17-Aviation navale (41)

Martin 167F

Martin 167F

Martin 167F

Alors que les nuages sombres s’accumulaient sur l’Europe, l’armée de l’air se mit à chercher tout azimut à moderniser ses forces. L’industrie aéronautique nationale _récemment nationalisée et encore au stade semi-artisanal_ peinant à fournir en temps et en heure des appareils, elle se tourna vers l’étranger et notamment vers les Etats-Unis.

En 1937, l’United States Army Air Corps (USAAC) lança un programme de bombardier, réclamant un bimoteur triplace volant au minimum à 322 km/h et pouvant emporter 544kg de bombes sur 1930 km.

Cinq constructeurs répondirent à ce concours. Si le Bell 9 et le Boeing Stearman X-100 restèrent à l’état de projet, trois constructeurs présentèrent des projets qui aboutirent à une production en série : le North American NA-40 plus connu sous le nom de B-25 Mitchell, le Douglas model 7 et le Glenn-Martin 167W, les deux derniers équipant l’armée de l’air sous les noms respectifs de Douglas DB-7 et Martin 167A3.

245 Glenn-Martin 167W furent livrés à la France jusqu’en décembre 1940. L’armée de l’air reçut l’immense majorité des appareils mais l’Aéronautique Navale reçut 40 appareils qui pendant un temps l’encombrèrent, l’Aviation Navale ne sachant qu’en faire.

Finalement, une unité va être créée en Indochine, l’escadrille 15B de reconnaissance et d’attaque maritime, basée à Than-Son-Nut près de Saïgon.

Créée officiellement le 21 septembre 1941, elle dispose de douze Martin 167F amenés en Indochine par bateau, en caisse et remontés sur place.

En novembre 1943, les dix appareils survivants sont remplacés par douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime. Stockés à Than-Son-Nut, ils doivent servir d’appareils de réserve en cas de conflit.

En septembre 1946, deux Martin 167F sont envoyés à Sidi-Ahmed pour remplacer au sein de la S.E deux Bloch MB-131 à bout de souffle.

Les autres appareils confiés à l’Aviation Navale sont stockés puis cédés à l’armée de l’air pour remplacer les appareils perdus par cette dernière

Caractéristiques Techniques du Martin 167F

Type : bimoteur triplace de reconnaissance et d’attaque maritime

Poids : à vide 4890kg maximal 7124kg

Dimensions : Envergure18.69m Longueur 14.22m Hauteur 5.01m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-SC-3G de 1065ch entrainant une hélice tripale Curtiss

Performances : vitesse maximale 489 km/h vitesse de croisière 408 km/h Autonomie 1800 à 2800km Plafond pratique 8830m

Armement : quatre mitrailleuses FN de 7.5mm dans le bord d’attaque des ailes, une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle dorsale et une autre dans le poste de tir inférieure. 80Kg de charge militaire composé de bombes de 10 ou de 50kg voir d’une torpille de 400mm

Equipage : 3 hommes

Lioré et Olivier Léo 456

Lioré et Olivier LéO 451 de l'armée de l'air

Lioré et Olivier LéO 451 de l’armée de l’air

Influencé par les idées du général italien Giulio Douhet, la jeune armée de l’air s’était équipée d’avions à tout faire appelés BCR (Bombardement Combat Reconnaissance) qui s’étaient révélés comme souvent bon en rien et mauvais en tout.

Corrigeant le tir, l’armée de l’air lance en novembre 1934 le programme B5 qui demandait un bombardier performant. Un an plus tard, le nombre d’hommes d’équipage est réduit à quatre, le programme B5 devenant donc B4.

La firme Lioré et Olivier ultérieurement intégrée à la SNCASE proposa le Lioré et Olivier Léo 45 qui effectua son premier vol le 16 janvier 1937. Equipé de nouveaux moteurs, l’appareil devint le Léo 451 et fût commandé en série par l’armée de l’air.

L’Aviation Navale à  la recherche d’un bombardier-torpilleur bimoteur basé à terre s’intéressant aux bombardiers produits par l’armée de l’air et jeta son dévolu sur le Lioré et olivier Léo 451, demandant certaines modifications pour permettre à l’appareil d’opérer au dessus de la mer, donnant naissance au Léo 456 dont le prototype effectua son premier vol le 21 mai 1940.

Après des essais concluants, la marine passe commande le 12 septembre 1940 de 64 appareils pour équiper cinq escadrilles. A noter que les 12 premiers exemplaires sont des Léo 451 qui seront ultérieurement transformés en Léo 456.
A cette première commande satisfaite entre novembre 1940 et août 1941 succède une deuxième commande de 32 appareils en janvier 1942 pour constituer une réserve d’appareils, ces appareils étant livrés entre mars et juin 1942.

La troisième commande passée en septembre 1943 voit l’Aviation navale commander 88 Lioré et Olivier Léo 456 répartis équitablement entre les unités en ligne (44) et pour le volant de fonctionnement (44), ces appareils étant livrés entre novembre 1943 et juillet 1945. Le total des appareils commandés est donc de 184 appareils.

-La première escadrille à être équipée est l’escadrille 7B créée en mai 1941 sur la base de Lann-Bihoué près de Lorient. Elle est équipée de douze Lioré et Olivier Léo 451, identiques à ceux de l’armée de l’air.

Huit de ces appareils sont transformés en Léo 456, les quatre autres sont perdus avant d’être transformés et son remplacés par quatre Lioré et Olivier Léo 456 issus des stocks ou livrés neufs à l’escadrille.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 date à laquelle l’escadrille est mise en alerte pour faire face à toute éventualité.

Le 5 septembre 1948, à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, elle reçoit l’ordre de faire mouvement vers le Nord de la France et l’aérodrome de Lille-Lesquin, première étape vers soit un déploiement avancé en Belgique ou en Grande Bretagne.

-L’Escadrille 14B créée en juin 1941 est une escadrille mixte basée à Tripoli-du-Liban disposant de huit Lioré et Olivier Léo 456 en plus des six CAO-700M

Comme pour les autres escadrilles du Commandement Levant de l’Aviation Navale (CLAN), l’escadrille 14B à une double mission : défense des mandats syriens et libanais et appui à la DNL en lui fournissant une capacité de reconnaissance et de riposte lointaine.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 même si en sept ans d’entrainement actif, elle à perdu deux Léo 456 (en plus d’un CAO-700M) remplacés par des appareils venus de France en vol.

Ces derniers décollaient d’Orly, se ravitaillaient à Marignane, traversant la Méditerranée direction Sidi-Ahmed où ils se ravitaillent à nouveau pour franchir la dernière étape en direction Beyrouth même si parfois, ils font étape en Crète ou à Chypre suite à un accord avec les autorités grecques et britanniques.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille 14B est mise en alerte suite aux tensions de plus en plus importantes en Méditerranée, les CAO-700M tout comme les Léo 456 effectuant de nombreuses patrouilles au large des côtes syro-libanaises. L’état d’alerte est allégé à partir du 10 septembre 1948.

-L’Escadrille 12B est créée le 13 juillet 1941 sur la base de Sidi-Ahmed, l’escadrille de bombardiers-torpilleurs de la 4ème FAN. Opérant souvent de concert avec la 10B _un Bloch MB-175T guidant trois ou quatre Léo 456_, l’escadrille 12B participe aussi à plusieurs exercices avec l’armée de l’air avec entrainements communs au bombardement, _les deux entités apportant leur expertise dans des domaines étrangers à l’autre_ ou des duels amicaux entre chasseurs et bombardiers, l’un des exercices entrainant la perte d’un Léo 456 et d’un D-520 en mars 1944.

Le 6 mai 1945, un Léo 456 de l’unité largue une bombe réelle de 100kg sur le torpilleur léger l’Alsacien lors d’un exercice de défense aérienne à la mer, bombe qui détruit la tourelle II mais sans faire de victime. Fort heureusement, les exercices avec la 6ème EL se passent le plus souvent sans incidents.

Jusqu’au 31 août 1948, l’escadrille 12B va perdre trois bimoteurs, remplacés par des appareils issus des stocks de l’Aviation Navale.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise en alerte, les exercices et entrainement sont suspendus, l’unité se préparant à mener des missions de guerre. Les plans sont actualisés, les appareils révisés…… . L’Italie ne bougeant pas, les exercices reprennent le 8 septembre 1948, exercices se faisaient de plus en plus souvent avec des munitions de guerre au cas ou……. .

-L’Escadrille 8T est transformée sur Lioré et Olivier Léo 456 en novembre 1941 avec seize appareils de ce type. Une fois sa transformation achevée, l’unité est transférée de la 4ème FH à la 2ème FAN et de Saint Mandrier, elle rejoint Fréjus-Saint Raphaël.

Ces appareils étaient toujours en service en septembre 1948 même si sur les seize du début, seuls onze étaient encore présents, trois ayant été perdus au cours d’exercices et deux réformés suite à une usure prononcée et à la découverte de faiblesses structurelles rendant le vol à basse altitude dangereux.

-L’Escadrille 3B est transformée sur douze Lioré et Olivier Léo 456 à partir du mois de mars 1942, l’unité étant considérée comme opérationnelle sur cet appareil en juin de la même année. Elle reste basée à Lanvéoc-Poulmic.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial même si il ne reste que neuf appareils du lot initial, les trois appareils restant étant des appareils de remplacement. L’attaque sur la Norvège et le Danemark entraine la mise en alerte de l’escadrille qui reçoit l’ordre de se tenir prêt à être déployée en Angleterre ou en Ecosse.

-L’Escadrille 15T est créée le 15 juin 1945 sur la base aéronavale de Calais-Marck pour compléter les forces de la 1ère FAN. Elle est équipée de douze appareils.

Cette escadrille déclarée opérationnelle le 4 août 1945 doit interdire La Manche et les côtes du Benelux à la marine allemande si cette dernière voulait appuyer une progression de la Heer en Belgique selon un plan inspiré du plan Schlieffen de 1914.

Elle pourra aussi participer à l’appui du corps de bataille engagé en Belgique. Au 5 septembre 1948, les douze appareils d’origine sont pleinement opérationnels se prépare à participer à de futures opérations de guerre.

-L’Escadrille 16T est créée sur la base aéronavale d’Alger-Maison Blanche en juin 1944 avec douze Lioré et Olivier Léo 456 pour appuyer les unités de la 4ème Escadre.

Ces douze élégants bimoteurs sont chargés de frapper la flotte italienne et son commerce à l’aide de bombes, de torpilles voir de roquettes après par exemple avoir été guidés par un CAO-700M de la 22E et protégés de la chasse ennemie par des D-520 de la 14C.

Au 5 septembre 1948, l’unité (qui à utilisé un total de dix-sept Lioré et Olivier Léo 456) est sur le pied de guerre, parée aussi bien à attaquer à la torpille les navires italiens qu’à bombarder la Sicile, la Sardaigne où le sud de la péninsule italique.
-L’Escadrille 24T est officiellement activée en avril 1947 à Haïphong avec douze bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

Bien qu’intégrée à la 12ème flottille d’aviation navale, la 24T est basée à Haïphong avec une double mission : l’attaque à la torpille d’une force navale ennemie pénétrant dans le Golfe du Tonkin et l’appui des troupes au sol défendant le Tonkin et notamment la ligne Haïphong-Hanoï appelée Ligne Doumer.

En septembre 1948, l’unité est toujours basée dans le grand port du nord de l’Indochine et à l’annonce des raids allemands sur la Norvège et le Danemark, les douze bombardiers-torpilleurs sont dispersés pour éviter qu’un raid surprise japonais ne neutralise d’un coup l’unité.

-En juin 1947, huit Lioré et Olivier Léo 456 arrivent démontés à Fort de France à bord ducargo  Anadyr des Messageries Maritimes. Remontés et testés en vol, ils intègrent aussitôt l’Escadrille d’Aviation Navale des Antilles (EANA) avec pour mission l’interdiction maritime.

Caractéristiques Techniques du Lioré et Olivier Léo 456

Type : bombardier-torpilleur bimoteur quadriplace

Poids : à vide 7530kg maximale 11400kg

Dimensions : Envergure 22.52m Longueur 17.20m Hauteur 5.24m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme & Rhône 14N 38/39 dévellopant 1030ch à 4800m entrainant des hélices tripale Ratier

Performances : vitesse maximale 495 km/h vitesse de croisière 360 km/h autonomie maximale : 2300km avec charge militaire (2900km sans charge militaire) Plafond pratique 9000m

Armement : un canon de 20mm Hispano-Suiza HS-404 approvisionné à 120 coups en poste arrière remplacé ultérieurement par un affût double de mitrailleuses de 7.5mm alimenté à 3000 coups, une puis deux mitrailleuses fixes de 7.5mm dans le nez avec 5000 coups et une mitrailleuse ventrale dans une cuve retractable avec 100 coups. 1400kg de charge militaire dont 1000kg en soute (bombes ou une torpille).

17-Aviation navale (27)

Escadrille 11B

Le 11 juin 1946, sur la base aéronavale de Lann-Bihoué est créée la 9ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine appelé à renforcer les FNEO.

Cette 9ème FAN est composée de quatre escadrilles dont la 11B, l’escadrille de bombardement équipée de quatre Loire-Nieuport LN-420, un bombardier en piqué biplace dont elle est la première utilisatrice.

La 11B effectue ses premières opérations à bord du porte-avions le 22 mars 1947 dans le cadre de la mise en condition du groupe aérien qui ne doit plus faire qu’un avec le flotteur. L’entrainement à lieu du 22 mars au 4 mai entre Casablanca et Dakar avant un retour à Brest le 10 mai.

L’entrainement à bord du porte-avions léger se poursuit du 24 juillet au 4 septembre 1947 essentiellement en Manche.

Après avoir participé à la traversée de longue durée du 12 au 31 octobre 1947 en Méditerranée, l’escadrille 9B et le reste de la 9ème FAN s’entraine dans le Golfe de Gascogne du 2 au 21 novembre, le novice groupe aérien du porte-avions léger affrontant celui rodé et expérimenté du Painlevé.

Le 10 décembre 1947, les quatre Loire-Nieuport LN-420 décollent de Lann-Bihoué et rejoignent en haute mer le porte-avions qui en franchissant le Goulet de la rade de Brest est officiellement mis en service. Ce n’est que le 19 janvier 1948 que le porte-avions arrive à Cam-Ranh, le groupe aérien quittant le bord alors que l’Alienor d’Aquitaine se trouvait à 50 miles nautiques de la base.

Reprennant l’entrainement aéronaval le 24 février 1948 (après avoir continué l’entrainement à terre en compagnie de l’armée de l’air), l’escadrille 11B apprend et met en pratique sa mission en cas de conflit : la couverture aérienne des navires des FNEO et un appui limité aux troupes au sol.

Le 5 septembre 1948, l’escadrille 9B était en plein exercice de défense aérienne à la mer (elle servait de cible aux chasseurs des escadrilles 13 et 15C) dans le cadre d’un cycle plus vaste entamé le 2  et achevé le 9 septembre même si l’annonce des bombardements allemands en Scandinavie entraina un alourdissement de l’atmosphère tant était grande la crainte d’une collusion entre Berlin et Tokyo.

Escadrille 12B

L’escadrille 12B est créée le même jour que l’escadrille 10B à savoir le 13 juillet 1941. C’est l’escadrille d’assaut de la 4ème FAN.

Depuis la base de Sidi-Ahmed, ses seize Lioré et Olivier Léo 456 soivent frapper la flotte italienne et sa marine marchande à la torpille mais aussi à la bombe, le commandant de la 12B préparant des projets de raids contre Syracuse, Tarente voir Tripoli.

Opérant souvent de concert avec la 10B _un Bloch MB-175T guidant trois ou quatre Léo 456_, l’escadrille 12B participe aussi à plusieurs exercices avec l’armée de l’air avec entrainements communs au bombardement, _les deux entités apportant leur expertiste dans des domaines étrangers à l’autre_ ou des duels amicaux entre chasseurs et bombardiers, l’un des exercices entrainant la perte d’un Léo 456 et d’un D-520 en mars 1944.

Le 6 mai 1945, un Léo 456 de l’unité largue une bombe réelle de 100kg sur le torpilleur léger l’Alsacien lors d’un exercice de défense aérienne à la mer, bombe qui détruit la tourelle II mais sans faire de victime. Fort heureusement, les exercices avec la 6ème EL se passent le plus souvent sans incidents.

Jusqu’au 31 août 1948, l’escadrille 12B va perdre trois bimoteurs, remplacés par des appareils issus des stocks de l’Aviation Navale.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise en alerte, les exercices et entrainement sont suspendus, l’unité se préparant à mener des missions de guerre. Les plans sont actualisés, les appareils révisés…… . L’Italie ne bougeant pas, les exercices reprennent le 8 septembre 1948.

Escadrille 13B

Cette escadrille est créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France

La principale mission de ce porte-avions est l’appui des croiseurs et des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère, appui qui passe par la fourniture d’une capacité de reconnaissance lointaine et une ombrelle aérienne contre l’aviation ennemie voir un appui-feu avec notamment la 13B et ses quatre Loire-Nieuport LN-420.

Du 25 juin au 12 août 1947, l’escadrille 13B participe avec le reste de la 11ème FAN à un entrainement aviation intensif entre Casablanca et Dakar avant de rentrer à Brest le 19 août. Après la traversée de longue durée du 24 septembre au 29 novembre, la 13B sort à nouveau pour entrainement du du 25 au 30 décembre 1947 et du 4 au 12 janvier 1948.

Du 12 au 18 février 1948, elle participe à l’exercice «Centaure» avec les croiseurs de la 3ème Escadre Légère avant de s’entrainer du 27 février au 12 mars 1948 puis du 29 avril au 8 mai dans le Golfe de Gascogne avant un entrainement au large de Dakar du 16 mai au 2 juin.

Le porte-avions Henriette de France subissant un petit carénage du 10 juin au 5 août, la 13B comme le reste de la 11ème FAN s’entraine depuis la terre avant de retrouver leur plate-forme opérationnelle à partir du 12 août pour remise en condition puis entrainement jusqu’au 4 septembre.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transportant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre.

L’escadrille 13B va assurer une inhabituelle mission de chasse en coopération avec les 19 et 21C tout en se préparant à sa future mission d’assaut en Norvège.

Escadrille 14B

Cette escadrille créée le 9 juin 1941 sur la base aéronavale de Tripoli-du-Liban est l’une des escadrilles mixtes de l’Aviation Navale puisqu’elle doit disposer de six CAO-700M de reconnaissance maritime et huit bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456. Si les Léo 456 sont disponibles à temps, les six CAO-700M ne seront disponibles qu’en septembre 1941.

Comme pour les autres escadrilles du Commandement Levant de l’Aviation Navale (CLAN), l’escadrille 14B à une double mission : défense des mandats syriens et libanais et appui à la DNL en lui fournissant une capacité de reconnaissance et de riposte lointaine.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 même si en sept ans d’entrainement actif, elle à perdu deux Léo 456 et un CAO-700M remplacés par des appareils venus de France en vol, décollant d’Orly, se ravitaillant à Marignane, traversant la Méditerranée direction Sidi-Ahmed où ils se ravitaillent à nouveau pour franchir la dernière étape en direction Beyrouth même si parfois, ils font étape en Crète ou à Chypre suite à un accord avec les autorités grecques et britanniques.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille 14B est mise en alerte suite aux tensions de plus en plus importantes en Méditerranée, les CAO-700M tout comme les Léo 456 effectuant de nombreuses patrouilles au large des côtes syro-libanaises. L’état d’alerte est allégé à partir du 10 septembre 1948.

Escadrille 15B

Cette escadrille est créée à Than-Son-Nut le 21 septembre 1941 avec pour équipement douze Martin 167F, un bombardier bimoteur de conception et de fabrication américaine, utilisée par la marine parfois comme bombardier bimoteur mais surtout comme avion-torpilleur.

Cette escadrille basée sur ce qui n’est pas encore l’aéroport international de Saïgon doit donner de l’allonge aux FNEO en lui permettant d’affaiblir et d’amoindrir les forces navales adverses avant qu’elles n’entrent en contact avec les forces amies. Sa capacité de bombardier horizontal sera également précieuse pour appuyer les troupes au sol défendant l’Indochine.

En novembre 1943, les dix bimoteurs survivants sont retirés du service (stockés à Tan-Son-Nhut, ils doivent servir d’appareils de réserve en cas de conflit) et remplacés par douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

En septembre 1945, l’unité intègre la 12ème flottille d’aviation navale et déménage à Cam-Ranh d’où elle mène ses missions de reconnaissance armée.

Au 1er septembre 1948, l’unité peut fièrement afficher un taux d’attrition nul _en dépit d’une utilisation intensive des bimoteurs MB-175T_ et à partir du 5 septembre 1948 renforce sa présence au dessus des flots au cas où le Japon aurait eut un plan concerté avec l’Allemagne.

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (12)

I-Pétroliers-caboteurs classe Nièvre

Avant-propos

Pour soulager les PRE et les RR dans des missions de transport pétrolier et pour remplacer les pétroliers Odet et Suroit, décision est prise de construire des pétroliers caboteurs de 2500 tW. Les deux premiers baptisés L’Ardèche et La Lèze sont financés à la tranche 1943 et les deux suivants baptisés La Nièvre et Le Blavet sont financés à la tranche 1944.

La Nièvre

-La Nièvre est mis sur cale le aux chantiers Leroux de Lannester prêt de Lorient le 12 juin 1943 lancé le 18 septembre 1944 et mis en service  le 27 février 1945.

Il quitte Lorient le 3 mars 1945, chargé de mazout et de gazole pour rallier son port d’attache en l’occurence Toulon. Il fait escale à Casablanca du 7 au 10 mars avant de rallier le Var le 14 mars 1945.

Intégré au groupement de soutien de la 2ème Escadre, il va servir de ravitailleur sur rade à Toulon, aux salins d’Hyères et à Villefranche mais également de transports pétrolier entre Fos sur Mer, Toulon et Ajaccio.

Du 5 janvier au 14 mars 1948, il est échoué au bassin Vauban n°9 pour un grand carénage. Il est armé pour essais le 24 mars, sortant pour essais les 25 et 26 mars puis pour remise en condition du 27 mars au 2 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, La Nièvre était à Ajaccio pour décharger un chargement de mazout destinés aux navires basés en Corse et un chargement de carburant aviation pour la base aéronavale d’Aspretto.

L’Ardèche

-L’Ardèche est mis sur cale aux chantiers Ziegler de Dunkerque le 12 septembre 1944 lancé le 23 décembre 1945 et mis en service à Cherbourg son port d’armement le 12 juin 1946.

Il quitte Cherbourg le 14 juin, charge du mazout et du gazole à Donges (où une petite raffinerie avait été installée pour concurrencer celle plus dévellopée du Verdon) les 16 et 17 juin avant de reprendre la mer.

Le pétrolier-caboteur L’Ardèche fait escale à Casablanca du 21 au 24 juin puis à Bizerte du 28 au 30 juin avant de rallier Beyrouth le 5 juillet 1946 où il remplace l’Odet qui avait été désarmé le 17 avril 1946 suite à une ultime et fatale avarie de machine.

Le nouveau pétrolier-caboteur va servir de ravitailleur au profit des navires de la DNL, ravitaillement à flot et non en route. Il va aussi servir de transport pétrolier, chargeant à Haïfa du mazout et du gazole pour compléter les stocks de la DNL.

Le 5 septembre 1948, l’Ardèche était à quai à Beyrouth

La Lèze

-La Lèze est mis sur cale aux chantiers navals Leroux sis à Lanester prêt de Lorient le 9 octobre 1944 lancé le 17 février 1946 et mis en service le 25 septembre 1946.

La Lèze quitte Lorient le 26 septembre 1946 et rallie Brest en fin de soirée. Affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique pour servir de ravitailleur sur rade à couple des navires mais également de transport pétrolier, chargeant au Verdon et à Donges pour recompléter les dépôts de Lorient, de Brest et de Cherbourg.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Lèze est à Lorient pour décharger du mazout et du gazole aux dépôts du port morbihanais.

Le Blavet

-Le Blavet est mis sur cale aux chantiers navals Ziegler de Dunkerque le 8 janvier 1946 lancé le 15 juin 1947 et mis en service à Cherbourg le 5 janvier 1948. Il quitte Cherbourg le 8 janvier et rallie Dunkerque le lendemain.

Affecté à l’Escadre Légère du Nord (ELN), il sert de ravitailleur sur rade au profit des navires de la plus jeune escadre de la marine nationale mais également de transport pétrolier entre le terminal pétrolier de Dunkerque et Cherbourg. Le Blavet était d’ailleurs à Cherbourg un certain 5 septembre 1948.

Ignorant la présence ou non de sous-marins allemands en Manche, la marine décide de maintenir le Blavet à Cherbourg. C’est en accompagnant le convoi transportant le CEFAN que le Blavet regagnera Dunkerque avec un chargement de mazout et de gazole au profit de l’ELN et ce le 12 septembre.

Caractéristiques Techniques de la classe Nièvre

Déplacement : standard 800 tW pleine charge 2500 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 73.50m longueur entre perpendiculaires 67.70m largeur 11.28m tirant d’eau 2.80m

Propulsion : deux moteurs diesels Schulzer 2 temps dévellopant 1150ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 12 noeuds distance franchissable 6300 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navugation

Capacités : six soutes totalisant 1930 mètres cubes et 3 cales représentant 245 mètres cubes. Un mat de charge de 2 tonnes à 5m

Armement : trois canons de 25mm Oerlikon modèle 1939-40

Equipage : 5 officiers et 25 hommes 

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (11)

H-Pétroliers-caboteurs Odet et Suroit

L’Odet

Le Shapur futur Odet

Le Shapur futur Odet

-L’Odet est acquis par la marine nationale le 24 mai 1939 pour à l’origine servir de ponton au profit de la Direction du Port de Lorient. Avant de servir sous pavillon français, il avait été connu sous le nom de British Industry puis de Saint Jerome et enfin de Shapur. Comme pétrolier commercial, il transportait du pétrole raffiné entre le Golfe Persique et l’Europe.

Il sert de ravitailleur notamment pour les navires en exercice au large de Quiberon jusqu’au 12 janvier 1940 quand il est décidé de le redéployer à Beyrouth au sein de la Division Navale du Levant (DNL).

Il quitte Lorient le 13 janvier 1940, fait escale à Casablanca du 16 au 18 janvier, à Bizerte du 22 au 25 janvier avant de rallier Beyrouth le 30 janvier 1940.

Il va assurer à flot et à l’arrêt le ravitaillement des navires de cette force navale mais également recompléter les soutes du port de Beyrouth depuis Haïfa où les britanniques ont aménagé un terminal pétrolier, les champs pétrolifères de Mossoul et de Bassorah alimentant la raffinerie mieux protégée que Fort Knox ou plutôt que la Banque d’Angleterre ce qui n’empêchera pas des attentats menés par la Haganah (la force clandestine de défense juive) ou par des extrémistes arabes.

Il est désarmé le 17 avril 1946, machines à bout et transformé en ponton dans le port de Beyrouth ponton-citerne ravitaillé par son successeur, le pétrolier-caboteur Ardèche mis en service en juin 1946.

Caractéristiques Techniques de L’Odet

Déplacement normal 8568 tonnes

Dimensions : Longueur 110.65m Largeur 15.02m Tirant d’eau 7.02m

Propulsion : machine alternative à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières devellopant 1720ch et entrainant une hélice

Performances : Vitesse maximale : 11.5 noeuds

Capacité : 7520 mètres cubes avec 7 tanks plus 3 tanks d’été

Armement : deux canons de 90mm modèle 1926 renforcés ultérieurement par six canons de 25mm en trois affûts doubles

Equipage : 34 hommes (marine marchande)

Le Suroit

Le Suroit est un pétrolier-caboteur mis en service en 1938 par la Citerna Maritime pour du cabotage pétrolier. Il est réquisitionné en mai 1940 pour le Maroc et utilisé jusqu’en février 1942 à Casablanca, chargé du pétrole raffiné à Fos sur Mer pour constituer les stocks destinés aux navires déployés au Maroc avec parfois des incursions jusqu’à Dakar.

A noter qu’il est acheté à son armateur en décembre 1940 et devient donc un pétrolier militaire de la marine nationale.

Il est redéployé à Dunkerque en mars 1942 au moment de la création de l’Escadre Légère du Nord, création officialisée par décret le 17 mars 1942. Il va servir de ravitailleur pour les navires de l’ELN (croiseur léger antiaérien, contre-torpilleurs, torpilleurs d’escadre et torpilleurs légers) tout en ravitaillant le dépôt pétrolier, chargeant du pétrole au Verdon ou à Donges.

Il est désarmé le 12 décembre 1947 et condamné le 5 février 1948. Vendu à la démolition, il quitte en remorque le port de Dunkerque le 12 février pour Le Havre où il doit être démoli mais dans la nuit du 13 au 14 février, l’ancien pétrolier est victime d’une voie d’eau fatale, le remorqueur devant couper la remorque pour ne pas couler avec lui.

Reposant à 35m de profondeur au large de Boulogne, il constitue une attraction pour les plongeurs de la région

Caractéristiques techniques du pétrolier Suroit

Déplacement normal 554 tonnes port lourd 700 tonnes

Dimensions : Longueur 62.20m Largeur 8.40m Tirant d’eau 3.05 à l’avant et 3.58m à l’arrière en charge

Propulsion : diésel 6 cylindres développant 505ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 9 noeuds

Capacité : 13 citernes soit 1010 mètres cubes

Armement : un canon de 90mm et quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en deux affûts doubles

Equipage : 11 hommes

10-Contre-torpilleurs (25)

Le Chevalier Paul

Le contre-torpilleur Chevalier Paul

Le contre-torpilleur Chevalier Paul

Par le marché n°5268F du 17 octobre 1929, la construction du contre-torpilleur Da-15 est attribuée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer.

-Le Da-15 baptisé ultérieurement Chevalier Paul est mis sur cale le 28 février 1931 et lancé le 21 mars 1932.

Le marché du 17 octobre 1929 prévoyait une présentation en recette au 1er septembre 1932 mais le 22 mars 1932 un acte additionnel au marché repousse de plus d’un an la présentation en recette du sixième contre-torpilleur de classe Vauquelin car la marine impose aux FCM de céder le train d’engrenages principal de la machine tribord du Chevalier Paul pour réparer celui de l’Aigle.

Or la construction d’engrenages prend énormément de temps et la présentation en recette ne peut décemment avoir lieu avant dix huit mois (un an pour la fabrication de nouveaux engrenages et cinq mois de travaux).

Ce n’est donc que le 20 novembre 1933 que le Chevalier Paul effectue sa première sortie en route libre au large de Toulon. Il quitte La Seyne le 23 novembre pour rallier Lorient son port d’armement.

Il rallie Lorient le 27 novembre, date officielle pour sa présentation en recette, ses essais commençant le 6 décembre 1933 et s’achevant le 6 avril 1934.

Entré en armement définitif le 1er juin 1934, le Chevalier Paul effectue ses sorties de vérification de bon fonctionnement après remontages les 27 et 29 juin.

Il quitte définitivement Lorient le 8 août 1934, se ravitaille à Casablanca où il mouille du 12 au 15 août puis fait escale à Alger du 16 au 20, mouillant le 20 au soir à Bregançon avant de mouiller en petite rade de Toulon le 21 août 1934 en fin d’après midi.

Le 21 août 1934, le contre-torpilleur Chevalier Paul est admis au service actif au sein du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre.

Il est versé en surnombre à la 7ème DL mais ce surnombre est temporaire, le Cassard qui accompagnait jusque là le Tartu et l’Albatros devant être placé en position de complément pour l’année d’instruction 1934-35.

le 1er octobre 1934, les 5ème et 7ème DL permutent leurs numéros et le Chevalier Paul est désormais intégré à la 5ème DL toujours en compagnie du Tartu et de l’Albatros.

L’année d’instruction 1935-36 voit le réarmement du Cassard au sein de la 5ème DL en remplacement de l’Albatros (transféré à la 7ème DL) ce qui permet d’obtenir une division homogène.

Le 15 août 1936, le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre devient la 3ème Escadre Légère et la 5ème DL est désormais composée des contre-torpilleurs Tartu, Vauquelin et Chevalier Paul.

Devenue 5ème DCT le 12 avril 1937, cette division va comme les autres participer aux événements d’Espagne, la marine nationale ayant la lourde de tache d’assurer d’abord l’évacuation des ressortissants étrangers puis d’assurer la liberté de navigation menacée par les marines des deux belligérants ainsi que leurs alliés notamment les allemands et les italiens soutien des nationalistes.

C’est ainsi que de septembre 1936 à avril 1937, les contre-torpilleurs de la 3ème EL vont assurer la protection des navires marchands neutres contre le blocus imposée par les forces navales nationalistes.

D’avril à septembre 1937, les contre-torpilleurs toulonnais vont participer au contrôle naval de la non-intervention qui se révélera une véritable farce et sera ensuite supplantée de septembre 1937 à septembre 1938 par le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation marchande en Méditerranée, notamment contre des navires se rendant dans la zone gouvernementale. Ce dispositif est commandé par le vice-amiral Esteva qui installe son PC à Oran.

Le DSM est suspendue pendant la crise des Sudètes qui semble rendre inévitable un nouveau conflit mais les accords de Munich repoussent cette échéance d’un an et à l’issue de cette période de tension, le DSM est reconstituée mais sous une forme allégée, d’autant plus justifiée que le conflit est sur le point de s’achever. Le 1er mars 1939, la guerre d’Espagne s’achève.

Le 1er juillet 1939 est créée la Flotte de la Méditerranée et la 3ème Escadre Légère est placée sous le commandement de la 3ème Escadre qui engerbe également la 1ère Escadre de Croiseurs.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Chevalier Paul est toujours intégré à la 5ème DCT avec le Tartu et le Vauquelin. La division va assurer jusqu’au mois de décembre des missions d’escorte de convois, de surveillance sans oublier un entrainement de plus en plus intensif pour être prêt en cas d’entrée en guerre de l’Italie.

La 5ème DCT sort pour la première fois de l’année 1940 du 7 au 27 janvier, mouillant aux Salins d’Hyères du 28 janvier au 1er février avant de rentrer le lendemain 2 février 1940 à Toulon.

Le Chevalier-Paul, le Vauquelin et le Tartu subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.

La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale qui l’occupe jusqu’au 14 mai, rentrant à Toulon le jour même après avoir fait escale à Calvi, à Ajaccio, à Port-Vendres et à Marseille.

Du 21 mai au 5 juin, le Chevalier Paul participe à un exercice commun avec ses compères de la 5ème DCT.

Le Chevalier Paul et le Tartu sort pour une école à feux du 9 au 17 juin, faisant escale à Nice du 18 au 20 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 21 juin.

Il est ensuite indisponible du 23 juin au 15 juillet pour entretien courant et permissions de l’équipage, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Vauquelin du16 juillet au 1er août. Le Chevalier Paul et le Vauquelin participent ensuite du 2 au 27 août aux essais et à la remise en condition du Tartu qui avait été indisponible du 13 au 30 juillet.

La 5ème DCT va alors sortit pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième larron de la division étant en grand carénage. Les trois contre-torpilleurs vont manoeuvrer du 6 septembre au 7 octobre, rentrant le lendemain 8 octobre 1940 à Toulon.

Le Chevalier Paul sortent pour entrainement du 14 octobre au 26 novembre, faisant escale à Sète du 27 au 30 novembre avant de rallier Toulon le 1er décembre 1940.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour permissions de l’équipage jusqu’au 16 décembre quand les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 17 au 20 décembre et remise en condition du 21 décembre 1940 au 4 janvier 1941, date de leur retour à Toulon.

Le Chevalier Paul devenu navire-amiral de la 5ème DCT participe du 19 janvier au 7 février à la remise en condition du Vauquelin qui venait d’achever son grand carénage.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin effectuent un entrainement de division du 11 février au 20 mars, rentrant le lendemain à Toulon.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 22 au 30 mars, le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feu et ce du 31 mars au 9 avril date de leur retour à Toulon, le premier devant participer à la remise en condition du Tartu et le second subir un grand carénage.

Le 12 avril 1941, le Tartu quitte le bassin n°3 du Missiessy, étant remplacé par le Chevalier Paul dès le lendemain.

Le Chevalier Paul est ainsi immobilisé au bassin du 13 avril au 15 juillet 1941 pour une remise en état complète avec modernisation de sa DCA, une modernisation identique à celle de ses sister-ships. Il sort pour essais du 16 au 19 juillet avant remise en condition menée du 20 juillet au 11 août en compagnie du Vauquelin et du Tartu.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin exécutent un entrainement au mouillage de mines pour bloquer la rade de Mers-El-Kébir, un mouillage réussit le 15 août mais le lendemain, ils sont attaqués par l’aviation et «coulés». Après une escale à Ajaccio du 17 au 21 août, ils rentrent à Toulon le lendemain 22 août 1941.

Après une école à feux du 24 au 30 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 31 août où ils sont rejoints par le Tartu. Les trois navires sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941. Ils vont manoeuvrer au large de Dakar et de Rufisque du 9 octobre au 30 novembre, quittant Dakar le 1er décembre, ravitaillant à Casablanca le 5 décembre, rentrant à Toulon le 10 décembre 1941 et terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en vigueur. Le Chevalier Paul est redéployé à Bizerte où il forme une nouvelle 7ème DCT avec ses compères Vauquelin et Tartu.

Le 4 janvier 1942, le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.

La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche. Les trois contre-torpilleurs vont manoeuvrer du 15 janvier au 20 février, date à laquelle les trois navires rentrent à Bizerte.

Victime d’une avarie de turbine, le Chevalier Paul est indisponible à Bizerte du 22 février au 3 mars 1942, sortant pour essais du 4 au 6 mars avant d’appareiller pour Sfax que le contre-torpilleur touche 7 février, vingt-quatre heures après ses compères de la 7ème DCT. Ainsi reconstituée, la division de contre-torpilleur sort pour remise en condition du Chevalier Paul et ce du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien, entrainement réalisé du 11 avril au 2 juin quand la 7ème DCT quitte Djibouti pour revenir en Méditerranée.  Les trois contre-torpilleurs enchainent par une mission de présence au Levant et les trois navires de la 7ème DCT sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta.

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal qui va occuper le Chevalier Paul et ses trois compères du 29 août au 3 novembre 1942, faisant escale à Sfax, La Valette, Tunis et Alger avant de rentrer au bercail.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin continuent l’entrainement par un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 janvier, date à laquelle ils arrivent à Sfax où ils sont rejoints par le Tartu deux jours plus tard. Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Egypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul après un entrainement de division jusqu’au 10 mars, manœuvrent avec des destroyers britanniques du 12 au 17 mars, date de leur arrivée commune à Haïfa. L’escale qui devait s’achever le 20 mars se prolonge jusqu’au 27 mars en raison d’émeutes entre juifs et arabes.

La 7ème DCT est ensuite à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines au large de Sfax du 7 au 9 juin, enchainant par une école à feux du 10 au 19 juin puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 30 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 1er juillet 1943.

Le Chevalier Paul et le Tartu sortent pour une école à feux du 4 au 14 juillet, faisant escale à Tunis du 17 au 20 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Le Chevalier Paul participe ensuite du 21 juillet au 13 août à la remise en condition du Vauquelin.

Indisponible du 14 au 31 août, il sort pour essais du 1er au 3 septembre avant remise en condition du 4 au 23 septembre en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires.

Cet entrainement de division à lieu du 1er octobre au 2 novembre avant que la 7ème DCT ne participe le 11 novembre 1943 à une revue navale organisée pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de la fin du premier conflit mondial.

Suite à l’immobilisation du Vauquelin pour grand carénage, le Chevalier Paul devient navire-amiral de la 7ème DCT et sort avec le Tartu pour un entrainement commun du 16 novembre au 7 décembre, faisant escale à La Valette du 8 au 12 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain puis d’être indisponibles pour permissions de l’équipage du  14 décembre 1943 au 3 janvier 1944.

Le 8 janvier 1944, le Tartu quitte Bizerte pour Toulon, embarquant une compagnie de fusiliers marins qu’il débarque pour un entrainement au raid amphibie contre la base aéronavale d’Aspretto ravagée par les destructions.

Rembarquant les fusiliers marins le 10 janvier, le Chevalier Paul les ramène à Toulon le 11 janvier à l’aube. Après un rapide ravitaillement à Toulon, le contre-torpilleur met cap sur Bizerte où il arrive le 13 janvier 1944. Il effectue ensuite une école à feux du 16 au 21 janvier 1944.
Du 23 au 27 janvier, le Chevalier Paul participe aux essais du Vauquelin puis du 30 janvier au 15 février à sa remise en condition. A l’issue de cette remise en condition, le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin sortent pour entrainement du 20 février au 8 mars puis du 11 au 20 mars, date de leur retour à Bizerte.

Le 24 mars, le Tartu quitte le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah, cédant sa  place au Chevalier Paul qui est donc échoué du 25 mars au 12 juillet 1944 pour des travaux identiques à ceux de ses deux compères de la 7ème DCT.

Le 12 juillet, le Chevalier Paul est remis à flot. Il sort pour essais en solitaire du 15 au 18 juillet avant son stage de remise en condition du 20 juillet au 4 août mené en compagnie de ses deux compères, les trois navires rentrant à Bizerte le 4 août dans la soirée.

Seul contre-torpilleur disponible de la division, le Chevalier Paul sort pour une école à feux du 7 au 12 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 19 août, rentrant à Bizerte le 20 août 1944. Il participe ensuite à la remise en condition de ses deux compères du 22 août au 8 septembre.

Le 12 septembre 1944, la 7ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Emile Bertin et de la 11ème DCT (Mogador Volta, le Hoche étant indisponible) pour un exercice de combat antisurface avec lancement de torpilles et école à feux. Cet exercice occupe le croiseur léger et les cinq contre-torpilleurs du 13 septembre au 17 octobre 1944, rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Chevalier Paul et ses compères de la 7ème DCT sort ensuite pour un entrainement de division au large de la Tunisie du 23 octobre au 17 décembre, faisant escale à La Valette et Tunis.

Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier au 5 février, la 7ème DCT sort en compagnie de la 11ème DCT et de l’Emile Bertin pour un exercice consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

La 7ème DCT quitte Bizerte le 16 février pour un entrainement de division jusqu’au 1er avril, faisant escale à Tunis avant de rentrer à Bizerte le 8 avril 1945.

Le Chevalier Paul victime d’une avarie est indisponible du 9 au 23 avril, sortant pour essais du 24 au 30 avril avant d’enchainer par un entrainement avec ses deux compères du 1er au 7 mai, les trois contre-torpilleurs enchainant par un entrainement avec l’Emile Bertin le 9 mai puis par un entrainement de division du 10 mai au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Le Chevalier Paul sort pour une école à feux du 8 au 17 juillet, faisant escale à Tunis du 18 au 22 juillet avant de participer du 23 juillet au 12 août à la remise en condition du Vauquelin. Il est ensuite indisponible du 13 août au 2 septembre 1945, sortant  pour essais et remise en condition du 3 au 23 septembre en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT.

La 7ème DCT sort alors pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre. Le Chevalier Paul et ses compères Tartu et Vauquelin vont enchainer les exercices et les entrainements jusqu’au 2 décembre.

Ils quittent Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent  jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

le Chevalier-Paul, le Vauquelin et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Chevalier Paul étant au sec du 6 au 14 janvier.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un entrainement de division du 16 février au 13 mars, rentrant à Bizerte le 18 après une escale à La Valette du 14 au 17 mars.

Après une école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne. La 7ème DCT et la 2ème DC vont manoeuvrer ensemble du 1er au 27 avril 1946.

La 7ème DCT enchaine par un entrainement de division qui va occuper les trois contre-torpilleurs du 4 mai au 19 juin, le Chevalier Paul et ses comparses faisant escale à Tunis du 20 au 27 juin avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin sortent pour une école à feux doublé d’un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 juillet, faisant escale à Alger du 13 au 15 juillet avant de rentrer à Bizerte le 16 juillet.

Le Chevalier Paul est indisponible du 17 juillet au 8 août 1946, sortant pour essais et remise en condition du 8 août au 2 septembre accompagné par le Tartu. Les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 3 au 18 septembre aux essais et à la remise en condition du Vauquelin.

Le 22 septembre 1946, la 7ème DCT quitte Bizerte et retrouve au large, les croiseurs Latouche-Tréville et Gambetta (8ème DC), les contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire (4ème DCT) ainsi que le ravitailleur Tarn, ces six navires de la 4ème Escadre venant de Mers-El-Kébir.

Ce groupe occasionnel va manoeuvrer ensemble du 23 septembre au 27 octobre, les navires faisant escale à Bizerte du 28 au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division du 12 novembre au 26 décembre, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant huit mois.

Le Chevalier Paul et le Tartu sortent pour un entrainement de division du 10 janvier au 27 février, soutenu par le pétrolier Mayenne, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Chevalier Paul  sort pour entrainement du 5 mars au 3 avril avant de participer aux essais et à la remise en condition du Vauquelin du 10 avril au 4 mai 1947 avant que le Chevalier Paul et le Vauquelin n’enchainent par  un entrainement de division du 12 mai au 27 juin, faisant escale à Alger du 28 juin au 2 juillet avant de rallier Bizerte deux jours plus tard dans les frimats de l’aube.

Le Chevalier Paul est en grand carénage au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 16 juillet au 16 octobre 1947. Il sort pour essais du 16 au 19 octobre et pour remise en condition du 21 octobre au 2 novembre en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT reconstituée participe à un exercice avec le croiseur Emile Bertin, les quatre navires faisant escale à Sfax du 25 au 29 novembre, rentrant à Bizerte le 1er décembre 1947. Le Chevalier Paul et ses compères de la 7ème DCT enchainent par un entrainement avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin du 8 au 20 décembre, rentrant à Bizerte le 22 décembre 1947.

Le Chevalier Paul sort en compagnie du Tartu pour  une école à feux du 10 au 17 janvier 1948 avant de gagner Sfax le lendemain 18 janvier. Le 22 janvier, le Vauquelin réparé après une avarie mécanique retrouve ses compères au mouillage. La division ainsi reconstituée sort pour un entrainement de division qui occupe les trois lévriers des mers du 23 janvier au 3 mars, la 7ème DCT rentrant à Bizerte le 5 mars 1948.

Du 6 au 24 avril, la 7ème DCT effectue un nouvel exercice commun avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin, rentrant à Bizerte le 26.  Le Chevalier Paul effectue ensuite une mission de surveillance dans le golfe de Syrte du 5 au 17 mai, faisant escale à Sfax du 18 au 23 mai avant d’effectuer une école à feux du 24 mai au 3 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 4 juin.

Après une sortie en compagnie du Vauquelin du 12 au 16 juin, le Chevalier Paul participe à un exercice commun avec le Vauquelin et l’Emile Bertin du 18 au 24 juin avant deux escales successives, à Sfax du 24 au 27 juin puis à Tunis du 29 juin au 2 juillet, rentrant le lendemain au port.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet 1948, sortant pour essais et remise en condition du 25 juillet au 17 août.

Le 20 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul passent à l’effectif de guerre et sort pour une mission de surveillance du 21 au 28 août. Elle devait rentrer à Bizerte mais elle reçoit l’ordre de gagner Sfax où elle charge des mines de guerre qu’elle mouille à la frontière entre la Tunisie et la Libye dans la nuit du 30 août au 1er septembre, couverts par le Tartu avant que les trois navires ne rentrent à Bizerte le 3 septembre.

A partir de cette date, la 7ème DCT maintient un contre-torpilleur chaudières allumées prêt à appareiller, ses deux compères étant en alerte à 6h.

CT Chevalier Paul
Caractéristiques Techniques de la classe Vauquelin

Déplacement : standard 2480 tW pleine charge normale 2634 tonnes surcharge 3120 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 129.30m longueur entre perpendiculaires 122.40m largeur maximum 11.69m (11.70m pour le Chevalier Paul 11.78m pour le Vauquelin) tirant d’eau sous les hélices en charge normale : 4.34m

Propulsion : deux turbines à engrenages Zoelly (Vauquelin) Rateau-Bretagne (Cassard) ou Parsons (Kersaint Tartu Maillé-Brézé Chevalier Paul) alimentées en vapeur Yarrow (sous licence Penhoët) dévellopant 64000ch et entrainant deux hélices tripales de 3.79m de diamètre.

Performances : vitesse maximale en service 36 noeuds (le record est détenu par le Cassard qui lors de l’essai à feux poussées à filé à 42.86 noeuds) distance franchissable moyenne : 3000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : installation en 1940/1941 d’un Asdic et en 1943/44 de plusieurs radars : un radar de navigation, un radar de veille combinée et deux radars de conduite de tir

Armement :

(configuration d’origine)  5 canons de 138mm modèle 1927 en affûts simples (deux avant et trois arrière), 4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples puis 4 canons de 37mm en deux affûts doubles modèle 1933, 4 mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles; sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme triple axiale et deux plate-formes doubles latérales; deux grenadeurs avec seize grenades; peuvent embarquer jusqu’à 50 mines

(configuration septembre 1948)  5 canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts simples modèle 1941; dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles; sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme triple axiale et deux plate-formes doubles latérales; deux grenadeurs avec une trentaine de grenades; 50 mines peuvent aussi être embarquées

Equipage : 230 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (23)

Le Tartu

Le contre-torpilleur Tartu

Le contre-torpilleur Tartu

La construction du Da-13 est attribuée par le marché n°5268D signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929.

-Le Tartu est mis sur cale le 14 septembre 1930 et lancé le 7 décembre 1931. Après la traditionnelle période d’achèvement à flot, il quitte Nantes le 28 juillet 1932 pour Lorient, son port d’armement.

Le programme d’essais est rondement mené du 4 au 26 août, entrant ensuite dans la traditionnelle phase de démontage et de modifications.

Du 24 novembre au 9 décembre, il sort pour les essais de bon fonctionnement après modifications avant d’embarquer munitions et torpilles à Brest et de revenir à Lorient.

La clôture d’armement est prononcée le 31 décembre 1932 et le 26 janvier 1933, le Tartu qui définitivement Lorient pour Toulon où il arrive le 7 février 1933.

Le 8 février 1933, le contre-torpilleur Tartu est admis au service actif au sein de la 1ère escadre

A son admission au service actif, le Tartu est affecté à la 5ème DL en surnombre en compagnie des contre-torpilleurs Gerfaut Aigle et Vautour.  Il est cependant indisponible de la fin du mois d’avril au début du mois de juillet pour démontages et visites de fin de garantie.

Le 14 septembre 1933, le Tartu est affecté à la 7ème DL en remplacement du Guépard, retrouvant dans cette division son sister-ship Cassard et l’Albatros. Le 29 septembre, le contre-amiral Laborde met sa marque sur le Tartu, le «Comte Jean» commandant les 5ème et 7ème DL.

Le 1er octobre 1934, la 7ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) devient 5ème DL alors que la 5ème DL (Gerfaut Albatros Aigle) devient 7ème DL. Le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre est renforcé par l’arrivée de Brest de la 6ème DL (Maillé-Brézé, Kersaint Vauquelin) qui devient la 9ème DL une fois arrivée à Toulon.

La composition de la 5ème DL évolue pour l’année d’instruction 1935-36, le Tartu étant désormais accompagné par le Chevalier Paul et le Cassard, le Tartu restant navire-amiral du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre, portant la marque du contre-amiral Ollive.

Pour l’année 1936-37, la 5ème DL qui est une composante de la 3ème Escadre Légère (nouveau nom du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre) est composée des contre-torpilleurs Tartu Vauquelin et Chevalier Paul.

Le Tartu comme les autres contre-torpilleurs de la 3ème EL va participer aux opérations au large de l’Espagne pour faire respecter la liberté de navigation menacée par les deux camps et leurs alliés.

Le 12 avril 1937, la 5ème DL est rebaptisée 5ème Division de Contre-Torpilleurs (5ème DCT) et sa composition va rester identique jusqu’au déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 soit Tartu Chevalier Paul et Vauquelin.

De septembre à décembre 1939, les trois contre-torpilleurs vont effectuer des escortes de convois et des missions de surveillance sans oublier de poursuivre l’entrainement avec écoles à feux, lancement de torpilles, entrainement au combat antisurface.

La 5ème DCT commence l’année 1940 par un entrainement du 7 janvier au 2 février, entrainement marqué par des mouillages aux Salins d’hyères du 16 au 21 et du 28 janvier au 1er février 1940, rentrant le lendemain à Toulon.

Le Tartu, le Vauquelin et le Chevalier Paul subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.

La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale du 27 mars au 14 mai, entrainement marqué par des escales à Calvi, Ajaccio, Port-Vendres et Marseille.

Le 21 mai, le Tartu et le Chevalier-Paul appareillent de Toulon quelques heures après le Chevalier Paul pour le poursuivre et l’empêcher d’atteindre Villefranche ce qu’ils échouent à faire, les deux contre-torpilleurs ayant la désagréable surprise de voir le Vauquelin déjà au mouillage le 23 mai.

La 5ème DCT reconstituée sert de but rapide aux sous-marins de la 5ème DSM (Espoir Pégase Monge) du 24 au 27 mai avant d’enchainer par une école à feux de jour comme de nuit du 28 mai au 5 juin, date de leur retour à Toulon.

Le Tartu et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 9 au 17 juin, faisant escale à Nice du 18 au 20 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 21 juin. Ils participent ensuite à la remise en condition du Vauquelin du 23 juin au 12 juillet. Le Tartu et le Chevalier Paul sont indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 au  30 juillet, sortant pour essais et remise en condition du 2 au 27 juin 1940 en compagnie du Vauquelin.

La 5ème DCT va alors sortir pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième larron de la division étant en grand carénage. Cet entrainement début à l’aube le 5 septembre et s’achève le 8 octobre quand la division rentre à Toulon.

Alors que le Vauquelin est en grand carénage, le Tartu et le Chevalier Paul quittent Toulon le 14 octobre pour aller mouiller aux salins d’Hyères du 15 au 27 octobre, sortant pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre avant de mouiller en baie d’Ajaccio à proximité de la base aéronavale d’Aspretto du 5 au 13 novembre 1940, anticipant sur l’aménagement d’un bassin pour une station navale.

Le 14 novembre, un hydravion torpilleur Latécoère Laté 298 de l’escadrille 3S6 basée à Aspretto envoie sa SOS suite à un problème moteur. L’hydravion amerrit dans le golfe de Sagone. Le Tartu qui était en alerte à deux heures appareille aussitôt pour retrouver l’hydravion le lendemain 15 novembre. Il le prend en remorque pour le ramener à la BAN d’Aspretto où il sera réparé et remis en service.

Reprenant la mer le 17 novembre, le Tartu et le Chevalier Paul effectuent une école à feux du 17 au 26 novembre avant une escale à Sète du 27 au 30 novembre avant de rallier Toulon le 1er décembre 1940.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour permissions de l’équipage jusqu’au 16 décembre quand les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 17 au 20 décembre et remise en condition du 21 décembre 1940 au 4 janvier 1941, date de leur retour à Toulon.

Après une école à feux du 7 au 11 janvier 1941, le Tartu navire-amiral de la 5ème DCT cède son pavillon au Chevalier Paul avant d’être échoué au bassin n°3 du Missiessy le 15 janvier 1941 où il succède au Vauquelin. Ce grand carénage est limité à une remise en état complète, la modernisation des capacités AA et ASM devant attendre le prochain grand carénage prévu en 1943/44.

Le 12 avril 1941, le Tartu quitte le bassin n°3 du Missiessy, étant remplacé par le Chevalier Paul dès le lendemain. Il sort pour essais du 13 au 17 avril avant sa remise en condition assurée par le Vauquelin et ce du 19 avril au 12 mai, date à laquelle le Tartu redevient navire-amiral de la 5ème DCT en remplacement du Vauquelin qui avait temporairement assuré ce rôle depuis le 12 avril 1941.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement au combat de nuit du 25 au 28 mai avant de faire escale à Sète du 29 mai au 4 juin puis d’enchainer par une école à feux du 5 au 12 juin, les deux navires rentrant à Toulon le 21 juin après une escale à Marseille du 13 au 20 juin 1941.

Alors que le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Tartu sort pour entrainement, sortant pour une école à feux du 23 au 27 juin puis pour un entraineement au mouillage de mines du 28 juin au 3 juillet.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 5 au 11 juillet, le Tartu sort pour une nouvelle école à feux du 12 au 18 juillet avant de participer du 20 juillet au 11 août 1941 à la remise en condition du Chevalier Paul en compagnie du Vauquelin. Il est ensuite indisponible du 12 au 31 août pour entretien et permissions de l’équipage, recevant une nouvelle DCA (six canons de 37mm en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm en affûts simples).

Le 31 août 1941, il  quitte Toulon pour gagner les salins d’Hyères où il retrouve le Vauquelin et le Chevalier Paul. Les trois navires de la 5ème DCT sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941. Ils vont s’y entrainer jusqu’au 30 novembre, quittant Dakar le 1er décembre, se ravitaillent à Casablanca le 5 décembre puis rentrent à Toulon le 10 décembre 1941, terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en vigueur : le Tartu et ses sister-ships Chevalier Paul et Vauquelin forment une nouvelle 7ème DCT, affectée à la 6ème Escadre Légère avec Bizerte comme port d’attache.

Le 4 janvier 1942, le Tartu, le Vauquelin et le Chevalier Paul quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.
La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche. Les trois navires de la 7ème Division de Contre-Torpilleurs vont manoeuvrer du 15 janvier au 20 février, date du retour des trois navires à Bizerte.

Le Tartu et le Vauquelin sortent pour entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale à Sfax à partir du 6 mars. Le lendemain, le Chevalier Paul «guéri» de ses avaries retrouve ses deux compères pour une remise en condition menée du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien, entrainement qui à lieu du 13 avril au 2 juin 1942.

La 7ème DCT quitte la Côte Française des Somalis le 2 juin, franchissent le canal de Suez le 6 juin, se ravitaillent à Alexandrie avant d’enchainer par une période de présence au Levant. Les trois contre-torpilleurs sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol (Chypre) du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta (8 canons de 138mm en quatre tourelles doubles).

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal qui l’occupe du 29 août au 31 octobre, rentrant à Bizerte le 3 novembre après avoir fait escale à Sfax, à La Valette, Tunis et Alger.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations. Le Tartu est ainsi indisponible jusqu’au 13 janvier quand il quitte Bizerte pour rallier Sfax le 15 janvier où il retrouve ses deux compères de la 7ème DCT. Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Egypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul s’entrainent ensemble jusqu’au 1er mars quand les trois navires arrivent à La Valette (Malte).

La division reprend la mer le 5 mars pour un entrainement au combat antisurface qui s’achève le 10 mars, date de leur arrivée à Alexandrie. La 7ème DCT va s’entrainer avec les destroyers britanniques, une joute nautiques de cinq jours du 12 au 17 mars quand les trois contre-torpilleurs et les quatre destroyers font escale à Haïfa.

La 7ème DCT qui devait repartir dès le 20 mars va rester jusqu’au 27 mars le temps que les émeutes s’apaisent. Le haut commissaire Sir Harold MacMichael félicitera les marins français par une lettre au contre-amiral Perrot, commandant de la 6ème EL.
La 7ème DCT est à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 7 juin au 1er juillet avec au programme mouillage de mines, école à feux et entrainement DAM.

Le Tartu et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 4 au 14 juillet, faisant escale à Tunis du 17 au 20 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain 21 juillet. Le Tartu est indisponible jusqu’au 13 août, sortant pour essais et remise en condition du 14 août au 3 septembre en compagnie du Vauquelin. La 7ème DCT sort au complet pour la remise en condition du Chevalier Paul du 4 au 23 septembre 1943.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires. Cet entrainement de division occupe le Tartu et ses deux compères du 1er octobre au 2 novembre avec des escales à Sfax et à Tunis.

Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, les croiseurs légers Jean de Vienne et La Marseille, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que plusieurs sous-marins.

Un défilé militaire à lieu également en ville avec des unités de l’armée de terre et des détachements des navires de la 6ème Escadre Légère y compris l’Emile Bertin alors en grand carénage. L’armée de l’air survole la ville avec les avions basés en Tunisie.

Le Tartu et le Chevalier-Paul sort pour entrainement de division du 16 novembre au 7 décembre, faisant escale à La Valette du 8 au 12 décembre, les deux navires rentrant à Bizerte le 13 décembre. Les deux navires sont indisponibles pour permissions de l’équipage du 14 décembre 1943 au 3 janvier 1944.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 4 au 7 janvier avant un entrainement commun du 8 au 18 janvier, rentrant le lendemain 19 janvier 1944 à Bizerte.

Le 20 janvier 1944, le Vauquelin est remis à flot, quittant le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah où il est remplacé par le Tartu le 21 janvier. En travaux à sec jusqu’au 24 mars, il subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités.

Sur le plan de l’armement, les canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq  affûts simples sous masque modèle 1941. La DCA est modernisée, les canons de 25mm sont remplacés par d’autres pièces de 37mm portant leur nombre à dix canons Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles. L’armement ASM est renforcée avec de nouvelles grenades légères plus nombreuses rendant le Vauquelin plus apte à des missions de lutte ASM.

Remis à flot le 24 mars 1944, le Tartu cède sa place au Chevalier Paul  Il sort pour essais du 25 au 28 mars et pour remise en condition du 30 mars au 17 avril, à chaque fois en compagnie du Vauquelin. Les deux navires rentrent à Bizerte le 22 avril après une escale à Alger du 18 au 21 avril 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement au mouillage de mines le 27 avril mais le mauvais temps annule l’exercice et pour ne rien arranger, les deux navires gênés par le mauvais temps entre en collision. Rentrés à Bizerte, ils sont indisponibles pour réparations jusqu’au 12 mai quand ils ressortent pour essais et remise en condition (avec une école à feux) et ce jusqu’au 22 mai date de leur retour à Bizerte.

Le Tartu et le Vauquelin sortent à nouveau pour un entrainement au mouillage qui se déroule cette fois sans incident du 1er au 6 juin, date à laquelle ils rallient le Levant et Beyrouth pour une mission de surveillance des côtes libanaises et syriennes suite à une avarie de l’aviso La Grandière.

Les deux navires vont ainsi se relayer dans cette mission menée en liaison avec les hydravions de surveillance Loire 130 de la 10R et les CAO-700M de la 14B. Le Tartu lui étant en mission de surveillance du 16 au 23 juin et du 2 au 9 juillet, date à laquelle les deux contre-torpilleurs après un ravitaillement regagnent la Tunisie, arrivant à Bizerte le 12 juillet 1944.

Du 20 juillet au 4 août 1944, le Tartu et le Vauquelin participent à la remise à condition du Chevalier Paul qui sortait de grand carénage.

Le Tartu et le Vauquelin sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 21 août avant de sortir pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 22 août au 8 septembre 1944.

Le 12 septembre 1944, le Tartu et ses compagnons de la 7ème DCT quittent Bizerte en compagnie des Mogador et du Volta de la 11ème DCT et du croiseur léger Emile Bertin pour un exercice de combat antisurface du 13 au 18 et du 23 au 30 septembre avec une escale à Sfax du 19 au 22 septembre.

Après une escale à Tunis du 1er au 6 octobre et à La Valette du 7 au 11 octobre, les cinq navires s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 octobre 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de la Tunisie du 23 octobre au 17 décembre, faisant escale à Sfax, à La Valette et à Tunis avant de rentrer à Bizerte.

Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier   au 5 février, le Tartu et ses compères de la 7ème DCT sortent pour un entrainement commun avec la 11ème DCT (Mogador Volta Hoche) et le croiseur léger Emile Bertin. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

Le Tartu participe ensuite à un entrainement de division du 16 février au 31 mars, faisant escale à Tunis du 1er au 7 avril avant de rentrer à Bizerte le 8 avril.

Après un entrainement avec les autres navires de sa division du 1er au 7 mai, le Tartu et les deux autres contre-torpilleurs de la 7ème DCT quittent Bizerte pour se positionner entre Sfax et Kerkena pour tenter d’intercepter l’Emile Bertin chargé de mines.

Ils échouent, le croiseur parvenant à mouiller ses mines puis à attaquer les dragueurs de mines sans que les contre-torpilleurs puissent l’intercepter.

Le Tartu s’entraine ensuite avec le Chevalier-Paul et le Vauquelin du 19 mai au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin, avant de rentrer à Bizerte le 1er juillet 1945.

Le Tartu sort pour une école à feux du 8 au 15 juillet, faisant escale à Tunis du 16 au 19 juillet avant de rentrer à Bizerte le lendemain 20 juillet. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juillet au 12 août, sortant pour essais et remise en condition du 13 au 31 août en compagnie du Vauquelin. Il participe ensuite avec le Vauquelin aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 3 au 23 septembre

La 7ème DCT sort alors pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre. La division va manoeuvrer au large des côtes de l’AOF du 12 octobre au 2 décembre, les trois contre-torpilleurs quittant Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Tartu l’étant du 15 au 21 janvier). L’état matériel de ces navires est jugé satisfaisant.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un école à feux du 16 au 20 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 février et un entrainement au combat antisurface du 2 au 13 mars, faisant une escale à La Valette du 14 au 17 mars avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 mars 1946.

Après une nouvelle école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne (2ème DC). Les deux divisions vont s’entrainer ensemble du 1er au 25 avril, rentrant à Bizerte le 27.

Le Tartu participe ensuite à un entrainement de division du 4 mai au 19 juin, faisant escale à Tunis du 20 au 27 juin, rentrant à Bizerte le 28 juin 1946.

Indisponible du 29 juin au 16 juillet, il sort pour essais et remise en condition du 17 juillet au 7 août en compagnie Vauquelin. Il participe ensuite aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 8 août au 2 septembre. Le Tartu et le Chevalier Paul participent aux essais et à la remise en condition du Vauquelin du 3 au 18 septembre 1946.

Le 23 septembre  1946, la 7ème DCT quitte Bizerte et retrouve en haute mer la 8ème DC (croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta) et la 4ème DCT (contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire), deux unités de la 4ème Escadre venue de Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn.
Les deux croiseurs légers et les six contre-torpilleurs s’entrainent ensemble du 23 septembre au 27 octobre. Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant huit mois. Le Tartu, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont manoeuvrer ensemble du 12 novembre au 26 décembre, faisant escale à Tunis.

Le Tartu et le Chevalier Paul sortent pour un entrainement de division du 10 janvier au 27 février, rentrant à Bizerte le lendemain 28 février 1947.

Le Tartu en rentrant à Bizerte est victime d’une avarie propulsion qui l’immobilise à l’entrée du lac obligeant un remorqueur à le dégager de l’accès du canal pour le quai des travaux de l’Arsenal de Sidi-Abdallah où il est indisponible du 28 février au 16 mars, sortant pour essais du 17 au 21 mars avant un entrainement en solitaire du 22 mars au 5 avril 1947.

Le 9 avril 1947, le Vauquelin est remis à flot et dès le lendemain le Tartu le remplace dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour des travaux de remise en état achevés le 15 juillet 1947 quand il est remis à flot et mouille au milieu du lac. Le Tartu et le Vauquelin sont à la mer du 16 au 19 juillet pour les essais puis du 21 juillet au 12 août pour la remise en condition.

Le Tartu seul contre-torpilleur disponible de la 7ème DCT sort pour une école à feu du 15 au 22 août, faisant escale à Tunis du 23 au 26 août avant de rentrer à Bizerte le 29 août. Il sort à nouveau pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 11 septembre puis pour un entrainement au mouillage de mines du 15 au 18 septembre, faisant escale à La Valette du 19 au 22 septembre, rentrant le 24 septembre à Bizerte.

Le Tartu et le Vauquelin sort pour entrainement de base du 1er au 12 octobre, rentrant à Bizerte le 13 octobre pour participer aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul. Les trois navires sortent pour les essais du dernier navire nommé du 16 au 19 octobre puis pour sa remise en condition du 21 octobre au 2 novembre 1947.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT sort pour entrainement avec le croiseur léger Emile Bertin. Après une escale à Sfax du 25 au 29 novembre, ils rentrent à Bizerte le 1er décembre 1947. La division sort à nouveau avec le croiseur léger Emile Bertin du 8 au 20 décembre, rentrant à Bizerte le 22 décembre.

Le Tartu sort en compagnie du Chevalier Paul pour une école à feux du 10 au 17 janvier 1948 avant de gagner Sfax le lendemain 18 janvier. Le 22 janvier, le Vauquelin réparé après une avarie mécanique retrouve ses compères au mouillage. La division reconstituée sort pour entrainement du 23 janvier au 3 mars, rentrant à Bizerte le 5 mars 1948.

Le Tartu est indisponible suite à un  problème de chaudière du 6 au 17 mars, sortant pour essais et entrainement du 18 au 30 mars, mouillant au milieu du lac de Bizerte le 31 mars à l’aube. Il enchaine ensuite par un entrainement commun à la 7ème, à la 11ème DCT ainsi qu’à l’Emile Bertin du 5 au 24 avril, rentrant à Bizerte le 26 avril 1948.

Après une courte période d’entretien à flot du 27 avril au 9 mai, le Tartu sort pour essais du 10 au 13 mai avant d’enchainer par une école à feux du 14 au 22 mai.  Après un ravitaillement à Bizerte le 23 mai, le Tartu qui joue cavalier seul effectue un entrainement au mouillage de mines du 24 au 28 mai avant une escale à Sfax du 29 mai au 3 juin 1948.

Il reste au mouillage à Bizerte du 4 au 21 juin, sortant pour entrainement du 22 juin au 3 juillet mais connait une nouvelle avarie en rentrant à Bizerte ce qui impose une indisponibilité pour entretien et réparations du 5 au 28 juillet sortant pour essais du 29 juillet au 3 août avant d’effectuer sa remise en condition en compagnie de l’Emile Bertin du 4 au 17 août. Les deux navires mouillent dans le golfe de Gabès du 18 au 25 août avant de rentrer à Bizerte le 27 août 1948.

Comme ses deux sister-ships, le Tartu passe à l’effectif de guerre le 28 août et appareille pour amariner les réservistes. Le 1er septembre 1948, il couvre le retour du Vauquelin et du Chevalier Paul qui venaient de mouiller des mines à la frontière tuniso-libyenne. La 7ème DCT rentre à Bizerte le 3 septembre et à partir de cette date maintien un navire prêt à appareiller et les deux autres en alerte à 6h.

10-Contre-torpilleurs (14)

C-Contre-torpilleurs classe Aigle

Le contre-torpilleur Aigle sans marque de coque

Le contre-torpilleur Aigle sans marque de coque

Avant-propos

Le traité de Washington de février 1922 avait établit la parité navale entre Paris et Rome, déclenchant une rivalité navale, rivalité reposant notamment sur les revendications territoriales de l’Italie mussolinienne (Nice, la Savoie, la Corse, Tunisie et Djibouti).

Cette rivalité était particulièrement visible dans le domaine des unités légères. Ce qui explique pourquoi le contre-torpilleur va devenir le principal navire de combat de la marine nationale.

Chaque classe marque ainsi une amélioration par rapport à la précédente en terme de taille et de puissance militaire.

La tranche 1927 finance ainsi la construction de quatre contre-torpilleurs de classe Aigle (Aigle Vautour Albatros Gerfaut), une version améliorée des Guépard avec un armement et une conduite de tir plus moderne.

Peu à peu, les ingénieurs français arrivent à obtenir un compromis satisfaisant. Alors que les Jaguar sont considérés comme moyennement réussis (pour ne pas dire plus), les Guépard et surtout les Aigle sont considérés comme réussis.

Les deux navires suivants financés à la tranche 1928 et baptisés Milan et Epervier. Ces navires sont tantôt considérés comme des Aigle, tantôt comme une classe spécifique. Par rapport aux Aigle, ces deux navires se distinguent par un arrière en cul de poule (déjà prévu pour la classe suivante, les futurs Vauquelin), une coque plus longue (129.30m contre 122.40m), une puissance propulsive accrue (68000 contre 64000ch) et un tube lance-torpilles de plus.

L’Aigle

Le contre-torpilleur Aigle à la mer

Le contre-torpilleur Aigle à la mer

-L’Aigle est mis sur cale aux chantiers des  Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 8 octobre 1928 lancé le 19 février 1932 et admis au service actif en septembre 1932.

L’Aigle bien que construit dans le Nord va effectuer toute sa carrière dans le sud à savoir en Méditerranée.

En effet, en l’absence d’une menace allemande crédible, les unités les plus modernes sont prioritairement affectées à Toulon, Brest se contentant le plus souvent de navires déclassés et il faudra attendre le milieu des années trente pour assister à un certain rééquilibrage suite à la renaissance de la marine allemande.

A sa mise en service, l’Aigle rejoint la 5ème DL qu’il forme avec le Gerfaut, le Vautour et le Tartu (classe Vauquelin). La composition de la division change en octobre 1933, la 5ème DL revenant à un format plus traditionnel à trois navires soit le Gerfaut, l’Aigle et le Vautour.

Le 1er octobre 1934, la composition du groupement des contre-torpilleurs de la 1ère escadre évolue à nouveau : la 5ème DL (Aigle Gerfaut Vautour) est renuméroté 7ème DL, la 7ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) devient 5ème DL et une 9ème DL est créée par changement appellation de la 6ème DL composée du Maillé-Brézé, du Vauquelin et du Kersaint.

Placé en position de complément durant l’année d’instruction 1935-1936 (1er octobre 1935-mi août 1936), l’Aigle est réarmé pour l’année d’instruction 1936-1937, formant la 7ème DL en compagnie de ses sister-ships Gerfaut et Vautour.

De septembre 1937 à mars 1938, il est ainsi détaché au sein de la Division Navale du Levant (DNL) avant de prendre la tête du 15 août 1938 au 1er juin 1939 de la 1ère flottille de sous-marin, servant de navire-amiral mais également de but de tir pour les exercices et les essais de torpilles.

Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier. Cette division est intégrée à la 4ème escadre chargée de mener des raids contre les lignes de communication italiennes depuis Bizerte.

A nouveau disponible, l’Aigle va finalement intégrer _toujours à Bizerte_ la 11ème DCT qu’il va ainsi former avec le Milan et le Bison. Le Bison victime d’une collision avec le croiseur léger Georges Leygues ne va cependant arriver en Tunisie que le 4 janvier 1940.

La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT ( torpilleurs de classe Melpomène La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie) pour un exercice commun, les deux divisions effectuant une série de joutes nautiques et ce du 10 au 17 avril, du 19 au 24 avril, du 25 avril au 2 mai et du 4 au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Du 16 au 23 mai, l’Aigle est entretien à flot, les travaux concernant essentiellement les chaudières et l’armement. Il sort pour essais du 24 au 27 mai avant un stage de remise en condition menée avec le Bison et le Milan du 30 mai au 12 juin 1940.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

L’Aigle sort pour entrainement individuel du 15 du 22 juillet, faisant escale à Tunis du 23 au 27 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 29 juillet au 12 août, le contre-torpilleur Aigle participe à la remise en condition du Bison après sa période d’indisponibilité, période d’indisponibilité que l’Aigle connait à son tour du 13 au 28 août.

L’Aigle sort lui pour essais du 29 août au 2 septembre puis pour remise en condition du 3 au 12 septembre en compagnie de ses deux sister-ships.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage.

Du 22 au 28 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat de nuit avant de se ravitailler à Bizerte le 29 septembre puis d’enchainer par un entrainement au combat de jour avec écoles à feux du 30 septembre au 6 octobre puis une escale à Tunis du 7 au 12 octobre avant de rentrer à Bizerte le 13 octobre 1940.

Alors que le Milan est en grand carénage, l’Aigle et le Bison sortent pour entrainement de division du 21 octobre au 3 novembre, faisant escale à Sfax du 4 au 10 novembre avant de rentrer à  Bizerte le 12 novembre 1940.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 20 novembre au 2 décembre 1940 en compagnie de la 17ème DSM (Aréthuse, de l’Atalante, de la Vestale et de la Sultane) et de la 12ème DT, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre.

L’Aigle sort pour une école à feux dans le sud Tunisien et ce du 15 au 22 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 23 décembre 1940. Il participe ensuite à la remise en condition du Bison du 27 décembre 1940 au 12 janvier 1941.

Il entre ensuite en grand carénage, l’Aigle étant échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 janvier au 9 avril 1941 pour une remise en état complète (changement des hélices, travaux de peinture sur les œuvres vivres, retubage des chaudières, inspection des turbines…….), les travaux de modernisation (DCA, armement ASM) étant reportées pour des raisons techniques comme l’indisponibilité de suffisamment de pièces de DCA légère modernes ou d’Asdic (priorité aux torpilleurs d’escadre).

Le 9 avril 1941, l’Aigle achève son grand carénage, libérant son bassin pour le Bison qui transmet son pavillon de navire-amiral au Milan. L’Aigle sort ensuite pour essais du 10 au 13 avril avant un stage de remise en condition en compagnie du Milan du 17 au 30 avril 1941.

L’Aigle et le Milan sortent pour un entrainement de division du 7 au 18 mai, faisant escale à La Valette (Malte) du 19 au 24 mai avant d’enchainer par une école à feu au large de la Tunisie du 25 mai au 4 juin, rentrant à Bizerte le 10 juin après une escale à Tunis du 5 au 9 juin 1941.

Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 juin, l’Aigle et le Milan sort pour essais et remise en condition du 1er au 11 juillet 1941. L’Aigle et le Milan participent ensuite à la remise en condition du Bison du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

La 11ème DCT sort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an, enchainant un entrainement au combat antisurface de jour (24 août au 4 septembre), une école à feux (6 au 13 septembre) et un entrainement au combat de nuit (15 au 27 septembre), la division rentrant à Bizerte le 5 octobre après une escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941.

L’Aigle intégré à la 6ème Escadre Légère participe ensuite avec ses compères de la 11ème DCT au grand cycle d’entrainement de l’automne avec une phase I du 15 au 30 octobre 1941, des escales à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, des exercices avec la marine britannique du 16 au 21 novembre, une escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre et à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs manœuvrant division par division jusqu’au 12 décembre avant de rallier Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Aigle quitte la 11ème DCT pour intégrer une nouvelle 5ème DCT en compagnie de ses sister-ship Albatros et Gerfaut. Il devient navire-amiral de cette division basée à Toulon.

Arrivé à Toulon le 4 janvier,  l’Aigle y retrouve l’Albatros et le Gerfaut. Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier. Au cours de cet entretien, les Aigle voient leur DCA modernisée. Les quatre affûts doubles de 37mm modèle 1933 et les deux affûts doubles de 13.2mm modèle 1932 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en deux affûts doubles.

La 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort pour entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

La 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) quitte Toulon le 12 mars en compagnie de la  2ème DCT (Guépard Lion Bison)  pour une série d’exercices. Les deux divisions s’affrontent dans un combat antisurface du 12 au 20 mars, les deux divisions faisant escale à Ajaccio du 21 au 24 mars avant d’enchainer par un exercice de combat de nuit du 25 au 31 mars, les six contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 1er au 5 avril 1942. Après une escale à Bizerte pour se ravitailler le 6 avril, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 15 avril, rentrant le même jour à Toulon.

Victime d’une avarie technique, l’Aigle est indisponible du 21 avril au 14 mai, sortant pour essais du 15 au 18 mai avant une remise en condition menée du 19 mai au 2 juin 1942.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin.

Après trois jours d’escale pour reposer les hommes et remettre en condition le matériel (17 au 20 juin), le cycle d’entrainement commence par un exercice de combat antisurface du 21 au 30 juin 1942.

Après un ravitaillement à Dakar le 1er juillet, la 5ème DCT enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 11 juillet. Le troisième ravitaillement à lieu le 12 juillet et est suivit par une école à feu à Rufisque du 13 au 21 juillet. Après une nouvelle escale à Dakar du 22 au 29 juillet, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 30 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), le pétrolier Elorn et la 1ère DSM (sous-marins de 1500 tonnes Le Héros Le Glorieux Le Conquérant Le Tonnant).

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les contre-torpilleurs devant protéger le pétrolier Elorn alors que les torpilleurs légers doivent se débrouiller seuls, les sous-marins devant eux plonger le plus rapidement possible même si il  y eu quelques phases d’entrainement au tir pour les canonniers du sous-marins.

L’exercice se termine le 2 octobre quand les douze navires font escale à Alger, le port plus habitué aux bateaux blancs se retrouve soudain embouteillé de bateaux gris.

Du 7 au 17 octobre 1942, la 5ème DCT affronte la 1ère DT dans un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs simulant des corsaires rapides cherchant à franchir le détroit de Sicile. Les sept navires sont ravitaillés par l’Elorn, tous disposant d’un système RAM.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

L’Aigle est indisponible pour entretien du 8 au 21 novembre 1942 avant de sortir pour essais du 22 au 26 novembre, enchainant par une remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship et ce du 2 au 15 décembre, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division. Après une école à feu et des lancements de torpilles simulés du 5 au 15 janvier, l’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut font escale à Nice du 16 au 21 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer au large de Calvi où les trois navires font escale du 1er au 6 février. Ils enchainent par un exercice de combat antisurface du 7 au 19 février avant de rentrer à Toulon le lendemain 20 février 1943.

Alors que le Gerfaut est indisponible, l’Aigle et l’Albatros effectue une spectaculaire école à feux de nuit au large de Toulon et ce du 27 février au 4 mars. Après une escale à Ajaccio du 5 au 8 mars, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à  la défense aérienne à la mer du 9 au 22 mars, rentrant à Toulon le 28 mars après une escale à Marseille du 23 au 27 mars 1943. l’Aigle est à son tour indisponible jusqu’au 13 avril 1943, sortant pour essais du 14 au 20 avril, date de son retour à Toulon.

La 5ème et la 2ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale. Les deux divisions enchainent un entrainement au combat antisurface de jour du 22 au 29 avril 1943, une escale à Ajaccio du 30 avril au 3 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 mai, une escale à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai et un entrainement au combat antisurface de nuit du 17 au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain 26 mai 1943.

Le 27 mai 1943, l’Aigle transmet son pavillon de navire-amiral à l’Albatros avant d’entrer en grand carénage. Les travaux commencent dès le 28 mai par de spectaculaires travaux : le débarquement de l’artillerie principale soit 5 canons de 138mm modèle 1927 qui doivent être remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941. Ces travaux font suite à la décision de standardiser l’artillerie médiane de tous les navires de surface. L’Aigle est échoué dans le bassin n°5 du Castigneau le 1er juin 1943 pour trois mois de travaux intensifs.

Outre une remise en état générale (grattage, sablage et peinture de la coque; changement des hélices, retubage des chaudières, visite des turbines, refonte des locaux vie), l’Aigle reçoit un Asdic, de nouveaux grenadeurs avec des grenades plus légères mais également plus nombreuses et de nouveaux radars.

Remis à flot le 3 septembre 1943, l’Aigle sort pour essais du 4 au 7 septembre 1943 avant remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 5ème DCT du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.
Du 21 au 31 octobre, la 2ème et la 5ème DCT accompagnés du Marceau et du croiseur léger Primauguet effectuent un exercice de combat antisurface, destiné à intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

La 5ème DCT enchaine par un exercice avec les cuirassés Richelieu et Clemenceau, leurs quatre torpilleurs d’escadre et le ravitailleur rapide L’Adour. Quittant Toulon le 2 novembre 1943, la petite escadre manoeuvre dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre quand les cuirassés, leurs torpilleurs d’escorte, les contre-torpilleurs et le ravitailleur font escale à Marseille jusqu’au 18 novembre.

Du 19 au 27 novembre, les contre-torpilleurs tentent d’intercepter le cuirassé qui protégeait le ravitailleur avant un ravitaillement à la mer le 28 novembre. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 novembre au 4 décembre, le cuirassé fait escale à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse et ce du 5 au 11 décembre. Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943.

La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier 1944 aux salins d’Hyères.

Alors que le Gerfaut est entré en grand carénage le 8 janvier, l’Aigle et l’Albatros quittent les salins le 5 janvier 1944 pour une série d’exercices. Après une école à feu du 5 au 13 janvier, les deux contre-torpilleurs font escale à l’Ile Rousse du 14 au 20 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 21 janvier au 2 février puis de rentrer à Toulon le 9 février après une escale à Sète du 4 au 8 février 1944.

La 5ème DCT réduite à deux unités sort pour un nouvel entrainement de division du 15 au 23 février, faisant escale à La Ciotat du 24 au 27 février avant de rentrer à Toulon le 28 février 1944.

Du 12 au 31 mars, l’Aigle et le Albatros participent à la remise en condition ud Gerfaut, les trois navires rentrant à Toulon le  lendemain 1er avril 1944.

La 5ème DCT au grand complet sort pour un entrainement de division du 4 au 17 avril, entrainement consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer qu’au combat antisurface, la division rentrant à Toulon le lendemain 18 avril 1944.

Du 25 avril au 8 mai, l’Aigle et ses compères de la 5ème DCT sortent en compagnie de la 2ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix.

Les deux croiseurs commencent d’abord par simuler la présence d’un navire corsaire en Méditerranée, menaçant des convois entre l’Afrique du Nord et la métropole, convois protégés par les contre-torpilleurs avant que les deux croiseurs ne simulent des cargos rapides, cherchant à échapper à plusieurs groupes de ratissage formés par les contre-torpilleurs. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT effectue une école à feu commune du 22 au 31 mai, faisant escale à Villefranche sur mer du 1er au 7 juin avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 18 juin et un entrainement au combat de nuit du 20 au 27 juin, la division rentrant à Toulon le lendemain 28 juin 1944.

L’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.
Le 10 août, le croiseur léger Emile Bertin s’amarre au quai Noël à Toulon où il débarque une compagnie du 8ème régiment de tirailleurs tunisiens. Le navire amiral de la 6ème Escadre Légère avait appareillé de Bizerte pour tester sa capacité à transporter de rapidement des troupes.

Alors que les tirailleurs tunisiens manœuvrent à Canjuers, le croiseur léger va se frotter à la 5ème DCT pour un exercice de combat de nuit du 10 au 14 août 1944 puis un exercice  de défense de convois à l’aide de navires affrétés par la marine (deux cargos et un pétrolier) du 16 au 23 août.

Rentrés à Toulon, le croiseur léger et les trois contre-torpilleurs vont se quitter en haute mer le 25 août, les Aigle Albatros et Gerfaut accompagnant sur une trentaine de miles l’Emile Bertin qui rentre avec ses tirailleurs en Tunisie. Les contre-torpilleurs font demi-tour dans la foulée pour rentrer à Toulon le 25 août 1944.

Le 5 septembre 1944, l’Albatros rentre en grand carénage, réduisant la 5ème DCT aux seuls Aigle et Gerfaut, ces deux derniers étant de sortie du 4 au 12 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nice du 13 au 17 septembre avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 26 septembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Après une école à feux du 27 septembre au 7 octobre 1944, la 5ème DCT sort le 15 octobre pour un entrainement de division. Après un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 octobre, les deux contre-torpilleurs font escale à Sète du 24 au 27 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à La Ciotat du 5 au 9 novembre, terminant son cycle d’exercices par un entrainement au combat de nuit du 10 au 14 novembre, les deux contre-torpilleurs rentrant le lendemain à Toulon.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 16 au 29 novembre 1944, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 30 novembre au 4 décembre. Après un rapide ravitaillement, l’Aigle et le Gerfaut participent aux essais à la mer de l’Albatros du 5 au 10 décembre avant la remise en condition du 12 au 30 décembre 1944.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense.

Après une école à feu pour permettre notamment à l’Albatros de roder sa nouvelle artillerie en compagnie de ses deux compères plus expérimentés, les trois contre-torpilleurs mouillent à Ajaccio du 17 au 25 janvier, Reprenant la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 26 janvier au 5 février, faisant une nouvelle escale à Alger du 6 au 10 février 1945.

Après un exercice anti-sous-marin en compagnie des sous-marins Amphitrite et Oréade de la 4ème Escadre du 11 au 22 février, la 5ème DCT rentre à Toulon le lendemain 23 février 1945.

Victime d’une avarie technique (problème d’alimentation de chaudière), l’Aigle est indisponible du 27 février au 14 mars 1945. Il sort pour essais le 15 mars mais victime d’une nouvelle avarie, il doit rentrer au port pour des réparations complémentaires achevées le 27 mars 1945. Les essais ont lieu du 28 mars au 2 avril avant d’enchainer par une remise en condition menée en compagnie de ses deux sister-ships du 4 au 23 avril 1945.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945. Après une escale pour le repos des hommes et des machines, l’Aigle et ses deux compères sortent pour une école à feux à Rufisque du 11 au 19 mai avant un ravitaillement au port.

La 5ème DCT s’entraine aussi au combat antisurface du 21 au 30 mai avant une escale d’entretien et de repos à Dakar du 31 mai au 4 juin.

Ils enchainent successivement un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 13 juin puis un entrainement à la lutte ASM du 15 au 27 juin en compagnie de la 8ème DSM (Agosta Bévéziers Ouessant Sidi-Ferruch), une division de sous-marins basée à Brest mais qui en temps de guerre doit être déployé à Dakar pour opérer dans l’Atlantique Sud.

Après une nouvelle escale  à Dakar du 28 juin au 2 juillet, les contre-torpilleurs quittent Dakar en compagnie des quatre sous-marins le 3 juillet. La petite escadre se ravitaille le 8 juillet à Casablanca avant de gagner Brest le 12 juillet 1945.

Après un ravitaillement à Brest, les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

Les contre-torpilleurs Aigle, Gerfaut et Albatros quittent Toulon le 17 septembre pour une école à feu au large du cap Corse. Cette école à feu est réalisée du 18 au 27 septembre, les trois navires mouillant au pied de la citadelle de Calvi du 28 septembre au 2 octobre. Après un exercice de combat de nuit du 3 au 7 octobre, les trois navires de la 5ème DCT rentrent à Toulon le lendemain 8 octobre 1945.

Le 15 octobre 1945,  la 5ème DCT (Aigle [Al] Gerfaut Albatros) quittent Toulon en compagnie du Richelieu, des deux torpilleurs d’escadre attachés à la protection du navire de ligne et du croiseur léger Chateaurenault.

L’entrainement de groupe commence par un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) jusqu’au 21 octobre, le cuirassé, le croiseur léger et les contre-torpilleurs étant assaillis par l’aviation basée à terre.

Après un ravitaillement à Ajaccio les 22 et 23 octobre, les cinq navires effectuent un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre avant une escale à Marseille du 31 octobre au 2 novembre.

Reprenant la mer, ils s’entrainent à la lutte ASM, les contre-torpilleurs assurant un ratissage au large du cap Corse contre les sous-marins Venus Iris et Pallas qui tentaient du 3 au 10 novembre une embuscade contre le cuirassé et le croiseur léger qui participent à la traque en utilisant leurs hydravions.

Après une escale à Nice du 11 au 15 novembre, le Richelieu, le Chateaurenault et la 5ème DCT rentrent à Toulon le 17 novembre 1945.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre après escale à Nice du 21 au 24.

Après une sortie en solitaire pour tester de nouveaux obus explosifs de 130mm du 4 au 12 janvier, l’Aigle retrouve au mouillage à Villefranche ses compères Gerfaut et Albatros le 13 janvier. Après des entrainements au mouillage du 14 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un spectaculaire entrainement antisurface au large de Nice du 22 au 30 janvier, entrainement suivi par de nombreux badauds sur la promenade des Anglais.

Après une escale dans le port de Nice du 31 janvier au 4 février, les trois lévriers des mers subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Toulon du 5 au 12 février.

Lors de cet entrainement, les trois navires de la division simulent des navires ennemis cherchant à réaliser un raid artillerie éclair sur Toulon. Ils doivent affronter à la fois l’aviation basée à terre et déjouer le tir précis des défenses du secteur de Toulon. Ils rentrent au port le lendemain 13 février 1946.

La 5ème Division de Contre-Torpilleurs quitte à nouveau Toulon le 17 février en compagnie de la 1ère DT (Le Fier l’Agile L’Entreprenant et le Farouche) et du ravitailleur rapide Adour pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers. Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM ( sous-marins L’Atalante,Vestale et Sultane) du 29 mars au 5 avril 1946

Le premier exercice voit d’abord La Grandière simuler un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial intense entre les ports de métropole, d’Afrique du Nord et du Levant et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT puis dans une seconde phase de voir l’aviso colonial commander la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre le port de Beyrouth.

Le second exercice voit la 5ème DCT traquer des sous-marins engagés au large du Levant pour attaquer le trafic commercial. Les contre-torpilleurs bien que peu adaptés à cette mission, assurent la traque en solitaire des trois sous-marins pendant que les torpilleurs légers assurent soit l’escorte de l’aviso qui simule un cargo rapide soit la protection rapprochée du port de Beyrouth.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations (jusqu’au 15 mai).

Ces deux compères de la 5ème DCT vont mouiller aux salins du 5 au 12 mai, effectuant une petite sortie de deux jours les 13 et 14 mai avant de retourner mouiller aux Salins où les deux navires retrouvent le Gerfaut fraichement réparé.
La 5ème DCT sort pour essais du Gerfaut et entrainement commun du 16 au 30 mai avant une escale à Nice du 31 mai au 3 juin. Les trois navires effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 juin puis après un ravitaillement à Ajaccio le 11 juin, enchainent par un entrainement au combat antisurface avec lancements réels et simulés, écoles à feux et lutte contre les avaries du 12 au 27 juin. Ils rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août. Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée.

A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer.

Le 19 août, c’est l’Aigle qui est en alerte. Il capte le message de détresse d’un cargo norvégien en feu au large de Toulon. Il reçoit l’ordre de Marine Toulon porter assistance au cargo pendant que ses deux sister-ships montent en pression pour si nécessaire lui prêter main forte.

Le contre-torpilleur prend la mer mais en arrivant sur zone, il ne peut que constater impuissant que le brasier frappant le TK Bremen est incontrôlable, le vraquier s’enfonçant par l’arrière. L’Aigle recueille 27 membres d’équipage sur 38, onze hommes étant morts ou portés disparus et les ramènent à Toulon.

Parmi les 27 rescapés soignés à l’hôpital Saint Anne à Toulon, quatre grièvement brûlés succomberont à leurs blessures.  Après ravitaillement à Toulon, l’Aigle retourne aux salins où il retrouve ses deux sister-ships qui ont finalement mis bas les feux à l’annonce du naufrage du cargo.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage à partir du 28 août.

Après un entrainement au combat antisurface du 28 août au 7 septembre avec lancements de torpilles et écoles à feux, les trois contre-torpilleurs enchainent par un entrainement ASM avec les sous-marins Tonnant et Conquérant du 9 au 17 septembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain 28 septembre 1946.

Le 29 septembre 1946, l’Aigle transmet à l’Albatros son pavillon de navire-amiral de la 5ème DCT avant d’être échoué le 3 octobre au bassin n°5 du Castigneau pour une remise en état complète et un renforcement de sa DCA.

La coque est grattée sablée et repeinte; les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines subissent une grande visite, les locaux-vie sont entièrement remis en état (électricité, plomberie, peinture), les radars modernisés.

Au niveau de l’armement, les canons de 130mm sont retubés et la DCA renforcée. Deux affûts doubles de 37mm remplacent les deux affûts doubles de 25mm ce qui uniformise la DCA composée désormais de de cinq affûts doubles de 37mm.

Remis à flot le 12 décembre 1946, l’Aigle sort pour essais du 14 au 17 décembre avant un stage de remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 18 au 30 décembre 1946. A l’issue de ce stage, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT.
Quittant Toulon le 5 janvier, l’Aigle et l’Albatros vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 8 janvier par le transport-caboteur Golo et les cargos rapides (17 noeuds) Tlemcen et Sidi-Bel-Abbès.

Ces navires vont simuler un convoi mouillant dans une baie et menacée par les forces navales ennemies. La 5ème DCT va assurer la protection contre les torpilleurs légers de la 1ère DT. Au cours d’une série de douze duels du 9 au 21 janvier, les torpilleurs ne parviendront à atteindre les trois transports qu’à quatre reprises.

Le Golo, le Tlemcen et le Sidi-Bel-Abbès appareillent le 22 janvier de Toulon pour livrer du matériel à  Bizerte. Ils sont escortés par les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers qui doivent néanmoins recompléter leurs soutes à Ajaccio le 23 janvier, les trois cargos mouillant en baie d’Ajaccio, attendant leurs protecteurs.

Le petit convoi bien protégé arrive à Bizerte le 28 janvier 1947 au matin. Les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs se ravitaillent puis mouillent au centre du lac en attendant que les trois cargos soient vidés de leur chargement (munitions, pièces détachées de chars AMX-42, moteurs d’avions, produits semi-finis pour l’Arsenal de Sidi-Abdallah).

Les trois cargos repartent avec leurs escorteurs le 30 janvier, rentrant directement à Toulon le 2 février 1947.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 13 février, l’Aigle aurait du manoeuvrer avec l’Albatros mais ce dernier est victime d’une avarie mécanique qui l’immobilise du 14 au 25 février  pour réparations, réparations qui anticipent le prochain grand carénage que le contre-torpilleur doit subir après la disponibilité du Gerfaut.

L’Aigle sort donc seul du 15 au 22 février pour une école à feux avec simulation de lancement de torpilles. Il va alors mouiller aux salins d’Hyères où le retrouve l’Albatros réparé le 25février.

Les deux navires sortent pour les essais du dernier nommé du 26 février au 1er mars avant une sortie d’entrainement du 2 au 9 mars, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 10 mars,l’Albatros pour subir un grand carénage et l’Aigle pour participer à la remise en condition du Gerfaut.

Disponible le 15 mars 1947, le Gerfaut sort pour essais du 16 au 20 mars puis va mouiller aux Salins le 21 mars. Il est rejoint le lendemain par l’Aigle pour un stage de remise en condition du 22 mars au 13 avril, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 19 avril après une escale à Marseille du 14 au 18 avril 1947.

L’Albatros immobilisé au bassin n°5 du Castigneau, c’est une 5ème DCT réduite à l’Aigle et au Gerfaut qui quitte Toulon le 26 avril pour mouiller en rade de Villefranche pour une série d’exercices au mouillage jusqu’au 1er mai quand les deux navires quittent cette magnifique baie naturelle pour un entrainement au combat de nuit du 2 au 7 mai.

Après une escale à Nice du 8 au 10 mai et à Menton du 11 au 14 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer du 15 au 21 mai avant un ravitaillement à Bastia le 22 mai.

Après un exercice de lutte ASM avec comme plastron les sous-marin Venus et Pallas du 23 mai au 4 juin, les deux navires relâchent à nouveau à Bastia du 5 au 8 juin, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Aigle et le Gerfaut sortent ensuite pour une école à feux du 13 au 21 juin où les deux navires tirent près de 800 coups de 130mm, lance une douzaine de torpilles, des grenades ASM sans parler du tir sur cibles remorquées pour entrainer la DCA du bord.

Mouillant aux Salins à partir du 22 juin, l’Aigle et le Gerfaut retrouvent l’Albatros le 25 juin après que ce dernier eut réalisé ses essais post-carénage. L’Aigle et le Gerfaut participent ensuite à sa remise en condition du 26 juin au 15 juillet 1947.

L’Aigle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 7 août, sortant en solitaire  pour essais et remise en condition du 9 au 31 août, retrouvant le port de Toulon le lendemain 1er septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relâchent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Le 10 janvier 1948, la 5ème DCT au grand complet appareille de Toulon en compagnie de la 2ème DCT (avec les seuls Du Guesclin et Turenne  , le Bayard étant immobilisé pour carénage) et de la 5ème DC soit les croiseurs lourds Saint Louis Charlemagne et Henri IV.

Les trois divisions qui cumulent 27 canons de 203mm et 31 canons de 130mm manœuvrent ensemble du 10 au 20 janvier avant une escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT et ce du 21 au 27 janvier. Les huit navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février (avec un navire en alerte, chaudières sous pression et les deux autres en appareillage à 6 heures), la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 20 février, la 5ème DCT fait escale à Sète du 21 au 25 février avant de reprendre la mer pour une école à feux du 26 février au 6 mars avant une escale d’entretien et de ravitaillement à Ajaccio du 7 au 12 mars 1948.

Du 13 au 22 mars, au large du cap Corse, les trois contre-torpilleurs se retrouvent seuls pour une série de duels, l’Aigle, le Gerfaut et l’Albatros s’affrontant avec leur artillerie et leurs torpilles.

Le réalisme poussé à l’extrême provoque une série d’avaries qui oblige les contre-torpilleurs à interrompre leur entrainement dès le 24 mars alors qu’il restait dix jours d’entrainement de prévu.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 1er juin. Les officiers et les marins de l’Aigle, du Gerfaut et de l’Albatros en longeant la presqu’ile de Saint Mandrier puis en gagnant la haute-mer ignorent bien entendu qu’il s’agit du dernier exercice de ce type avant le début du second conflit mondial.

Après un exercice de lutte ASM mené en compagnie de la 3ème DSM (sous-marins La Réunion Crozet Ile d’Oleron et Belle Ile) du 1er au 9 juin, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 10 au 13 juin avant de reprendre la mer pour une école à feux au large de la Tunisie du 14 au 23 juin.

Après une nouvelle escale à Tunis du 24 au 27 juin, la 5ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 28 juin au 5 juillet, étant ensuite à Alger du 6 au 14 juillet, participant aux célébrations de la fête de la Fédération.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 15 au 27 juillet 1948, les trois contre-torpilleurs font escale à Sète du 28 juillet au 2 août, rentrant à Toulon le lendemain.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois mais dès le 15 août, les permissions sont suspendues et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.

C-Contre-torpilleurs classe Aigle

Avant-propos

Le traité de Washington de février 1922 avait établit la parité navale entre Paris et Rome, déclenchant une rivalité navale, rivalité reposant notamment sur les revendications territoriales de l’Italie mussolinienne (Nice, la Savoie, la Corse, Tunisie et Djibouti).

Cette rivalité était particulièrement visible dans le domaine des unités légères. Ce qui explique pourquoi le contre-torpilleur va devenir le principal navire de combat de la marine nationale.

Chaque classe marque ainsi une amélioration par rapport à la précédente en terme de taille et de puissance militaire.

La tranche 1927 finance ainsi la construction de quatre contre-torpilleurs de classe Aigle (Aigle Vautour Albatros Gerfaut), une version améliorée des Guépard avec un armement et une conduite de tir plus moderne.

Peu à peu, les ingénieurs français arrivent à obtenir un compromis satisfaisant. Alors que les Jaguar sont considérés comme moyennement réussis (pour ne pas dire plus), les Guépard et surtout les Aigle sont considérés comme réussis.

Les deux navires suivants financés à la tranche 1928 et baptisés Milan et Epervier. Ces navires sont tantôt considérés comme des Aigle, tantôt comme une classe spécifique. Par rapport aux Aigle, ces deux navires se distinguent par un arrière en cul de poule (déjà prévu pour la classe suivante, les futurs Vauquelin), une coque plus longue (129.30m contre 122.40m), une puissance propulsive accrue (68000 contre 64000ch) et un tube lance-torpilles de plus.

L’Aigle

-L’Aigle est mis sur cale aux chantiers des  Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 8 octobre 1928 lancé le 19 février 1932 et admis au service actif en septembre 1932.

L’Aigle bien que construit dans le Nord va effectuer toute sa carrière dans le sud à savoir en Méditerranée.

En effet, en l’absence d’une menace allemande crédible, les unités les plus modernes sont prioritairement affectées à Toulon, Brest se contentant le plus souvent de navires déclassés et il faudra attendre le milieu des années trente pour assister à un certain rééquilibrage suite à la renaissance de la marine allemande.

A sa mise en service, l’Aigle rejoint la 5ème DL qu’il forme avec le Gerfaut, le Vautour et le Tartu (classe Vauquelin). La composition de la division change en octobre 1933, la 5ème DL revenant à un format plus traditionnel à trois navires soit le Gerfaut, l’Aigle et le Vautour.

Le 1er octobre 1934, la composition du groupement des contre-torpilleurs de la 1ère escadre évolue à nouveau : la 5ème DL (Aigle Gerfaut Vautour) est renuméroté 7ème DL, la 7ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) devient 5ème DL et une 9ème DL est créée par changement d’appélation de la 6ème DL composée du Maillé-Brézé, du Vauquelin et du Kersaint.

Placé en position de complément durant l’année d’instruction 1935-1936 (1er octobre 1935-mi août 1936), l’Aigle est réarmé pour l’année d’instruction 1936-1937, formant la 7ème DL en compagnie de ses sister-ships Gerfaut et Vautour.

De septembre 1937 à mars 1938, il est ainsi détaché au sein de la Division Navale du Levant (DNL) avant de prendre la tête du 15 août 1938 au 1er juin 1939 de la 1ère flottille de sous-marin, servant de navire-amiral mais également de but de tir pour les exercices et les essais de torpilles.

Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier. Cette division est intégrée à la 4ème escadre chargée de mener des raids contre les lignes de communication italiennes depuis Bizerte.

A nouveau disponible, l’Aigle va finalement intégrer _toujours à Bizerte_ la 11ème DCT qu’il va ainsi former avec le Milan et le Bison. Le Bison victime d’une collision avec le croiseur léger Georges Leygues ne va cependant arriver en Tunisie que le 4 janvier 1940.

La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT ( torpilleurs de classe Melpomène La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie) pour un exercice commun, les deux divisions effectuant une série de joutes nautiques et ce du 10 au 17 avril, du 19 au 24 avril, du 25 avril au 2 mai et du 4 au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Du 16 au 23 mai, l’Aigle est entretien à flot, les travaux concernant essentiellement les chaudières et l’armement. Il sort pour essais du 24 au 27 mai avant un stage de remise en condition menée avec le Bison et le Milan du 30 mai au 12 juin 1940.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

L’Aigle sort pour entrainement individuel du 15 du 22 juillet, faisant escale à Tunis du 23 au 27 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 29 juillet au 12 août, le contre-torpilleur Aigle participe à la remise en condition du Bison après sa période d’indisponibilité, période d’indisponibilité que l’Aigle connait à son tour du 13 au 28 août.

L’Aigle sort lui pour essais du 29 août au 2 septembre puis pour remise en condition du 3 au 12 septembre en compagnie de ses deux sister-ships.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage.

Du 22 au 28 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat de nuit avant de se ravitailler à Bizerte le 29 septembre puis d’enchainer par un entrainement au combat de jour avec écoles à feux du 30 septembre au 6 octobre puis une escale à Tunis du 7 au 12 octobre avant de rentrer à Bizerte le 13 octobre 1940.

Alors que le Milan est en grand carénage, l’Aigle et le Bison sortent pour entrainement de division du 21 octobre au 3 novembre, faisant escale à Sfax du 4 au 10 novembre avant de rentrer à  Bizerte le 12 novembre 1940.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 20 novembre au 2 décembre 1940 en compagnie de la 17ème DSM (Aréthuse, de l’Atalante, de la Vestale et de la Sultane) et de la 12ème DT, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre.

L’Aigle sort pour une école à feux dans le sud Tunisien et ce du 15 au 22 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 23 décembre 1940. Il participe ensuite à la remise en condition du Bison du 27 décembre 1940 au 12 janvier 1941.

Il entre ensuite en grand carénage, l’Aigle étant échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 janvier au 9 avril 1941 pour une remise en état complète (changement des hélices, travaux de peinture sur les oeuvres vivres, retubage des chaudières, inspection des turbines…….), les travaux de modernisation (DCA, armement ASM) étant reportées pour des raisons techniques comme l’indisponibilité de suffisamment de pièces de DCA légère modernes ou d’Asdic (priorité aux torpilleurs d’escadre).

Le 9 avril 1941, l’Aigle achève son grand carénage, libérant son bassin pour le Bison qui transmet son pavillon de navire-amiral au Milan. L’Aigle sort ensuite pour essais du 10 au 13 avril avant un stage de remise en condition en compagnie du Milan du 17 au 30 avril 1941.

L’Aigle et le Milan sortent pour un entrainement de division du 7 au 18 mai, faisant escale à La Valette (Malte) du 19 au 24 mai avant d’enchainer par une école à feu au large de la Tunisie du 25 mai au 4 juin, rentrant à Bizerte le 10 juin après une escale à Tunis du 5 au 9 juin 1941.

Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 juin, l’Aigle et le Milan sort pour essais et remise en condition du 1er au 11 juillet 1941. L’Aigle et le Milan participent ensuite à la remise en condition du Bison du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

La 11ème DCT sort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an, enchainant un entrainement au combat antisurface de jour (24 août au 4 septembre), une école à feux (6 au 13 septembre) et un entrainement au combat de nuit (15 au 27 septembre), la division rentrant à Bizerte le 5 octobre après une escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941.

L’Aigle intégré à la 6ème Escadre Légère participe ensuite avec ses compères de la 11ème DCT au grand cycle d’entrainement de l’automne avec une phase I du 15 au 30 octobre 1941, des escales à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, des exercices avec la marine britannique du 16 au 21 novembre, une escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre et à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs manoeuvrant division par division jusqu’au 12 décembre avant de rallier Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Aigle quitte la 11ème DCT pour intégrer une nouvelle 5ème DCT en compagnie de ses sister-ship Albatros et Gerfaut. Il devient navire-amiral de cette division basée à Toulon.

Arrivé à Toulon le 4 janvier,  l’Aigle y retrouve l’Albatros et le Gerfaut. Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier. Au cours de cet entretien, les Aigle voient leur DCA modernisée. Les quatre affûts doubles de 37mm modèle 1933 et les deux affûts doubles de 13.2mm modèle 1932 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en deux affûts doubles.

La 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort pour entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

La 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) quitte Toulon le 12 mars en compagnie de la  2ème DCT (Guépard Lion Bison)  pour une série d’exercices. Les deux divisions s’affrontent dans un combat antisurface du 12 au 20 mars, les deux divisions faisant escale à Ajaccio du 21 au 24 mars avant d’enchainer par un exercice de combat de nuit du 25 au 31 mars, les six contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 1er au 5 avril 1942. Après une escale à Bizerte pour se ravitailler le 6 avril, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 15 avril, rentrant le même jour à Toulon.

Victime d’une avarie technique, l’Aigle est indisponible du 21 avril au 14 mai, sortant pour essais du 15 au 18 mai avant une remise en condition menée du 19 mai au 2 juin 1942.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin.

Après trois jours d’escale pour reposer les hommes et remettre en condition le matériel (17 au 20 juin), le cycle d’entrainement commence par un exercice de combat antisurface du 21 au 30 juin 1942.

Après un ravitaillement à Dakar le 1er juillet, la 5ème DCT enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 11 juillet. Le troisième ravitaillement à lieu le 12 juillet et est suivit par une école à feu à Rufisque du 13 au 21 juillet. Après une nouvelle escale à Dakar du 22 au 29 juillet, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 30 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), le pétrolier Elorn et la 1ère DSM (sous-marins de 1500 tonnes Le Héros Le Glorieux Le Conquérant Le Tonnant).

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les contre-torpilleurs devant protéger le pétrolier Elorn alors que les torpilleurs légers doivent se débrouiller seuls, les sous-marins devant eux plonger le plus rapidement possible même si il  y eu quelques phases d’entrainement au tir pour les cannoniers du sous-marins.

L’exercice se termine le 2 octobre quand les douze navires font escale à Alger, le port plus habitué aux bateaux blancs se retrouve soudain embouteillé de bateaux gris.

Du 7 au 17 octobre 1942, la 5ème DCT affronte la 1ère DT dans un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs simulant des corsaires rapides cherchant à franchir le détroit de Sicile. Les sept navires sont ravitaillés par l’Elorn, tous disposant d’un système RAM.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

L’Aigle est indisponible pour entretien du 8 au 21 novembre 1942 avant de sortir pour essais du 22 au 26 novembre, enchainant par une remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship et ce du 2 au 15 décembre, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division. Après une école à feu et des lancements de torpilles simulés du 5 au 15 janvier, l’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut font escale à Nice du 16 au 21 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer au large de Calvi où les trois navires font escale du 1er au 6 février. Ils enchainent par un exercice de combat antisurface du 7 au 19 février avant de rentrer à Toulon le lendemain 20 février 1943.

Alors que le Gerfaut est indisponible, l’Aigle et l’Albatros effectue une spectaculaire école à feux de nuit au large de Toulon et ce du 27 février au 4 mars. Après une escale à Ajaccio du 5 au 8 mars, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à  la défense aérienne à la mer du 9 au 22 mars, rentrant à Toulon le 28 mars après une escale à Marseille du 23 au 27 mars 1943. l’Aigle est à son tour indisponible jusqu’au 13 avril 1943, sortant pour essais du 14 au 20 avril, date de son retour à Toulon.

La 5ème et la 2ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale. Les deux divisions enchainent un entrainement au combat antisurface de jour du 22 au 29 avril 1943, une escale à Ajaccio du 30 avril au 3 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 mai, une escale à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai et un entrainement au combat antisurface de nuit du 17 au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain 26 mai 1943.

Le 27 mai 1943, l’Aigle transmet son pavillon de navire-amiral à l’Albatros avant d’entrer en grand carénage. Les travaux commencent dès le 28 mai par de spectaculaires travaux : le débarquement de l’artillerie principale soit 5 canons de 138mm modèle 1927 qui doivent être remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941. Ces travaux font suite à la décision de standardiser l’artillerie médiane de tous les navires de surface. L’Aigle est échoué dans le bassin n°5 du Castigneau le 1er juin 1943 pour trois mois de travaux intensifs.

Outre une remise en état générale (grattage, sablage et peinture de la coque; changement des hélices, retubage des chaudières, visite des turbines, refonte des locaux vie), l’Aigle reçoit un Asdic, de nouveaux grenadeurs avec des grenades plus légères mais également plus nombreuses et de nouveaux radars.

Remis à flot le 3 septembre 1943, l’Aigle sort pour essais du 4 au 7 septembre 1943 avant remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 5ème DCT du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.
Du 21 au 31 octobre, la 2ème et la 5ème DCT accompagnés du Marceau et du croiseur léger Primauguet effectuent un exercice de combat antisurface, destiné à intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

La 5ème DCT enchaine par un exercice avec les cuirassés Richelieu et Clemenceau, leurs quatre torpilleurs d’escadre et le ravitailleur rapide L’Adour. Quittant Toulon le 2 novembre 1943, la petite escadre manoeuvre dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre quand les cuirassés, leurs torpilleurs d’escorte, les contre-torpilleurs et le ravitailleur font escale à Marseille jusqu’au 18 novembre.

Du 19 au 27 novembre, les contre-torpilleurs tentent d’intercepter le cuirassé qui protégeait le ravitailleur avant un ravitaillement à la mer le 28 novembre. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 novembre au 4 décembre, le cuirassé fait escale à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse et ce du 5 au 11 décembre. Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943.

La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier 1944 aux salins d’Hyères.

Alors que le Gerfaut est entré en grand carénage le 8 janvier, l’Aigle et l’Albatros quittent les salins le 5 janvier 1944 pour une série d’exercices. Après une école à feu du 5 au 13 janvier, les deux contre-torpilleurs font escale à l’Ile Rousse du 14 au 20 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 21 janvier au 2 février puis de rentrer à Toulon le 9 février après une escale à Sète du 4 au 8 février 1944.

La 5ème DCT réduite à deux unités sort pour un nouvel entrainement de division du 15 au 23 février, faisant escale à La Ciotat du 24 au 27 février avant de rentrer à Toulon le 28 février 1944.

Du 12 au 31 mars, l’Aigle et le Albatros participent à la remise en condition ud Gerfaut, les trois navires rentrant à Toulon le  lendemain 1er avril 1944.

La 5ème DCT au grand complet sort pour un entrainement de division du 4 au 17 avril, entrainement consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer qu’au combat antisurface, la division rentrant à Toulon le lendemain 18 avril 1944.

Du 25 avril au 8 mai, l’Aigle et ses compères de la 5ème DCT sortent en compagnie de la 2ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix.

Les deux croiseurs commencent d’abord par simuler la présence d’un navire corsaire en Méditerranée, menaçant des convois entre l’Afrique du Nord et la métropole, convois protégés par les contre-torpilleurs avant que les deux croiseurs ne simulent des cargos rapides, cherchant à échapper à plusieurs groupes de ratissage formés par les contre-torpilleurs. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT effectue une école à feu commune du 22 au 31 mai, faisant escale à Villefranche sur mer du 1er au 7 juin avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 18 juin et un entrainement au combat de nuit du 20 au 27 juin, la division rentrant à Toulon le lendemain 28 juin 1944.

L’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.
Le 10 août, le croiseur léger Emile Bertin s’amarre au quai Noël à Toulon où il débarque une compagnie du 8ème régiment de tirailleurs tunisiens. Le navire amiral de la 6ème Escadre Légère avait appareillé de Bizerte pour tester sa capacité à transporter de rapidement des troupes.

Alors que les tirailleurs tunisiens manoeuvrent à Canjuers, le croiseur léger va se frotter à la 5ème DCT pour un exercice de combat de nuit du 10 au 14 août 1944 puis un exercice  de défense de convois à l’aide de navires affrétés par la marine (deux cargos et un pétrolier) du 16 au 23 août.

Rentrés à Toulon, le croiseur léger et les trois contre-torpilleurs vont se quitter en haute mer le 25 août, les Aigle Albatros et Gerfaut accompagnant sur une trentaine de miles l’Emile Bertin qui rentre avec ses tirailleurs en Tunisie. Les contre-torpilleurs font demi-tour dans la foulée pour rentrer à Toulon le 25 août 1944.

Le 5 septembre 1944, l’Albatros rentre en grand carénage, réduisant la 5ème DCT aux seuls Aigle et Gerfaut, ces deux derniers étant de sortie du 4 au 12 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nice du 13 au 17 septembre avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 26 septembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Après une école à feux du 27 septembre au 7 octobre 1944, la 5ème DCT sort le 15 octobre pour un entrainement de division. Après un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 octobre, les deux contre-torpilleurs font escale à Sète du 24 au 27 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à La Ciotat du 5 au 9 novembre, terminant son cycle d’exercices par un entrainement au combat de nuit du 10 au 14 novembre, les deux contre-torpilleurs rentrant le lendemain à Toulon.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 16 au 29 novembre 1944, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 30 novembre au 4 décembre. Après un rapide ravitaillement, l’Aigle et le Gerfaut participent aux essais à la mer de l’Albatros du 5 au 10 décembre avant la remise en condition du 12 au 30 décembre 1944.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense.

Après une école à feu pour permettre notamment à l’Albatros de roder sa nouvelle artillerie en compagnie de ses deux compères plus expérimentés, les trois contre-torpilleurs mouillent à Ajaccio du 17 au 25 janvier, Reprenant la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 26 janvier au 5 février, faisant une nouvelle escale à Alger du 6 au 10 février 1945.

Après un exercice anti-sous-marin en compagnie des sous-marins Amphitrite et Oréade de la 4ème Escadre du 11 au 22 février, la 5ème DCT rentre à Toulon le lendemain 23 février 1945.

Victime d’une avarie technique (problème d’alimentation de chaudière), l’Aigle est indisponible du 27 février au 14 mars 1945. Il sort pour essais le 15 mars mais victime d’une nouvelle avarie, il doit rentrer au port pour des réparations complémentaires achevées le 27 mars 1945. Les essais ont lieu du 28 mars au 2 avril avant d’enchainer par une remise en condition menée en compagnie de ses deux sister-ships du 4 au 23 avril 1945.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945. Après une escale pour le repos des hommes et des machines, l’Aigle et ses deux compères sortent pour une école à feux à Rufisque du 11 au 19 mai avant un ravitaillement au port.

La 5ème DCT s’entraine aussi au combat antisurface du 21 au 30 mai avant une escale d’entretien et de repos à Dakar du 31 mai au 4 juin.

Ils enchainent successivement un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 13 juin puis un entrainement à la lutte ASM du 15 au 27 juin en compagnie de la 8ème DSM (Agosta Bévéziers Ouessant Sidi Ferruch), une division de sous-marins basée à Brest mais qui en temps de guerre doit être déployé à Dakar pour opérer dans l’Atlantique Sud.

Après une nouvelle escale  à Dakar du 28 juin au 2 juillet, les contre-torpilleurs quittent Dakar en compagnie des quatre sous-marins le 3 juillet. La petite escadre se ravitaille le 8 juillet à Casablanca avant de gagner Brest le 12 juillet 1945.

Après un ravitaillement à Brest, les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

Les contre-torpilleurs Aigle, Gerfaut et Albatros quittent Toulon le 17 septembre pour une école à feu au large du cap Corse. Cette école à feu est réalisée du 18 au 27 septembre, les trois navires mouillant au pied de la citadelle de Calvi du 28 septembre au 2 octobre. Après un exercice de combat de nuit du 3 au 7 octobre, les trois navires de la 5ème DCT rentrent à Toulon le lendemain 8 octobre 1945.

Le 15 octobre 1945,  la 5ème DCT (Aigle [Al] Gerfaut Albatros) quittent Toulon en compagnie du Richelieu, des deux torpilleurs d’escadre attachés à la protection du navire de ligne et du croiseur léger Chateaurenault.

L’entrainement de groupe commence par un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) jusqu’au 21 octobre, le cuirassé, le croiseur léger et les contre-torpilleurs étant assaillis par l’aviation basée à terre.

Après un ravitaillement à Ajaccio les 22 et 23 octobre, les cinq navires effectuent un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre avant une escale à Marseille du 31 octobre au 2 novembre.

Reprenant la mer, ils s’entrainent à la lutte ASM, les contre-torpilleurs assurant un ratissage au large du cap Corse contre les sous-marins Venus Iris et Pallas qui tentaient du 3 au 10 novembre une embuscade contre le cuirassé et le croiseur léger qui participent à la traque en utilisant leurs hydravions.

Après une escale à Nice du 11 au 15 novembre, le Richelieu, le Chateaurenault et la 5ème DCT rentrent à Toulon le 17 novembre 1945.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre après escale à Nice du 21 au 24.
Après une sortie en solitaire pour tester de nouveaux obus explosifs de 130mm du 4 au 12 janvier, l’Aigle retrouve au mouillage à Villefranche ses compères Gerfaut et Albatros le 13 janvier. Après des entrainements au mouillage du 14 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un spectaculaire entrainement antisurface au large de Nice du 22 au 30 janvier, entrainement suivi par de nombreux badauds sur la promenade des Anglais.

Après une escale dans le port de Nice du 31 janvier au 4 février, les trois lévriers des mers subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Toulon du 5 au 12 février.

Lors de cet entrainement, les trois navires de la division simulent des navires ennemis cherchant à réaliser un raid artillerie éclair sur Toulon. Ils doivent affronter à la fois l’aviation basée à terre et déjouer le tir précis des défenses du secteur de Toulon. Ils rentrent au port le lendemain 13 février 1946.

La 5ème Division de Contre-Torpilleurs quitte à nouveau Toulon le 17 février en compagnie de la 1ère DT (Le Fier l’Agile L’Entreprenant et le Farouche) et du ravitailleur rapide Adour pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers. Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM ( sous-marins L’Atalante,Vestale et Sultane) du 29 mars au 5 avril 1946

Le premier exercice voit d’abord La Grandière simuler un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial intense entre les ports de métropole, d’Afrique du Nord et du Levant et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT puis dans une seconde phase de voir l’aviso colonial commander la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre le port de Beyrouth.

Le second exercice voit la 5ème DCT traquer des sous-marins engagés au large du Levant pour attaquer le trafic commercial. Les contre-torpilleurs bien que peu adaptés à cette mission, assurent la traque en solitaire des trois sous-marins pendant que les torpilleurs légers assurent soit l’escorte de l’aviso qui simule un cargo rapide soit la protection rapprochée du port de Beyrouth.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations (jusqu’au 15 mai).

Ces deux compères de la 5ème DCT vont mouiller aux salins du 5 au 12 mai, effectuant une petite sortie de deux jours les 13 et 14 mai avant de retourner mouiller aux Salins où les deux navires retrouvent le Gerfaut fraichement réparé.
La 5ème DCT sort pour essais du Gerfaut et entrainement commun du 16 au 30 mai avant une escale à Nice du 31 mai au 3 juin. Les trois navires effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 juin puis après un ravitaillement à Ajaccio le 11 juin, enchainent par un entrainement au combat antisurface avec lancements réels et simulés, écoles à feux et lutte contre les avaries du 12 au 27 juin. Ils rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août. Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée.

A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer.

Le 19 août, c’est l’Aigle qui est en alerte. Il capte le message de détresse d’un cargo norvégien en feu au large de Toulon. Il reçoit l’ordre de Marine Toulon porter assistance au cargo pendant que ses deux sister-ships montent en pression pour si nécessaire lui prêter main forte.

Le contre-torpilleur prend la mer mais en arrivant sur zone, il ne peut que constater impuissant que le brasier frappant le TK Bremen est incontrôlable, le vraquier s’enfonçant par l’arrière.

L’Aigle recueille 27 membres d’équipage sur 38, onze hommes étant morts ou portés disparus et les ramènent à Toulon.

Parmi les 27 rescapés soignés à l’hôpital Saint Anne à Toulon, quatre grièvement brûlés succomberont à leurs blessures.  Après ravitaillement à Toulon, l’Aigle retourne aux salins où il retrouve ses deux sister-ships qui ont finalement mis bas les feux à l’annonce du naufrage du cargo.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage à partir du 28 août.

Après un entrainement au combat antisurface du 28 août au 7 septembre avec lancements de torpilles et écoles à feux, les trois contre-torpilleurs enchainent par un entrainement ASM avec les sous-marins Tonnant et Conquérant du 9 au 17 septembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain 28 septembre 1946.

Le 29 septembre 1946, l’Aigle transmet à l’Albatros son pavillon de navire-amiral de la 5ème DCT avant d’être échoué le 3 octobre au bassin n°5 du Castigneau pour une remise en état complète et un renforcement de sa DCA.

La coque est grattée sablée et repeinte; les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines subissent une grande visite, les locaux-vie sont entièrement remis en état (électricité, plomberie, peinture), les radars modernisés.

Au niveau de l’armement, les canons de 130mm sont retubés et la DCA renforcée. Deux affûts doubles de 37mm remplacent les deux affûts doubles de 25mm ce qui uniformise la DCA composée désormais de de cinq affûts doubles de 37mm.

Remis à flot le 12 décembre 1946, l’Aigle sort pour essais du 14 au 17 décembre avant un stage de remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 18 au 30 décembre 1946. A l’issue de ce stage, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT.
Quittant Toulon le 5 janvier, l’Aigle et l’Albatros vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 8 janvier par le transport-caboteur Golo et les cargos rapides (17 noeuds) Tlemcen et Sidi-Bell Abbès.

Ces navires vont simuler un convoi mouillant dans une baie et menacée par les forces navales ennemies. La 5ème DCT va assurer la protection contre les torpilleurs légers de la 1ère DT. Au cours d’une série de douze duels du 9 au 21 janvier, les torpilleurs ne parviendront à atteindre les trois transports qu’à quatre reprises.

Le Golo, le Tlmecen et le Sidi-Bell Abbès appareillent le 22 janvier de Toulon pour livrer du matériel à  Bizerte. Ils sont escortés par les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers qui doivent néanmoins recompléter leurs soutes à Ajaccio le 23 janvier, les trois cargos mouillant en baie d’Ajaccio, attendant leurs protecteurs.

Le petit convoi bien protégé arrive à Bizerte le 28 janvier 1947 au matin. Les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs se ravitaillent puis mouillent au centre du lac en attendant que les trois cargos soient vidés de leur chargement (munitions, pièces détachées de chars AMX-42, moteurs d’avions, produits semi-finis pour l’Arsenal de Sidi-Abdallah).

Les trois cargos repartent avec leurs escorteurs le 30 janvier, rentrant directement à Toulon le 2 février 1947.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 13 février, l’Aigle aurait du manoeuvrer avec l’Albatros mais ce dernier est victime d’une avarie mécanique qui l’immobilise du 14 au 25 février  pour réparations, réparations qui anticipent le prochain grand carénage que le contre-torpilleur doit subir après la disponibilité du Gerfaut.

L’Aigle sort donc seul du 15 au 22 février pour une école à feux avec simulation de lancement de torpilles. Il va alors mouiller aux salins d’Hyères où le retrouve l’Albatros réparé le 25février.

Les deux navires sortent pour les essais du dernier nommé du 26 février au 1er mars avant une sortie d’entrainement du 2 au 9 mars, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 10 mars,l’Albatros pour subir un grand carénage et l’Aigle pour participer à la remise en condition du Gerfaut.

Disponible le 15 mars 1947, le Gerfaut sort pour essais du 16 au 20 mars puis va mouiller aux Salins le 21 mars. Il est rejoint le lendemain par l’Aigle pour un stage de remise en condition du 22 mars au 13 avril, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 19 avril après une escale à Marseille du 14 au 18 avril 1947.

L’Albatros immobilisé au bassin n°5 du Castigneau, c’est une 5ème DCT réduite à l’Aigle et au Gerfaut qui quitte Toulon le 26 avril pour mouiller en rade de Villefranche pour une série d’exercices au mouillage jusqu’au 1er mai quand les deux navires quittent cette magnifique baie naturelle pour un entrainement au combat de nuit du 2 au 7 mai.

Après une escale à Nice du 8 au 10 mai et à Menton du 11 au 14 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer du 15 au 21 mai avant un ravitaillement à Bastia le 22 mai.

Après un exercice de lutte ASM avec comme plastron les sous-marin Venus et Pallas du 23 mai au 4 juin, les deux navires relâchent à nouveau à Bastia du 5 au 8 juin, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Aigle et le Gerfaut sortent ensuitent pour une école à feux du 13 au 21 juin où les deux navires tirent près de 800 coups de 130mm, lance une douzaine de torpilles, des grenades ASM sans parler du tir sur cibles remorquées pour entrainer la DCA du bord.

Mouillant aux Salins à partir du 22 juin, l’Aigle et le Gerfaut retrouvent l’Albatros le 25 juin après que ce dernier eut réalisé ses essais post-carénage. L’Aigle et le Gerfaut participent ensuite à sa remise en condition du 26 juin au 15 juillet 1947.

L’Aigle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 7 août, sortant en solitaire  pour essais et remise en condition du 9 au 31 août, retrouvant le port de Toulon le lendemain 1er septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Le 10 janvier 1948, la 5ème DCT au grand complet appareille de Toulon en compagnie de la 2ème DCT (avec les seuls Du Guesclin et Turenne  , le Bayard étant immobilisé pour carénage) et de la 5ème DC soit les croiseurs lourds Saint Louis Charlemagne et Henri IV.

Les trois divisions qui cumulent 27 canons de 203mm et 31 canons de 130mm manoeuvrent ensemble du 10 au 20 janvier avant une escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT et ce du 21 au 27 janvier. Les huit navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février (avec un navire en alerte, chaudières sous pression et les deux autres en appareillage à 6 heures), la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 20 février, la 5ème DCT fait escale à Sète du 21 au 25 février avant de reprendre la mer pour une école à feux du 26 février au 6 mars avant une escale d’entretien et de ravitaillement à Ajaccio du 7 au 12 mars 1948.

Du 13 au 22 mars, au large du cap Corse, les trois contre-torpilleurs se retrouvent seuls pour une série de duels, l’Aigle, le Gerfaut et l’Albatros s’affrontant avec leur artillerie et leurs torpilles.

Le réalisme poussé à l’extrême provoque une série d’avaries qui oblige les contre-torpilleurs à interrompre leur entrainement dès le 24 mars alors qu’il restait dix jours d’entrainement de prévu.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 1er juin. Les officiers et les marins de l’Aigle, du Gerfaut et de l’Albatros en longeant la presqu’ile de Saint Mandrier puis en gagnant la haute-mer ignorent bien entendu qu’il s’agit du dernier exercice de ce type avant le début du second conflit mondial.

Après un exercice de lutte ASM mené en compagnie de la 3ème DSM (sous-marins La Réunion Crozet Ile d’Oleron et Belle Ile) du 1er au 9 juin, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 10 au 13 juin avant de reprendre la mer pour une école à feux au large de la Tunisie du 14 au 23 juin.

Après une nouvelle escale à Tunis du 24 au 27 juin, la 5ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 28 juin au 5 juillet, étant ensuite à Alger du 6 au 14 juillet, participant aux célébrations de la fête de la Fédération.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 15 au 27 juillet 1948, les trois contre-torpilleurs font escale à Sète du 28 juillet au 2 août, rentrant à Toulon le lendemain.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois mais dès le 15 août, les permissions sont suspendues et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.