URSS (4) Histoire et Géopolitique (3)

Catherine la Grande ou le despotisme éclairé

La Grande Catherine : quelques éléments biographiques

Catherine II (1762-1796) 32.jpg

Le 2 mai 1729 naît à Stettin la petite Sophie-Frédérique Augusta d’Anhalt-Zerbst, une petite maison princière allemande. Qui pouvait imaginer à cet instant que dans ce berceau s’agitait la future Catherine II, l’un des plus grands souverains de la Russie à l’égal d’un Ivan IV le Terrible et d’un Pierre 1er le Grand ? Sûrement personne….. .

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Italie (5) Histoire (4)

L’Italie des XVIIème et XVIIIème siècles 

Pax Hispanica

Comme nous venons de le voir, les guerres d’Italie aboutissent à une mainmise de l’Espagne sur la péninsule, une sorte de Pax Hispanica. Jusqu’en 1620 environ, la domination espagnole est totale, cette domination profitant de l’affaiblissement de la France, de l’Angleterre et des états allemands.

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Etats Unis (122) Armée de Terre (12)

Chasseurs de chars

3 Inch Gun Motor Carriage M10 (M10 Tank Destroyer)

M-10 Tank Destroyer

C’est au printemps 1942 que l’US Army lance un appel à projet pour un tank destroyer équipé d’une tourelle armé d’un canon antichar et non un canon installé en superstructure comme on l’avait envisagé pour les premiers projets de «destructeur de chars».

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Etats Unis (119) Armée de Terre (9)

Véhicules

Véhicules blindés légers

M-8 Greyhound

M-8 Greyhound 30

A l’automne 1940, l’US Army s’interrogea sur les conflits futurs et notamment l’emploi des chars de combat. Elle identifia le besoin d’un véhicule de reconnaissance rapide et bien armé pour éclairer les unités de char.

Après avoir hésité entre un châssis chenillé, un châssis mixte et un châssis à roues, l’US Army sélectionna en septembre 1943 le projet de Ford.

Baptisé à l’origine T22, il fût officiellement adopté en mars 1944 sous le nom de M8 Light Armored Car, son surnom «Greyhound» ayant été attribuée officiellement en mai 1950 sans que l’origine du nom (lévrier) ne soit connu avec exactitude.

Il s’agissait d’un véhicule 6×6, rapide (90 km/h sur route), bien protégé et armé d’un canon de 37mm qui constituait un bon compromis pour un véhicule de reconnaissance, permettant de détruire quasiment tous ses homologues adverses mais qui n’était pas trop puissant pour ne pas pousser les équipages à engager inconsidérément le combat.

Les premiers véhicules de série sont mis en service à l’été 1944. Toujours en service en septembre 1948 et a fortiori en avril 1950, le M-8 Greyhound est l’automitrailleuse standard des forces armées américaines, étant utilisée par l’US Army mais également par les Marines.

La production cesse en janvier 1953, lui succédant une automitrailleuse 8×8, la M-17. La M-8 reste en service jusqu’à la fin du conflit, étant définitivement remplacée par la M-17 en 1957 dans les unités d’active, la réserve la conservant jusqu’au milieu des années soixante.

M-20 Armored Utility Car 5.jpg

La seule variante de la M-8 fût un véhicule de transport blindé, la M-20 Armored Utility Car utilisé le transport logistique et le transport de troupes.

La M-20 disposait d’une caisse plus haute, sans tourelle avec pour tout armement une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier.

Le véhicule à été utilisé pendant et après la guerre par l’Arabie Saoudite, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, Chypre, Colombie, Corée, Ethiopie, France, Grèce, Guatemala, Haiti, Iran, Italie, Jamaïque, Madagascar, Mexique, Niger, Norvège, Paraguay,Pérou, Portugal, Royaume-Uni, Salvador, Chine, Thaïlande, Turquie, Venezuela, Vietnam et Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Poids en ordre de marche 7.940 tonnes Longueur 5m largeur 2.54m hauteur 2.248m

Motorisation : moteur à essence Hercules IXD de 110ch Vitesse maximale sur route 90 km/h vitesse maximale en tout terrain 48km/h Autonomie 640km Blindage 3 à 19mm

Armement : un canon de 37mm M6 avec 80 obus, une mitrailleuse coaxiale de 7.62mm Browning M1919A4 avec 1500 cartouches et une mitrailleuse antiaérienne de 12.7mm avec 400 cartouches

Equipage : quatre hommes (chef de char, canonnier/chargeur, pilote, copilote/radio)

M-17 Heavy Armoured Car «Staghound»

Comme nous venons de le voir, la M-8 était l’auto-blindée standard des forces armées américaines et pour ne rien gâcher un bon véhicule de reconnaissance et de combat. Néanmoins face aux automitrailleuses puissantes mises au point en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne, elle risquait d’être déclassée en terme de blindage et de puissance de feu.

Le projet qui allait aboutir à la Staghound est lancé au printemps 1945. Ford, Chevrolet et General Motors proposent plusieurs projets en différentes configurations 4×4 6×6 et 8×8, avec un blindage plus ou moins épais, un armement allant du canon de 37mm à la Greyhound au canon de 75mm du Sherman.

Parallèlement, des variantes sont étudiées : dépannage, commandement, défense antiaérienne, appui-rapproché, ravitaillement, le tout pour former une famille complète de véhicules pour faciliter la production.

Chaque constructeur reçoit en janvier 1946 la commande de deux prototypes, le Ford T24 6×6 armé d’un canon de 57mm, le Chevrolet T-26 4×4 armé d’un canon de 37mm à haute vitesse initiale et enfin le General Motors T-28 8×8 armé d’un canon de 75mm.

Après évaluation, l’US Army décide de choisir le chassis T-28 avec la tourelle du projet Ford, l’armée de terre américaine estimant le canon de 57mm suffisant pour les missions de reconnaissance.

La nouvelle automitrailleuse américaine est officiellement adoptée en mars 1947 sous le nom de M-17 Heavy Armored Car mais la production est d’abord lente et assez peu d’exemplaires sont en service en septembre 1948. Leur nombre augmente ensuite assez rapidement, supplantant la M-8 en Europe à partir de l’été 1952.

Rapide et puissante, la M-17 était un véhicule blindé rapide (75km/h), bien protégé (45mm de blindage aux endroits sensibles) et son canon de 57mm _identique au canon antichar de même calibre_ suffisamment puissant pour contrer les autos blindées adverses mais pas trop puissant pour tenter l’équipage d’engager le combat là où l’esquive serait plus profitable.

Contrairement la M-8, toutes les variantes étudiées ont été produites en série qu’il s’agit du véhicule de dépannage (superstructure à la place de la tourelle, moyens de treuillage, grue de 5 tonnes, outils et pièces détachées), commandement (tourelle à canon factice, moyens de communication supplémentaires), défense antiaérienne (deux versions, un avec un affût quadruple de 12.7mm et une avec deux canons de 20mm en tourelle), appui-rapproché (avec un obusier de 76.2mm britannique) et ravitaillement (pas de tourelle, armement limité à une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier).

Le conflit terminé, la M-17 reste la seule auto blindée en service en masse dans les forces armées américaines.

Exportée après guerre en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Yougoslavie, en Grèce, en Turquie, au Japon et en Inde, elle reste en service dans l’US Army jusqu’en 1971 quand un véhicule de reconnaissance chenillé le remplace.

Caractéristiques Techniques

Poids en ordre de combat : 10.4 tonnes Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur essence General Motors de 150ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : minimum 15m maximum 45mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 57mm alimenté à 80 projectiles associé à une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4 (1500 cartouches). Une mitrailleuse de 12.7mm est monté sur le toit avec 950 cartouches

Equipage : un pilote, un chef de bord, un tireur et un pourvoyeur/opérateur radio

M3 Scout Car

M-3 Scout Car 47.jpg

Le véhicule blindé léger M3 connu par son constructeur comme la White Scout Car était le véhicule léger à tout faire de l’US Army avant l’apparition de la jeep. Conçu comme un petit véhicule de reconnaissance destiné à la cavalerie, il allait être utilisé également pour des missions de patrouille, de commandement, d’ambulance et de traction d’armes lourdes.

Après la production de 64 M3, l’US Army décide de commander une version améliorée baptisée M3A1. Celle ci disposait d’une coque plus longue et plus large lui permettant d’embarquer jusqu’à sept fantassins.

Après la production de 8500 M3A1 de septembre 1940 à octobre 1948, une version M3A2 lui succède sur les chaines de montage.

Le moteur est plus puissant, le blindage renforcé et le véhicule peut recevoir une véritable tourelle armée de deux mitrailleuses de 12.7mm, faisant d’elle une véritable auto-blindée. Au final ce sont 20000 véhicules qui sont produits jusqu’en décembre 1953 quand la production s’arrête.

Ce véhicule va être utilisé sur tous les théâtre d’opérations du Pacifique à la Norvège en passant par l’Europe du Nord-Ouest et la Méditerranée. Outre l’US Army, le véhicule à été livré à la Chine, à l’URSS, à la Grande-Bretagne, à la Belgique, la République Dominicaine, l’Australie, le Brésil, le Cambodge, le Canada, le Chili, la Colombie, la Grèce, le Liban, le Laos, le Mexique, la Norvège, les Philippines, le Portugal, le Vietnam et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques de la M3 Scout Car

Poids : 4 tonnes Dimensions : longueur 5.6m largeur 2m hauteur 2m

Motorisation : un moteur diesel Hercules JXD 6 cylindres dévellopant 110ch Performances : vitesse maximale 89 km/h Distance franchissable 403km

Blindage : 6-13mm Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 et deux mitrailleuses Browning M1919A4 de 7.62mm

Equipage : conducteur + sept hommes

Autres véhicules légers

La M3 Scout Car n’était pas le seul véhicule léger de l’US Army, d’autres véhicules légers sont utilisés pour les liaisons, l’évacuation sanitaire, la traction d’armes lourdes…… .

Les principaux véhicules utilisés étaient les Dodge T207-WC3 et Dodge T215-WC27, des véhicules de la classe des une/deux tonnes. Ils vont être complétés par l’immortelle Jeep. Conçue par la firme Willys mais produite par de nombreux autres constructeurs tant la demande était forte.

Ce petit véhicule conçu pour des missions de transport léger et de liaison fût utilisé pour un nombre incroyable de missions comme l’évacuation sanitaire, la reconnaissance, les opérations commandos, le transport d’armes lourdes et même un lance-roquettes multiple léger…… .

Half-track

Si aujourd’hui, les véhicules à roues sont aussi mobiles et à l’aise en tout-terrain que les véhicules chenillés, à l’époque, la roue reignait en maitre sur la route, la chenille en tout terrain.

Cela avait son impact sur les opérations car si la roue pouvait aller vite et loin, la chenille n’était pas aussi rapide. D’où l’idée de combiner la roue et la chenille sous la forme d’un semi-chenillé ou half-track qui était censée combiner les avantages des deux. En réalité ce fût plus les inconvénients des deux systèmes qui furent combinés.

Résultat, une fois le conflit terminé, le semi-chenillé fût relegué au musée des systèmes militaires disparus, les différentes armées choisissant soit la roue soit la chenillé pour assurer le transport de troupes.

Si le M3 est le half-track le plus célèbre et le plus nombreux, d’autres modèles de semi-chenillés ont été utilisés par l’US Army comme nous l’avons le voir.

-Le M2 Halftrack est une production de la White Motor Company destiné à l’origine à être un tracteur d’artillerie mais il fût également utilisé comme véhicule de reconnaissance notamment au sein des unités de cavalerie.

A l’origine du choix du semi-chenillé par l’US Army figure l’évaluation de véhicules Citroen-Kégresse. Il s’agissait de trouver une solution aux pauvres performances en tout terrain des autos blindées alors utilisées par l’US Army.

La White Motor Company après l’échec de son T7 Half-track Car réussit à convaincre l’US Army de commander son semi-chenillé T14 devenu en 1940 la M2 Half-track car.

Après avoir été utilisé comme tracteur d’artillerie et comme véhicule de reconnaissance, le M2 fût un temps utilisé comme véhicule de transport de personnel (Armoured Personnal Carrier) avant d’être supplanté par son grand frère, le M3 plus gros et donc mieux adapté à cette mission. Les premiers M2 sont livrés au printemps 1941.

La production du M2 se poursuivit jusqu’en septembre 1954, permettant la sortie de 14500 véhicules. Ils ont été utilisés aux Philippines, dans le Pacifique, en Italie et en Europe (occidentale et du nord).

Outre la version de base, le M2 fût dévellopement en variante porte-mortier de 81mm (le tir pouvait se faire depuis le véhicule ou depuis la terre), antichar (canon antichar de 57mm remorqué ou utilisé sur le véhicule), antiaérien (avec un affût quadruple de 12.7mm) et Génie.

Outre les Etats-Unis, les M2 équipèrent la Grande-Bretagne, l’URSS, la Tchécoslovaquie, le Chili, la France, la Grèce, le Portugal, le Brésil, la République Dominicaine, le Paraguay, les Phillipines, la Pologne, le Mexique, la Belgique, les Pays-Bas, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, le Liban, l’Argentine et la Finlande.

Au sein de l’US Army, le M2 à été retiré du service dès 1957, laissant le M3 seul half-track en service jusqu’à l’arrivée en 1962 du mythique M-113.

Caractéristiques Techniques du M2 Half-track

Poids : 9 tonnes Dimensions : longueur 5.96m largeur 2.2m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX dévellopant 148ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 350km

Blindage : 6-12mm

Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2. Embarquement de 14 mines et 10 grenades à main

Equipage : 2 hommes + sept passagers

M-3 Halftrack 22

-Le semi-chenillé le plus célèbre de l’armée américaine est sans contestation possible M3 Half-track. Il est issu du même mouvement de réflexion que celui ayant abouti à la mise au point du M2 en l’occurence l’évaluation de véhicules fournis par la firme Citroen, utilisant la licence Kegresse.

A la différence du M2, le M3 à été conçu dès l’origine comme un APC destiné à l’infanterie mécanisé, possédant une seule porte d’accès et des sièges pour douze hommes. Cinq sont installés dans le compartiment arrière sur les parois et trois dans la cabine. Généralement, les fantassins sont à l’arrière, la cabine accueillant le conducteur, un mitrailleur et le chef de groupe.

Standardisé début 1942 après la résolution de nombreuses maladies de jeunesse, le M3 est produit pour équiper les divisions blindées et les divisions d’infanterie, équipant également les Marines.

Toujours en production en septembre 1948, le M3 est remplacé sur les chaines de montage par le M3A1 en mars 1949 puis par le M3A2 en juin 1952 et enfin le M3A3 en septembre 1953.

Les différences entre les variantes concernant le moteur (plus puissant), un blindage renforcé et une maintenance rendue plus aisée, le RETEX permettant au fabriquant d’améliorer quasiment en continu le véhicule.

La production cesse en mars 1955, le véhicule restant en service jusqu’en mars 1962 quand il est définitivement remplacé par un nouveau battlefield taxi, un taxi du champ de bataille, le M113. Au total 44000 véhicules ont été produits.

Outre la variante de base utilisée pour le transport de troupes et le soutien logistique, le M3 à été décliné en de nombreuses variantes spécialisées comme commandement et contrôle, porte-mortier, antichar, antiaérien, génie, dépannage, évacuation sanitaire….. .

Outre les forces armées américaines, le M3 à été utilisé par la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Tchécoslovaquie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, l’Allemagne (après guerre), la Grèce, l’Italie (après guerre mais également avec l’armée co-belligérante), l’Inde, le Japon (après guerre), le Liban, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, les Phillipines, le Portugal, la Pologne, l’URSS, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques du M3

Poids : 9.07 tonnes Dimensions : longueur 6.17m largeur 1.96m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX de 147ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h sur route distance franchissable 320km

Blindage : 13.2 à 25.4mm

Armement : une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4

Equipage : un conducteur et douze passagers (généralement un mitrailleur et onze fantassins dont le chef de groupe)

Etats Unis (116) Armée de Terre (6)

Armement de l’infanterie (4) grenades, mines, lance-roquettes et mortiers

Grenades et mines

-Grenade défensive à fragmentation Mk II avec soit 21g de poudre à canon ou 57g de TNT remplacée au cours du conflit par un modèle amélioré, la M-26

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Grande Bretagne (102) Armée de l’Air (13)

Ordre de Bataille de la Royal Air Force (RAF) en septembre 1948

Avant-Propos

L’ordre de bataille de l’armée de l’air britannique répond au schéma mis en place à partir de 1936 avec les fameux Command, ces entités administrativo-opérationnelles censées gérées les unités aussi bien pour les ressources humaines, le matériel, les appareils mais également leur commandement au combat.

Dans la pratique, on verra une forme de dissocation notamment outre-mer où l’éloignement rendait le contrôle de la Métropole moins important.

A l’annonce des premiers bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, un Tactical Command (Norway) est mis sur pied dès le 7 septembre pour prendre sous sa coupe toutes les unités engagées au dessus de la Norvège depuis la Grande-Bretagne et depuis quelques rares terrains encore sous le contrôle allié.

Un autre commandement ad hoc, un autre commandement de circonstance est également mis sur pied en septembre 1948 à savoir une nouvelle Advanced Air Strike Force (AASF) déployée sur le continent pour soutenir la British Expeditionnary Force (BEF).

Etat-Major General RAF

Fighter Command

Métropole

En septembre 1948, sept wing de quatre squadron sont déployés en Grande-Bretagne même soit un total de 756 chasseurs. Ce nombre va augmenter avec la mobilisation de réservistes, l’activation de nouvelles unités et l’arrivée progressive de squadrons issus du Commonwealth, les premiers arrivés étant naturellement les canadiens.

L’arrivée des australiens et des néo-zélandais étant plus tardive à la fois en raison de la distance à parcourir entre les antipodes et la métropole mais également en raison de la crainte d’une action japonaise en Asie du Sud-Est.

Sur les sept wing de chasse métropolitain, cinq couvrent l’Angleterre et les Pays de Galles (deux Sud-Est, un Sud-Ouest, un Centre et un Nord-Middland) les deux autres couvrant l’Irlande du Nord et l’Ecosse.

A ces wing de monomoteurs s’ajoutent des wing de chasseurs lourds bimoteurs, deux des quatre sont stationnés en Métropole.

1st Fighter Wing

Supermarine Spitfire Mk V

Supermarine Spitfire Mk V

-Zone de responsabilité : Ecosse un squadron détaché en Irlande du Nord

– Squadron 602 : Supermarine Spitfire Mk II

-Squadron 603 (Auxiliary) : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 504 : Supermarine Spitfire Mk II (squadron détaché en Ulster)

-Squadron 79 : Supermarine Spitfire Mk II

2nd Fighter Wing

Zone de responsabilité : Angleterre (Nord-Middland)

-Squadron 41 : Supermarine Spitfire Mk V

Supermarine Spitfire Mk VIII

Supermarine Spitfire Mk VIII

-Squadron 72 : Supermarine Spitfire Mk VIII

-Squadron 111 : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 213 : Supermarine Spitfire Mk V

3rd Fighter Wing

Zone de responsabilité : Central-England

-Squadron 609 (Auxiliary) Supermarine Spitfire Mk II

-Squadron 612 (Auxilary) Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 46 : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 73 : Supermarine Spitfire Mk V

4th Fighter Wing

Zone de responsabilité : Sud-Est de l’Angleterre

Squadron 19 : Supermarine Spitfire Mk VI

Squadron 66 : Supermarine Spitfire Mk VII

-Squadron 85 : Supermarine Spitfire Mk V

Squadron 611 : Supermarine Spitfire Mk V

5th Fighter Wing

Zone de responsabilité : Sud-Est de l’Angleterre

-Squadron 87: Supermarine Spitfire Mk II

-Squadron 64 : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 67 : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 74 : Supermarine Spitfire Mk VIII

6th Figther Wing

Zone de responsabilité: Sud-Ouest de l’Angleterre et Pays de Galles

-Squadron 17 Supermarine Spitfire Mk VII

-Squadron 56 Supermarine Spitfire Mk II

-Squadron 51 Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 501 Supermarine Spitfire Mk V

7th Fighter Wing

-Zone de responsabilité : Sud de l’Angleterre

Squadron 3 Supermarine Spitfire Mk VIII

Squadron 32 Supermarine Spitfire Mk V

Squadron 99 Supermarine Spitfire Mk V

Squadron 1 Supermarine Spitfire Mk V

NdA Les squadrons 605 et 615 deviennent des squadron d’active, quittant le giron de la Royal Air Auxiliary Force et par la même occasion la Métropole pour les cieux d’outre-mer.

8th Figther Wing (Multimoteur)

Bristol Beaufighter Mk IF

Bristol Beaufighter Mk IF

-Squadron 23 : Bristol Beaufighter Mk IF

-Squadron 25 : Bristol Beaufighter Mk IF

-Squadron 600 : Bristol Beaufighter Mk IF

-9th Fighter Wing (Multimoteur)

De Havilland Mosquito

De Havilland Mosquito F. Mk IV

-Squadron 64 : De Havilland Mosquito F. Mk IV

-Squadron 29 : De Havilland Mosquito F. Mk IV

-Squadron 601 : De Havilland Mosquito F. Mk IV

Méditerranée

Bien que la France soit chargée du commandement des forces alliées en Méditerranée, la RAF ne néglige pas ce théâtre d’opérations, la protection de Malte et de l’Egypte, du détroit de Sicile et du canal de Suez imposant la présence d’unités de chasse.

En septembre 1948, le Mediteranean Command (RAF) dispose de deux wing en Méditerranée (un en Egypte avec un squadron détaché en Palestine et un au Soudan, un wing à Malte avec un squadron détaché à Chypre) équipés dans l’ensemble d’appareis moins modernes que les Spitfire de métropole mais jugés suffisant pour affronter la chasse italienne.

10th Fighter Wing (Egypte)

-Squadron 33 : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 41 : Supermarine Spitfire Mk V

Hawker Hurricane Mk II

Hawker Hurricane Mk II préservé en vol aujourd’hui

-Squadron 80 : Hawker Hurricane Mk II (détaché au Soudan)

-Squadron 112 : Curtiss Kittyhawk (détaché en Palestine)

11th Fighter Wing (Malte)

-Squadron 72 : Supermarine Spitfire Mk V

-Squadron 43 : Supermarine Spitfire Mk II

-Squadron 605 (détaché à Chypre) : Supermarine Spitfire Mk II

-Squadron 615 : Supermarine Spitfire Mk II

12th Fighter Wing (multimoteurs)

-Squadron 30 : Bristol Beaufighter Mk IIF

-Squadron 67 : Bristol Beaufighter Mk IIF

-Squadron 604 : Bristol Beaufighter Mk IIF

Moyen-Orient et Inde

L’Océan Indien est une zone stratégique pour l’Empire britannique. Outre la présence de l’Empire des Indes, le joyau de l’Empire, c’est une voie de passage obligée pour les convois allant vers l’Extrême-Orient ou l’Océanie ou en venant avec notamment les troupes des dominions océaniens.

Un wing de chasse est donc déployé dans une région très vaste au point que les squadron sont très autonomes, bien plus que les squadron de métropole.

Le 13th Fighter Wing dispose de quatre squadron :

Curtiss Tomahawk

Curtiss Tomahawk

-Squadron 94 stationné à Aden avec des Curtiss Tomahawk

-Squadron 68 déployé en Inde avec des Curtiss Kittyhawk

-Squadron 69 déployé en Inde avec des Curtiss Kittyhawk

-Squadron 71 déployé en Birmanie avec Hawker Hurricane Mk II

Extrême-Orient

Allié avec le Japon suite à un traité signé en 1902, Londres abandonne cette alliance qui lui permettait de concentrer sa flotte en Europe contre l’Allemagne en 1922 lors du traité de Washington.

Face aux revendications japonais sur ses colonies et sur ses richesses, Londres n’à d’autre choix que de renforcer ses moyens pour si ce n’est d’empêcher la conquête de ses colonies que de rendre leur conquête indigeste.

Les renforcements les plus visibles concernent les moyens navals (trois cuirassés, deux porte-avions) et aériens avec des unités de chasse et d’attaque bien équipées.

En septembre 1948, la Royal Air Force déploie les unités de chasse suivante :

14th Fighter Wing (Malaisie)

-Squadron 86 : Hawker Hurricane Mk II

-Squadron 89 : Hawker Hurricane Mk II

-Squadron 91 : Hawker Hurricane Mk II

-Squadron 268 (détaché à Hong-Kong) : Hawker Hurricane Mk II

15th Fighter Wing (Singapour)

-Squadron 95 : Hawker Hurricane Mk II

-Squadron 96 : Hawker Hurricane Mk II

-Squadron 109 : Hawker Hurricane Mk II

-Squadron 117 (détaché à Alor Setar pour couvrir la base navale et faire peser une menace sur la Thaïlande toute proche) Hawker Hurricane Mk II

16th Fighter Wing (multimoteurs)

-Squadron 92 : Bristol Beaufighter Mk IF

-Squadron 93 : Bristol Beaufighter Mk IF

-Squadron 118 : Bristol Beaufighter Mk IF

Grande Bretagne (93) Armée de l’Air (4)

Les avions de la Royal Air Force (RAF) (1) : les chasseurs

Avant-Propos

Comme les autres pays engagés dans le premier conflit mondial, la Grande-Bretagne à d’abord utilisé ses avions pour des missions de reconnaissance, d’observation et de réglage de tir au profit de son artillerie.

Pour crever cet oeil indiscret naquirent la chasse. Après l’utilisation de la carabine dans des biplaces, on en vint à une arme plus redoutable, la mitrailleuse utilisé seule ou par paire sur des biplans et quelques rares monoplans ou triplans. Des pilotes comme Guynemer côté français, Richtofen côté allemand ou Mannock côté britannique écrivirent les premières légendes du combat aérien.

Durant la période 1918-1939, la Grande-Bretagne et sa RAF ne distinguèrent pas des autres forces aériennes. Les chasseurs restèrent longtemps des biplans donc la vitesse ne cessait d’augmenter et en dépit du fait qu’une école prétendait qu’un biplan très maniable pouvait tirer son épingle du jeu face à un monoplan, l’ère des “deux ailes” touchait à sa fin.

La guerre d’Espagne fût un révélateur cruel. Les biplans italiens Fiat CR.32 et allemands Heinkel He-51 des nationalistes pouvaient tenir la dragée haute aux Polikarpov I-15 des républicains mais l’arrivée du I-16, un monoplan ventru sonna le glas des biplans et entraîna l’envoi en Espagne des premiers Bf-109.

Gloster Gladiator

Gloster Gladiator

Fort heureusement après avoir acquis un dernier chasseur biplan (le Gloster Gladiator), la RAF sélectionna deux chasseurs monoplans, le Hawker Hurricane et le Supermarine Spitfire qui allaient écrire des pages glorieuses de la RAF surtout le second, le premier étant en voie de déclassement au sein des unités du Fighter Command.

Certains Hawker Hurricane ont été préservés jusqu'à aujourd'hui en état de vol

Certains Hawker Hurricane ont été préservés jusqu’à aujourd’hui en état de vol

En septembre 1939, les unités de chasse de la RAF sont au nombre de 45, trente-sept appartenant en propre à la RAF et huit à la Royal Air Force Auxiliary. Vingt-sept d’entre-eux sont équipés de Hawker Hurricane et de Supermarine Spitfire (respectivement dix-sept et dix), les autres disposant de biplans (Gloster Gladiator pour huit d’entre-eux, Gauntlet pour deux d’entre-eux) ou d’avions dont les performances de chasse sont limitées, le Bristol Blenheim Mk IF était un appareil polyvalent aux performances moyennes, équipant huit squadrons.

Supermarine Spitfire Mk V

Supermarine Spitfire Mk V

Tous ces squadrons ne sont pas stationnés en métropole une partie l’étant en Egypte (trois), en Palestine (un) et à Aden (un) mais cette dispersion est limitée par la quantité d’appareils et leur qualité puisqu’aucune unité n’est équipée de monoplans modernes réservées à la défense de la métropole.

Ce nombre va augmenter durant la Pax Armada. Le nombre de squadrons de chasse va passer à quarante-huit répartis en douze wing de quatre squadrons avec un wing déployé en Malaisie (un squadron détaché à Hong-Kong), un wing couvrant le monde indien (un squadron à Aden, deux squadrons en Inde, un squadron en Birmanie), un wing à Singapour (avec un squadron couvrant la base d’Alor Setar en Malaisie), deux wing en Méditerranée (un en Egypte avec un squadron déployé au Soudan, un en Palestine avec deux squadrons à Malte, un en Palestine et un à Chypre) et sept en métropole (deux couvrant l’Ecosse et l’Irlande du Nord, les cinq autres couvrant l’Angleterre et le Pays de Galles).

Toutes ces unités sont équipées de Supermarine Spitfire et de Hawker Hurricane, le premier équipant la totalité des wing de métropole, le Hurricane étant dominant outre-mer même si le Spitfire commence ça et là à pointer le bout de son nez. On trouve également une poignée de squadron équipés de Curtiss H-81 plus connu sous le nom de P-40 (deux squadrons pour être plus précis).

De Havilland Mosquito

De Havilland Mosquito

Le Fighter Command dispose également de wings de chasse lourde, un wing en Extrême-Orient, un wing en Méditerranée et deux wing en métropole, ces wing de trois squadrons disposant de Bristol Beaufigther et de De Havilland Mosquito. Un temps on trouve des squadrons de Westland Whirlwind mais en raison de problèmes de moteurs, ils sont rapidement retirés du service.

Quand le second conflit mondial éclate, les Spitfire, les Hurricane, les Beaufigther et les Mosquito sont en service.

De nouveaux appareils sont en dévellopement. Le Hawker Fury II est entré en production mais les livraisons aux unités de combat n’ont pas encore eu lieu. Le De Havilland Hornet, un chasseur bimoteur monoplace doit lui aussi remplacer le Beaufigther et le Mosquito dans les unités de chasse lourde et de chasse de nuit.

Gloster Gauntlet

Gloster Gauntlet

Gloster Gauntlet aux couleurs finlandaises

Comme nous l’avons vu dans l’introduction, l’ère du biplan ne s’acheva qu’avec la guerre d’Espagne qui démontra de manière irréfutable et définitive qu’un biplan maniable ne faisait pas le poids face à un monoplan.

Pourtant en septembre 1939, la Royal Air Force disposait encore de chasseurs biplans appartenant à deux modèles de la firme Gloster, le Gauntlet et le Gladiator. Fort heureusement pour leurs pilotes, ils n’eurent pas à affronter la Luftwafe, le duel l’opposant à la Regia Aeronautica étant plus équilibré puisque l’armée de l’air italienne disposait de Fiat CR-32 et 42, les derniers chasseurs biplans mis en service dans le monde avec le Gladiator.

A l’origine du Gauntlet figure le Gloster S.S 18, un chasseur biplan qui effectua son premier vol en janvier 1929. De cet appareil naquit le S.S 19 qui effectua son premier vol en 1933, le futur Gauntlet étant le S.S 19B, une version remotorisée du précédent commandé à vingt-quatre exemplaires en septembre 1933.

Rapidement une version Mk II succède au Mk I, une version qui se distingue par de nouvelles méthodes de construction imposées par Hawker qui venait de racheter Gloster. Pas moins de 204 Gauntlet Mk II furent produits en Grande-Bretagne.

Le Gauntlet entre en service au sein du squadron 19 en mai 1935, remplaçant le Bristol Bulldog qu’il surclassait en terme de vitesse maximale (90 km/h de plus). A son apogée, vingt-six squadron du Fighter Command sont équipés.

A une époque où l’aviation évoluait vite où la conception des avions répondait à la logique du jeu d’échec (toujours avoir deux ou trois coups d’avance), la carrière du Gloster Gauntlet allait forcément être courte.

La mise en service du Gladiator _dernier chasseur biplan de la RAF_ suivit des modernes Spitfire et Hurricane entraine le retrait du service du Gauntlet qui en septembre 1939 n’équipe plus que deux squadrons.

Le squadron 6 stationné en Palestine était une unité de chasse et de coopération avec pour équipement des Gloster Gauntlet et des Hawker Hardy. Elle devient une unité de coopération entièrement équipée de Lysander.

Le squadron 616 de la Royal Auxiliary Air Force stationné dans le Yorkshire dispose en septembre 1939 de Gauntlet mais dès octobre il est transformé sur Supermarine Spitfire Mk I.

La majorité des appareils survivants sont feraillés mais une poignée est utilisée pour l’entrainement à la chasse des nouveaux pilotes. Le dernier vol enregistré d’un Gauntlet date du 14 mars 1945.

Cet appareil à connu un certain succès à l’export. Dix-sept appareils furent produits sous licence au Danemark, la Finlande reçut de l’Afrique du Sud vingt-cinq appareils de la RAF mais l’armée de l’air finlandaise n’utilisa cet appareil dépassé que pour l’entrainement. L’appareil à également été utilisé par l’Australie, par la Rhodésie du Sud et l’Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Gloster Gauntlet Mk II

Type : monoplace de chasse biplan

Masse : à vide 1259kg en charge 1805kg

Dimensions : longueur 8.05m envergure 10m hauteur 3.13m

Motorisation : un moteur radial 9 cylindre Bristol Mercury VI de 645ch

Performances : vitesse maximale 370 km/h à 4820m (15800 pieds) distance franchissable 740km plafond opérationnel 10210m

Armement : deux mitrailleuses Vickers .303

Gloster Gladiator

Gloster Gladiator

Gloster Gladiator

A l’origine du Gloster SS.37 (le nom Gladiator est un nom officiel et non celui du constructeur) figure un appel d’offres (F.7/30) de 1930 demanda un chasseur biplan capable de filer à 400 km/h et armé de quatre mitrailleuses. La propulsion devait être assuré par un Rolls-Royce Goshawk mais ce moteur se révéla deffectueux et fût remplacé par un Bristol Mercury.

Le prototype du Gladiator effectua son premier vol le 12 septembre 1934 et après trois mois d’évaluation (avril-juillet 1935), l’appareil est commandé en série par la RAF puis par la Fleet Air Arm sans parler de pays étrangers (Chine, Finlande, Norvège, Belgique, Grèce,Egypte, Irak, Irlande,Lettonie,Lituanie, Afrique du Sud, Portugal et Suède, seuls les deux premiers l’employant au combat). Au final 747 appareils furent produits, 483 pour la RAF, 98 pour la FAA et 216 pour l’exportation.

En septembre 1939, huit squadron de chasse sont encore équipés de Gloster Gladiator dont quatre appartenant à la Royal Air Auxiliary Force.

-Le squadron 33 stationné en Egypte avec ses Gloster Gladiator est transformé sur Hawker Hurricane Mk II en octobre 1940. Il est toujours déployé au pays des Pharaon en septembre 1948 mais à reçu des Spitfire Mk V en mars 1946 en remplacement de ses Hurricane.

-Le squadron 80 dispose à sa création de Gauntlet (mars 1937) mais il reçoit rapidement des Gloster Gladiator qu’il va conserver jusqu’en juillet 1941 quand il est transformé sur Hawker Hurricane. Il devait être transformé sur Spitfire Mk V à partir de juin 1948 mais le conflit semblant iminant, sa transformation est reportée sine die.

-Le squadron 94 stationné à Aden dispose de Gloster Gladiator à sa recréation en mars 1939. Il reçoit des Curtiss Kittyhawk en mars 1941 toujours en service en septembre 1948, cet appareil étant jugé suffisant pour affronter les avions italiens déployés en Afrique orientale.

-Le squadron 112 recréé en Egypte en mai 1939 avec des Gloster Gladiator reçoit lui aussi des Curtiss Kittyhawk en juin 1941. Il quitte alors l’Egypte pour rallier la Palestine où il est toujours déployé en septembre 1948 avec le même appareil même si sa transformation sur Spitfire est prévu à court terme.

Les quatre autres squadrons équipés de Gloster Gladiator sont des squadrons de la Royal Air Auxiliary Force, les squadron 603 605 607 et 615, tous déployés en métropole. Ils sont intégrés aux wings d’active, n’atteignant leur pleine puissance opérationnelle qu’en temps de guerre ou d’exercice.

-Le squadron 603 qui couvre l’Ecosse dispose de Gloster Gladiator d’octobre 1938 à août 1939 au moment où il commence sa transformation sur Spitfire. Il n’est cependant opérationnel que fin octobre sur Spitfire Mk I, participant à la défense de Scapa Flow. Il est toujours équipé de Spitfire en septembre 1948 mais le Mk I à été remplacé par le Mk II en décembre 1943, l’appareil ayant lui même été remplacé par des Mk V en septembre 1946 en attendant la livraison de Mk VIII ou de Mk IX.

-Le squadron 605 qui couvre le Sud-Est de l’Angleterre dispose de Gloster Gladiator de février à octobre 1939 avant de recevoir des Hawker Hurricane utilisés jusqu’en septembre 1943 quand ils sont remplacés par des Supermarine Spitfire Mk II, appareils remplacés par des Mk V en janvier 1947, appareils toujours en service en septembre 1948.

-Le squadron 607 qui couvre le Nord-Est dispose de Gloster Gladiator jusqu’en mars 1940 quand il reçoit des Hawker Hurricane. Les Hurricane sont remplacés par des Supermarine Spitfire Mk II en mars 1944 et toujours en service en septembre 1948 bien que la transformation sur Mk V ait débuté depuis le printemps, le squadron disposant d’un équipement mixte.

-Le squadron 615 (County of Surrey) couvre le Sud-Ouest de l’Angleterre et dispose pour se faire de Gloster Gladiator qui ne sont remplacés par des Hawker Hurricane qu’en mai 1940, les Hurricane cédant la place à des Supermarine Spitfire Mk II en septembre 1945, appareils en cours de remplacement en septembre 1948 par des Mk V plus modernes mais l’escadron va participer aux premières interceptions avec un équipement mixte.

Caractéristiques Techniques du Gloster Gladiator

Type : chasseur biplan monoplace

Masse : à vide 1155kg en charge 2205kg

Dimensions : longueur 8,38m envergure 9,85m hauteur 3,17m

Motorisation : un moteur radial Bristol Mercury VIIIA ou AS 9 cylindres dévellopant 850ch

Performances : vitesse maximale 414 km/h plafond opérationnel 11570m distance franchissable 714km

Armement : quatre mitrailleuses de 7.7mm (deux Vickers et deux Lewis puis quatre Browning)

Hawker Hurricane

Hawker Hurricane Mk I

Hawker Hurricane Mk I

Au milieu des années trente, l’ère du chasseur biplan s’achevait, l’ère du monoplan s’ouvrait. Oh certes il y eut des monoplans de chasse durant le premier conflit mondial comme le Morane-Saulnier L ou le Fokker E.III, des monoplans à aile haute mais ils étaient largement marginaux par rapport aux biplans.

Dans le cadre de l’appel d’offres F.7/30, Sydney Camm, chef du bureau d’études d’Hawker proposa le Hawker P.V.3, un appareil issu du Hawker Fury qui fût rejeté par l’Air Ministry.

Suite à cet échec, Sydney Camm travailla sur un monoplan aux ailes cantiveler et train fixe mais il n’attira pas l’intérêt du ministère de l’Air. La firme Hawker ne se découragea pas et continua à travailler sur un nouvel appareil avec une revision complète du désign, un moteur Rolls Royce Merlin (alors connu comme le PV-12) et un train d’aterrissage retractable. En septembre 1934,trois mois après le refus de poursuivre le design précédent, le ministre de l’Air accepta de financer la construction d’un prototype.

En novembre 1934 fût lancée l’appel d’offre F.5/34 qui demandait un intercepteur monoplan armé de huit mitrailleuses dans les ailes. En janvier 1935 une maquette en bois est terminée et après quelques modifications mineures, la production du prototype est approuvée, l’appel d’offres devient le F.36/34 suite à une modification de l’armement.

Le prototype est assemblé en octobre 1935 et effectue son premier vol le 6 novembre 1935, les tests officiels commençant en mars 1936. Ils se révèlèrent très satisfaisants et sur proposition du constructeur, l’appareil fût officiellement baptisé Hurricane le 26 juin 1936. Une faiblesse structurelle fût cependant détectée et ne fût modifiée qu’à partir du 61ème exemplaire de série.

La production en série du Hurricane est décidée en juin 1936, le premier appareil de série effectuant son premier vol le 12 octobre 1937, les livraisons suivant rapidement puisque dix-sept squadrons sont équipés en septembre 1939.

Le nombre passe rapidement à vingt-deux par rééquipement des unités équipées de biplans (Gladiator et Gauntlet) mais à terme le Hurricane va être surclassé par le Spitfire plus moderne mais surtout au potentiel de dévellopement plus prometteur et intéressant.

Le Hurricane peut cependant toujours rendre des services outre-mer. Il équipe ainsi encore des unités déployées en Extrême-Orient et au Moyen-Orient soit six squadron équipées de Hurricane Mk II.

Il équipe également des unités de chasse-bombardement intégrées non au Figther Command mais au Bomber Command.

Si pour les missions de chasse, le Hurricane est surclassé par les Me-109 et les Fw-190, en matière de chasse-bombardement, il est toujours largement capable même si à terme il doit être remplacé complètement par le Typhoon et le Tempest. Quatre squadrons sont encore équipés de Hurricane Mk III, appareils déployés en Inde et au Soudan.

Dix squadrons sont encore équipés de “Hurri” en septembre 1948. La production ayant été stoppée en septembre 1945 après la satisfaction des commandes export.

Le Hawker Hurricane à ainsi équipé l’Australie, la Belgique, le Canada, l’Egypte, la Finlande (durant la guerre d’Hiver), la Grèce, l’Inde britannique, l’Iran, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Portugal, la Roumanie, l’Afrique du Sud, la Turquie et la Yougoslavie.

Hawker Sea Hurricane à l'appontage

Hawker Sea Hurricane à l’appontage

Il va aussi équiper un temps la Fleet Air Arm (FAA) dans une version embarquée (Sea Hurricane), un appareil en service de juillet 1940 à avril 1944.

Caractéristiques Techniques du Hawker Hurricane Mk IIC

Type : chasseur-bombardier monoplan monomoteur

Masse à vide 2605kg en charge 3480kg maximale au décollage 3950kg

Dimensions : longueur 9.84m envergure 12.19m hauteur 4m

Motorisation : un moteur en ligne Rolls-Royce Merlin XX de 1185ch à 6400m

Performances : vitesse maximale 547km/h à 6400m distance franchissable 965km plafond opérationnel 10970m

Armement : huit mitrailleuses de 7.7mm Browning dans les ailes deux bombes de 500kg ou quatre de 250kg ou des roquettes.

Supermarine Spitfire

Supermarine Spitfire Mk II

Supermarine Spitfire Mk II

Dans les années vingt et trente, l’aviation évoluait très vite. Comme aux échecs, il fallait avoir deux ou trois coups d’avance, les avions entrant en service étant pour ainsi dire périmés tant les technologies évoluaient rapidement.

La firme Supermarine s’était fait connaitre pour ses hydravions de course participant à la coupe Schneider, une compétition où tombaient de nombreux records, une formidable publicité pour les constructeurs, le Supermarine S.6B remportant l’édition 1931 avec un record de vitesse (654km/h) à une époque où les chasseurs atteignaient péniblement 400 km/h.

A la tête du bureau d’études figure un ingénieur pétrit de talent, Reginald Mitchell qui veillait à dessiner des avions fins, élégants, aérodynamiques ce qui permettait d’obtenir des avions rapides, une qualité majeure pour un chasseur.

Après un échec dans l’appel d’offres F.7/30 où le Gloster Gladiator battit le projet de Supermarine (le Supermarine type 224),Reginald Mitchell dessina un nouvel appareil, le Supermarine type 300, un avion monoplan à aile cantiveler, cabine fermée, train rentrant. Il manque une seule chose mais cette chose n’est pas insignifiant puisqu’il s’agit du moteur.

A la même époque la célèbre firme Rolls-Royce travaillait sur le PV-12 plus connu sous le nom de Rolls-Royce Merlin. De cette association allait naitre un remarquable chasseur, le Supermarine Spitfire.

Le dévellopement du Spitfire est d’abord un projet privé de la firme Supermarine mais l’Air Ministry s’intéresse rapidement à ce prometteur projet et le finance au travers de l’appel d’offres F.37/34.

Le prototype (K5054) effectue son premier vol le 5 mars 1936, un vol d’une heure à l’issue duquel le chef-pilote de Vickers Aviation déclare “Ne touchez à rien”.

Dès le 3 juin 1936, les premières commandes sont passées avec 310 avions. Un nouvel appareil et de nouvelles techniques de construction entrainent un certain nombre de retards ce qui fait hésiter le ministère de l’Air qui finalement passe une nouvelle commande de 200 exemplaires en septembre 1938.

La tension augmentant et la guerre chaque jour plus menaçante, une nouvelle commande de 200 exemplaires est passée en avril 1939 et 450 en août de la même année, portant les commandes globales à 1160 exemplaires.

De nouvelles commandes sont passées en octobre et novembre 1939 (respectivement 250 et 400 exemplaires) mais ces commandes sont gélées en raison de l’arrêt prématuré du conflit.

Les qualités de l’appareil attire également l’attention de pays étrangers. Si la guerre s’était poursuivie, il est probable que ces commandes n’auraient pas été honorés mais comme le conflit s’est vite stoppé, des Spitfire vont voler sous d’autres cocardes en l’occurence celles du Portugal (trente-six) et la Turquie (seize) en attendant les Dominions (Canada, Australie, Afrique du Sud,Nouvelle-Zélande), l’Inde britannique, le Brésil. La Finlande se montre un temps intéressée mais ne donne pas suite tout comme la Grèce.

En septembre 1939, dix squadrons sont équipés de Spitfire (mais tous ne sont pas opérationnels), leur nombre augmentant peu à peu puisqu’en septembre 1948, vingt-huit squadrons de chasse sont équipées de différentes versions du Supermarine Spitfire.

Le Supermarine Mk I n’est plus en service quand éclate le second conflit mondial. Certains appareils sont utilisés pour l’entrainement et d’autres pour des tests notamment le radioguidage pour permettre d’utiliser des appareils sans risquer la vie de pilotes dont la formation est longue et couteuse.

La version Mk II est encore en service dans six des vingt-huit squadrons déployés en Métropole.

Les Mk III et IV sont produites en petites quantités sans avoir été mis en service dans des unités de première ligne en raison notamment de performances guère supérieures à celle du Mk II.

La Royal Air Force (R.A.F) préfère miser sur le Mk V, un appareil muni d’un moteur Merlin plus puissant qui va peu à peu remplacer le Mk I, le remplacement étant achevé à l’automne 1945, le Supermarine type 300 étant le chasseur majeur du Figther Command en septembre 1948 puisqu’équipant seize squadrons sur vingt-huit déployés en Métropole.

Les Supermarine Spitfire Mk VI et VII équipent respectivement un et deux squadrons. Le premier est destiné à l’interception à haute altitude (appareil allégé, moteur à turbocompresseur, armement réduit à quatre mitrailleuses) et le second bien que destiné à mener des missions de reconnaissance photo est avant tout considéré comme un chasseur ce qui explique son affectation au Figther Command et non à l’Army Cooperation Command.

Le Supermarine Spitfire Mk VIII est une évolution du Mk V avec un moteur Merlin plus puissant, le Mark VIII étant d’ailleurs la dernière version du Spitfire à disposer du Merlin, le Mk IX passant au moteur Griffon.

Le Spitfire Mk VIII équipe trois squadrons en septembre 1948. Il devait remplacer tous les Mk II mais il est probable qu’avec l’arrivée du Mk IX ce ne sera pas le cas.

Bien que le Hawker Fury II doive devenir le chasseur standard de la Royal Air Force, le dévellopement du Spitfire va continuer. Si le Mk X et le Mk XI ne sont produits qu’en petite quantité, le Mk XII va être produit en masse, la RAF se disant qu’avoir le Fury II et le Spitfire en ligne c’est plus que nécessaire pour faire face aux chasseurs allemands, italiens et japonais.

Le Supermarine Spitfire va aussi donner naissance à une variante embarquée, le Supermarine Seafire.

Dès 1938, alors que les premiers Spitfire commençaient à sortir d’usine, la firme proposa une version navalisée que l’Amirauté déclinant, préférant se concentrer sur le Fairey Fulmar.

Le chasseur biplace à long rayon d’action s’étant révéler décevant, la marine britannique décida de relancer le projet d’une version embarquée du Spitfire. Le projet ne fût officiellement lancé qu’en juin 1941, deux Spitfire Mk V furent modifiés en version navale et baptisés Seafire MkV, effectuant une campagne d’essais sur le HMS Illustrious qui révèlèrent un certain nombre de défauts.

Cette campagne d’essais et d’évaluation mis à jour les tares d’un appareil qui n’avait pas été conçu à l’origine pour être utilisé sur un porte-avions : visibilité vers l’avant médiocre, avion ayant tendance à «sauter» au moment de l’appontage et train d’atterissage étroit et trop fragile sans parler d’une vitesse trop élevée à l’appontage ce qui rendait son utilisation sur de petits et lents porte-avions hasardeuse.

Il se révela cependant un excellent intercepteur pour couvrir la flotte mais son faible rayon d’action pouvait se revéler handicapant pour des opérations au dessus de vastes océans comme le Pacifique.

N’ayant pas les moyens de dévelloper un appareil conçu dès l’origine pour être embarqué, la Fleet Air Arm accepta ses défauts qui furent communs à son potentiel adversaire, le Me-109T.

Les premiers appareils de série ne furent livrés qu’à partir de septembre 1942 mais permirent à la fois le rééquipement des unités existantes et l’équipement des nouveaux squadrons mis sur pied pour équiper en chasseurs modernes des porte-avions qui ne l’était pas moins.

Sur les trente-six squadrons de chasse de la Fleet Air Arm en septembre 1948, trente-deux soit un total de 256 appareils étaient équipés de Seafire répartis en deux versions, le Seafire Mk V _première version de série_ équipant quatorze squadrons alors que le Seafire Mk VII (le Mk VI était une version de reconnaissance photo non produite en série) équipait pas moins de dix-huit squadrons.

Aux 256 appareils en ligne s’ajoutaient 188 appareils de réserve répartis entre la métropole (80 appareils), la Méditerranée (44 appareils) et l’Extrême-Orient (64 appareils).

En attendant la disponibilité du Sea Fury (la production n’à été lancée qu’en juin 1948), de nouvelles commandes de Seafire ont été passées, un Seafire Mk VIII produit à 24 exemplaires suivit d’un Mk IX commandé à 180 exemplaires.

Supermarine Seafire à bord du HMS Formidable

Supermarine Seafire à bord du HMS Formidable

A noter que le Seafire Mk V fût évalué par la marine néerlandaise (Koninklijke Marine) pour un chasseur destiné à son porte-avions Guillaume d’Orange mais comme le Bloch MB-700, il dût cédé devant le Grumman Hellcat F6F-3.

Caractéristiques Techniques du Supermarine Spitfire Mk V

Type : monoplace de chasse

Masse : à vide 2297kg en charge 3000kg maximale au décollage 3039kg

Dimensions : longueur 9.12m envergure 11.23m hauteur 3.86m

Motorisation : un moteur en ligne douze cylindres Merlin 45 dévellopant 1470ch à 2819m

Performances : vitesse maximale 595 km/h distance franchissable 786km (1827km en configuration convoyage) Plafond opérationnel 11125m

Armement : Deux canons de 20mm et 4 mitrailleuses de 7.7mm. Peut également emporter une bombe de 227kg sous le fuselage ou deux de 113kg sous les ailes.

 

Caractéristiques Techniques du Supermarine Seafire Mk V

Type : Monoplace monoplan de chasse embarquée

Masse à vide : 2449kg à pleine charge au décollage : 3175kg

Longueur : 9.12m Envergure : 11.23m Hauteur : 3.48m

Moteur : Rolls Royce Merlin 45, 50 ou 55 à 12 cylindres en V dévellopant une puissance totale de 1470ch

Vitesse maximale à 3734m : 566 km/h Plafons opérationnel : 10302m Distance franchissable : 748km

Armement : Deux canons de 20mm et 4 mitrailleuses de 7.7mm. Peut également emporter une bombe de 227kg sous le fuselage ou deux de 113kg sous les ailes.