14-Navires légers (15) avisos-dragueurs classe Elan (4)

La Gracieuse

-La Gracieuse est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc le 14 février 1938 lancé en octobre 1939 et mise en service le 7 juillet 1940.

Dès le lendemain 8 juillet, il quitte Toulon pour rallier Ajaccio où il va former avec son sister-ship La Moqueuse la 4ème DEL, les deux navires servant moins d’escorteur que de patrouilleur.

Du 21 mai au 21 juin 1943, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage subissant une remise en état complète, la modernisation de la DCA étant réalisée en octobre 1943.

Armé pour essais le 7 juillet 1943, il sort pour essais les 8 et 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 23 juillet 1943, date à laquelle il reprit son service normal.

Du 22 février au 31 mars 1946, il est de nouveau échoué au bassin Vauban n°6 pour un nouveau grand carénage.

Totalement remis en état, il est armé pour essais le 14 avril, effectuant ses essais réglémentaires les 15 et 16 avril puis sa remise en condition du 18 au 30 avril 1946, date à laquelle l’aviso-dragueur rentre à Ajaccio.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer en patrouille dans les bouches de Bonifaccio.

La Moqueuse

-La Moqueuse est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 26 septembre 1938 lancé le 25 janvier 1940 et mis en service le 12 septembre 1940.

Il quitte Toulon le 13 septembre 1940 au matin pour rallier en milieu d’après midi Ajaccio, son novueau port d’attache où il va former la 4ème DEL en compagnie de son sister-ship La Gracieuse.

Du 13 novembre au 19 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage qui combine remise en état général et modernisation de la DCA. Armé pour essais le 2 janvier 1944, il réalise ses essais officiels les 3 et 4 janvier et sa remise en condition du 6 au 18 janvier 1944, date de son retour à Ajaccio.

Il subit un deuxième grand carénage en étant échoué du 21 avril au 30 mai 1947 au bassin Vauban n°6. Armé pour essais le 15 juin, il réalise ses essais officiels les 16 et 17 juin puis sa remise en condition du 19 au 30 juin 1947. Le 5 septembre 1948, il est à quai à Ajaccio, se préparant à relever son compère La Gracieuse.

La Capricieuse

-La Capricieuse est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 20 janvier 1938 lancé le 19 avril 1939 et mis en service le 20 janvier 1940.

Le 18 février 1942, l’aviso-dragueur La Capricieuse arrive à Cherbourg. Il va assurer l’escorte en surface du Rolland Morillot en direction de Brest son port d’attache. Les deux navires quittent Cherbourg le 19 février au matin et arrivent à Brest dans la soirée.

Du 5 septembre au 19 octobre 1943, il est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage qui combine remise en état et modernisation de la DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 octobre, effectuant ses essais officiels les 31 octobre et 1er novembre puis sa remise en condition du 3 au 15 novembre 1943.

Le 13 septembre 1944, l’aviso-dragueur La Capricieuse arrive de Brest pour escorter l’Ile d’Yeu à Brest. Ils quittent Cherbourg le 14 septembre à l’aube et arrivent en début de soirée à l’aube.

Le 15 octobre 1945, le torpilleur Frondeur et les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde.

L’exercice à lieu du 15 octobre au 13 novembre, la 3ème DEL et le Frondeur quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 21 octobre au 5 décembre 1946, l’aviso-dragueur La Capricieuse subit un nouveau grand carénage en étant échoué au bassin Tourville pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 16 décembre, il réalise ses essais officiels les 17 et 18 décembre puis sa remise en condition du 20 au 31 décembre 1946.

Le 5 décembre 1948, l’aviso-dragueur La Capricieuse était à quai à Brest.

Le Commandant Dominé

Le Commandant Dominé

Le Commandant Dominé

-Le Commandant Dominé est mis sur cale sous le nom de La Rieuse le 1er février 1938 lancé le 2 mai 1939 et mise en service le 5 août 1940.

Le 30 avril 1942, l’aviso-dragueur Commandant Dominé quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 4 mai puis rallie Cherbourg le 10 mai 1942.

Il repart dès le lendemain en compagnie du sous-marin La Bayadère qu’il doit escorter jusqu’à Toulon,  les deux navires faisant escale à Casablanca du 18 au 21 mai avant d’arriver dans le Var le 25 mai 1942.

Le 29 juillet 1943, le Commandant Dominé quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 3 août avant d’arriver à Cherbourg le 8 août 1943. Il repart du port bas-normand le 13 août en compagnie des sous-marins La Favorite et Gorgone dont l’affectation est Toulon.  Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

Du 13 octobre au 30 novembre 1943, il est échoué au bassin n°3 du Missiessy pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée d’une modernisation de la DCA. Armé pour essais, il réalise ses essais les 12 et 13 décembre et sa remise en condition du 14 au 30 décembre.

Le 10 février 1946, le Commandant Dominé quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 15 février puis rallie Cherbourg le 21 février. Il repart de Cherbourg le 25 février en compagnie de l’Ile d’Oléron, les deux navires se ravitaillant le 1er mars à Casablanca avant de rallier Toulon le 4 mars 1946.

Du 5 janvier au 21 février 1947, il est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour subir un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 3 mars, réalisant ses essais officiels les 4 et 5 mars et sa remise en condition du 7 au 17 mars 1947.

Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

classe Elan

Caractéristiques Techniques de la classe Elan

Déplacement : standard 640 tW pleine charge 895 tonnes

Dimensions : longueur 78.30m largeur 8.70m tirant d’eau moyen 2.38m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer développant 4000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 28 noeuds Rayon d’action : 10000 miles nautiques à 9 noeuds

Armement : deux canons de 100mm modèle 1927 en une pseudo-tourelle double modèle 1937, huit mitrailleuses de 13.2mm (un affût quadruple et deux doubles) remplacés ensuite par six canons de 25mm en trois affûts doubles (un à l’avant et deux latéraux), quatre mortiers et un grenadeur de sillage

Equipage : 106 officiers et marins

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14-Navires légers (14) avisos-dragueurs classe Elan (3)

La Curieuse

-La Curieuse est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er août 1938 lancé le 11 novembre 1939 et mis en service le 5 juin 1940.

L’aviso-dragueur quitte Lorient le 6 juin 1940, se ravitaille à Casablanca le 10 juin pour rallier Toulon le 14 juin, retrouvant ses sister-ships  Elan et Commandant Dominé avec qui il forme une 1ère DEL.

Du 21 octobre au 30 novembre 1942, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète, la modernisation de la DCA n’étant réalisée qu’en septembre 1943.

Armé pour essais le 12 décembre 1942, il réalise ses essais réglementaires les 13 et 14 décembre et sa remise en condition du 16 au 24 décembre 1942, date à laquelle il est de nouveau disponible pour ses missions de patrouille, d’escorte, de dragage et de soutien aux écoles.

Du 1er janvier au 21 février 1946, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°6 pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 4 mars 1946, sortant pour ses essais réglementaires du 5 au 7 mars puis pour sa remise en condition du 9 au 20 mars 1946 date à laquelle il reprend le cours normal de sa carrière opérationnelle.
Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

La Batailleuse

Aviso-dragueur La Batailleuse

Aviso-dragueur La Batailleuse

-La Batailleuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc le 8 décembre 1937 lancé le 22 août 1939 et mis en service le 16 mars 1940.

Du 11 avril au 15 mai 1943, l’aviso-dragueur La Batailleuse est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage.

Il subit une véritable remise en état et une modernisation de sa DCA à flot jusqu’à son armement pour essais le 1er juin 1943. Les essais à la mer ont lieu les 2 et 3 juin et la remise en condition est réalisée du 5 au 16 juin 1943.

Le 12 janvier 1945, il est rejoint en grande rade par le sous-marins Kerguelen. Les deux navires quittent Cherbourg le lendemain 13 janvier et arrivent à Brest le 14 janvier à l’aube.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde exécuté du 15 octobre au 13 novembre, les navires brestois quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 6 mai au 15 juin 1946, il subit un nouveau grand carénage, étant échoué au bassin Tourville pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 juin, sortant pour essais les 28 et 29 juin puis pour remise en condition du 1er au 13 juillet 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai en entretien. Il accélère ses travaux pour pouvoir appareiller dès qu’il en recevra l’ordre.

La Boudeuse

-La Boudeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 28 mars 1938 lancé en septembre 1939 et mis en service le 15 février 1940.

Armé à Cherbourg, il rallie Brest le lendemain 16 février et est affecté à la 3ème DEL en compagnie de ses compères  L’Impétueuse, La Capricieuse et La Batailleuse.

Le 15 mai 1943,La Boudeuse venue de Brest arrive à Cherbourg pour escorter le sous-marin La Praya jusqu’à Brest où les deux navires arrivent le lendemain à l’aube, le mauvais temps ayant retardé la traversée.

Du 28 juillet au 4 septembre 1943, il est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage où il subit une remise en état complète et la modernisation de la DCA.

Armé pour essais le 19 septembre, il réalise ses essais officiels les 20 et 21 septembre puis sa remise en condition du 23 septembre au 3 octobre 1943.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde .
La série d’exercices à lieu du 15 octobre au 13 novembre, les navires venus de Brest  quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 16 juin au 31 juillet 1946, l’aviso-dragueur La Boudeuse est à nouveau échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Armé pour essais le 14 août, il sort pour essais les 15 et 16 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe de Gascogne du 18 au 28 août 1946.

Le 5 septembre 1948, l’aviso-dragueur La Boudeuse est à la mer pour un exercice au large de l’estuaire de la Gironde. Il rallie Brest pour se ravitailler en carburant et en munitions pour mener une véritable mission de guerre.

14-Navires légers (10) avisos-coloniaux classe Bougainville (9)

Le Beautemps-Beaupré

Le Beautemps-Beaupré en achèvement à flot

Le Beautemps-Beaupré en achèvement à flot

-Le Beautemps-Beaupré est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 3 mai 1938 lancé le 20 juin 1939 et mis en service le 14 juillet 1940.

Officiellement classé aviso-hydrographe, il va être basé à Brest où la réorganisation de septembre 1940 l’affecte au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique.

En temps de paix, il va service de navire hydrographe dans l’Atlantique et dans la Manche alors qu’en temps de guerre, il va service de patrouilleur et d’escorteur.

Du 5 janvier au 15 mars 1943, l’aviso-hydrographe est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour subir son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 mars, sortant pour essais du 26 au 28 mars puis pour remise en condition du 30 mars au 15 avril 1943.

Le Beautemps-Beaupré va aussi assurer une autre mission, celle d’escorteur pour sous-marins lors de leur transit entre leur chantier constructeur, leur port d’armement _Cherbourg_ et leur base opérationnelle _Brest_ .

Le 6 octobre 1943, l’aviso quitte Cherbourg en compagnie du sous-marin La Martinique avec qui il rallie Brest.  Cinq mois plus tard, il récidive, escortant les sous-marins Ile de France et Ile de Ré de Nantes à Cherbourg (14-15 mars 1944) puis après une mission hydrographique en Manche et en mer du Nord retrouvant Cherbourg le 12 août 1944 pour prendre en charge les deux sous-marins sus-nommés pour les escorter de Cherbourg à Brest (13 août).

Le 15 avril 1945, le Beautemps-Beaupré quitte Brest pour un exercice commun avec les torpilleurs d’escadre Frondeur et Fougueux et les aviso-dragueurs L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL).

Après une école à feux du 15 au 22 avril, les sept navires font escale à Lorient du 23 au 27 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 avril au 8 mai 1945, les navires se ravitaillent à Lorient le 9 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense des convois, les aviso-dragueurs protégeant le Beautemps-Beaupré contre les torpilleurs d’escadre et ce du 10 au 17 mai. Après un nouveau ravitaillement à Lorient le 18 mai, les sept  navires effectuent un exercice de synthèse du 19 au 26 mai, rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Du 10 janvier au 11 mars 1946, il est échoué au bassin Tourville pour un nouveau grand carénage, sortant pour essais les 15 et 16 mars avant remise en condition du 18 au 24 mars. Du 25 mars au 4 avril 1946, le Beautemps-Beaupré sort avec le torpilleur léger Le Kabyle pour un entrainement au combat antisurface qui participe à sa remise en condition.

Le 10 août, l’aviso colonial Beautemps-Beaupré sort en compagnie du Frondeur pour un entrainement de six semaines. Après une école à feux du 10 au 18 août, les deux navires font escale à Lorient du 19 au 24 août avant un entrainement au combat antisurface du 25 août au 2 septembre et une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 septembre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 septembre, les deux navires rallient Lorient pour ravitaillement et pour préparer un exercice de raid amphibie.

Le Beautemps-Beaupré embarque à Lorient une compagnie de fusiliers marins pour un raid amphibie contre Noirmoutier défendu par une compagnie du 601ème Groupe d’Infanterie de l’Air normalement basé à Reims.

L’aviso escorté par le torpilleur force la passe du port de Noirmoutier et débarque ses fusiliers-marins qui vont s’emparer de l’île après une longue résistance des fantassins de l’air, rapidement débordé par la puissance de feu de l’aviso et du torpilleur. Après une escale à La Pallice du 19 au 24 septembre, le torpilleur d’escadre et l’aviso rentrent à Brest le lendemain.

Du 15 au 27 mars 1947, le Beautemps-Beaupré sort pour un entrainement commun avec le croiseur léger Georges Leygues, les deux navires se livrant à une série de joutes, l’aviso jouant soit un
cargo rapide à protéger ou un raider à détruire.

Les deux navires font escale à Saint-Malo du 28 mars au 2 avril avant un nouvel exercice avec école à feu du 3 au 12 avril, les deux navires rentrant à Brest le 14 avril 1947.

Le 1er septembre 1948, le Beautemps-Beaupré cesse d’être un navire hydrographe pour redevenir un aviso comme les autres. Il reste stationné à Brest mais se tient prêt à mener des missions de combat.