20-Ordre de Bataille et programme de guerre (1)

20°) ORDRE DE BATAILLE et PROGRAMME DE GUERRE

A-Ordre de bataille de la Marine Nationale le 1er septembre 1948

En guise d’introduction

En septembre 1948, la marine nationale est au sommet de sa puissance. La politique menée depuis près d’un quart de siècle avec constance par les politiques et les marins à permis à la Royale de n’avoir à rougir ni de son allié, ni de ses ennemis. La flotte est équilibrée et la majorité des carences constatées durant la Guerre de Pologne ont été corrigées.

L’organisation est celle adoptée en septembre 1940 avec deux flottes principales (Atlantique et Méditerranée) subidivisées en escadres puis en flottilles et en division plus des forces de souveraineté déployées sur toute la surface du globe.

La situation de l’Escadre Légère du Nord (ELN) est particulière, c’est une escadre indépendante mais pas une réelle force de souveraineté comparable aux FNEO ou aux FNAEF. Sa mission est davantage de porter le fer en mer du Nord que de défendre les côtes de la Manche.

Les régions maritimes sont toujours là et comme depuis septembre 1940, elles assurent des missions de soutien, gérant les bases et les arsenaux, les seuls navires sous leurs ordres étant ceux en refonte ou en réparations longues.

Comme il est peu probable que les escadres soient engagées en bloc, il est prévu la création de groupements occasionnels désignés par les lettres de l’Alphabet.

Sur le plan technique, la flotte est jeune avec peu de faiblesses évidentes, la DCA ayant été notablement renforcée tous comme l’électronique embarquée qu’il s’agisse de radars ou de sonars.

Voici donc maintenant l’ordre de bataille de la marine nationale le 1er septembre 1948, quatre jours avant le début de la deuxième conflagration mondiale.

Flotte de l’Atlantique (QG : Brest) navire-amiral : cuirassé Gascogne

1ère escadre

Groupement de Ligne : cuirassés Gascogne et Normandie; torpilleurs d’escadre  Durandal et Dague (chargés de la protection du cuirassé Gascogne) et les torpilleurs d’escadre Sabre et Claymore (chargés de la protection du cuirassé Normandie)

Groupement Aéronaval : porte-avions Painlevé et Henriette de France cuirassé Lorraine torpilleurs d’escadre L’Intrépide et Le Téméraire (protection du cuirassé Lorraine), Arquebuse Cimeterre (protection du Painlevé) Ney et Murat (protection du Henriette de France)

3ème Escadre Légère

Groupement des croiseurs de l’Atlantique : croiseurs lourds Foch et Colbert (3ème DC), croiseurs légers La Gloire Georges Leygues et Montcalm (4ème DC), croiseur-école Jeanne d’Arc (appelé à être déployé aux Antilles)

Groupement des contre-torpilleurs de l’Atlantique : Contre-torpilleurs Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars (3ème DCT) Vautour Milan Epervier (6ème DCT)
Hors rang :  vedettes lance-torpilles des 1ère ELA (VTB-11 et 12) et 2ème ELA (VTB-16 18 20 et 22) basées à Lorient.

5ème Escadre

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne navire-amiral de l’Escadre

-Sous-marins Casabianca Sfax Centaure L’Espoir (2ème DSM)

-Sous-marins Rolland Morillot La Praya La Martinique et Ile de France (4ème DSM)

-Sous-marins Ile de Ré Ile d’Yeu Kerguelen et La Guadeloupe (6ème DSM)

-Sous-marins  Agosta Bévéziers Ouessant et Sidi Ferruch (8ème DSM)

1ère flottille de surveillance et d’escorte de l’Atlantique (1ère FSEA)

-Torpilleurs légers  L’Algérien Le Sénégalais L’Arabe Le Marocain (classe Kabyle) formant la 6ème DT basée à Lorient

-Aviso-dragueurs L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) basée à Brest Aviso-dragueurs Enseigne Balande La Trompeuse L’Ambitieuse et La Sérieuse (7ème DEL) basée à Casablanca

-Chalutiers ASM L’Havraise et La Nantaise à Lorient, L’Algéroise L’Oranaise à Cherbourg

-Corvettes anti-sous-marines La Malouine La Dieppoise La Remoise La Versaillaise (1ère DEO) à Brest;  La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise (3ème DEO) basé à Lorient; La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise (2ème DEO) à Casablanca

-Patrouilleur ASM/navire-école L’Heureux (P-28) et Patrie (P-36)

-Chasseurs de sous-marins : CH-7 et 8 CH-53 et 54 à Brest, CH-11 et 12 à Lorient, CH-17 18 et 19 à Casablanca.

-Patrouilleur anti-sous-marin L’Incomprise  et  Jutland (P-37)

Les navires suivants sont détachés à Dakar :

-Aviso colonial Dumont d’Urville

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Bombarde

-Aviso-dragueurs coloniaux  La Précieuse L’Amiral Duperré La Rieuse et l’Amiral Gourdon  (10ème DEL)

-Corvettes La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise (7ème DEL)

Groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique (GSFA)

-Pétrolier Le Var

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Seine

-Ravitailleurs Rapides Lot et La Charente

-Pétrolier-caboteur La Lèze

-Cargos rapides Mostaganem et Mers-El-Kébir

-Avisos Amiens et Arras utilisés comme auxiliaires
-Ravitailleur d’hydravions Sans Souci et Calais utilisé comme ravitailleur d’hydravions

-Aviso hydrographe Beautemps-Beaupré

-Navire école Notre Dame de France (P-95)

-Dragueurs de mines Avranches et Pornic

-Voiliers-école L’Etoile et La Belle Poule

-Remorqueur de haute mer Elephant et Mastodonte

-Remorqueurs Champion  L’Appliqué L’Attentif et L’Acharné  L’Actif  (ce dernier est basé à Lorient) (1000cv)

-Remorqueurs Narcisse et Lotus (750cv)

-Remorqueurs  Penfeld Plougastel Portzic et Provençal Morbihan (ce dernier est basé à Lorient) (600cv)

-Remorqueur de 600cv Lavandou basé à Casablanca

-Navire-hydrographe Cormoran

-Gabares Le Titan La Résistante La Prévoyante et la Victorieuse

Les navires suivants sont détachés à Dakar :

-Remorqueur de haute mer Buffle

-Remorqueurs de 600cv L’Efficient et Cap Vert

-Remorqueur de 750cv Romarin

-Gabare La Patiente

Flotte de la Méditerranée (QG : Toulon) navire-amiral : croiseur lourd Algérie

Le magnifique croiseur lourd Algérie

Le magnifique croiseur lourd Algérie, navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée

2ème Escadre (Toulon)

1er Groupement de Ligne de la Méditerranée (1er GLM) :

-Cuirassés Richelieu et Clemenceau (3ème DL) Alsace et Flandre (5ème DL)

-Cuirassé Provence

-Porte-avions Joffre

-Torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier (protection du cuirassé Richelieu) Rapière et Hallebarde (protection du cuirassé Clemenceau) Mousquet et Bombardier (protection du cuirassé Alsace)  Voltigeur et Goumier (protection du cuirassé Flandre) Mameluk Casque (protection du cuirassé Provence)  L’Inconstant et Lancier (protection du porte-avions Joffre)

Groupement de croiseurs de la 2ème Escadre

-Croiseur lourd Algérie

-Croiseurs lourds Suffren Dupleix (1ère DC) Saint Louis Charlemagne Henri IV (5ème DC)

-Croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen (6ème DC)

Groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre

-Contre-torpilleurs Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne (1ère DCT)  Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT)  Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) Le Fantasque L’Audacieux Le Malin (9ème DCT)
Desaix Kléber et Marceau (12ème DCT)

1ère flottille légère de la Méditerranée (1ère FLM) :

-Vedettes lance-torpilles VTB  41 43 45 47 et 49 formant la 1ère ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-23 24 25 26 27 28 formant la 4ème ELM

-Vedettes lance-torpilles VTB-56 57 58 59 60 61 formant la 6ème ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-15, 17, 19 et 21 de la 3ème Escadrille Légère de la Méditerranée (3ème ELM) déployée à  Ajaccio

1ère flottille de sous-marin :

-3ème escadrille de sous-marins (3ème ESM)  1ère DSM : Le Glorieux Le Heros Le Conquerant Le Tonnant 3ème DSM La Réunion Crozet Ile d’Oleron Belle Ile et 5ème DSM  Ile de Brehat, Saint Marcouf Ile d’Aix Ile d’If

-5ème escadrille de sous-marins (5ème ESM) 13ème DSM : Aurore, Créole, Antigone et La Bayadère 15ème DSM : Venus Iris Pallas 19ème DSM : L’Astrée La Favorite La Gorgone et L’Africaine et 21ème DSM : Diamant et Perle

-1ère flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (1ère FSEM) :

-Torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT)

-Torpilleurs légers  Annamite Hova Somali Touareg (4ème DT)

-Chalutiers ASM La Cancalaise et La Lorientaise

-Aviso-dragueurs Elan, Commandant Dominé et de La Capricieuse (1ère DEL)

-Aviso-dragueurs  La Gracieuse et La Moqueuse (4ème DEL) (en temps de guerre, doit être détachée à Ajaccio)

-Chasseurs de sous-marins CH-9 CH-10 CH-49 et CH-50 +  CH-43 et CH-44 (ces deux derniers déployés à Ajaccio)

-1er Groupement de Soutien de la Méditerranée (1er GSM) :

-Pétroliers ravitailleurs d’escadre La Saône et Le Liamone

-Pétroliers Elorn et Sèvre

-Ravitailleur Rapide L’Adour

-Aviso (devenu auxiliaire) Somme

-Mouilleur de mines Vauquois

-Mouilleur de mines Castor

-Mouilleur de filets Gladiateur

-Ravitailleurs d’hydravions (ex-canonnière) Diligente et Sans Peur

-Dragueurs de mines Ouistreham et Saint Brieuc

-Cargos rapides Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen

-Remorqueurs Goliath Le Laborieux Cépet Haleur Efficient  Corse Faron et Mont Caume Tulipe Aconit Edelweis

-Bâtiment-cible L’Impassible

-Navires-hydrographes La Chimère Mouette Ibis

-Gabares  L’Endurante, La Persévérante,  La Prudente, La Persistante, L’Epuisante

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4ème Escadre (QG : Mers-El-Kébir) navire-amiral : cuirassé Jean Bart

2ème Groupement de Ligne de la Méditerranée (2ème GLM)

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (1ère DL)

-Cuirassé Jean Bart (hors-rang)

-Cuirassé Bourgogne (hors-rang)

-Cuirassé Bretagne (hors rang)

-Porte-avions Commandant Teste

-Torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée (chargés de la protection du Dunkerque), Le Lansquenet et Le Fleuret (chargés de la protection du Strasbourg),  L’Eveillé et L’Alerte (chargés de la protection du Bretagne), Hussard et Spahi (chargés de la protection du Commandant Teste), L’Opiniâtre et L’Aventurier (chargés de la protection du Jean Bart) Lannes et Augereau (chargés de la protection du cuirassé Bourgogne)

Groupement léger de la 4ème Escadre

-Croiseurs légers Latouche-Treville  Condé et Gambetta (8ème DC)

-Contre-torpilleurs Magon  Dunois et  La Hire (4ème DCT) Le Terrible  Le Triomphant et  L’Indomptable (10ème DCT)

2ème flottille de sous-marins

-Sous-marin Minerve  Junon et Cerès (12ème DSM)

-Sous-marin L’Hermione  Clorinde et L’Andromède (14ème DSM)

-Sous-marin L’Andromaque  L’Amirde  L’Artemis et La Cornélie (18ème DSM)

-Sous-marins mouilleurs de mines Emeraude  Corail  Escarboucle et Agate (7ème DSM)

2ème flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (2ème FSEM) :

-Aviso-dragueurs Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière (2ème DEL)

-Torpilleurs légers  Kabyle Tonkinois Sakalave Bambara (2ème DT)

-Chalutiers armés La Toulonnaise et La Sétoise

-Chasseurs de sous-marins CH-13 et CH-14

2ème Groupement de Soutien de la Méditerranée (2ème GSM)

-Ravitailleur rapide Tarn

-Ravitailleur rapide La Baïse

-Pétrolier-ravitailleur d’escadre La Medjerda

-Pétrolier-caboteur Aube

-Ravitailleur d’hydravions Sans Reproche

-Aviso mouilleur de mines Les Eparges

-Remorqueur de haute-mer L’Ours

-Remorqueur de 1000ch Cotentin

-Remorqueur de 600ch Esterel Palmier Tatihou

-Remorqueur de 750ch Amarante

-Gabares L’Ardente et La Performante

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6ème Escadre Légère (QG : Bizerte) navire-amiral : croiseur léger Emile Bertin

-Groupement des croiseurs : croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin, croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise (2ème DC)

-Groupement léger d’attaque : Contre-torpilleur Vauquelin  Chevalier Paul et Tartu (7ème DCT)  Mogador  Volta et Hoche (11ème DCT) Torpilleurs légers  L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien (3ème DT)

3ème flottille de sous-marins (3ème FSM)

-Sous-marins Phenix Ventôse Frimaire Prairial (9ème DSM)

-Sous-marins Aber Wrach Ile de Batz Tromelin (10ème DSM)

-Sous-marins Ile de Molêne Clipperton et Porquerolles (11ème DSM)

-Sous-marins Vendémiaire Nivôse Floréal Messidor (17ème DSM)

-Sous-marins mouilleurs de mines Turquoise Saphir Nautilus Rubis (20ème DSM)

3ème flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (3ème FSEM) :

-Aviso-dragueurs Chamois Gazelle Surprise et Rageot de La Touche (5ème DEL)

-Aviso-dragueurs La Joyeuse La Furieuse La Malicieuse et l’Enseigne Bisson (8ème DEL)

-Chalutiers armés L’Ajacienne et La Bônoise
-Chasseurs de sous-marins CH-15 CH-16 CH-51 et CH-52

-Vedettes lance-torpilles VTB 40 42 44 46 et 48 (2ème ELM)

-Vedettes lance-torpilles VTB 29 30 31 32 33 34  (5ème ELM)

3ème Groupement de Soutien de la Méditerranée (3ème GSM)

-Ravitailleur rapide La Mayenne

-Pétrolier Mékong

-Transport littoral Golo

-Navire hydrographe Pelican

-Cargo rapide Oran

-Ravitailleur d’hydravions L’Engageante et Sans Pareil

-Aviso (utilisés comme auxiliaires) Tahure et Epinal

-Remorqueur de haute-mer Rhinoceros et Belier

-Remorqueur de 1000ch Tebessa Fort Tenace

-Remorqueurs de 600ch Kairouan et Sousse

-Remorqueurs de 750ch Garance et Genièvre

-Gabares L’Antée  La Puissante La Servante et La Mordante

Escadre Légère du Nord (ELN) (QG : Dunkerque) croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau

-Croiseur léger antiaérien Waldeck Rousseau

-Contre-torpilleurs Kersaint et Cassard (8ème DCT)

-Torpilleurs d’escadre Davout Soult Massena formant la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN)

-Torpilleurs légers Le Normand Le Parisien Le Provençal Le Saintongeais (5ème DT)

-Corvettes anti-sous-marines  L’Algeroise L’Aixoise La Quimperoise et La Cherbougeoise (8ème DEO)

-Sous-marins Fructidor Brumaire Pluviose (16ème DSM)

-Chasseurs de sous-marins CH-41 et CH-42

-Chasseurs de sous-marins CH-5 et CH-6 à Cherbourg

-1ère flottille légère du Nord (1ère ELN) avec la 1ère ELM (VTB 50 à 55) et la 2ème ELM (VTB 35 à 40)

-la canonnière L’Yser (classe Aisne) utilisée comme navire de sûreté

-Patrouilleur ASM L’Atlantique (P-33)

-le pétrolier-caboteur Blavet.

-Remorqueurs de haute mer Mamouth et Sanglier à Cherbourg

-Remorqueurs Lavande et Myosotis

-Remorqueurs côtiers Elan II Barfleur  Roule Crocus à Cherbourg

-Navire hydrographe Bengali

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez à Cherbourg

-Navire hydrographe Goeland à Cherbourg

-Gabares Girafe Fidèle Entrainante à Cherbourg

Division Navale du Levant (DNL) (QG : Beyrouth) navire-amiral : aviso colonial La Grandière

-Aviso La Grandière

-Chasseurs de sous-marins CH-20 et CH-21

-Pétrolier-caboteur L’Ardèche

-Gabare La Vaillante

Forces Navales en Afrique Equatoriale Française (FNAEF) QG : Diego-Suarez

Le croiseur léger Primauguet, navire-amiral des FNAEF

Le croiseur léger Primauguet, navire-amiral des FNAEF

-Croiseur léger Primauguet _navire-amiral des FNAEF_ Diego-Suarez

-Aviso colonial D’Entrecasteaux Diego-Suarez

-Corvettes anti-sous-marines La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise (6ème DEO) Diego-Suarez

-Aviso colonial Savorgnan de Brazza Djibouti

-Canonnière La Tapageuse Djibouti

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Melpomène Djibouti

-Aviso-dragueurs coloniaux La Généreuse La Victorieuse L’Heureuse et  Alfred de Courcy (9ème DEL) Djibouti

-Remorqueur de 750ch Glaïeul Djibouti

-Transport du littoral (ex-aviso) Ypres (ex-Dunkerque) Diego-Suarez

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Garonne Diego-Suarez

Forces Navales en Extrême Orient (FNEO) QG : Cam-Ranh

Les navires suivants sont basés à Cam-Ranh :

Le croiseur lourd Tourville

Le croiseur lourd Tourville

-Flottille légère d’Indochine : Croiseur lourd Tourville _navire-amiral des FNEO_ hors rang associé au Croiseur léger Duguay Trouin, au porte-avions léger  Alienor d’Aquitaine et à ses escorteurs, les torpilleurs d’escadre Berthier et Tirailleur

-Flottille Légère d’Attaque et d’Escorte (FLAI): Torpilleurs légers Le Niçois Le Savoyard Le Béarnais et Le Catalan (7ème DT), Canonnières La Dedaigneuse et La Lurone et les aviso-dragueurs Chevreuil Annamite Matelot Leblanc et Amiral Sénès (6ème DEL)

-Groupement de soutien d’Indochine (GSI) : Pétrolier Niger, Pétrolier ravitailleur d’Escadre Rhône, Remorqueur de haute mer Taureau,  Remorqueur de 1000ch Le Valeureux, Remorqueurs de 750ch Jasmin Lys Pivoine, Remorqueur de 600ch Padaran, les remorqueurs de 300ch Nha Dé et Donnaï ainsi que la Gabare L’Entreprenante

Les navires suivants sont basés à Saïgon, ils forment une Flottille Côtière du Sud (FCS) mise en place officiellement courant septembre 1948 comme pendant de la FCN. La FCS dispose des navires suivants :

-Aviso colonial Amiral Charner

-Patrouilleur Branlebas

-Canonnière Marne

-Cannonières My Tho Tourane Francis Garnier et Song Do

-Chasseurs de sous-marins CH-45 et CH-46

Sont basés à Haïphong les navires suivants :

-Aviso Nancy stationnaire ne prenant plus la mer depuis juin 1947. Son désarmement à été repoussé par le début du conflit en Europe. En cas d’attaque, servirait de batterie flottante avec son canon de 138mm, son canon de 75mm, ses deux canons de 37mm et ses mitrailleuses.

-Patrouilleur La Cordelière. Cet ancien torpilleur de classe La Melpomène devient à son arrivée en Indochine navire-amiral de la Flottille Côtière du Nord (FCN) chargée de missions de souveraineté avec pour équipement six jonques armées, quatre patrouilleurs de construction locale et deux canonnières fluviales, la canonnière Bassac à Hué sur la rivière des Parfums et le Tonle Sap sur le fleuve Rouge

-Aviso Lassigny utilisé comme ravitailleur de sous-marins

-Sous-marins Germinal et Thermidor (23ème DSM)
Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP)

Forces de souveraineté, la FNFP déploie ses forces à Nouméa sur le Caillou et à Papeete sur l’île de Tahiti. Elle dispose en septembre 1948 des navires suivants :

Sont basés à Nouméa les navires suivants :

Aviso colonial Rigault de Genouilly, navire-amiral des FNFP

Aviso colonial Rigault de Genouilly, navire-amiral des FNFP

-Aviso colonial Rigault de Genouilly _navire-amiral des FNFP_

-Patrouilleur La Poursuivante

-Canonnière L’Audacieuse

-Chasseurs de sous-marins CH-47 et CH-48

Sont basés à Papeete les navires suivants :

-Aviso colonial D’Iberville

-Patrouilleur La Bayonnaise

-Canonnière L’Etourdi

Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) QG Fort de France

Aviso colonial Bougainville

Aviso colonial Bougainville

-Avisos coloniaux Bougainville et Lapérouse (ce dernier est détaché en permanence à Cayenne)

-Patrouilleur Baliste

-Pétrolier Le Loing

-Remorqueur de 600ch Lamentin

-Remorqueurs de 750ch Baobab et Bruyère

18-Bases et Arsenaux (9)

J-Station navale de Beyrouth

Beyrouth

Beyrouth

Contrôler le Levant

A la suite de l’offensive victorieuse des alliés à l’été 1918, l’empire Ottoman s’effondre. Les traités de paix réduise son territoire à la Turquie actuelle ce qui entraine un changement de souveraineté sur les vastes territoires du Moyen Orient.

Si la Palestine est gérée par la Grande Bretagne, la majeure partie du Levant est sous l’autorité française avec les mandats de Syrie et du Liban.

Des troupes y sont déployés pour faire respecter la souveraineté française et pour maintenir l’ordre dans des territoires assez turbulents notamment dans le Djebel Druze secoué par une importante révolte en 1925.
La marine y est également présent au travers d’une Division de Syrie qui devient rapidement la Division Navale du Levant (DNL) qui installe ses quartiers à Beyrouth dans une partie du port de commerce.

Fortifications

Canon de 130mm modèle 1924

Canon de 130mm modèle 1924

Les menaces venant essentiellement de la mer (Le Dodécanèse est une possession italienne), les défenses du port libanais sont donc quasi-exclusivement tournées vers la mer.

Une batterie Nord aménagée en 1943/44 dispose de deux canons de 130mm en affûts simples sous masque et sur plate-forme rotative. Ces canons sont d’anciennes pièces des torpilleurs d’escadre type Bourrasque et L’Adroit désarmés. Cela permet une défense tout azimut.

La défense rapprochée est assurée par quatre tourelles démontables (canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm) installés sur des encuvements en béton. La défense antiaérienne n’est pas oubliée avec deux canons de 90mm modèle 1932 en un affût double sous masque et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

La Batterie Sud aménagée en 1945/46 dispose de deux canons de 130mm en affûts simples sous masque et sur plate-forme rotative. Ces canons sont d’anciennes pièces des torpilleurs d’escadre type Bourrasque et L’Adroit désarmés. Cela permet une défense tout azimut.

La défense rapprochée est assurée par quatre tourelles démontables (canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm) installés sur des encuvements en béton. La défense antiaérienne n’est pas oubliée avec deux canons de 90mm modèle 1926 en un affût double sous masque et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Des plans sont dressés pour la défense terrestre de Beyrouth. Il est prévu que le génie construise des casemates de campagne armés par la compagnie de fusiliers marins attachée à la DNL (1ère Compagnie de Fusiliers Marins du Levant ou 1ère CFML) ainsi que des unités de l’armée de terre. Ces casemates sont accompagnés de fossés, de champs de mines et barbelés.

Installation/Navires stationnés en septembre 1948

Généralement composée d’unités légères, d’unités de «poussière navale», la DNL eut parfois des unités plus importantes comme un contre-torpilleur ou un torpilleur d’escadre voir même un croiseur léger entre septembre 1940 et décembre 1942 quand les trois croiseurs de classe Duguay Trouin se succédaient au Levant.

En dépit de ce déploiement non négligeable, la station navale de Beyrouth ne disposera jamais d’installations de radoub. Les unités de la DNL devant être carénés se rendaient donc à Haïfa.

Au 5 septembre 1948, les navires suivants sont déployés à Beyrouth :

-Aviso La Grandière _navire-amiral de la DNL_

-Chasseurs de sous-marins CH-20 et CH-21

-Pétrolier-caboteur L’Ardèche

-Gabare La Vaillante

K-Station navale de Djibouti

Djibouti

Djibouti

Une situation stratégique

L’occupation française de Djibouti remonte à 1862 quand un traité est signé entre la France de Napoléon III et des chefs locaux. Le choix de ce site stratégique s’explique par le début de la conquête de l’Indochine qui impose un port de ravitaillement bien placé et qui prendra toute son importance après l’ouverture du canal de Suez en 1869.

La colonisation de la fin du 19ème siècle renforce le caractère stratégique de la «Cote française des Somalis» puisque les italiens occupent l’Erythrée au nord et une partie de la Somalie au sud. Des travaux importants ont lieu avant la première guerre mondiale mais comme dans beaucoup de bases, la «der des der» ruine tous les efforts passés et il faut tout recommencer.

La station navale des Somalis est installée dans le golfe de Tadjourah à la pointe de l’isthme sur lequel est construite la ville de Djibouti. Deux digues construites entre 1898 et 1907 sont rénovées et prolongées pour former un bassin suffisamment profond pour recevoir un cuirassé de classe Alsace.

Installations

Les quais sont rénovés et renforcés, les capacités de levage et de stockage sont augmentées avec la construction de deux réservoirs de carburants enterrés.

Un bassin de radoub de 200m de long sur 25m de large est inauguré en septembre 1942. Elle sert aussi bien pour les navires des Forces Navales en Afrique Equatoriale Française (FNAEF) que pour les navires civils. Cependant pour les grands carénages, les navires basés à Djibouti devaient se rendre à Diego-Suarez mieux outillée et mieux équipée.

Fortifications

En septembre 1939, les seules défenses fortifiées de Djibouti sont concentrées dans la batterie du Héron équipées de quatre canons de 164mm modèle 1893 modifié 1896. Ces canons sont toujours là en septembre 1948, le site étant modernisé.

La défense du front de mer est assuré par quatre canons de 155mm modèle 1920 ayant appartenu au Lamotte-Picquet. Chaque canon est installé sur une plate-forme rotative installée dans des encuvements bétonnés

Ces quatre positions sont complétés par huit canons de 90mm modèle 1932 en quatre affûts doubles sous masque blindé et plate-forme rotative ce qui permet à ces canons de tirer contre avions, contre but flottant et contre but terrestre. Leur action antiaérienne est complétée par une batterie antiaérienne mobile de douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles montés sur camion.

La défense terrestre de la ville de Djibouti est assurée par quatre casemates fortifiés inspirés de ceux de la Ligne Maginot avec une cloche d’observation et de tir équipées d’un canon de 25mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm, deux affûts jumelés avec un canon de 47mm et deux mitrailleuses de 7.5mm.

La défense terrestre est assurée par un bataillon de fusiliers marins de 500 hommes, le 1er Bataillon de Fusiliers Marins d’Afrique Equatoriale (1er BFMAE) la principale force militaire terrestre de la Côte Française des Somalis (CFS) en compagnie du Régiment des Tirailleurs Sénégalais de la CFS.
Navires stationnés à Djibouti au 5 septembre 1948

-Aviso colonial Savorgnan de Brazza

-Canonnière La Tapageuse

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Melpomène

-Aviso-dragueurs coloniaux La Généreuse La Victorieuse L’Heureuse et  Alfred de Courcy (9ème DEL)

-Remorqueur de 750ch Glaïeul

L-Base navale de Diego-Suarez

Base navale de Diego-Suarez

Base navale de Diego-Suarez

Avant-propos

Madagascar connue également sous le nom de la «Grande Ile» est sous influence française depuis 1883 et devient colonie par décret du 6 août 1896.

La marine n’à pas attendu cette date pour implanter une base importante à Madagascar destiné à sécuriser l’Océan Indien.

Des travaux sont entamés dès 1891 mais ne sont réellement lancés qu’en 1898/99. Le tout est validé par la loi Gautret du 20 juillet 1900 sur la défense des côtes. Ces travaux sont menés sous l’impulsion de Joffre entre 1900 et 1904.

Les défenses côtières souffrent terriblement du premier conflit mondial. Non pas des combats mais des besoins en artillerie lourde en Europe qui entraina le désarmement des forts.

La volonté d’équiper l’Océan Indien d’une véritable base entraina d’importants travaux d’infrastructure pour faire de Diego-Suarez un véritable point d’appui pour la marine française et ses alliés.

Présentation du site

Le bassin principal, le coeur de la base navale de Diego-Suarez est implanté à l’entrée du «Cul de Sac Gallois». C’est là que sont amarrés les navires basés à demeure à Diego-Suarez. L’Arsenal est implanté à proximité.

Ce dernier disposait à l’origine de deux bassins de 150m qui sont agrandis à 230m pour leur permettre de caréner un croiseur lourd. Des travaux sont entamés pour un bassin plus grand (265m de long sur 40m de large) capable d’accueillir un cuirassé type Alsace mais la guerre stoppe les travaux.

Les ateliers sont modernisés, les capacités de levage augmentées. Un parc à combustible et un parc à munitions sont également aménagés mais dans la baie aux Français de l’autre côté de la ville.

Pour accueillir les unités de passage, des mouillages sont aménagés (balisage, coffres) dans la baie des Français, dans la baie du Tonnerre et dans la baie des Cailloux Blancs.

Fortifications

En 1939, les défenses de Diego-Suarez sont dans un état lamentable et plutôt que d’apposer une emplâtre sur une jambe de bois, on décide de faire table rase du passé et de repartir de zéro.

Un premier projet de fortification totale (front de mer et accès de terre) est rejeté au profit d’un projet nettement moins ambitieux de défense du front de mer, une menace terrestre sur Diego-Suarez étant jugée peu importante pour ne pas dire inexistante.

Deux forts sont implantés pour barrer l’accès à Diego-Suarez :

-Au nord, le Fort Saint Pierre dispose de quatre canons de 130mm modèle 1919, ces canons aussi montés sur plate-forme rotative peuvent ainsi tirer contre terre et contre but flottant.

La Défense contre-avions est assurée par deux canons de 75mm en affûts simples et quatre canons de 25mm eux aussi en affûts simples.

La défense rapprochée du fort est assurée par quatre jumelages combinant un canon de 25mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

-Au sud, le Fort Saint Paul est organisé de la même façon.

La défense rapprochée de la base navale et de l’Arsenal est assurée par six tourelles démontables (canon de 25mm et mitrailleuse de 7.5mm) montés sur des encuvements en béton.

La «garnison» de Diego-Suarez est composée en temps de paix par une compagnie de fusiliers marins, la 7ème Compagnie de Fusiliers Marins et les deux compagnies d’équipage d’ouvrage des forts. En cas de menace sur la base (débarquement japonais ou italien par exemple), la garnison serait renforcée par des unités de l’armée de terre stationnée sur la Grande Ile en l’occurence les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches et une section de chars Renault R-35.

Navires stationnés à Diego-Suarez en septembre 1948

-Croiseur léger Primauguet _navire-amiral des FNAEF_

-Aviso colonial D’Entrecasteaux

-Corvettes anti-sous-marines La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise (6ème DEO)

-Transport du littoral (ex-aviso) Ypres (ex-Dunkerque)

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Garonne

17-Aviation Navale (34)

F-Groupements d’hydraviation

Les yeux de nos bâtiments de surface

Longtemps le combat naval s’est limité à l’horizon et les seuls capteurs étaient les yeux des vigies dans le nid de pie à plusieurs dizaines de mètres du soleil, le regard de la vigie étant aidé par des instruments optiques qui apportaient un petit plus mais guère davantage.

L’apparition du plus léger que l’air augmenta considérablement l’horizon de la bataille navale mais le plus léger que l’air était délicat à mettre en haute mer car sensible au vent et l’utilisation de dirigeables et de ballons captifs resta assez limité.

L’avion bien que fragile à sa naissance prit vite du poids, du muscle et de l’assurance, devenant un concurrent mortel pour le plus léger que l’air qui mit un genoux à terre face au plus lourd que l’air qui avait lui deux problèmes majeurs : le lancement et la récupération à bord de navires dépourvus de pont d’envol (cuirassés et croiseurs).

Si la problématique de la récupération ne fût jamais résolue (le tapis d’amerissage se révéla être une fausse bonne idée), celle du lancement fût résolue par l’invention de la catapulte d’abord à poudre puis rapidement pneumatique.

Toutes les marines équipèrent leurs unités de surface de premier rang (cuirassés, croiseurs légers et lourds) de catapultes qu’il sagisse d’unités neuves ou d’unités refondues.

La France ne fit pas exception dans ce domaine. Les premières unités à être équipées d’une catapulte furent les trois croiseurs légers de 8000 tonnes Primauguet Lamotte-Picquet et Duguay Trouin rapidement suivies par les croiseurs lourds Duquesne Tourville Suffren Colbert Foch Dupleix et Algérie, le croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin et les six croiseurs légers de 7600 tonnes La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Parmi les unités anciennes, seul le cuirassé Lorraine reçut au milieu des années trente une catapulte en remplacement de la tourelle centrale de 340mm.

Tous les navires de ligne construits à partir du début des années trente reçurent des installations d’hydraviation dévellopées avec une ou deux catapultes, un hangar et toute l’infastructure pour ravitailler et entretenir un appareil. Même chose pour les croiseurs légers de classe De Grasse et lourds de classe Saint Louis.
Un temps ces installations furent menacées à la fois par la nécessité de renforcer la défense contre-avions et le dévellopement du radar. Finalement, la marine préféra prendre quelques risques au niveau de stabilité et conserver à la fois les installations d’hydraviation, une DCA renforcée et des radars.

En mer, les équipages des hydravions et les mécaniciens faisaient partie intégrante de l’équipage du navire, le chef du service aviation avait un grade égal à celui des chefs des service artillerie, navigation, propulsion…….. .

Quand le navire était à quai ou au mouillage pour une certaine durée, les hydravions étaient basés à terre au sein de groupement d’hydraviation basés à Lanvéoc-Poulmic, Saint Mandrier, Karouba et Arzew pour ne citer que les principaux.

Quand aux modèles d’hydravions, il s’agissait d’hydravions dédiés à la reconnaissance, à l’observation et au réglage de tir (avec secondairement une mission de patrouille anti-sous-marine), la perspective d’embarquer des hydravions de chasse faisant long feu.

Groupement d’Hydraviation de l’Atlantique (GH-ATL)

Le Groupement d’Hydraviation de l’Atlantique (GH-ATL) dispose au moment du déclenchement de la guerre de Pologne de seize hydravions mais seulement dix appareils sont basés régulièrement à Lanvéoc-Poulmic.

Ces dix appareils sont dix Loire 130, un hydravion à coque aile haute et hélice propulsive qui sont répartis entre les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues à raison de deux appareils chacun même si souvent en mer, seul un appareil est embarqué, le second restant à terre.

A ces appareils s’ajoute théoriquement deux CAMS-37 embarqués sur le croiseur-école Jeanne d’Arc (détaché à cette époque aux Antilles) et quatre Gourdou-Lesseure GL.832HY embarqués sur les croiseurs légers Primauguet et Duguay Trouin détachés à Dakar.

Suite à la réorganisation du 15 septembre 1940, le GH-ATL voit le nombre d’hydravions se réduire à douze appareils. Il y à toujours dix Loire 130 mais ceux-ci sont désormais embarqués sur les croiseurs lourds Foch et Colbert de la 3ème DC ainsi que les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues de la 4ème DC, les deux autres appareils étant les deux CAMS-37 du croiseur-école Jeanne d’Arc.

Il faut ensuite attendre l’année 1942 pour voir la situation évoluer. La mise en service du cuirassé Jean Bart le 14 janvier 1942 augmente le groupement de deux Loire 130 _portant leur nombre à douze_ alors que les deux CAMS-37 du Jeanne d’Arc sont remplacés par deux CAMS 55-10.

Dans le courant de 1943, les Loire 130 sont remplacés à bord du cuirassé Jean Bart, des croiseurs lourds Foch et Colbert et des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues par douze Dewoitine HD-731 plus modernes. Quand aux CAMS 55-10, ils sont remplacés par deux Loire 130.

Au 31 décembre 1944, le nombre de Dewoitine HD-731 est passé de douze à quatorze avec la mise en service du cuirassé Gascogne. Il faut ensuite attendre 1946 pour que la situation évolue avec la remise en service du cuirassé Lorraine ce qui porte le nombre de Dewoitine HD-731 à seize exemplaires, les deux Loire 130 utilisés par le croiseur école Jeanne d’Arc restant en service.

Au 31 décembre 1946, le GH-ATL dispose de seize HD-731 et deux Loire 130. Un an plus tard, le 31 décembre 1947, le groupement dispose de dix-huit HD-731.

Si les deux HD-731 du Jean Bart ont suivit le sister-ship du Richelieu et du Clemenceau à Mers-El-Kébir,deux autres appareils appartenant au cuirassé Normandie sont venus les rejoindre tout comme deux appareils utilisés par le croiseur-école Jeanne d’Arc en remplacement des Loire 130 usés jusqu’à la corde.

La situation est identique au 31 août 1948, aucun nouveau navire «porte-hydravions» n’ayant rejoint  la 1ère Escadre ou la 3ème Escadre Légère.

Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED)

Le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose le 3 septembre 1939 de douze hydravions Loire 130 embarqués sur les croiseurs lourds Algérie, Foch, Dupleix, Duquesne, Colbert et Tourville à raison donc de deux appareils par navire. Quand les dits navires sont à quai, les hydravions sont basés à Saint Mandrier.

La situation évolue au cours de l’année 1940, la réorganisation de septembre 1940 et le redéploiement de certains navires portant le nombre d’hydravions à vingt-deux répartis entre seize Loire 130 (cuirassé Lorraine, croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, croiseurs lourds Algérie, Tourville, Duquesne, Suffren et Dupleix) et six Gourdou-Lesseure GL.832HY embarqués sur les croiseurs légers Duguay-Trouin, Lamotte-Picquet et Primauguet (dans la pratique quatre, un croiseur étant détaché en permanence à la DNL jusqu’en décembre 1942).

Au 31 décembre 1941, le groupement dispose de vingt-quatre hydravions avec dix-huit Loire 130 embarqués deux par deux à bord des cuirassés Richelieu et Lorraine et à bord des croiseurds lourds Algérie Tourville Duquesne Suffren et Dupleix alors que les croiseurs légers Duguay-Trouin Lamotte-Picquet et Primauguet embarque toujours deux des six Gourdou-Lesseurre GL.832HY.

Si la situation n’évolue pas durant l’année 1942, l’année 1943 est marquée par l’augmentation du nombre d’hydravions qui passe à 28 hydravions (26 Dewoitine HD-731 et 2 Gourdou-Lesseure GL.832HY pour le Primauguet).

Un an plus tard, le 31 décembre 1944, le GH-MED n’aligne plus «que» 24 Dewoitine HD-731 répartis par paires entre les cuirassés Dunkerque Strasbourg Richelieu et Clemenceau, les croiseurs lourds Algérie Suffren Dupleix Saint Louis et Henri IV ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen.

La mise en service en 1945 du cuirassé Alsace et celle du Provence (après reconstruction) permet au GH-MED d’ajouter à sa flotte quatre Dewoitine HD-731 portant le nombre de ces hydravions d’observation à vingt-huit.

Le fait qu’un seul modèle d’hydravion équipe le GH-MED favorise le soutien logistique et la mutualisation des moyens notamment d’entretien.

Le 31 décembre 1946, le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose de vingt-six hydravions d’observation Dewoitine HD-731 répartis repartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace et Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen.

Cette réduction s’explique par le départ à Mers-El-Kébir des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (soit quatre hydravions de moins) et la mise en service du croiseur lourd Charlemagne soit l’arrivée de deux hydravions type HD.731.

L’année 1947 voit l’arrivée au sein du GH-MED de deux nouveaux Dewoitine HD-731, ceux du cuirassé Flandre admis au service actif le 7 décembre 1947 et formant la 5ème division de ligne avec son sister-ship Alsace.

Ce GH-MED est subdivisé à partir du 1er juin 1948 en trois groupes : HS-1 pour les cuirassés (10 appareils), HS-2 pour les croiseurs lourds (12 appareils) et HS-3 pour les croiseurs légers (6 appareils), ces groupements étant purement informels pour favoriser entretien et administration puisqu’en mer les détachements avia font partie de l’équipage du navire et dépendent du commandant du bâtiment.

Au 31 août 1948, le GH-MED dispose toujours de 28 Dewoitine HD-731. En comptant le taux d’attrition, ce sont 34 appareils qui ont été utilisés.

Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN)

Ce groupement regroupe les hydravions basés comme son nom l’indique en Afrique du Nord. En septembre 1939, il dispose de huit hydravions d’observation Loire 130 et deux Gourdou-Lesseure GL.832HY, deux étant basés à Arzew quand ils ne sont pas embarqués par le cuirassé Lorraine et huit à Karouba quand ils ne sont pas embarqués sur les croiseurs légers Emile Bertin (2 GL.832HY) La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise (six Loire 130).

En septembre 1940, la réorganisation réduit le nombre d’hydravions à huit, le cuirassé Lorraine et ses deux Loire 130 ralliant Toulon et la 2ème Escadre ce qui ne laisse que six Loire 130 et deux Gourdou-Lesseure GL.832HY regroupés à Karouba quand les navires sont à quai à Bizerte.

Le 10 mars 1943, le cuirassé Bretagne est remis en service au sein de la 4ème Escadre. Il dispose de deux Dewoitine HD-731 qui sont basés à Arzew quand le cuirassé reconstruit est à quai. Cela porte le nombre d’hydravions du GH-AFN à dix appareils.

Il faut attendre l’automne 1945 pour assister à un changement avec le remplacement des Loire 130 et des GL.832HY des croiseurs de la 6ème EL par huit Dewoitine HD-731 tandis qu’à Arzew, les deux HD.731 du Bretagne sont rejoints par deux appareils du même type qui embarquent à bord du croiseur léger Latouche-Tréville.

L’année 1946 marque un tournant pour le GH-AFN. En effet, le nombre d’hydravions devient plus important à Arzew qu’à Karouba. L’hydrobase tunisienne abrite ainsi huit hydravions Dewoitine HD.731 destinés aux quatre croiseurs légers de la 6ème Escadre Légère alors que l’hydrobase algérienne dispose désormais de dix Dewoitine HD.731.

Aux quatre déjà présents (cuirassé Bretagne et croiseur léger Latouche-Treville) s’ajoute ceux du croiseur léger Gambetta mis en service en juillet 1946 et ceux des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg qui quittent Toulon pour Mers-El-Kébir, la 2ème Escadre pour la 4ème.

Cela entraine la création d’une escadrille des hydravions de Tunisie (EHT) et d’une escadrille des hydravions d’Algérie (EHA).

Ce déséquilibre s’accentue au cours de l’année 1947. L’EHT reste bloquée à huit Dewoitine HD-731 pour les croiseurs légers Emile Bertin  La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise alors que l’EHA passe à quatorze hydravions du même modèle pour les cuirassés Bretagne et Jean Bart, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Latouche Treville, Gambetta et Condé. Conséquence logique : le 1er septembre 1947, le QG du GH-AFN est transféré de Karouba à Arzew.

Au 31 août 1948, le Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN) dispose de 24 Dewoitine HD-731, l’EHA ayant reçut deux autres appareils, ceux du cuirassé Bourgogne (classe Alsace).

Au total, en comptant les appareils réformés pour usure et ceux perdus par accident, le GH-AFN à utilisé 30 Dewoitine HD-731.

17-Aviation Navale (12)

Escadrille 6C

Schéma du Dewoitine D-790, version navalisée du D-520

Schéma du Dewoitine D-790, version navalisée du D-520

Cette escadrille est créée le 5 mars 1942 en même temps que les autres unités de la 6ème flottille d’aviation navale qui constitue le groupe aérien du porte-avions Joffre. Quand leur bâtiment porteur est à quai, les avions de l’unité trouvent refuge à Hyères-Le Palyvestre.

Cette escadrille est l’une des deux unités de chasse de la 6ème FAN et est équipée de huit Dewoitine D-790, la version navalisée du D-520.

A bord du porte-avions, l’unité s’entraine intensivement, formant continuellement de jeunes pilotes et maintenant en condition des pilotes blanchit sous le harnois, certains étant des vétérans des escadrilles AC-1 et 2 et donc du Béarn.

Elle participe également à des expérimentations comme les appontages de nuit _guère pratiqués à bord du Béarn_ et à de nombreux exercices contre les autres unités de la 6ème FAN (interception de bombardiers en piqué et d’avions-torpilleurs) et les navires de la 2ème Escadre.

L’escadrille 6C était toujours équipée de Dewoitine D-790 le 31 août 1948 et sans le déclenchement de la guerre aurait du commencer à l’automne sa transformation sur D-795 _version embarquée du D-551_ , le Bloch MB-159M étant jugé trop rapide et trop difficile à mettre en œuvre à bord de porte-avions dépourvus de catapultes.
Après avoir participé à un entrainement intensif du 25 août au 3 septembre, l’escadrille 6C était à Hyères-Le Palyvestre où il recomplétait ses forces, recomplément achevé le 6 septembre.

A noter que sur les huit D-790 du lot initial, seulement quatre étaient encore de ce monde, les quatre autres étant des appareils succédant à ceux perdus par accident à bord du Joffre (trois mais pilotes indemnes) et en mer (un appareil, pilote tué).

Escadrille 7C

Cette escadrille à été officiellement créée le 1er juin 1943 à Lanvéoc-Poulmic en même temps que la 9C, ces deux unités formant la composante chasse de la 7ème FAN, le groupe aérien du Painlevé qui quand ce dernier préférait la rade-abri aux flots tumultueux de l’Atlantique trouvait refuge à Lanvéoc-Poulmic.

Comme les 6C et 8C embarquées sur le Joffre, la 7C et donc la 9C sont équipées de huit Dewoitine D-790, version embarquée du D-520.

La 7C à bord du Painlevé effectue d’abord la formation de nouveaux pilotes, l’entrainement des pilotes confirmés ainsi qu’une participation  à de nombreux exercices aéromaritimes mais également contre la terre.

Sans le déclenchement de la guerre, la 7C aurait du commencer à l’hiver 1948 sa transformation sur D-795, transformation qui est reportée sine die.

Du 1er au 5 septembre, le Painlevé sort en compagnie du PRE La Seine pour entrainement au large de la Bretagne. A l’annonce des attaques allemandes, le porte-avions rallie Brest pour se ravitailler, le groupe aérien restant à bord pour gagner du temps et rejoindre le plus vite possible à Rosyth le cuirassé Normandie.

A noter que sur les huit appareils du lot d’origine, cinq étaient encore en service en septembre 1948, les trois autres ayant remplacés trois appareils perdus par accident, un à bord du porte-avions (pilote indemne), un à terre (pilote tué) et un en mer (piloté récupéré par un hydravion de surveillance après trois jours en mer).

Escadrille 8C

Cette escadrille est créée le 5 mars 1942 en même temps que les autres unités de la 6ème flottille d’aviation navale qui constitue le groupe aérien du porte-avions Joffre. Quand leur bâtiment porteur est à quai, les avions de l’unité trouvent refuge à Hyères-Le Palyvestre.

Cette escadrille est l’une des deux unités de chasse de la 6ème FAN et est équipée de huit Dewoitine D-790, la version navalisée du D-520.

Comme sa consœur de la 6C, à bord du Joffre, l’escadrille 8C forme de jeunes pilotes _qui connaissaient déjà le porte-avions avec les NA-57_, entraine les pilotes confirmés et participe à des expérimentations ainsi qu’à de nombreux exercices.

L’escadrille 8C était toujours équipée de Dewoitine D-790 le 31 août 1948 et sans le déclenchement de la guerre aurait du commencer à l’automne sa transformation sur D-795 _version embarquée du D-550_ , le Bloch MB-159M étant jugé trop rapide et trop difficile à mettre en œuvre à bord de porte-avions dépourvus de catapultes.

Après avoir participé à un entrainement intensif du 25 août au 3 septembre, l’escadrille 8C était à Hyères-Le Palyvestre où il recomplétait ses forces, récomplément achevé le 6 septembre 1948.

Sur les huit appareils du lot d’origine, six étaient encore en service, la 8C ayant perdu un appareil lors d’une collision dans une montagne corse (pilote tué) et un autre à la suite d’un appontage manqué sur le porte-avions (appareil irrécupérable sauf pour cannibalisation mais fort heureusement le pilote ne fût que légèrement blessé).

Escadrille 9C

Cette escadrille à été officiellement créée le 1er juin 1943 à Lanvéoc-Poulmic en même temps que la 7C, ces deux unités formant la composante chasse de la 7ème FAN, le groupe aérien du Painlevé qui quand ce dernier préférait la rade-abri aux flots tumultueux de l’Atlantique trouvait refuge à Lanvéoc-Poulmic.

Comme les 6C et 8C embarquées sur le Joffre, la 9C et donc la 7C sont équipées de huit Dewoitine D-790, version embarquée du D-520.

La 9C à bord du Painlevé effectue d’abord la formation de nouveaux pilotes, l’entrainement des pilotes confirmés ainsi qu’une participation  à de nombreux exercices aéromaritimes mais également contre la terre.

Sans le déclenchement de la guerre, la 7C aurait du commencer au printemps 1949 sa transformation sur D-795, transformation qui est reportée sine die.

Du 1er au 5 septembre, le Painlevé sort en compagnie du PRE La Seine pour entrainement au large de la Bretagne. A l’annonce des attaques allemandes, le porte-avions rallie Brest pour se ravitailler, le groupe aérien restant à bord pour gagner du temps et rejoindre le plus vite possible à Rosyth le cuirassé Normandie.

A noter que sur les huit appareils du lot d’origine, cinq étaient encore en service en septembre 1948, les trois autres ayant remplacés trois appareils perdus par accident, un à bord du porte-avions (pilote indemne), un à terre (pilote blessé, l’appareil ayant capoté) et un en mer (piloté tué quand son appareil à percuté la mer à pleine vitesse).

Escadrille 10C   

Le 8 septembre 1942 est créée à Tripoli du Liban l’escadrille 10C qui est équipée de douze Grumman G-36A amenés au Liban par le transport d’hydravions Commandant Teste.

Ce dernier à quitté Toulon le 27 septembre avec douze appareils stockés dans le hangar. Il arrive à Beyrouth le 9 octobre où les appareils sont pris en main par leurs pilotes qui les ramènent à Tripoli du Liban.

La mission de cette escadrille est d’assurer la protection aérienne des unités de la Division Navale du Levant (DNL) et de participer à la défense aérienne des mandats syriens et libanais.

Ces appareils sont encore en service en septembre 1948, deux d’entre-eux étant des appareils de remplacement, un G-36A ayant été perdu en mer (pilote tué) et un autre gravement endommagé à l’atterrissage (pilote blessé).

Bien que le G-36A ne soit plus un appareil de première jeunesse, son remplacement au sein de la 10C n’étant pas jugé urgent à la vue de l’opposition dans la région : MS-406 turcs et Fiat G-50 côté italien.

Le 5 septembre 1948, la 10C est mise en alerte, recevant l’ordre de maintenir une patrouille de deux avions au dessus des côtes libanaises pour parer à tout raid surprise venant du Dodécanèse voir cas peu probable de la Turquie. Ce dispositif est levé le 12 septembre 1948 et remplacé par des décollages sur alerte.

14-Navires légers (9) avisos coloniaux classe Bougainville (8)

Le La Grandière

L'aviso-colonial La Grandière

L’aviso-colonial La Grandière

-Le La Grandière est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc sous le nom de Ville d’Ys le 23 février 1938 lancé le 20 juin 1939, rebaptisé La Grandière en mars  et admis au service actif le 20 juin 1940.

Il quitte Toulon le 27 juin 1940 pour rallier Beyrouth le 1er juillet suivant. Affecté à la DNL, il doublonne le D’Iberville même si cette situation est temporaire, le dernier nommé devant rallier à l’automne 1940 le Pacifique.

En dépit de la présence de formes de radoub à Beyrouth, c’est à Haïfa en Palestine mandataire que le La Grandière va se faire caréner.  Nous pouvons y voir un geste politique pour plaire à nos alliés britanniques.

Arrivé à destination le 5 septembre 1940, il est échoué au bassin du 6 septembre au 5 novembre 1940. Armé pour essais le 20 novembre, il sort pour essais du 21 au 23 puis pour remise en condition du 25 novembre au 10 décembre 1940, date de son retour à Beyrouth.

Il reprend alors ses missions de patrouille en Méditerranée avec des incursions en mer Adriatique mais également en mer Noire. Comme ses sister-ships, il montre le pavillon tricolore dans les ports étrangers et fait respecter les mandats attribués à la France sur le Liban et la Syrie.

Le 7 décembre 1942, le croiseur léger Lamotte-Picquet quitte Beyrouth sans être relevé, transférant le pavillon de navire-amiral de la DNL à l’aviso-colonial La Grandière.

Il effectue également des exercices avec les navires de passage dans la région comme du 12 au 19 février 1943 quand il manoeuvre avec les torpilleurs légers de la 1ère DT venus de Toulon.

Les cinq navires font escale à Haïfa du 20 au 23 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 24 février au 4 mars, les cinq navires rentrant à Beyrouth le 5 mars 1943 et la 1ère DT quitte le Levant trois jours plus tard.

Du 5 au 12 avril, l’aviso La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT venus de Bizerte. Les quatre navires font escale à Lattaquié du 13 au 18 avril avant que les contre-torpilleurs ne rentrent en Afrique du Nord.

Décidément fort demandé, le La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT et ce du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet 1943.

Il subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 14 janvier au 6 mars 1944, subissant remise en état et modernisation (suppression des installations d’hydraviation, modernisation de la DCA).
Armé pour essais le 16 mars, il sort pour essais les 16 et 17 mars puis pour remise en condition du 19 au 30 mars, date de son retour à Beyrouth.

Victime d’une avarie, le La Grandière est indisponible du 5 au 30 juin 1944, remplacé dans sa mission par les contre-torpilleurs Vauquelin et Tartu. Réparé, il sort pour essais les 1er et 2 juillet puis pour remise en condition du 3 au 10 juillet date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Le 7 juillet 1945, le cuirassé Clemenceau accompagné des torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et du pétrolier-ravitailleur La Mayenne arrive à Beyrouth.

La petite escadre manoeuvre avec La Grandière avec un entrainement de défense aérienne à la mer du 9 au 15 juillet avant un ravitaillement à la mer.

Les soutes vides, La Mayenne cingle vers Haïfa en compagnie de La Grandière pour recompléter ses soutes.

Le 21 juillet 1945, les deux navires reprennent la mer pour ravitailler à la mer le cuirassé et ses deux torpilleurs avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 juillet 1945, date à laquelle La Grandière rentre à Beyrouth.

Du 19 au 27 octobre 1945, l’aviso colonial La Grandière effectue un exercice commun avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT, les quatre navires faisant escale à Lattaquié du 28 au 30 octobre avant un exercice de synthèse du 2 au 7 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrant alors à Bizerte.

Le 17 janvier 1946, les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable arrivent à Beyrouth dans le cadre d’un entrainement de division. Après des exercices en duo du 19 janvier au 2 février, les deux contre-torpilleurs font escale avec l’aviso colonial à Lattaquié du 3 au 7 février.

Du 8 au 13 février, la 10ème DCT affronte l’aviso colonial qui simule un croiseur auxiliaire avant que du 15 au 22 février, les deux contre-torpilleurs alternent entre protection et attaque du La Grandière. Les trois navires sont à Beyrouth du 23 au 27 février avant que les deux contre-torpilleurs ne prennent le chemin du retour.

Au printemps 1946, La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT, les torpilleurs légers de la 1ère DT Le Fier L’Entreprenant L’Agile et Le Farouche ainsi que les sous-marins L’Atalante Vestale et Sultane de la 17ème DSM.

Du 17 au 27 mars 1946, La Grandière simule un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT avant de prendre la tête de la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre Beyrouth.

Du 29 mars au 5 avril, l’aviso La Grandière  protégé par la 1ère DT est attaqué par les sous-marins de la 17ème DSM, la 5ème DCT assurant la traque en solitaire des sous-marins qui tentent aussi de torpiller les cargos sortant et arrivant dans le port de Beyrouth. La petite escadre fait une escale à Beyrouth du 6 au 10 avril avant que la 5ème DCT et la 1ère DT ne rentrent à Toulon et la 17ème DSM à Bizerte.

La Grandière subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 5 mars au 10 juin 1947. Armé pour essais le 22 juin, il sort pour essais du 23 au 25  puis pour remise en condition du 27 juin au 9 juillet date de son retour à Beyrouth.

Le 16 septembre 1947, les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) accompagnés par les Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) et du PRE Liamone arrivent à Beyrouth. Du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions assurent un exercice d’attaque et de défense de convois, un convoi symbolisé par l’aviso colonial et le pétrolier-caboteur Ardèche.

Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate le 5 septembre 1948, l’aviso est à la mer au large de la Palestine mandataire. Il rallie Beyrouth pour recompléter ses soutes avant de rallier la région du Dodécanèse, possession italienne qu’il devait surveiller.

14-Navires légers (8) avisos-coloniaux classe Bougainville (7)

Le D’Iberville

L'aviso colonial D'Iberville en compagnie du torpilleur d'escadre La Trombe à Beyrouth en mai 1936

L’aviso colonial D’Iberville en compagnie du torpilleur d’escadre La Trombe à Beyrouth en mai 1936

-Le D’Iberville est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc le 13 juin 1932 lancé le 23 septembre 1934 et admis au service actif le 22 septembre 1935.

A sa mise en service, il est affecté à l    a Division Navale du Levant (DNL) avec Beyrouth comme port d’attache, la zone de responsabilité de l’aviso étant aussi bien le bassin oriental de la Méditerranée que la mer Rouge.

Il reste affecté au Levant jusqu’en septembre 1940 quand il est décidé de l’envoyer aux antipodes et plus précisément en Polynésie à Papeete au sein des Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP).

Il quitte Beyrouth le 17 septembre 1940, franchit le canal de Suez les 19 et 20 septembre, fait escale à Djibouti du 24 au 28 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 7 octobre 1940 pour y subir un petit carénage.

Il est ainsi échoué au bassin n°2 du 8 octobre au 21 novembre 1940. Après des travaux complémentaires à flot, il sort pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 15 décembre 1940.

Le D’Iberville quitte la Grande Ile le 17 décembre 1940, traverse l’Océan Indien, faisant escale successivement à Singapour du 26 au 29 décembre, à Darwin du 3 au 7 janvier 1941, à Brisbane du 10 au 12 janvier, à Nouméa du 15 au 18 janvier, à Pago-Pago (Samoa Américaines) du 23 au 25 janvier avant de rallier Papeete le 2 février 1941 après plus de six semaines de mer.

L’aviso colonial va assurer une mission de souveraineté, faisant respecter la domination française sur la Polynésie. Le 24 février 1942, le patrouilleur La Bayonnaise arrive à Papeete, relayant l’action de l’aviso en dépit d’un rayon d’action médiocre.

Du 7 janvier au 27 février 1944, le D’Iberville est échoué sur le dock flottant de Papeete, un dock flottant de 150m et de 7000 tonnes commandé aux Etats-Unis et livré à l’automne 1943.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 8 mars 1944, sortant pour essais du 9 au 11  puis pour remise en condition du 13 au 25 mars 1944, étant de nouveau pleinement disponible le 27 mars 1944.

Le 8 mai 1944, il s’échoue à l’entrée du port de Mata’Utu sur l’île de Wallis mais parvient à se dégager tout seul, les dégâts étant très limités.

Il subit un nouveau grand carénage à Papeete, étant échoué sur le dock flottant du 5 mai au 15 août 1947 pour une remise en état doublée d’une modernisation avec la suppression des installations d’hydraviation et le renforcement de la DCA (quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles). Armé pour essais le 25 août, il sort pour essais du 26 au 28  puis pour remise en condition du 30 août au 12 septembre 1947.

Ses patrouilles se renforcent à partir de l’automne 1948 avec le soutien des Latécoère Laté 298 basés en Polynésie.

14-Navires légers (2) avisos coloniaux classe Bougainville (1)

B-Avisos coloniaux classe Bougainville

Montrez le pavillon aux quatre coins de l’Empire

Notre marine ressort du premier conflit mondial épuisée. Tout est à refaire, il faut restaurer des infrastructures, une flotte et des équipages. La priorité est donnée à la reconstruction d’unités légères type croiseurs, contre-torpilleurs, torpilleurs et sous-marins.

La police dans l’Empire Colonial à également besoin de navires modernes spécialement adaptés, des navires appelés «avisos pour campagnes lointaines» bien vite rebaptisés «avisos coloniaux» baptisés du nom de grands explorateurs. La vitesse étant sacrifiée, les avisos coloniaux sont propulsés par des moteurs diesels, une première pour des navires de ce tonnage ce qui leur donne une vitesse faible (19 nœuds) mais un appréciable rayon d’action (13000 miles nautiques à 8.5 nœuds).

Dix unités au total vont être construites. Les deux premiers sont financés par la tranche 1927, les deux suivant à la tranche 1929, deux à la tranche 1930, un à la tranche 1931, deux à la tranche 1937 et le dixième à la tranche 1938bis. Tous affectés dans l’empire sauf une unité déployée à Brest comme navire hydrographique.

Etudiés par l’ingénieur Antoine, le chef de la Section des petits bâtiments du Service Technique des Constructions Navales (STCN), les avisos coloniaux sont des navires de 2000 tW, des navires élégants, élégance liée aux passavents qui prolongent la teugue.

Navires de présence, la vitesse est sacrifiée au profit de l’autonomie d’où le choix d’une propulsion diesel. Bien armés, ils reçoivent des installations pour la mise en oeuvre d’un hydravion mais cette capacité vue comme un progrès se révéléra difficile à mettre en oeuvre.

Le Bougainville

Le Bougainville

Le Bougainville

-Le Bougainville est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 25 novembre 1929 lancé le 21 avril 1931et admis au service actif le 15 février 1933.

A sa mise en service, le premier aviso-colonial est affecté en Indochine au sein des Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO) mais en 1934/35 il est détaché dans l’Océan Indien (Station Navale de l’Océan Indien SNOI) avant de rallier la Division Navale du Levant en 1935/36.

De retour en Indochine en 1936/37, il passe deux ans au sein de la SNOI jusqu’en septembre 1939 quand il rallie les Antilles pour intégrer le dispositif allié des West Indies avec pour port d’attache Fort de France.

Il devient en septembre 1940 le navire-amiral des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA), une force de souveraineté ayant pour mission la protection des Antilles françaises.

Depuis la station navale de Fort de France, il rayonnait dans toutes les Caraïbes à la fois pour des missions de souveraineté mais également des missions de représentation dans les ports étrangers de la région.

Du 14 mai au 2 août 1941, il est échoué au bassin à Fort de France pour un premier grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Il était prévu de moderniser la DCA et de débarquer les installations d’hydraviation mais ces travaux sont reportés sine die. Le Potez 452 est de toute façon de moins en moins souvent embarqué (il est remplacé courant 1943 par un Loie 130C non rembarquable).

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 août, sortant pour essais les 17 et 18  avant remise en condition du 19 au 31 août 1941.

Le 1er mai 1942, le patrouilleur (ex-torpilleur) Baliste arrive à Fort de France pour renforcer les moyens des FNFA.

L’aviso colonial Bougainville participe également à des exercices avec des navires venus de métropole. Par exemple du 19 au 24 janvier 1944, l’aviso colonial effectue un exercice bilatéral avec le contre-torpilleur Desaix qui effectuait sa traversée de longue durée avant son affectation en Méditerranée.

Le 9 février 1944, le Bougainville et le pétrolier Loing accueillent à Fort de France les contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT accompagnés du pétrolier Var, les quatre navires venant de Brest.

Après un entrainement de base du 11 au 15 février, l’aviso colonial et la 6ème DCT subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 16 au 23 février, faisant ensuite escale à Pointe à Pitre du 24 au 27 février.

Ils enchainent par un exercice de protection, les trois contre-torpilleurs devant protéger le Loing et le Var contre le Bougainville qui symbolisait un croiseur auxiliaire allemand et ce du 28 février au 4 mars 1944. La 6ème DCT et le Var quittent Fort de France le 5 mars pour Cayenne (Guyane).

Le 26 mai 1944, le croiseur léger Primauguet devient navire-amiral des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) avec Fort de France comme port d’attache remplaçant le Bougainville. L’aviso colonial participe à la remise en condition du Primauguet du 9 au 25 juin, faisant escale à Pointe à Pitre du 26 au 30 juin 1944.

L’exercice de défense aérienne à la mer exécuté du 1er au 8 juillet 1944 permet au Bougainville d’étrenner sa nouvelle DCA. Aux quatre canons de 37mm modèle 1925 et aux six mitrailleuses de 13.2mm en trois affûts doubles, le Bougainville à préféré quatre canons de 37mm modèle 1941 en deux affûts doubles et six canons de 25mm modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Après une nouvelle escale à Pointe à Pitre du 9 au 12 juillet, les deux navires rentrent le lendemain à Fort de France. Le 14 juillet 1944, une mini-revue navale est organisée au large de Fort de France avec le croiseur léger, l’aviso colonial et le pétrolier qui dans la foulée prend la mer pour le Texas afin de charger du mazout.

Le Bougainville est mis au bassin du 15 juillet au 5 août 1944 pour un nouveau grand carénage qui voit le navire être totalement remis en état (changement des hélices notamment), les installations d’hydraviation débarquées et la DCA installée précédemment revue et corrigée notamment au niveau de l’emplacement des pièces.
Armé pour essais le 20 août 1944, le Bougainville effectue ses essais officiels du 21 au 23 août puis sa remise en condition du 25 août au 8 septembre 1944, faisant escale à Miami du 9 au 12 septembre et à La Havane du 14 au 20 septembre avant de rentrer à Fort de France le 22 septembre 1944.

Du 11 au 30 janvier 1945, le Bougainville participe à un entrainement avec le croiseur léger  puis participe à la remise en condition du Primauguet du 21 juillet au 3 août, les deux navires faisant ensuite escale à Oranjestad (Aruba) du 4 au 8 août, à Wilhelmstad (Curacao) du 9 au 14 août, à Caracas (Venezuela) du 16 au 19 août avant de rentrer à Fort de France le 22 août 1945.

Le Bougainville subit un nouveau grand carénage à Fort de France, étant échoué du 1er juillet au 15 septembre 1947. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 1er octobre, effectuant ses essais officiels du 2 au 4 octobre avant remise en condition du 6 au 20 octobre 1947.

Le 21 décembre 1947, le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague arrivent à Fort de France, faisant escale cinq jours avant un exercice avec l’aviso colonial du 27 décembre 1947 au 2 janvier 1948.

Le 2 mars 1948 arrivent à Fort de France les croiseurs légers Gloire et Montcalm venus de Brest qui font escale jusqu’au 8 mars avant de reprendre la mer pour exercices de surveillance, de manoeuvre aviation, de bombardement littoral et d’escorte/attaque de convois en compagnie de l’aviso-colonial Bougainville qui joue alternativement le rôle d’un cargo rapide à  protéger ou d’un croiseur auxiliaire. Les croiseurs légers font escale à Fort de France du 24 au 27 mars 1948 avant de quitter la Martinique.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le Bougainville est à la mer. Il reçoit l’ordre d’augmenter sa vigilance contre de possibles raiders allemands dans les Caraïbes et dans l’Atlantique en liaison notamment avec le Lapérouse basé à Cayenne en attendant le croiseur léger Jeanne d’Arc.

12-Torpilleurs légers (19)

Le Corse

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

-Le Corse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 26 mars 1940 lancé le 5 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942

Intégré à la 3ème DT, le torpilleur léger Le Corse quitte Lorient le 9 septembre  pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant le reste de l’année à quai.

Après un entraînement divisionnaire allégé du 5 au 15 janvier, le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT effectuent un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, rentrant deux jours plus tard à Bizerte.

La 3ème DT _et donc Le Corse_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour entraînement du 24 juin au 4 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain 5 juillet. Il participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 9 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Il participe ensuite avec les deux torpilleurs nommés aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Corse et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9 novembre 1943.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.
Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche et ce du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Corse enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin 1944 avant d’entamer la période des indisponibilités estivales.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 juin, rentrant le lendemain  à Bizerte. Il est ensuite indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août en compagnie de L’Alsacien et du Breton.

Il participe ensuite avec L’Alsacien aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT  participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Corse et Le Tunisien sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain 10 avril 1945.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le lendemain.

Le 29 mai, Le Corse devient chef de la 3ème DT en remplacement de L’Alsacien qui entre en grand carénage. Il étrenne sa nouvelle aura par un entraînement de division du 1er juin au 4 juillet en compagnie de ses sister-ships Le Breton et Le Tunisien.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour une école à feux en solitaire du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui venait de réaliser son grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Le torpilleur léger Le Corse subit alors son premier grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 21 août au 30 septembre avec une remise en état complète et une modernisation. Après une période de travaux complémentaires à flot, Le Corse est armé pour essais le 10 octobre, sortant pour essais (11 au 13 octobre) et pour remise en condition (15 au 29 octobre) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton,  les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.
Les torpilleurs légers Le Corse L’Alsacien et Le Breton sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Corse et Le Breton effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15  avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et Le Tunisien et ce du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte. Le Corse effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin avant le début d’un nouveau cycle d’indisponibilité estivale.

Le Corse sort pour un entraînement en solitaire du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Breton aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est indisponible du 8 au 23 juillet, sortant pour essais (24 et 25 juillet) et pour remise en condition (27 juillet au 7 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers Galissonnière et Jean de Vienne et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte, Le Corse et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle ils rentrent tous à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Corse commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec les contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien.
Le Corse est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 juillet au 1er août, sortant pour essais (2 au 4 août) et pour remise en condition (6 au 20 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibilités estivales.

Le Corse et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

Le Corse et ses compères de la 3ème DT effectuent ensuite deux entraînements de divisions pour terminer l’année, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon  pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars) et Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Corse, Le Breton et Le Tunisien effectuent alors un entraînement de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage du 18 mars au 15 avril, date du retour de la 3ème DT à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Le Corse et Le Tunisien participent donc aux essais (26 au 28 avril) et à la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien qui à leur retour à Bizerte le  17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948, le premier pour subir un grand carénage, les deux autres pour tester et remettre en condition Le Breton.

Le torpilleur léger Le Corse est ainsi échoué au bassin Vauban (n°9) du 26 mai au 30 juin pour une remise en état complète. Armé pour essais le 4 juillet, il sort en mer pour essais du 5 au 7 et pour remise en condition du 9 au 23 juillet, à chaque fois en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton avec qui il rallie Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour sa remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (3)

L’Iphigénie

Le torpilleur léger L'Iphigénie

Le torpilleur léger L’Iphigénie

-L’Iphigénie est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 14 décembre 1933 lancé le 18 avril 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937 au sein de la 12ème DT stationnée à Bizerte.

Durant la guerre de Pologne, la division va effectuer des missions de surveillance et des escortes de convois, notamment direction le Levant.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT vont alors subir à tour de rôle un petit carénage limité à une remise en état.

Alors que La Pomone est immobilisé au bassin (15 décembre au 16 janvier 1940), l’Iphigénie sort en compagnie de son compère Bombarde _navire-amiral de la 12ème DT_ pour entraînement du 18 décembre 1939 au 12 janvier 1940, rentrant à Bizerte le 13.

L’Iphigénie subit ensuite à son tour un petit carénage, étant échoué au bassin n°4 à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 17 janvier au 20 février 1940. Armé pour essais le 24 février, il sort du 25 au 28 pour ses essais post-carénage puis pour sa remise en condition du 1er au 15 mars, à chaque fois en compagnie du Pomone.

Les deux torpilleurs participent ensuite aux essais (25 au 27 mars) et à la remise en condition (29 mars au 8 avril) de leur compère Bombarde.

L’Iphigénie participe ensuite à un exercice commun à la 12ème DT et à la 11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les deux divisions rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT est à nouveau à la mer pour entraînement du 21 mai au 12 juin, date à laquelle ils rallient leur port d’attache en l’occurence Bizerte.

L’Iphigénie sort pour une école à feux du 19 au 26 juin puis pour un entraînement au combat antisurface du 28 juin au 3 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1940.

Il sort pour essais du 27 au 29 juillet puis pour remise en condition du 31 juillet au 13 août en compagnie de La Pomone,  les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT sortant ensuite pour les essais (17 au 19 août) et pour la remise en condition (21 août au 4 septembre) de la Bombarde,  les trois torpilleurs rentrant le lendemain  à Bizerte.

La Pomone et ses deux compères effectuent un entraînement de division du 13 septembre au 2 octobre, la 12ème DT enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 3ème Flottille de Torpilleurs venue de Mers-El-Kébir et ce du 5 au 13 octobre.

L’Iphigénie, la Pomone et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement du 20 octobre au 12 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre 1940. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte le 24 décembre.

L’Iphigénie et ses deux compères commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier, faisant escale à Bône (Algérie) du 13 au 16 janvier, ralliant Bizerte le lendemain avant d’enchainer par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe l’Alcyon et le Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement du 18 février au 2 mars, faisant escale à Sfax du 3 au 7 mars avant un nouvel entraînement du 8 au 18 mars, les trois torpilleurs rentrant à Bizerte le lendemain.

L’Iphigénie et la Bombarde sortent pour une école à feux du 27 mars au 7 avril, faisant escale à Sfax du 8 au 12 avril avant de rentrer à Bizerte le 13. Ils participent ensuite aux essais (18 au 20 avril) et à la remise en condition (22 avril au 2 mai) de la Pomone.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers l’Iphigénie, Bombarde et La Pomone quittent Bizerte pour entraînement, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon et ce du 23 mai au 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 juin avant de se séparer, la 12ème DT ralliant Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au 23.

L’Iphigénie sort pour une école à feux du 1er au 10 juillet, faisant escale à Tunis du 11 au 14 juillet avant de participer aux essais (16 au 18 juillet) et à la remise en condition (20 juillet au 4 août) de La Pomone.

L’Iphigénie est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 28 août, recevant alors une DCA moderne (deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples à la place des mitrailleuses de 13.2mm). Il sort ensuite pour essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 16 septembre) en compagnie de La Pomone et de la Bombarde, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20 septembre et à Tunis du 22 au 27 septembre avant de rallier Bizerte le lendemain.
Après une école à feux du 5 au 11 octobre, la 12ème DT participe à un entraînement commun aux navires de la 6ème EL du 15 au 30 octobre. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent alors jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, les trois navires sortant pour essais du 9 au 11 décembre puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain.

L’Iphigénie et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement du 5 janvier au 3 février, les trois navires ralliant Bizerte le 4 février 1942.

Du 11 février au 3 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT effectuent un exercice commun avec le torpilleur d’escadre le Fortuné venu de Toulon, les quatre navires faisant escale à Tunis du 4 au 11 mars, la 12ème DT ralliant Bizerte le 12 mars.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT participent à la  à un entraînement avec le contre-torpilleur Mogador du 23 mars au 9 avril et du 23 avril au 2 mai, un entraînement DAM exécuté du 11 au 18 avril séparant les deux. Les quatre navires rentrent à Bizerte le 7 mai après une escale à Sfax du 3 au 6

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 11 au 18 avril, l’Iphigénie accompagné par la Bombarde et la Pomone effectuent un exercice commun avec le contre-torpilleur Mogador du 23 avril au 2 mai, faisant escale à Sfax du 3 au 6 mai avant de rentrer à Bizerte le 7 mai 1942.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 16 au 23 juin avant de rentrer dans leurs port respectifs, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 25.

L’Iphigénie effectue un entraînement au combat antisurface du 2 au 13 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) en compagnie de la Pomone, les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT sortant ensuite pour les essais (29 au 31 août) et la remise en condition (2 au 14 septembre) du Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT qui va la remplacer au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

L’Iphigénie sort pour entraînement du 10 au 22 octobre, faisant escale à Sfax du 23 au 27 octobre avant une nouvelle sortie d’entraînement du 28 octobre au 5 novembre, le nouveau patrouilleur rentrant à Bizerte le 6 novembre 1942.

Il subit un petit carénage du 8 novembre au 10 décembre 1942 avec une modification de son armement pour l’adapter à sa nouvelle mission.

Il sort pour essais du 15 au 18 décembre puis pour remise en condition du 20 décembre 1942 au 3 janvier 1943.

Il quitte Bizerte le 5 janvier puis rallie Beyrouth le 9 janvier 1943, dépendant à partir de ce moment là de la Division Navale du Levant (DNL), servant de patrouilleur de souveraineté, tirant à de nombreuses reprises contre la terre dès qu’un poste militaire ou une patrouille française était attaqué.

Il reste déployé au Levant jusqu’en septembre 1948, se faisant caréner à Haïfa suite à un accord avec les britanniques, les carénages de mars-avril 1945 et de juin-juillet 1948 étant limités à une remise en état des œuvres vivres.

11-Torpilleurs d’escadre (67)

«Les américains»

Les quatre derniers torpilleurs de classe Empire financés à la tranche 1948 sont commandés aux chantiers Ingalls de Pascagoula dans le Mississippi. Ils sont mis sur cale en temps de paix mais seront mis en service une fois la guerre déclenchée en Europe.

Jean Baptiste Bernadotte (1763-1844),Maréchal d'Empire,Prince de Ponte-Corvo, Roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de 1818 à 1844

Jean Baptiste Bernadotte (1763-1844),Maréchal d’Empire,Prince de Ponte-Corvo, Roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de 1818 à 1844

-Le Bernadotte  est mis sur cale aux chantiers Ingalls de Pascagoula en en juin 1948 lancés en septembre 1949 et mis en service en juin 1950

François-Christophe Kellerman (1735-1820) Maréchal d'Empire et Duc de Valmy

François-Christophe Kellerman (1735-1820)
Maréchal d’Empire et Duc de Valmy

-Le Kellerman est mis sur cale aux chantiers Ingalls de Pascagoula en juin 1948 lancés en septembre 1949 et mis en service en juin 1950

Jean Baptiste Bessières (176_-1813), Maréchal d'Empire et Duc d'Istrie

Jean Baptiste Bessières (176_-1813), Maréchal d’Empire et Duc d’Istrie

-Le Bessières est mis sur cale aux chantiers Ingalls de Pascagoula en juin 1948 lancés en septembre 1949 et mis en service en juin 1950

Jean Baptiste Jourdan (1762-1833) Maréchal d'Empire. N'obtint jamais le titre de Duc de Fleurus qu'il convoitait

Jean Baptiste Jourdan (1762-1833) Maréchal d’Empire. N’obtint jamais le titre de Duc de Fleurus qu’il convoitait

-Le Jourdan est mis sur cale aux chantiers Ingalls de Pascagoula en juin 1948 lancés en septembre 1949 et mis en service en juin 1950.

Les plans originels prévoyaient d’affecter le Bernadotte et le Kellerman au Levant au sein de la Division Navale du Levant alors que les Bessières et Jourdan doivent renforcer les Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO).

Au final, le Bernadotte et le Kellerman vont être envoyés en Indochine au sein des FNEO alors que la guerre n’est pas encore une réalité en Extrême Orient, les Bessières et Jourdan sont rallier la Méditerranée étant basés à Bizerte au sein de la 6ème Escadre Légère.

Caractéristiques techniques de la classe L’Intrépide

Déplacement : 1778 tW en charge normale (soit 1803 tonnes métriques), 1991 tonnes en surcharge qui peut atteindre au maximum 2580.40 tonnes.

Dimensions :  longueur hors tout : 117.20m longueur entre perpendiculaires 111.59m largeur au fort : 11.10m largeur à la flottaison : 11.06m tirant d’eau avant au déplacement normal : 2.99m tirant d’eau arrière au déplacement normal : 3.82m tirant d’eau arrière au déplacement en charge 4.25m

Propulsion : deux groupes de turbines composées pour chacun d’une turbine à haute pression, d’une turbine à moyenne pression, d’une turbine à basse pression plus une turbine de croisière de type Parson.

Elles sont alimentées en vapeur par quatre chaudières Sural-Penhoët à foyer sous pression timbrées à 35kg/cm² avec une température de surchauffe de 385°. La puissance dévellopée peut varier de 58000 à 66000ch. Après réducteur, les turbines entrainent deux hélices tripales de 3.3m de diamètre

Performances : vitesse maximale théorique 37 noeuds vitesse maximale en service courant 34 noeuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 25 noeuds, 3100 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation, un radar de veille combinée et un radar de conduite de tir

Armement :  six canons de 130mm modèle 1932 en trois tourelles doubles modèle 1936 double-usage (une avant et deux arrière); dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943; sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme axiale triple et deux plate-formes latérales doubles; deux grenadeurs de sillage avec vingt-quatre grenades légères de 130kg

Equipage :  198 officiers et marins