24-Armée de l’Air (49)

Unités déployées dans l’Empire

Chasse

Comparaison en l'Arsenal VG-36 (haut) et l'Arsenal VG-39 (bas)

Comparaison en l’Arsenal VG-36 (haut) et l’Arsenal VG-39 (bas)

-10ème Escadre de Chasse stationnée en Tunisie et équipée d’Arsenal VG-39 sur la base aérienne de 204 Tunis mais à la mobilisation, le GC III/10 rallie la base aérienne 205 de Sidi-Ahmed.

Curtiss H-81 plus connu sous son nom américain P-40 Warhawk

Curtiss H-81 plus connu sous son nom américain P-40 Warhawk

-11ème Escadre de Chasse stationnée au Levant dans les mandats (puis république) de Syrie et du Liban avec pour équipement le Curtiss H-81. Un groupe, le GC I/11 est stationné à Rayak en Syrie (BA 139) et le GC II/11 à Beyrouth sur la base aérienne 211.

Dewoitine D-520

Dewoitine D-520

-12ème Escadre de Chasse stationnée en Indochine avec trois groupes de chasse coloniaux équipés de Dewoitine D-520, le GC I/12 est stationné à Than-Son-Nhut (BA 223) près de Saïgon, le GC II/12 est stationné à Tourane (BA 225) et le GC III/12 stationnée à Kien-An (BA 220). En 1947, un GC IV/12 est créée avec des Hanriot NC-600, ce groupe de chasse sur multimoteurs étant stationné à Than-Son-Nut.

-Groupe de Chasse de l’AEF (GC-AEF), vingt-sept Bloch MB-155 stationnés à Djibouti (BA 215)

-Groupe de Chasse de l’AOF (GC-AOF), trente-six Morane Saulnier MS-410 stationnés sur la BA 212 de Dakar-Ouakham (1ère et 3ème escadrille) et sur la BA 213 Thiès (2ème et 4ème escadrille)

-Escadrille de Chasse de la Martinique : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Fort de France

-Escadrille de Chasse de la Guadeloupe : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Pointe à Pitre (BA 228)

-Escadrille de Chasse de la Guyane : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Cayenne (BA 229)

-Escadrille de Chasse de Madagascar : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Ivato (BA 216)

 Bombardement

Afrique du Nord

Schéma de l'Amiot 354

Schéma de l’Amiot 354

-25ème Escadre de Bombardement Moyen (25ème EBM) stationnée à Sfax (BA 209) avec pour équipement l’Amiot 354

-27ème Escadre de Bombardement Lourd (27ème EBL) stationnée à Tunis

-36ème Escadre de Bombardement Léger (36ème EBLg) équipée de Douglas DB-7D stationnée à Alger-Maison Blanche (BA 203).

-45ème Escadre de Bombardement Léger (45ème EBLg) équipée de Douglas DB-7D stationnée au Maroc à Marrakech (BA 207) puis à Casablanca pour des raisons de dispersion. Le GB II/45 rallie ensuite la base de Guelmine (BA 208) dans le sud marocain pour une double mission : bombardement et reconnaissance.

-46ème Escadre de Bombardement Moyen (46ème EBM) stationnée à Sfax avec pour équipement le Lioré et Olivier Léo 458.

-54ème Escadre de Bombardement d’Assaut (54ème EBA) stationnée à Sidi-Ahmed avec pour équipement, le Bréguet Br693 (GB I/54 et GB II/54) et le Bréguet Br695 (GB III/54)

-La 63ème Escadre de Bombardement Léger (63ème EBLg) est stationnée à Sidi-Ahmed avec pour équipement des Glenn-Martin 167F et 187F. Cette escadre ne tarde pas à rejoindre la Corse pour renforcer les défenses de l’île avec Calvi-Sainte Catherine (BA 167) pour base.

Levant

-19ème Escadre de Bombardement Moyen (19ème EBM) stationnée à Damas-Mezzé (BA 210) avec pour équipement des Lioré et Olivier Léo 454

-39ème Escadre de Bombardement Léger (39ème EBLg) stationnée à Rayak (BA 139) avec pour équipement des Glenn-Martin 167F et 187F

Indochine

-43ème Escadre de Bombardement en Piqué (43ème EBP) à deux groupes avec le GB I/43 équipé de Bréguet Br698 et stationné à Do-Son et le GB II/43 équipé de Loire-Nieuport LN-430 et stationné à Tourane.

-44ème Escadre de Bombardement d’Assaut (44ème EBA) disposant de trois groupes de Bréguet Br695 et stationnée à Tong (BA 218) dans le Tonkin.

-48ème Escadre de Bombardement Moyen (48ème EBM) équipée de Lioré et Olivier Léo 453 et stationnée à Tan-Son-Nhut près de Saïgon

Unités indépendantes ailleurs dans l’Empire

L'élégant Amiot 351

L’élégant Amiot 351

-Une escadrille indépendante de douze Amiot 351 déployée en Guyane

-Une escadrille indépendante de douze Amiot 351 déployée en Martinique
-Un groupe indépendant de vingt-sept Amiot 351 déployé à Djibouti qui reçoit en septembre 1948, le numéro GB II/49 (le GB I/49 étant un groupe déployé en Métropole avec Lioré et Olivier Léo 457 de bombardement à haute altitude.

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24-Armée de l’air (11)

Bloch MB-157 et MB-159

Bloch MB-157

Bloch MB-157

Nous l’avons vu, la genèse du MB-152 à été non seulement douloureuse et difficile mais qui plus est à donné naissance à un avion médiocre. Son successeur immédiat, le Bloch MB-155 corrigeait une partie des défauts mais ce n’était qu’un appareil correct amené à décliner rapidement.

Alors que jusque là, les moteurs français avaient été réputés pour leur manque de puissance et une fiabilité médiocre, les efforts des principaux motoristes que sont Hispano-Suiza et Gnôme-Rhône aboutit chez ce dernier à la mise au point du Meteor un moteur de 1700ch.

Ce moteur aurait du être installé dans une cellule de MB-155 donnant naissance au MB-156 mais le mariage de cette cellule et de ce moteur obligeait à de profondes modifications à tel point que pour tirer toute la quintescence du Gnôme-Rhône Meteor 14R, il fût décidé de concevoir une nouvelle cellule donnant naissance au MB-157.

Le MB-157 effectua son premier vol depuis l’aérodrome de Villacoublay le 14 septembre 1940 suivit d’un deuxième prototype le 2 octobre et de quatre appareils de pré-série pour accélérer le dévellopement d’un chasseur remarquable tant par sa silhouette que par ses performances.

L’armée de l’air était très intéressée mais ne passa commande qu’en septembre 1941 pour rééquiper les 8ème et 9ème Escadres de Chasse alors en plein rééquipement avec le MB-155, un dérivé amélioré du MB-152 unanimement considéré comme un appareil de transition.

Les premiers appareils de série sortirent des usines en mars 1942 à un rythme modéré en raison notamment de l’activité très importante des usines Bloch.

La première commande de 54 appareils fût ainsi honorée entre mars et septembre 1942, la deuxième_toujours de 54 appareils_ entre octobre 1942 et avril 1943, la troisième entre mai et novembre 1943, la quatrième entre décembre 1943 et mai 1944, la cinquième entre juin et décembre 1944 et la sixième entre janvier et juin 1945 soit un total de 324 appareils, la moitié en ligne et le reste stocké comme volant de fonctionnement.

A partir de septembre 1946, les groupes de chasse des escadres étant largement équipés ou ré-équipés d’appareils modernes, les ERC bénéficient des attentions de l’EMAA pour recevoir des appareils modernes, mettant fin aux railleries de certains pilotes des escadres vis à vis des ERC.
Le Bloch MB-157 va ainsi équiper les ERC 506, 508 et 510 soit un total de 36 appareils, des appareils neufs qui sont suivis de douze appareils de réserve portant la production totale du Bloch MB-157 à 372 appareils, les appareils destinés aux ERC ayant été livrés entre novembre 1946 et juillet 1947.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, toutes les unités équipées de MB-157 le sont toujours mais l’attrition à réduit le stock de 162 à 148 appareils, les ERC ayant perdu elles quatre appareils réduisant leur réserve à huit appareils et la flotte globale tout statut confondu à 354 avions, de quoi voir venir avec le conflit qui s’annonce.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-157

Type : chasseur monoplace monoplan

Poids : masse à vide 2350kg maximale au décollage 3200kg

Dimensions : envergure 10,70 m; longueur 9,70 m; hauteur

Motorisation : un moteur radial Gnome-Rhône Meteor 14R de 1700ch entraînant une hélice tripale

Performances : Vitesse maximale : 740 km/h Distance franchissable : 1 095 km

Armement : 2 canons Hispano-Suiza HS-404 de 20 mm dans les ailes avec soixante obus chacun et 4 mitrailleuses de 7,5 mm MAC modèle 1934 M.39 _deux par aile_ avec 600 cartouches par arme.

Le Bloch MB-159 est une version étroitement dérivée du MB-157 avec un armement et un moteur plus puissant. Il effectua son premier vol le 4 décembre 1942 suivit d’un deuxième prototype le 16 janvier 1943.

Le développement fût rapide et dès le mois de juin 1943, l’armée de l’air passa une commande globale de 324 appareils pour équiper six groupes de chasse et constituer un volant de réserve de 100%.

Le premier avion de série effectue son premier vol le 14 août 1943 et la première tranche de 54 appareils est livrée entre septembre 1943 et mars 1944 pour équiper les GC I/17 et II/17.

La deuxième tranche de la commande est livrée entre avril et octobre 1944 pour équiper le GC III/17 et le GC I/18. La troisième tranche de la commande est livrée novembre 1944 et avril 1945 pour équiper les GC II/18 et les GC III/18.

Les trois premières tranches (162 appareils) ont servit à équiper les unités en ligne, les trois autres tranches vont servir à constituer un stock important d’avions. La quatrième tranche est livrée entre mai et novembre 1945, la cinquième entre décembre 1945 et mai 1946 et enfin la sixième et dernière tranche entre juin et décembre 1946.

324 Bloch MB-159 ont été produits et livrés à l’armée de l’air auxquels il faut ajouter sa variante embarquée, la MB-159M (soixante appareils livrés entre janvier et mai 1946).

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-159

Type : chasseur monoplace monoplan

Poids : masse à vide 2400kg maximale au décollage 3230kg

Dimensions : envergure 10,70 m; longueur 9,70 m; hauteur

Motorisation : un moteur radial Gnome-Rhône Meteor 14R de 1800ch entraînant une hélice tripale
Performances : Vitesse maximale : 740 km/h Distance franchissable : 1 095 km

Armement : 2 canons de 20 mm Hispano-Suiza HS-404 dans les ailes et 6 mitrailleuses de 7,5 mm MAC modèle 1934 M.39 (deux au dessus du capot moteur et quatre dans les ailes), chaque canon disposant de 64 obus et chaque mitrailleuse de 600 cartouches.

Caudron CR.714

Caudron CR-714

Caudron CR-714

En 1934, l’armée de l’air avait lancé un programme de chasseur monoplace (programme C1) avec deux sous-catégories dont une catégorie légère qui regroupait des avions propulsés par des moteurs de 400 ou 500ch.

Cela nécessitait des avions très légers et la firme Caudron eut l’idée d’adapter l’un de ses avions de course en chasseur léger, le poids modique de l’appareil devant (en théorie) compenser la faiblesse du moteur.

Le Caudron C.710 qui effectua son premier vol le 18 juillet 1936 fût rejeté par l’armée de l’air en raison d’un moteur trop faible et en dépit d’un armement puissant (deux canons de 20mm).

Après être revenue à ses premières amours avec des avions de course (C.711 et C.712), la firme Caudron replongea à nouveau dans le projet d’un chasseur léger sous la forme du C.713 Cyclone muni d’un train retractable et d’une dérive modifiée, un appareil dont le seul client fût l’URSS qui en acheta trois.

Le 6 juillet 1938, le Caudron C.714 effectua son premier vol et l’armée de l’air ne tarda pas à passer commande avec 20 exemplaires plus 180 options (5 novembre 1938) moins en raison de ses performances que d’une facilité de construction et du fait que son moteur n’était utilisé par aucun autre chasseur en production.

La production en série fût lancée à l’été 1939 mais les premiers tests se révélèrent fort décevants à tel point que la production fût arrêtée après le 90ème exemplaire, l’armée de l’air préférant mettre son destin entre les mains de l’Arsenal VG-33.

Aucun CR.714C1 (désignation de série du C.714) ne fût pas utilisé par l’armée de l’air opérationnellement parlant, étant utilisés pour l’entrainement.

La Finlande reçut 54 exemplaires et l’armée de l’air de la Pologne libre 20 appareils utilisés au sein d’un groupe de chasse, le GC I/21 (ex-GC I/145) en attendant la disponibilité du Bloch MB-700, le chasseur choisit par la Pologne pour équiper ses unités de chasse.

Après l’échec du C.714, les projets C.760 et C.770 pourtant prometteurs ne dépassèrent pas le stade des prototypes (NdA plus d’informations dans la partie idoine).

Caractéristiques Techniques du Caudron CR.714C1

Type : chasseur léger monoplace

Poids : à vide 1400kg maximal 1750kg

Dimensions : envergure 8.96m longueur 8.53m hauteur 2.87m

Motorisation : un moteur Renault 12R03 12 cylindres en V inversé de 450ch refroidi par air entraînant une hélice tripale Ratier de 2.16m de diamètre

Performances : vitesse maximale 486 km/h autonomie maximale 900 km Plafond pratique 9100m

Armement : quatre mitrailleuses MAC modèle 1934 M39 de 7.5mm alimentées à 300 coups chacune

Curtiss H-81

Curtiss H-81

Curtiss H-81

Comme nous l’avons vu plus haut, les Etats-Unis sont devenus le fournisseur de l’aviation française et notamment en matière de chasse. Le Curtiss H-75 était un bon appareil mais appelé comme beaucoup à être rapidement dépassé.

Voyant loin, l’armée de l’air se renseigna sur un chasseur américain plus moderne. Le 14 octobre 1938, le prototype du Curtiss XP-40 effectua son premier vol. Il s’agissait en réalité du P-36 n°10 modifié avec notamment un moteur en ligne au lieu d’un moteur à refroidissement par air.

Cherchant toujours plus d’appareils modernes, la France passa commande le 5 octobre 1939 de 100 Curtiss H-81, commande portée à 185 puis à 230 exemplaires, les 100 premiers n’ayant pas de blindage ni de réservoir auto-obturant, installés à partir du n°101.

Le premier «French Warhawk» effectue son premier vol le 15 juin 1940, les cents premiers appareils étant livrés entre juillet 1940 et mai 1941, appareils stockés comme réserve en attendant que soit décidée quand et quelle unité sera ré-équipée.

Les autres appareils (eux équipés avec blindage et réservoir auto-obturant) sont livrés entre juillet 1941 et mai 1943.

C’est en juin 1942 que le Warhawk fait officiellement son entrée au sein de l’armée de l’air en ré-équipant le GC I/4 précédemment équipé de H-75 qui est totalement transformé en septembre de la même année. Il est suivit par le GC II/4 entre octobre et décembre 1942, par le GC I/5 entre janvier et mars 1943 et le GC II/5 entre avril et juin 1943.

Entre juillet et septembre 1943, deux autres groupes sont créés, les GC III/4 et III/5 pour unifier la composition des 4ème et 5ème EC portant le total à 162 appareils sur les 230 appareils de la première commande qui avait été suivit d’une deuxième commande de 238 appareils portant les commandes totales à 468 appareils.

Cette commande est passée en janvier 1943 et les 238 appareils sont livrés entre juin 1943 et juillet 1945.

Entre octobre 1943 et septembre 1944, les GC I/11 et II/11 déployés au Liban et en Syrie troquent leurs Curtiss H-75 par des Curtiss H-81 supérieurs à tout ce que les pays de la région pouvaient aligner (G-36A pour la Grèce, MS-410 pour la Turquie).

Ces appareils étaient toujours en service en septembre 1948 bien que leur remplacement ait été planifié notamment par le VG-40 voir un nouvel appareil américain.

Quand éclate le second conflit mondial, la France disposait de 234 appareils en ligne répartis en huit Groupes de Chasse (six en métropole à trois escadrilles, deux au Levant à quatre escadrilles) plus 164 appareils en réserve, 70 appareils ayant été perdus, un taux d’attrition très élevé à comparer avec les autres chasseurs de l’époque.

Caractéristiques Techniques du Curtiss P-40

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 2880kg en charge 3760kg maximale au décollage 4000kg

Dimensions : envergure 11.38m longueur 9.66m hauteur 3.76m

Motorisation : un moteur en ligne Allison V-1710-39 de 1150ch

Performances : vitesse maximale 580 km/h vitesse de croisière 435 km/h distance franchissable 1100km plafond opérationnel 8800m

Armement : six mitrailleuses de 7.5mm (trois dans chaque aile) avec 700 cartouches chacune. Le H-81 pouvait embarquer un réservoir supplémentaire sous le fuselage ou 1000kg de bombes (généralement une de 500kg sous le fuselage et deux de 250kg sous les ailes)

24-Armée de l’air (9)

Dewoitine D-520

Le Dewoitine D-520 est au printemps 1940 le chasseur le plus moderne de l'armée de l'air

Le Dewoitine D-520 est au printemps 1940 le chasseur le plus moderne de l’armée de l’air

En juin 1936, l’armée de l’air lança un nouveau programme de chasseur C1 (monoplace) inspiré par l’apparition outre-Manche des Spitfire et des Hurricane.

Ce programme demandait un chasseur monoplace pouvant atteindre 500 km/h à 4000m avec pour armement soit un canon et deux mitrailleuses ou deux canons.

Rapidement, la vitesse maximale fût portée à 520 km/h pour éviter qu’un appareil bon au moment de sa conception soit périmé au moment de sa mise en service.

Emile Dewoitine associé aux ingénieurs Robert Castello et Jacques Henrat proposa un appareil qui ne fût accepté dans le cadre du programme technique A23 que le 12 janvier 1937. Le Dewoitine D-520 fût confronté au Morane-Saulnier MS-450, le Loire-Nieuport 60 (futur CAO-200), le Caudron-Renault 780 et bientôt le Bloch MB-152/MB-155 et l’Arsenal VG-33.

Suite aux nationalisations du Front Populaire, les usines Dewoitine furent intégrées à la Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Midi (SNCAM) en mars 1937. Deux prototypes furent commandés le 3 avril 1938, le premier prototype décollant pour la première fois à Toulouse-Francazal le 2 octobre 1938 suivit à la fin du mois de janvier par le prototype n°2 et par le prototype n°3 le 5 mai 1939.

Les débuts furent difficiles mais le destin fût favorable au D-520 car au moment où il termine ses essais au CEMA de Villacoublay, le VG-33 et le MS-450 n’ont pas encore volés, le MB 151/152 se révèle très décevant et le Caudron-Renault 780 à été tout simplement abandonné.

En mars 1939, une première commande de 200 appareils est passée suivit rapidement d’une deuxième commande pour 510 appareils supplémentaires portant le nombre d’appareils à livrer à 710.

D’autres commandes vont porter le nombre d’appareils produits à 1000, les derniers D-520 étant produits à l’automne 1942, les appareils en question étant des D-520 et des D-790 _sa variante embarquée_ destinée à la Marine.

Schéma du Dewoitine D-790, version navalisée du D-520

Schéma du Dewoitine D-790, version navalisée du D-520

Au printemps 1940, seul le GC I/3 _précédement équipé de MS-406_ était effectivement opérationnel sur ce nouvel appareil, les GC II/3 et GC II/7 étant en cours de transformation sur Dewoitine D-520.

Ultérieurement, cinq groupes de chasse équipés de MS-406 vont recevoir le D-520 portant le nombre de groupes équipés à huit :

-Le GC III/3 est transformé entre juin et septembre 1940

-Le GC III/6 est transformé entre octobre et décembre 1940

-Le GC II/6 est transformé entre janvier et mars 1941

-Le GC III/7 est transformé entre avril et juin 1941

-Le GC I/6 est transformé entre juillet et septembre 1941

-Un GC I/7 est recré en janvier 1942 avec le Dewoitine D-520 portant le nombre de groupes équipés à neuf.

Ces unités étaient toujours équipés de cet appareil en septembre 1948 bien que leur conversion sur D-551 était prévue mais perturbée par le déclenchement du second conflit mondial. A noter cependant que des améliorations a minima ont été apportés à l’appareil avec un nouveau capot d’hélice, des radiateurs assurant un meilleur refroidissement……. .

A ces 243 appareils stationnés en métropole s’ajoute également des unités déployées dans l’Empire et des appareils mis en oeuvre par l’Aviation Navale.

Le Groupe Régional de Chasse de Corse (GRC appelé également GC I/13) disposant de 36 Dewoitine D-520 répartis en quatre escadrilles (deux à Solenzara et deux à Campo del Oro) reçoit ses appareils entre décembre 1941 et janvier 1942.

Le GC I/12 déployé à Than-Son-Nhut près de Saïgon reçoit ses appareils au printemps 1944 en remplacement de ses Curtiss H-75.

Ses 36 appareils sont rejoints par 72 autres appareils opérationnels pour équiper les GC II/12 stationné à Hanoï et le GC III/12 stationné à Tourane soit un total de 108 appareils pour l’Indochine sans compter un nombre équivalent comme volant de fonctionnement, l’éloignement et le climat ayant convaincu le commandement de prévoir une réserve d’attrition très importante.

Quand à l’Aéronavale, elle disposait de soixante appareils répartis en cinq escadrilles de douze appareils plus soixante-douze appareils de réserve.

Cela nous donne donc au total 387 appareils en service dans l’armée de l’air plus 60 en service dans la marine auxquels il faut ajouter les trente-deux D-790, sa version embarquée soit un total de 479 appareils en ligne plus 180 appareils de réserve immédiate, portant le total à 759, laissant 241 stockés sous cocon (ce qui signifie qu’il faudrait une à deux semaines pour les rendre opérationnels) soit un total général et définitif de 1000 appareils.

Caractéristiques Techniques du Dewoitine D-520

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 2123kg en charge 2677kg

Dimensions : envergure 10.20m longueur 8.60m hauteur 2.56m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y45 12 cylindres en ligne dévellopant 935ch au décollage entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 529 km/h à 4000m autonomie maximale 998km plafond pratique 11000m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS 404 de 20mm alimenté à soixante obus tirant dans l’axe de l’hélice et deux mitrailleuses de 7.5mm MAC34 dans chaque aile avec 675 coups chacune

Morane-Saulnier MS-406

Morane-Saulnier MS-406

Morane-Saulnier MS-406

Chasseur le plus important numériquement parlant en septembre 1939, le Morane-Saulnier MS-406 est issu du programme C1 envoyé aux avionneurs en juillet 1934.

Il demandait un chasseur allant à 400 km/h avec un armement composé d’un canon et deux mitrailleuses ou de deux canons voir encore de quatre mitrailleuses pour remplacer les Dewoitine D-371, Dewoitine D-500 et Loire 46.

Le Dewoitine D-500 et ci-dessous le Loire 46 furent deux des avions remplacés par le Morane-Saulnier MS-406

Le Dewoitine D-500 et ci-dessous le Loire 46 furent deux des avions remplacés par le Morane-Saulnier MS-406

Loire 46

Le projet fût amendé par deux fois au cours de l’année 1934 avant d’être définitivement gelé en novembre 1935, le programme réclamant cette fois un chasseur allant à 450 km/h, l’autonomie accrue tout comme le plafond fixé à 11500m.

De nombreux projets sont présentés comme le Dewoitine D-513, le Loire 250, le Nieuport 161, le Romano 130, le Bloch MB-150 et le Morane-Saulnier MS-405 mais seuls les deux derniers seront réalisés et surtout produits en série.

Le premier prototype du MS-405 effectue son premier vol le 8 août 1935 et après des essais satisfaisants est acheté par l’Etat en novembre 1936, s’illustrant au salon aéronautique de Bruxelles en juin 1937 ce qui suscita l’intérêt de la Chine, de la Suisse et de la Turquie.

Aux deux prototypes et aux quinze appareils de pré-série (fabriqués entre février et juin 1938) succédèrent des appareils de série connus sous le nom de MS-406, le MS-405 n°4 servant de prototype de cette version. Ces appareils étant produits par trois usines, principalement Puteaux, Tarbes et Bouguenais après la nationalisation.

La première commande est passée en avril 1937, 50 MS-405 étant commandés puis transformés ultérieurement en MS-406. Les commandes succedèrent ensuite tant était lamentable l’état de la chasse française.

Quand la guerre de Pologne éclate, 600 exemplaires ont été produits, chiffre qui passe à 1000 exemplaires en juin 1940 et enfin 1100 exemplaires quand la production est arrêtée en septembre 1940.

Cet appareil connu comme le «meilleur chasseur du monde» est rapidement dépassé par les progrès fulgurants de l’aviation et l’armée de l’air prend rapidement la décision de le remplacer par des appareils plus modernes.

A son apogée, le Morane-Saulnier MS-406 équipait treize groupes de chasse :

-Le GC III/3 ultérieurement transformé sur le Dewoitine D-520

-Le GC II/2 ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC III/2 ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC III/1 ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC I/2 est ultérieurement transformé sur Arsenal VG-33

-Le GC II/6 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC III/7 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC III/6 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC II/7 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC I/6 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC II/3 est ultérieurement transformé sur Dewoitine D-520

-Le GC I/10 déployé en AFN est ultérieurement transformé sur Arsenal VG-39

-Le GC I/7 (ultérieurement baptisé GC I/11) et déployé au Levant remplace ses MS-406 par des Curtiss H-75. (Un GC I/7 est ultérieurement recréé sur D-520 pour permettre à la 7ème EC d’avoir trois groupes homogènes).

Le remplacement des MS-406 est achevé en janvier 1943 mais tous ne sont pas feraillés. En effet, 500 appareils sont transformés en MS-410.

Par rapport au MS-406, le «nouvel appareil» reçoit une alimentation en bandes rechauffés pour éviter les pannes liées au givre, le remplacement du collimateur, l’installation d’un radiateur fixe, l’installation de pipes d’échappement à effets propulsifs, l’installation d’une hélice Ratier ce qui augmenta la vitesse de 40 km/h.

Ces appareils vont équiper les douze Escadrilles Régionales de Chasse (ERC) déployées en métropole avec 144 exemplaires sur les 500 transformés. 200 furent conservés comme volant de fonctionnement et les 156 restants furent revendus à des pays étrangers comme la Suisse et la Turquie. Les MS-410 furent retirés du service à l’automne 1946.

Caractéristiques Techniques du Morane-Saulnier MS-406

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 1895kg maximal 2540kg

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-31 12 cylindres dévellopant 860ch au décollage entrainant une hélice Chauvière de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 486 km/h à 5000m Autonomie maximale 1100km Plafond pratique 9400m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS-9 de 20mm tirant à travers l’axe de l’hélice avec soixante obus et deux mitrailleuses MAC-34 de 7.5mm dans chaque aile