés que les canons antichars de 47 et de 50mm seront suffisants ils négligent leur équipement en matière de canon antichar lourd (75 à 100mm) à moins qu’ils n’aient été obligés de faire un choix en matière d’équipement.

Les roumains engagés plus au sud vont moins rencontrer le T-34 que les allemands mais à chaque fois cette rencontre va se solder par quelques déconvenues. Des décisions doivent être rapidement prises.

Outre l’achat de canons antichars de 75mm auprès des allemands, Bucarest décide de mettre au point son propre canon antichar lourd. C’est l’acte de naissance du Tunul Antitanc DT-UDR 26 7.5cm mod.1953.

Comme nous sommes en temps de guerre et que la Roumanie ne possède pas des capacités industrielles extraordinaires on décide de récupérer différents éléments de canons existants pour mettre au point cette arme.

On reprend l’affût et le système d’absorbtion de recul du Zis-3 soviétique et le tube du canon antiaérien Vickers modèle 1931. Après quelques menues modifications, les deux prototypes sont prêts début 1951.

Signe de l’urgence ils vont être envoyés pour participer à l’opération FRIEDRICH pour un test grandeur nature de pure forme car la production en série est aussitôt lancée. Heureusement les tests se révèlent très positifs ce qui aurait été sinon synonyme de menus embarras.

La firme Resita va produire de février 1953 à septembre 1953 un total de 540 pièces de ce type qui vont être utilisées aussi bien pour la lutte antichar que pour le tir sol-sol. Ce canon va aussi équiper un projet de canon d’assaut qui ne sera produit qu’à une poignée d’exemplaires.

Ce canon va combattre sur le front russe mais aussi en Hongrie et en Tchécoslovaquie, l’armée roumaine alliée de l’URSS utilisant un mélange d’armes roumaines, d’armes allemandes et d’armes soviétiques avec une certaine efficacité.

A la fin du conflit ce canon antichar reste en service car il peut encore rendre certains service mais dès 1958 il est remplacé par un canon antichar soviétique de 100mm plus performant.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm Poids en configuration transport 1470kg en batterie 1430kg projectile 6.6kg Longueur du tube 2.501m (48 calibres) Champ de tir horizontal 70° Champ de tir vertical -7° à +35° Cadence de tir 15 à 20 coups par minute Portée maximale 11400m Performances : 100mm de blindage à 500m incidence 30° Equipe de pièce 7 hommes (protégés par un bouclier de 6mm d’épaisseur)

Tunul Antitanc 7.5cm Mod. 1952

Sous cette désignation roumaine se trouve un canon antichar de conception et de fabrication allemande, le 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 (7.5cm Pak 43) ou en français canon antichar de 75mm modèle 1943.

Le dévellopement de cette arme commence alors que le Pak 38 commence tout juste à arriver dans les unités. Cette fois c’est clair ce canon antichar est destiné à l’artillerie antichar (PakArtillerie) et non à l’infanterie en raison de son poids et de son encombrement.

Ce canon antichar doit couvrir les canons antichars de 37 et de 50mm et surtout doit être utilisé depuis des positions fixes pour couper une offensive blindée ennemie.

Curieusement si cette arme était conçue pour faire face aux chars anglais et français les chars soviétiques n’étaient pas inclus dans le processus de réflexion en dépit du fait que de nombreuses informations arrivaient à Berlin sur l’épaisseur des blindages soviétiques.

Les études ayant aboutit au Pak 43 commencent dès l’été 1941. C’est la firme Rheinmettall-Borsig AG qui reçoit le contrat. Après avoir envisagé un canon entièrement nouveau, la firme préfère partir du Pak 38 en réutilisant notamment l’affût qui rédessiné et renforcé. Le canon de 75mm est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon antichar pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Roumanie obtient à l’automne 1950 de commander 124 pièces de ce type. Ces derniers sont livrées entre mars 1951 et janvier 1952, un rythme assez lent qui exaspère les roumains mais Bucarest ne peut pas trop se plaindre.

Ces canons vont armer des batteries indépendantes détachées en fonction des besoins auprès des différentes unités de mélée de l’Armata Regala Romana. Ce canon bien employé pouvait créer des coupes sombres dans les rangs des unités motomécaniques soviétiques.

Parfois utilisé comme pièce d’artillerie de campagne, le Pak 43 va être employé aux côtés du canon antichar roumain de 75mm avec lesquels il partageait des performances similaires (la vitesse initiale du canon roumain était un poil plus faible).

A la fin du conflit quelques canons employés également contre les allemands après le retournement de septembre 1953 sont gardés en service. On ignore cependant la date de leur retrait du service.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 75mm Longueur du tube : 2.461m (32 calibres) Poids en ordre de route 1500kg En batterie 1425kg Poids du projectile perforant 6.800kg Poids de l’obus perforant AP 40 4.100kg Poids de l’obus explosif 5.740kg Pointage en direction : 45° Pointage en hauteur : -5° à +22° Cadence de tir 15 coups par minute Portée maximale de l’obus explosif 7680m Perforation : 98mm de blindage à 2000m.

Mitteleuropa Balkans (63) Bulgarie (27)

Canons d’assaut et chasseurs de chars

Avant-propos

Le rôle premier du char de combat, du tank était d’appuyer l’infanterie en déblayant le no man’s land. Ce n’est qu’ultérieurement que le char devint le prédateur de ses congénères encore que certaines armées confiaient davantage la lutte anti-blindés à des véhicules spécifiques appelés tank destroyer en français chasseur de chars.

Un autre type de véhicules allait apparaître ultérieurement le canon d’assaut ou Sturmgeschütz III en allemand, un véhicule destiné à coller à l’infanterie pour déblayer les obstacles du champ de bataille notamment les blockhaus et autres positions fortifiées.

canon d’assaut Stug III Ausf E à canon long de 75mm

En septembre 1948 quand débute le second conflit mondial l’armée allemande ne possède que des canons d’assaut à canon de 75mm, les Sturmgeschütz III. Au cours du conflit le Sturmgeschütz IV lui aussi à canon de 75mm est mis en service, la différence avec le «III» étant le châssis, celui du Panzer IV remplaçant celui du Panzer III.

Suite à l’évolution défavorable du conflit l’Allemagne va avoir tendance à privilégier le canon d’assaut et le chasseur de chars censé remplacer l’artillerie antichar remorquée (ce qu’il ne fera jamais totalement) par rapport au char de combat.

Elle va mettre au point plusieurs modèles de Panzerjäger en s’inspirant de projets mis au point durant la Pax Armada.

Si le Panzerjäger I combinant un canon de 47mm en superstructure sur le châssis du Panzer I n’aboutit pas car obsolète quasiment dès sa conception, d’autres projets vont être produits notamment la série des Marder.

Marder II

Si le Marder I combinant le châssis du Panzer II avec un canon de 50mm Pak 38 n’est produit qu’en faible quantité, les Marder II et Marder III sortent en nombre important des chaines de montage, le premier combinant le châssis renforcé du Panzer II avec un canon de 75mm Pak 43 alors que le second combine le châssis du Panzer 38 (t) avec un canon de 75mm dans une superstructure mieux dessinée alors que le Marder II la superstructure était plus rustique et plus frustre.

Alors que la logique aurait voulu qu’on limite le nombre de modèles à produire pour privilégier la quantité sur la qualité, les allemands sont pris d’une frénésie de modèles avec le développement d’un Panzerjäger combinant le châssis d’un char avec une pièce lourde en superstructure.

On trouve par exemple le Jagdpanzer IV, un châssis de Panzer IV modifié avec un canon de 75mm soit pour ainsi dire un doublon avec le Sturmgeschütz IV.

La Bulgarie va disposer d’un modèle de chasseur de chars et deux modèles de canons d’assaut, tous trois de conception et de fabrication allemande, des véhicules livrés pour les canons d’assaut dès l’avant guerre, pour le chasseur de chars et le deuxième modèle de canon d’assaut durant le conflit.

Jagdpanzer IV

Le Jagdpanzer IV à été développé à partir de septembre 1949 comme alternative à d’autres projets déjà lancés. A l’époque il était prévu de rapidement stopper la production du Panzer IV au profit du Panzer V Panther ce qui aurait libéré des châssis pour un chasseur de char et même une évolution du Stug III (futur Stug IV).

Seulement voilà la production du Panzer IV allait devoir se poursuivre en raison des retards de production concernant le Panther (sans oublier l’équipement des Panzerdivisionen S.S) ce qui allait entrainer des problèmes de fourniture de châssis, de véritables disputes éclatant entre les services pour savoir à qui attribuer les châssis produits qui pouvaient servir de base pour un char de combat, un canon d’assaut, un chasseur de chars mais aussi des automoteurs d’artillerie.

Le Jagdpanzer IV combinait un châssis de Panzer IV avec une casemate abritant un canon de 75mm semblable à celui du Panzer IV soit un canon de 75mm de 48 calibres ce qui laisse songeur en se demandant l’utilité d’un tel véhicule.

Après la production de 380 Jagdpanzer IV Ausf A et Ausf B (respectivement 160 et 220), la production passe au Jagdpanzer IV Ausf C produit à 240 exemplaires avec toujours un canon de 75mm de 48 calibres mais à plus grande vitesse intiale et différentes modifications de détail.

La rupture à lieu avec les 240 Ausf D qui disposent d’une casemate redessinée et d’un canon de 75mm de 55 calibres permettant une plus grande portée, une plus grande capacité de pénétration mais cela se payait par une usure plus rapide du tube mais à l’époque les allemands s’en moquaient un peu.

La dernière version majeure est le Jagdpanzer IV Ausf E produit à 450 exemplaires disposant d’un canon de 70 calibres suivis de quelques exemplaires en version Ausf F (50 exemplaires), Ausf G (75 exemplaires) et Ausf H (50 exemplaires). Au final ce sont 1245 exemplaires qui sont sortis des chaines de montage jusqu’en décembre 1953 quand la production cesse suite au bombardement de l’usine produisant ce type de Panzerjäger.

Ces véhicules équipèrent principalement les Panzerdivisionen qu’elles soient de la Heer ou de la S.S via des sections antichars disposant de 18 à 24 véhicules destinés à couvrir les chars mais aussi et surtout l’infanterie portée, les Panzergrenadier.

Très vite déclassé par l’évolution des blindages des chars ennemis, ce véhicule bien utilisé restera cependant redoutable jusqu’à la fin du conflit notamment le Ausf E et les variantes suivantes, son canon de 70 calibres (longueur du tube : 5.250m) se montrant redoutable contre les chars alliés et une efficacité remarquable en terrain libre.

La Bulgarie va recevoir au printemps 1952 54 Jagdpanzer IV Ausf C qui vont équiper deux bataillons de 18 véhicules, bataillons indépendants déployés au gré des besoins.

Les 18 autres véhicules étaient d’abord utilisés pour l’entrainement et comme «réserve stratégique» avant de remplacer peu à peu les véhicules détruits essentiellement dans les Balkans, quelques véhicules opérant contre les russes. Des véhicules supplémentaires de type Jagdpanzer Ausf E sont livrés peu avant le basculement de la Bulgarie dans l’autre camp.

Au final l’armée bulgare à recu 54 Ausf C et 24 Ausf E soit un total de 78 véhicules. En avril 1954 il restait seulement 12 Ausf C et 16 Ausf E soit vingt-huit véhicules qui après le désarmement des troupes bulgares par les soviétiques sont stockés.

Quand une armée bulgare d’obédience communiste est mise sur pied quelques véhicules de ce type sont sortis de la naphtaline pour former une unité blindée en attendant l’arrivée de véhicules soviétiques. Un Ausf C et un Ausf E sont conservés dans un musée à Sofia.

Caracteristiques Techniques

Type : chasseur de chars

Masse : 25.8 tonnes

Dimensions : longueur 8.5m largeur 3.17m hauteur 1.85m

Motorisation : un moteur Maybach HL120TRM de 396ch

Vitesse maximale : nc Distance franchissable 210km

Protection : 10 à 80mm

Armement : un canon de 75mm Pak 47 de 70 calibres alimenté à 55 cartouches et une mitrailleuse de 7.92mm MG-34 alimentée à 600 coups

Equipage : quatre hommes (conducteur, chef de char, tireur et pourvoyeur)

Sturmgeschütz III

Comme vous le savez, le char d’assaut, le tank à été inventé pour percer le front, franchir barbelés et tranchées, permettant à l’infanterie d’occuper le terrain même si le sol bouleversé par les obus, rempli de boue et d’eau n’était pas le plus facile pour les fantassins.

Emergea au délà du char le besoin d’un véhicule d’appui pour l’infanterie qui pouvait suivre les fantassins sur le terrain pour détruire les obstacles, les blockhaus. C’est l’acte de naissance du canon d’assaut.

C’est en 1936 que ce projet est lancé. Sur un chassis de Panzer III on installait une superstructure abritant un canon de 75mm court, canon tirant des obus explosifs. L’installation en superstructure facilitait la production et le rendait plus discret car il était ainsi moins qu’un homme debout. Le véhicule pouvait donc

Les premiers Sturmgeschütz III (Ausf A à D) étaient armés de ce canon court et une mitrailleuse de 7.92mm, intégrés à un bataillon de quarante-huit véhicules au sein de chaque Panzerdivisionen.

En septembre 1944 apparait la version Ausf E équipé d’un canon long de 75mm identique à celui des dernières versions du Panzer IV tirant des obus explosifs et des obus perforants, faisant du canon d’assaut un chasseur de chars.

En raison d’une priorité donné au réarmement des Panzer IV à canon court, les premiers Sturmgeschütz III Ausf E n’arrivent en unité qu’au printemps 1946 et en septembre 1948, seules six des douze Panzerdivisionen ont reçut des Ausf E, les autres devant disposer encore de Stug III à canon court moins performants même si aux mains d’équipage expérimentés il ne devait surtout pas être sous-estimé.

La Bulgarie s’intéresse au Sturmgeschütz III dès avant guerre et solicite l’Allemagne pour une livraison de véhicules. Berlin à la recherche de devises accepte et livre au printemps 1947 48 Stug III Ausf D à canon court pour équiper les brigades blindées bulgares à raison de deux bataillons de 16 véhicules plus un reliquat de 16 véhicules comme réserve.

Ces véhicules vont participer aux combats dans les Balkans aux côtés de Stug III Ausf E qui sont livrés à raison de 32 exemplaires en septembre 1950. Une partie de ces véhicules à canon long vont participer à l’opération FRIEDRICH en URSS tandis que d’autres vont faire le coup de feu contre les alliés occidentaux, les grecs et les yougoslaves dans les Balkans.

Au total Sofia à reçu 48 Stug III Ausf D, 32 Stug III Ausf E et 16 Ausf G soit un total de quatre-vingt seize véhicules qui vont faire le coup de feu, subissant de très lourdes pertes puisqu’à la fin du second conflit mondial le 30 avril 1954 il ne restait plus que 6 Stug III Ausf D, 8 Stug III Ausf E et 9 Stug III Ausf G soit un total de 23 véhicules moins d’un tiers du parc et le nombre de véhicules opérationnels était encore plus faible. Tous ces véhicules ont été envoyés à la casse à la fin des années cinquante.

Caractéristiques Techniques du Stug III Ausf E

Type : canon d’assaut

Equipage : 4 hommes

Poids : 23.9 tonnes

Moteur à essence Maybach de 265ch

Longueur : 6.77m largeur 2.95m hauteur 2.16m

Vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie sur route 165km

Armement : un canon long de 75mm et deux mitrailleuses de 7.92mm

Sturmgeschütz IV

Suite à l’évolution défavorable du conflit l’Allemagne va avoir tendance à privilégier le canon d’assaut et le chasseur de chars censé remplacer l’artillerie antichar remorquée (ce qu’il ne fera jamais totalement) par rapport au char de combat.

Ce n’est pas la fin de la production de chars de combat loin de là même mais plus les mois passaient et plus les unités de l’armée allemande comptait plus de canons d’assaut et de chasseurs de chars que de chars de combat.

Cela n’était qu’une situation transitoire puisque les plans industriels prévoyaient pour les années 1955 à 1960 (sic) plus de chars que de canons d’assaut et de chasseurs de chars avec enfin une poignée de modèle à produire en grand nombre avec innovation des éléments interchangeables (bon ça c’était sur le papier en pratique cela aurait été peut être différent).

Quand la décision est prise de construire Panzerjäger et autres Sturmgeschütz en masse les allemands ne partent pas de zéro et vont s’appuyer sur des projets d’avant guerre un peu comme la France avait anticipé sur une guerre longue avec la série des GPM (Gien Projet Militaire).

Si le Panzerjäger I combinant un canon de 47mm en superstructure sur le châssis du Panzer I n’aboutit pas car obsolète quasiment dès sa conception, d’autres projets vont être produits notamment la série des Marder.

On trouve ainsi le Marder I (châssis de Panzer II avec canon de 50mm Pak 38), le Marder II (châssis de Panzer II renforcé avec canon de 75mm Pak 43) et enfin le Marder III (châssis de Panzer II avec canon de 75mm dans une superstructure mieux dessinée).

La logique aurait voulu que les allemands privilégient la quantité sur la qualité mais ils furent alors pris d’une frénésie de projets, frénésie souvent motivée par des querelles de chapelle et des rivalités mesquines entre ingénieurs (on se souvient du processus interminable d’adoption du Tigre par un Ferdinand Porsche mauvais perdant).

Parmi ces projets figure le Sturmgeschütz IV qui combine le châssis renforcé d’un Panzer IV avec un canon de 75mm long soit la description du Jagdpanzer IV. Doublon ? Non estimèrent les services officiels qui allaient autoriser la production simultanée des deux véhicules !

Le projet est lancé en janvier 1950, deux prototypes sont présentés en mars et la production est autorisée dès septembre ce qui représente un processus très rapide qui va se payer par une longue mise au point. Le Sturmgeschütz IV (StuG IV) (Sd.Kfz. 167) n’est finalement considéré comme opérationnel qu’en septembre 1951.

La Bulgarie est très vite intéressée mais un temps est refroidie par les problèmes notamment la surchauffe excessive du moteur et l’enrayage fréquent des mitrailleuses du bord. Finalement elle passe commande de soixante-quatre exemplaires en mars 1952, véhicules livrés entre décembre 1952 et juin 1953 pour équiper initialement des compagnies indépendantes dispatchées en fonction des besoins.

Cependant dès septembre 1953 deux de ces compagnies intègrent la 1ère division de cavalerie pendant que les deux autres restent indépendantes et sont dispatchées en fonction des besoins du moment.

La production totale du Sturmgeschütz IV est incertaine les chiffres variant selon les sources entre 1875 et 2250 véhicules. Ce chiffre différent s’expliquant vraisemblablement par une différence de calcul, certains intégrant également des Panzer IV endommagés et transformés en Sturmgeschütz IV.

Sur ce total outre les soixante-quatre véhicules de la première commande les bulgares vont recevoir trente-deux autres véhicules de ce type soit quatre-vingt seize véhicules ce qui n’est pas négligeable et tord le coup d’un allié allemand indifférent aux demandes d’armements de Sofia, demandes satisfaites pour le résultat que l’on sait…….. .

Sur les quatre-vingt seize véhicules livrés à Sofia, soixante ont été détruits au combat ou par accident ne laissant que trente-six véhicules au printemps 1954.

Ces véhicules ont été pour la plupart envoyés à la ferraille, quelques unes étant préservés dans des musées en Bulgarie et à l’étranger voir sur plusieurs mémoriaux comme l’URSS et ses alliés communistes ont couvert l’Europe de l’Est une fois leur emprise solidement installée.

Caracteristiques Techniques

Type : canon d’assaut

Masse : 23 tonnes

Dimensions : longueur 6.7m largeur 2.95m hauteur 2.20m

Blindage : 10 à 80mm

Motorisation : un Maybach HL120 de 296ch

Performances : vitesse maximale 40km/h distance franchissable 210km

Armement : un canon de 75mm de 48 calibres en superstructure alimenté à 63 coups et une mitrailleuse de 7.92mm MG-34 (600 coups)

Equipage : quatre hommes (un chef de char, un tireur, un chargeur et un conducteur)

Semovente da 75/18

Le Semovente da 75/18 est un canon automoteur combinant un chassis de char M (M-13/40, M-14/41 et M-15/42) avec un obusier de 75mm modèle 1934 de 18 calibres installé en superstructure.

Produit à 450 exemplaires (certaines sources donnent 360 d’autres 570), ce véhicule n’avait rien à envier au Somua Sau-40 ou à l’ARL V-39, les deux canons d’assaut de l’armée française voir aux canons automoteurs produits par les alliés.

Sur le plan opérationnel il ne rééquipa pas le régiment d’artillerie de la division blindée pardon de la divisione corazzate mais forma deux groupes indépendants à deux batteries de quatre pièces (plus un véhicule de commandement par batterie) soit un total de seize canons automoteurs plus deux véhicules de commandement.

Des compagnies et des bataillons indépendants de chars ont pour certains remplacer leurs chars légers dépassés par des canons automoteurs Semovente da 75/18 mais il semble que cela soit davantage l’exception que la règle.

Bien qu’étant un obusier automoteur, le Semovente da 75/18 fût également utilisé comme canon d’assaut voir comme chasseur de char où il se montra assez efficace bien qu’il n’ait pas été conçu pour ce rôle, ses obus explosifs pouvaient certes désemparer un char mais pas autant qu’un obus antichar spécifique.

Véhicule efficace, il fût également utilisé par la Hongrie et la Bulgarie qui récupèrent auprès des allemands les véhicules de ce type saisis après le basculement d’avril 1953.

Les allemands eux mêmes l’utilisèrent également tout comme l’ENR mais avec un très faible nombre de pièces.

La Bulgarie à reçu seize véhicules, des véhicules récupérés dans les Balkans auprès d’unités désarmées par les allemands. Ces seize véhicules furent utilisées au sein des divisions d’infanterie et tous sans exception furent détruits par les alliés.

Caracteristiques Techniques

Type : canon automoteur

Poids : 13.1 tonnes

Dimensions : longueur 4.915m largeur 2.28m hauteur 1.85m

Motorisation : un moteur diesel SPA 8T de 125ch pour les premiers modèles, SPA 15T de 145ch pour les suivants

Performances : vitesse maximale 32 ou 34 km/h selon les versions distance franchissable 200km

Blindage : frontal 30 à 50mm latéral 25mm toit et plancher 6-9mm

Armement : un obusier de 75mm modèle 1934 avec 44 coups (champ de tir horizontal 40° Champ de tir vertical -12° à +22°), une mitrailleuse de 6.5 ou de 8mm (1108 coups de 8mm)

Equipage : un chef de char-tireur, un conducteur, un pourvoyeur-opérateur radio

Mitteleuropa Balkans (60) Bulgarie (24)

Artillerie antichar

3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36)

Canon de 37mm Pak 35/36.

Ce petit canon antichar à été mis au point à partir de 1925 par la firme Rheinmetall pour l’armée de terre allemande. Il est prêt en 1928 d’abord dans une version hippomobile puis dans une version pour traction automobile où les roues d’origine sont remplacées par des roues munies de pneumatiques.

-Adopté officiellement en 1936 sous le nom de 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36, ce canon à été rapidement dépassé par l’augmentation de l’épaisseur des blindages des chars ennemis, français et anglais notamment.

Ce canon antichar reste malgré tout en service jusqu’en 1942 quand le 5cm Panzerabwehrkanone 38 à été produit en suffisamment grand nombre pour équiper les unités d’active.

Quand aux canons de 37mm, l’immense majorité est stocké au cas où il aurait fallu équiper en urgence des unités en dépit des limites de ce canon qui fût exporté en URSS, en Italie et aux Pays-Bas, les Etats-Unis s’inspirant de ce canon pour mettre au point leur canon antichar M3.

La Bulgarie reçoit 100 canons livrés en 1940. Ce sont les premiers canons antichars livrés à l’armée bulgare qui était jusqu’ici dépourvue d’armes de ce type. Ces armes étaient déjà dépassées au moment de la livraison mais Sofia n’avait pas vraiment le choix.

En septembre 1948 une soixantaine de pièces est en service mais ils n’ont pas être engagées au combat, l’armée bulgare connaissant ses limites. En 1954 seize pièces étaient encore disponibles mais elles sont rapidement envoyées à la casse.

Le 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 était un canon antichar de 37mm de conception et de fabrication allemande pesant 440kg en configuration transport et 328kg en configuration en batterie.

Disposant d’un tube de 45 calibres (longueur du tube 1.66m) il tire un obus de 0.685kg (37x249R) à une distance maximale effective de 300m à raison de 13 coups par minute, pouvant percer 31mm de blindage à 500m.

L’équipe de pièce composée de cinq hommes protégée par un bouclier de 4.4mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +25° et en azimut sur 30°.

3.7cm KPÚV vz. 37

Canon antichar de 37mm Skoda

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque, une autre création de la firme Skoda. Avant la désintégration de la Tchécoslovaquie, quelques pièces ont été exportées en Yougoslavie.

Les allemands ont récupéré un certain nombre de pièces dispsonibles au printemps 1939 pour leurs propres besoins. La Slovaquie à récupéré les pièces disponibles sur son territoire au moment de son indépendance en mars 1939.

Et la Bulgarie dans tout ça ? Elle à reçu 450 exemplaires en 1942 et 1943 pour compléter le canon de 37mm Pak 36. Dépassée en septembre 1948 elle était encore en service faute de mieux, 320 canons de ce type étaient encore en service à l’époque.

Il fût utilisé essentiellement contre les chars légers et les autos blindées car incapable de détruire les chars lourds voir même les chars moyens. A la fin du conflit il restait soixante-quatre pièces qui sont stockées puis détruites dans les années soixante sauf quelques pièces conservées dans des musées ou sur des monuments.

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de 37.2mm, pesait 370kg en position de tir, disposant d’un tube de 47.8 calibres (1.77m) permettant le tir d’un projectile encartouché (QF 37x268R) de 0.800kg à une distance maximale de 900m, percant 31mm à 500m (30°) à raison de douze coups par minute (vingt-trois en théorie). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4.7mm composée de cinq hommes pouvait pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

5cm Panzerabwehrkanone 38

5cm Pak 38

Alors que le canon de 37mm était à peine en service les allemands étudièrent son remplaçant bien conscients que ce calibre allait être vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur du blindage.

Le dévellopement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appelation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces n’arrivent en autonme 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable. Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Outre l’Allemagne, ce canon va être utilisé par la Hongrie, par la Roumanie et par la Bulgarie qui reçoit 492 pièces entre 1943 et 1947. Ces canons antichars vont servir en URSS et dans les Balkans où ils se montrèrent assez efficaces, les chars déployés en Grèce et en Yougoslavie étant le plus souvent des chars légers, des chars moyens voir des canons d’assaut. A la fin du second conflit mondial il restait une cinquantaine de pièces de disponible, pièces stockées un temps avant d’être envoyées à la ferraille.

Le 5cm Panzerabwehrkanone 38 (5cm Pak 38) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 50mm pesant 1000kg en batterie et 1062kg en configuration de route.

Il dispose d’un tube de 60 calibres (longueur du tube : 3m) permettant le tir d’un obus (QF 50x419mmR) de 0.925kg ou de 1.620kg à une distance maximale de 2650m, pénétrant 45mm de blindage à 1500m et 101mm à 740m (AP-40) à raison de 13 coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvait pointer le canon de -8° à 27° et en azimut sur 65°.

7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43)

7.5cm Pak 43

Le 7.5cm Pak 43 était un canon antichar de 75mm développé suite au Pak 38. C’était une excellente arme mais qui risquait lui aussi le déclassement face à l’augmentation de l’épaisseur du blindage des futurs chars français, anglais et soviétiques. Devant le poids de l’arme, ce n’était plus un canon antichar d’infanterie mais un canon antichar d’artillerie.

Les premières esquisses sont lancées à l’été 1941. Initialement Rheinmettall-Borsig voulait partir de zéro mais pour gagner du temps on préféra partir du Pak 38 en redessinant l’affût d’origine pour supporter un canon plus lourd. Le dit canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon de char pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Bulgarie va recevoir 240 pièces à partir de septembre 1947, la totalité de la commande étant honorée en août 1948. Ces canons vont être employés sur le front russe et dans les Balkans comme canon antichar et parfois comme pièce d’artillerie de campagne.

En avril 1954 les troupes bulgares disposaient encore de 96 pièces qui sont stockées. Certaines pièces vont être réutilisées pour l’entrainement de la nouvelle armée bulgare avant d’être envoyées à la ferraille. Une poignée à été préservée dans des musées en Bulgarie mais aussi à l’étranger.

Le 7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 75mm. Pesant 1425kg en batterie (1500kg en ordre de route), il disposait d’un tube de 46 calibres (longueur du tube 3.45m) permettant le tir d’un obus perforant de 6.8kg ou explosif de 5.74kg à une distance maximale de 7680m (tir indirect) ou de 1800m (tir direct), perforant 98mm de blindage à 2000m à raison de 14 coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer en site de -5° à +22° et en azimut sur 45°.

Mitteleuropa Balkans (21) Hongrie (21)

Artillerie antichar

36M PÁNCÉLTÖRŐ ÁGYÚ

36M PÁNCÉLTÖRŐ ÁGYÚ (Hongrie)

Le 36M PÁNCÉLTÖRŐ ÁGYÚ est tout simplement le canon antichar allemand 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak 35/36), le canon antichar allemand standard quand éclate la guerre de Pologne.

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Mitteleuropa Balkans (15) Hongrie (15)

Organisation

Organisation simplifiée de l’armée hongroise en septembre 1948

Généralités

Suite à la mobilisation entamée dès le 1er septembre 1948 mais officialisée le 10 après un incident de frontière avec la Roumanie dans la région de Cluj-Napoca, l’armée hongroise aligne les unités suivantes :

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Scandinavie (83) Finlande (21)

Artillerie antichar

En novembre 1939 la Finlande ne possède pas de canons antichars lourds et utilise en cas de besoin son artillerie de campagne qu’il s’agisse de canons alors en sa possession, de canons capturés sur les soviétiques ou de canons livrés notamment par la France.

Durant la Pax Armada la volonté de posséder une véritable artillerie antichar est là mais ici encore les budgets font défaut et les besoins sont tels qu’il faut faire des choix. L’acquisition de canons antichars lourds que l’on pourrait estimer prioritaire n’est pas estimé comme urgente.

Il faut attendre le début du second conflit mondial pour qu’enfin la situation se débloque, l’Allemagne soucieuse de son allié finlandais livrant des canons antichars de 75 et même de 88mm en vue d’une guerre future avec l’URSS.

Helsinki va ainsi recevoir vingt-quatre 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 (7.5cm Pak 43) et seize 8.8 PanzerabwehrKanone 45 (8.8cm Pak 45), ces canons formant respectivement six et quatre batteries antichars indépendantes.

7.5 cm Pak 40 2

Le premier canon cité, le 7.5cm Pak 43 à été mis au point à partir de l’été 1941 selon une règle immuable à l’époque dans le dévellopement des projets militaires : toujours avoir deux coups d’avance.

A peine le 5cm Pak 38 en service qu’un projet de canon antichar de 75mm est lancé. Les allemands utilisaient plutôt le 77 voir le 88mm mais il semble que le 75mm à été choisit pour si besoin utiliser les obus français sur le champ de bataille.

Pour gagne du temps la firme Rheinmettall-Borsig prit son canon antichar de 50mm comme base de travail. L’affût d’origine est redessiné et renforcé, le canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer sa stabilité.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 et comme souvent à l’époque il va également servir de canon de char, armant le Panzerkampfwagen V Panther, un char moyen dont les qualités n’avaient rien à envier à notre rutilant Renault G-1R.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et le sera même en avril 1954 quand l’Allemagne capitule. Il à bien entendu été modifié, modernisé, recevant de nouveaux projectiles plus performants.

La Finlande va utiliser ce canon comme pièce antichar et comme pièce d’artillerie de campagne, recevant au total une centaine de canons de ce type qui vont être conservés un temps après guerre avant d’être remplacés comme arme antichar par des armements plus modernes notamment des missiles filoguidés.

Le 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 était un canon antichar de 75mm pesant 1500kg (1425kg en batterie) qui tire un obus explosif de 6.8kg ou un obus perforant de 4.1kg via un tube de 32 calibre (2.461m) à une distance maximale de 7680m pour l’obus explosif alors que l’obus perforant perce 98mm de blindage à 2000. l’affût permet au canon de pointer en azimut sur 45° et en hauteur de -5° à 22°.

8.8cm Pak 45

Canon antichar de 88mm Pak 45

Pour compléter le canon de 75mm, les finlandais reçoivent dans un premier temps seize 8.8cm PanzerabwehrKanone 45 (8.8cm Pak 45). Ce canon fût mis au point au cours des années quarante suite à la semi-réussite des Pak 36 et Pak 37 qui eux même avaient pour origine la découverte durant la guerre d’Espagne de la puissance d’un canon antiaérien utilisé en antichar.

Au cours de ce conflit une batterie antiaérienne de la Légion Condor fût surprise par des T-26 républicains. Les canons furent pointés à hausse 0° et ouvrirent le feu en tir tendu avec des résultats dévastateurs.

Il y eut aussi le Pak 43, une tentative de canon polyvalent antiaérien et antichar mais il ne fût produite qu’en petite quantité tant elle était complexe à produire et à utiliser.

-A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces. Ce canon allait également armer le char lourd Panzerkampfwagen VI Tiger en attendant de futurs chasseurs de chars.

Au total les finlandais vont recevoir quarante-huit canons de ce type, canons utilisés comme pièces tractées, les quelques projets de chasseurs de chars en réutilisant des châssis de chars soviétiques ne débouchèrent pas sur des modifications en série. Disposant encore de douze pièces en avril 1954 la Finlande doit s’en séparer suite à l’armistice signé avec Moscou et tous ces canons sont envoyés à la ferraille.

Le 8.8cm PanzerabwehrKanone 45 était un canon antichar lourd de 88mm pesant 4750kg («seulement» 3650kg en batterie) tirant des obus explosifs de 9.4kg ou perforants (7.3kg ou 10.16kg) via un tube de 58 calibre (5.125m) à une distance maximale de 15150m pour l’obus explosif, l’obus perforant perçant 184mm de blindage à 2000m. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en azimut sur 360° et en hauteur de -8° à +40°.

-Il y eu un projet de canon de 75mm antichar automatique mais les essais menés durant le conflit ne débouchèrent pas sur une production en série en raison de problèmes insolubles de fiabilité (rupture de nombreuses pièces, échauffement rapide en cas de tir……) et le programme fût abandonné. Les soviétiques testèrent ce prototype baptisé 75 KANUUNA 53 mais le rétrocédèrent rapidement aux finlandais ce qui est significatif.

Artillerie antiaérienne

2cm Flakabwehrkanone 30 et 38 (2cm Flak 30 et 38)

2 cm Flak 38 2

 

Dès l’apparition de l’avion des contre-mesures furent prises par les troupes au sol. Tant que les «plus lourds que l’air» se contentaient d’observer on veilla surtout à améliorer au maximum le camouflage et la dissimulation mais quand l’avion devint bombardier, quand le chasseur délaissant les combats aériens mitraillaient les troupes au sol il fallait trouver une riposte.

On utilisa d’abord des mitrailleuses d’infanterie montées sur des affûts improvisés puis des canons médians à tir rapide (la France utilisa par exemple son fameux «75») avant que l’arsenal antiaérien ne s’étoffe.

Comme les performances des mitrailleuses d’infanterie devenaient incompatibles avec celles des avions on développa d’abord des mitrailleuses lourdes puis des canons légers à tir rapide d’un calibre allant de 20 à 50mm.

L’Allemagne sélectionna le 20, le 37 et le 50mm même si ce dernier ne connu qu’un développement limité.

Suite à l’interdiction par le traité de Versailles du développement d’armes modernes, les firmes allemandes achetèrent des entreprises dans des pays neutres pour continuer à développer des armes pour être prêtes le jour venu.

Les canons de DCA n’échappèrent pas à la règle et c’est ainsi que le 2cm Flak 30 à pour origine le Flak 28 mis au point à la fin du premier conflit mondial qui vendu à la Suisse devint le Solothurn ST-5 qui acquis par la marine allemande devint le 20mm C/30, ce canon étant ensuite décliné en version terrestre sous la désignation de 2cm Flak 30.

Ce canon disposait d’un cadence de tir de 120 coups par minute on décide de mettre au point un modèle amélioré le 2cm Flak 38 qui allait être décliné en version navale sous la désignation de 2cm C/38. Il se distinguait par un poids plus faible (420 contre 450kg) mais une cadence de tir doublée avec 220 coups par minute.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie ont reçu ces canons. La Finlande va utiliser 150 canons de ce type pour défendre des positions fixes mais aussi ses troupes de mêlée en les installant sur des camions pour obtenir un automoteur léger improvisé et compléter les L-62 Anti II Tank 41.

Ces canons furent également utilisés pour le tir sol-sol avec des effets dévastateurs sur les troupes surprises à découvert. Ces canons furent retirés des unités de première ligne en 1959 mais seulement en 1966 pour la réserve. En Finlande il était désigné 20 ILMATORJUNTAKANUUNA ltK/30.

Le 2cm Flakabwehrkanone 30 était un canon antiaérien léger de 20mm pesant 364kg (470kg en configuration route) et tirant des projectiles de 136g (20x138mmB) via un canon de 65 calibres (1.3m) à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2234m en tir antiaérien à raison de 120 à 240 coups par minute. L’équipe de pièce de quatre hommes peut pointer le canon en azimut sur 360° et en site de -12° à +90°. L’alimentation se fait par des chargeurs de douze à vingt obus.

Canon de 20mm Breda modèle 1935

Canon de 20mm Breda 12

Aux côtés des canons de 20mm allemands les finlandais ont également utilisé des Cannone-Mitragliera da 20/65 modello 35 [Breda] ce qui donne en français «canon-mitrailleur de 20mm et 65 calibres modèle 1935 Breda».

Ce canon de 20mm est le principal canon antiaérien léger de l’armée italienne. Il connu également le succès à l’export puisqu’il fût vendu à la Finlande, à la Chine, à l’Equateur, à la Slovaquie et à la Républicaine Dominicaine. D’autres pays l’ont utilisé à savoir l’Allemagne, l’Australie et la Grande-Bretagne mais il s’agissait d’armes capturées sur le champ de bataille et retournées contre leur ancien propriétaire.

Le canon de 20mm Breda à donc participé à de nombreux conflits à partir des années trente en Europe, en Afrique, en Asie et même en Amérique du Sud (conflit entre l’Equateur et le Pérou entre le 5 juillet 1941 et le 31 juillet 1942).

Ce canon à été utilisé à terre, à bord de véhicules (notamment le char léger Fiat L-6/40 et l’auto blindée AB-41) mais aussi sur des navires de la Regia Marina, le couple 20/37mm fourni par la firme Breda assurant la défense rapprochée des navires de la marine italienne.

Monté sur un affût à deux roues, il pouvait en théorie être remorqué par un véhicule automobile mais comme des faiblesses structurelles limitait la vitesse à 20 km/h on préférait l’embarquer sur le camion pour aller plus vite.

La Finlande à acquis un premier lot de 88 canons lors de la guerre d’Hiver même si toutes les pièces commandées n’ont pas été livrées avant le traité de Moscou de mars 1940. D’autres commandes ont ensuite été passées ce qui fait que la Finlande à pu recevoir 240 de ces canons utilisés aussi bien pour défendre les villes que pour couvrir le champ de bataille. Il y était désigné 20 ILMATORJUNTAKANUUNA ltK/35.

Toujours en service à la fin du conflit il fût remplacé quelques années plus tard par un canon de 23mm de conception et de fabrication soviétique.

Le Canon de 20mm Breda modèle 1935 était un canon antiaérien léger de 20mm (projectile : 20x138mmR) pesant 330kg et tirant via un canon de 65 calibres (1.87m) un projectile de 320g (HE) et 337g (perforant) à une distance maximale de 2200m en tir contre-avions et 5500m en tir contre-terre à raison de 240 coups par minute, l’alimentation se faisant par des plaquettes de douze obus.

L’affût permet au canon de pointer en azimut sur 360° et en site de -10° à +80°. L’équipe de pièces était de trois à six hommes mais en Finlande il était de quatre hommes.

20 ItK 40 VKT

 

Cet affût bitube de 20mm à été mis au point par Aimo Lathi à partir du canon antichar de 20mm que nous avons cu plus haut. Arme efficace elle n’à été produite qu’à 280 exemplaires ce qui est certes important à l’échelle finlandaise mais insuffisant à l’échelle d’un conflit engageant des moyens militaires absolument colossaux. Ce canon à d’ailleurs été maintenus en service jusqu’en 1965 dans les unités de première ligne et jusqu’en 1988 dans la réserve.

Le prototype est apparu juste avant le déclenchement de la guerre d’Hiver mais des modifications de dernière minute repoussèrent son adoption à 1940. L’arme fût d’abord utilisée par l’armée de l’air finlandaise pour protéger ses terrains puis en petit nombre par l’armée de terre qui compléta ainsi son duo Rheinmetall/Breda.

Le 20 ItK 40 VKT était un canon antiaérien léger de 20mm pesant 652kg en position de tir (mais 778kg en configuration de transport) disposant d’un canon de 1.3m (65 calibres) tirant un projectile Solothurn 20x138B de 135g à une distance maximale de 2200m (1200m en pratique) à raison de 250 à 700 coups par minute via des chargeurs de vingt coups. L’affût pouvait pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°

Canon de 37mm M1939 (61-K)

Canon de 37mm modèle 1939 2

Ce canon de 37mm à été développé à partir du canon de 25mm Bofors acquis en petit nombre par l’URSS et qui déboucha un temps sur un canon de 45mm mais ce dernier fût jugé trop gros par la RKKA pour faire un bon canon automatique et elle demanda le développement d’un canon de 37mm. C’est chose en faite en janvier 1938, les premiers essais étant lancés en octobre 1938 et l’armée adoptée l’année suivante.

Ce canon opéra au sein de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la marine soviétique en affûts simples, doubles puis quadruples créant de véritables murs de feu contre l’aviation ennemie. Il y eut des projets de canon automoteurs antiaériens mais rien ne vit le jour avant la fin du second conflit mondial. De 1940 à 1956 39500 canons sont sortis des chaines de montage. Il à été utilisé jusqu’au milieu des année soixante, étant progressivement remplacés par des canons de 57mm S-60 nettement plus performants.

La Finlande l’à acquis par la prise d’armes au cours de la guerre d’Hiver. A chaque fois les canons étaient capturés avec un stock appréciable de munitions à croire que les soviétiques voulaient que ces armes tombent aux mains de leurs ennemis.

D’autres canons furent capturés durant la guerre de Continuation. Le conflit terminé ce canon resta un temps en service mais il fût rapidement remplacé par des canons de 40mm Bofors qui complétèrent ceux acquis durant la guerre d’Hiver et le second conflit mondial.

Le canon de 37mm M1939 (61-K) était un canon de 37mm pesant 2100kg tirant un obus de 1,5kg (37x250mmR) via un tube de 2.7m (72 calibres) à une distance maximale de 4000m en tir antiaérien et de 5000m en tir antisurface à raison de 160 à 170 coups par minute. Le canon peut pointer en azimut sur 360° et en site de -5° à +85° par l’équipe de pièce composée de huit hommes.

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Attention légende ! Le canon de 40mm Bofors est probablement le seul canon avec le canon de 75mm modèle 1897 à avoir acquis une aura quasi-mythique. Il subit de dire «Bofors» pour que l’on sache à quel canon ont fait référence et ce sans parler de calibre. Même chose pour notre canon de campagne français, le simple fait de dire «le 75» et on sait à quoi on fait référence.

A l’origine de ce canon figure une demande de la marine suédoise pour remplacer ses canons de 2 livres acquis en 1922. Le contrat de développement est lancé fin 1928 et tout va très vite puisque le prototype apparaît en novembre 1931.

Il va être intensivement testé jusqu’en octobre 1933 bien que l’acceptation officielle du modèle remonte à 1932 ce qui explique le nom du canon à savoir 40mm akan M/32 plus connu sous le nom de Bofors 40mm L/60,le chiffre 60 correspondant à longueur du tube en calibre soit une longueur de 2.4m.

Ironie de l’histoire, la marine suédoise préféra se concentrer sur une artillerie antiaérienne de plus petit calibre dans la tranche 13/25mm, Bofors plaçant un canon de 25mm en 1932. Elle n’acquis qu’ultérieurement ce canon de 40mm d’abord dans une version réservée aux sous-marins avec un canon de 42 calibres (longueur du tube : 1.680m).

Bofors se consola en remportant un succès appréciable à l’export avec deux voisins pour premiers clients. Si la Koninklijke Marine la marine royale néerlandaise fût le premier client étranger pour la version navale, la version terrestre eut pour client inaugural l’armée belge.

D’autres commandes ne tardèrent pas à affluer que ce soit de Pologne, de Norvège, de Finlande, de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, plusieurs pays le produisant sous licence comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie mais aussi le Canada.

Outre les pays déjà cités ce canon à été utilisé par l’Allemagne (exemplaires capturés en Pologne en 1939, des exemplaires commandés directement à la Suède), la Chine (ce qui permis au Japon de le fabriquer sous licence), le Brésil, le Paraguay, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, l’Afrique du Sud.

La Finlande à acquis ce canon pour la guerre d’Hiver puis pour la guerre de Continuation le désignant 40 ILMATORJUNTAKANUUNA ltK/35-39B. Il était utilisé depuis un affût à quatre roues mais aussi depuis un châssis chenillé avec le L-62 Anti II Tank 41, un canon automoteur antiaérien d’origine suédoise. 550 Bofors de 40mm ont été acquis par l’armée de terre finlandaise.

Ce canon qui fût également utilisé avec des effets dévastateurs contre les troupes au sol et les véhicules blindés légers fût conservé après guerre en compagnie de canons neufs acquis auprès de la Suède. Il est resté en service dans l’armée finlandaise jusqu’en 1975 quand il fût remplacé par un canon de 35mm Oerlikon.

Le canon de 40mm Bofors était un canon antiaérien léger de 40mm (40x311R) pesant 1981kg (dont 522kg pour l’affût) en ordre de tir (2400kg en configuration transport) disposant d’un canon de 60 calibres (longueur du tube 2.4m) tirant des obus de 0.9kg (40x113mmR) à une distance maximale de 6790m en tir sol-sol et de 4300m en tir antiaérien à raison de 90 à 120 coups par minute, l’alimentation se faisant par des clips de quatre projectiles.

Le canon peut pointer en site de -5° à +90° à raison de 55° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 50° par seconde. L’équipe de pièce était composée de quatre à huit hommes.

Canon antiaérien de 75mm modèle 1937 (7.5 cm kanon PL vz. 37)

75 mm anti-aircraft gun Škoda R-3 M1937 2

Ce canon antiaérien est une tchèque créé par la firme Skoda. Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie (1938/39), les canons disponibles ont été récupérés par l’Allemagne qui fit poursuivre la production au profit de ses alliés finlandais et italiens.

L’Italie récupéra selon les sources entre 150 et 200 pièces, la Finlande moins d’une centaine de pièces. Si Helsinki conserva ses pièces jusqu’à la fin du conflit, les pièces cédées à l’Italie et encore disponibles furent récupérées au profit des troupes allemandes déployées dans la péninsule.

Quelques pièces sont parvenus jusqu’à nos jours, faisant le bonheur des musées militaires d’Europe et d’Amérique.

Sous les couleurs finlandaises, le canon anciennement tchèque va servir de pièce d’artillerie antiaérienne territoriale mais aussi comme canon antichar lourd quand certaines se trouvaient à proximité du front que l’alarme antichar était donnée. Vingt exemplaires ont été acquis par Helsinki armant cinq batteries à quatre canons.

Ce canon antiaérien à été retiré du service faute de munitions adaptées en 1958 et son remplacement par des canons de 85mm soviétiques plus performants.

Le 7.5cm kanon PL vz.37 était un canon antiaérien lourd de 75mm pesant 2800kg et tirant via un tube de 48.7 calibres (3.65m) un projectile type 75x656mmR de 6.5kg à une distance maximale de 9200m en tir antiaérien et de 4 à 6000m en tir sol-sol à raison de 10 à 15 coups par minute. L’affût permettait de pointer le canon en azimut sur 360° et en site de 0° à +85°.

Canon antiaérien de 76.2mm Vickers modèle 1931

Vickers 7.5 cm AA gun

Canon de 75mm Vickers mis en oeuvre par des soldats néerlandais. Mis à part le calibre les canons finlandais étaient identiques

En 1931 la firme Vickers développa un canon antiaérien d’un calibre inhabituel pour les britanniques à savoir 75mm, un calibre assez courant en revanche sur le continent européen. En 1936 la Roumanie acheta une licence pour la production de 100 canons, la production se poursuivant jusqu’en 1950 avec la sortie de 450 exemplaires.

Ces pièces de ce type furent également acquis par le Danemark (qui le produisit sous licence), les Pays-Bas, la Belgique, la Lituanie, la Turquie,le Portugal, la Suisse et la Chine.
La Finlande à acquis des exemplaires pour réduire le déficit de la balance des paiements avec les britanniques en 1936 mais ces canons furent chambrés pour permettre l’utilisation d’obus de 76.2mm. Les allemands et les soviétiques utilisèrent également des canons de ce type après en avoir capturé un certain nombre dans toute l’Europe.

Le canon de 75mm Vickers est un canon de 43 calibres (longueur du tube 3.225m) pesant 2825kg, tirant des obus (75x495mm) de 6.5kg à une distance maximale pratique de 5000m à raison de 12 coups par minute. Le champ de tir grâce à un support cruciforme est de 360° en azimut et de 0° à +90° en site.

Scandinavie (57) Danemark (28)

Artillerie antiaérienne

En septembre 1948 la défense contre-avions danoise se résume à un régiment à trois bataillons (13ème, 14ème et 15ème), chaque bataillon disposant de douze canons de 75mm Vickers et douze canons de 20mm Madsen soit un total de soixante-douze canons antiaériens. Rien qui puisse transformer le ciel danois en enfer pour la Luftwaffe.

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Scandinavie (20) Norvège (20)

Artillerie de montagne

-En septembre 1948 la Norvège possède plusieurs canons de montagne mais paradoxalement la nouvelle armée norvégienne ne va pas recevoir de pièces de ce type de la part des britanniques qui ne possédaient rien de moderne en stock. Certes la France possédait bien un obusier de 75mm efficace et apprécié notamment des australiens mais Britannia malgré la solide alliance avec la France n’était pas vraiment ravie de voir les froggies marcher sur ses plate-bandes.

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Benelux (60) Belgique (21)

Artillerie Antichar

Tout comme les autres armées, la Belgique possédait des canons antichars pour lutter contre les Panzer. On trouve un canon français, un canon britannique et un canon belge. Un projet de canon antichar de 60mm n’à pas le temps de voir le jour avant la fin de la Campagne de Belgique.

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