13-Sous-marins (21) sous-marins classe Saphir

G-Sous-marins mouilleurs de mines classe Saphir

Avant-propos

Apparue au 19ème siècle et longtemps confondue avec la torpille, la mine marine ne tarda pas à montrer sa redoutable efficacité au cours du premier conflit mondial notamment le 27 octobre 1914 quand le cuirassé britannique Audacious est coulé par une mine allemande.

A la fin du premier conflit mondial, les alliés mouillèrent un gigantesque champ de mines en mer du Nord pour empêcher les sous-marins allemands de gagner l’Atlantique en contournant les îles britanniques.

Si ces champs de mines pouvaient être mis en place par des navires de surface spécialisés ou adaptés, le mouillage de champs de mines offensifs est bien plus délicat car sous la menace aérienne et navale de l’ennemi.

D’où l’idée de sous-marins spécialisés pour larguer des bouchons de mines capables de gêner voir de paralyser les mouvements de la flotte ennemie.

La marine française qui à perdu un cuirassé suite à des mines (le Bouvet aux Dardanelles, plus le Gaulois gravement endommagé) comprend l’intérêt de posséder une bonne capacité de mouillage de mines en surface (mouilleur de mines Pluton puis croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin) et sous-marine.

Six variantes du projet O sont dévellopées à partir de 1923 et c’est l’ultime variante (O6) qui est choisie. Deux sous-marins baptisés Saphir et Turquoise sont financés à la tranche 1925, un troisième baptisé Nautilus est financé à la tranche 1926 et un quatrième baptisé Rubis à la tranche 1927.
Le Saphir

Le Saphir

Le Saphir

-Le Saphir est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 25 mai 1926 lancé le 20 décembre 1928 et mis en service le 30 septembre 1930.

En septembre 1939, le Saphir appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships Turquoise Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 1er novembre au 10 décembre 1942, le Saphir est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah afin d’y subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 décembre 1942. Les essais officiels ont lieu du 27 au 29  et la remise en condition du 2 au 14 janvier 1942.

A la différence des sous-marins d’attaque, les sous-marins mouilleurs de mines n’effectuaient pas de patrouilles à proprement parler même si ils naviguaient régulièrement dans des eaux qu’ils pourraient avoir à miner en cas de conflit. Le Golfe de Syrte devint famillier au Saphir et à ses compères de la 20ème DSM.

Il jouait également le rôle de plastron pour des exercices ASM notamment lors des manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944 en compagnie de son sister-ship Nautilus mais également des sous-marins de moyenne patrouille L’Arethuse et La Vestale.

Du 11 décembre 1945 au 15 janvier 1946, le Saphir est à nouveau échoué sur le dock-flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1946. Il réalise ses essais officiels les 27 et 28 janvier 1946 et sa remise en condition du 30 janvier au 12 février 1946.

Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Saphir est à La Valette pour une escale de courtoisie sur invitation du commandant des sous-marins de la Mediteranean Fleet. A l’annonce des bombardements, il ravitaille en carburant et appareille pour Bizerte afin de charger ses mines pour une  mission de mouillage au large de Benghazi.

Le Turquoise

Le Turquoise

Le Turquoise

-Le Turquoise est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 20 octobre 1926, lancé le 16 mai 1929 et mis en service le 10 septembre 1930

En septembre 1939, le Turquoise appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 septembre au 30 octobre 1942, le Turquoise est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.
Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 novembre 1942. Les essais réglementaires ont lieu du 14 au 16  puis la remise en condition est menée du 18 au 30 novembre.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte, le Turquoise lui devient familier du Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens. Ils participent tous les deux à des exercices ASM, le Turquoise et le Nautilus servant de plastron pour l’entrainement ASM de la 7ème DCT du 12 au 21 mars 1945.

Le sous-marin Turquoise subit un nouveau grand carénage sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 7 novembre au 10 décembre 1945. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 décembre, exécutant ses essais officiels du 21 au 23 et réalisant sa remise en condition du 1er au 12 janvier 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, il participe avec son compère Rubis à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 5 septembre 1948, le Turquoise était à quai à Bizerte et à l’annonce des bombardements est mis en alerte pour un éventuel appareillage.

Le Nautilus

-Le Nautilus est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 8 août 1927 lancé le 20 mars 1930 et mis en service le 15 juillet 1931.

En septembre 1939, le Nautilus appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Rubis. Cette division est stationnée à Bizerte en compagnie des autres unités de sous-marins appelés à opérer au profit de la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 11 décembre 1942 au 20 janvier 1943, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 février. Les essais réglémentaires ont lieu les 3 et 4 février et sa remise en condition du 6 au 17 février.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte et le Turquoise le Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens, le Nautilus s’intéresse notamment au canal d’Otrante dont l’obstruction provoquerait bien des déboires à la marine italienne.

Le Nautilus sert aussi de plastron pour les entrainements anti-sous-marins des navires de surface comme du 21 février au 1er mars 1944 quand le Nautilus et le Rubis s’entrainent avec les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable ou encore lors des manoeuvres Harmattan du 12 mai au 10 juin, le Nautilus y participant en compagnie du Saphir, de La Vestale et de L’Arethuse voir du 12 au 21 mars 1945 quand le Nautilus et le Turquoise sont engagés dans l’entrainement ASM de la 7ème DCT.

Du 16 janvier au 25 février 1946, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 mars, réalisant ses essais réglementaires les 8 et 9 mars et sa remise en condition du 11 au 26 mars 1946.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Nautilus était en entretien à flot à Bizerte. Il accélère aussitôt ses travaux pour pouvoir appareiller le plus rapidement possible.

Le Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

-Le Rubis est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 3 avril 1929 lancé le 30 septembre 1931 et mis en service le 4 avril 1933.

En septembre 1939, le Rubis appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Nautilus, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité de Premar IV mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 janvier au 28 février 1943, le sous-marin Rubis est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 mars, réalisant ses essais officiels les 11 et 12 mars et sa remise en condition du 14 au 28 mars.

Des quatre sous-marins de la 20ème DSM, le Rubis à probablement la mission la plus dangereuse puisqu’en temps de guerre, il à pour mission rien de moins que d’interdire avec ses mines le détroit de Messine entre la Sicile et la péninsule italienne.

Du 21 février au 1er mars 1944, le Nautilus et le Rubis participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT (4ème escadre Mers-El-Kébir).

Le Rubis subit au printemps 1946 un nouveau grand carénage. Pour cela, il est échoué sur le dock-flottant du 26 février au 30 mars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 avril. Les essais réglementaires ont lieu les 11 et 12 avril et sa remise en condition du 14 au 26 avril 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, le Rubis accompagné du Turquoise participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Victime d’une avarie de batterie le 3 septembre 1948,  le Rubis était indisponible quand éclate le second conflit mondial mais les travaux sont accélérés pour permettre au submersible de reprendre la mer et de prendre part au combat le plus rapidement possible.

Classe Saphir

Caractéristiques Techniques de la classe Saphir

Déplacement : surface 669 tW en plongée 925 tW

Dimensions : longueur 65.90m largeur 7.10m tirant d’eau 4.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 550ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 12 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds en surface et 80 miles nautiques à 4 noeuds en plongée. Immersion : 80m

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897-15 puis 1928; une mitrailleuse de 13.2mm et deux mitrailleuses de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm

-32 mines stockées par paires dans seize puits latéraux extérieurs;

-Deux tubes lance-torpilles de 550mm à l’étrave, une plate-forme axiale avec un tube de 550mm et deux de 400mm

Equipage : 40 officiers et marins

13-Sous-marins (18) sous-marins classe Argonaute (4)

La Psyché

Sous marin La Psyché

-La Psyché (Q-174) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 26 décembre 1930 lancé le 4 août 1932 et mis en service le 23 décembre 1933.

En septembre 1939, le sous-marin Psyché forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Amphitrite Méduse et Oréade, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre et la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 21 août au 30 septembre 1941, le sous-marin Psyché est échoué sur le dock flottant pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre, effectuant ses essais officiels du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 au 31 octobre, le submersible effectuant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 novembre 1941.

Du 22 juin au 2 juillet 1943, les sous-marins Psyché et Oréade participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs  Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT.

Du 21 mars au 30 avril 1944, Le Psyché est échoué sur le dock flottant pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour la fin de 1945. Il sort pour essais du 12 au 14 mai puis pour remise en condition du 16 au 30 mai, effectuant sa première patrouille du 7 au 17 juin 1944.

Du 23 septembre au 3 octobre 1944, les sous-marins Psyché et Oréade participent à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Alcyon et Le Bordelais.

Du 7 au 18 mars 1945, le sous-marin Psyché participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Eveillé et L’Alerte.

Du 12 au 21 avril 1945, il participe avec l’Oréade à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy et Verdun.

Le Psyché est mis en position de complément le 7 septembre 1945 en compagnie de l’Oréade ce qui entraine la dissolution de la 18ème DSM (qui renait peut après avec la renumérotation de la 27ème DSM).

Officiellement condamné le 19 septembre 1945, il est remorqué à Toulon le 7 octobre 1945 et condamné le lendemain sous le numéro Q-174. Mouillé au Bregaillon, il y était toujours le 5 septembre 1948.

La Vestale

Sous-marin La Vestale

-La Vestale est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 30 janvier 1931 lancé le 26 mai 1932 et mis en service le 18 septembre 1934.

En septembre 1939, la Vestale appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane,  formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 1er décembre 1941 au 15 janvier 1942, le sous-marin La Vestale est échoué sur le dock-flottant pour sous-marin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à la remettre complètement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 janvier, réalisant ses essais officiels du 26 au 28 et sort pour remise en condition opérationnelle du 30 janvier au 12 février 1942. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 19 février au 1er mars.

Du 13 avril au 2 mai 1942, la Vestale accompagnée de l’Arethuse effectue un entrainement commun avec le contre-torpilleur Mogador et les torpilleurs de la 12ème DT.

Deux ans plus tard, du 12 mai au 10 juin 1944, le sous-marin La Vestale participent aux manoeuvres «Harmattan» en compagnie de l’Arethuse, du Saphir et du Nautilus.

Du 18 au 27 novembre 1944, La Vestale et l’Atalante participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 7ème DCT (Vauquelin Chevalier Paul et Tartu).

Du 13 février au 20 mars 1945, le sous-marin La Vestale est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un petit carénage.

Armé pour essais le 30 mars 1945, il réalise ses essais officiels les 31 mars et 1er avril avant de sortir pour sa remise en condition du 3 au 17 avril 1945. La première patrouille post-carénage à lieu du 19 avril au 3 mai 1945.

Du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre, les trois sous-marins disponibles de la 17ème DSM (Atalante Vestale Sultane) participent à deux entrainements ASM avec les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber).

Du 29 mars au 5 avril 1946, la 17ème DSM effectue un entrainement commun au large des côtes du Levant avec les contre-torpilleurs de la 5ème DCT et les torpilleurs légers de la 1ère DT, les premiers traquant les sous-marins alors que les seconds assurent l’escorte de l’aviso La Grandière.

Du 25 mai au 2 juin 1946, les sous-marins Vestale et Sultane de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 7ème DCT.
Le sous-marin La Vestale est mis en position de complément le 9 septembre 1946 ce qui entraine la dissolution la 17ème DSM.

Il est officiellement désarmé le 21 septembre 1946 et condamné sous le numéro Q-176 le 5 octobre 1946. Il reste mouillé sur le lac de Bizerte puis le 1er septembre 1948 est transféré à l’entrée du goulet pour la protéger d’intrusions ennemies.

La Sibylle

La Sibylle

La Sibylle

-La Sibylle (Q-175) est mise sur cale  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 10 janvier 1931 lancé le 28 janvier 1933 et mis en service le 22 décembre 1934.

En septembre 1939, la Sibylle forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Antiope et Amazone, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Du 17 janvier au 24 mars 1941, La Sibylle est échouée au bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 8 mars 1941.

Les essais officiels ont lieu du 9 au 11 mars et la remise en condition du 13 au 27 mars 1941, le sous-marin de moyenne patrouille effectuant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 avril 1941.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.

Du 17 au 24 février 1943, La Sibylle participe avec l’Orphée à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard (8ème DCT), récidivant du 17 au 26 juin en compagnie cette fois de l’Antiope. Du 9 au 15 octobre 1943, il participe avec ses compères de la 16ème DSM à un entrainement commun avec les 3ème 6ème et 8ème DCT.

Du 22 mars au 3 mai 1944, le sous-marin Sibylle est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 mai 1944.

Les essais officiels ont lieu du 14 au 16 mai puis le sous-marin effectue sa remise en condition opérationnelle en mer d’Iroise et dans le Golfe de Gascogne du 18 mai au 2 juin, rentrant à Dunkerque le 4 juin 1944. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 11 au 22 juin 1944.

Après avoir participé à «Entente Cordiale 45» en compagnie de l’Antiope, de l’Ajax et du Pasteur, le Sibylle poursuit sa carrière opérationnelle de plus en plus isolé, ses sister-ships étant désarmés les uns après les autres.

La mise en complément puis le désarmement de l’Orphée entraine la dissolution de la 16ème DSM, laissant hors rang le sous-marin Sibylle et ce jusqu’au 7 janvier 1946 quand il est mis en position de complément.
Officiellement désarmé le 16 janvier 1946, il est condamné le 31 janvier 1946 sous le numéro Q-175 et ramené à Cherbourg où il arrive le 7 février 1946. Débarrassé de tout le matériel récupérable, le Q-175 est vendu à la démolition le 15 juin 1946 et démantelé par un chantier caennais.

La Sultane

La Sultane en construction

La Sultane en construction

-La Sultane est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 03 février 1931 lancé le 4 août 1932 et mis en service le 20 mai 1935.

En septembre 1939, la Vestale appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane, formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 9 décembre 1940.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 16 janvier au 28 février 1942, le sous-marin La Sultane est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à lui redonné tout son potentiel. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 9 mars 1942.

Les essais réglementaires ont lieu du 10 au 12 mars 1942 et la remise en condition du 14 au 30 mars date à laquelle il rentre à Bizerte pour préparer sa première patrouille opérationnelle qui à lieu du 8 au 20 avril en Adriatique.

Du 12 au 28 septembre 1944, La Sultane est l’une des quatre sous-marins à participer à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Du 21 mars au 30 avril 1945, il est à nouveau échoué sur le dock flottant pour un grand carénage. Il sort pour essais du 7 au 9 mai et pour remise en condition du 11 au 25 mai 1945.

Il participe ensuite à un entrainement ASM, celui de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber), servant de plastron en compagnie de ses compères Atalante et Vestale, entrainement qui à lieu en deux temps : du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre 1945.

Du 29 mars au 5 avril 1946, les trois sous-marins de la 17ème DSM dont La Sultane participent à un entrainement ASM au large des côtes du Levant en compagnie des 5ème DCT et 1ère DT ainsi que de l’aviso colonial La Grandière.

Du 25 mai au 2 juin 1946, il participe à l’entrainement ASM des trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT.

Mis en position de complément le 5 janvier 1947, La Sultane _hors rang depuis la dissolution de la division en septembre 1946_ est officiellement désarmée le 21 janvier 1947. Condamné sous le numéro Q-177 le 14 mars 1947, le sous-marin reste mouillé à Bizerte dans l’enceinte de l’Arsenal de Sidi-Abdallah, servant de ponton ou de protection pour les bateaux-porte des bassins de l’Arsenal.

Sous-marins type Argonaute

Caractéristiques Techniques de la classe Argonaute

Déplacement : surface 558 ( Orion Ondine II) 565 (Argonaute Arethuse Atalante Sultane Vestale) ou 571  tW (Diane Méduse Amphitrite Antiope Amazone Orphée Oréade Psyché Sibylle) plongée 787, 798 ou 809tW

Dimensions : longueur 63.40m (64.40m pour Diane Méduse Amphitrite Antiope et Amazone Orphée Oréade 66.75m pour les Orion et Ondine II)  largeur 6.20m tirant d’eau : n. c

Propulsion : (sous-série Argonaute) deux moteurs diesels de 650ch Schneider-Carel et deux moteurs électriques Schneider de 500ch deux lignes d’arbre

(sous-série Diane) deux moteurs diesel Normand Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 500ch

(sous-série Orion et Ondine II) deux moteurs diesels Sulzer de 700ch et deux moteurs électriques de 500ch

Performances :

(séries Argonaute et Diane) vitesse maximale 13.7 noeuds en surface 9.2 noeuds en plongée rayon d’action 4000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée Immersion 80m

(série Orion contingent 1928) vitesse maximales 14 et 9 noeuds rayon d’action de 2000 miles nautiques à 10 noeuds en surface et de 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Armement : un canon de 75mm modèle 1897-15 puis modèle 1928, une mitrailleuse de 13.2mm et huit tubes lance-torpilles, six de 550mm (trois à l’avant, deux au milieu et un à l’arrière) et deux tubes de 400mm à l’arrière.

Equipage : 41 officiers et marins

13-Sous-marins (15) sous-marins classe Argonaute (1)

E-Sous-marins de 630 tonnes classe Argonaute

En guise d’introduction

La première guerre mondiale à laissé de profondes traces en France à la fois matérielles, humaines (plus d’un million de morts) et morales. Le pacifisme est une force prégnante dans l’opinion tout comme est prégnant la volonté de sanctuariser le territoire national vis vis de l’Allemagne au premier abord mais plus généralement de toutes les menaces visant la Métropole voir l’Empire.

La défense des côtes bénéficie donc de crédits qui ne sont pas forcément investis dans la réalisation de fortifications pour protéger nos ports. Point en effet de Ligne Maginot navale pour protéger Brest, Toulon, Lorient, Cherbourg.

A quoi on servit ces crédits alors ? Eh bien tout simplement à financer de manière «détournée» des navires supplémentaires et notamment des sous-marins dont les seize sous-marins de classe Argonaute.

Dérivés des sous-marins précédents, le financement des Argonaute est repartit entre le contingent 1926 (Argonaute Aréthuse Diane Meduse), 1927 (Amphitrite Antiope Amazone Atalante), 1928 (Orphée Oréade Orion Ondine II) et 1929 (Psyché Vestale Sibylle Sultane), tous construits comme leurs prédecesseurs par l’Industrie. A noter que les sous-marins du contingent 1926 n’ont pas reçu de numéro Q…… .

L’Argonaute

L'Argonaute

L’Argonaute

-L’Argonaute est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 19 décembre 1927 lancé le 23 mai 1929 et mis en service le 1er juin 1932.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, l’Argonaute appartient à la 19ème DSM qu’il forme avec les sous-marins de classe Sirène Sirène Naïade et Galatée. Cette division dépend du préfet maritime de la 3ème région (Premar III).

Lors de la réorganisation de septembre 1940, l’Argonaute reste intégré à la 19ème DSM mais cette division est transférée à la 5ème escadrille (5ème ESM) qui regroupe tous les «600 tonnes», tous les sous-marins de moyenne patrouille de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème escadre.

Du 1er août au 7 septembre 1941, l’Argonaute est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.

Armé pour essais le 18 septembre, il exécute ses essais réglementaires du 19 au 21  puis sort pour sa remise en condition du 23 septembre au 7 octobre. Rentrant à Toulon le 10 octobre, il effectue sa première patrouille post-carénage du 15 au 25 octobre 1941

Le 25 septembre 1942, le sous-marin Galatée est désarmé ce qui entraine la dissolution de la 19ème DSM, laissant l’Argonaute hors rang pendant près de dix huit mois au cours duquel il enchaine les patrouilles à un tel rythme que son dernier commandant dira qu’il connaissait par cœur les fonds du Golfe de Gênes.

Alors que son désarmement était prévu en septembre 1944, une avarie au retour d’une patrouille entraine sa mise en position de complément le 14 mars 1944. L’Argonaute est officiellement désarmé le 31 mars 1944.

Condamné le 5 avril sous le numéro Q-26-1, l’ex-Argonaute est remorqué au Bregaillon et confié au DNM le 6 avril 1944. Il y est stocké jusqu’au 14 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition marseillais.

L’Aréthuse

L'Aréthuse à la mer

L’Aréthuse à la mer

-L’Aréthuse est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 6 janvier 1928 lancé le 8 août 1929 et mis en service le 14 juillet 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, le deuxième sous-marin du contingent 1926 est affecté à Bizerte au sein de la 17ème DSM qu’il forme avec ses sister-ships Vestale Sultane Atalante.

Cette division est l’une des deux DSM de la 6ème escadrille de sous-marin qui dépend de la 4ème flottille de sous-marins qui est la composante sous-marine de la 4ème escadre légère.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose pour l’Arethuse si ce n’est que désormais la 17ème DSM qui dépend toujours de la 6ème escadrille est désormais placée sous le commandement de la  3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre 1940, les quatre sous-marins de la 17ème DSM effectue un exercice commun avec la 11ème DCT et la 12ème DT,  les neuf navires faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre 1940.

Du 8 septembre au 15 octobre 1941, l’Arethuse est échoué sur le dock flottant pour sous-marin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 26 octobre, sortant pour ses essais officiels du 27 au 29  puis pour sa remise en condition opérationnelle du 31 octobre au 11 novembre, le sous-marin effectuant sa première patrouille post-carénage du 16 au 26 novembre  avec pour cadre le canal d’Otrante.

Du 13 avril au 2 mai 1942, l’Arethuse et La Vestale participent à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Mogador et des torpilleurs légers de la 12ème DT.

Le 12 février 1943, il participe un exercice avec le croiseur léger Emile Bertin, le torpillant après qu’il ait mouillé ses mines, deux torpilles sont tirées contre le croiseur.

Le 11 novembre 1943, il est mouillé au milieu du lac de Bizerte pour une revue navale à laquelle participent les sous-marins L’Atalante, Turquoise et Nautilus.

Décidément fort actif, l’Arethuse participe aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944, ces manoeuvres destinées à répondre à des exercices imposants en Libye italienne voyant L’Aréthuse, La Vestale, Le Saphir et le Nautilus participent à deux exercices ASM.

Du 12 au 28 septembre 1944, l’Arethuse et son compère La Sultane participe à un exercice commun avec des unités de la 2ème Escadre à savoir les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV et des unités de la 4ème Escadre en l’occurence les sous-marins Artémis et Amirde.

Du 15 novembre au 30 décembre 1944, l’Arethuse est échoué sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière. Armé pour essais le 7 janvier 1945, il exécute ses essais officiels du 8 au 10 janvier puis sa remise en condition du 12 au 22 janvier 1945. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 30 janvier au 12 février.

Du 11 au 18 octobre 1945, l’Arethuse et son compère l’Atalante participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Mis en position de complément le 17 novembre 1945, l’Arethuse est officiellement désarmé le 1er décembre 1945.

Condamné le 12 décembre 1945 sous le numéro Q-26-2 (26 : année de financement et 2 deuxième navire du contingent), il reste mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 7 juin 1947 quand vendu à la démolition, il est remorqué à un chantier de Tunis qui commence le démantèlement le 12 juin et le termine le 5 juillet 1947.

Le Diane

-Le Diane est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 janvier 1928 lancé le 13 mai 1930 et mis en service le 1er septembre 1932.

En septembre 1939, le troisième sous-marin du contingent 1926 appartient à la 14ème DSM en compagnie des sous-marins Danae Ariane et Eurydice, cette division basée à Oran dépendant de la 6ème escadre créée quelques semaines plutôt pour participer à la sécurisation des approches du détroit de Gibraltar en coopération avec les britanniques.

La réorganisation de septembre 1940 voit la 14ème DSM migrer de quelques kilomètres, étant redéployée à Mers-El-Kébir, intégrant la 2ème flottille de sous-marin, composante sous-marine de la 4ème Escadre.

Du 21 janvier au 30 mars 1941, le sous-marin Diane est échoué pour grand carénage sur le dock flottant de Mers-El-Kébir.

Après une période de travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 avril, réalisant ses essais officiels du 13 au 15 avril puis sa remise en condition du 17 avril au 1er mai. Il réalise sa première patrouille post-carénage du 2 au 12 mai 1941.

Le désarmement du Danaé en janvier 1943 entraine automatiquement la dissolution de la 14ème DSM, le Diane restant hors rang jusqu’à son désarmement prévu pour l’automne 1944.

Pour lui permettre de tenir jusqu’à cette période, il subit un petit carénage sur le dock flottant du 5 au 30 juin 1943, effectuant ses essais officiels les 7 et 8 juillet puis sortant pour remise en condition du 10 au 20 juillet, effectuant sa première patrouille après travaux du 27 juillet au 5 août 1943.

Du 21 au 27 août, juste avant d’entamer une nouvelle patrouille, il sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Valmy de la 4ème DCT.

Mis en position de complément le 12 septembre 1944, le Diane est officiellement désarmé le 25 septembre et condamné le 2 octobre 1945 sous le numéro Q-26-3. Remorqué à Toulon le 2 novembre 1945, il est confié aux bons soins du Dépôt Naval de la Méditerranée (plus connu sous le nom de cimetière naval du Bregaillon) et y était toujours un certain 5 septembre 1948.

La Méduse
-La Méduse est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 1er janvier 1928 lancé le 26 août 1930 et mis en service le 1er septembre 1932.

En septembre 1939, le sous-marin Méduse forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Amphitrite Oréade et Psyché, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM et donc le sous-marin Méduse à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre est la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 31 mars au 15 mai 1941, le sous-marin Méduse est échoué sur le dock flottant pour sous-marins pour un grand carénage. Après une période de travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 25 mai.

Ses essais officiels ont lieu du 26 au 28 mai et sa remise en condition du 30 mai au 11 juin, le sous-marin Méduse effectuant sa première patrouille post-carénage du 18 au 28 juin avec pour cadre les côtes espagnoles.

Du 25 avril au 3 mai 1943, il participe à l’entrainement ASM de la 4ème DCT (Valmy Verdun Vauban classe Guépard) en compagnie de son compère Amphitrite. Il enchaine par un entrainement anti sous-marin particulier au profit du Vauban et ce du 16 au 23 août 1943.

Mis en position de complément le 6 juin 1944, il est désarmé officiellement le 21 juin et condamné le 4 juillet 1944 sous le numéro Q-26-4. Il est provisoirement mouillé dans la base de Mers-El-Kébir en attendant qu’il soit transféré à Toulon.

Le 7 septembre 1944, l’ex-Méduse est secoué par une violente explosion qui déclenche un incendie vite incontrôlable. Un remorqueur réussit à éloigner l’épave infernale jusqu’à la haute mer où elle est détruite par les batteries côtières. L’enquête révélera que l’explosion avait été causée par le non dégazage d’un réservoir, les vapeurs s’étant enflammées suite à un pic de chaleur.

12-Torpilleurs légers (20)

Le Tunisien

-Le Tunisien (ex-Le Flamand) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 25 juillet 1940 lancé le 15 septembre 1941 et mis en service le 2 septembre 1942.

Intégré à la 3ème DT, Le Tunisien quitte Lorient le 9 septembre avec ses trois compères pour rallier la Tunisie le 23 septembre après une escale à Casablanca du 13 au 18 septembre. La 3ème DT effectue un exercice commun avec la 12ème DT du 24 au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10  avant de rallier Bizerte le 12 novembre 1942.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et les contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant la fin  de l’année à quai.

Le Tunisien quitte Bizerte le 5 janvier 1943 en compagnie de ses compagnons de la 3ème DT pour un entraînement au large de Bizerte jusqu’au 15 janvier quand les quatre torpilleurs rentrent à  Bizerte pour se ravitailler. Ils enchainent par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin et  du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte deux jours plus tard.
La 3ème DT _et donc Le Tunisien_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le Tunisien sort pour entraînement du 24 juin au 3 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Il participe ensuite avec son compère Le Corse aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (1er au 3 août) et à la remise en condition (5 au 19 août) du Breton.

Indisponible à son tour du 23 août au 12 septembre, Le Tunisien sort pour essais (13 au 15 septembre) et pour remise en condition (17 septembre au 1er octobre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
Le Tunisien et les trois autres torpilleurs de la division effectuent ensuite un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rejoignent Sfax pour une escale jusqu’au 18 octobre. Rejoints dès le 14 par le Jean de Vienne, la 2ème DC et la 3ème DT reprennent la mer pour une série d’exercices qui les occupent du 18 octobre au 9 novembre date de leur retour à Bizerte.
Après la revue navale du 11 novembre 1943, Le Tunisien et ses trois compagnons de division terminent l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre 1943.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT du 22 février au 8 mars  puis enchaine par un entraînement de division du 15 mars au 5 mai puis par les manoeuvres Harmattan du 12 mai au 5 juin 1944.  Les quatre torpilleurs légers rentrent à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Tunisien et Le Breton sortent pour un entraînement commun du 12 au 22 juin. Ils participent ensuite aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 17 juillet) de leur compère L’Alsacien.

Le Tunisien est indisponible du 20 juillet au 10 août 1944, sortant pour essais du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 29 août en compagnie de ses sister-ships L’Alsacien et Le Corse.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Tunisien et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Tunisien et Le Corse sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le 28.

Le torpilleur léger Le Tunisien effectue un entraînement de division avec ses compères Corse _chef de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage_ et Breton du 1er juin au 4 juillet, date à laquelle la division rentre à Bizerte.

Le Tunisien sort pour entraînement du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Corse aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui au retour des trois navires à Bizerte redevient chef de la 3ème DT.

Les torpilleurs légers Le Tunisien et L’Alsacien sortent pour une école à feux commune du 19 au 26 août, rentrant à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (1er au 3 septembre) et à la remise en condition (5 au 20 septembre) du Breton, les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre, rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Tunisien va alors subir son premier grand carénage, étant échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 1er octobre au 10 novembre 1945 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (électronique, DCA).

Après une période de travaux complémentaires à quai, Le Tunisien sort pour essais (21 au 24 novembre) et pour remise en condition (26 novembre au 10 décembre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT qui fait escale Bone du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division «unitaire» du 5 janvier au 2 mars 1946,  Le Tunisien exécute une école à feux du 9 au 15 mars en compagnie de L’Alsacien, les deux torpilleurs légers se ravitaillant à Gabès le 16  avant de reprendre la haute mer en essayant d’échapper à leurs compères Le Corse et Le Breton avec qui ils s’affrontent du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain à Bizerte, Le Tunisien et les trois autres navires de la 3ème DT réalisant ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin 1946 avant les traditionnelles indisponibilités estivales.

Le Tunisien effectue un entraînement à la défense aérienne à la mer du 9 au 17 juin avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais les 8 et 9 juillet et pour remise en condition du 11 au 22 juillet en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton. Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (24 et 25 juillet) et à la remise en condition (27 juillet au 7 août) du Corse.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent alors aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Le Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne de la 2ème DC  du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte et l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle cette petite escadre rentre à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Tunisien commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec la 4ème DCT  du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Tunisien sort pour entraînement du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Corse aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien. Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (11 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 29 juillet) du Breton

Indisponible du 2 au 23 août, le torpilleur léger Le Tunisien sort pour essais du 24 au 26 août et pour remise en condition du 28 août au 10 septembre en compagnie de ses trois compagnons de la 3ème Division de Torpilleurs.

Le Tunisien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent alors à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard. La 3ème DT termine l’année par deux autres entraînements de division : le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18  avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la  2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon pour un entraînement conjoint du 20 janvier au 2 février et du 10 au 15 février, ces deux phases d’entraînement étant séparé par un mouillage dans le Golfe de Gabès.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Breton, Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte le 18 mars pour entraînement de division, les trois torpilleurs légers (L’Alsacien est en grand carénage) manœuvrant ensemble du 18 mars au 15 avril,  date à laquelle la 3ème DT rentre à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Le Tunisien et Le Corse sortent pour les essais (26 au 28 avril) et pour la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien, la division amputée du Breton _en grand carénage_ rentrant à Bizerte le 17 mai 1948.

La 3ème DT quitte Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon trois jours plus tard. Le Tunisien et L’Alsacien sortent  pour les essais (30 mai au 1er juin) et pour la remise en condition (3 au 17 juin) du Breton, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent ensuite pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Le Tunisien subit alors son deuxième grand carénage, étant échoué au bassin Vauban n°9 du 1er juillet au 5 août 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 10 août, il sort pour essais du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, à chaque fois en compagnie des trois autres torpilleurs de la 3ème DT,  la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.

Le 29 août 1948, Le Tunisien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (19)

Le Corse

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

-Le Corse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 26 mars 1940 lancé le 5 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942

Intégré à la 3ème DT, le torpilleur léger Le Corse quitte Lorient le 9 septembre  pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant le reste de l’année à quai.

Après un entraînement divisionnaire allégé du 5 au 15 janvier, le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT effectuent un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, rentrant deux jours plus tard à Bizerte.

La 3ème DT _et donc Le Corse_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour entraînement du 24 juin au 4 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain 5 juillet. Il participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 9 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Il participe ensuite avec les deux torpilleurs nommés aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Corse et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9 novembre 1943.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.
Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche et ce du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Corse enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin 1944 avant d’entamer la période des indisponibilités estivales.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 juin, rentrant le lendemain  à Bizerte. Il est ensuite indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août en compagnie de L’Alsacien et du Breton.

Il participe ensuite avec L’Alsacien aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT  participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Corse et Le Tunisien sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain 10 avril 1945.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le lendemain.

Le 29 mai, Le Corse devient chef de la 3ème DT en remplacement de L’Alsacien qui entre en grand carénage. Il étrenne sa nouvelle aura par un entraînement de division du 1er juin au 4 juillet en compagnie de ses sister-ships Le Breton et Le Tunisien.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour une école à feux en solitaire du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui venait de réaliser son grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Le torpilleur léger Le Corse subit alors son premier grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 21 août au 30 septembre avec une remise en état complète et une modernisation. Après une période de travaux complémentaires à flot, Le Corse est armé pour essais le 10 octobre, sortant pour essais (11 au 13 octobre) et pour remise en condition (15 au 29 octobre) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton,  les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.
Les torpilleurs légers Le Corse L’Alsacien et Le Breton sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Corse et Le Breton effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15  avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et Le Tunisien et ce du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte. Le Corse effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin avant le début d’un nouveau cycle d’indisponibilité estivale.

Le Corse sort pour un entraînement en solitaire du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Breton aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est indisponible du 8 au 23 juillet, sortant pour essais (24 et 25 juillet) et pour remise en condition (27 juillet au 7 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers Galissonnière et Jean de Vienne et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte, Le Corse et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle ils rentrent tous à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Corse commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec les contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien.
Le Corse est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 juillet au 1er août, sortant pour essais (2 au 4 août) et pour remise en condition (6 au 20 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibilités estivales.

Le Corse et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

Le Corse et ses compères de la 3ème DT effectuent ensuite deux entraînements de divisions pour terminer l’année, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon  pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars) et Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Corse, Le Breton et Le Tunisien effectuent alors un entraînement de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage du 18 mars au 15 avril, date du retour de la 3ème DT à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Le Corse et Le Tunisien participent donc aux essais (26 au 28 avril) et à la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien qui à leur retour à Bizerte le  17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948, le premier pour subir un grand carénage, les deux autres pour tester et remettre en condition Le Breton.

Le torpilleur léger Le Corse est ainsi échoué au bassin Vauban (n°9) du 26 mai au 30 juin pour une remise en état complète. Armé pour essais le 4 juillet, il sort en mer pour essais du 5 au 7 et pour remise en condition du 9 au 23 juillet, à chaque fois en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton avec qui il rallie Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour sa remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (18)

Le Breton

Le Gwen-Ha-Du, le drapeau breton

Le Gwen-Ha-Du, le drapeau breton

-Le Breton est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 7 mars 1940 lancé le 15 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942.

A son admission au service actif, le torpilleur léger forme la 3ème DT avec ses sister-ships L’Alsacien Le Corse et Le Tunisien.  Les quatre torpilleurs légers _tous construits à Nantes_ quittent Lorient le 9 septembre pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant d’arriver en Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours plus tard.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, date de leur retour à Bizerte, les quatre navires passant le reste de l’année à quai.

Le Breton et ses trois compagnons de la 3ème DT s’entrainent au large de Bizerte du 5 au 15 janvier se ravitaillant au port avant d’enchainer par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte le 29.

Il enchaine par trois entraînements de division successifs, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la 3ème DT entamant alors le cycle des permissions estivales.

Le torpilleur léger Le Breton sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 24 juin au 3 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet, il sort pour essais (1er au 3 août) et pour remise en condition (5 au 19 août) en compagnie de ses sister-ships L’Alsacien et Le Tunisien.
Le Breton et L’Alsacien participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Corse avec qui ils enchainent par des sorties consacrées aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
Le Breton et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Breton enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin qui précèdent la période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Les torpilleurs légers Le Breton et Le Tunisien sortent pour un entraînement commun du 12 au 22 juin. Ils participent ensuite aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 17 juillet) de leur compère L’Alsacien.

Le Breton participe ensuite en compagnie de L’Alsacien aux essais (20 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Tunisien.

Il est le dernier des quatre torpilleurs légers à être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du 11 août au 2 septembre, sortant pour essais (3 au 5 septembre) et pour remise en condition (7 au 21 septembre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Pour le torpilleur léger Le Breton, l’année 1945 commence comme à fini l’année 1944 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars 1945, date du retour des quatre torpilleurs légers à Bizerte.

Le Breton sort en compagnie de L’Alsacien  pour une école à feux du 15 au 21 mars, se ravitaillant à Gabès le 22 mars avant d’affronter en combat antisurface leurs compères Corse et Tunisien qui venaient eux de réaliser une école à feux et ce jusqu’au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 20 avril pour un entraînement avec le croiseur léger La Galissonnière jusqu’au 28 mai, date de leur retour à Bizerte, la 11ème DCT y participant à partir du 10.

Le torpilleur léger Le Breton effectue un entraînement de division avec ses compères Corse et Tunisien du 1er juin au 4 juillet, date du retour de la division à Bizerte.

Le Breton vidange ses soutes et débarque ses munitions avant d’être échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sid-Abdallah du 11 juillet au 20 août 1945.

Après sa remise à flot, il subit une période de travaux complémentaires à quai. Armé pour essais le 31 août 1945, il sort pour essais du 1er au 3 septembre et pour remise en condition du 5 au 20 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien,  les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre et rentrant le lendemain  à Bizerte.

Les torpilleurs légers Le Breton et L’Alsacien sortent du 1er au 8 octobre 1945 pour un entraînement à la défense aérienne à la mer au large de  Bizerte avant de participer aux essais (11 au 13 octobre) et à la remise en condition (15 au 29 octobre) du Corse qui sortait de grand carénage, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Breton, L’Alsacien et Le Corse sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bone du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Breton effectue avec Le Corse un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15 mars avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et le tunisien du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche _qui venait de réaliser un grand carénage _ du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte.

La 3ème DT effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin 1946 avant la période d’indisponibilité estivale.

Le Breton effectue une école à feux du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Corse aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien, Le Breton et L’Alsacien participant ensuite aux essais (8 et 9 juillet) et à la remise en condition (11 au 22 juillet) du Tunisien.

Le torpilleur léger Le Breton est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juillet au 8 août, sortant pour essais du 9 au 11 et pour remise en condition du 13 au 28  en compagnie de ses trois compagnons de la 3ème DT, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage) et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte et le Breton et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, entraînement qui commence le 24 septembre et qui s’achève le 7 décembre quand tous les navires rentrent à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

L’année 1947 commence pour Le Breton par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant d’enchainer par un entraînement de division du 3 février au 9 mars 1947 puis par un entraînement commun avec la 4ème DCT  du 19 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant à Bizerte le 11 avril 1947.

Le Breton exécute son deuxième entraînement de division de l’année du 19 avril au 28 mai, date du retour de la division qui entraine dans le cycle des indisponibilités estivales.
Le Breton effectue une école à feux du 7 au 18 juin, rentrant dans la foulée à Bizerte. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 10 juillet, sortant pour essais (11 au 13 juillet) et pour remise en condition (15 au 29 juillet) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Le Breton et L’Alsacien participent ensuite aux essais (2 au 4 août) et à la remise en condition (6 au 20 août) du Corse, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibles estivales.

L’Alsacien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

La 3ème DT termine l’année par deux entraînements de division, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947, Le Breton comme ses trois compères passant la fin de l’année à quai.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18  avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 1ère DT venue de Toulon et la 2ème DC pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février. La petite escadre va alors mouiller dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Breton, Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte le 18 mars pour entraînement de division, les trois torpilleurs légers (L’Alsacien est en grand carénage) s’entrainant du 18 mars au 15 avril, date de son retour à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Il est ainsi échoué au bassin Vauban n°9 du 21 avril au 25 mai 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 29 mai, il sort pour ses essais post-carénage du 30 mai au 1er juin puis pour sa remise en condition du 3 au 17 juin en compagnie de L’Alsacien et du Tunisien, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Le Breton et L’Alsacien vont alors participer aux essais de leur compère Le Corse du 5 au 7 juillet puis à sa remise en condition du 9 au 23 juillet, la division ralliant Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, Le Breton et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (17)

L’Alsacien

Le drapeau de l'Alsace

Le drapeau de l’Alsace

-L’Alsacien est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB)sis à Nantes le 8 mars 1940 lancé le 12 juin 1941 et mis en service le 5 septembre 1942

Alors à Lorient, il forme à partir du 7 septembre 1942 la 3ème DT en compagnie de ses sister-ship Le Breton Le Corse et Le Tunisien.

Les quatre torpilleurs légers _tous construits à Nantes_ quittent Lorient le 9 septembre pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 7 octobre pour son premier entraînement au sein de la 6ème Escadre Légère. Après une phase divisionnaire du 7 au 25 octobre, les torpilleurs légers se ravitaillent à Bizerte le 26 avant d’enchainer par un entraînement commun avec les  croiseurs La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre.  Après une escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre, les deux croiseurs et les quatre torpilleurs rentrent à Bizerte le 12 novembre.

Le 14 novembre 1942, l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT quittent Bizerte en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) pour un exercice commun réalisé du 15 novembre au 22 décembre. Rentrés à Bizerte, ils vont y rester jusqu’à la fin de l’année civile.

L’Alsacien quitte Bizerte le 5 janvier 1943 en compagnie de ses compagnons de la 3ème DT pour un entraînement au large de Bizerte jusqu’au 15 janvier quand les quatre torpilleurs rentrent à  pour se ravitailler. Ils enchainent par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin  du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte le 29 janvier 1943.
Le 8 février 1943, les torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte pour le premier vrai entraînement de division depuis l’activation de la division, entrainement réalisé du 8 février au 12 mars, la division rentrant à Bizerte le 19 après une escale à Tunis du 13 au 18.

Un nouvel entrainement de division à lieu du 30 mars au 8 mai, date du retour de la 3ème DT à Bizerte auquel succède un second entraînement du 15 mai au 17 juin, le dernier avant les indisponibilités estivales.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 12  et pour remise en condition du 14 au 28 juillet en compagnie de ses sister-ship Le Corse et Le Tunisien.

L’Alsacien participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (1er au 3 août) et à la remise en  condition (5 au 19 août) du torpilleur léger Le Breton, l’Alsacien et Le Breton participant dans la foulée aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du torpilleur léger Le Corse.

L’Alsacien, Le Breton et Le Corse participent alors aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) de leur compère Le Tunisien, les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
L’Alsacien et les trois autres torpilleurs effectuent ensuite un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise

du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rejoignent Sfax pour une escale jusqu’au 18 octobre.
Rejoints dès le 14 par le Jean de Vienne, la 2ème DC et la 3ème DT reprennent la mer pour une série d’exercice du 18 octobre au 5 novembre, tous les navires rentrant à Bizerte le 9.
Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu à Bizerte un défilé terrestre et aérien précédé d’une revue navale sur la lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le reste de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que les sous-marins L’Arethuse  L’Atalante  Turquoise  et  Nautilus.

Un défilé à pied et motorisé à lieu, le 4ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (4ème RTT) chargé de défendre la base navale défile au complet en ville accompagné par les compagnies de débarquement des navires de la 6ème Escadre Légère (y compris celle de l’Emile Bertin alors en grand carénage), d’une compagnie du 4ème régiment de zouaves et d’une compagnie du 10ème régiment de tirailleurs sénégalais.

Le défilé motorisé est représenté par une compagnie du 65ème BCC équipé de Renault D-1, du 88ème GRDI ainsi que d’une batterie de 75mm du 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie

Dans les air, les marins des croiseurs peuvent admirer la puissance de l’armée de l’air avec le GC I/10 soit 27 Arsenal VG-39 et 9 Lockeed H-322 Eclair qui sont suivis par six Amiot 354 de la 25ème EBL, de deux Bréguet Br482, deux CAO-700 et deux CAO-710 de la 27ème EBL. Ils sont suivis par des avions de l’aéronavale en l’occurence quatre Lioré et Olivier Léo 456 de la 12B et quatre Bloch MB-175T de la 10B.

L’Alsacien et ses compères de la 3ème DT terminent l’année par un entrainement de division exécuté du 18 novembre au 20 décembre, la division rentrant à Bizerte le lendemain.

Pour le torpilleur léger L’Alsacien ainsi que pour ses sister-ships de la 3ème DT, l’année 1944 commence par un entraînement de division réalisé du 5 janvier au 10 février, la division relâchant à Gabès du 11 au 15 février avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT participent ensuite à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

La 3ème Division de Torpilleurs va alors effectuer un nouvel entraînement de division, entraînement qui à lieu du 15 mars 30 avril avant une incursion en Adriatique et un entraînement avec le torpilleur Beograd du 25 mars au 2 avril plus une escale à Kotor du 3 au 8. La division rentre à Bizerte le 5 mai après une escale à La Valette du 1er au 4.
Comme l’ensemble de la 6ème Escadre Légère, la 3ème DT va participer aux manoeuvres interarmées «Harmattan», manoeuvres exécutées du 12 mai au 5 juin 1944.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 28 juin 1944, sortant pour essais du 29 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 17 juillet en compagnie de ses sister-ships Tunisien et Breton.

Il participe ensuite avec son compère Le Breton aux essais (20 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Corse qui venait de connaître sa période d’indisponibilité. L’Alsacien et Le Corse participent ensuite aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT (L’Alsacien Le Corse et Le Tunisien) participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

L’Alsacien, Le Corse, Le Tunisien et Le Breton enchainent par un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche. La 3ème DT enchaine par deux autres entraînement de division le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 19 décembre 1944.

Le torpilleur léger L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale réalisé du 7 janvier au 2 mars, la division rentrant à Bizerte le 12 mars après une escale à Haïfa du 3 au 8.

L’Alsacien sort en compagnie du Breton pour une école à feux du 15 au 21 mars, se ravitaillant à Gabès le 22 mars avant d’affronter en combat antisurface leurs compères Corse et Tunisien qui venaient eux de réaliser une école à feux. L’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) affronte ainsi l’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 20 avril pour un entraînement avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 28 mai, la 11ème DCT participe à l’exercice à partir du 10 mai. Le 6 mai, lors d’un entraînement à la défense aérienne à la mer, sa tourelle II de 100mm est détruite par une bombe de 100kg

Le 29 mai, le torpilleur léger L’Alsacien transmet son pavillon de chef de division au Corse avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions pour subir son premier grand carénage. Il est ainsi échoué le 1er juin 1945 dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Outre une remise en état complète de la coque, de l’appareil propulsif, des locaux-vie et des locaux-opérationnels, le torpilleur léger L’Alsacien reçoit une nouvelle tourelle double de 100mm.

Il bénéficie également d’une modernisation de ses capacités militaires. L’Alsacien reçoit ainsi un Asdic et plusieurs radars en l’occurence un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sur le plan de l’armement, les huit canons de 37mm en affûts simples sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 10 juillet 1945, il subit une période de travaux complémentaires à quai et ce jusqu’au 21 juillet quand il est armé pour essais. Il sort pour ses essais du 22 au 24  et pour remise en condition du 26 juillet au 9 août à chaque fois en compagnie du Corse et du Tunisien, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Les torpilleurs légers L’Alsacien et Le Tunisien sortent à nouveau pour une école à feux commune du 19 au 26 août, rentrant à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (1er au 3 septembre) et à la remise en condition (5 au 20 septembre) du Breton qui venait de subir son premier grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre, rentrant le lendemain  à Bizerte.

Les torpilleurs légers L’Alsacien et Le Breton sortent du 1er au 8 octobre 1945 pour un entraînement à la défense aérienne à la mer au large de  Bizerte. Ils participent ensuite aux essais (11 au 13 octobre) et à la remise en condition (15 au 29 octobre) du Corse qui venait d’être le troisième torpilleur de la division à subir un grand carénage, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers L’Alsacien, Le Breton et Le Corse sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 et ralliant leur port d’attache le 17 novembre.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Pour L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT, l’année 1946 commence par un entraînement de division au large de la Tunisie réalisé du 5 janvier au au 2 mars avec un exercice bilatéral avec la marine grecque et des manœuvres au large des côtes levantines.

Après une école à feux du 9 au 15 mars, les torpilleurs L’Alsacien et Le Tunisien se ravitaillent à Gabès le 16 avant de reprendre la haute mer en essayant d’échapper à leurs compères Le Corse et Le Breton avec qui ils s’affrontent du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche après son grand carénage du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT réalisent un exercice de division du 2 mai au 2 juin, date du retour de la division à Bizerte pour les périodes d’indisponibilité estivale.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 juin, sortant pour essais les 19 et 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 3 juillet en compagnie du Corse et du Breton.

Le torpilleur léger L’Alsacien participe ensuite aux essais (8 et 9 juillet) et à la remise en condition (11 au 22 juillet) du Tunisien, mission menée avec bien avec le concours du Breton. L’Alsacien et Le Tunisien participent ensuite aux essais (24 et 25 juillet) et à la remise en condition (27 juillet au 7 août) du Corse.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Le Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont  participer du 9 au 21 septembre à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage).

A peine rentré à Bizerte et l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer. Cet exercice réalisé en Méditerranée orientale du 24 septembre au 30 novembre, faisant escale à Haïfa jusqu’au 3 décembre quand ils appareillent pour rentrer à Bizerte quatre jours plus tard.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

L’Alsacien et ses compères de la 3ème DT commencent l’année 1947 par un entraînement avec l’Emile Bertin du 7 au 25 janvier, rentrant à Bizerte deux jours plus tard. La 3ème DT enchaine par un nouvel entraînement de division du 3 février au 1er mars, rentrant à Bizerte le 9 mars après une escale à Tunis du 2 au 8.

Le 18 mars 1947, la 4ème DCT (Magon Dunois La Hire) venue de Mers-El-Kébir arrive à Bizerte pour se ravitailler à l’issue d’un exercice de division. La 3ème DT va manoeuvrer avec les trois puissants contre-torpilleurs (8 canons de 130mm) du 19 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant à Bizerte le lendemain. La division de torpilleurs légers enchaine par un entraînement de division du 19 avril au 21 mai, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Bone du 22 au 27 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 mai au 18 juin 1947, sortant pour essais du 19 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 7 juillet en compagnie du Corse et du Tunisien.

L’Alsacien participe ensuite en compagnie du Tunisien aux essais (11 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 29 juillet) du Breton, le chef de la 3ème DT et le Breton participant ensuite aux essais (2 au 4 août) et à la remise en condition (6 au 20 août) du Corse, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibles estivales.

L’Alsacien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte le 4 octobre 1947.

Le 12 octobre 1947 à l’aube, quatre torpilleurs légers embouquent tous feux éteints le canal reliant le lac de Bizerte à la Méditerranée avec dans l’ordre Le Breton, Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien fermant la marche. C’est le début d’un entrainement de division qui s’achève le 22 novembre quand la 3ème DT retrouve ses pénates. Il est suivit par un nouvel entraînement de division du 29 novembre au 23 décembre.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 1ère DT venue de Toulon et la 2ème DC pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9 février 1948.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Le jour même, le torpilleur léger L’Alsacien  transmet son pavillon de chef de division au Corse puis cingle vers Toulon où il arrive le 14 mars pour subir son deuxième grand carénage. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°9 du 15 mars au 20 avril 1948, subissant une remise en état complète.

Remis à flot et après quelques travaux complémentaires, L’Alsacien est armé pour essais le 25 avril 1948. Il sort pour essais du 26 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 14 mai à chaque fois en compagnie du Corse et du Tunisien. A leur retour à Bizerte le 17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

L’Alsacien, Le Tunisien et Le Corse quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948. Si les deux premiers vont participer à la remise en condition du Breton, le troisième va subir un grand carénage.

L’Alsacien et Le Tunisien sortent pour les essais (30 mai au 1er juin) et pour la remise en condition (3 au 17 juin) du Breton, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948. Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Si L’Alsacien et Le Breton vont participer aux essais et à la remise en condition du Corse, Le Tunisien va lui subir un grand carénage, fermant ainsi la marche.

L’Alsacien et Le Breton vont donc participer aux essais de leur compère Le Corse du 5 au 7 juillet puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet, la division ralliant Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant Toulon deux jours plus tard pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28.

Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

9-Croiseurs légers (9)

Le Jean de Vienne

Le croiseur léger Jean de Vienne en 1937

Le croiseur léger Jean de Vienne en 1937

Le Jean de Vienne est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient dans la Forme de Lanester le 20 décembre 1931, remplaçant le ravitailleur de sous marins Jules Verne. Il y est construit en très bonne compagnie puisqu’au même moment l’Arsenal de Lorient construit les contre-torpilleurs Le Fantasque et L’Audacieux.

Les travaux ne commencent cependant réellement que le 2 août 1933 et si la coque flotte pour la première fois le 15 mars 1934 lors de la mise à flot des deux contre-torpilleurs, la mise à flot du deuxième croiseur de 7600 tonnes n’ à lieu que le 31 juillet 1935.

Armé pour essais le 1er février 1936, il effectue sa première sortie à la mer le 2 avril 1936. Les  essais officiels commencent le 30 avril et s’achèvent par l’entrée au bassin pour démontage le 1er juillet.

Entré en armement définitif le 1er septembre 1936, les démontages sont achevés le 1er octobre et après d’ultimes vérifications, la clôture d’armement du croiseur est prononcée le 10 février 1937.

Le 9 mars 1937, le Jean de Vienne quitte son port constructeur pour Brest. La croisière d’endurance à cependant lieu depuis Lorient, le croiseur quittant le Morbihan le 2 avril, fait escale à Tanger du 4 au 6 avril avant d’arriver à Toulon le 7 avril jour de son admission au service actif.

L’arrivée de deux croiseurs légers entrainent une réorganisation des divisions de croiseurs de l’Escadre de la Méditerranée le 2 novembre 1937. La 1ère DC se compose désormais des croiseurs lourds Algérie Dupleix Foch et Colbert, la 2ème DC se compose désormais des croiseurs lourds Duquesne Tourville et Suffren et enfin la 3ème DC composée des croiseurs légers La Marseillaise (Amiral) Jean de Vienne et La Galissonnière.

A l’été 1939, la 3ème DC quitte Toulon pour Bizerte afin de faire pression sur les italiens dont on ignore à l’époque les desseins.

Le 1er juillet 1939 est formée la 4ème escadre composée de la 3ème DC et de contre-torpilleurs. Au printemps 1940, la 3ème DC devient 2ème DC en raison du choix de donner des numéros pairs aux divisions de croiseurs légers et des numéros impairs aux divisions de croiseurs lourds

Suite à d’importants mouvements de la Regia Marina au printemps 1940 avec notamment quatre convois fortement escortés en direction de la Libye, un dispositif de surveillance des côtes tunisiennes est mise en place avec l’aide d’avions et d’hydravions basés à terre, de poste de guêts alors qu’au large les unités de la 6ème Escadre Légère sont chargés de la surveillance hauturière.

Ce dispositif lourd et contraignant, inspiré de celui mis en place durant la Guerre d’Espagne voit la 2ème DC patrouiller dans un triangle Malte-Tunisie-frontière libyenne, les trois croiseurs se relayant jusqu’au 25 septembre 1940 quand ce dispositif est allégé puis supprimé le 31 décembre 1940.

Le Jean de Vienne effectue ainsi une mission de surveillance du 17 juin au 2 juillet 1940 avant une période d’indisponibilité du 3 au 14 juillet pour entretien et permissions de l’équipage.

Après quelques essais à la mer les 15 et 16 juillet, le croiseur relève son sister-ship La Marseillaise pour une nouvelle mission de surveillance du 19 juillet au 4 août suivit d’une seconde mission du même genre du 25 août au 6 septembre.

Entre ses deux missions, il reste à Bizerte où sort à proximité de son  port d’attache pour des entrainements en solitaire ou en compagnie de La Galissonnière du 7 au 15 septembre pour un entrainement au combat de nuit puis un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 25 septembre. La dernière mission de surveillance du Jean de Vienne à lieu du 22 octobre au 14 novembre en relève de La Galissonnière.

Après une période d’entretien à flot du 15 novembre au 20 décembre 1940, le Jean de Vienne sort pour essais du 21 au 26 décembre avant une remise en condition du 28 décembre 1940 au 5 janvier 1941.

Le 7 janvier 1941, la 2ème DC sort au grand complet, le Jean de Vienne navire-amiral de la 6ème EL étant le premier navire à enbouquer le canal reliant le lac de Bizerte à la mer suivit par La Galissonnière _navire-amiral de la division_ et par La Marseillaise.

Les trois croiseurs font escale à Mers-El-Kebir pour se ravitailler du 10 au 12 janvier (même si les travaux de la base sont loin d’être encore achevés), franchit le détroit de Gibraltar puis gagne Brest où la division arrive le 16 janvier 1941.

La 2ème DC retrouve la 4ème DC composée des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble et avec une partie des contre-torpilleurs basés à Brest en l’occurence la 2ème DCT au complet (Jaguar Chacal et Léopard) et une partie seulement des 8ème DCT (Le Triomphant et Le Malin, l’Indomptable étant indisponible pour grand carénage) et 10ème DCT (Le Fantasque seul disponible, le Le Terrible étant en travaux à flot et L’Audacieux subissant une indisponibilité accidentelle).

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Nièvre mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et le 10ème DCT ne s’allie aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février).

Après un mouillage en rade de Brest jusqu’au 16 février, la 2ème DC quitte la Bretagne, fait escale à Lorient du 18 au 21 février, à Saint Nazaire du 22 au 25 février, à Hendaye du 27 février au 1er mars, à Lisbonne du 3 au 7 mars, à Casablanca du 9 au 12 mars, franchit le détroit de Gibraltar le 14 mars avant de rentrer à Bizerte le 18 mars 1941.

Après une période d’indisponibilité du 19 au 30 mars, le Jean de Vienne sort pour essais du 1er au 4 avril avant de sortir pour entrainement en compagnie de La Marseillaise du 5 au 21 avril, faisant escale à La Valette du 22 au 27 avril, à Nicosie du 30 avril au 2 mai, à Lattaquié du 3 au 7 mai et à Beyrouth du 8 au 12 mai.

Le 21 mars 1941, la ville de Besançon devient ville-marraine du croiseur léger, Jean de Vienne premier amiral de France étant né à Dole dans la Jura à  proximité de Besançon.

Après un entrainement avec le Duguay-Trouin du 13 au 30 mai 1941, les deux croiseurs légers font escale à Alexandrie du 31 mai au 4 juin avant de rentrer à  Bizerte le 7 juin 1941.

Victime d’une avarie, le Jean de Vienne est en indisponibilité imprévue du 10 juin au 7 juillet avant des essais à la mer du 8 au 13 juillet suivis d’un entrainement en solitaire du 17 juillet au 4 août avant un retour à Bizerte le 7 août 1941.

Il sort avec son sister-ship La Marseillaise pour un entrainement combiné du 12 août au 7 septembre 1941, les deux navires ne passant que quelques heures dans le port de Sfax pour se ravitailler.

Ils enchainent successivement un entrainement au combat de nuit (12 au 20 août), un entrainement à la défense aérienne à la mer (22 au 28 août) et un entrainement au bombardement littoral suivi de la mise à terre des compagnies de débarquement pour la prise d’un ilôt désertique au large de Djerba (30 août au 7 septembre). Les deux navires sont de retour à Bizerte le 15 septembre après une escale à La Valette du 8 au 12 septembre 1941.

Le 25 septembre, le croiseur léger Jean de Vienne était au mouillage en alerte à 4h pour simuler un appareillage suite à une alerte au bombardement aérien, l’Amirauté voulant à tout prix éviter un embouteillage du lac suite à un bombardement ennemi (sous entendu italien) massif.

La base navale de Bizerte reçoit alors un SOS d’un hydravion de grande patrouille Bréguet Bizerte en difficulté au large du cap Bon. Le croiseur léger reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible ce qu’il fait une heure et demi après la réception du SOS.

Après plusieurs heures de recherche (avec lancement de son hydravion Loire 130), le croiseur léger retrouve le Bréguet Bizerte et son équipage. Une remorque est passée mais alors que  l’on pensait pouvoir ramener le biplan trimoteur à sa base, le temps se dégrade et la remorque casse.

Pour éviter que l’épave ne soit une gêne pour la navigation, l’épave retrouvée le lendemain matin au large de Tunis est détruite à la mitrailleuse par un Bloch MB-175.

Rentré à Bizerte le 26 septembre 1941 dans la soirée, le Jean de Vienne ressort avec son sister-ship La Marseillaise du 4 au 21 octobre pour une série d’exercices avec tirs réels de 152mm contre terre et en mer sans oublier des lancement de torpilles contre un vieux cargo saisi par les Douanes. Ils sont de retour à Bizerte le 23 octobre 1941.

Après une période d’entretien à flot du 24 octobre au 12 novembre 1941, le Jean de Vienne ressort pour essais du 13 au 18 novembre avant une remise en condition effectuée en compagnie de son sister-ship La Marseillaise du 21 novembre au 12 décembre. Il sort encore une fois du 15 au 23 décembre pour un entrainement au combat de nuit.

Le 7 janvier 1942, le cuirassé Richelieu appareille pour une mission de représentation en Amérique du Sud, territoire où l’influence française n’était pas absente mais qui était tenté par un régime autoritaire de type fascisant.

Pour montrer le pavillon de façon convaincante, la France met les petits plats dans les grands avec une escadre composée du cuirassé Richelieu, du croiseur léger Jean de Vienne (venu pour l’occasion de Bizerte), les torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et le pétrolier Elorn, chargé de ravitailler tout ce petit monde.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier.

Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions officielles. La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques.

Le pétrolier L'Elorn

Le pétrolier L’Elorn

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Équateur) du 5 au 7 avril. Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril. La DNF est dissoute le lendemain. Le Jean de Vienne rentre dans la foulée à Bizerte  où il arrive le 27 avril à temps pour son grand carénage.

Le Jean de Vienne est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 2 mai au 17 décembre 1942 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires. La coque est grattée et repeinte, les hélices sont changées. La catapulte un temps menacée est finalement conservée.

Un premier radar de veille surface est installé tandis que la DCA est modernisée : les 8 mitrailleuses de 13.2mm en quatre affûts doubles sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles.

Après des travaux à quai du 18 décembre 1942 au 4 janvier 1943, le croiseur léger est armé pour essais le 5 janvier. Il sort du 7 au 12 janvier pour essais en solitaire avant d’effectuer sa remise en condition en compagnie de son sister-ship La Galissonnière alors que La Marseillaise  à remplacé le Jean de Vienne dans le processus de grand carénage (26 décembre 1942 au 5 juin 1943).

La remise en condition du croiseur léger à lieu du 14 au 25 janvier 1943 avant une période complémentaire de travaux à flot jusqu’au 2 février date à laquelle le Jean de Vienne est (enfin selon certains) disponible.

La 2ème DC sort le 7 février 1943 pour accueillir au large de Bizerte le contre-torpilleur Hoche. Construit à Nantes, le puissant contre-torpilleur complète la 11ème DCT composée du Mogador et du Volta.

A noter que ces deux derniers sont encore armés de huit canons de 138mm en quatre pseudo-tourelles doubles et non de huit canons de 130mm en quatre pseudo-tourelles doubles comme le Hoche même si les travaux sont prévus sous peu.

Le contact est pris le 8 février, les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs manœuvrant ensemble jusqu’au 13 février quand ils retrouvent à Sfax les Mogador et Volta. Après un entrainement de la 11ème DCT (15 au 18 février), la 11ème DCT va affronter la 2ème DC du 21 au 27 février avant que les deux divisions ne rentrent ensemble à Bizerte le 1er mars 1943.

Le Jean de Vienne sort à nouveau pour un entrainement du 5 au 9 mars avant un déploiement au Levant toujours dans le but de dissuader l’Italie de toute menée hostile vis à vis de nos mandats.

Il arrive à Tartous en Syrie le 13 mars, faisant escale pendant cinq jours. Reprenant la mer le 18 mars, le croiseur fait escale à Beyrouth du 19 au 24 mars avant un exercice avec les forces de souveraineté présentes sur place et ce du 25 mars au 3 avril.

Rentré à Bizerte le 6 avril, il se ravitaille rapidement et ressort du 7 au 21 avril pour un exercice commun avec son sister-ship La Galissonnière, les deux croiseurs rentrant à Bizerte le 25 avril 1943 après une escale à Tunis du 22 au 24 avril 1943.

Le Jean de Vienne sort pour un entrainement au combat de nuit du 2 au 7 mai avant une escale à Sfax du 8 au 11 mai.

Reprenant la mer, il s’entraine à la surveillance aéromaritime, lançant à l’aube le 12 mai son Loire 130 et guidant plusieurs avions et hydravions sur des zones définies à l’avance. L’exercice se termine le 15 mai et le croiseur léger rentre à Bizerte le 17 mai 1943.

Après une période au mouillage dans le lac de Bizerte jusqu’au 22 mai, le croiseur léger sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 30 mai.

Le lendemain 1er juin, la 2ème DC (croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne) quittent Bizerte et participent du 2 au 12 juin 1943 à une partie des importantes manoeuvres menées par les 2ème et 4ème escadre depuis le 17 mai et jusqu’au 4 juillet. Les deux croiseurs rentrent à Bizerte  le 15 juin1.

Le Jean de Vienne est indisponible pour avarie du 15 juin au 5 juillet, une pollution du circuit d’alimentation en mazout ayant provoqué de sérieux dégâts sur au moins une chaudière que l’Arsenal de Sidi-Abdallah devra entièrement retuber. Après des essais à la mer convainquants du 6 au 12 juillet, le croiseur sort pour remise en condition du 13 au 30 juillet 1943.

Le Jean de Vienne sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 août suivit d’un entrainement au combat de nuit du 13 au 16 août. Du 17 au 30 août 1943, la 2ème DC sort pour entrainement avec notamment un spectaculaire tir de nuit dans le golfe de Gabès des 27 canons de 152mm de la division qui tirent un total de 270 obus de 152mm et des obus de 90mm. La 2ème DC rentre à Bizerte le 3 septembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 25 septembre, le Jean de Vienne sort pour essais du 26 au 30 septembre suivit d’un entrainement en solitaire du 1er au 10 octobre. Le 12 octobre, le Jean de  Vienne qui Bizerte pour Sfax le 14 octobre. Il y retrouve ses deux sister-ships de la 2ème DC et quatre torpilleurs de la 3ème DT.

Après une escale jusqu’au 18 octobre, la 2ème DC et la 3ème DT appareillent pour une série d’exercice : défense aérienne à la mer du 18 au 22 octobre, ravitaillement à la mer le 23 octobre, combat de nuit du 24 au 27 octobre, escorte et attaque de convois du 29 octobre au 5 novembre. Ils rentrent tous à Bizerte le 9 novembre.

Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le reste de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que plusieurs sous-marins.

Un défilé militaire à lieu également en ville avec des unités de l’armée de terre et des détachements des navires de la 6ème Escadre Légère y compris l’Emile Bertin alors en grand carénage. L’armée de l’air survole la ville avec les avions basés en Tunisie.

Le 14 novembre, le Jean de Vienne quitte Bizerte pour un entrainement au large du Sénégal. Il se ravitaille à Casablanca le 19 novembre puis arrive à Dakar le 22 novembre. Il s’entraine au tir à Rufisque du 25 novembre au 12 décembre avant un exercice combiné du 14 au 20 décembre 1943.

Il repart le lendemain 21 décembre, fait escale à Mers-El-Kebir du 27 au 30 décembre avant de rentrer à Bizerte le 3 janvier 1944.

La première sortie de l’année 1944 à lieu du 7 au 15 janvier quand la 2ème DC au complet sort pour un entrainement suivit d’une escale à La Valette du 16 au 24 janvier puis d’un déploiement dans les mandats libanais et syriens. La division est à Lattaquié en Syrie du 27 au 30 janvier puis à Beyrouth au Liban du 2 au 7 février avant de rentrer à Bizerte le 10 février 1944.

Du 14 février au 2  mars, les croiseurs de la 2ème DC par roulement participe à la remise en condition de l’Emile Bertin après son grand carénage. La Galissonnière sert de nounou du 14 au 21 février avant que le Jean de Vienne ne prenne sa place du 22 au 28 février alors que La Marseillaise ne ferme la marche du 29 février au 2 mars.

Le Jean de Vienne quitte Bizerte le 7 mars pour un essai de nouvelles torpilles, essais interrompus dès le 4 mars en raison de problèmes de chaudières qui font que le croiseur est indisponible du 5 mars au 12 avril. Après des essais satisfaisants du 13 au 20 avril, le croiseur léger est de nouveau déclaré disponible le 21 avril 1944.

Il sort pour un entrainement au combat de nuit du 22 au 26 avril puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 avril au 2 mai avant une escale à Sfax du 3 au 8 mai 1944.

Le 12 mai 1944 débutent les manoeuvres Harmattan destinés à répondre à des manoeuvres italiennes en Libye voisine. La 6ème Escadre Légère va y participer tout comme des unités des Forces Armées de Tunisie (FAT) et des unités de l’armée de l’air basés dans le protectorat.

Durant ces vingt-quatre jours d’exercices intensifs simulant une attaque de la ligne Mareth puis un raid sur les côtes tunisiennes, le Jean de Vienne et La Marseillaise vont aussi bien participer à des exercices de bombardement littoral en appui de troupes au sol, des exercices de combat de nuit, d’escorte et d’attaque de convois, de défense aérienne à la mer et même de mouillage de mines en protection de l’Emile Bertin. Les deux croiseurs rentrent à Bizerte le 10 juin après une escale à La Valette en compagnie de l’Emile Bertin.

Le 21 juin 1944, le Jean de Vienne appareille pour une nouvelle mission de présence au Levant, mission doublée d’une (discrète) mission de surveillance du Dodécannèse alors possession italienne.

Il fait escale à Lattaquié du 25 au 28 juin avant d’entamer sa mission de présence et de surveillance par une première patrouille du 30 juin au 12 juillet avant une escale au Pirée en Grèce du 13 au 17 juillet, une délégation d’officiers de la marine grecque visitant le croiseur pour la fête nationale française à savoir le 14 juillet.

Le croiseur léger effectue une nouvelle mission de surveillance et de présence du 18 juillet au 2 août, suivi à distance par un croiseur italien, le Pompeo Magno (classe Capitani Romani), les deux navires jouant au jeu du chat et de la souris. Après une ultime escale à Beyrouth du 2 au 9 août, le croiseur léger rentre  à Bizerte le 13 août et est indisponible jusqu’au 2 septembre 1944.

Il ressort pour essais du 3 au 7 septembre avant un entrainement de remise en condition du 8 au 16 septembre. De retour à Bizerte le 19 septembre, il sort pour un entrainement au combat de nuit en compagnie du contre-torpilleur Hoche et des torpilleurs de la 3ème DT du 25 septembre au 2 octobre.

Le Jean de Vienne ressort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 octobre avant de préparer la remise en condition de son sister-ship La Galissonnière. Les deux croiseurs légers ne se quittent plus du 27 octobre au 12 novembre 1944, enchainant les entrainements à la navigation et au combat pour habituer un équipage qui dans le cas de La Galissonnière à été largement renouvelé.

Cette mise en condition à certes vu quelques écoles à feu mais pour un entrainement grandeur nature si l’on peut dire, mieux vaut aller à Rufisque près de Dakar pour

Les deux croiseurs légers quittent Bizerte le 14 novembre, font escale à Mers-El-Kebir pour se ravitailler le 17 novembre avant d’arriver à Dakar le 23 novembre. La traversée s’est déroulée à vitesse soutenue sans avaries mécaniques majeures.

Le stage à lieu du 24 novembre au 12 décembre avant de rentrer en Tunisie le 23 décembre après une escale de ravitaillement à Mers-el-Kebir le 18 décembre. Durant ce stage,  le Jean de Vienne à tiré un total de 180 obus de 152mm et 240 obus de 90mm. Le Jean de Vienne ne ressort plus jusqu’à la fin de l’année 1944.

La première sortie de l’année 1945 à lieu du 5 au 17 janvier pour une série de manoeuvres en compagnie de ses deux sister-ships La Galissonnière et La Marseillaise. Les trois croiseurs vont s’entrainer au combat de nuit, au lancement de torpilles, à l’utilisation de leur hydraviation, à la défense aérienne à la mer. La division fait ensuite escale à Sfax du 18 au 23 janvier puis à Alexandrie du 25 janvier au 1er février.

Les trois croiseurs légers vont manoeuvrer avec des unités de la Mediterranean Fleet basés au pays des Pharaon du 2 au 12 février avant une nouvelle escale à Alexandrie du 13 au 18 février. La 2ème DC fait ensuite escale à Beyrouth du 20 au 25 février avant de rentrer à Bizerte le 28 février.
Le Jean de Vienne est déclaré indisponible le 5 mars et commence à vidanger ses soutes et à débarquer ses munitions. On profite pour commencer à démonter ce qui doit être modifié comme la catapulte, les radars, les grues……….. .

Il est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 20 mars pour un grand carénage. Il s’agit essentiellement de travaux de maintenance avec grattage et peinture de la coque, changement des hélices, retubage des chaudières, remplacement de plusieurs diesels-alternateurs.

Les canons de 152mm et de 90mm sont retubés, les pièces légères de DCA sont changées et des radars plus modernes installés. Un temps, on envisagea de débarquer la catapulte mais au final elle fût conservée.

Remis à flot le 4 septembre 1945, il est remorqué au quai d’armement pour des travaux complémentaires, notamment tout ce qui pouvait être réalisé hors du bassin. L’augmentation de la flotte mettait la pression sur les infrastructures notamment sur les bassins de carénage.

Armé pour essais le 21 septembre, le croiseur léger subit ses essais réglementaires du 23 au 28 septembre avant remise en condition du 29 septembre au 15 octobre en compagnie de ses deux sister-ship. La 2ème DC rentre au complet à Bizerte le 21 octobre après une escale à La Valette du 16 au 19 octobre 1945.

Les croiseurs légers Jean de Vienne et La Galissonnière sortent de Bizerte le 27 octobre et gagnent Mers-El-Kebir le 30 octobre. Du 1er au 9 novembre, elle vont servir de plastron aux défenses côtières du secteur d’Oran qui ont été totalement modernisées pour assurer une défense efficace de la base de la 4ème escadre ainsi que du port d’Oran à proximité qui est parfois utilisé par la marine.

Après un ravitaillement en carburant le 10 novembre, les deux croiseurs légers embarquent des hommes et du matériel pour la base aéronavale/station navale d’Ajaccio-Aspretto et quittent l’Afrique du Nord le 12 novembre pour la Corse où ils arrivent à l’aube le lendemain 13 novembre.

Le matériel débarqué, ils s’entrainent au large des îles Sanguinaires du 15 au 18 novembre avant une escale à Bonfiaccio du 19 au 23 novembre suivi d’un retour à Bizerte le 26 novembre 1945 à l’aube.

Du 7 au 15 décembre, la 2ème DC sort au complet pour un exercice de combat antisurface suivit d’une escale à Sfax du 16 au 22 décembre avant de rentrer à Bizerte le 24 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année 1945.

Le Jean de Vienne sort pour la première fois de l’année du 15 au 25 janvier 1946 pour un entrainement au large de Sfax où le croiseur léger fait escale du 26 janvier au 4 février avant de ressortir pour un nouvel entrainement du 5 au 17 février avant un retour à Bizerte le 25 février après une escale à La Valette sur l’île de Malte du 19 au 23 février.

Après une période d’entretien à flot (radars et artillerie) du 26 février au 4 mars, le Jean de Vienne ressort en compagnie de son sister-ship La Galissonnière pour entrainement du 14 au 23 mars 1946.

En escale à Sfax du 24 au 29 mars, les deux croiseurs légers y retrouvent le 30 mars les contre-torpilleurs de la 7ème DCT (Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour un exercice en commun.

Tout commence par un affrontement entre les deux divisions du 1er au 7 avril avant un ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès (8 et 9 avril).

Du 10 au 16 avril 1946, La Galissonnière prend la tête de la 7ème DCT pour tenter d’intercepter le Jean de Vienne qui simulait un raider cherchant à intercepter des navires marchands et du 18 au 25 avril, c’est La Galissonnière qui devient le «méchant» poursuivit par le Jean de Vienne et les contre-torpilleurs. La 2ème DC et la 7ème DCT rentrent à Bizerte le 27 avril 1946.

Le Jean de Vienne ressort pour un entrainement au combat de nuit du 30 avril au 7 mai, mouillant la journée en baie de Gabès. Après un ravitaillement mouvementé (début d’incendie provoqué par la rupture d’un manche souple) le 8 mai, le croiseur léger ressort du 9 au 15 mai pour un entrainement de défense aérienne à la mer suivit après un nouveau ravitaillement à Gabès le 16 mai par un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 17 au 27 mai.

De retour à Bizerte le 30 mai 1946, le croiseur léger est indisponible du 1er au 24 juin (entretien courant et permissions de l’équipage) avant de sortir pour essais du 25 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par une sortie au large de Tunis du 2 au 13 juillet 1946.

Du 22 au 31 juillet 1946, le Jean de Vienne sort avec son sister-ship La Galissonnière pour un entrainement combiné avant une escale commune à La Valette du 2 au 8 août. Les deux croiseurs sont de retour à leur port d’attache le 10 août.

Le Jean de Vienne sort pour un entrainement aviation du 12 au 20 août, le croiseur effectuant de nombreux lancements de ses deux hydravions Dewoitine HD-731, des lancements simples, des lancements de nuit, des lancements avec charge militaire suivit de la délicate phase de récupération à la grue puisque le système de tapis d’amerrissage _théoriquement une bonne idée_ s’était révélée ingérable dans la pratique. Le croiseur léger rentre le 21 août à l’aube à Bizerte.

Après un exercice avec son sister-ship La Galissonnière du 30 aoû au 5 septembre, la 2ème DC va participer à la remise en condition du croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin.

C’est ainsi que du 9 au 21 septembre, la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne) sort en compagnie de la 3ème DT pour participer à la remise en condition de l’Emile Bertin qui sortait de grand carénage et qui le 22 septembre redevint navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en remplacement du contre-torpilleur Mogador qui avait assuré l’intérim.

Du 27 septembre au 3 octobre, les croiseurs légers Jean de Vienne et La Galissonnière sortent pour un entrainement commun avant de retrouver à la mer leur sister-ship La Marseillaise sortant de son grand carénage le lendemain, 4 octobre.

Les trois croiseurs vont s’entrainer de manière intensive jusqu’au 16 octobre qu’il s’agisse de la navigation de combat, de la défense aérienne à la mer, lancement de torpilles, tir de jour et de nuit…….. . Après un ravitaillement en baie de Gabès le 17 octobre, la division s’entraine jusqu’au 5 novembre (avec plusieurs ravitaillement à la mer) avant de rentrer à Bizerte le 8 novembre 1946.

La 2ème Division de Croiseurs sort au complet du 12 au 25 novembre avant une nouvelle croisière en direction du Levant, toujours dans le but de maintenir la pression sur l’Italie qui occupait le Dodécanèse.

Quittant Bizerte le 27 novembre, les trois croiseurs embouquent le canal de Bizerte (dans l’ordre : Jean de Vienne, La Galissonnière et La Marseillaise), contournent le cap Bon puis traversent le bassin oriental de la Méditerranée à grande vitesse jusqu’à Lattaquié où ils font escale du 2 au 8 décembre. Ils sont ensuite à Beyrouth du 9 au 15 décembre, à Haïfa du 16 au 19 décembre, à Alexandrie du 21 au 26 décembre avant de rentrer à Bizerte le 30 décembre 1946.

Les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne sortent pour entrainement du 5 au 17 janvier avant une escale à Sfax du 18 au 23 janvier. Retrouvant à la mer le croiseur léger La Marseillaise le 24 janvier, la division au complet manoeuvre au large de la Tunisie jusqu’au 10 février, rentrant à Bizerte le 13 février 1947.

Le Jean de Vienne sort pour une mission spéciale du 14 au 21 février, apportant du matériel militaire à Aspretto, la base navale de la marine nationale en Corse. Au lieu de rentrer à Bizerte, le croiseur léger après une période au mouillage en Corse (22 au 28 février) gagne Toulon où  il arrive le 2 mars 1947

Ayant été choisit pour participer à un exercice franco-britannique, le Jean de Vienne va s’entrainer du 3 au 10 mars avec les autres navires choisis pour cet exercice : le porte-avions Joffre, le cuirassé Alsace, le croiseur lourd Henri IV, le croiseur léger De Grasse, les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT (Desaix Kleber Marceau), quatre torpilleurs d’escadre, trois sous-marins et deux pétroliers Elorn et Liamone.

Cette escadre baptisée Force T appareille de Toulon le 12 mars et arrive à La Valette le 15 mars  pour  participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’oeil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Inutile de vous dire que le vieux port de La Valette était largement embouteillé et les quais ouverts au public noirs de monde pour admirer cette magnifique escadre franco-britannique. Par courtoisie, les navires de chaque marine arboraient en plus de leur pavillon national, le pavillon de l’autre marine.

L’exercice commence par un exercice à terre le 16 mars pour s’accorder sur les règles lors des exercices et faire travailler la théorique. Les choses sérieuses commence le lendemain 17 mars par un exercice de lutte ASM.

Les sous-marins anglais et français vont ainsi tenter des attaques contre les navires français anglais selon plusieurs scénarios : soit des attaques contre des navires naviguant seuls ou des groupes occasionnels par exemple celui formé par les porte-avions Joffre et Indomitable, le cuirassé Alsace, les croiseurs légers De Grasse Jean Vienne et Belfast et plusieurs destroyers.

Le 18 mars, c’est un exercice de défense aérienne à la mer avec le matin, les deux groupes nationaux attaqués par des chasseurs bombardiers Supermarine Spitfire et des bombardiers torpilleurs Bristol Beaufort basés à Malte mais l’après midi, la force navale britannique attaque avec des bombardiers en piqué Douglas Dauntless et des avions torpilleurs Fairey Albacore les navires français.

Les 19 et 20 mars, c’est un combat d’escadre qui oppose la force T à son homologue britannique, à tour de rôle les deux forces cherchant à défendre Malte d’un raid amphibie.

Le 21 mars, les deux escadres gagnent la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 23 mars au 7 avril, le Jean de Vienne sort pour essais du 8 au 15 avril puis pour remise en condition en compagnie de son sister-ship La Marseillaise du 17 avril au 5 mai, les deux croiseurs faisant escale à Tunis du 6 au 9 mai, à La Valette du 10 au 15 mai avant de rentrer à Bizerte le 17 mai 1947.

Le Jean de Vienne et La Marseillaise sortent de nouveau pour exercice du 27 mai au 4 juin avant une escale à Sfax du 5 au 10 juin. Les deux croiseurs manœuvrent à nouveau ensemble du 11 au 30 juin avant de rentrer à Bizerte le 3 juillet 1947.

Le 7 juillet, le Jean de Vienne appareille pour le Levant, arrivant à Beyrouth le 11 juillet et restant à quai jusqu’au 17 juillet quand le croiseur léger appareille pour des manoeuvres avec la Division Navale du Levant jusqu’au 30 juillet quand il arrive à Lattaquié pour une escale qui s’achève le 5 août, date de son départ pour Bizerte où il arrive le 10 août 1947.

La 2ème DC (Jean de Vienne et La Marseillaise) ressortent du 17 au 28 août pour un exercice combiné entre Bizerte et Tunis suivit après un ravitaillement rapide le 29 août par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 7 septembre puis un entrainement au combat de nuit du 8 au 15 septembre. Les deux croiseurs rentrent à Bizerte le 17 septembre 1947 à l’aube.

Après une période d’entretien à flot du 18 septembre au 5 octobre, le Jean de Vienne sort pour entrainement du 8 au 15 octobre avant de gagner Tunis où il retrouve le 19 octobre, son sister-ship La Galissonnière dont il va assurer la remise en condition.

Quittant Tunis le 20 octobre, les deux croiseurs manœuvrent au large des côtes de l’Afrique du Nord jusqu’au 29 octobre quand ils font escale à Mers-El-Kébir pour ravitaillement et ce jusqu’au 31 octobre. Reprenant la mer, les deux croiseurs légers vont gagner le polygone de tir de Rufisque pour entrainement au tir.

Ils arrivent à Dakar le 7 novembre 1947 et s’entrainent au polygone de Rufisque du 9 au 27 novembre avant une escale à Port-Etienne du 29 novembre au 3 décembre. Reprenant la mer, ils font une escale rapide à Mers-El-Kébir le 7 décembre avant de rentrer à Bizerte le 10 décembre 1947.

Le 12 décembre, La Galissonnière redevient navire-amiral de la 2ème DC et sort deux fois pour entrainement à savoir du 13 au 18 décembre et du 20 au 26 décembre 1947 en compagnie du Jean de Vienne.

La première sortie de la 2ème DC au complet à lieu du 5 au 15 janvier 1948 quand les trois croiseurs légers s’entrainent dans le sud tunisien en compagnie de plusieurs sous-marins et de l’armée de l’air qui tente de couler les trois croiseurs qui font mieux que se défendre.

Après une escale à Sfax du 16 au 19 janvier, les trois croiseurs légers retrouvent à la mer les torpilleurs légers de la 3ème DT mais également de la 1ère DT ( Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) venue de Toulon pour un entrainement du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9 février 1948.

Les trois croiseurs et les huit torpilleurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Le Jean de Vienne vidange alors ses soutes et débarque ses munitions avant d’être échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 15 mars pour des travaux jusqu’au 8 août 1948.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices changées, les chaudières retubées, les locaux-vie sont modernisés. L’électronique est remise à niveau, les canons  de 152 et de 90mm sont retubés et la DCA renforcée avec douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts quadruples et seize canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en huit affûts doubles. La catapulte est débarquée pour réduire un début de surcharge dans les hauts.

La guerre semblant chaque jour plus proche, les travaux sont accélérés. Les essais à la mer sont menés du 17 au 19 août avant remise en condition du 20 au 2 septembre quand il est de nouveau disponible, trois jours avant le début d’une nouvelle conflagration mondiale.

9-Croiseurs légers (7)

D-Croiseur léger Émile Bertin

Le croiseur léger Emile Bertin

Le croiseur léger Emile Bertin

Un nouveau croiseur léger mouilleur de mines ?

Dès la fin des années vingt, l’état major de la marine se préoccupe de la nouvelle génération de croiseurs. Les trois Duguay Trouin sont très réussis mais leur artillerie de 155mm est jugée comme trop limitée et leur armement en torpilles est considéré comme excessif sans parler de l’absence de protection.

Parallèlement se pose aussi la question du mouillage de mines. Le Pluton était en construction mais il ne pouvait assurer tout seul les plans de mouillage de mines prévus. Les marins français s’interrogent alors : est-il bien utile de construire des mouilleurs de mines spécialisés ?

La Royale ne tarde pas à répondre nom et si le futur Émile Bertin est officiellement appelé «croiseur de 6000 tonnes mouilleur de mines», ce n’est en rien un Pluton bis mais un véritable croiseur ayant comme fonction secondaire le mouillage de mines.

L’acte de naissance de l’Emile Bertin peut être fixé le 18 décembre 1928 quand la décision ministérielle 1254 E.M.G/3 demande au STCN l’étude d’un nouveau croiseur léger. Le STCN aboutit ainsi en 1929 à un avant-projet qui donne un déplacement de 5980 tonnes Washington, un déplacement en charge normale de 6530 tonnes, une longueur de 177m, une puissance propulsive de 102000ch, une vitesse de 34 noeuds et un rayon d’action de 3000 miles nautiques à 18 noeuds.

C’est sous le nom administratif de Cl-1 qu’il est financé à la tranche 1930 votée le 12 janvier 1930 et qui prévoit également la construction d’un croiseur lourd (le futur Algérie), six contre-torpilleurs (future classe Le Fantasque), de deux avisos coloniaux type Bougainville, de six sous marins de 1ère lasse, d’un sous marin mouilleur de mines type Saphir et du mouilleur de filets Gladiateur.

Le 3 décembre 1930, le ministre de la Marine, Jacques-Louis Dumesnil baptisé Cl-1 du nom d’Émile Bertin. Le 26 août 1931, la construction est attribuée aux chantiers de Penhoët mais l’armement doit se faire au sein de l’Arsenal de Brest.

Carrière opérationnelle

L'Emile Bertin en construction

L’Emile Bertin en construction

-L’Emile Bertin est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Navals de Saint Nazaire-Penhoët le 18 août 1931 et lancé le 9 mai 1933 en présence du ministre de la Marine Georges Leygues. Le croiseur est armé pour essais le 15 mai 1934 suivit de sa première sortie à la mer pour sa présentation en recette le 28 juin 1934.

Le croiseur quitte son port constructeur le 9 juillet 1934 pour Brest où il arrive le lendemain 10 juillet. Après une série d’essais réalisés du 17 juillet au 14 août (au cours desquels il atteint la vitesse de 40.2 noeuds !), il entre en démontages le lendemain 15 août.

Entré en armement définitif le 15 octobre 1934, il subit d’autres tests notamment pour recetter l’artillerie et les torpilles avant que la clôture de l’armement ne soit prononcée le 28 janvier 1935.

La Directive Ministérielle D.M.81 EMG/3 du 6 février 1935 affecte provisoirement l’Emile Bertin à la 2ème escadre basée à Brest en attendant que ne soient achevés les croiseurs légers La  Galissonnière et Jean de Vienne avec qui il doit former une division au sein de la 1ère escadre à Toulon.

Le 8 février 1935, le nouveau fleuron de la marine nationale appareille de Brest pour sa croisière d’endurance. Il fait successivement escale à Funchal (Ile de Madère) du 11 au 13 février, Port-Etienne (auj. Nouadibu en Mauritanie) pour la nuit du 15 au 16, Dakar du 17 au 20, Fort de France du 1er au 3 mars avant une tournée dans les Antilles françaises pour montrer le pavillon. Il quitte les Antilles le 19 mars pour Brest où il arrive le 1er avril 1935 après une escale à Ponta Delgada aux Açores du 26 au 28 mars 1935. Le matériel  s’est parfaitement comporté.

L’Emile Bertin est admis au service actif le 17 mai 1935 avec Brest pour port d’attache.

L’Émile Bertin devient le 1er septembre 1935,navire-amiral du Groupe des Contre-Torpilleurs de la 2ème escadre composé alors de la 4ème Division Légère (contre-torpilleurs Milan Epervier et Valmy) et de la 6ème Division Légère (contre-torpilleurs Bison Lion Vauban).

Il participe aux évacuations de ressortissants étrangers piégés par le déclenchement de la guerre d’Espagne.

Le 15 août 1936, le Groupe des Contre-Torpilleurs de la 2ème Escadre est rebaptisé «2ème Escadre Légère», composée alors de la 8ème DL (L’Indomptable, Le Triomphant et le Malin) et de la 10ème DL (Le Fantasque, L’Audacieux, Le Terrible).

De retour à Brest le 23 juillet, il entre en carénage pour deux mois. A l’issue de ce carénage, il doit être affecté à l’Escadre de la Méditerranée et en conséquence dès le 9 août, l’Emile Bertin cesse d’être bâtiment amiral de la 2ème EL, relevé par le contre-torpilleur Mogador qui avec ses 8 canons de 138mm en quatre pseudo-tourelles doubles ressemble à un petit croiseur.

De nouveau disponible le 15 septembre 1938, il appareille de Brest le 5 octobre, naviguant de conserve avec la Jeanne d’Arc jusqu’à l’escale de Casablanca où ils arrivent ensemble le 8 octobre pour trois jours de repos. Le 11, l’Emile Bertin appareille et met cap au nord, passant la nuit suivante mouillé en rade de Tanger puis se dirige vers Toulon où il arrive le 15 octobre 1938. Il est affecté à l’Escadre de la Méditerranée comme bâtiment hors rang.

L’Escadre de la Méditerranée est dissoute le 1er juillet 1939, remplacée par trois escadres distinctes formant la Flotte de la Méditerranée. L’Emile Bertin est affecté à la 4ème escadre basée à Bizerte.

Un temps, on envisagea de détacher l’Emile Bertin à Dakar pour la chasse aux raiders  allemands mais les problèmes techniques récurrents du croiseur et la fin de la guerre de Pologne le 15 décembre 1939 fit que le croiseur léger, véritable «Rolls-Royce» de la marine nationale resta en Méditerranée.

Suite à la grande réorganisation de septembre 1940, la 4ème escadre légère basée à Bizerte devient 6ème escadre légère avec l’Emile Bertin à sa tête comme navire-amiral. Le terme légère s’explique par l’absence de cuirassé affecté à demeure à cette entité qui dispose un an plus tard des navires suivants :

-2ème DC : croiseurs légers La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière

-1ère DCT : contre-torpilleurs Vauban Lion Épervier

-3ème DCT contre-torpilleurs Guépard Valmy Verdun 11ème DCT : contre-torpilleurs Milan Aigle et Bison

-12ème DT formée par les torpilleurs La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie.
-Groupement de sous-marins : 17ème DSM : (Aréthuse, de l’Atalante, de la Vestale et de la Sultane), 20ème DSM : sous-marins mouilleurs de mines Turquoise, Rubis, Saphir et Nautilus; 9ème Division de Sous Marins (Caïman Morse Souffleur) et 10ème DSM (Phoque Dauphin Espadon) et la 11ème DSM (Marsouin Narval Requin).

-Pétrolier Dordogne et Mékong

-Mouilleur de mines Pollux

-Ravitailleur d’hydravions (ex-canonnière) L’Engageante

La mission de cette 6ème EL est clairement de couper les lignes de communication entre l’Italie et sa colonie de Libye par de brutales attaques de surface, des opérations de mouillage de mines et l’action décidée de sous-marins côtiers, adaptés à la Méditerranée.

De septembre 1940 à mars 1941, l’Emile Bertin subit un grand carénage destiné à améliorer ses performances mais surtout à fiabiliser un navire aux performances brillantes mais fragile. Il est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 14 septembre 1940 au 10 mars 1941.

La coque est grattée et repeinte, les hélices sont changées. La catapulte un temps menacée est finalement conservé. Un premier radar de veille surface est installé tandis que la DCA est modernisée : les 8 canons de 37mm modèle 1933 groupés en quatre affûts doubles et les 8 mitrailleuses de 13.2mm en quatre affûts doubles sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles.

Remis à flot, il subit une période complémentaire de travaux à quai jusqu’au 25 mars 1941 quand il entame ses essais à la mer jusqu’au 6 avril. Il effectue ensuite sa remise en condition du 7 au 22 avril, date à laquelle il redevient officiellement navire-amiral de la 6ème Escadre Légère, remplaçant le Jean de Vienne qui l’avait suppléer durant son immobilisation.

Le croiseur léger participe ensuite à un exercice avec les contre-torpilleurs sous ses ordres du 2 au 12 mai, un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et deux divisions de contre-torpilleurs ( 1ère DCT : contre-torpilleurs Vauban Lion Epervier 3ème DCT contre-torpilleurs Guépard Valmy Verdun) participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Immobilisé pour une avarie de chaudière du 4 juin au 12 juillet, le croiseur léger mouilleur de mines  ressort pour essais du 13 au 17 juillet avant une remise en condition du 18 au 30 juillet avant une escale à Heraklion en Crète du 1er au 5 août avant un exercice avec la marine grecque du 6 au 13 août qui se termine par une escale au Pirée du 14 au 21 août avant de rentrer à Bizerte le 24 août.

Le 8 septembre, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte avec un chargement de mines d’exercices soit 60 mines. Profitant du mauvais temps, il échappe à ses «mouchards» en l’occurence trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT chargés d’intercepter un mouilleur de mines ennemi et va déposer son chargement dans le Golfe de Gabès le 10 septembre 1941.

L’Emile Bertin file plein nord mais est «intercepté» par la 1ère DCT (Vauban Lion Epervier) qui coule le navire à  la torpille et au canon le 11 septembre. Le champ de mines n’est pas repéré jusqu’à ce qu’un cargo ne saute sur une mine.

Une observation aérienne repère le champ de mines qui est dragué par des aviso-dragueurs et des dragueurs auxiliaires (des chalutiers réquisitionnés) du 13 au 17 septembre. Une mine dérivante est coulée à la mitrailleuse par un hydravion de grande patrouille.

L’Emile Bertin rentré à Bizerte le 15 septembre ressort pour un exercice de combat de nuit du 23 au 27 septembre avant une escale à Sfax du 28 au 30 septembre puis Heraklion du 2 au 5 octobre avant de rentrer à Bizerte le 8 octobre 1941.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer.

La 6ème EL fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

L’Emile Bertin et ses contre-torpilleurs font escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Le croiseur mouilleur de mines manoeuvre avec le Primauguet, navire-amiral de la DNL du 3 au 12 décembre avant que la 6ème EL ne rentre à sa base le 16 décembre et d’y rester jusqu’à la fin de l’année 1941.

Après une période d’entretien à flot du 7 janvier au 15 février, l’Emile Bertin sort pour essais du 16 au 20 février 1942 avant une remise en condition du 21 février au 2 mars.

Le 4 mars 1942, la ville de Cherbourg devient ville-marraine du bâtiment, Emile Bertin étant décédé à La Glacerie, petite commune proche du grand port normand.

Le 5 mars, il sort pour un entrainement à la surveillance maritime pour habituer à la région le détachement aviation du croiseur qui vient de recevoir deux Dewoitine HD-731. Peu après l’appareillage, il s’échoue à l’entrée du canal relient le lac à la mer. Il se remet à flot tout seul et n’est heureusement n’est pas avarié.

Il repart le lendemain pour l’exercice prévu, exercice qui l’occupe du 6 au 20 mars avant de fréquents ravitaillement à Tunis ou dans le Golfe de Gabès. Il rentre à Bizerte le 22 mars 1942.

Le 7 avril 1942, l’Emile Bertin sort avec la 2ème DC amputé du Jean de Vienne alors en croisière en Amérique du Sud pour une série d’exercice : défense aérienne à la mer (7 au 18 avril), combat de nuit (21 au  27 avril), attaque et escorte de convois (30 avril au 7 mai) et surveillance maritime (12 au 22 mai), les trois croiseurs rentrant à Bizerte le 25 mai 1942.

Après une période d’indisponibilité accidentelle du 27 mai au 12 juin, l’Emile Bertin sort pour essais du 13 au 20 juin avant une remise en condition du 21 juin au 5 juillet. Il ressort pour un exercice en solitaire du 15 au 27 juillet suivit par une escale à Tunis du 28 au 31 juillet avant de rentrer à Bizerte le 2 août 1942.

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 2 au 21 août, l’Emile Bertin ressort pour entrainement du 22 août au 2 septembre en compagnie du croiseur La Galissonnière, les deux croiseurs faisant escale à La Valette du 3 au 10 septembre avant de rentrer à Bizerte le 12 septembre 1942

Le 24 septembre 1942, la 3ème Division de Torpilleurs arrive à Bizerte pour renforcer la 6ème Escadre Légère. Cette division est composée de quatre torpilleurs légers de type Le Fier (1100 tonnes) à savoir les  L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien. Cette arrivée entraine la dissolution de la 12ème DT, les trois torpilleurs devant être transformés en patrouilleurs.

La division sort avec son navire-amiral pour un entrainement au combat de nuit du 27 au 30 septembre avant une escale à Tunis du 1er au 5 octobre puis à La Valette du 6 au 11 octobre avant un retour à Bizerte le 13 octobre 1942 à l’aube.

Le 20 octobre, un incendie éclate dans le hangar à hydravion, détruisant un Dewoitine HD-731 démonté ce qui sauva le navire quand on connait le volatilité de l’essence à très haut indice d’octane.

L’incendie est rapidement circonscrit et les dégâts sont fort heureusement limités. Le croiseur est indisponible pour réparations du 22 octobre au 5 décembre 1942 avant de sortir pour essais du 6 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, passant la fin de l’année à quai à Bizerte.

La première sortie de l’année à lieu du 8 au 12 janvier pour un entrainement à la défense aérienne à la mer, l’armée de l’air cherchant à retrouver et à détruire le croiseur qui est officiellement coulé trois fois mais les aviateurs ont du reconnaître la perte d’une vingtaine d’appareils.

Après une escale à Sfax du 13 au 17 janvier 1943, le croiseur retrouve à la mer la 3ème DT le 18 janvier pour un exercice à double détente. Du 18 au 20 janvier, les torpilleurs pourchassent le croiseur qui simule tantôt un raider tantôt un mouilleur de mines avant qu’après un ravitaillement à Sfax, le croiseur n’attaque les torpilleurs qui simulent un convoi rapide (22 au 27 janvier). Les cinq navires rentrent à Bizerte le 29 janvier 1943.

Le 12 février 1943, l’Emile Bertin sort pour un entrainement au mouillage de mines dans le golfe de Gabès. Il mouille un chargement complet de mines d’entrainement soit 72 engins qui forment un champ de mines compact.

Le croiseur file alors vers le nord mais est intercepté par le sous-marin Aréthuse et touché par une torpille ce qui l’oblige à stopper avant qu’un deuxième projectile ne l’envoie par le fond.

Le champ de mines est repéré par hydravion avant d’être dragué par explosifs, les hydravions larguant des grenades anti-sous-marines qui détruise environ 40% des engins avant que le reste ne soit neutralisé par des moyens plus traditionnels.

Rentré à Bizerte le 15 février, le navire-amiral de la 6ème escadre légère ressort pour un entrainement au bombardement littoral. Quittant Bizerte le 20 février 1943, il fait escale à Mers-El-Kebir du 24 au 27 février, franchit le détroit de Gibraltar le 2 mars puis fait escale à Casablanca du 4 au 9 mars où Mohamed V, sultan du Maroc visite le navire.

Arrivé à Dakar le 13 mars 1943, l’Emile Bertin s’entraine au polygone de tir de Rufisque du 16 mars au 3 avril, tirant avec ses canons de 152mm, ses quatre canons de 90mm mais également sa DCA alors que sa compagnie de débarquement s’entraine à mener des opérations coup de poing digne des descentes du temps de la marine à voile.

Après une escale à Dakar du 4 au 7 avril, le croiseur léger appareille mais après quelques heures de mer, il est victime d’une avarie, un bris d’hélice comme constaté lors d’un passage au bassin à Dakar du 10 au 15 avril. L’hélice n’est pas remplacée, l’Emile Bertin devant subir un grand carénage à l’été 1943.
C’est donc sur trois pattes qu’il quitte Dakar le 17 avril. Après une escale à Casablanca du 20 au 22 avril, il franchit le détroit de Gibraltar le 24 avril, se ravitaille à Mers-el-Kebir le 26 avril avant de rentrer à Bizerte le 29 avril 1943.

Avec une hélice en moins, le croiseur léger ne sort que dans les atterrages immédiats de Bizerte soit du 1er au 7 mai, du 11 au 15 mai et du 20 au 25 mai.

Débarquant ses munitions le 30 mai, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 1er juin 1943 au 15 janvier 1944, transmetttant son pavillon de navire-amiral au croiseur léger La Galissonnière.

A l’origine ce grand carénage devait s’achever fin novembre mais la découverte de parties corrodées sous la ligne de flottaison et dans les réservoirs de mazout retarde sa remise à flot. Après une période de travaux à quai (16 au 30 janvier 1944), le croiseur léger subit des essais à la mer du 1er au 12 février avant remise en condition en compagnie des navires de la 6ème EL du 14 février au 2 mars. Ce dernier jour, il redevient navire-amiral de la 6ème Escadre Légère.

Il ressort le 9 mars 1944 pour un exercice de mouillage de mines dans le Golfe de Gabès qui reçoit 84 mines d’exercices déployés en petits bouchons plutôt que dans un champ de mines uni ce qui oblige le croiseur à des manoeuvres acrobatiques.

Cette méthode de mouillage se révèle plus efficace et plus délicate à neutraliser mais ne sera pas généralisée, l’Amirauté préférant confier aux navires de surface rapides le mouillage de vastes champs de mines et aux sous-marins la dépose de bouchons de mines pour perturber l’accès aux ports et autres bases navales. L’Emile Bertin est de retour à Bizerte le 15 mars 1944.

Du 20 au 27 mars 1944, l’Emile Bertin subit un exercice de défense aérienne à la mer entre Malte et la Tunisie avant de faire escale à La Valette du 28 mars au 2 avril 1944. Rentré à Bizerte le 4 avril 1944, il ressort le 6 avril pour accompagner le paquebot Ile de France qui transportait le président de la République par interim Léon Lauray dans une tournée au Levant.

Le croiseur retrouve le paquebot entre la Tunisie et la Crète le 7 avril et l’escorte jusqu’à Beyrouth où les deux navires arrivent à destination le 10 avril 1944. Après l’escale commune jusqu’au 13 avril, le croiseur manoeuvre avec la DNL jusqu’au 20 avril quand il retrouve le paquebot qu’il escorte jusqu’à Toulon où les deux navires arrivent le 27 avril 1944. Le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère repart le 29 avril et rentre à Bizerte le 3 mai 1944.

Du 12 mai au 5 juin 1944, l’Emile Bertin va participer à des manoeuvres interarmées baptisées Harmattan, impliquant la 6ème Escadre Légère, les Forces Armées de Tunisie (FAT) (armée de terre) et des unités de l’armée de l’air stationnés dans le protectorat.

Durant ces vingt-quatre jours d’exercices intensifs simulant une attaque de la ligne Mareth puis un raid sur les côtes tunisiens, l’Emile Bertin va aussi bien participer à des exercices de bombardement littoral en appui de troupes au sol, des exercices de combat de nuit, d’escorte et d’attaque de convois, de défense aérienne à la mer et même de mouillage de mines. Il rentre à Bizerte le 10 juin après une escale à La Valette en compagnie notamment des croiseurs légers Jean de Vienne et La Marseillaise.

Après une période d’indisponibilité du 11 juin au 9 juillet, l’Emile Bertin ressort pour essais du 10 du 15 juillet avant entrainement du 17 au 30 juillet.

Rentré à Bizerte le 1er août, il ressort pour un transport de troupes entre la Tunisie et la métropole en l’occurence un régiment de tirailleurs tunisiens qu’il embarque à Bizerte le 7 août et qu’il débarque à Toulon le 10 août pour des manoeuvres à Canjuers jusqu’au 25 août.

Durant ce laps de temps, l’Emile Bertin s’entraine dans le Golfe du Lion avec notamment la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) pour un exercice de combat de nuit du 10 au 14 août 1944 puis un exercice  de défense de convois à l’aide de navires affrétés par la marine (deux cargos et un pétrolier) du 16 au 23 août. Il gagne alors Toulon où il rembarque les tirailleurs tunisiens qu’il ramène en Tunisie le 29 août 1944.

Le navire-amiral de la 6ème escadre légère ressort le 12 septembre 1944 avec la 7ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) et la 11ème DCT (Mogador Volta, Hoche) pour un exercice de combat.

Du 13 au 18 septembre, le croiseur léger et les six contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant une escale à Sfax du 19 au 22 septembre puis un exercice de combat antisurface du 23 au 30 septembre, les contre-torpilleurs cherchant à intercepter l’Emile Bertin qui joue admirablement bien le raider ou le mouilleur de mines rapide, échappant aux interceptions des contre-torpilleurs sauf à deux reprises.

Après une escale à Tunis du 1er au 6 octobre et à La Valette du 7 au 11 octobre, les six navires s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 octobre 1944.

Indisponible pour entretien à flot du 19 octobre au 15 novembre, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère ressort pour essais du 16 au 19 novembre avant un entrainement en solitaire du 22 novembre au 4 décembre avant de rentrer au port le lendemain 5 décembre 1944. Il sort encore deux fois pour un entrainement en solitaire : du 7 au 12 décembre et du 16 au 24 décembre avant de passer les fêtes de fin d’année à son port d’attache.

L’Emile Bertin sort pour entrainement en solitaire du 7 au 15 janvier 1945 avant un entrainement de groupe avec les 7ème et 11ème DCT qui sont au complet. Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

L’Emile Bertin ressort du 15 mars au 12 avril pour une mission de surveillance dans le sud tunisien en liaison avec l’armée de l’air, le croiseur se chargeant des atterrages immédiats de la côte et l’armée de l’air au dessus du désert. Le navire-amiral de la 6ème escadre légère rentre à Bizerte le 14 avril 1945.

Le 22 avril 1945, l’Emile Bertin sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer jusqu’au 30 avril avant de mouiller dans le golfe de Gabès jusqu’au 4 mai avant de rentrer à Bizerte le 6 mai. Il entre en phase de simulation de conflit dans lequel il doit mouiller d’imposants champs de mines pour empêcher la marine italienne d’effectuer une démonstration en Tunisie.

Il charge 72 mines d’exercice et appareille à grande vitesse le 9 mai, échappant aux tirs (simulés) des batteries côtières puis à la 7ème DCT (Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) en embuscade pour mouiller de nuit un champ de mines à 10 km de la frontière pour éviter tout incident dans la nuit du 12 au 13 mai. Le champ de mines est «dragué» par des dragueurs de mines qui sont attaqués par le croiseur léger qui rentre à Bizerte le 16 mai 1945.

Après des travaux de peinture et d’électronique à flot du 18 au 30 mai, il sort pour essais du 1er au 4 juin avant un entrainement en solitaire du 7 au 15 juin.

Le lendemain, 16 juin, le croiseur léger appareille de Bizerte, fait escale à Mers-El-Kebir du 20 au 25 juin, franchit le détroit de Gibraltar le 28 juin puis fait escale à Casablanca du 29 juin au 2 juillet avant de gagner Dakar où il arrive le 6 juillet 1945.

Il s’entraine au polygone de Rufisque du 9 au 21 juillet, tirant avec ses canons de 152 et de 90mm, connaissant un certain nombre de problèmes dans le chargement des pièces et l’échauffement des tubes.

Un canon (le III,  le canon bâbord de la tourelle n°1) explose même en ne faisant heureusement que quelques blessés. Le croiseur perd ce canon et l’ouverture est obturé mais ne sera remplacé qu’en 1946 lors du prochain grand carénage.

Après un exercice de défense aérienne à la mer au profit du ComAir AOF du 25 au 30 juillet et un exercice de défense littorale du 2 au 9 août, le croiseur léger quitte le Sénégal le 12 août, fait escale à Port-Etienne du 13 au 16 août, à Casablanca du 18 au 22 août, à Alger du 25 au 30 août avant de rentrer à  Bizerte le 3 septembre.

Après une période d’indisponibilité (permissions de l’équipage, entretien courant) du 4 au 29 septembre 1945, l’Emile Bertin sort pour essais du 30 septembre au 3 octobre avant un entrainement individuel dans le sud Tunisien du 7 au 16 octobre avant de rentrer à Bizerte le 18 octobre 1945.

Il sort pour une mission de surveillance du détroit de Sicile du 20 au 30 octobre puis un entrainement avec le contre-torpilleur Mogador qui sortait d’un grand carénage du 1er au 9 novembre avant de rentrer à Bizerte le 10 novembre. Le 11 novembre, la compagnie de débarquement du croiseur défile à Bizerte pour commémorer l’armistice.

L’Emile Bertin sort pour un exercice de combat du 15 au 27 novembre en compagnie de la 11ème DCT avant une escale commune à Sfax du 28 novembre au 2 décembre 1945 puis de rentrer à Bizerte le 4 décembre 1945. Le croiseur léger mouilleur de mines sort pour un entrainement en solitaire du 10 au 22 décembre 1945 avant de passer les fêtes de fin d’année au port.

L’Emile Bertin sort pour un exercice avec ses contre-torpilleurs du 7 au 21 janvier 1946 avant une escale  à Sfax du 22 au 25 janvier puis à La Valette du 27 au 30 janvier avant de rentrer à  Bizerte le  3 février 1946.

Il débarque ses munitions et vidange ses soutes du 4 au 8 février. Le 9 février 1946, le contre-amiral Prisset, commandant en chef de la 6ème escadre légère quitte l’Emile Bertin et met sa marque sur le contre-torpilleur Mogador qui reste endivisionné en dépit de sa nouvelle fonction.

L’Emile Bertin est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 12 février 1946 pour d’importants travaux qui vont le voir immobiliser au sec pendant six mois jusqu’au 4 août 1946.

Il subit une remise en état complète de l’appareil propulsif avec le changement des chaudières et de plusieurs turbines. La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont remplacées. Les superstructures sont peu modifiées même si le mat radar doit être renforcé. La catapulte est changée même si on s’interrogea sur son débarquement.

Remis à flot le 4 août, il est remorqué au quai d’armement de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour des travaux complémentaires jusqu’au 25 août 1946. Il est en essais à la mer du 26 août au 4 septembre avant remise en condition du 9 au 21 septembre en compagnie notamment des torpilleurs légers de la 3ème DT et de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage).

Le 22 septembre 1946, l’Emile Bertin redevient navire-amiral de la 6ème Escadre légère en remplacement du Mogador.

Il sort pour un entrainement majeur en Méditerranée en compagnie de la 3ème DT et de la 11ème DCT soit dix navires de combat plus le transport Golo chargé de matériel et de munitions ainsi que le pétrolier Mékong.

Le pétrolier Mékong

Le pétrolier Mékong

Quittant Bizerte le 24 septembre, les navires de combat vont s’entrainer dans un triangle Malte-Tunisie-Libye jusqu’au 2 octobre pour entrainement au combat antisurface de jour comme de nuit, se ravitaillant en mer auprès du pétrolier Mékong.

Ils font escale à La Valette du 3 au 6 octobre pour se ravitailler en munitions et en vivres auprès du Golo qui les soutes vides regagna Bizerte pour un nouveau chargement. Le croiseur léger, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs reprennent la mer le lendemain pour un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 12 octobre au large de la Tunisie.

L’Emile Bertin fait ensuite escale à Patras du 13 au 16 octobre pendant que les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs sont à Zanthe. Le 17 octobre, l’escadre française se réunit à la mer pour se ravitailler en carburant auprès du Mékong avant de gagner Le Pirée où ils font escale du 21 au 25 octobre avant un exercice avec la marine grecque jusqu’au 30 octobre quand les navires français sont à Thessalonique jusqu’au 5 novembre.

La compagnie de débarquement de l’Emile Bertin et des détachements des différents navires rendent hommage à l’Armée d’Orient en déposant une gerbe devant le monument aux morts.

Il reprend la mer pour une escale à Istanbul du 6 au 10 novembre puis à Iskenderun du 13 au 17 novembre et à Beyrouth du 20 au 24 novembre.

Après un exercice avec la DNL, la petite escadre fait escale à Haïfa en Palestine mandataire du 30 novembre au 3 décembre avant de rentrer à Bizerte le 7 décembre 1946. Il est indisponible pour entretien jusqu’à la fin de l’année.

Il sort pour la première fois du 7 au 12 janvier pour un exercice de combat de nuit en compagnie de la 3ème DT avant une escale à Tunis du 13 au 18 janvier suivit d’un exercice de défense aérienne à la mer du 19 au 25 janvier avant de rentrer à Bizerte le 27 janvier 1947.

Victime d’une avarie mécanique, l’Emile Bertin est indisponible du 28 janvier au 12 février avant de sortir pour essais du 13 au 18 février avant un stage de remise en condition du 20 février au 5 mars pour notamment amariner les  nouveaux appelés.

Le 18 mars 1947, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte et retrouve le lendemain à la mer le croiseur lourd Algérie pour une croisière en Méditerranée orientale.

Les deux navires font escale ensemble à Corfou du 23 au 28 mars avant de se séparer, l’Emile Bertin faisant escale à Patras du 30 mars au 2 avril alors que l’Algérie mouillait au large de l’île de Zanthe.

Les deux navires se retrouvent à La Canée en Crète pour une nouvelle escale commune du 5 au 9 avril avant de remonter vers le nord pour une escale commune au Pirée du 12 au 17 avril 1947.

C’est ensuite Thessalonique qui est l’objet de la visite des deux croiseurs français pour une escale du 20 au 24 avril avant une nouvelle séparation, l’Emile Bertin faisant escale à Mytilène sur l’île de Lesbos du 26 au 28 avril alors que l’Algérie gagne directement Rhodes où il arrive le 27 avril, y retrouvant l’Emile Bertin le 30 avril 1947.

Les deux croiseurs font ensuite escale à Antalya du 1er au 3 mai et à Iskenderun du 6 au 9 mai (théâtre au mois de février d’émeutes anti-françaises ce qui explique que les marins français ne purent descendre à terre) avant de se séparer une nouvelle fois, l’Algérie gagnant directement Beyrouth où le croiseur lourd arrive le 11 mai 1947 alors que l’Emile Bertin lui fait escale à Lattaquié du 10 au 13 mai, retrouvant son compère de traversée le lendemain 14 mai 1947.

Après un exercice avec la Division Navale du Levant (16 au 21 mai), le croiseur lourd et le croiseur léger font escale à Haïfa du 22 au 27 mai, à Alexandrie du 30 mai au 3 juin puis à La Valette du 8 au 12 juin 1947. Les deux navires se séparent alors : l’Emile Bertin rentre à Bizerte le lendemain 13 juin alors que l’Algérie file directement sur Toulon où il arrive le 16 juin.

Après une période d’indisponibilité (entretien et permissions de l’équipage) du 17 juin au 13 juillet 1947, le croiseur léger reprend la mer pour essais du 15 au 22 juillet avant un entrainement en solitaire du 24 juillet au 8 août, rentrant à Bizerte le 15 août après une escale à La Valette du 9 au 13 août 1947.

Il sort pour un mouillage de mines le 24 août après avoir chargé 72 mines de guerre pour un véritable mouillage de mines à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Contrairement aux exercices mené par le passé, le croiseur léger n’est pas intercepté ni menacé. Les mines sont mouillés le 28 août 1947 de nuit avec succès avant de rentrer à Bizerte à grande vitesse le 30 août 1947.

Il sort entre le 2 et le 10 septembre pour un entrainement de défense aérienne à la mer puis un entrainement au combat de surface avec la 3ème DT. Cet exercice qui à lieu du 15 au 23 septembre est suivit d’une escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte le 4 octobre.

L’Emile Bertin sort pour un entrainement en compagnie de la 11ème DCT du 7 au 24 octobre 1947, restant en mer et étant ravitaillé par le Mékong. Le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 2 novembre après une escale à La Valette du 26 au 30 octobre.

L’Emile Bertin sort pour entrainement avec la 7ème DCT du 4 au 24 novembre suivant le même modèle que l’entrainement avec la 11ème DCT. Après une escale à Sfax du 25 au 29 novembre, il rentre à Bizerte le 1er décembre 1947.

Du 8 au 20 décembre, le croiseur léger Emile Bertin sort avec les deux divisions de contre-torpilleurs pour un entrainement combiné avec un entrainement au combat de nuit, un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois, à la défense aérienne à la mer et au bombardement littoral. Ils rentrent à Bizerte le 22 décembre et restent au port jusqu’à la fin de l’année.
Le 4 janvier 1948, le croiseur léger quitte Bizerte pour une tournée en Méditerranée occidentale afin de montrer l’un des fleurons de la marine nationale. Il fait escale à Alger du 7 au 12 janvier, à Oran du 13 au 18 janvier, à Tanger du 20 au 24 janvier, à Gibraltar du 25 au 27 janvier, à Barcelone du 30 janvier au 3 février, à Marseille du 6 au 12 février.

Après une période d’entretien à flot à Toulon du 13 février au 2 mars 1948, le navire-amiral de la 6ème escadre légère fait escale à Nice du 4 au 8 mars, à Bastia du 9 au 13 mars, à Ajaccio du 15 au 21 mars, à Bonifaccio du 23 au 27 mars avant de rentrer à Bizerte le 30 mars dans la soirée.

Le 5 avril 1948, l’Emile Bertin appareille avec les 7ème et 11ème DCT pour un exercice de combat à double détente. Dans un premier temps (6 au 11 avril), le croiseur doit échapper à la meute des contre-torpilleurs lancé à sa poursuite et après un ravitaillement à la mer auprès du Mékong le 12 avril, le croiseur doit intercepter la 7ème DCT en compagnie de la 11ème DCT avant que les rôles ne s’inversent (13 au 24 avril). La petite escadre rentre à Bizerte le 26 avril 1948.

L’Emile Bertin sort pour une nouvelle opération de mouillage de mines à la frontière tunisio-libyenne le 5 mai, larguant son chargement du 8 au 15 mai avant une mission de présence au large de la Libye du 16 au 27 mai 1948, rentrant à Bizerte le 1er juin 1948.

Il ressort du 7 au 15 juin pour un entrainement à la défense aérienne à la mer suivit d’un entrainement avec deux navires de la 7ème DCT, le Vauquelin et le Chevalier Paul  du 18 au 24 juin 1948 avant une escale à Sfax du 24 au 27 juin puis à Tunis du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain au port.

Après une période d’indisponibilité du 4 juillet au 2 août, l’Emile Bertin sort pour essais et remise en condition du  4 au 17 août en compagnie du Tartu qui lui aussi sortait d’une période d’entretien. Les deux navires mouillent dans le golfe de Gabès du 18 au 25 août avant de rentrer à Bizerte le 27 août 1948.

Il est alors armé à effectifs de guerre et reste en permanence en alerte notamment en cas de coup de force italien en direction de la Tunisie.

CL Emile Bertin profil

Caractéristiques Techniques du croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin

Déplacement : déplacement Washington 5984 tonnes déplacement en charge normale 6530 tonnes déplacement en surcharge 8480 tonnes.

Dimensions : Longueur (hors tout) 177m (entre perpendiculaires) 167m Largeur : 15.84m Tirant d’eau (déplacement Washington) 5.33m (surcharge) 6.00m Tirant d’air en charge normale 32.50m

Propulsion : Quatre ensembles de turbines à vapeur Parson alimentées par six chaudières Penhoët (27 kg/cm² et 330°) à surchauffe du type à petits tubes d’eau et flamme directe, dévellopant une puissance totale normale de 102000ch et entrainant quatre hélices tripales

Performances : Vitesse maximale : 33 noeuds Distance franchissable : 6000 miles nautiques à 15 noeuds, 2800 miles nautiques à 20 noeuds, 1100 miles nautiques à 33 noeuds

Protection : parois latérales du blockhaus et de la soute à munitions 30mm. Étroit compartimentage avec quatorze tranches (A à N) et donc treize cloisons transversales sans ouverture du fond au pont principal.

Armement : 9 canons de 152mm (6 pouces) modèle 1930 en trois tourelles triples modèle 1930 (deux avant et une arrière). 4 canons de 90mm (3.5 pouces) Schneider modèle 1926 en un affût double axial modèle 1930 et deux affûts simples latéraux modèle 1926.

4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples (deux à tribord et deux à babord au niveau du bloc passerelle) puis en 1939, 8 canons de 37 mm modèle 1933 en quatre affûts CAD et 8 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en quatre affûts doubles. Cette DCA périmée est remplacée par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles

 6 tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples modèle 1928T tirant des torpilles modèle 23D qui porte à 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds. 21 grenades ASM Guilbaud de 52kg (CM : 35kg de tolite) larguées par gravité à l’aide de deux glissières.

 84 mines mises en oeuvres par deux voies démontables Decauville de 50m. Les mines emportées sont de type Bréguet B4 pesant 530kg (CM = 80kg de tolite) pouvant être mouillé dans des eaux d’une profondeur n’excedant pas 90m.

 Aviation : Catapulte Penhoët orientable à air comprimé de 20m de long installée en position axiale entre les deux cheminées pouvant lancer un des deux hydravions Gourdou-Lesseure GL832 récupérés à la mer par deux mats de charge électrique. Le croiseur dispose d’un atelier mécanique et d’une réserve en carburant de 2400 litres. Le GL-832 à ensuite été remplacé par le Deswoitine HD-731

 Equipage : l’Emile Bertin est commandé par un capitaine de vaisseau avec un état major de 22 autres officiers et L’équipage se compose de 9 premiers maitres, 24 maîtres, 60 seconds maîtres et 427 quartiers maîtres et matelots. Gréé en navire-amiral, l’Emile Bertin peut embarquer un officier général, un état major de cinq officiers et 17 à 18 non-officiers. Quatre passagers civils peuvent être embarqués.