URSS (24) Cuirassés et croiseurs de bataille (2)

Cuirassés classe Sovietsky Soyouz

Classe Sovetsky Soyouz 2

Avant-propos

Dans l’histoire les marines connaissent parfois des périodes noires, une période de descente aux enfers, une période où on touche le fond.

Lire la suite

URSS (20) Marine (6)

Situation en septembre 1954

Avant-propos

Qu’en tirer de ce conflit ? Contrairement aux marines occidentales, la marine soviétique n’à pu mener une guerre «glorieuse» fait de batailles majeures.

C’était une guerre de l’ombre, une guerre semblable à celle mener par la marine française durant le premier conflit mondial, guerre violente, cruelle et impitoyable mais qui peu mise en valeur alimenta une rancœur sourde, rancœur qui fût l’une des ingrédients des mutineries de la flotte de la mer Noire en 1919/20.

Lire la suite

Grande-Bretagne (46) Navires légers (2)

Sloops classe Shoreham

Les huit sloops de classe Shoreham sont un développement des sloops de classe Hastings avec une coque plus longue. Ils sont construits dans les Arsenaux royaux de Chatham et de Devonport.

HMS Shoreham

HMS Shoreham

-Le HMS Shoreham (L32) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 19 décembre 1929 lancé le 22 novembre 1930 et mis en service le 2 novembre 1931.
Il sert dans le Golfe Persique et la mer Rouge de 1932 à son désarmement et sa mise en réserve à Aden (où il était stationné) survenu le 14 mai 1947 même si son bon état matériel en fait un candidat idéal pour un réarmement.

HMS Fowey

HMS Fowey

-Le HMS Fowey (L15) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 24 mars 1930 lancé le 4 novembre 1930 et mis en service le 11 septembre 1931.
Déployé au Moyen Orient, ce sloop stationné à Bombay aurait du être envoyé en Méditerranée en septembre 1939 mais l’Italie étant restée neutre, sa présence ne s’avérait plus nécessaire.
Il est mis en réserve le 15 septembre 1946 et mouillé à Aden où il atteint un hypothétique réarmement pourquoi pas sous les couleurs de la Royan Indian Navy.
-Le HMS Bideford (L43) est mis sur cale au His Majesty Devonport Dockyard le 10 juin 1930 lancé le 1er avril 1931 et mis en service le 27 novembre 1931.
Déployé dans l’Océan Indien de 1932 à 1938, il est ensuite affecté à la China Station où il opère jusqu’à sa mise en réserve le 4 octobre 1946,attendant comme ses sept sister-ships un hypothétique réarmement.

HMS Rochester

HMS Rochester

-Le HMS Rochester (L50) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Chatham le 24 novembre 1930 lancé le 16 juillet 1931 et mis en service le 24 mars 1932. Il est d’abord basé en Afrique du Sud à Simonstown avant d’être redéployé en Métropole pour des patrouilles et des escortes.
La guerre de Pologne terminée, il subit un grand carénage dans son chantier constructeur de janvier à septembre 1940 avant d’être redéployé à Aden où il achève sa carrière le 14 janvier 1948 date de sa mise en réserve.

-Le HMS Falmouth (L34) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 31 août 1931 lancé le 19 avril 1932 et mis en service le 27 octobre 1937. Il effectue toute sa carrière en Extrême-Orient, étant déployé à Hong-Kong puis à Singapour où il est mis en réserve le 17 octobre 1947.

HMS Milford

HMS Milford

-Le HMS Milford (L51) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 14 septembre 1931 lancé le 11 juin 1932 et mis en service le 22 décembre 1932.

Il opère d’abord dans l’Atlantique Sud jusqu’en 1937 avant un passage à Portsmouth pour des travaux jusqu’en 1939 quand il retourne dans l’Atlantique Sud, étant stationné à Freetown jusqu’à sa mise en réserve en janvier 1946.

-Le HMS Weston (L72) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 7 septembre 1931 lancé le 23 juillet 1932 et mis en service le 23 février 1933.

Il à passé toute sa carrière dans l’Atlantique Sud et en mer Rouge qu’il s’agisse de la guerre de Pologne ou de la Pax Armada.
Il est mis en réserve le 14 mars 1947 à Freetown où il avait été redéployé depuis septembre 1945.

HMS Dundee

HMS Dundee

-Le HMS Dundee (L84) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Chatham le 1er décembre 1931 lancé le 20 septembre 1932 et mis en service le 31 mars 1933, servant dans les Antilles depuis la base britannique implantée dans les Bermudes. C’est dans cette même base qu’il est mis en réserve le 14 janvier 1948.
CaractéristiquesTechniques des sloops classe Shoreham

Déplacement : standard 1123 tonnes

Dimensions : longueur 86m largeur 11m tirant d’eau 2.51m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières dévellopant 2000ch

Performances : vitesse maximale 16 noeuds

Armement : deux canons de 102mm (4 pouces), un affût quadruple de 12.7mm antiaérien (un deuxième embarqué ultérieurement) et des grenades ASM.

Equipage : 95 hommes

Sloops classe Grimsby

Avant-propos

Le remplacement des sloops du premier conflit mondial avait été assuré par les Bridgewater, les Hastings et les Shoreham, des navires destinés à la fois aux missions d’escorte mais également à des missions de dragage de mines.
Rapidement, la Royal Navy s’est rendu compte que ces deux missions n’étaient pas compatibles sur un navire de taille réduite comme un sloop et qu’il fallait des dragueurs de mines spécialisés tout comme des escorteurs dédiés.
Les nouveaux sloops étaient donc destinés à l’escorte, le dragage de mines ne pouvant être qu’une vrai mission secondaire en renfort de navires spécialisés.
C’est l’acte de naissance de la classe Grimsby qui se distinguait des sloops antérieurs par un armement plus puissant, deux canons de 4.7 pouces (120mm) remplaçant les deux canons de 4 pouces et comme ces canons n’étaient pas antiaériens, un canon de 3 pouces (76mm) fût également embarqué.
Huit navires furent commandés par la Royal Navy avec les deux derniers disposant d’un armement différent. La Royal Australian Navy commanda quatre autres navires et la marine royale indienne un navire portant le total à treize unités.

Carrière opérationnelle

NdA les sloops de type Grimsby de la Royal Australian Navy seront étudiés dans le tome consacré à ce dominion

HMS Grimsby

HMS Grimsby

-Le HMS Grimsby (U16) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 23 janvier 1933 lancé le 19 juillet 1933 et mis en service le 17 mai 1934.
Affecté jusqu’en 1939 à la China Station et basé à Hong Kong, il subit des entretiens périodiques à Hong Kong mais également à Singapour.
Son redéploiement en Europe n’à pas le temps de se faire avant la fin de la guerre de Pologne, il reste déployé depuis Hong Kong jusqu’en juin 1945 quand il est redéployé à Ceylan depuis la base de Triconmalee pour des patrouilles dans l’Océan Indien.
Toujours en service en septembre 1948, il va être chargé de missions de patrouille anti-raider dans l’Océan Indien, une mission ingrate, solitaire et dangereuse, les croiseurs auxiliaires allemands ou les raiders _de véritables navires de guerre_ n’étant pas des proies faciles.

HMS Leith

HMS Leith

-Le HMS Leith (U36) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 6 février 1933 lancé le 9 septembre 1933 et mis en service le 12 juillet 1934.
Il est affecté à la New Zealand Station et donc déployé dans le Pacifique pour des missions de présence dans une région où cohabitent colonies et dominions. Il est redéployé à partir de septembre 1939 à Singapour pour des missions de lutte contre la contrebande, mission qu’il poursuit jusqu’en juin 1945 quand il est redéployé à Hong Kong, remplaçant son sister-ship Grimsby.
En septembre 1948, le sloop était immobilisé pour un entretien à flot de ses chaudières, de son armement ainsi qu’une remise en état de ses locaux-vie.

Sa disponibilité n’est pas prévu avant la mi-septembre même si la guerre en Europe et la crainte qu’elle n’éclate en Asie va faire accélérer les travaux.

-Le HMS Lowestoft (U59) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 21 août 1933 lancé le 11 avril 1934 et mis en service le 22 novembre 1934.

Déployé à China Station, il aurait du revenir en Europe mais le conflit s’étant terminé avant, il reste stationnaire à Hong-Kong jusqu’en septembre 1948. Le 5 de ce mois, il était à la mer pour une opération de lutte antipiraterie.

HMS Wellington

HMS Wellington

-Le HMS Wellington (U65) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 25 septembre 1933 lancé le 29 mai 1934 et mis en service le 24 janvier 1935.
Déployé à China Station et à New Zealand Station avant la guerre de Pologne, le HMS Wellington est redéployé aux Bermudes en juin 1944. Il y était toujours déployé en septembre 1948 même si à l’époque, il était immobilisé pour un grand carénage.
-Le HMS Londonderry (U76) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 11 juin 1934 lancé le 16 janvier 1935 et mis en service le 20 septembre 1935.
De 1935 à 1938 il est déployé en mer Rouge avant d’être affecté à la South African Station avec Simonstown pour base.
Durant la guerre de Pologne, il est détaché à Freetown pour des missions de patrouille anti-raider et d’escorte de convois. Ce détachement se prolonge jusqu’en septembre 1941 quand il retrouve sa base sud-africaine où il était toujours déployé en septembre 1948.

HMS Deptford

HMS Deptford

-Le HMS Deptford (U53) est mis sur cale au HM Dockyard Chatham le 30 avril 1934 lancé le 5 février 1935 et mis en service le 20 août 1935.
D’abord déployé dans le Golfe Persique, le HMS Bedford est de retour en Grande-Bretagne quand éclate la guerre de Pologne. Durant ce court conflit, il effectue des missions d’escorte de convois en Manche et en mer du Nord.
Après un grand carénage de septembre 1940 à juin 1941, le sloop retourne dans le Golfe Persique où stationné à Oman, il surveille notamment l’Iran, les sympathies du Shah d’Iran pour l’Italie et l’Allemagne étant connues.
Le 5 septembre 1948, il était à la mer dans le détroit d’Ormuz.

HMS Aberdeen

HMS Aberdeen

-Le HMS Aberdeen (U97) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 12 juin 1935 lancé le 22 janvier 1936 et mis en service le 17 septembre 1936.
Déployé en Méditerranée, il sert avant la guerre de Pologne de navire-amiral pour le commandant en chef de la Mediterranean Fleet pour des missions de représentation dans tout le bassin méditerranéen.
Durant la guerre de Pologne, il assure l’escorte de convois en Manche avant de retourner à Alexandrie où il était toujours déployé en septembre 1948.
Il cesse d’être le navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée, étant remplacé par le cuirassé HMS Duke of York. Il va désormais servir de navire de défense de la base d’Alexandrie.

HMS Fleetwood

HMS Fleetwood

-Le HMS Fleetwood (U47) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 14 août 1935 lancé le 24 mars 1936 et mis en service le 19 novembre 1936.
Après avoir servit de navire de test pour un nouvel affût de 4 pouces, le Fleetwood est redéployé en mer Rouge de novembre 1937 à septembre 1939, retrouvant les eaux métropolitaines pour la guerre de Pologne.
Ce court conflit terminé, il est renvoyé en mer Rouge dès le mois de mars 1940 et y était toujours déployé en septembre 1948. Le 5, une avarie de machine l’immobilisait depuis quinze jours et la date de sa disponibilité n’était toujours pas connue.
La Royan Indian Navy à également mis en oeuvre un navire

HMIS Indus

HMIS Indus

-Le HMIS (His Majesty Indian Ship) Indus est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 8 décembre 1933 lancé le 24 août 1934 et mis en service le 15 mars 1935.
Déployé en Inde, il était toujours en service en septembre 1948, ayant pour mission de patrouiller dans le Golfe du Bengale.
Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1006 tonnes pleine charge 1504 à 1534 tonnes

Dimensions : longueur 81.15m largeur 11m tirant d’eau 3.02m

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds

Armement : deux canons de 4.7 pouces en affûts simples, un canon de 3 pouces antiaérien, quatre canons de salut et des grenades ASM.

En septembre 1948, l’armement est composé de deux canons de 4.7 pouces, de huit canons antiaériens de 20mm Oerlikon, de deux affûts quadruples de 12.7mm et de quarante-deux grenades ASM (quinze à l’origine)

Equipage : 100 officiers et marins

Sloops classe Kingfisher

Avant-propos

Dans le cadre du traité de Washington, la construction de navires de moins de 600 tons (630 tonnes métriques) n’était pas limitée, un pays signataire pouvait construire autant de navires de 630 tonnes qu’il le souhaitait.
Si la France construisit les Melpomène, les britanniques décidèrent de construire des sloops amenés à opérer dans les eaux littorales en Manche et en Mer du Nord.
C’est l’acte de naissance de la classe Kingfisher, une classe de neuf navires qui ne se révélèrent guère réussis, la faute à un design trop contraint.
Ils étaient pourtant toujours en service en septembre 1948.

Carrière opérationnelle
-Le HMS Kingfisher (L70) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company implanté à Govan le 1er juin 1934 lancé le 14 février 1935 et mis en service le 18 juin 1935.
Déployé à Devonport (Devonport Group), ce navire est chargé de couvrir la Manche et en septembre 1948, le sloop va participer à la couverture des convois transportant en France le Corps Expéditionnaire Britannique.
-Le HMS Mallara (L42) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons implantés à Linthouse le 12 juin 1935 lancé le 26 mars 1936 et mis en service le 15 juillet 1936.
Déployé lui aussi à Devonport, le Mallara est immobilisé en septembre 1948 pour un grand carénage destiné à assurer une remise en état complète mais également à renforcer son armement notamment en matière de DCA.

HMS Puffin

HMS Puffin

-Le HMS Puffin (L52) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons implantés à Linthouse le 12 juin 1935 lancé le 5 mai 1936 et mis en service le 26 août 1936.
Basé à Devonport, le Puffin était à la mer en patrouille le 5 septembre 1948 prêt à attaquer le moindre sous-marin allemand en Manche.
-Le HMS Kittawake (L30) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 7 avril 1936 lancé le 30 novembre 1936 et mis en service le 29 avril 1937.
Déployé à Faslane (Faslane Group), il doit assurer des missions de lutte anti-sous-marine en mer d’Irlande afin de protéger les liaisons entre l’Angleterre, l’Ecosse et l’Ulster.

-Le HMS Sheldrake (L06) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 21 avril 1936 lancé le 28 janvier 1937 et mis en service le 1er juillet 1937. Déployé à Faslane, le sloop était immobilisé pour un grand carénage quand éclate le second conflit mondial.
-Le HMS Widgeon (L62) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 8 mars 1937 lancé le 2 février 1938 et mis en service le 16 juin 1938.
Déployé à Faslane, le Widgeon était à la mer le 5 septembre 1948 pour un entrainement qui se transforme en patrouille de surveillance.
-Le HMS Shearwater (L39) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 15 août 1938 lancé le 18 avril 1939 et mis en service le 7 septembre 1939.
Après avoir été déployé depuis Douvres durant la guerre de Pologne, le septième sloop de classe Kingfisher est déployé en Méditerranée avec Malte pour port d’attache, sa mission étant d’assurer la lutte anti-sous-marine littorale.
-Le HMS Guillemot (L89) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 22 août 1938 lancé le 6 juillet 1939 et mis en service le 28 octobre 1939.
Après une participation symbolique à la guerre de Pologne, le huitième et avant-dernier sloop de classe Kingfisher rallie Malte pour en assurer la sécurisation.
Le 5 septembre 1948, il était immobilisé pour un grand carénage.
-Le HMS Pintail (L21) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 22 août 1938 lancé le 18 août 1939 et mis en service le 28 novembre 1939.
Déployé à Malte, il y était toujours le 5 septembre 1948, étant à quai quand les premières bombes allemandes tombent sur la Norvège et le Danemark.
Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 518 tonnes (539 pour les Kittawake Sheldrake Widgeon, 589 tonnes pour les Shearwater Guillemot Pintail) pleine charge respectivement 691, 711 et 762 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.14m largeur 8.08m tirant d’eau respectivement 1.8, 1.91 et 1.98m

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 3600ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale 20 noeuds

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) et des charges de profondeur bientôt renforcé avec un affût quadruple de 12.7mm puis remplacés par huit canons de 20mm Oerlikon tandis que le nombre de grenades ASM est porté à 48 exemplaires.

Equipage : 60 officiers et marins

Sloops classe Bittern

Avant-propos

Succédant aux Kingfisher, les trois sloops de classe Bittern sont les ancêtres immédiats des Egret et des Black Swan mais avec des capacités antiaériennes limitées.
Si le Bittern et le Stork furent achevés comme de véritables navires de guerre, l’Enchantress fût achevé comme un “yacht armé” un navire de représentation destinées aux plus hautes autorités de la Royal Navy.
Son armement était donc plus léger même si en septembre 1948, il fût renforcé pour lui permettre de mener de véritables missions de combat en l’occurence le commandement de la mise à terre des troupes alliées en Norvège.
Carrière opérationnelle
-Le HMS Bittern (L07) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White Company de Cowes le 27 août 1935 lancé le 14 juillet 1937 et mis en service le 15 mars 1938.
Affecté à la 1st Anti-submarine Flottilla, le sloop est toujours en service en septembre 1948, ayant pour stationnement Chatham. Affecté au Chatham Group en compagnie de ses deux sister-ships, ils sont chargés de protéger les accès à la Tamise.
Le 5 septembre 1948, le navire était immobilisé pour carénage. Outre des travaux classiques de remise en état, le Bittern devait recevoir des radars ainsi qu’une DCA plus puissante.
-Le HMS Enchantress est mis sur cale aux chantiers navals John Brown sis à Clydebank le 9 mars 1934 lancé le 21 octobre 1934 sous le nom de Bittern mais il est rebaptisé pour servir de “yacht armé” au profit des autorités, un navire de représentation qui nécessite tout de même un certain armement.
Il est mis en service le 8 avril 1935, participant au Jubilé d’Argent, les vingt-cinq ans de règne de George V.
Il est affecté à la 1st Antisubmarine Flottilla puis quand les Black Swan plus performants ont commencé à être mis en service, il à rejoint le Chatham Group pour assurer la sécurisation de l’estuaire de la Tamise.
En septembre 1948, il est décidé de le transformer en navire de commandement pour les opérations de débarquement en Norvège. Il reçoit des équipements radios supplémentaires tandis que sa DCA est renforcée pour lui permettre de faire face à la Luftwafe et à au Kriegsmarine FliegerKorps.

HMS Stork

HMS Stork

-Le HMS Stork (L81) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 19 juin 1935 lancé le 21 avril 1936 et mis en service le 10 septembre 1936.
Utilisé d’abord comme auxiliaire à Singapour, il rejoint la Grande-Bretagne au moment de la guerre de Pologne, recevant l’armement nécessaire pour des missions d’escorte au sein de la 1st Antisubmarine Flottilla puis du Chatham Group où il était toujours affecté en septembre 1948, le projet de le renvoyer en Extrême-Orient ne s’étant pas concrétisé.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : 1190 tons

Dimensions : longueur 81m largeur 11m tirant d’eau : nc

Propulsion, : turbines à engrenages, chaudières à vapeur dévellopant 3300ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18.75 noeuds

Armement : six canons de 102mm (4 pouces) en affûts doubles (deux avant un arrière), un affût quadruple de 12.7mm Vickers et des grenades ASM

L’Enchantress ne disposait que de quatre canons de 102mm en affûts simples et un affût quadruple de 12.7mm
En septembre 1948, l’armement se compose de six canons de 102mm (quatre pour l’Enchantress), huit canons de 20mm Oerlikon en affûts simples et vingt-huit grenades ASM

Equipage : 125 officiers et marins

Allemagne (83) Armée de l’Air (16)

Les avions en service (6) : avions d’entrainement

Dans le domaine des avions d’entrainement, l’Allemagne comme les autres pays à utilisé à la fois des avions spécifiquement conçus pour ce rôle mais également des avions obsolètes pour servir en première ligne.

A noter qu’en dépit de rivalités et autres querelles de boutique, la formation initiale des pilotes embarqués de la Kriegsmarine était assurée par la Luftwafe.

Bücker Bu181 et 183

Bucker Bu 181 Bestmann

Bucker Bu 181 Bestmann

Le Bücker Bü181 développé par la Bücker-Flugzeugbau effectue son premier vol en février 1939, étant choisit pour devenir l’avion d’entrainement standard de la Luftwafe puis de la Kriegsmarine quand celle-ci passa un compromis pour contrôler au moins ses groupes aériens embarqués et son hydraviation (automne 1942). Il entre en service courant 1940. Il est suivit d’une version navalisée, le Bücker Bu-183 destinée à la transformation opérationnelle des pilotes du KFK embarqués sur les quatre porte-avions de la Kriegsmarine.

L’appareil à été produit à 450 exemplaires et la licence à été vendue à la Suède pour équiper la Flygavplanet d’un avion d’entrainement moderne.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü181

Type : biplace d’entrainement, de liaison et de servitude

Poids : à vide 480kg maximal au décollage 750kg

Dimensions : longueur 7.85m envergure 10.06m hauteur 2.05m

Motorisation : un moteur radial Hirth HM 500A de 105ch

Performances : vitesse maximale 215 km/h vitesse de croisière 195 km/h distance franchissable 800km plafond opérationnel 5000m

Armement : deux mitrailleuses MG-17 de 7.92mm en gondole sous les ailes avec 250 coups pour l’entrainement au tir, gondoles remplaçables par des râteliers pour bombes d’exercices.

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

-Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 dévellopant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Bücker Bü-133 Jungmeister

Bucker Bü 133 Jungmeister

Bucker Bü 133 Jungmeister

Le Bücker Bü 133 Jungmeister est un développement direct du Bü-131. C’est un appareil d’entrainement avancé et de voltige, un biplan monoplace qui effectue son premier vol en 1935. Le Bü-133A n’est pas produit en série tout comme le Bü-133B qui n’est construit qu’à deux exemplaires, la première vrai version de série étant donc le Bü-133C. L’appareil fût également produit sous licence en Suisse et en Espagne. L’appareil à été exporté en Slovaquie, en Afrique du Sud et en Hongrie.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-133C

Type : biplan monoplace d’entrainement et de voltige

Masse : à vide 425kg Maximale au décollage 585kg

Dimensions : longueur 6m envergure 6.60m Hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur Siemens-Halske Sh.14-4 de 160ch

Performances : vitesse maximale 220 km/h vitesse de croisière 200 km/h Distance franchissable 500km Plafond opérationnel 4500m

Armement : aucun

Gotha Go-145

Gotha Go145 sous les couleurs espagnoles (camp national)

Gotha Go145 sous les couleurs espagnoles (camp national)

-Le Gotha Go-145 est un avion d’entrainement biplan biplace créée par la firme Gotha qui renait de ses cendres en octobre 1933 après avoir été démantelé ou du moins mise en sommeil à la fin du premier conflit mondial. L’appareil prend l’air pour la première fois en février 1934 et rentre en service l’année suivante au sein de la Luftwafe.

Plusieurs compagnies allemandes fabriquèrent l’appareil ,l’avion étant également produit sous licence en Espagne et en Turquie. Rien que pour la production allemande, 2000 appareils ont été construits en plusieurs versions, le Go145B disposant d’un cockpit fermé, le Go145C destiné à l’entrainement au tir disposant d’une MG-15 de 7.92mm.

L’appareil à été utilisé par l’Autriche avant l’Anschluss, la Roumanie et la Slovaquie en plus des pays où il à été construit sous licence.

Caractéristiques Techniques du Gotha Go-145A

Type : biplace biplan d’entrainement

Masse : à vide 800kg en charge 1380kg

Dimensions : longueur 8.7m envergure 9m hauteur 2.9m

Motorisation : un moteur en ligne Argus As10 de 240ch

Performances : vitesse maximale 212 km/h Distance franchissable 630km plafond opérationnel 3700m

Armement : aucun

Heinkel He-51

Heinkel He51A-1

Heinkel He51A-1

Le Heinkel He-51 est un chasseur biplan monoplace qui effectue son premier vol en novembre 1932. C’est un dérivé du Heinkel He-49 qui construit à trois prototypes fût produit en série sous la nouvelle désignation de Heinkel He-51. Avec l’Arado Ar68, il constitua l’équipement initial en chasseurs de la jeune Luftwafe.

Au total 150 He-51A, 450 He-51B (dont 46 en version hydravion) et 100 He-51C (version attaque au sol) furent produits pour la Luftwafe. Il est engagé au sein de la Légion Condor durant le conflit espagnol.

Retiré des unités de première ligne en 1938, il fût utilisé pour l’entrainement à la chasse jusqu’en 1943 date à laquelle les appareils furent feraillés. Il fût utilisé à l’étranger par la Bulgarie et par l’Espagne.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-51B-1

Type : chasseur biplan monoplace/avion d’entrainement à la chasse

Masse : à vide 1460kg en charge 1900kg

Dimensions : longueur 8.40m envergure 11.00m hauteur 3.20m

Motorisation : un moteur en ligne BMW VI de 750ch

Performances : vitesse maximale 330 km/h vitesse de croisière 280 km/h Distance franchissable 570km Plafond opérationnel 7700m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans le nez avec 500 coups, la version C-1 pouvant embarquer six bombes de 10kg

Heinkel He-46

Heinkel He-46

Heinkel He-46

Comme le Heinkel He-51, le Heinkel He-46 est un avion d’entrainement de seconde main, l’appareil cessant d’être un avion de reconnaissance et de coopération quand les premières lignes devinrent trop dangereuses pour lui.

L’appareil est un sesquiplane biplace qui effectue son premier vol fin 1931. Suite à une profonde modification, il devient un monoplan parasol (aile haute) avec un moteur plus puissant. La production est lancée en 1933 et en 1936, toutes les unités de reconnaissance sont équipés de cet avion qui va également participer à la guerre d’Espagne.

Dès 1938, le Henschel Hs126 le remplace et en septembre 1939, seulement deux unités sont encore équipées, les derniers appareils quittant les unités de première ligne courant 1940. Il est alors rélégué aux unités d’entrainement, rôle ingrat, obscur mais vital, rôle qu’il remplissait toujours en septembre 1948 même si en raison de l’usure, le nombre d’appareils ne cessait de se réduire. L’appareil à également été utilisé par la Bulgarie et la Hongrie.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-46C-1

Type : monoplan biplace de reconnaissance, de coopération et d’entrainement

Masse : à vide 1765kg en charge 2300kg

Dimensions : longueur 9.5m envergure 14m Hauteur 3.4m

Motorisation : un moteur radial Bramo de 660ch

Performances : vitesse maximale 250 km/h distance franchissable 1000km plafond opérationnel 6000m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm en poste arrière et plus de 20 bombes de 10kg

Heinkel He-72 Kadett

Heinkel He-72 Kadett

Heinkel He-72 Kadett

Le He-72 est un biplan biplace d’entrainement initial répondait à un besoi emis en 1933. L’appareil entre en service au sein du National-Socialist Flyers Korps (NSSK), l’ancètre de la Luftwafe avant d’équiper l’armée de l’air allemande, devenant l’appareil d’entrainement standard de la Luftwafe.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948 et à l’étranger il à été utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie et le Japon avec un unique appareil.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-72B-1

Type : biplace d’entrainement biplan

Masse : à vide 540kg maximale au décollage 865kg

Dimensions : longueur 7.50m envergure 9.00m hauteur 2.70m

Motorisation : un moteur radial BMW-Bramo de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable : 3500m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le FW-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Le Focke-Wulf Fw-56 Stösser est un avion d’entrainement avancé, un monoplan à aile haute destiné non pas à l’entrainement au pilotage mais à la chasse. Il est d’ailleurs conçu comme un chasseur de défense locale. Le premier prototype décolle pour la première foi en novembre 1933 suivit d’un second et d’un troisième en février 1934.

Après s’être imposé face à l’Arado Ar76 et le Heinkel He 74, le Focke-Wulf Fw-56 est produit à plus de 1000 exemplaires, certains étant exportés en Autriche, en Hongrie, en Bolivie, en Bulgarie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Espagne.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-56A-1

Type : monoplan monoplace d’entrainement avancé

Masse : à vide 755kg en charge 985kg

Dimensions : longueur 7.6m envergure 10.5m hauteur 2.6m

Motorisation : un moteur radial Argus As 10C de 236ch

Performances : vitesse maximale : 278 km/h vitesse de croisière 255 km/h Distance franchissable 385km Plafond opérationnel 6200m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17

Allemagne (78) Armée de l’Air (11)

Heinkel He-111

Heinkel He-111

Heinkel He-111

Le traité de Versailles limitait sérieusement les possibilités allemandes en matière de recherche et de développement de nouveaux équipements militaires ce qui n’empêcha pas les allemands de contourner rapidement (pour ne pas dire tout de suite) ces limitations en délocalisant leurs bureaux d’études ou en camouflant leurs recherches.

Si les chars furent classés comme “tracteurs”, les avions et notamment les bombardiers furent officiellement annoncés comme des avions de transport de passagers et de fret. C’est le cas du futur Heinkel He-111.

Cet élégant bimoteur reconnaissable entre-tous était issu d’un monomoteur le Heinkel He-70 Blitz (Eclair) à tel point que son surnom fût “Doble-Blitz”. Le premier prototype effectue son vol inaugural le 24 février 1935, le premier prototype d’une version très proche des appareils de série décollant le 10 janvier 1936.

La première variante à apparaître est le He-111C, une version de transport de passagers destinée à la Lufthansa qui mot également en œuvre des He-111G, une version améliorée du précédent.

Une transformation de l’avion commercial en bombardier n’étant pas chose difficile, la variante militaire du “Doble-Blitz” ne tarde pas à apparaître. Le He-111A n’est produit qu’à dix exemplaires et sous-motorisés ces appareils sont revendus à la Chine où ils seront remotorisés avec des moteurs américains.

Le He-111B lui succéda dès 1936 suivit dès fin 1937 par le He-111D mais en raison d’une pénurie de moteurs, le He-111E lui succéda rapidement sur les chaines de montage de Heinkel dont l’usine était implantée à Rostock, les premiers exemplaires sortant en février 1938 et sont envoyés en Espagne au sein de la Legion Condor.

Au He-111E succède le He-111F qui n’intègre que des modifications mineures tandis que le He-111J censé devenir le bombardier-torpilleur standard de l’aviation navale (qui dépend jusqu’en 1945 de la Luftwafe) ne dépasse pas le stade du prototype, le Kriegsmarine FliegerKorps préférant le Ju-188M.

La variante P est produite en petit nombre ce qui ne l’empêche pas de participer en compagnie du He-111H à la guerre de Pologne, le He-111 formant l’épine dorsale de la force de bombardement allemande en compagnie du Do-17.

La dernière variante du He-111 est le He-111Z Zwilling (jumeaux), deux He-111 reliés par un élément central avec un cinquième moteur pour pouvoir remorquer les planeurs géants Messerschmitt Me-321 Giant. Quelques exemplaires sont produits.

En septembre 1939, cinq escadres sont équipées de Heinkel He-111 mais en septembre 1948 seulement deux unités disposent encore de cet appareil qui n’aurait jamais participé au conflit sans les retards du programme He-119, le nouveau bombardier médiant de la Luftwafe.

A l’export, l’appareil à été vendu à la Turquie, à la Chine, à l’Espagne, à la Roumanie, à la Slovaquie et à la Hongrie. Une commande japonaise fût annulée avant la livraison des premiers appareils.

Trois Heinkel He-111 en formation

Trois Heinkel He-111 en formation

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-111H

Type : bombardier médian bimoteur multiplace

Masse : à vide 8680kg en charge 12030kg maximale au décollage 14000kg

Dimensions : longueur 16.4m envergure 22.60m hauteur 4.00m

Motorisation : deux moteurs en ligne Jumo 211F-1 ou F-2 de 1300 ou 1340ch chacun

Performances : vitesse maximale 440 km/h distance franchissable 2300km Plafond opérationnel 6500m

Armement : sept mitrailleuses de 7.92mm MG-15 ou MG-81 (deux dans le nez, une en poste dorsale, deux latérales et deux dans le poste ventral), certaines remplacées par un canon de 20mm ou une mitrailleuse de 13mm. 2000Kg de bombes en soute et jusqu’à 3600kg en externe.

Heinkel He-119

En septembre 1942, le bureau d’études de la firme Heinkel lance une étude pour un nouveau bombardier médian destiné à remplacer le Heinkel He-111.

Il s’agissait d’obtenir un bombardier bimoteur à long rayon d’action, rapide et bien protégé pour à la fois assurer des missions d’interdiction sur le champ de bataille mais également pour pouvoir frapper l’arrière _la queue par rapport aux dents_ ainsi que l’industrie, les ports et les aérodromes.

Fort occupés avec la mise au point du Heinkel He-177 (au point que l’appareil sera abandonné au profit du Heinkel He-179), rencontrant le manque d’intérêt de la Luftwafe qu allait disposer du Do-217, le bureau d’études de la firme de Rostock ne se pressa guère pour le mettre au point.

Deux prototypes sont construits à l’été 1943, l’un propulsé par des moteurs en ligne Daimler-Benz DB-612 et le second propulsé par des moteurs radiaux BMW 801F. Le premier effectue son vol inaugural le 12 janvier 1944 mais suite à une surchauffe de son moteur, s’écrase le 16, tuant son équipage.

Le second décolle pour la première fois le 14 mars 1944. Deux autres prototypes effectuent leur premier vol le 8 juillet 1944 (moteur en ligne) et le 14 septembre 1944 (moteur radial).

Les performances sont similaires ce qui pose un cas de conscience aux responsables allemands. Ce qui va trancher c’est la question des moteurs. Le BMW-801F étant moins demandé, il est choisit comme moteur pour le nouveau appareil baptisé Heinkel He-119.

La guerre civile et la production du Heinkel He-179 (dans sa version bombardier et sa version patrouille maritime pour le Kriegsmarine Fliegerkorps) retarde la production en série qui ne commence qu’en septembre 1946.

Les premiers appareils sont livrés en mai 1947 au sein d’une unité d’entrainement opérationnelle mais aucun Geschwader de bombardement n’à encore reçu l’appareil qui ne connaitra son baptême du feu qu’au cours de l’hiver 1948/49.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-119

Type : bombardier médian bimoteur multiplace

Masse : à vide 9950kg en charge 13030kg maximale au décollage 14800kg

Dimensions : longueur 17.80m envergure 24.00m hauteur 4.30m

Motorisation : deux moteurs radiaux BMW-801F de 2700ch entrainant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 540 km/h distance franchissable 3200km Plafond opérationnel 8000m

Armement : deux mitrailleuses MG-81Z de 7.92mm dans le poste avant servies par le navigateur-bombardier, une mitrailleuse MG-131 ou deux mitrailleuses MG-81Z dans la tourelle dorsale, une mitrailleuse de 13mm MG-131 dans le poste de queue, une mitrailleuse de 7.92mm MG-81 dans le poste ventral, deux mitrailleuses de 7.92mm MG-81 en postes latéraux.

2500kg de bombes en soute et jusqu’à 4000kg en externe.

Equipage : pilote, copilote, navigateur-bombardier, cinq mitrailleurs soit huit hommes

Allemagne (75) Armée de l’Air (8)

Junkers Ju-88

Junkers Ju-88 en vol

Junkers Ju-88 en vol

Quand les nazis arrivent au pouvoir, le réarmement est lancé à grande échelle. En ce qui concerne la future Luftwafe, il faut partir de zéro. Un appel d’offres est lancé pour un bombardier moyen, la firme Junkers travaillant sur deux modèles, le Ju-85 à double-dérive et le Ju-88 avec dérive unique.

Les spécifications demandées par le RLM réclamaient un bombardier triplace rapide non-armé avec jusqu’à une tonne de bombes. Cinq prototypes donnant naissance au Ju-88 furent produits, le premier prototype effectuant son premier vol le 21 décembre 1936.

Au total neuf prototypes furent produits, certains modifiés pour servir de bombardier en piqué qui démontrèrent la polyvalence du concept du Ju-88 qui devait à terme être décliné en chasseur lourd (Ju-88C) et en bombardier en piqué (Ju-88B) mais ces versions ne furent pas produites.

Au Junkers Ju-88A succéda le Ju-88D une version améliorée avec un armement défensif renforcé, les Ju-88E étant des appareils destinés à l’export (Espagne, Finlande, Hongrie, Roumanie et Bulgarie) et le Ju-88F un projet de bombardier-torpilleur qui ne vit pas le jour mais qui fût dévellopé à partir du Ju-188. Le Ju-88G est une version de reconnaissance tactique qui équipa une escadre en attendant la disponibilité d’une version adaptée du Ju-188.

Si une poignée de Ju-88 sont en service en septembre 1939 avec un rôle négligeable durant la guerre de Pologne, neuf ans plus tard, quatre escadres de bombardement sont équipés de Ju-88, une encore équipée de Ju-88A et les trois autres de Ju-88D.

Quand le conflit éclate, une nouvelle version baptisée Ju-88H doit entrer en production pour remplacer les Ju-88A puis à terme équiper de nouvelles escadres.

Par rapport à ces prédécesseurs, l’appareil dispose de moteurs plus puissants, de nouveaux équipements radios et d’un armement défensif renforcé avec deux mitrailleuses de 7.92mm dans le poste vitré, mitrailleuses qui peuvent être remplacés par un canon de 20mm.

Les appareils en service eux vont mener des raids contre le Danemark et la Norvège, visant les ports, les aérodromes, les voies de communication pour faciliter les opérations aéroportées en attendant les débarquements amphibies.

Junkers Ju-88 9

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-88A

Type : bombardier rapide bimoteur multiplace

Masse à vide 9600kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 14.36m envergure 20.08m hauteur 5.07m

Motorisation : deux moteurs en ligne Junkers Jumo 211J de 1420ch chacun

Performances : vitesse maximale 510 km/h à 5300m en configuration lisse réduite à 433 km/h avec des bombes sous les ailes Distance franchissable 2430km Plafond opérationnel 9000m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm MG-81J à l’avant avec 1000 coups, une autre mitrailleuse avec 1000 coups en position ventrale arrière, une mitrailleuse MG-81J en position ventrale avant avec 1000 coups et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-81Z à l’arrière avec 1000 coups.

1400kg de bombes dans deux soutes à bombes internes ou 3000kg à l’extérieur

Equipage : quatre hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière et navigateur-mitrailleur ventral)

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

Le 21 décembre 1936, le premier prototype du Junkers Ju-88 décolle pour la première fois. Ce prototype de bombardier rapide se révèle suffisamment prometteur pour envisager tout une série de déclinaisons spécialement adaptées à la reconnaissance tactique, le bombardement en piqué, le bombardement-torpillage, la chasse lourde et la chasse de nuit.

Seule la version de reconnaissance tactique (Ju-88G) fût produite en compagnie des Ju-88E pour l’export. Et encore ces Ju-88G étaient une mesure intérimaire en attendant la disponibilité du Ju-188, version améliorée (vitesse, charge utile, armement….) du Ju-88.

Le prototype du Ju-88F effectue son premier vol le 9 juin 1942 mais le développement n’est pas poursuivie la Luftwafe qui contrôle encore à l’époque l’aéronavale basée à terre préfère développer une version de bombardement-torpillage du Ju-188, version qui effectue son premier vol le 8 septembre 1943 (Ju-188V1) et le 4 janvier 1944 (Ju-188V2). Les appareils vont être livrés au Kriegsmarine Fliegerkorps entre janvier 1945 et mars 1948.

Entre-temps l’armée de l’air décide de mettre sur pied une escadre de reconnaissance tactique et cherche un bimoteur rapide pour l’équiper. Le choix se porte sur le Ju-188 mais en attendant que le Ju-188A soit disponible, des Ju-88G sont produits comme solution intérimaire.

Les premiers Ju-188A sont livrés en mai 1948 et seulement 50 appareils sont livrés en septembre, l’unique escadre de reconnaissance tactique de la Luftwafe allait donc mettre en œuvre des Ju-88G et des Ju-188A.

A la mobilisation, une deuxième escadre de reconnaissance tactique va être mise sur pied, les Ju-188A et Ju-88G lançant des opérations de reconnaissance au dessus du Benelux et de la France ce qui occasionne les premières pertes.

Le 6 septembre 1948, un Ju-88G est abattu au dessus de Colmar par un Arsenal VG-36 de l’ERC-503 stationnée à Strasbourg-Etzinheim, son équipage qui à réussi à sauter est fait prisonnier.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-188A

Type : bimoteur de reconnaissance tactique

Poids : à vide 9900kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 15m envergure 22m hauteur 4.4m

Motorisation : deux moteurs radiaux BMW-801 G-2 de 1700ch chacun

Performances : vitesse maximale 540 km/h distance franchissable 2300km plafond opérationnel 9500m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm à l’avant de la gondole ventrale, une mitrailleuse de 7.92mm à l’arrière, une mitrailleuse de 13mm dans le poste supérieur et une mitrailleuse de 13mm (ou deux de 7.92mm) dans le nez vitré. Appareils photos dans la soute à bombes

Equipage : cinq hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière, navigateur-mitrailleur ventral, opérateur photo)

Allemagne (43) Ordre de bataille (4)

PROGRAMME DE GUERRE

Avant-propos

-Plan Z d’origine totalement irréaliste selon les capacités financières, industrielles et humaines de l’Allemagne surtout que comme en 1914, la marine devait faire face à la concurrence des autres services (Wehrmacht, Luftwafe et Waffen S.S).

-La mouture définitive de ce plan ne permet pas à la Kriegsmarine de vaincre les marines britanniques et français mais permet aux amiraux allemands d’envisager une solide dissuasion et de provoquer des pertes insupportables à long terme.

-Cette montée en puissance est perturbée par la guerre civile qui à défaut d’ensanglanter l’Allemagne perturbe la production militaire.

-Les construction sont ralenties ce qui explique que nombre de navires qui auraient du être opérationnels en septembre 1948 ne le sont pas encore.

-La Kriegsmarine espérait un report de l’opération Weserübung au printemps 1949 mais on lui fait rapidement comprendre à Berlin que c’est impossible en prétendant que les alliés allaient attaquer en octobre.

-Elle est néanmoins consciente qu’elle aborde ce conflit dans une position nettement plus confortable que neuf ans plus tôt. La marine allemande aborde le conflit avec un optimisme prudent mais un optimisme quand même.

Le 5 septembre 1948, les allemands envahissent la Norvège et le Danemark. Dans les jours qui suivent, la construction des navires est suspendue, le temps de voir quelle serait la réaction des alliés.

-Paris et Londres réagissant vigoureusement (bombardement aériens, envoi d’un corps expéditionnaire en Norvège, escarmouches à l’ouest entre corps francs des deux pays….), la construction de la majeure partie des navires est poursuivie, seuls les navires tous juste sur cale n’est pas reprise voir abandonnée pour accélérer la construction des navires les plus avancés.

En octobre 1949, un programme de guerre est voté, regroupant des commandes antérieures et de nouvelles commandes en fonction notamment des premiers retours d’expérience de la seconde guerre mondiale.

Navires en construction ou en achèvement le 5 septembre 1948

Liste des navires en construction

-Cuirassé Moltke (Schlachschiff O) sur cale aux chantiers navals AG Weser de Brême. Son achèvement est d’autant plus incertain qu’il est endommagé par un bombardement anglais le 8 septembre.

-Cuirassé Goeben (Schlachschiff P) en achèvement à flot au Rugen Kriegsmarinewerft

-Croiseurs légers antiaériens classe Dantzig, Friburg et Wien en construction aux chantiers navals Deutsche Werke de Kiel.

Si le premier est en achèvement à flot, le second est encore sur cale à plus de dix mois de son lancement.

-Croiseur léger antiaérien classe Dantzig, le Munchen sur cale aux chantiers navals Friedrich Krupp Germaniawerft de Kiel. Son lancement est prévu pour février 1949.

-Huit destroyers type 1942 (Z.53 à Z.60) sont en construction quand éclate le second conflit mondial : Les Z.53,Z.54, Z.55 et les Z.56 sont en achèvement à flot alors que les Z.57, Z.58, Z.59 et Z.60 sont encore sur cale

-Des torpilleurs sont également en construction, huit navires appartenant au type 46, une version dérivée du type 43.

Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

-De nombreux sous-marins sont en construction quand le conflit commence, des sous-marins appartenant à deux modèles, le type XII et le type XVII.

Sur les douze sous-marins type XII (U-193 à U-204) commandés en septembre 1942, les six premiers (U-193 à U-198) sont sur le point d’entamer leurs essais ou d’entrer en service. Les six autres sont encore en construction (U-199 à U-204) plus précisément en achèvement à flot.

-Sur les douze sous-marins type XVII commandés en janvier 1946 (U-205 à U-216), les six premiers sont sur le point d’entrer en service, les six autres sont encore en construction

Si aucun navire léger (escorteur, vedettes….) n’est en construction, ce n’est pas le cas des navires de soutien.

-Quatre ravitailleurs type Siegfried sont en construction au Rugen Kriegsmarinewerft, des navires baptisés Siegfried Thor Odin et Wotan.

-Deux navires-ateliers sont en construction aux chantiers navals Schichau-Werke d’Elbing, des navires baptisés Loki et Irmin

Les constructions poursuivies, les constructions suspendues

Le 5 septembre 1948, les constructions sont suspendues le temps de voir comment évolue le conflit et surtout la réaction des alliés. Ces derniers réagissant de manière musclée, les allemands reprennent la majorité des constructions, certaines étant suspendues pour permettre l’accélération des autres constructions.

Schéma des cuirassés type H

Schéma des cuirassés type H

En ce qui concerne les deux cuirassés, la construction du Goeben est poursuivie sans hâte, son état d’achèvement rendant peu économique l’arrêt de la construction.

En revanche, la construction du Moltke encore sur cale et endommagé ultérieurement par un bombardement anglais (8 septembre) est stoppée. La coque est lancée et va servir de ponton à Brême.

En ce qui concerne les trois croiseurs légers antiaériens de classe Dantzig, leur construction est poursuivie, les premiers combats en Norvège ayant montré que les aviations françaises et britanniques étaient aussi redoutables que la Luftwafe et le Kriegsmarine FliegerKorps.

Pour des raisons pratiques, la construction du Wien et du Munchen encore sur cale est freinée au profit du Friburg qui lui est en achèvement à flot.

Pour les huit destroyers type 1942, la construction est poursuivie avec comme toujours priorité donnée pour la fourniture d’armes et d’équipements aux navires à flot à savoir les Z.53 Z.54 Z.55 et Z.56. La construction des autres est donc sérieusement ralentie même si les Z.57 Z.58 et Z.59 sont proches de leur lancement. Seul le Z.60 est à un stade peu avancé de la construction.

-Pour les huit torpilleurs type 46, la situation est semblable à celle décrite plus haut. Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

La construction des T.49 à T.52 est suspendue pour accélérer celle des T.47 et T.48, les T.45 et T.46 étant techniquement achevés. Leur mise en service sera accélérée, les contraintes du temps de guerre n’étant pas les mêmes que les contraintes du temps de paix.

-La construction des sous-marins se poursuit normalement.

-En ce qui concerne les quatre ravitailleurs type Siegfried en construction au Rugen Kriegsmarinewerft, des navires baptisés Siegfried Thor Odin et Wotan,la construction des deux derniers est suspendue pour accélérer la construction des deux premiers.

-La construction des Deux navires-ateliers Loki et Irmin un temps suspendue se poursuit car leur utilité à été démontrée en Norvège.

Programme de guerre d’octobre 1948

Les commandes d’urgence

Quand le second conflit mondial éclate, la Kriegsmarine on l’à vu à un certain nombre de navires en construction dont deux cuirassés. Ses constructions sont pour certaines suspendues et pour d’autres poursuivies.

Très rapidement, les premières leçons du conflit sont tirées et des commandes d’urgence (Notsteuerungen) sont passées pour combler les premières pertes et resoudre certaines lacunes.

Le 10 septembre 1948, douze Neue Geleitboote immatriculés G.25 à G.36 sont commandés, six aux chantiers Blohm & Voss d’Hambourg et les six derniers aux chantiers navals Deschimag de Brême.

Deux autres commandes d’urgence sont passées concernant les vedettes lance-torpilles (trente-deux vedettes immatriculées S.86 à S.117), les Raum-Boote (douze navires immatriculés R.49 à R.60) et les navires amphibies, douze MarineInfanterieSchiff (MIS) commandés suite aux difficultés rencontrées dans la mise à terre des Panzer III, des chars pourtant relativement légers.

Le 20 septembre 1948, une commande de sous-marins est passée. Douze autres sous-marins (U-217 à U-228) appartenant au type XII sont commandés

Le programme de guerre du 12 janvier 1949

Ces premières commandes sont vraiment destinées à compenser les premières pertes. Pertes réelles ou imaginées. C’est donc logiquement que les sous-marins, les escorteurs, les S-Boote et les R-Boote sont commandés en premier.

Il faut cependant envisager l’avenir et prévoir un conflit à long terme avec la construction de navires amenés à servir dans le conflit voir même après.

La construction de cuirassés un temps envisagée est abandonnée pour donnée priorité à des navires plus rapidement disponibles. Si la construction avait été autorisé, les deux nouveaux navires envisagés auraient été identiques aux type H modifiés.

En revanche la construction de porte-avions est actée, les opérations en Norvège ayant clairement montré leur utilité.

Les Lutzen sont l'équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Les Lutzen sont l’équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Deux porte-avions sont commandés dans le cadre du programme de guerre, une version agrandie des Lutzen. Ces navires non encore baptisés lors de leur commande tirent les leçons de l’utilisation des ponts plats allemands avec un pont d’envol agrandit, des catapultes plus puissantes et une DCA renforcée. Deux autres navires s’ajoutent en option.

En ce qui concerne les croiseurs, comme les autres marines, les croiseurs légers sont privilégiés par rapport aux croiseurs lourds.

Six croiseurs légers inspirés des Berlin sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires qui reprennent les grandes lignes des Berlin tout en apportant des améliorations avec une nouvelle suite de radars et une DCA renforcée.

Pour ce qui est des Zerstörer, douze type 48 (Z.61 à Z.72) sont commandés. Il s’agit d’une version austère du type 42 dont on à simplifié la fabrication pour réduire le temps sur cale. Les caractéristiques générales ne changent pas.

Huit autres torpilleurs type 46 (T.53 à T.60) sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires identiques à ceux commandés avant guerre.

Provisoirement aucun sous-marin n’est commandé, le nombre étant jugé suffisant mais les premières pertes au large de la Norvège pousse les autorités navales à obtenir la commande de nouveaux sous-marin, douze type XVII (U-217 à U-228) sont commandés le 8 février 1949 dans le cadre d’une mise à jour du programme de guerre.

-Sur le plan des navires de soutien/auxiliaires, des commandes sont passées, douze M-Boote (M-61 à M-72) sont commandés suite à la découverte des nombreuses mines et les premières pertes au large de la Norvège. Deux pétroliers rapides inspirés des Dithmarschen sont également commandés.

Au final le programme de guerre du 12 janvier 1949 modifié du 8 février 1949 prévoit les commandes suivantes :

-Deux porte-avions

-Six croiseurs légers

-Douze Zerstörer type 48

-Huit torpilleurs type 46

-Douze sous-marins type XII et douze sous-marins type XVII

-Douze M-Boote

-Douze Neue Geleitboote

-Trente-deux vedettes lance-torpilles

-Douze R-Boote

-Douze MarineInfanterieSchiff (MIS)

-Deux pétroliers rapides