Japon (13) Marine Impériale (6)

Marines Soleil Levant

Pendant le combat naval ressemblait davantage à une bataille terrestre qu’autre chose. On cherchait l’abordage pour permettre à des soldats embarqués de prendre le contrôle du navire ennemi.

Pas étonnant donc que les différentes marines disposaient d’unités d’infanterie plus ou moins conséquentes, certaines quasi-anonymes (les compagnies de débarquement) et d’autres bien plus prestigieuses (Royal Marines, Infanterie coloniale issue des Compagnies de la mer, Tercio de Armada).

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Japon (6) Géopolitique (1)

GEOPOLITIQUE DU JAPON

Avant-Propos

En septembre 1948, quand le second conflit mondial éclate en Europe, le Japon est la puissance majeure en Asie du Nord-Est et même en Asie en général.

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Japon (5) Histoire (4)

La marche à la guerre

Rien n’aurait pu empêcher la guerre d’éclater en 1945 et pourtant elle ne va éclater qu’en mars 1950 à l’initiative du Japon. Comment expliquer un tel décalage ?

Charles Linbergh

Charles Linbergh

Longtemps, ce décalage à été mis sur une volonté d’apaisement du président républicain Linbergh élu en novembre 1944 contre un Roosevelt très affaibli par la maladie (il allait mourir en avril 1945) et entré en fonction en janvier 1945 mais les historiens ont relativisé ce impact.

En réalité, ce décalage s’explique encore et toujours par des querelles de pouvoir, le caractère sinueux de l’empereur Hiro-Hito ainsi que l’absence d’une stratégie claire.

Hirohito

Hiro Hito

Si l’option Nord contre l’URSS est rapidement écartée et l’option Sud privilégiée, cela n’empêche pas les élites japonaises se déchirer entre extrémistes et pragmatiques (que les premiers traitent de tièdes), entre partisans d’une guerre courte (avec la fameuse bataille décisive) et ceux voulant privilégier une guerre longue.

Comme souvent dans ce système polycratique, le plan de conquête japonais va être imparfait, privilégiant l’opportunité sur une stratégie clairement définie. Bien sur, le plan est souvent la première victime de la guerre (Clausewitz) mais les japonais vont se lancer dans ce conflit avec un mépris à peine dissimulé pour les occidentaux vus comme faibles et inaptes au combat.

La guerre aurait éclaté en 1941/42, la situation aurait été sûrement plus avantageuse pour Tokyo car à l’époque les forces occidentales présentes en Asie du Sud-Est étaient peu nombreuses, mal entrainées, peu enthousiastes et mal équipées.

Au printemps 1950, la situation est nettement moins favorable aux japonais. La France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne mais également les Pays-Bas ont sérieusement renforcé leurs forces militaires dans la région qu’il s’agisse de leurs forces terrestres, aériennes navales.

Cela ne veut cependant pas dire que les japonais n’ont aucune chance. En effet, les occidentaux vont également commettre un pêcher d’orgueil vis à vis de leur adversaire vu comme inapte à la guerre moderne avec un matériel inférieur. Le réveil sera rude……. .

Une partie des archives japonaises ayant disparu dans les bombardements aériens américains, il est difficile de reconstituer exactement le processus de mise au point du plan d’invasion des colonies européennes d’Extrême-Orient. Les procès d’après guerre ont certes apporté quelques éléments mais il faut prendre avec précautions les déclarations d’hommes cherchant à se justifier et à éviter la peine de mort.

Ce qui est certains c’est que l’objectif premier des opérations est de s’emparer des ressources dont manque le Japon pour mener une guerre longue qu’il s’agisse du pétrole des Indes Néerlandaises, du caoutchouc de Malaisie, du charbon et du riz d’Indochine, de métaux précieux……. .

L’espoir des dirigeants japonais est de mener cette guerre suffisamment rapidement pour rendre inexpugnable leur sphère de coprospérité et obliger les alliés à une paix de compromis.

Cette stratégie n’est pas insensée mais elle se heurte à plusieurs problèmes notamment l’absence d’une politique claire vis à vis des populations indigènes et surtout l’absence de stratégie d’exploitation et de protection des ressources.

Aussi incroyables que cela puisse paraître, les japonais ne se sont jamais préoccupés de la protection de leurs lignes de communication. Pour eux l’escorte et la lutte anti-sous-marine étaient des missions indignes. Rien ne comptait plus que le combat, la bataille décisive.

Le résultat n’allait pas tarder à se faire sentir. Non seulement les opérations allaient se révéler bien plus coûteuses que prévues mais en plus les ressources si chèrement acquises ne pourront alimenter une industrie métropolitaine vite dépassée en termes quantitatifs et qualitatifs par une industrie américaine dont les japonais ont sous-estimé la puissance (à de rares exceptions près).

La guerre allait pourtant durer quatre ans et demi et causer des souffrances abominables. Si la guerre en Europe allait être violente mais sans barbarie excessive (à l’exception du front russe), la guerre en Asie-Pacifique allait être sans merci de part et d’autre.

Outre un profond mépris des deux civilisations, il faut y ajouter un mépris côté japonais pour les prisonniers (qui subiront vexations, tortures et massacres), une haine des occidentaux contre des japonais tous vus comme des guerriers fanatiques et irréductibles, un racisme partagé sans oublier un climat abominable qui fait ressortir le pire qui est en chaque homme.

Le plan de guerre japonais est arrêté dans ces grandes lignes au printemps 1948. A cette époque, les tensions se font de plus en plus fortes en Europe entre l’Allemagne d’un côté, la France et la Grande-Bretagne de l’autre. L’entrée en guerre n’est néanmoins pas prévue avant le printemps 1949.

Bien qu’alliés, Tokyo et Berlin n’échangent aucune information d’ordre stratégique, n’ébauchent aucun plan commun pour mener une guerre mondiale. Chaque pays va mener sa propre guerre dans son coin, se gardant de prévenir son «allié» de ses futures opérations même si cela provoque des problèmes dans leur zone d’opérations.

Quand l’Allemagne attaque la Norvège le 5 septembre 1948, Tokyo l’apprend par son chargé d’affaires à Berlin qui l’à lui même appris en lisant les journaux. Tokyo comprend définitivement que Berlin se moque de prévenir son allié et va décider de faire cavalier seul.

Il y aura bien une coopération mais elle se limitera par exemple au ravitaillement des corsaires allemands dans le Pacifique ou au transfert de quelques technologies militaires de l’Allemagne par le Japon sans oublier des métaux précieux mais nous sommes là bien loin du degré de coopération entre les alliés après l’entrée en guerre des Etats-Unis.

Finalement, le Japon n’entrera pas en guerre au printemps 1949 mais un an plus tard en mars 1950 pour une raison encore mal connue aujourd’hui. Volonté de tester les Etats-Unis ? Volonté d’achever le maximum de navires, de produire le maximum d’avions et de chars avant une entrée en guerre incertaine ?

Le plan est simple dans sa forme globale mais assez complexe dans sa réalisation puisqu’il prévoit des opérations simultanées à plusieurs milliers kilomètres de distance. C’est ainsi que tout en frappant la Pacific Fleet à Pearl Harbor, le Japon prévoit de lancer son opération contre les Philippines tout en menant des frappes limitées contre Guam et Wake.

Quelques jours après ce raid, le Japon prévoit d’envahir par voie terrestre l’Indochine et de réaliser plusieurs débarquements en Indochine et en Malaisie en attendant les Indes Néerlandaises et leur précieux pétrole.

Ces opérations réalisées, les japonais prévoient de s’emparer de la Birmanie pour menacer l’Inde britannique et définitivement isoler la Chine nationaliste de Tchang-Kaï-Chek.

Ils prévoient également de s’emparer de la Nouvelle-Guinée, des Salomons et de la Nouvelle-Calédonie pour couper le duo Australie-Nouvelle Zélande des Etats-Unis et rendre la reconquête encore plus longue et difficile.

Le conflit montrera que le Japon à eu les yeux plus gros que le ventre. Méprisant les contingences logistiques, méprisant l’ennemi, vouant un culte à la bataille décisive, le Japon se révélera incapable de relever le gant de la guerre longue, de la guerre patiente et méticuleuse.

Pire encore, alors que la guerre est perdue, que l’ineluctable ne peut être repoussé, le Japon s’enfoncera peu à peu dans une stratégie toujours plus suicidaire, une version nippone du «Plus un pas en arrière» où les soldats du Mikado se feront tués sur place ou se livreront à des charges suicidaires contre les chars et les mitrailleuses américaines, les trop fameuses charges «Banzaï».

Pire encore, ils se lanceront dans des attaques suicides, espérant pousser les américains et leurs alliés à renoncer à la guerre au profit d’une paix de compromis mais comme on le verra durant le conflit, cette politique ne fera que renforcer le stéréotype du japonais fanatique qu’il s’agit d’exterminer. En clair, les kamikazes n’auront fait que ralentir l’inéluctable à savoir la défaite japonaise.

Quand à la marche à la guerre, elle sera d’une logique mathématique. Après plusieurs années d’hésitation, le gouvernement américain décide de renforcer son aide à la Chine et d’imposer un embargo à des produits stratégiques comme l’essence d’aviation que le Japon n’arrive pas à produire chez lui en quantité industrielle.

Cet embargo est vu comme un véritable acte de guerre. Cela renforce le camp des faucons au détriment des colombes même si le camp de ces derniers n’à rien contre une guerre contre les Etats-Unis jugée par tous comme vitale pour la sécurité présente et à venir du Japon. Simplement entre faucons et colombes, on trouve une divergence en matière de calendrier.

Cet embargo décidé à l’automne 1949 ne tarde pas à produire ses effets sur l’économie japonaise qui doit commencer à puiser dans des réserves stratégiques patiemment accumulées mais qui devaient être utilisées pour le conflit.

L’offensive prévue pour septembre 1950 doit être avancée pour mars 1950. Le 21 mars 1950, les premières bombes tombent sur Pearl Harbor marquant le début du second conflit mondial dans cette partie du monde.

Le début d’un conflit de quatre ans et demi, un conflit d’une violence et d’une virulence inouie qui s’acheva par deux bombes atomiques qui vétrifièrent Hiroshima et Nagasaki, faisant entrer le monde dans l’ère atomique. Un conflit dont le Japon allait sortir métamorphosé pour le meilleur et pour le pire.

Le Japon dans la guerre

Théoriquement, l’opération sur Pearl Harbor était prévue pour le dimanche 19 mars mais suite à un contre-temps, l’opération ne sera déclenchée que le mardi 21 mars avec des conséquences dramatiques pour le Japon. Si le cuirassé Washington est coulé, les dégâts se révèlent in fine limités, la majorité des navires étant rapidement remis en état.

Plus grave encore pour la marine japonaise, les installations de Pearl Harbor sont quasiment intactes notamment les réservoirs de carburant, les bassins et les ateliers du Pearl Harbor Navy Yard.

Les aérodromes (de la marine et de l’Armée) sont sévèrement endommagés, les pertes en avions sont lourdes mais les pertes humaines nettement plus faibles. De toute façon les avions vont être rapidement remplacés par une industrie qui ne tarda pas à surclasser son homologue nippone.

De plus une partie de la flotte américaine manque d’intercepter la force expéditionnaire japonaise qui parvient à se replier sans dégâts majeurs, les américains pourtant en supériorité renoncent à la poursuite de crainte de tomber dans une embuscade dévastatrice.

En dépit de ces résultats mitigés, le Japon connait une série de succès s’emparant de Hong-Kong après une longue résistance (20 mars-6 juin). Les prisonniers alliés sont massacrés par l’armée japonaise ce qui ne fera que renforcer la détermination des alliés qui comprennent à cet instant que cela ne sert à rien de se rendre.

Comme le dira un soldat britannique dans une lettre «Je suis déjà mort, cela ne sert à rien d’espérer s’en sortir. Ma seule crainte c’est de ne pas emmener en enfer suffisamment de jaunes avec moi».

Deux jours après le raid sur Pearl Harbor, l’Indochine est attaquée par le Japon, une attaque terrestre qui voit les postes frontaliers balayés en quelques jours mais ils n’étaient pas faits pour cela.

La ligne Doumer censée protéger la conurbation Hanoï-Haïphong tient deux semaines avant de céder, la percée étant facilitée par une série de débarquements tactiques derrière chaque ligne de résistance française qui cèdent les unes après les autres non sans de durs combats et hélas, trois fois hélas des exactions multiples, des deux côtés.

Les 3 et 4 avril 1950, les forces navales alliées sont défaites dans le Golfe de Thaïlande. Cette victoire est une véritable victoire à la Pyrrhus mais elle libère le Japon de la menace navale alliées contre leur progression présente en Indochine et à venir en Malaisie.

Entre temps, le 24 mars 1950, les Philippines sont envahies marquant le début de la première campagne des Philippines qui s’achève en octobre quand la quasi-totalité de l’archipel est sous contrôle japonais.

Quelques îles vont rester aux mains des américains, facilitant la reprise ultérieure de l’archipel qui ne sera jamais vraiment contrôlé par les japonais.

A chaque fois le même scénario se répète. Les japonais l’emportent mais au prix de pertes effroyablement élevées. De plus, ils perdent dès le début la «bataille de l’opinion» en se livrant à des massacres et des exactions qui leur alliene le peu de sympathie qu’ils pouvaient susciter.

Comme le dira un intellectuel vietnamien «l’occupation japonaise m’à permis de comprendre combien le joug français était doux et amical».

En juin 1950, les japonais débarquent en Malaisie. En dépit de moyens militaires limités (même si tout est relatif), Tokyo peut se permettre de lancer trois campagnes simultanées.

Ces campagnes avancent à un rythme inégal en raison de troupes d’inégale valeur, d’un manque de moyens logistiques et d’une résistance ennemie plus ou moins acharnée. Elles ont le mérite de paralyser les alliés.

En effet les britanniques, les américains, les français et les néerlandais se savent pas où donner de la tête. Chaque pays défend ses intérêts, les querelles de pouvoir et de personnes parasitent un plan de résistance commun. Les japonais avancent donc aussi bien grâce à leur puissance militaire qu’à cause de la «faiblesse» de leurs adversaires.

La fin 1950 voit l’Indochine succomber. Certes le Laos reste hors de portée de la soldatesque japonaise mais isolé, le royaume ne peut guère espérer autre chose qu’attendre une potentielle libération.

Une base est implantée à la frontière thaïlandaise, la base Epervier entrée dans l’histoire sous le nom de Dien-Bien-Phu. Cette base va servir de point d’appui pour des opérations de guérilla, constituant une nuisance mais seulement une nuisance. Son intérêt majeur est d’empêcher les japonais de déployer des moyens militaires ailleurs où ils auraient été plus utiles stratégiquement parlant.

Un mois plus tard, en janvier 1951 c’est autour de la Malaisie de passer sous la férule nippone après une campagne de sept mois où les alliés (britanniques, indiens, australiens et néo-zélandais, malais et chinois) ont vendu chèrement leur peau mais toujours avec le sentiment de ne faire que ralentir l’inéluctable.

Les mauvaises nouvelles s’enchainent puisque les Indes Néerlandaises sont occupées en février 1951 malgré l’héroïque résistance des troupes néerlandaises. Singapour boucle la boucle en avril 1951.

La mauvaise série s’interrompt en juin 1951 quand l’avance japono-thaïlandaise est stoppée dans le nord de la Birmanie. Le Japon atteint là son avancée maximale, l’Inde ne sera jamais menacée d’être envahie par les soldats du Mikado.

La guerre se déplace alors plus au sud. La Nouvelle-Guinée succombe dans sa quasi-totalité à l’offensive nippone même si Port Moresby ne verra jamais le drapeau japonais flotter.

De mars à septembre 1951, une terrible campagne oppose les japonais aux alliés dans les Salomons (essentiellement américains mais il y à également des contingents alliés australiens, néo-zélandais et mêmes français _essentiellement des troupes rescapées d’Indochine_), une campagne se déroule sur terre, sur mer mais également dans les airs.

Les combats navals, aériens et terrestres sont abominablement violents. Généralement, les japonais tiennent la nuit alors que de jour la supériorité aérienne américaine (via les porte-avions mais également avec l’aviation basée à terre) rend toute manœuvre de la marine nippone délicate.

A terre, la jungle rend toute manœuvre délicate, rend les combats confus. La manœuvre étant difficile, les combats sont souvent frontaux et extrêmement usant pour les combattants en première ligne.

A l’issue de cette campagne, les japonais stoppés dans leur avance tentent une ultime offensive stratégique en visant la Nouvelle-Calédonie. L’échec de l’opération en octobre 1951 sonne le glas des espoirs japonais de remporter la guerre. Désormais les troupes nippones ne ferons que reculer même si ils feront payer cher aux alliés la reconquête.

Les deux camps épuisés par un début de guerre éreintant marquent une vrai pause entre novembre 1951 et février 1952. Chaque camp regroupe ses forces et s’interroge sur la meilleure stratégie à tenir.

La situation est encore favorable pour le Japon qui contrôle une grande partie de la Birmanie, la Malaisie, les Indes Néerlandaises, Singapour, l’immense majorité de l’Indochine, les Philippines, une partie de la Nouvelle-Guinée.

Cependant la situation est amenée à vite s’inverser. Non seulement l’industrie américaine produit bien plus que l’industrie japonaise mais les sous-marins américains taillent des coupes sombres dans la marine marchande japonaise, l’empêchant d’exploiter les richesses conquisses.

De nombreux territoires restent insoumis ou insuffisamment sécurisés. Les japonais réagissent avec fureur et brutalité, multipliant les opérations de nettoyage, un euphémisme pour des massacres de masse.

USS Missouri août 1944

Le USS Missouri (BB-63) fût coulé au cours de la bataille de la mer de Corail

Les 4 et 5 février 1952 à lieu la bataille de la mer de Corail, une bataille engageant porte-avions et cuirassés. Cette bataille n’est pas marquée par une victoire nette côté allié ou côté japonais mais son impact est net puisqu’il permet aux américains de préparer leur future campagne de Nouvelle-Guinée.

Non seulement les japonais doivent faire face à cette offensive dans le Pacifique mais ils doivent également surveiller l’action des britanniques depuis le nord de la Birmanie ainsi que celle de la France qui dispose d’une base expéditionnaire dans le nord du Tonkin : Dien-Bien-Phu.

A l’été 1952, la Birmanie est libérée et le Laos définitivement dégagé d’une hypothétique menace nippone.

Les américains entament eux la campagne de Nouvelle-Guinée qui s’achèvent en janvier 1953 quand les derniers japonais sont neutralisés.

Deux mois plus tard, en mars 1953, les franco-britanniques lancent l’opération Overlord, une offensive menée depuis le Laos et la Birmanie en direction de la Thaïlande puis de la Cochinchine pour isoler les forces japonaises en Malaisie et dans les Indes Néerlandaises. Saïgon est reprise en juillet 1953, la frontière chinoise atteinte fin octobre 1953 avec plusieurs mois d’avance sur le planning.

Les deux pays ont cependant effectué un effort maximum puisqu’au même moment en Europe de durs combats ont lieu en Belgique et aux Pays-Bas alors que le Rhin n’est toujours pas franchit, préservant le Vaterland d’une offensive alliée. En Méditerranée, l’Italie à changé de camp mais les combats continuent dans la péninsule.

Entre-temps, les américains font parler la puissance de leur industrie en lançant non pas une mais deux offensives stratégiques parallèles. La première vise à la reconquête des Philippines, la seconde à s’emparer des archipels japonais dans le Pacifique. La première campagne s’achève en février 1954 alors que la seconde s’achève dès septembre.

L’opération Overlord à peine terminée lui succède l’opération Zipper, la reconquête de la Malaisie et des Indes Néerlandaises (novembre 1953-août 1954). Cette campagne de neuf mois est une campagne pleinement intégrée avec de multiples opérations amphibies, des bombardements aériens massifs et des opérations aéroportées limitées surtout comparée à l’opération Phenix.

Quand s’ouvre l’année 1954, la situation pour le Japon est critique. Elle devient même désespérée en février quand simultanément les américains prennent pied en Chine continentale, à Formose et à Iwo Jima.

En dépit de cette situation apocalyptique, le Japon ne semble pas décidé à capituler à tel point que la fin de la guerre est envisagé pour 1956 ou 1957 !

Iwo Jima succombe en mars après plusieurs semaines de combat, permettant aux forces américaines d’effectuer un saut de puce en direction d’Okinawa où marines et G.I débarquent en avril 1954, s’emparant de l’île en juin après deux mois de combat.

La conquête de ces îles permet aux bombardiers américains de frapper directement le Japon, rendant la poursuite de la guerre encore plus difficile, l’industrie et les villes étant matraquées jour et nuit.

Sur le continent, les combats sont tous aussi acharnés, ne s’achevant qu’à la mi-juin 1954, juste à temps pour permettre l’utilisation d’aérodromes chinois pour l’opération Phenix, la plus importante opération aéroportée de tous les temps destinée à s’emparer de la Corée au nez et à la barbe des soviétiques qui réalisent pourtant une offensive modèle en Mandchourie en suivant les principes de l’art opératif.

Initialement, il était prévu deux débarquements amphibies au Japon mais pour éviter des pertes très élevées, les américains décident d’utiliser une nouvelle arme, la bombe atomique larguée les 6 et 9 août 1954 sur Hiroshima et Nagasaki.

Sans provoquer la capitulation du Japon, ce double bombardement liés aux bombardements conventionnels américains ainsi qu’à la menace d’un débarquement soviétique au Japon pousse l’empereur à accepter l’inacceptable.

L’idée de capitulation est admise par un discours radiophonique le 21 août 1954. Une tentative de coup d’état échoue le 27 août et quatre jours plus tard, les premières troupes américaines débarquent au Japon, s’occupant en priorité des bases navales, des bases aériennes et des camps de prisonniers où les geôliers et les prisonniers ne tardent pas à échanger leurs places.

Quand à la cérémonie de capitulation, elle à lieu en baie de Tokyo le 4 septembre 1954 à bord du cuirassé USS Montana (BB-65) qui devient pour l’éternité le «Victory Battleship», le cuirassé de la victoire.

Etats Unis (137) Armée de l’Air (11)

Les avions de l’USAAF (6) : entrainement

Avant-propos

Quand l’avion apparaît, c’est un être fragile capable de porter tout juste son pilote. Heureusement, l’avion prend rapidement du poids et seulement quelques années plus tard, des passagers peuvent embarquer à bord d’un appareil.

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Etats Unis (136) Armée de l’Air (10)

Les avions de l’USAAF (5) : avions de transport

Avant-propos

Après la glaciation du front à l’automne 1914, les alliés comme les allemands cherchent d’obtenir la percée avec un grand P pour mettre fin à un conflit qui de frais et joyeux devient violent, sanglant et meurtrier.

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Etats Unis (135) Armée de l’Air (9)

Les avions de l’USAAF (4) : avions d’observation

Avant-propos

Le scepticisme vaincu, les premiers avions acquis par les armées de terre étaient destinés à la reconnaissance, à l’observation et à la conduite de tir au profit de l’artillerie, permettant d’accompagner la portée toujours croissante de l’artillerie.

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Etats Unis (134) Armée de l’Air (8)

Les avions de l’USAAF (3) : avions d’attaque

Avant-propos

Quand l’aviation militaire apparaît, la seule mission qui lui est confiée est l’observation et le réglage des tirs d’artillerie, ce capteur aéroporté étant plus efficace que le ballon statique utilisé jusque là.

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