Pologne et Pays neutres (77) Suède (12)

Chars et Véhicules blindés

Avant-propos

Au début de la Pax Armada l’armée suédoise est peu motorisée et surtout est très hippomobile. Elle ne dispose que de treize chars légers dont trois modernes. Le nombre va sérieusement augmenter tant dans le domaine des chars que dans celui des autos blindées. Cette augmentation est quantitative et qualitative avec des chars suédois et des chars étrangers.

Véhicules blindés

Pansarbil m/39 : auto blindée également exportée au Danemark. Les seize exemplaires utilisés par l’armée suédoise sont armés d’un canon de 40mm au lieu du canon de 20mm des dix-huit autos blindées exportées au Danemark. Retirées du service en 1962.

Landsverk L-180

Landsverk L-180/181/182 : La Landsverk L-180 était une auto blindée suédoise produit par la Landsverk AB, un modèle d’auto blindée à six roues robuste qui à été utilisée par l’armée suédoise et exportée aux Pays-Bas, au Danemark, en Estonie et en Irlande.

L’Armen à sélectionné ce modèle tardivement après avoir évalué des véhicules commandés par l’Irlande. Une première commande de seize véhicules passée en mars 1940 est honorée au printemps 1941. Deux autres commandes de seize et de vingt-quatre exemplaires portant le nombre de véhicules à cinquante-six exemplaires tous livrés en septembre 1945. Ces véhicules sont utilisés jusqu’en 1959.

-KP-Bil : La Terrängbil m/42 KP (Tgbil m/42 SKP/VKP) est un véhicule blindé tout-terrain utilisé par l’armée suédoise comme transport de troupes blindé. Deux prototypes sont commandés en 1942 mais ne débouchent pas immédiatement sur une production en série.

Les premières leçons du second conflit mondial montre l’utilité d’un transport protégé pour l’infanterie afin qu’elle suive les chars en terrain bouleversé. La production à été limitée avec environ 150 exemplaires utilisés jusqu’à leur remplacement par un APC chenillé.

-Le Terrangbil m/42 KP est un véhicule blindé suédois de 8500kg mesurant 6.30m de long pour une largeur de 2.30m. Protégé par un blindage allant de 4 à 20mm, il était armé d’une mitrailleuse dans une tourelle monoplace. A l’équipage de trois hommes (chef de véhicule, conducteur, tireur) s’ajoutait sept soldats équipés.

-Stormartillerivagn m/43 : canon d’assaut produit durant le second conflit mondial à trente-six exemplaires en combinant le châssis du Stridsvagn m/41 SII avec un canon de 75mm pour vingt-quatre premiers exemplaires et un canon de 105mm pour les douze derniers exemplaires. Ces véhicules furent d’abord considérés comme des canons automoteurs avant d’être transférés aux unités blindés et considérés comme des canons d’assaut.

Le Stormartillerivagn m/43 était un canon d’assaut de conception et de fabrication suédoise pesant 12.4 tonnes, mesurant 5.05m de long pour 2.14m de large et une hauteur de 2.29m. Propulsé par un moteur diesel de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 43km/h.. Il était servit par un équipage de quatre hommes qui mettait en œuvre un canon de 75mm ou de 105mm.

Chars

Landsverk L-120 utilisé pour des tests mais pas pour un usage opérationnel

Stridsvagn m/31 : trois exemplaires appelés également Landsverk L-10 ont été acquis en 1935 par l’armée suédoise. Ils ont été utilisés essentiellement pour l’entrainement jusqu’à leur mise en réserve en octobre 1940. En septembre 1948 deux véhicules encore en état sont remis en service pour protéger les institutions. Ils sont retirés du service en septembre 1952 et envoyés à la casse.

Le Stridsvagn m/31 est un char léger de conception et de fabrication suédoise pesant 10.4 tonnes, mesurant 5.2m de long pour 2m de large et 2.22m de haut. Propulsé par un moteur de 150ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 40km/h et franchir 201km. Il était armé d’un canon de 37mm Bofors et d’une mitrailleuse de 6.5mm ksp m/14-29, son équipage se composant de quatre hommes.

Stridsvagn m/37 : deux exemplaires de la chenillette AH-IV livrés par la Tchécoslovaquie et quarante-six construits sous licence.

Landsverk L-60 : Famille de chars qui forme le cœur de la force blindée suédoise avec quinze Strv m/38, vingt Strv m/39n 100 Strv m/40L et 80 Strv m/40K soit un total de 215 exemplaires. Ce char à aussi été exporté en Irlande, en Autriche et en Hongrie où il allait donner naissance au Toldi.

Le Landsverk L-60 était un char léger de 8.5 tonnes mesurant 4.8m de long pour une largeur de 2.075m et une hauteur de 2.05m. Propulsé par un moteur de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 45km/h et parcourir 270km. Protégé par un blindage variant de 5 à 15mm, il était armé d’un canon de 20mm associé à une mitrailleuse de 7.92mm, l’équipage se composant de trois hommes.

Stridsvagn m/41 : char léger TNH produit sous licence après la saisie de quatre-vingt dix chars produits en Tchécoslovaquie par les allemands.

Stridsvagn m/42 : Ce char de conception et de fabrication suédoise produit à 282 exemplaires durant la Pax Armada. Il est issu du Lago, un char de 16 tonnes armés avec un canon hongrois de 40mm et trois mitrailleuses produit pour l’armée hongroise, lui même issu du L-60.

Le nouveau char suédois pesait 22 tonnes et était armé d’un canon de 75mm de 31 calibres en tourelle. La mise au point à été longue en raison de problèmes techniques notamment concernant la transmission. Ce char est resté en service jusqu’en 1961 quand il est retiré du service et remplacé par des chars plus modernes.

Le Stridsvagn m/42 est un char moyen de conception et de fabrication suédoise pesant 22.5 tp,,es, mesurant 6.22m de long pour 2.34m de large et 2.585m de haut, un moteur de 380ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 42 à 45km/h. Son blindage est de 9 à 55mm, son armement composé d’un canon de 75mm modèle 1941 et de quatre mitrailleuses de 8mm m/39, l’équipage se composant de quatre hommes.

Pologne et Pays Neutres (63) Suisse (13)

Artillerie

Artillerie de campagne et de montagne

7.5cm Gebirgskanone 06

-Le 7.5cm Gebirgskanone 06 à été remplacé par le canon de 75mm Bofors modèle 1934 et relégué aux ouvrages fortifiées. 13 pièces acquises en Suède et 51 produites sous licence. Désignation suisse : 7.5cm Gebirgskanone 1933 L22.

7.5cm Gebirgskanone 1933 L22

7,5 cm Motor-Gebirgskanone 1938 : évolution du 7.5cm Gebirgskanone 1933 L22

-Le 10.5cm kanone 1935 L42 est le canon suédois 10.5cm kanon m/34 produit sous licence à raison de 352 exemplaires

10.5cm Haubits m/40 modifiés par les finlandais

-Le 10.5cm Hb Model 46. est la version produite sous licence du 10.5cm Haubits m/40.

Artillerie lourde

12cm Kanone 1882

12cm Kanone 1882

Cette pièce de conception et de fabrication allemande pesait 4100kg (dont 1427kg pour le tube), un canon de 25 calibres (longueur du tube : 3m) tirant un obus de 18kg à 9000m à raison de deux coups par minute. Quelques pièces encore en service en septembre 1948.

12cm Feldhaubitze 1912/39 L14

La Suisse à acquis 86 exemplaires de cet obusier, un autre produit de la firme Krupp. Ces armes étaient utilisées au sein de l’artillerie lourde divisionnaire, chaque division possédant deux batteries à quatre pièces.

63 exemplaires ont été reconstruits à la fin des années trente avec une portée augmentée de 6 à 8.5kg et un train pneumatique pour permettre la traction automobile. Certains canons non modernisés ont été utilisés par l’artillerie de forteresse.

Cet obusier de campagne disposait d’un tube de 14 calibres (1.675m) permettant le tir d’un obus de 18kg à une distance maximale de 8500m à raison de dix coups par minute, l’affût permettant le pointage en site de -5° à +43° et en azimut sur 2°.

15cm Schwere Feldhaubitze 1916

Cet obusier Krupp pèse 2200kg dispose d’un tube de 14 calibres (longueur : 2.1m) tirant à une distance maximale de 8500m un obus de 42kg à raison de six coups par minute, l’équipe de pièce étant composé de dix hommes. La Suisse à acquis huit batteries soit trente-deux pièces.

15cm Bofors howitzer M1942

Artillerie antichar

-Canon antichar de 47mm modèle 1935 («Böhler»)

-Arquebuse antichar Ab A-CH-38 et 41 de 24mm

Artillerie antiaérienne

-Canon de 20mm Oerlikon

-Canon de 20mm Solothurn ST-5

2cm Flak 38

-Canon de 20mm Flak 30 et 38

-Canon antiaérien de 34mm modèle 1938

Canon de 40mm Bofors

-Canon antiaérien de 40mm Bofors

-Canon de 76.2mm Vickers modèle 1931

Chars et véhicules blindés

Chenillettes Universal Carrier

-Cinq Renault FT ont été acquis dans l’immédiat premier conflit mondial. Ces véhicules ont permis aux helvètes de s’initier au combat motomécanique.

Ils ont été retirés du service en septembre 1942 car usés jusqu’à la corde. Les tourelles de ces cinq chars (trois mitrailleurs et deux à canon) sont réutilisés sur des fortifications.

-Huit chars légers Vickers Carden-Lloyd encore en service en septembre 1948. Forment une compagnie de marche durant le second conflit mondial. Ils sont retirés du service en juin 1954 et ferraillés.

-Un Landsverk L-60 acquis pour essais (sort final inconnu)

-24 LT vzor.38

-Douze Renault R-35 acquis en 1940. Dix encore en service en septembre 1948 et huit en juin 1954. Ils sont retirés du service en 1957 et envoyés à la ferraille sauf deux préservés dans des musées.

Pologne et Pays Neutres (34) Portugal (14)

Artillerie

Artillerie de campagne et de montagne

Canon de 75mm modèle 1897

-Canon de 75mm modèle 1897

-Canon de 75mm Schneider PD-6

Obice da 75/18 modello 34

-Obusier de 75mm modèle 1934 (Obice da 75/18 modello 34)

-Ordnance QF 25 Pounder

-Rock Island Arsenal M-101 Howitzer

Artillerie lourde

10.5cm Leiche FeldHaubitze 18

-10.5cm Leichte Feldhaubitze 18

-Ordnance QF 4.5 Inch Howitzer

-Ordnance BL 5.5 Inch Medium Gun

-15cm Schwere Feldhaubitze 18

Canon de 155C Schneider modèle 1917

-Canon de 155C modèle 1917S

-M-114 155mm (155mm Howitzer M1)

Artillerie antichar

Canon antichar de 37mm Bofors

-Canon antichar de 37mm Bofors

-Canon antichar de 57mm QF 6 Pounder

Artillerie antiaérienne

-Canon antiaérien de 40mm

Canon de 75mm Vickers modèle 1931 mis en œuvre par des néerlandais

-Canon antiaérien de 75mm Vickers model 1931

-Canon antiaérien de 90mm Ansaldo modèle 1939 (deux batteries de huit pièces)

Chars et Véhicules blindés

-FN Tricar

-Carden-Lloyd Tankette

-M-3 Scout Car

-M-2 Half-Track et M-3 Half-Track

Daimler Dingo

-Daimler Dingo

-Humber Armoured Car

-M-8 Greyhound

-Chars légers Carden-Lloyd Mk VI

Vickers 6-Ton Mark E

-Deux chars Vickers 6-Ton Mark E

-Valentine Tank

-66 Renault R-35 livrés au Portugal

-Des M-24 Chaffee, des M-4 Sherman et des Grizzly livrés à la fin de la guerre

Pologne et Pays Neutres (13) Espagne (13)

Chars

Schneider CA-1

Quand éclate la guerre d’Espagne on ne peut pas dire que le pays de Cervantès soit le paradis du char de combat puisque l’Ejercito de Tierra ne possède qu’une flotte obsolète.

On trouve ainsi quatre Schneider CA-1, dix Renault FT, (l’Espagne à acquis après la première guerre mondiale douze Renault FT et six Schneider CA-1) un Fiat 3000 (acquis en 1924), trois Trubia A4 et deux Landesa.

-Le Trubia A-4 était un char léger triplace de 5.5 tonnes, mesurant 3.55m de long pour 1.70m de large et 1.80m de haut, protégé par un blindage de 16mm maximum avec pour armement deux mitrailleuses Vickers, sa vitesse maximale étant de 30km/h sur route.

-Le Landesa était un tracteur blindé plus qu’un char, un véhicule biplace de 5.5 tonnes, une longueur de 3.6m, une largeur de 1.8m pour une hauteur de 1.7m, une vitesse maximale de 30km/h sur route, un blindage maximale de 15mm et un armement composé d’une unique mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 de 8mm.

Ces chars étaient utilisés au sein de deux régiments, le Regimiento Ligero de Carros de Combate (LCC) n°1 (Régiment léger de chars de combat n°1) stationné à Madrid et le Regimentio Ligero de Carros de Combate (LCC) n°2 stationné près de Saragosse.

Durant le conflit les deux camps vont produire plusieurs modèles de chars. Côté nationaliste on trouve un Mercier, un Carro de Combatte de Infanteria et le Verdeja alors que côté républicain on trouve six Sarduni de Naja, quatre Babastra, un Trubia A-4 et douze à vingt Tubia-Naval (quasiment identiques aux Trubia A-4).

T-26

De nombreux chars ont été également livrés aux deux camps. C’est ainsi que les républicains ont reçu cinquante BT-5 et 281 T-26 venus d’URSS, 64 Renault FT livrés par la France et la Pologne et un Vickers 6-Ton livré par le Paraguay. Durant la guerre d’Espagne les nationalistes ont reçu 122 Panzer I, 155 L-3/33 et L-3/35

Ils vont ensuite réutiliser des T-26 capturés (les regulares s’infiltraient dans les lignes ennemies, tuaient l’équipage à l’arme blanche et ramenaient le char soviétique dans les lignes nationalistes, touchant une prime pour chaque char ramené) ainsi que des BT-5, des BA-20 et quelques camions Zis-5.

Quatre Panzer I sont réarmés avec un canon de 20mm Breda mais en dépit de qualités prometteuses, le nombre de chars soviétiques capturés rend ce programme superflu.

En juin 1937 la prise du pays basque permet aux nationalistes de mettre la main sur la puissante industrie euskadi. Ils imposent l’abandon du programme de char «Tubia-Naval» au profit d’un nouveau projet mais le projet en question n’aboutit pas à la différence de celui du capitaine d’artillerie Felix Verdeja Bardales.

Chef du Taller de Reparaciones de la Agrupacion de Carros del Ejercito Nacional (atelier de réparations du groupement de chars de l’armée nationale)il imagine un char reprenant le meilleur des chars disponibles au sein du camp nationaliste. Il privilégie la protection avec à la fois un blindage respectable pour l’époque (15 à 30mm), une silhouette basse et un armement respectable avec un canon de 45mm.

Carro de Combate Ligero Verdeja n°1

Le Carro de Combate Ligero Verdeja n°1 dispose également de chenilles limitant les risques de déchenillage. Le prototype présenté en janvier 1939 arrive trop tard pour participer à la guerre d’Espagne et ne sera produit qu’en petite série en raison de l’état de l’industrie espagnole.

Pesant 6.5 tonnes, il mesurait 4.498m de long pour 2.152m de large et 1.572m de haut. Disposant d’un moteur de 85ch, protégé par un blindage de 7 à 25mm, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 44km/h avec une distance franchissable de 220km. Son armement était composé d’un canon de 45mm et de deux mitrailleuses MG-13 de 7.92mm.

Un Carro de Combate Ligero Verdeja n°2 est ensuite produit. C’est une version plus lourde pesant 11 tonnes, mesurant 5m de long pour 2.35m de large et 1.8m de haut. Disposant d’un moteur de 100ch, protégé par un blindage de 10 à 50mm, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 51km/h avec une distance franchissable de 220km. L’armement se composait d’un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.92mm.

Panzer IV

Durant La Pax Armada des Panzer IV à canon long et court seront livrés. A cela s’ajoute un total de soixante-six Renault R-35 qui sont réarmés avec un canon de 47mm Skoda, les canons de 37mm d’origine étant réutilisés sur des autos blindées de conception nationale.

-Ce parc pléthorique et obsolète sera remplacé au début des années soixante par des chars plus modernes de conception américaine.

Autres véhicules

Lancia 1Z

-L’armée espagnole dispose de plusieurs modèles d’autos blindées héritées de la Guerre d’Espagne à savoir l’auto blindée italienne Lanzia 1ZM (16 exemplaires), l’auto blindée soviétique BA-20 et l’auto blindée AAC-1937.

AAC-1937

Cette Autoametralladoracañón Chevrolet modelo 1937 à été produite en Catalogne dans le contexte de la guerre d’Espagne. Les concepteurs sont partis de l’auto blindée soviétique BA-6 avant de mettre au point leur propre design.

Soixante à quatre-vingt dix exemplaires ont été produits, des véhicules qui furent ensuite utilisés par les nationalistes mais aussi par la France qui récupéra quelques exemplaires lors de la Gran Retirada (Grande Retraite) des républicains sur notre territoire.

Cette auto blindée disposait d’un équipage de quatre hommes : conducteur, chef de véhicule, tireur et aide-conducteur (qui est aussi mitrailleur). L’armement varie avec une simple mitrailleuse ou un canon de 37mm et une mitrailleuse coaxiale.

Les AAC-1937 récupérés par les franquistes furent toutes réarmées avec un canon de 37mm hérité des Renault R-35 qui eux furent réarmés avec des canons de 47mm Skoda fournis par les allemands.

L’ Autoametralladoracañón Chevrolet modelo 1937 était une auto blindée de conception et de fabrication espagnole pesant 4.354 tonnes, mesurant 4.4m de long sur 2.25m de large pour 2.4m de haut.

Propulsée par un moteur essence de 78ch, protégée par un blindage de 8mm, elle pouvait atteindre la vitesse maximale de 62km/h et franchir 250km sur route. L’armement comme nous l’avons vu pouvait se composer d’une mitrailleuse (légère ou lourde) ou d’un canon et d’une mitrailleuse.

UNL-35

-On trouve également une auto blindée semblable à la BA-20, un véhicule baptisé UNL-35. Produite à environ 160 exemplaires, elle pesait 2.3 tonnes en ordre de combat, mesurait 3.87m de long pour 1.90m de large et 2.39m de haut, un moteur de 73ch permettant une vitesse maximale de 55km/h sur route et une distance franchissable de 230km. Protégé par 8mm de blindage, elle était armée de deux mitrailleuses de 7.62mm (DT ou Maxim-Tokarev). Son équipage était composé de trois hommes.

-D’autres modèles d’autos blindées ont été utilisés en petit nombre par les républicains comme la Bilbao modelo 1932, la Constructora Field, la Ferrol Armored Car ou encore l’Hispano-Suiza MC-36.

-Les républicains et plus tard les nationalistes ont utilisé des camions soviétiques Zis-5. L’armée espagnole à utilisé durant la Pax Armada des camions acquis aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France mais aussi en Italie et en Allemagne, une diversification préjudiciable à la logistique.

Pologne et Pays Neutres (10) Espagne (10)

Organisation durant le second conflit mondial

Généralités

Quand éclate le second conflit mondial l’Espagne décide de mobiliser pour faire face à toute éventualité. Le 1er Corps d’Armée (Madrid) comprend deux divisions d’infanterie tout comme le 3ème CA de Séville, le 5ème CA de Saragosse et le 6ème CA de Burgos alors que le 2ème CA (Barcelone), le 4ème CA (Valence), le 7ème CA (Valladolid) et le 8ème CA (La Corogne).

A cela s’ajoute le 9ème Corps d’Armée de Grenade qui prend sous son aile une réserve générale ccomposée de trois divisions d’infanterie en attendant une division blindée.

L’état-major de l’armée de terre prend sous son aile la division de cavalerie et deux brigades de montagne.

Division d’Infanterie

-Un état-major

-Une unité logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie montée

-Une compagnie du génie

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

Division de cavalerie

-Un état-major

-Une unité logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Trois régiments montés

-Un régiment d’artillerie

Division Blindée «Brunete»

Créée durant le second conflit mondial, cette division à défaut d’être pleinement opérationnelle va permettre aux militaires espagnols de s’initier vraiment au combat mécanisé.

Puissance neutre, bénéficiant d’attachés militaires côté allié comme côté de l’Axe, l’armée espagnole à pu connaître ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire. Ce n’est que dans les années soixante que l’unité va devenir vraiment opérationnelle.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que la division de cavalerie soit mécanisée c’est une division d’infanterie du 1er CA qui est transformée en division blindée. A sa création la division est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Un groupement logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie d’autos blindées

-Un régiment de chars

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

Cette organisation ne va pas évoluer jusqu’à la fin du conflit. Il faudra attendre les années soixante pour que la division soit réorganisée et rééquipée avec l’aide notamment des américains.

Brigade de montagne

-Un état-major

-Un détachement d’éclaireurs

-Deux régiments d’infanterie de montagne

-Un régiment d’artillerie de montagne

-Une compagnie du génie

Mitteleuropa Balkans (221) Slovaquie (15)

Chars et Véhicules blindés

Chars de Combat

Tančík vz. 33

La chenillette modèle 1933 est une chenillette inspirée du modèle Carden-Lloyd britannique et typique des premières tentatives de chars modernes et légers. 74 exemplaires furent produits, les allemands en capturant 40 quand ils occupent la Bohème-Moravie, laissant trente à l’armée slovaque.

Si les allemands n’en ont rien fait, les slovaques les ont réutilisés pour former le personnel nécessaire au groupe mobile. Les véhicules encore en état vont être ensuite être utilisés pour le maintien de l’ordre.

A l’origine de ce véhicule figure l’acquisition en 1930 de trois chenillettes Carden-Lloyd plus la licence pour produire le véhicule en Tchécoslovaquie. Les véhicules produits sont testés durant les manœuvres d’automne.

Elles révèlent un certain nombre de problèmes techniques. Les prototypes sont modifiés pour une production en série, l’armée tchécoslovaque donnant son accord le 17 octobre 1933. A noter que le quatrième prototype fût revendu au Shah d’Iran. Les soixante-dix véhicules de série qui ont été commandé le 19 avril 1933 soit avant l’acceptation officielle des prototypes sont tous livrés en octobre 1934.

Les manœuvres de l’automne 1934 confirment que les modèle 1933 ne sont guère meilleures que les chenillettes testées un an plutôt. L’armée tchécoslovaque qui espérait trouver un substitut au char doit admettre que ce type de véhicule n’est viable que dans des unités de taille réduite.

Voilà pourquoi les Tancik vz.33 vont opérer au sein de pelotons de trois véhicules en soutien des unités déployées dans les turbulentes regions frontalières notamment les Sudètes. Ces petits véhicules vont donc être employés pour le maintien de l’ordre notamment contre les Sudetendeutsche Freikorps, les Corps Francs du Sudetendeutsche Partei entrainés en Allemagne.

Les véhicules capturés par les allemands n’ont pas connu une grande carrière. Les sources manquent mais il semble que la plupart des véhicules ont été brièvement utilisés pour l’entrainement avant d’être envoyés à la casse, l’acier à blindage réutilisé. D’autres écrits précisent que certains véhicules auraient été utilisés comme tracteur d’artillerie ou de colis lourds mais l’absence de photos ou de témoignages, cette information est à prendre avec des pincettes.

Les slovaques vont l’utiliser pour l’entrainement et le maintien de l’ordre mais se garderont bien de les utiliser au combat. Quelques véhicules qui avaient survécu au second conflit mondial sont envoyés à la casse à la fin des années cinquante ou préservés.

Caractéristiques Techniques

Type : chenillette

Masse en ordre de combat : 2500kg

Dimensions : hauteur 1.45m longueur 2.70m largeur 1.75m

Motorisation : un moteur essence Praga de 30ch

Performances : vitesse maximale sur route 35km/h vitesse maximale en tout-terrain 15km/h distance franchissable sur route 100km

Protection : caisse avant 12mm caisse parois latérales 8mm caisse arrière 8mm caisse toit 6mm caisse fond 6mm mantelet de la mitrailleuse 12m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm ZB vz.26 (2600 cartouches)

Equipage : un commandant et un conducteur

LEHKÝ TANK VZOR.34

Le Lehky Tank vzor.34 (char léger modèle 1934) est un char léger de conception et de fabrication tchécoslovaque. Sa mise au point découle de l’échec du modèle 1933, une version «tchécoslovaquisée» de la chenillette Carden-Lloyd. Plutôt de poursuivre dans cette voie, l’armée de Prague décida de construire un char en partant de la planche à dessin plutôt que d’un modèle existant.

Un prototype est commandé à Českomoravská Kolben-Daněk en 1931 mais il n’est prêt qu’en novembre 1932. L’évaluation est positive et cinquante exemplaires sont commandés le 19 avril 1933, les six premiers exemplaires, des véhicules de pré-série sont livrés dès le 30 septembre 1933.

Un deuxième lot de vingt-quatre véhicules est livré un an plus tard et le troisième et dernier lot de vingt exemplaires aurait du être livré le 30 juillet 1935 mais la production à été ralenti par des problèmes techniques et par le rejet par l’armée tchécoslovaque de l’armement prévu à savoir un canon de 47mm Vickers associé à deux mitrailleuses ZB vz.26. Le dernier LT vz.34 est finalement livré le 17 août 1936.

L’armée tchécoslovaque se rend compte que le blindage de son premier véritable char est trop faible (15mm) et lance aussitôt un nouveau programme qui allait donner naissance au LT vz.35.

En attendant ces chars représentaient l’avantage de permettre d’entrainer les équipages sur des engins plus modernes que les Renault FT hérités du premier conflit mondial.

Chacun des trois régiments blindés à reçu entre neuf et vingt-quatre chars de ce type, chars qui sont rapidement remplacés (1937) par des LT vz.35.

Après les accords de Munich, l’armée tchécoslovaque tenta de les vendre mais ne trouva aucun acquéreur. En novembre 1938 décision est prise de les concentrer en Slovaquie mais en mars 1939 seulement 18 ont été transférés ce qui explique que les allemands comme les slovaques ont pu utiliser ce char enfin utiliser c’est un bien grand mot…..

22 exemplaires dont le prototype sont saisis par les allemands quand ces derniers occupent la Bohème-Moravie en mars 1939.

Après essais, les allemands envoient leurs véhicules à la casse même si les slovaques parviennent à récupérer des pièces pour les 27 exemplaires tombés entre leurs mains.

Ces chars vont être groupés au sein d’une compagnie du Bataillon Martin. Leur utilisation va être éphémère et les premiers véritables chars tchécoslovaques vont être rapidement relegués à l’entrainement voir au maintien de l’ordre. A la fin du conflit les véhicules survivants sont envoyés à la ferraille.

Outre l’Allemagne et la Slovaquie, le LT vz.34 à été utilisé par la Hongrie (un exemplaire capturé durant la guerre hungaro-slovaque du printemps 1939).

Caractéristiques Techniques

Type : char léger

Masse en ordre de combat 7625kg

Dimensions : longueur 4.60m hauteur 2.22m largeur 2.10m

Motorisation : un moteur essence Praga SV de 62.5ch

Performances : vitesse maximale sur route 36km/h vitesse maximale en tout-terrain 15km/h distance franchissable 160km

Protection : (caisse) 15mm (8mm pour le toit et pour le plancher) (tourelle) 15mm (8mm pour le toit)

Armement : tourelle avec un canon de 37mm vz.34 avec soixante coups associé à deux mitrailleuses de 7.92mm ZB vz.35 (une en tourelle et une autre en caisse) avec un total de 2000 coups. La tourelle permet au canon et à la mitrailleuse de pointer en site de -10° à +25° et en azimut sur 360°.

Equipage : un commandant qui est aussi tireur, un opérateur radio-mitrailleur et un pilote

LT vz.35

Très vite l’armée tchécoslovaque est déçue par le LT vz.34 et demande un char plus performant ce qui est l’acte de naissance du LEHKÝ TANK VZOR.35, le char léger modèle 1935 plus connu sous le nom de Panzerkampfwagen 35(t), la désignation attribuée par les allemands à ce char tchèque qui connu une deuxième carrière au sein de la Heer.

434 exemplaires ont été produits, les allemands en récupérant 244 lors de leur occupation de la Bohème-Moravie, les slovaques 52, le reliquat étant exporté en Roumanie (126 exemplaires) et en Bulgarie (10 ou 12 selon les sources).

Fin 1934 l’armée tchécoslovaque lança un appel d’offre pour un char léger de cavalerie. La société Českomoravská Kolben-Daněk proposa une version améliorée de son LT vz.34 mais Skoda proposa un nouveau modèle.

Un prototype fût commandé à chaque constructeur, prototypes livrés à l’été 1935. Le modèle proposé par Skoda est choisit par les autorités tchécoslovaques.

Une première commande de 160 exemplaires (désignés S-II-a) est passée le 30 octobre 1935, les livraisons commençant en décembre 1936. Entre-temps une nouvelle commande de trente-cinq exemplaires est passée le 12 mai 1936 suivit d’une troisième un mois plus tard pour 103 exemplaires soit un total de 298 exemplaires, la production étant répartie à égalité entre Skoda et CKD.

La production est difficile et plusieurs véhicules doivent être renvoyés en usine pour être modifiés et être employables.

En août 1936 la Roumanie passe commande de 126 exemplaires, les livraisons commençant à la fin de 1938. En 1940 l’Afghanistan passe commande de dix exemplaires mais ces véhicules vont être finalement vendus par les allemands à la Bulgarie. La Grande-Bretagne étudia la possibilité de le produire sous licence mais l’occupation allemande de la Tchécoslovaquie torpilla définitivement ce projet. L’URSS voulu racheter le prototype mais Skoda refusa estimant que Moscou voulait uniquement le prototype pour produire le char avec une licence illégale.

Les 298 exemplaires livrés à l’armée tchécoslovaque équipèrent les quatre régiments blindés des quatre divisions mobiles. Chaque régiment était censé détacher des pelotons de trois chars en soutien des divisions d’infanterie notamment dans le «quadrilatère bohémien». Entre mai et octobre 1938 ces chars firent le coup de feu contre les corps francs du parti allemand des Sudètes (Sudetendeutsche Freikorps).

Après les accords de Munich, deux bataillons furent envoyés dans l’est du pays pour renforcer la 3ème division. Ils sont utilisés pour empêcher les hongrois et les polonais de franchir la frontière pour récupérer les territoires disputés. Ils couvrent le repli de l’infanterie des territoires que la Tchécoslovaquie devait évacuer après le premier accord de Vienne le 2 novembre 1938.

Les allemands comme nous l’avons vu vont récupérer 244 exemplaires qui vont équiper avec le LT vz.38 pas moins de quatre divisions blindées (4. 6. 7. 8. Panzerdivisionen) qui vont opérer en Pologne dans la guerre du même nom. Ils vont être remplacés durant la Pax Armada par le Panther.

La quasi-totalité des Panzer 35 (t) est ferraillée mais certains sont conservés en réserve au cas ou utiliser pour l’instruction. Une demi-douzaine de châssis sont récupérés pour servir de prototypes pour un chasseur de char, le Marder III qui combine le châssis du Pz 35(t) avec à la place de la tourelle une superstructure protégeant un canon antichar de 75mm.

Le premier client export fût donc la Roumanie avec 126 exemplaires désignés R-2. Ce char va participer au second conflit mondial en dépit du fait que ce blindé était à l’époque obsolète mais les forces armées de Bucarest n’avaient pas vraiment le choix.

Les hongrois ont capturé un LT vz.35 en mars 1939, un char qui allait être rendu à la firme Skoda ultérieurement.

Les LT vz.35 bulgares étaient encore en service en septembre 1948 bien que clairement dépassés mais comme l’armée de Sofia n’eut pas à combattre un ennemi décidé cela ne posait pas de problèmes majeurs.

Quelques exemplaires furent déployés dans le nord de la Grèce et furent engagés contre les grecs et leurs alliés. Au moins deux exemplaires ont été détruits par les grecs et un autre par les britanniques. D’autres véhicules furent détruits par les maquisards yougoslaves en Macédoine où ces chars légers assuraient des escortes de convois et des opérations de nettoyage.

En avril 1954 il restait quatre véhicules en état de marche dans une caserne près de Sofia. Ils ont tous été envoyés à la ferraille dans l’immédiat après guerre. Au total les bulgares ont utilisé vingt-six exemplaires (douze livrés par la Tchécoslovaquie et quatorze livrés par les allemands).

La Slovaquie à saisit 52 LT vz.35 quand elle déclare son indépendance en mars 1939. Ils sont d’abord utilisés comme char de première ligne, faisant le coup de feu contre la Hongrie et en Pologne mais à partir du printemps 1941 la Slovenska Armada préfère le LT vz.38.

Les blindés retirés du service furent utilisés pour l’entrainement et le maintien de l’ordre. Quelques blindés encore en état en avril 1954 furent capturés par les soviétiques qui se contentèrent de les stocker avant de les envoyer à la casse sauf quelques exemplaires préservés dans des musées.

Caracteristiques Techniques

Type : char léger

Poids : 10.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.90m largeur 2.06m hauteur 2.37m

Motorisation : un moteur essence Skoda T11 de 120ch

Performances : vitesse maximale sur route 35km/h vitesse maximale en tout-terrain 15km/h distance franchissable sur route 190km (133km en tout terrain)

Protection : caisse 15mm à l’avant et à l’arrière 8mm pour le toit et le plancher tourelle 25mm pour le mantelet du canon et pour la face avant 15mm pour les côtés et l’arrière 8mm pour le toit de la tourelle

Armement : un canon de 37mm UV vz.34 approvisionné à 78 coups associé en tourelle avec une mitrailleuse de 7.92mm vz.37, les deux armes pouvant pointer en site de -10° à +25° en site et en azimut sur 360°. Le char possède également une mitrailleuse de caisse de 7.92mm ZB vz.37 (2700 coups pour les deux mitrailleuses)

Equipage : un conducteur, un opérateur radio-mitrailleur, un pourvoyeur et un chef de char-cannonier

LT vz.38

Le Lehky Tank vzor.38 est un char léger de conception et de fabrication tchécoslovaque. L’armée du gouvernement de Prague passa bien commande de 150 exemplaires mais aucun exemplaire ne fût mis en service avant le démantèlement de la Tchécoslovaquie.

Le Skoda L.T Vzor 38 est une version améliorée du précédent avec un blindage en partie boulonnée, blindage renforcé passant à 50mm à l’avant (à partir du Ausf E). La dotation en munitions est augmentée passant à 90 coups de 37mm et à 2550 cartouches pour les mitrailleuses.

Le dévellopement commence en 1937 suite à l’échec relatif du LT vz qui était largement perfectible. CKD l’un des producteurs partit du futur Pz35 (t) et améliora la suspension avec un système Christie.

Avant même une commande nationale, cette version améliorée du LT vz35 fut exportée en Iran (50), au Pérou et en Suisse (24). Les chars commandés par la Lituanie non livrés en raison de l’annexion soviétique furent récupérés par la Slovaquie. La Grande-Bretagne évalua un exemplaire mais ne donna pas suite à une potentielle production sous licence.

Le 1er juillet 1938, l’armée tchécoslovaque passa commande de 150 exemplaires mais aucun appareil n’entra en service avant l’occupation allemande (mars 1939), la production continua ensuite pour l’Allemagne qui manqua de chars pour armer ses Panzerdivisionen.

A l’apogée de leur carrière allemande, les Panzerkampfwagen 38 (t) équipèrent quatre divisions blindées en compagnie des Panzerkampfwagen 35 (t) en l’occurence les 4. PzD, 6. PzD, 7. PzD et 8. PzD.

La carrière du Panzer 38 (t) était à terme limitée, sa tourelle ne pouvant emporter un canon plus puissant, capable de détruire les nouveaux chars ennemis. Les chars retirés du service à l’arrivée du Panther furent pour beaucoup revendus à des pays alliés comme la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie.

Le châssis du Panzer 38 (t) servit de base à un prototype de chasseur de chars, le Marder III qui installait sur un châssis de 38 (t) ou de 35 (t) un canon antichar de 75mm. Des prototypes de char de reconnaissance, de canon antiaérien automoteur furent également construits tout comme des ravitailleurs d’artillerie.

A l’export, le char tchèque est construit sous licence en Suède sous la désignation de Stridsvagn m/41 SII après que les quatre-vingt dix chars commandés à la Tchécoslovaquie eurent été récupérés par les allemands.

En compagnie du 35 (t), le Panzer 38 (t) participe à la guerre de Pologne. Il aurait du être remplacé rapidement mais en raison de la guerre civile et de problèmes industriels, il est encore en service en 1946, date à laquelle commence son retrait au profit du Panzerkampfwagen V. Les derniers chars sont retirés du service au printemps 1948.

Les chars retirés du service sont pour certains utilisés pour l’instruction, préservés pour le maintien de l’ordre ou cédés aux alliés. Les véhicules hors d’usage sont feraillés mais les tourelles sont préservés des affres de la destruction et installées aux frontières pour renforcer le Westwall et le Neue Ostwall.

Au sein de la Slovenska Armada ce char est désigné LT-38. Comme les allemands ont saisi les chars en construction pour l’armée tchécoslovaque Bratislava doit attendre 1940 pour recevoir ses premiers LT-38. Après une première commande de dix exemplaires semblables aux véhicules prévus pour les tchécoslovaques elle va ensuite recevoir trente-sept Panzer 38(t) en version Ausf A Ausf G et Ausf S.

Si la désignation Ausf A concerne un modèle identique au LT vz.38 d’origine, la désignation Ausf G concerne une version surblindée par l’adjonction à l’avant d’une plaque de 25mm de blindage alors que la désignation Ausf S concerne 90 chars destinés à la Suède saisis par les allemands qui en compensation acceptèrent que les suédois produisent le char sous licence. La répartition entre les différents modèles est incertaine.

Aux côtés des LT-40 (des chars initialement prévus pour la Lituanie), les LT-38 vont équiper les deux bataillons de chars du groupe mobile qui va ultérieurement devenir division blindée, une division blindée légère mais une division blindée tout de même.

Chaque bataillon disposant de vingt-sept chars en trois compagnies de neuf, ce sont cinquante-quatre chars qui étaient en ligne.

Ces chars ne vont pas avoir l’occasion de combattre car ils vont être remplacés durant la Pax Armada par des Panzer III et des Panzer IV avec lesquels la division blindée slovaque va combattre sur le front de l’est aux côtés des allemands ayant un comportement honorable.

Les LT-38 encore en état (32 ou 34 selon les sources) sont stockés. Une partie va être utilisée pour l’entrainement, l’autre pour des opérations de sécurité intérieure, certains étant détruits par les différents groupes armés opérant en Slovaquie. Il restait seulement neuf exemplaires en service à la fin du conflit, exemplaires rapidement ferraillés sauf une poignée qui est aujourd’hui préservée dans des musées.

Caracteristiques Techniques

Type : char léger

Poids en ordre de combat : 9.4 tonnes

Dimensions : longueur 4.60m largeur 2.12m hauteur 2.40m

Motorisation : un moteur à essence Praga EPA de 123ch

Performances : vitesse maximale 42km/h sur route 15km/h en tout terrain distance franchissable 230km sur route 155km en tout-terrain

Protection : caisse 25mm à l’avant 15mm à l’arrière et sur les côtés 8mm pour le toit et le plancher tourelle 25mm pour le mantelet et l’avant 15mm pour les côtés et l’arrière 8mm pour le toit

Armement : tourelle biplace abritant un canon de 37mm A7 de 47.8 calibres alimenté à 72 obus et une mitrailleuse ZB vz.37 pointant en site de -10° à +25° et en azimut sur 360°, une mitrailleuse ZB vz.37 de 7.92mm (2400 coups pour les deux mitrailleuses)

Equipage : un conducteur, un opérateur radio-mitrailleur, un chef de char-cannonier et un pourvoyeur

Panzer III

N’ayant pas cru au char durant le premier conflit mondial (ou bien trop tardivement ce qui revient au même), ayant du désarmer suite au traité de Versailles, l’Allemagne doit repartir de zéro pour recréer une arme digne de ce nom. Cela avait au moins l’avantage de pouvoir tout tester et de ne négliger aucune piste.

Les allemands qui se savent incapables de mener une guerre longue doivent tout faire mener une guerre courte. Pour cela la vitesse et la mobilité doivent être privilégiées et cela passe donc par l’acquisition de chars de combat et surtout la constitution d’unités spécifiques pour en tirer la quintessence.

Créer une force motomécanique ne s’improvise pas. Cela demande de la volonté, du temps et des moyens. Les allemands vont procéder par étape en mettant d’abord au point des chars légers destinés à former pilotes, tireurs et chefs de chars. Ce sont les Panzer I et II qui n’étaient pas censés être engagés au combat. On connait la suite.

Les premiers chars allemands modernes devaient être le Panzer III destiné à lutter contre les chars ennemis (avec son canon de 37mm au lieu du canon de 50mm initialement prévu) et le Panzer IV destiné à l’appui de l’infanterie.

Après un appel d’offres, c’est Daimler-Benz qui est choisit. Les premières versions (Ausf A à E) sont produites en petite quantité et ne donnant pas satisfaction, les Panzer III Ausf A à D sont retirés du service dès 1940.

La version Ausf F est la première version du Panzerkampfwagen III à être produite en grande série avec 560 unités sorties des usines jusqu’en mai 1941 quand une version Ausf G la remplace sur les chaines de montage.

Cette version est construite en petite quantité (220 à 250 exemplaires selon les sources) avant de céder la place à la version Ausf H, la première version à être équipée d’un canon de 5cm, d’abord en version courte (42 calibres soit un tube de 2.10m) puis en version long (60 calibres soit un tube de 3m).

560 Ausf F sont construits suivis de 250 Ausf G et de 950 Ausf H soit un total de 1760 Panzer III produits jusqu’en septembre 1947 quand la production est interrompue au profit de véhicules plus performants notamment le Panther appelé à remplacer à la fois le Panzer III mais également le Panzer IV.

Sur le plan de l’équipement des Panzerdivisionen, le Panzer III équipe encore totalement deux divisions blindées et partiellement deux autres en compagnie du Panzer IV (les quatre restantes étant entièrement équipées de Panzer IV à canon de 75mm long sans oublier quatre équipées de Panzer V Panther).

Au total ce sont près de 950 Panzer III Ausf G et H à être encore en service quand éclate le second conflit mondial. Son poids limité et son canon de 50mm jugé suffisant vont permettre son déploiement en Norvège pour l’opération Weserübung.

Comme pour les autres blindés allemands, le chassis du Panzer III s’est prêté à un certain nombre de conversions sans parler de la reconvertion de chars retirés du service actif.

Citons pêle-mêle une version de dépannage, de commandement, d’observation d’artillerie, char lance-flamme, poseur de travées, déminage. Ce châssis à aussi servit au développement du Sturmgeschütz III à canon de 75mm. En mélangeant des éléments du châssis du Panzer III et du IV, on obtint le châssis du canon automoteur Hummel.

La Slovaquie va recevoir des Panzer III Ausf H à canon de 50mm long pour remplacer les LT-38 et LT-40. Bratislava est déçue puisqu’elle espérait peut être pas des Panther mais au moins des Panzer IV mais connaissant son poids politique elle met sous l’éteignoir ses regrets.

Sur les six compagnies de chars de la division blindée, trois vont être équipées de Panzer III soit un total vingt-sept chars qui vont combattre sur le front de l’est à une époque où même le canon de 50mm est déclassé.

Voilà pourquoi après la campagne de 1950 les Panzer III survivants (douze ou quinze selon les sources) vont être remplacées par de nouveaux Panzer IV qui armés d’un canon long de 75mm pouvaient encore faire le boulot.

Les Panzer III survivants vont être stockés jusqu’à l’automne 1953 quand ils reprennent du service si l’on peut dire puisqu’engagés par les derniers soldats slovaques encore favorable au régime de Tiso ils sont rapidement détruits par les soviétiques. Voilà pourquoi aucun Panzer III n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen III

Poids : 22.3 tonnes Longueur total : 6.41m longueur de la coque : 5.41m largeur : 2.95m hauteur : 2.50m

Moteur : Maybach HL 120 TRM 12 cylindres 300ch

Blindage : maximal 50mm

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h (19 km/h en tout-terrain) Autonomie 175km sur route 97km en tout-terrain

Armement : un canon de 50mm en tourelle triplace avec 99 projectiles pouvant pointer de -10° à +20° et sur 360° en azimut, canon associé à une mitrailleuse coaxiale de 7.92mm (2250 cartouches) et une mitrailleuse de caisse (1250 cartouches)

Equipage : cinq hommes (Pilote, radio-mitrailleur, chef de char, chargeur et tireur)

Panzer IV

Quand le char de combat est inventé, sa mission unique est de percer le front et de déblayer le terrain au profit de l’infanterie qui ne pouvait seule vaincre la triade “mitrailleuse + barbelés + tranchées”.

L’appui de l’infanterie semblait être la seule mission du char de combat, un affrontement entre chars si il était du domaine du possible, paraissait peu probable.

Aussi quand l’Allemagne planifia la montée en puissance de sa Panzerwaffe, elle identifa deux types de chars : un char armé d’un canon capable de combattre les autres chars et un char destiné à les appuyer à l’aide d’un canon plus puissant tirant des obus explosifs, canon qui pouvait aussi mener une mission d’appui de l’infanterie.

Le développement du futur Panzerkampfwagen IV (Sonderkraftahtzeug 161) commence avant même l’arrivée des nazis au pouvoir ce qui implique des appellations de camouflage comme Mittleren Traktor puis Bataillonführerswagen avant de devenir de véritables chars de combat.

Le prototype apparait en 1935. MAN et Krupp s’affrontent et c’est finalement le fabricant d’Essen qui l’emporte et qui reçoit commande en 1936 des premiers exemplaires de série.

Quand éclate la guerre de Pologne, la Panzerwafe dispose de 437 Panzer IV (35 Ausf A 42 Ausf B 140 Ausf C et 220 Ausf D) qui sont mélés aux Panzer III pour assurer leur appui.

Durant la période de Pax Armada (1939-1948), cette période qui sépare la guerre de Pologne du second conflit mondial, le rôle et la place du Panzer IV évolue.

Le Panzer III ne pouvant recevoir plus qu’un canon de 50mm, il sera à terme déclassé par l’augmentation des blindages ce qui n’est pas le cas des Panzer IV dont les dimensions généreuses du chassis permettent d’envisager l’installation d’un armement sous tourelle plus puissant.

L’apparition en France du Renault G-1 à canon de 75mm sous tourelle pousse l’Allemagne à lancer l’étude d’un nouveau char moyen à canon de 75mm long sous tourelle. Le développement prenant du temps, il faut parer au plus pressé.

Outre le réarmement des Panzer III avec un canon de 50mm lui rendant au moins provisoirement un vrai pouvoir antichar, la direction des troupes blindées décide de produire une version du Panzerkampfwagen IV à canon de 75mm long soit un canon de 48 calibres au lieu des 24 pour les précédents.

Après l’Ausf E encore équipé d’un canon court et fabriqué à 240 exemplaires, la production passe au Ausf F, la première des quatre versions armés du canon de 75mm de 43 calibres.

La version F est produite à 250 exemplaires est suivit par 300 Ausf G dôtés d’un moteur plus puissant, d’une suspension améliorée et de jupes blindées (Schürtzen) pour protéger le train d roulement des coups de l’ennemi. Les Ausf H et J ne se différencient que par des détails infimes, difficilement décelables à l’oeil nu.

Le Panzer IV va devenir en attendant l’arrivée du Panther le char majeur des Panzerdivisionen, remplaçant peu à peu les Panzer III.

Résultat quand le second conflit mondial éclate, le Panzer IV équipe quatre divisions blindées au complet et deux divisions partiellement avec le Panzer III soit six divisions et plus un millier de chars en service.

Théoriquement la production du Panzer IV devait cesser pour laisser la place au Panther plus moderne mais des problèmes industriels et un grand nombre de maladies de jeunesse vont pousser les autorités allemandes à maintenir ouverte les chaines de production du Panzerkampfwagen IV.

Cette décision répond aussi au besoin de satisfaire les besoins de la S.S qui prend la décision de mettre sur pied deux divisions blindées en septembre 1947 (elles sont donc loin d’être opérationnelles un an plus tard) ainsi que de l’export au profit des alliés de l’Allemagne.

C’est ainsi que la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Finlande et l’Italie reçoivent des Panzer IV à canon court et long. Des pays neutres comme l’Espagne et la Turquie reçoivent également des Panzer IV mais en plus faible nombre que les alliés de Berlin.

Comme le Panzer III, des variantes ont été mises au point à partir du châssis du Sonderkraftahtzeug 161. On trouve un véhicule de dépannage, une version de commandement du char standard, des chars lance-flamme, des poseurs de traverse, un char du génie et plus original, un char porte-grue destiné à embarquer et à élever les munitions destinées aux obusiers automoteurs Karl de 600mm.

La Slovaquie va elle recevoir huit Panzer IV Ausf D à canon de 75mm court pour l’entrainement et la formation et surtout trente-neuf Panzer IV Ausf F à canon de 75mm long, vingt-sept pour équiper trois compagnies et douze en guise de volant de fonctionnement.

Ces chars livrés à partir de 1943 vont être engagés sur le front russe où ils vont bien se comporter, le Panzer IV étant un «honnète char» sans qualités extraordinaires mais sans défauts rédhibitoires.

Après la contre-offensive soviétique à l’hiver 1950/51, les deux bataillons de chars slovaques sont tous reéquipés de Panzer IV Ausf G soit cinquante-quatre chars en ligne et quelques véhicules (neuf ou treize selon les sources). Ces chars vont combattre jusqu’à la fin de la guerre même si le parc ne sera très partiellement renouvelé en raison des désertions massives qui frappaient les unités slovaques.

A la fin du conflit il restait trois Ausf A, neuf Ausf F et quinze Ausf G soit vingt-sept véhicules sur les 101 véhicules livrés. La majorité à été rapidement envoyée à la ferraille car sans aucune utilité militaire.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen IV Ausf H

Poids en ordre de combat : 24 tonnes

Dimensions : Longueur hors tout : 7.02m Longueur de la caisse : 5.89m Largeur : 2.88m (3.13m avec les jupes) Hauteur : 2.68m

Motorisation : un moteur essence Maybach HL120TRM 12 cylindres dévellopant 300ch

Performances : vitesse maximale 38 km/h sur route 16 km/h en tout terrain autonomie 210km sur route 130km en tout-terrain

Blindage maximale : 80mm

Armement : un canon de 75mm long (48 calibres) en tourelle triplace (-8° à +20° 360°) alimenté à 87 obus. La tourelle dispose d’une mitrailleuse coaxiale de 7.92mm qui partage avec la mitrailleuse de caisse, le stock de 3150 cartouches.

Equipage : cinq hommes

Mitteleuropa Balkans (215) Slovaquie (9)

Organisation

Division d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie antichar

-Trois régiments d’infanterie organisés en un état-major, trois bataillons à trois compagnies de fusiliers plus une compagnie d’armes lourdes

-Un régiment d’artillerie à trois groupes

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

Groupe mobile

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie d’autos blindées

La Slovaquie à utilisé des Panzer IV

-Deux bataillons de chars à trois compagnie de neuf chars

-Un bataillon d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmission

Division Blindée

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un groupement logistique

-Une compagnie d’autos blindées

-Deux bataillons de chars

-Deux bataillons d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antiaérienne et antichar

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

Unités élémentaires

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Trois bataillons à trois compagnies de fusiliers plus une compagnie d’armes lourdes

La compagnie de fusiliers est organisée de la même façon que celle de feu l’armée tchécoslovaque :

-Un état-major de compagnie comprenant le commandant (grade de capitaine); une section de commandement avec un lieutenant adjoint au chef de compagnie, un sergent de compagnie, trois soldats qui servent d’ordonnance et deux soldats qui servent d’estafettes; une section d’administration avec un sergent, deux caporaux et dix soldats.

Soldats tchécoslovaques mettant en œuvre un fusil mitrailleur ZB vz.26

-Trois pelotons d’infanterie qui disposent d’un peloton d’état-major avec un lieutenant, un sergent, une ordonnance et une estafette et de trois sections de fusiliers qui disposent chacune d’un caporal, d’un caporal adjoint, d’une équipe de mitrailleurs (tireur, pourvoyeur, deux transporteurs de munitions quatre hommes servant un fusil mitrailleur ZB vz.26) et de sept fusiliers dont deux fusiliers-grenadiers.

La compagnie d’armes lourdes assure l’appui des trois compagnies de fusiliers puisque chaque bataillon comprend sa compagnie d’armes lourdes. Il semble qu’un temps on à envisagé un bataillon d’armes lourdes dépendant du régiment avant de choisir une autre formule.

La compagnie d’armes lourdes comprend une section de mortiers de 81mm (trois pièces), une section de mitrailleuses lourdes (six à neuf pièces) et une section de canons antichars de 37mm (six pièces).

Soldats slovaques tractant un canon antichar sur le front russe.

Régiment d’artillerie

-Un état-major

-Une batterie de conduite de tir

-Une batterie de soutien logistique

-Trois groupes de trois batteries de quatre pièces soit trente-six pièces par régiment

Bataillon de chars

-Un état-major

-Trois compagnies de neuf chars organisées en trois pelotons de trois chars

Bataillon de canons d’assaut et de chasseurs de chars

-Un état-major

-Une compagnie d’autos blindées à trois pelotons de trois autos blindées

-Deux compagnies de neuf chasseurs de chars ou de canons d’assaut

Bataillon d’infanterie

-Un état-major

-Trois compagnies de fusiliers

-Une compagnie d’armes lourdes

Compagnie antiaérienne

-Un peloton d’état-major

-Un peloton de ravitaillement en munitions

-Trois pelotons de quatre pièces soit douze canons antiaériens

Compagnie antichar

-Un peloton d’état-major

-Un peloton de ravitaillement en munitions

-Trois pelotons de quatre pièces soit douze canons antichars

Compagnie antiaérienne et antichar

-Un peloton d’état-major

-Un peloton de ravitaillement en munitions

-Quatre pelotons de quatre pièces (deux pelotons antiaériens et deux pelotons antichars)

Mitteleuropa Balkans (214) Slovaquie (8)

Une histoire de l’armée de terre slovaque

Des origines mouvementées

Soldats slovaques (allemands ethniques) lors d’une cérémonie de décoration

Certaines armées combattent dès leur naissance. C’est le cas de l’armée slovaque (Slovenska Armada) qui doit combattre alors que l’état est à peine né et que le dispositif militaire hérité de feu la Tchécoslovaquie est totalement désorganisé entre le rapatriement des tchèques vers l’ouest, le retour des slovaques de Bohème-Moravie, les évacuations et le sabotage du matériel…… .

Le premier arbitrage de Vienne avait permis à la Hongrie de récupérer des territoires au profit de la Slovaquie fraichement indépendante mais cela ne suffisait visiblement pas à Budapest qui profita d’une période troublée pour grignoter encore des territoires.

Les 14 et 15 mars 1939 l’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie qui disparaît pour quinze ans avec à l’ouest un protectorat de Bohème-Moravie et une Slovaquie «indépendante».

Le 22 mars 1939 les derniers soldats tchécoslovaques se retirent de Ruthenie subcarpathique, un territoire qui avait proclamé son indépendance mais qui avait été très vite occupé par la Hongrie.

Budapest est persuadée qu’il n’y à plus de force militairement organisée en Slovaquie et décide donc d’en profiter. Le 23 mars 1939 elle attaque et remporte au début de nombreux succès. On constate néanmoins que les slovaques s’accrochent dans les airs comme au sol. De plus au grand dam des soldats hongrois, la minorité magyare supposément opprimée par la gouvernement tchécoslovaque ne montrait pas un accueil très enthousiaste aux troupes d’invasion.

De leur côté les slovaques vont s’appuyer ironie de l’histoire sur les dernières troupes tchécoslovaques présentes sur place. Il semble qu’il s’agisse davantage d’initiatives individuelles qu’autre chose.

OA vz.30

Parlons chiffre d’abord. Les hongrois mobilisent cinq bataillons d’infanterie, deux bataillons de cavalerie, un bataillon motorisé, trois véhicules blindés, soixante-dix chenillettes et cinq chars légers alors qu’en face on trouve trois régiments d’infanterie (16ème, 20ème et 37ème RI, le premier et le troisième étant en sous-effectifs), deux régiments d’artillerie en sous-effectifs (11ème et 12ème RA), un peloton de neuf autos blindées OA vz.30 et un peloton de trois chars LT vz.35.

LT vz.35

Après une première journée où ils sont surpris les slovaques se resaississent le lendemain avec l’aide de troupes tchèques contre-attaquant les envahisseurs magyars. Tiso demande une aide matérielle et militaire à l’Allemagne mais décline la proposition allemande d’une intervention directe de crainte de provoquer une réaction en chaine qui aboutirait à un nouveau conflit majeur en Europe.

Une trève est négociée dès le 24 mais les combats ne cessent que le 31 mars 1939. Finalement un traité de paix est signé à Budapest le 4 avril permettant à Budapest de récupérer de nouveaux territoires à l’est.

Très vite l’armée slovaque se renforce pour ne pas être à nouveau surprise. Trois divisions d’infanterie et un groupe rapide sont mis sur pied, unités auxquelles s’ajoute une force paramilitaire, la Garde Hinkla, le bras armé du parti du Peuple.

Tancik vz.33

Elle met ensuite en service 70 chenillettes inspirées des Carden-Lloyd, les Tancik vz.33 (T-33) appuyés par 27 chars légers les Lehky Tank vzor 34 (LT vz.34).

LT vz.34

A l’été 1939 (NdA donc toujours avant le point de divergence), les 27 LT-34 sont regroupés dans une compagnie du bataillon blindé «Martin». Cette unité devient ensuite régiment mais les LT-34 sont envoyés à l’entrainement.

L’armée slovaque va ensuite participer à la guerre de Pologne, étant la seule nation alliée de l’Allemagne à être engagée. Cela s’explique à la fois pour des raisons de proximité géographique mais aussi pour rappeler à Bratislava que l’indépendance de la Slovaquie ne dépend que de leur bon vouloir.

En ce qui concerne les unités engagées je me heurte à des sources contradictoires. Je vais donc donner les deux versions. Si un lecteur peut trancher ce nœud gordien je l’en remercie par avance.

Selon certaines sources la Slovaquie engage le Groupe d’Armées de campagne Bernolak avec trois divisions d’infanterie (1ère division «Janosik» 2ème DI «Skultety» et 3ème DI «Razus») soit 51306 hommes. Une unité motorisée baptisée «Kalinciak» est créée le 4 septembre 1939 mais n’à pas le temps d’être engagée dans le conflit.

Selon d’autres sources la Slovaquie engage les moyens suivant :

-Un premier groupe composé de six bataillons d’infanterie, de deux bataillons d’artillerie et d’une compagnie du génie

-Un deuxième groupe était composé de deux bataillons mixtes cavalerie/troupes motocyclistes et de neuf batteries d’artillerie motorisée. Elle engage également une compagnie de treize chars.

Cette armée slovaque quelque soit sa composition est placée sous l’autorité du Groupe d’Armées Sud avec pour chaperon la 14ème Armée du général Lisr qui comprend six divisions d’infanterie, une division de montagne, deux divisions blindées et une division légère (la 4ème division légère future 9ème division blindée).

En face les polonais défendent les territoires convoités par la Slovaquie avec l’Armée des Carpathes composée de cinq divisions d’infanterie, de deux brigades de montagne, d’un régiment de gardes-frontières, d’une demi-brigade de défense nationale et de deux régiments d’artillerie.

L’attaque slovaque est lancée dès le 1er septembre 1939 sans déclaration de guerre préalable, la 1ère division occupant le villsage de Javorina et la ville de Zakopane avant de continuer direction Nowwy Targ pour ainsi protéger le flanc gauche de la 2ème division de montagne allemande.

Les 4 et 5 septembre les unités slovaques engagent enfin des unités polonaises. L’avance est stoppée le 7 septembre alors que les unités slovaques ont avancé de 30km à l’intérieur du territoire polonais. La division se replie ensuite ne laissant qu’un bataillon jusqu’au 29 septembre pour occuper Zakopane, Jurgow et Javorina.

La 2ème division est conservée en réserve tout comme le groupe motorisé alors que la 3ème division est chargée de protéger les 170km de frontières entre Stara Lubovna et la frontière de la Hongrie. Il y à quelques accrochages mais rien de bien sérieux. Elle finit par avancer en Pologne et ce jusqu’au 11 septembre.

Au total les pertes slovaques s’élèvent à 37 tués, 114 blessés et 11 disparus. Toutes les unités slovaques quittent le territoire polonais à la fin du mois de septembre. Une parade militaire à lieu à Poprad le 5 octobre et peu après l’armée est partiellement démobilisée, le Groupe d’Armées Bernolak cessant d’exister dès le 7 octobre 1939.

La Slovaquie récupère les territoires disputés, territoires occupés par Varsovie dès 1920 ou en 1938. Ces territoires seront rendus après guerre à la Pologne.

Les neuf années de paix vont permettre à l’armée slovaque de s’organiser et de s’équiper de manière correcte.

L’armée de terre slovaque en septembre 1948

En théorie la présence d’usines d’armement dans l’ouest de la Slovaquie et en Bohème-Moravie devrait permettre un équipement aisé et rapide de l’armée slovaque.

Ce ne sera pas le cas car les capacités sont essentiellement mobilisées pour équiper l’armée allemande qui ne laisse à son «allié» slovaque que ce qu’elle veut bien laisser c’est à dire assez peu en réalité.

Bratislava ne cessera de pester mezzo voce contre cet état de fait. Ce n’est qu’au cours du conflit que Berlin se préoccupera enfin d’équiper correctement son allié slovaque à une époque où de nombreux slovaques se demandent si l’Allemagne n’à pas perdu la guerre et qu’il faudrait mieux soit faire preuve de neutralité ou carrément se retourner contre Berlin.

Entre-temps durant la Pax Armada Bratislava se préoccupe de créer une armée digne de ce nom et si son indépendance est forcément corsetée, la Slovaquie peut créer l’armée qu’elle souhaite à la différence du protectorat de Bohème-Moravie.

Comme nous l’avons vu plus haut trois divisions d’infanterie, un groupe rapide et la Garde Hlinka forment le cœur de la puissance militaire slovaque. Cette organisation va rapidement laisser la place à une organisation différente.

Sur les trois divisions d’infanterie mises sur pied à l’été 1939, seules les deux premières (1ère et 2ème divisions slovaques) sont conservées, la troisième étant dissoute faute d’effectifs et d’armes suffisantes. Il semble également que des éléments séditieux ont été repérés par les forces de sécurité ce qui à entrainé la dissolution de l’unité.

Ces deux divisions d’infanterie sont organisées de manière classique avec un état-major, une compagnie d’état-major, un groupement de soutien logistique, trois régiments d’infanterie à trois bataillons à trois compagnies de fusiliers et une compagnie d’armes lourdes, un régiment d’artillerie, un bataillon du génie, une compagnie antiaérienne, une compagnie antichar et une compagnie de transmissions.

Le groupe rapide est l’unité motomécanique de l’armée slovaque, une sorte de division blindée allégée plus destinée à l’éclairage, à la couverture et au flanquement des deux divisions d’infanterie qu’à la percée et à l’exploitation.

Ce groupe rapide va regrouper les différents modèles de chars employés par la Slovaquie qu’il s’agisse de chars issus de l’armée tchécoslovaque et rétrocédés par les allemands, de véhicules neufs issus de modèles déjà anciens ou encore de chars allemands, Berlin finissant par équiper l’armée de son allié avec du matériel digne de ce nom même si comme pour les hongrois et les roumains, les slovaques estimeront toujours ces livraisons très insuffisantes.

Le groupe rapide était organisé à sa création en un état-major, une compagnie d’état-major, une compagnie d’autos blindées, deux bataillons de chars, un bataillon d’infanterie portée, un régiment d’artillerie, une compagnie antichar et antiaérienne, une compagnie du génie et une compagnie de transmission.

Panzer 38(t) aux couleurs slovaques

Les deux bataillons de chars disposaient chacun de trois compagnie de neuf chars soit cinquante-quatre chars en ligne, la majorité étant des Panzer 38(t) qui pouvaient encore faire illusion en 1940 contre un adversaire pas trop exigeant mais qui très vite étaient clairement dépassés. Les allemands bien que réticents et peur sûrs de leur allié slovaque vont livrer des chars plus modernes en l’occurrence des Panzer III et des Panzer IV.

Panzer IV

En septembre 1948 le groupe rapide est devenu une division blindée, une division blindée légère certes mais une division blindée tout de même. Elle est organisée en un état-major, une compagnie d’état-major, un groupement logistique, une compagnie d’autos blindées, deux bataillons de chars, deux bataillons d’infanterie portée, un régiment d’artillerie, une compagnie antiaérienne et antichar, un bataillon du génie et une compagnie de transmissions.

Comme j’ai déjà présenté la Garde Hlinka dans la partie historique je ne vais pas revenir sur cette organisation qui assure des missions de police et de gendarmerie, se montrant tristement efficace contre la résistance qu’elle soit républicaine ou communiste.

En revanche je vais parler d’une autre entité paramilitaire moins connue, la Freiwillige Schutzstaffel soit en français le Corps de Protection Volontaire.

Cette unité à vu le jour fin 1938 sur le modèle des S.A et de l’Allgemeine SS. Elle recrute parmi les allemands de Slovaquie et sert d’abord de service d’ordre pour le Deutschen Partei, le parti qui représente les intérêts des allemands de Slovaquie. Deux décrets gouvernementaux lui donne des pouvoirs de police et marque le début d’une concurrence et d’une rivalité avec la Garde Hlinka.

En mars 1939 trois Sturmbannen (bataillons de frappe) sont créés un pour couvrir la région de Pressburg (Bratislava), un autre pour protéger la région de Kremnitz-Deutsch Proben (Kremnica-Nemecké Pravno) et Zips. A cette époque les effectifs de la FS étaient de 4604 hommes.

Initialement le recrutement au sein de la FS se faisait pour des hommes allemands de 18 à 35 ans pouvant prouver leur pureté aryenne sur trois générations. En 1941 tous les hommes âgés de moins de 50 ans pouvant prouver leur aryanité sur trois générations peuvent intégrer l’unité.

Cette Freiwillige Schutzstaffel va protéger les infrastructures sensibles du pays, faire office de gendarmerie ou de police militaire pour ramener sur le front des déserteurs (quand bien sur ils ne sont pas sommairement exécutés) et aussi persécuter juifs, communistes et tous ceux considérés comme des ennemis de l’Etat même si ces membres étaient davantage attachés comme tout bon Volksdeutsche à leur véritable patrie plutôt qu’à l’Etat slovaque que nombre d’entre-eux trouvait trop mou.

En septembre 1945 trois nouveaux Sturmbannen sont mis sur pied portant le total à six couvrant Pressburg (deux Sturmbannen _un urbain et un autre rural_), Kremnitz, Deutsch Proben, Oberzips et Unterzips avec respectivement trois, quatre, sept, quatre, six et quatre compagnies soit un total de vingt-huit compagnies.

Leur armement se composait de pistolets, de pistolets mitrailleurs, de fusils, de grenades, de quelques armes automatiques et pour les unités les plus chanceuses de mortiers et de canons antichars légers. En gros de quoi faire du maintien de l’ordre musclé mais guère plus.

En octobre 1947 un septième Sturmbannen est créé à Povazie ce qui portait les effectifs globaux de la FS à environ 7000 hommes.

Durant le conflit les effectifs vont décroitre entrainant la dissolution de plusieurs Sturmbannen. Cela s’explique par le recrutement par la Waffen S.S de Volksdeutsche du FS pour intégrer des unités de combat. Ce corps paramilitaire disparaît en même temps que la Garde Hlinka et l’Etat slovaque.

Aux côtés des deux divisions d’infanterie et de la division blindée légère on trouve également des unités indépendantes de taille diverse :

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Un régiment antiaérien médian

-Un bataillon de canons d’assaut

-Un bataillon de chasseurs de chars

Cette organisation ne va guère évoluer jusqu’au second conflit mondial.

La Slovenska Armada dans le second conflit mondial

La petite armée slovaque était considérée comme bien équipée et relativement bien entrainée mais sa motivation était sujette à caution. Cela explique peut être pourquoi les allemands ont décliné les propositions du gouvernement slovaque d’envoyer des troupes pour aider les allemands.

Les troupes slovaques ne vont participer ni à l’opération Weserübung, ni à l’opération Merkur ni à l’opération Fall Gelb (offensive à l’ouest) ou à l’opération Maritsa dans les Balkans. En revanche les allemands demandent à Bratislava «une participation significative à la croisade des peuples libres (sic) contre le judéo-bolchévisme».

En clair l’armée slovaque va devoir participer à l’offensive allemande contre l’URSS, l’opération Barbarossa. Pour cela on hésite entre engager en bloc l’armée slovaque ou créer de nouvelles unités ad hoc.

Un corps expéditionnaire slovaque en Russie (Slovenské expedičné sily v Rusku) est créé le 14 mai 1950 sous le nom inoffensif de corps mobile, l’unité ne dévoilant ses batteries qu’au moment de l’attaque allemande.

Elle va comprendre la division blindée légère et la 1ère division slovaque ainsi qu’un régiment d’artillerie lourde et un bataillon de marche de canons d’assaut et de chasseurs de chars. Cette force atteint l’effectif appréciable de 22500 hommes. Elle est rattachée au Groupe d’Armées Centre et plus précisément à la 17ème Armée.

Ce corps expéditionnaire ne participe pas aux premières opérations ce qui frustre les effectifs rassemblés. Ce n’est qu’à partir du 30 juin 1950 que les soldats slovaques connaissent leur baptême du feu, combattant une armée soviétique qui semble en totale déroute ce qui donnera un aperçu trompeur de la guerre au soldat slovaque.

Très vite au milieu d’un océan de rédition et de débandades, quelques unités de la RKKA se font littéralement tuées sur place. Les combats deviennent plus durs, les premiers problèmes logistiques apparaissent.

Ces problèmes freinent très vite les allemands alors une armée bien moins équipée comme l’armée slovaque je vous laisse imaginer…… .

Après donc quasiment deux mois de succès ininterrompus (21 juin-25 août 1950), les allemands et leurs alliés constatent que les soviétiques ont redressé la barre. L’avancée est plus difficile, les combats plus rudes.

Les slovaques ne peuvent constater qu’Ivan n’est pas le sous-homme décrit par la propagande. C’est un redoutable combattant quand il est bien encadré. La majorité des soldats soviétiques sont encore des paysans rustiques et endurants, acceptant des choses qui auraient provoqué des mutineries dans d’autres armées.

Au début de l’hiver les soviétiques lancent une contre-attaque contre des allemands épuisés qui ont encerclé aux trois quarts Leningrad, se sont approchés à 80km de Moscou et on conquis l’Ukraine.

Si au centre du front c’est un succès puisque Moscou est dégagée de la menace allemande (puisque le front se trouve désormais à 200km de la capitale soviétique) ailleurs ce sont des échecs.

Les slovaques encaissent la contre-offensive soviétique, subissant de lourdes pertes mais ils parviennent à tenir leur nouvelle position.

Une relative accalmie permet aux slovaques de réorganiser leurs unités, d’amener des renforts même si les moyens manquent. C’est ainsi que la 2ème division d’infanterie relève la première qui va devenir provisoirement une division de sécurité pour traquer les partisans à l’arrière du front. La division légère blindée reste en ligne.

Pour l’opérateur FRIEDRICH les slovaques espèrent être engagés mais ce ne sera pas le cas, le corps expéditionnaire slovaque ne rejoignant le sud du Front qu’au moment de l’opération URANUS pour colmater les brèches et empêcher les soviétiques d’obtenir l’encerclement espéré.

Dès cette époque les slovaques se demandent si la guerre n’est pas perdue pour l’Allemagne. On assiste à l’augmentation des désertions, des cas d’auto-mutilation. Un habile jeu de sanctions et de récompenses calme la situation mais pour un temps seulement.

La dernière opération majeure à laquelle participe le corps expéditionnaire slovaque est l’opération ROUMANTSIEV lancée par les soviétiques le 1er juillet 1952 pour s’emparer de Smolensk ce qui est chose faite le 8 août 1952.

Les slovaques se battent férocement mais subissent des pertes telles que les allemands décident en octobre 1952 de retirer les unités slovaques et de les renvoyer au pays après repos et reconstitution mais en réalité ce ne sera pas le cas, Berlin n’ayant plus confiance dans la Slovenska Armada.

L’armée de terre slovaque réorganisée début 1953 comprend désormais deux divisions légères d’infanterie (à deux régiments d’infanterie), un groupement blindé, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antiaérien, un bataillon de canons d’assaut et différentes unités de soutien.

Désormais davantage employée dans des missions de sécurité et de lutte contre la résistance, l’armée slovaque fait face à l’automne à une révolte ouverte vite réprimée mais qui montre un état de profonde décomposition puisque des unités vont se rallier à la résistance avec armes et bagages générant des combats fratricides contre les unités loyalistes. La révolte est écrasée à la fin 1953 mais les traces sont profondes.

Les soviétiques lancent leur ultime offensive le 27 janvier 1954 avec un nom de code bien trouvé : ARMAGEDON.

La Vistule est franchie le 4 février 1954, l’Oder et la Neisse sont atteintes en mars 1954, les unités occidentales et soviétiques faisant leur jonction officiellement le 21 mars mais selon certains témoignages le contact aurait lieu dès le 18 mais sous la forme d’un échange de coups de feu entre soldats français et soviétiques ! Nul doute que si cet événement à été passé sous silence c’est pour éviter des questions embarrassantes.

En ce qui concerne la Slovaquie elle est envahie par les soviétiques à la mi-février. Les combats sont assez violents, les troupes slovaques galvanisées par l’idée de défendre leur pays se montrent d’une férocité, d’une énergie qui déconcerte les soviétiques. A moins que ce ne soit la crainte de subir un sort peu enviable en cas de capture.

L’armée slovaque capitule officiellement le 7 mars 1954. Considérés comme prisonniers de guerre, les slovaques sont relativement bien traités par les soviétiques. Les communistes sont rapidement libérés, les autres doivent attendre le printemps 1955 pour retrouver la liberté.

Certains pour peu de temps car la justice tchécoslovaque va juger les soldats slovaques coupables de crimes de guerre en Slovaquie. Sur les 157 soldats, sous-officiers et officiers jugés, 77 seront condamnés dont 12 à la peine capitale (huit exécutés, quatre graciés), les autres à des peines de prison allant de 5 à 30 ans de prison.

Nombre de soldats slovaques vont se retrouver au sein de la nouvelle armée tchécoslovaque. En revanche après le triomphe des communistes, nombre de ces soldats qui durant la deuxième guerre mondiale n’avaient fait que leur métier de soldat furent congédiés et étroitement surveillés par la police politique tchécoslovaque mais ceci est une autre histoire.

Mitteleuropa Balkans (144) Yougoslavie (32)

Chars

Renault FT

BORNA KOLA RENO M.17

Surnommé le «char de la victoire», le Renault FT (et non FT-17 comme on l’écrit parfois) peut être considéré comme un char canonique car il fixe l’organisation générale d’un char moderne avec le moteur à l’arrière, la tourelle au centre et le pilote à l’avant, les chars s’éloignant de ce concept étant peu nombreux.

Produit en masse (4516 exemplaires), il va équiper l’armée française et ses alliés, participant aux offensives finales de l’été 1918 aboutissant à l’armistice de Rethondes.

Dans l’immédiat après guerre un certain nombre d’exemplaires sont cédés à des pays étrangers ce qui permet à nombre d’entre-eux de faire connaissance avec le char et dévelloper des unités motomécaniques en fonction bien entendu de leurs ambitions et de leurs moyens.

La Yougoslavie va recevoir ses Renault FT dès 1922, des chars connus à Belgrade sous la désignation de BORNA KOLA RENO M.17. Cinquante six exemplaires ont été livrés dont une partie dans un modèle amélioré, le modèle 1928 (BORNA KOLA RENO M.28).

Les livraisons ont été réalisées en trois lots, huit FT (trois char-mitrailleurs et cinq char-canon) en 1922, des FT et des M.28 (Renault FT avec suspension Kergresse dit Renault-Kegresse) entre 1928 et 1930 (28 exemplaires répartition entre les deux modèles inconnue) et vingt FT non pas donnés mais vendus en 1935.

Ces chars vont permettre aux yougoslaves de prendre leurs marques dans le domaine des chars de combat mais il faudra attendre 1936 pour que soit créé le premier bataillon de char de combat, un bataillon de trois compagnies à trois pelotons de cinq chars soit quarante-cinq véhicules en ligne.

A la mobilisation du 30 août 1948, ce sont deux compagnies de quinze exemplaires qui vont être mises sur pied soit trente chars en ligne, les seize restants étant stockés mais parés à être remis en ligne dès que le besoin se fera sentir.

Néanmoins on peut se demander l’utilité de tels chars totalement dépassés à part peut être le réconfort psychologique au profit de l’infanterie.

Face aux allemands et aux italiens, les deux compagnies indépendantes vont faire leur maximum mais comme ils ne pouvaient combattre les autres chars, les Borna Kola Reno se contentaient de viser l’infanterie ennemie mais cette dernière était bien armée pour se défendre contre la petite merveille de Louis Renault.

Très vite le haut-commandement yougoslave renonce à les envoyer au massacre et les survivants sont enterrés comme blockhaus mobiles.

Quand la Campagne de Yougoslavie se termine il restait huit chars en service, chars capturés par les croates et les allemands. En très mauvais état ces véhicules sont ferraillés, l’acier à blindage étant récupéré pour produire des camions blindés pour transporter à l’abri des troupes lors des opérations anti-partisans.

Le Renault FT ou Borna Kola Reno M.17 était un char léger d’appui d’infanterie pesant 6.5 tonnes (6.7 tonnes pour le char-canon) mesurant 4.95m de long pour 1.74m de large et 2.14m de haut. Motorisé par un moteur en essence Renault installé à l’arrière, il pouvait atteindre une vitesse maximale de 7 km/h sur route et 6km/h en tout-terrain avec une distance franchissable variante de 35 (tout-terrain) à 66km (route).

Il était progégé par un blindage variant de 6 à 16mm avec 6mm pour le haut de la caisse, 8mm pour le toit de la tourelle et 16mm pour les autres endroits de la caisse.

Le pilote était installé à l’avant et le commandant/tireur était installé au milieu, manœuvrant une mitrailleuse ou un canon en tourelle, la mitrailleuse étant soit la Hotchkiss modèle 1914 de 8mm ou la MAC modèle 1931 de 7.5mm (3600 cartouches), le canon étant un canon de 37mm de 21 calibres semi-automatique modèle 1918 avec 237 projectiles, la tourelle pouvant pointer sur 306° en azimut et sur -20° à +35°.

Le Renault-Kegresse ou Borna Kola Reno M.28 était un char léger d’appui d’infanterie pesant 6.4 tonnes mesurant 4.50m de long pour 1.82m de large et 2.25m de haut. Motorisé par un moteur en essence Renault installé à l’arrière, il pouvait atteindre une vitesse maximale de 16 km/h sur route avec une distance franchissable variante de 160km sur route.

Il était protégé par un blindage variant de 6 à 22mm avec 6mm pour le haut et le fond de la caisse, 8mm pour le toit de la tourelle et 16 ou 22mm (16mm pour les côtés de la caisse, pour l’arrière de la caisse et 22mm pour le mantelet du canon et pour la tourelle sauf le toit).

Le pilote était installé à l’avant et le commandant/tireur était installé au milieu, manoeuvrant une mitrailleuse ou un canon en tourelle, la mitrailleuse étant la MAC modèle 1931 de 7.5mm (3600 cartouches), le canon étant un canon de 37mm de 21 calibres semi-automatique modèle 1918 avec 237 projectiles, la tourelle pouvant pointer sur 306° en azimut et sur -20° à +35°.

Renault R-35

BORNA KOLA RENO M.40

Au début des années trente le char léger français standard est encore le vénérable Renault FT alias le «char de la victoire» autant dire une antiquité militaire. De plus sur le plan quantitatif la flotte souffrait d’une usure et d’un vieillissement important qui rendait peu probable la mobilisation de la totalité du parc en cas de guerre.

Un programme pour un char léger de 6 tonnes à deux hommes, 40mm de blindage et armement mixte (canon et mitrailleuses) est officiellement lancé le 2 août 1933. A ce programme répondent Renault, Batignolles-Châtillon, Hotchkiss, FCM (Forges et Chantiers de la Méditerranée), APX et Delaunay-Belville.

Le concours lancé le 2 août 1933 est modifié le 22 mai 1934 aboutissant à la construction de prototypes par tous les constructeurs sauf Delaunay-Belville.

La firme de Billancourt propose un char biplace de 11 tonnes armé d’un canon de 37mm SA modèle 1918 (le même que le FT) et une mitrailleuse. Le prototype va être testé à partir d’août 1934 et adopté le 25 juin 1936 sous le nom de char léger modèle 1935R tout comme ses concurrents FCM et Hotchkiss, les futurs FCM-36 et Hotchkiss H-35.

Quand éclate la guerre de Pologne, pas moins de dix-sept bataillons de chars de combat sont équipés de Renault R-35 soit un total de 765 chars, le total étant porté à 900 chars au printemps 1940, à l’apogée de la puissance des forces armées françaises avant que la démobilisation ne soit enclenchée pour soulager une économie en souffrance. A cela s’ajoute des véhicules en réserve et d’autres véhicules déployés dans l’Empire.

Un certain nombre de chars ont également été exportés essentiellement pour des raisons diplomatiques, cinquante envoyés en Pologne en juillet 1939, quarante envoyés en août-septembre 1939 en Roumanie et cent en Turquie en février et en mars 1940. Un deuxième lot aurait du être envoyé à la Pologne mais il va équiper le voir le 68ème BCC. La Yougoslavie va également recevoir cinquante-quatre exemplaires.

La production cesse à la fin du mois d’avril quand le R-40 prend le relais. Au total 1460 chars sont sortis des chaines de montage.

Après la démobilisation, quatorze bataillons de chars de combat restent stationnés en métropole avec ce Renault R-35 soit un total de 630 chars en service.

A ces chars s’ajoute ceux déployés dans l’Empire au sein des 62ème et 66ème BCC stationnés au Maroc et au sein du 64ème BCC stationné en Algérie soit un total de 135 chars auxquels s’ajoutent les deux BCC du Levant, portant le total à 225 chars.

Cela nous donne un total de 855 chars plus les 190 chars exportés et 120 utilisés pour l’expérimentation, les tests, l’instruction soit un total en ligne en France de 975, le reliquat soit 295 étant stockés.

Ces stocks vont servir à rééquiper la section de chars de Madagascar (huit blindés en ligne plus six en réserve soit un total de quatorze véhicules) ainsi que les deux compagnies de chars d’Indochine soit un total de trente chars en ligne plus quinze en réserve soit un total de quarante-cinq blindés sortis des stocks.

Cela nous laisse donc un total dans les stocks de 236 Renault R-35. Ce nombre va en réalité augmenter car un certain nombre de bataillons vont remplacer ces blindés par des chars plus modernes, ne laissant que trois BCC équipés de Renault R-35 soit un total en ligne de 135 chars, laissant un stock confortable de 631 exemplaires.

Du moins officiellement car en toute discrétion, un bataillon à été livré à l’armée portugaise (45 chars + 21 en réserve) et un autre à l’armée espagnole (45 chars +21 en réserve) soit un total corrigé de 599 chars disponibles plus les 120 cités soit 719 chars.

Ces chars vont participer au second conflit mondial durant la phase initiale de la mobilisation en attendant la disponibilité de chars plus modernes comme le FCM-42 et l’AMX-44 même si durant le conflit certains BCC remplaceront leurs chars légers par des canons d’assaut peut être plus modernes et surtout mieux adaptés ce qui avait également l’avantage de réserver la production des chars aux divisions blindées [NdA en 1952 les DLM et les Divisions Cuirassées ont été rebaptisées et uniformisées]).

La Yougoslavie va donc recevoir au printemps 1940 cinquante-quatre Renault R-35 connus là bas sous la désignation de BORNA KOLA RENO M.40 (char de combat modèle 1940).

Ils vont remplacer au sein de l’unique bataillon de chars yougoslave de l’époque les Renault FT soit trois compagnie de quinze chars soit 45 blindés en ligne et neuf chars en réserve.

Quand est créée la brigade mécanisée ce bataillon aurait du logiquement intégrer la seule véritable unité motomécanique de l’armée yougoslave mais pour une raison que l’on ignore ce bataillon est resté indépendant et n’à pas rejoint les deux bataillons équipés de Hotchkiss H-39.

Ce bataillon va naturellement participer à la Campagne de Yougoslavie opérant essentiellement contre les allemands avec des résultats plutôt encourageants.

Ce qui fit l’efficacité de ce bataillon c’est que son chef de corps, le commandant Simonovic obtint de le conserver comme entité constituée au lieu de le disperser par petits paquets au profit d’une compagnie ou d’un bataillon.

Ce bataillon va opérer en Slovenie, freinant pendant deux jours l’avancée allemande. Le bataillon évitait l’engagement des chars allemands bien plus nombreux pour s’attaquer à l’infanterie.

Quelques chars sont perdus et quand le bataillon se repli il ne possède plus que 39 chars sur les 45 du début, les six perdus l’ayant été sous les coups de l’ennemi (deux), par panne sèche (un) et par panne mécanique (trois). Les quatre derniers blindés récupérés par les allemands seront remis en état et transférés à l’armée de l’Etat indépendant de Croatie.

Les combats en Croatie sont nettement plus meurtriers et quand le bataillon se replit sur la montagneuse et touffue Bosnie il ne possède plus que 24 chars. L’unité est soudée, expérimentée mais l’usure des véhicules et des hommes va la rendre moins efficiente.

A la fin de la campagne de Yougoslavie le bataillon n’est plus que l’ombre de lui même avec seulement 5 chars encore en état de combattre. Leurs équipages ont au moins la satisfaction de franchir la frontière greco-yougoslave en unité constituée.

Ces cinq chars sont cependant à bout de force et leurs équipages doivent se résoudre à les abandonner. Oui mais pas intacts. Avec l’aide d’unités du génie grec ils vont les rendre totalement inutilisables. Évacués les preux du commandant Simonovic peuvent espérer reprendre le combat dans des meilleurs conditions. Ils vont intégrer la 1ère division blindée et en fournir parmi les meilleurs éléments.

Sur les cinquante-quatre Renault R-35 livrés par la France à la Yougoslavie, trente-deux ont été irrémédiablement détruits ne laissant que vingt-deux en état ou du moins réutilisables après réparations.

Les allemands qui ont capturé la quasi-totalité du parc (seuls quatre ont échappé leur convoitise car pris par les italiens) vont remettre en état douze chars ce qui ajouté aux seize permettra à l’armée croate de disposer d’une composante blindée utilisée contre les partisans. Résultat à la fin du conflit tous les BORNA KOLA RENO M.40 avaient été détruits.

Le BORNA KOLA RENO M.40 était un char léger d’appui d’infanterie biplace de conception et de fabrication française pesant 10.6 tonnes, mesurant 2.04m de long pour une largeur de 1.87m et une hauteur de 2.13m.

Motorisé par un moteur Renault 4 cylindres de 85ch (à 2200 tours/minute), il pouvait atteindre 20km/h sur route et 11km/h en tout terrain et franchir 138km sur route (mais seulement 80km en tout-terrain).

Il était protégé par un blindage dont l’épaisseur variait de 10 à 45mm. On trouvait du moins ou plus protégé le fond de la caisse (10mm), le toit de la tourelle (12mm), le toit de la caisse (14mm), l’avant, les côtés et l’arrière de la caisse plus le mantelet du canon ainsi que les côtés et l’arrière de la tourelle (40mm) et enfin le face avant de la tourelle (45mm).

L’armement se compose d’un canon de 37mm semi-automatique SA-18 puis SA-38 avec 58 projectiles et d’une mitrailleuse de 7.5mm MAC modèle 1931 avec 2400 cartouches, les deux armes solidaires pouvant pointer en site de -16° à +20° et en azimut sur 360°

BORNA KOLA RENO M.42 (Hotchkiss H-39)

Le Hotchkiss H-39

Le char léger Hotchkiss H-39 était une évolution du Hotchkiss H-35 (appelé officiellement char léger modèle 1935H), un char issu du même concours que le Renault R-35 et le FCM-36 à savoir le concours destiné à remplacer les vénérables Renault FT.

Par rapport à ces deux compères, il va aussi être choisit par la cavalerie alors qu’il ne s’agit pas d’une Automitrailleuse de Combat (AMC) mais d’un char de soutien d’infanterie. D’ailleurs anecdote savoureuse, l’infanterie va être servir après la cavalerie !

Ce choix à été imposé à la cavalerie qui ne pouvait disposer de suffisamment de Somua S-35. Le petit char de chez Hotchkiss n’était absolument pas adapté aux missions demandées aux DLM (Divisions Légères Mécaniques) mais il n’y avait pas d’autres véhicules disponibles.

400 exemplaires ont été construits mais le char souffre de nombreux problèmes (moteur trop peu puissant, performances médiocres en tout terrain notamment), exemplaires répartis entre l’infanterie (90), la cavalerie (292) et les dépôts et les écoles.

Dès juillet 1942 , la cavalerie est parvenue à se débarasser de ce «vilain petit canard» qui allait donner naissance à défaut d’un magnifique cygne d’un char nettement mieux adapté à la guerre telle qu’elle s’annonce en l’occurrence le char léger modèle 1935H modifié 1939 ou plus simplement le H-39.

La firme de Levallois en région parisienne à donc remis l’ouvrage sur le métier. Le nouveau char reprenait la ligne générale mais apportait de nombreuses modifications comme un moteur plus puissant, un canon long capable de lutter contre des chars ennemis et une queue passe-tranchée qui lui donnait une meilleure aisance en terrain difficile.

Il est adopté fin 1938 et comme son devancier va équiper l’infanterie (ce qui était attendu) et la cavalerie (ce qui l’était moins).

En ce qui concerne les infanterie il va équiper des BCC (Bataillon de Chars de Combat) dont certains vont intégrés les nouvelles Divisions Cuirassées.

La cavalerie va l’utiliser au sein de la 3ème DLM en attendant la livraison de suffisamment de Somua S-35 ou S-40 mais surtout au sein des GRDI (Groupement de Reconnaissance Divisionnaire) ainsi que le Groupement Motorisé de Corse.

Le char à été exporté d’abord à dose homéopathique, trois à la Pologne et deux à la Turquie puis de manière plus massive avec deux bataillons pour l’armée polonaise en France (90 chars), trois bataillons à la Grèce (135 chars), deux pour les Pays Bas (90 chars) deux à la Yougoslavie (90 chars) et 32 pour la Grande Bretagne qui les utilisa pour perfectionner ses chars Cruiser à défaut de les utiliser comme véhicules opérationnels.

Pour l’anecdote durant la guerre un véhicule sera utilisé pour une opération de propagande destiné à célébrer l’alliance franco-britannique, un H-39 peint entièrement en bleu/blanc/rouge, le drapeau français sur la caisse, l’Union Jack sur la tourelle. Ce char est aujourd’hui exposé au musée de Bovington.

Au final le Hotchkiss H-39 va être produit à 1640 exemplaires jusqu’en mai 1947 quand la chaine de montage fermée mais pour peu de temps car dès le mois de septembre 1947, elle va à nouveau fabriquer ce char à faible cadence (huit chars par mois) pour permettre un équipement rapide des GRDI/GRCA de mobilisation, la cadence passant à douze chars par mois dès le mois de juin 1948.

La Yougoslavie à donc reçu 90 chars en 1942 soit deux bataillons ce qui en théorie ne lui laissait aucun volant de fonctionnement. Seulement voilà Belgrade conscient que l’acquisition de nouveaux chars sera peut être difficile pour de multiples raisons est bien décidée à faire durer le parc le plus possible. Ces chars ont été baptisés BORNA KOLA RENO M.42.

C’est ainsi que les deux bataillons de la brigade mécanisée étaient organisé en un peloton de commandement et de soutien, trois pelotons de huit chars et un peloton de transmissions soit quarante-huit chars en ligne, laissant quarante-deux véhicules en réserve.

Ces véhicules vont être mobilisés au printemps pour former sept compagnies de marche de six véhicules. Il semble qu’il à été envisagé de créer un troisième bataillon de char et de l’intégrer à la brigade mécanisée mais cela ne s’est pas fait probablement faute de temps et de personne compétent.

Quand éclate l’opération MARITSA qui marque le début de la Campagne de Yougoslavie, la brigade mécanisée dépend de la Réserve Stratégique en compagnie des 4ème et 6ème divisions d’infanterie. Ces trois unités sont stationnées en Serbie de façon à pouvoir se porter soit sur le front nord/nord-ouest ou sur le front nord/nord-est.

Les sept compagnies de marche sont dispatchées sur la frontière pour renforcer les troupes déployées notamment face aux allemands.

Ces compagnies sont les premières à être engagées. Elles sont rapidement étrillées car souvent composées de jeunes pilotes et de jeunes chefs de char tout juste sortis des écoles au point qu’un officier serbe parlera d’un nouveau massacre des Innocents tant celui lui fendait le cœur de voir ces jeunes soldats pleins d’allant être envoyés dans une mission sans espoir.

La brigade mécanisée est engagée à partir du 17 juillet 1949 pour couvrir le repli des troupes yougoslaves défendant la Croatie.

Elle va mener de brutales attaques pour couvrir le repli de l’infanterie dans de bonnes conditions et les allemands surpris de voir une unité comparable à leurs Panzerdivisionen toutes proportions gardées furent d’accord décontenancés avant de se reprendre.

La brigade mécanisée est parvenue cependant à rester une unité constituée jusqu’à la fin de la campagne même si en passant en Grèce elle ne possédait plus que douze chars en ligne, tous en piteux état.

Ces chars furent repliés sur la péninsule du Péloponnèse où ils vont assurer la défense des aérodromes contre des coups de main allemands aux côtés de H-39 grecs ayant survécu à la Campagne de Grèce. Ils ont été ferraillés à la fin de la guerre, trop usés pour d’être un usage quelconque.

Sur les quarante-deux chars des compagnies indépendantes seulement douze ont survécu, reprennant du service dans l’armée croate pour huit d’entre-eux. Quatre furent détruits et quatre capturés par les partisans communistes qui les réarmèrent avec un canon de 57mm fourni par les britanniques, ces chars formant un peloton engagé dans l’opération WELCOME/BIENVENUE.

Sur ces quatre chars, deux furent détruits, un perdu lors d’un franchissement du Danube en mars 1956 et le dernier préservé dans le musée de la guerre de Belgrade.

Le char léger modèle 1935 H M. 39 était un char léger d’appui d’infanterie biplace pesant 12 tonnes, mesurant 4.22m de long pour 1.85m de large et 2.133m de haut. Propulsé par un moteur Hotchkiss 6 cylindres de 120ch il pouvait atteindre la vitesse maximale de 36.5km/h sur route et franchir environ 150km. Protégé par 40mm de blindage au maximum, il disposait d’un canon de 37mm semi-automatique modèle 1938 avec 95 projectiles et une mitrailleuse MAC-31 de 7.5mm alimentée à 2200 cartouches.

M-24 Light Tank Chaffee

Les chars de l’époque étaient vite périmés. Cela concernait bien entendu les chars légers qui plus encore que les chars moyens et les chars lourds souffraient d’un faible blindage et d’un armement qui posait de menus problèmes : fallait-il un simple armement d’autodéfense ou un armement plus puissant au risque de chercher le combat alors qu’il faudrait esquiver, éclairer et renseigner.

Les américains avaient mis au point un char léger le M-2 mais vite obsolète il fût remplacé par le M-3 Stuart qui n’était pas parfait.

Tout en dévellopant le M-5 (un M-3 à canon de 57mm) les américains s’interrogèrent sur le char léger idéal, un char qui représenterait un bon compromis entre vitesse, armement et protection.

Avec le M-5 comme bon char léger interimaire, les américains ont pu prendre leur temps et étudier de multiples configurations en terme d’armement, de suspension et de blindage.

Deux prototypes sont commandés officiellement en septembre 1946 et livrés début 1947 pour une batterie complète de tests aboutissant à son adoption en janvier 1948 sous le nom de M-24 Light Tank. Pour rendre hommage à un partisan des divisions blindées, il est baptisé Chaffee.

Il va progressivement remplacer le duo M-3/M-5 au sein des divisions blindées, des divisions d’infanterie mais aussi au sein des divisions aéroportées où faute d’avion disponible, les chars étaient convoyés en planeurs.

750 M-24 sont produits suivis par 2500 M-24A1, 1250 M-24A2 et 750 M-24A3 portant la production totale à 5250 exemplaires.

Ce véhicule à été employé au combat sur tous les théâtres d’opération qu’il s’agisse du Pacifique, de l’Asie du Sud-Est, de la Chine, de la Méditerranée, de l’Europe occidentale et de l’Europe du Nord.

Outre la reconnaissance, le Chaffee à été utilisé pour l’appui de l’infanterie, la protection de convois dans des zones peu sures. Comme souvent, un véhicule à été utilisé au delà du périmètre initial ayant présidé à sa conception sans compter la mise au point de nombreuses variantes.

Durant le second conflit mondial, outre les Etats-Unis, le char fût utilisé par la Grande-Bretagne, l’URSS, la Chine, la France, la Belgique, les Pays-Bas et la Yougoslavie.

La Yougoslavie va choisir ce char léger pour équiper le bataillon de reconnaissance de la division blindée et celui des quatre divisions d’infanterie. Ces bataillons étaient organisés en une compagnie de commandement et de soutien, une compagnie de chars légers et deux compagnies d’autos blindées.

La compagnie de char dispose de trois pelotons de cinq M-24 plus un pour le commandant de compagnie et un deuxième pour son adjoint soit dix-sept chars par bataillon.

Avec cinq divisions concernées, la Yougoslavie à pu aligner 85 Chaffee plus un certain nombre de véhicules destinés à l’entrainement. Ces véhicules vont opérer comme le font les unités de reconnaissance en phase offensive à savoir éclairer, renseigner et flanquer. Ils vont parfois assurer le soutien de l’infanterie quand la situation s’y prêtait voir l’escorte de convois dans des zones encore insécures.

Ce char léger est resté en service dans l’armée yougoslave jusqu’en 1970 étant remplacé par un char amphibie de conception et de fabrication soviétique, le PT-76.

Le M-24 Light Tank Chaffee était un char léger de reconnaissance de conception et de fabrication américaine pesant 18.37 tonnes.

Mesurant 5.56m de long pour 3m de large et une hauteur de 2.77m, il était propulsé par deux moteurs Cadillac de 220ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 65km/h et de franchir 160km sur route. Son blindage varie entre 15 et 38mm et son armement était composé d’un canon de 75mm M6 avec quarante-huit coups, une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2HB avec 440 coups, deux mitrailleuses Browning de 7.62mm avec 3750 coups. Son équipage était composé de cinq hommes (commandant, tireur, pourvoyeur, conducteur, aide-conducteur).

M-4 Sherman

Si aujourd’hui les américains sont capables de produire un char moderne et puissant cela n’à pas toujours été le cas.

Non seulement les premiers chars utilisés par les américains furent britanniques et français mais en plus le dévellopement fût entièrement stoppé ou peu s’en faut durant la période 1919-1939 («Rethondes-Coblence»).

Voilà pourquoi l’entrée en guerre des américains en septembre 1939 était non pas impossible mais hautement improbable.

Il va falloir du temps pour qu’un char fiable et performant tout est relatif soit mis sur pied sous la forme du M-4 Medium Tank Sherman, un brave et honnête char qui ne paye pas de mine et qui si il fait partie du camp des vainqueurs n’à jamais eu l’aura d’un Renault G-1, d’un Cromwell, d’un Panther ou même d’un T-34.

Avant le M-4, il y eu le M-3, un char vite déclassé par les progrès techniques et qui souffrait non seulement d’un blindage boulonné potentiellement très dangereux et surtout d’un armement dual avec un canon de 75mm en sabord et un canon de 37mm en tourelle, une configuration en vogue dans les années vingt et trente mais qui était désormais totalement obsolète.

Comme l’ont compris les français et les britanniques, le canon principal devait être en tourelle pour une polyvalence maximale. Les américains s’orientèrent donc vers ce choix. Le projet est lancé au printemps 1943 mais le développement est lent car il n’y à aucune urgence.

Le char mis au point dispose d’un moteur essence, d’un blindage plus important et d’un canon de 75mm en tourelle, canon inspiré de celui utilisé par le M-3. Il est officiellement adopté en février 1945 sous le nom de M-4 Medium Tank avec comme surnom Sherman du nom d’un général nordiste de la guerre de Sécession.

1050 M-4A1 sont produits suivis de 3500 M-4A2, 9000 M-4A3 à canon de 76mm, 7500 M-4A4, 550 M-4A5, 250 M-4A6 et 150 M-4A7. Aux 22000 exemplaires produits aux Etats-Unis s’ajoutent 1200 exemplaires produits au Canada, 750 en Australie et 600 en Inde sans oublier les variantes spécialisées. On arrive au chiffre impressionant de 27500 exemplaires.

Sur les 22000 Sherman produits aux Etats-Unis, 18500 ont été utilisés par l’US Army, 1500 par l’USMC et 2000 cédés à des pays étrangers au titre du prêt-bail.

Outre les Etats-Unis, le M4 Sherman à donc été utilisé par le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne (à titre de test), la Pologne, la Tchécoslovaquie (unités en exil), la Belgique, les Pays-Bas, Argentine, Brésil, Autriche (après guerre), Chili, Cuba, Danemark, Egypte, Ethiopie, Grèce, Inde,Iran,Italie (après guerre), Japon (après guerre), Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pakistan,Oman, Paraguay, Uruguay, Pérou, Ceylan, Vietnam, Yougoslavie, Portugal, Afrique du Sud et Turquie.

Ces pays ont utilisé soit des chars neufs ou des chars ex-américains, la réduction de la force blindée une fois le conflit terminé permettant à de nombreux pays de récupérer des chars à vil prix. Côté américain, le Sherman à été retiré du service en 1962.

La Yougoslavie va acquérir le Sherman pour équiper sa division blindée. Ce choix est loin de faire l’unanimité au sein de la 1ère division blindée yougoslave, certains officiers serbes francophiles militants pour le Renault G-1R alors que d’autres rêvaient du Cromwell britannique.

Le gouvernement en exil ne voulant pas trop dépendre des franco-britanniques, le choix du Sherman était dans la logique des choses. Petite consolation pour les francophiles et les anglophiles, le modèle choisit est le M-4A3 à canon de 76mm plus efficace que le canon de 75mm d’origine.

Le Sherman va équiper les deux régiments de chars de la division, chaque régiment disposant d’un état-major régimentaire, d’un escadron d’éclairage et d’appui et de trois escadrons de char, chaque escadron disposant de quatre pelotons de cinq chars Sherman ce à quoi il faut ajouter un char pour le chef d’escadron soit vingt et un blindés par escadron.

Aux 63 chars des unités de combat va s’ajouter deux chars pour le commandant du régiment et son adjoint soit 65 chars par régiment et 130 pour l’ensemble de la division ce qui fait dire à certaine que la 1ère DB yougoslave est plus une brigade qu’une division. Des projets de renforcer le nombre de chars ont été étudiés mais aucun n’à été mené à bien probablement faute de ressources humaines.

Au total la Yougoslavie à reçu 24 M-4A1 pour l’entrainement et 164 M-4A3 pour équiper les unités opérationnelles soit un total de 188 chars de ce type, chars qui vont être remplacés en 1962 par des T-34/85.

Le M-4 Medium Tank Sherman était un char moyen de conception et de fabrication américaine pesant 30.3 tonnes en ordre de combat, mesurant 5.84m de long pour 2.62m de large et pour une hauteur de 2.74m.

Propulsé par un moteur Continental R975 de 400ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 40 à 48km/h et franchir 193km.

Son blindage variait selon les endroits entre 38 et 75mm et son armement était cimposé d’un canon de 76mm M-1 avec 55 puis 71 coups, une mitrailleuse Browning M-2 de 12.7mm avec 300 coups et deux Browning M-1919A4 avec 4750 coups. L’équipage était composé de cinq hommes (chef de char, tireur, chargeur, conducteur et aide-conducteur).

Mitteleuropa Balkans (139) Yougoslavie (27)

Mortiers

Mortier de 60mm modèle 1935

mortier de 60mm modèle 1935

Ce mortier est une version réduite du mortier de 81mm Brandt.

Elle est servit par cinq hommes et est toujours en service en septembre 1948 après que le projet initial de deux armes par compagnie soit devenue réalité avec un deuxième mortier nécessitant de réduire le groupe de chaque pièce à un chef de pièce, un tireur, un pourvoyeur-artificier et un conducteur soit huit hommes pour deux pièces.

Sur le plan industriel, 1500 mortiers de 60mm sont commandés pour équiper les unités d’active et les unités de série A. 350 sont disponibles en juin 1936, 1050 le 1er février 1937, 2100 au 1er janvier 1938 sur les 4200 jugés nécessaires.

Quand éclate la guerre de Pologne, 4646 mortiers de 60mm ont été livrés mais la production continue pour au moins constituer un volant de fonctionnement, la cadence étant de 150 pièces par mois, cadence qui aurait été portée à 300 au printemps 1940 si la guerre s’était poursuivit.

La production ne cesse qu’en septembre 1944. Au 1er mai 1940, on trouvait 4900 mortiers en ligne, chiffre porté à 5800 en décembre 1940, 7000 en décembre 1941, 8200 en décembre 1942, 8800 en décembre 1943 et 9250 en septembre 1944.

La production va reprendre à la mobilisation pour être sur de pouvoir équiper les unités françaises mais également des unités tchèques et polonaises.

L’armée yougoslave reçoit ce mortier pour rééquiper ses unités péniblement reconstituées en Egypte. Ces armes vont compléter les mortiers de 76.2mm d’origine britannique.

Au sein de la Compagnie d’infanterie type 1950, ce mortier va équiper chacune des quatre sections de combat à raison d’un groupe de deux mortiers de 60mm plus un groupe de mortiers de 60mm au sein de la section d’appui de la compagnie de combat.

Cette arme va être utilisée par l’armée de terre yougoslave jusqu’en 1964 quand ces mortiers sont remplacés par des mortiers soviétiques de même calibre.

Caractéristiques Techniques du mortier de 60mm Brandt modèle 1935

Calibre : 60mm Poids : 17.7kg Longueur du tube : 727mm Cadence de tir : 20 coups/minute Portée pratique : 1700m avec l’obus de 1.33kg, 1000m avec l’obus de 1.6kg

8.1cm M31/38

Mortier de 81mm modèle 1927/31

Sous sa désignation yougoslave de mortier de 8.1cm modèle 1931/38 se cache le célèbre mortier Brandt de 81mm modèle 1927/31.

Le mortier d’infanterie est apparu durant le premier conflit mondial sous la forme du mortier Stokes, une arme d’une simplicité biblique avec un tube, un bipied et une plaque de base. Cela explique sa formidable longévité alors que son cousin le mortier de tranchée qu’il soit appelé Crapouillot ou Minenwerfer n’à pas eu de descendance.

Perfectionné par la firme Brandt, le mortier d’infanterie allait devenir la principale arme d’appui des fantassins, le canon d’infanterie se révélant in fine une fausse bonne idée.

L’armée yougoslave à ainsi acquis 1600 mortiers, une partie ayant été produite en France et le reste sous licence dans le désormais très connu arsenal de Kragujevac. Ces armes étaient toujours en service en juillet 1949 et vont jouer le rôle qu’on attendait d’eux à savoir appuyer l’infanterie yougoslave aussi bien durant les phases offensives que durant les phases défensives.

Quelques mortiers ont pu échapper à l’enfer de la Campagne de Yougoslavie mais généralement en raison de l’encombrement les armes étaient sabotées ou démontées puis enterrées. Des décennies plus tard il n’est pas rare de retrouver un mortier démonté lors de travaux de terrassement.

Quand l’armée yougoslave se reconstitua en Egypte, elle ne reçut pas de nouveaux mortiers de 81mm comme on pouvait s’y attendre mais des mortiers de 3 pouces d’origine britannique ce qui encore aujourd’hui est assez incompréhensible.

Le mortier 8.1cm M31/38 était un mortier d’infanterie de conception française d’un calibre de 81mm, pesant 58.5kg en ordre de combat et disposant d’un tube de 1.267m. Tirant un projectile de 3.25kg, il pouvait atteindre une cible à une distance comprise entre 240 et 1200m à raison de 12 à 18 coups par minute, l’équipe de pièce se composant de six hommes. Le pointage se fait en site de °45° à +80° et en azimut sur 6°

Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II

Petite infidélité faite à la France, l’infanterie yougoslave choisit comme mortier d’infanterie non pas une arme de chez Brandt mais un mortier de 76.2mm de conception et de fabrication britannique.

Ce mortier est issu du Stokes et peut donc être considéré comme le cousin du précédent. Le Mark I était identique au Stokes mais d’un calibre inférieur à savoir 76.2mm au lieu de 81mm mais le Mark II apportait un certain nombre de modifications qui le rapproche du modèle 1927/31.

Ces mortiers sont livrés par les britanniques début 1950 pour participer à la montée en puissance des unités yougoslaves, une montée en puissance laborieuse comme nous le savons.

Avec ces mortiers, l’infanterie yougoslave va combattre dans les Balkans, le mortier de 3 pouces appuyant l’infanterie durant les phases offensives mais aussi pour briser les offensives ennemies.

Ce mortier est resté en service jusqu’en 1962 quand il est remplacé par des mortiers de 82mm de conception et de fabrication soviétique.

L’Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II était un mortier de conception et de fabrication britannique de 76.2mm (3 pouces) pesant 57.2kg en ordre de combat et tirant un projectile explosif de 4.540kg à une distance maximale de 2515m à raison de douze coups par minute, l’équipe de pièce se composant de quatre hommes. L’arme peut pointer en site de +45° à +80° et en azimut sur 11°.

Armes antichars individuelles

Projector Infantry Anti-Tank (PIAT)

Projector Infantry Anti-Tank utilisé par des fantassins canadiens

Après l’apparition du char l’infanterie chercha la parade pour stopper ce monstre. Après des solutions de type bricolage (paquets de grenades par exemple) des armes adaptées furent mises en service notamment le fusil antichar, le premier exemple étant le Mauser Gewher-T, une arme d’un calibre de 13mm tirant des projectiles spéciaux.

Les britanniques mirent au point leur propre fusil antichar le fusil antichar Boys mais cette arme se révéla ratée ou du moins moyenne. Londres à remis l’ouvrage sur le métier aboutissant non pas à une grenade à fusil comme en France mais à un projecteur, un système muni d’un puissant ressort lançant une bombe de 1.1kg d’où le nom attribué à l’arme Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) en français Projecteur Antichar d’infanterie.

Cette arme se révéla plus efficace que le Boys mais n’étais pas sans défaut avec une portée réduite (110m) et un ressort qui devait parfois être réarmé manuellement ce qui nécessitait beaucoup de force. Néanmoins l’absence de fumée rendait le tireur plus discret.

Les premiers PIAT sont mis en service courant 1943 mais un temps la production est suspendue suite à plusieurs incidents au moment du lancement. Les problèmes sont résolus au printemps 1944 et la distribution peut se poursuivre pour remplacer le fusil antichar Boys.

Intégrée au niveau du platoon (équivalent de la section), cette arme était servie par deux hommes, un tireur et un pourvoyeur. Chaque platoon disposait de trois équipes ce qui offrait un duo antichar à chaque section (équivalent du groupe).

Cette arme à été exportée en Australie, au Canada, en Grèce, en Inde, en Nouvelle-Zélande et en Yougoslavie.

Après la production d’un PIAT MK I, un Mk II amélioré (ressort plus facile à réarmer, projectiles plus aérodynamiques ce qui permet d’augmenter la portée) est produit à partir de mars 1947.

Cette arme ne connaitra pas de descendance, la Grande Bretagne et la France mettant au point une arme appelée à un grand avenir : le lance-roquettes portatif.

La Yougoslavie à reçu quelques exemplaires avant guerre mais son utilisation durant l’opération MARITSA à été pour le moins limitée. Quelques armes ont été exfiltrés par l’Egypte mais la plupart des armes utilisées par l’armée yougoslave reconstituée étaient des exemplaires neufs fournis par des britanniques.

Cette arme fût utilisé aussi bien contre les chars que contre les véhicules blindés ou les positions fortifiées. Durant le conflit les PIAT furent remplacés par des lance-roquettes plus modernes.

Le PIAT Mk I était une arme de conception et de fabrication britannique pesant 14.52kg d’une longueur 991mm et tirant un projectile de 89mm de 1.13kg à une distance maximale de 300m (110m pratique) à raison de deux coups par minute.

Fire Crossbow

Bazooka

Face à l’augmentation du blindage des chars, l’infanterie en l’absence de chars ou de chasseurs de chars se trouvait fort dépourvue, subissant les afres de ce que les allemands ont appelé Panzerschreck (la peur du blindé).

Le canon antichar fût longtemps le protecteur de l’infanterie mais devant l’augmentation des blindages son poids le réservait à l’artillerie. Il fallait trouver une nouvelle arme, une arme portable d’un poids modeste pouvant détruire ou du moins neutraliser un char. C’est l’acte de naissance du Lance-Roquettes Portatif (LRP) plus connu sous le nom de Bazooka.

Sans se concerter les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont mis au point une arme semblable à savoir simple et efficace mais qui connu un destin paradoxal.

Enfin conçu initialement pour détruire des chars et ne pas laisser l’infanterie sans protection, il fût au final davantage utilisé pour neutraliser des bunkers et autres positions fortifiés. On verra certains sapeurs l’utiliser faire détonner des champs de mines !

Appelé Bazooka aux Etats-Unis, Fire Crossbow (arbalète de feu) en Grande-Bretagne et Metro en France (en référence au tube du métro parisien), le lance-roquettes portatif va être largement distribué aux alliés

A la fin du conflit des LRP (Lance-roquettes portatifs) de plus gros calibre furent mis au point. Si celui de 90mm fût d’un usage relativement courant, l’usage de celui de 120mm côté américain, de 107mm côté britannique et de 112mm côté français fût au mieux anecdotique.

Les yougoslaves ont reçu leurs premières «arbalète de feu» en septembre 1952 mais en petit nombre. C’est ainsi que lors du baptême du feu des troupes yougoslaves lors de l’opération SLEDGEHAMMER (mai 1953), le PIAT et la Fire Crossbow ont cohabité, la seconde remportant nettement plus de suffrages que le premier. Quelques mois plus tard tous les PIAT ont été remplacés dans les unités de première ligne.

Le LRP était une arme pesant 6.5kg mesurant 1.52m de long tirant une roquette de 90mm pesant 4.06kg à une distance maximale théorique de 913m qui en pratique tombait à 250 au mieux 300m, roquette pouvant percer 152mm de blindage à 0° d’incidence ce qui ne mettait aucun char allemand à l’abri de cette arme.