Mitteleuropa Balkans (190) Grèce (34)

Mitrailleuses

Schwartzlose modèle 1907/12

La Schwartzlose modèle 1907/12 était une mitrailleuse de conception et de fabrication austro-hongroise à l’aspect inimitable. Mitrailleuse standard de l’armée de la Double-Monarchie, elle à été utilisée après guerre par les pays ayant succédé à la monarchie danubienne mais aussi par les Pays-Bas, l’Albanie, la Bulgarie, la Chine, la Colombie, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, l’Empire Ottoman, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la Suède et l’Espagne.

Cette mitrailleuse était obsolète en septembre 1948 mais toujours en service dans l’armée grecque que ne l’utilisait plus que sur la Ligne Metaxas ce qui explique probablement pourquoi aucune arme de ce type n’à survécu à la Campagne de Grèce.

La mitrailleuse M07/12 était une mitrailleuse refroidie par eau, servie par cinq hommes et qui pèse 43.9kg en ordre de combat (20kg pour la mitrailleuse, 19.9kg pour l’affût, 4kg pour l’eau), mesurant 945mm de long (dont 530mm pour le canon), tirant des cartouches d’un calibre de 8mm (8x56mmR) à une distance maximale de 3500m (1800m en pratique) à raison de 520 coups par minute (350 en pratique), l’alimentation se faisant par des bandes de 100 à 250 cartouches.

Mitrailleuse de 8mm St Etienne modèle 1907/1916

Mitrailleuse Saint-Etienne modèle 1907

Comme tous les pays la mitrailleuse fût d’abord vu avec une certaine suspicion lors de son apparition au tournant du 20ème siècle.

Oui même l’armée allemande fût un temps sceptique, les premières mitrailleuses étant payées par la casette personnelle de Guillaume II.

En France une première mitrailleuse nationale fût mise en service en 1905, la Puteaux modèle 1905 rapidement remplacée par la Saint-Etienne modèle 1907, une mitrailleuse qui cohabita un temps avec la Hotchkiss modèle 1914 avant que la mitrailleuse privée ne supplante la mitrailleuse «nationale».

La mise au point d’une mitrailleuse «publique» était difficile en raison de l’épais matelas de brevets qui protégeait la création Hotchkiss mais la MAS y parvint, obtenant une mitrailleuse médiocre au fonctionnement compliqué, fonctionnement encore compliqué par la boue des tranchées, problème que ne rencontra pas la Hotchkiss. Résultat, la Saint Etienne fût progressivement retirée du service dès le début du premier conflit mondial.

Cette arme était toujours en service en septembre 1939 en France mais durant la Pax Armada elle retourne en dépôt.

Quelques exemplaires sont ressortis au moment de la mobilisation en septembre 1948 mais il s’agit d’une mesure très provisoire le temps que des armes plus modernes rééquipent les unités concernés non pas l’infanterie mais la cavalerie, le génie et l’artillerie comme arme de DCA rapprochée (sic).

La Grèce à reçu 2300 exemplaires de cette mitrailleuse en 1918 au moment de la reconstitution d’une armée grecque. Cette arme est restée en service après guerre, quelques exemplaires étant toujours en septembre 1948, faisant le coup de feu contre les italiens puis contre les allemands et les bulgares. Aucune arme n’à survécu à la Campagne de Grèce.

La Mitrailleuse St Etienne modèle 1907/1918 était une mitrailleuse de conception et de fabrication française pesant 25.73kg en ordre de combat, mesurant 1180mm de long dont 710mm pour le canon. D’un calibre de 8mm (8x50mmR), elle pouvait atteindre des cibles à une portée maximale de 800m (effective) à 2400m (théorique) à raison de 450 à 650 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des bandes rigides de 25 cartouches.

Mitrailleuse de 8mm Hotchkiss modèle 1914

Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914

Cette mitrailleuse robuste (on disait que la Hotchkiss modèle 1914 pouvait fonctionner même après avoir été plongée dans un bain de boue) était issue d’un brevet déposé par un capitaine austro-hongrois racheté par la firme française qui développa une arme automatique qui connu son baptême du feu au cours de la guerre russo-japonaise dans le camp japonais, obtenant ce qu’on appelle aujourd’hui le label combat proven.

Cette mitrailleuse fût donc mis en service dans les rangs de l’armée française, deux cents armes étant en ligne au début du premier conflit mondial, ne tardant pas à supplanter la Saint Etienne comme mitrailleuse standard de l’armée française.

Cette arme resta en service même après l’adoption de la cartouche de 7.5mm, plusieurs projets n’aboutissant pas à tel point qu’en 1938 la production est reprise pour disposer de suffisamment d’armes pour équiper tous les régiments d’infanterie, chaque RI disposant au sein de chaque bataillon d’une compagnie d’accompagnement disposant de quatre sections de quatre mitrailleuses, chaque arme étant servie par cinq hommes.

Cette mitrailleuse était fiable, solide mais son calibre de 8mm gênait l’infanterie qui tendait vers le calibre 7.5mm et rien d’autre. La mise au point de la MAC modèle 1936 entraina le retrait à partir de septembre 1941 de la vénérable Hotchkiss mais il n’est pas impossible que certaines armes aient repris du service en septembre 1948 au moins pour l’instruction ou l‘équipement des unités de mobilisation.

La Grèce à reçu cette arme au cours du premier conflit mondial et dans l’immédiat après guerre, l’armée héllène la connaissant sous le nom de mitrailleuse modèle 1926. La firme EPK proposa de la moderniser mais à part quelques armes pour des tests ce projet n’à pas aboutit.

Cette mitrailleuse participa aux combats contre l’Italie puis contre les allemands et les bulgares, certaines armes se trouvant dans le Péloponnèse. Cette arme fût ensuite releguée à l’entrainement, étant remplacée par une autre mitrailleuse française, la MAC modèle 1936.

La Hotchkiss modèle 1914 était une mitrailleuse de conception et de fabrication française pesant 25kg à vide mesurant 1270mm de long dont 770mm pour le canon. D’un calibre de 8mm, elle pouvait toucher une cible située à 2500m à raison de 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisant par des bandes-rigides de 25 cartouches ou des bande de toile de 251 coups.

Mitrailleuse MAC modèle 1936

La MAC-44 ici dans sa version prototype

Dans les années trente, l’armée grecque utilisait principalement comme mitrailleuses la Hotchkiss modèle 1914 et la Schwartzlose modèle 1907/12 soit deux armes clairement dépassées. Le remplacement est étudié mais rien n’aboutit avant la seconde guerre mondiale.

Comme une partie des archives à disparu il est impossible de retracer ce processus interminable qui n’allait pas aboutir. Il semble que plusieurs projets nationaux ont été lancés par EPK tout comme à été étudié l’acquisition d’une mitrailleuse moyenne qu’il s’agisse de la ZB-53 tchèque ou de la SG-43 soviétique.

Quand l’Armée Grecque de Libération (AGL) est remise sur pied la Browning M1919 fait figure de favori (elle à visiblement fait partie des armes dont l’acquisition à été étudiée durant la Pax Armada) mais estimant que deux calibres s’était suffisant au sein de l’infanterie, le gouvernement grec faute de mitrailleuse moyenne britannique moderne sélectionne la mitrailleuse français MAC (Manufacture d’Armes de Chatellerault) modèle 1936 ou plutôt une version améliorée, la MAC modèle 1936/44.

Si la Hotchkiss modèle 1914 est restée si longtemps en service c’est faute d’une mitrailleuse moderne en calibre 7.5mm pour la remplacer.

Ce ne sont pas les candidates qui manquaient qu’il s’agisse d’armes dérivées du Chatelleraut (MAC-31 pour les chars et les ouvrages de la ligne Maginot, MAC-34 pour les avions) ou une proposition privée dédaignée par les services officiels à savoir la Darne, une arme extrêmement moderne pour son époque. Voilà pourquoi la production de la modèle 1914 fût relancée pour compléter les stocks et remplacer les armes promises à la réforme.

Il faut y voir moins l’incapacité de voir les besoins de la troupe que tout simplement un perfectionisme extrême des services officiels ce qui retardait énormément la mise en service ce qui aurait pu avoir de terribles conséquences si jamais la guerre de Pologne s’était prolongée d’une attaque allemande par exemple au printemps 1940.

Finalement, le choix des services officiels se porta sur la MAC modèle 1936, une arme extrêmement sophistiquée avec notamment de deux cadences de tir différentes, l’une pour le tir terrestre et une autre pour le tir antiaérien.

La mise au point d’un système d’alimentation fiable et performant retarde la mise en service de l’arme qui n’est officiellement prononcée qu’en septembre 1941, les premières armes étant livrées peu après pour permettre la relève de la Hotchkiss.

Cette arme va équiper tous les régiments d’infanterie à raison d’une compagnie de quatre sections de quatre mitrailleuses par bataillon soit seize armes par bataillon et quarante-huit pour l’ensemble du régiment.

Une version simplifiée, la MAC modèle 1936 modifiée 1944 voit le jour en 1944 selon le principe qui à vu en Allemagne la MG-42 succéder à la MG-34, très efficace mais chère et compliquée à construire. Les principales modifications sont une simplification de la production et la suppression de la double cadence qui au final n’apportait aucun plus.

La Grèce va recevoir des armes de ce type pour équiper les unités d’appui de l’infanterie mais aussi les chars et les véhicules blindés. Cette mitrailleuse va rester en service jusqu’à son remplacement au cours des années soixante par la FN MAG toujours en service dans l’armée grecque en 2021.

La MAC modèle 1936 est une mitrailleuse polyvalente de conception et de fabrication française utilisable sur bipied pour l’assaut et sur trépied pour la défense fixe ou le tir prolongé. Elle pèse 14.6kg avec la crosse, mesure 1160mm de long dont 700mm pour le canon, tire la cartouche française standard à une distance maximale de 2500m à raison de 500 coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des bandes à maillon détachables de 250 cartouches.

Mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1930

Cette mitrailleuse lourde à été mise au point dans les années vingt comme arme antiaérienne et antichar en s’inspirant des fusils antichars allemands Mauser, la Browning M-2 américaine ayant la même filiation.

L’armée de terre refusa cette arme pour l’infanterie en raison d’une cartouche trop lourde qui risquait de blesser les troupes en retombant au sol. Elle l’adopta néanmoins comme arme antichar sur la ligne Maginot notamment dans les casemates du Rhin mais également sur certains véhicules blindés légers notamment l’AMR-35.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur.

Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Cette mitrailleuse à aussi été utilisée par la Belgique, l’Allemagne (armes capturées), la Pologne, la Chine, la Roumanie, l’Espagne, la Yougoslavie, l’Italie (produite sous licence), le Japon (produite sous licence) et donc la Grèce qui à reçu trente-deux exemplaires avant le second conflit mondial. Ces armes furent surtout utilisées comme arme de défense antiaérienne.

Quelques armes sont parvenues dans le Péloponnèse et vont être complétées par des armes fournies par la France pour servir à protéger les plots logistiques et les postes de commandes. Leur carrière à été éphémère puisque très vite elles ont été remplacées par des Browning M-2 de 12.7mm.

La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1930 pèse 94.5kg en ordre de combat (mitrailleuse 37.5kg à vide plus 57kg pour l’affût), mesurant 1670mm de long disposant d’un tube de 992mm, tirant des cartouches de 13.2mm (13.2x99mm) à une distance maximale de comprise entre 1200 et 6500m à la cadence de 180 à 450 coups par minute, l’alimentation se faisant par des barrettes de 15 coups ou des bandes de 150 coups. L’affût permet à l’arme de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°. L’équipe de pièce était composée de cinq hommes

Armes antichars individuelles

PIAT

Suite à l’échec du fusil antichar Boys, l’armée britannique chercha une nouvelle arme antichar individuelle. Après avoir envisagé une grenade à fusil, on préféra inventer un projecteur, un système muni d’un puissant ressort lançant une bombe de 1.1kg d’où le nom attribué à l’arme Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) en français Projecteur Antichar d’infanterie.

Cette arme se révéla plus efficace que le Boys mais n’étais pas sans défaut avec une portée réduite (110m) et un ressort qui devait parfois être réarmé manuellement ce qui nécessitait beaucoup de force. Néanmoins l’absence de fumée rendait le tireur plus discret.

Les premiers PIAT sont mis en service courant 1943 mais un temps la production est suspendue suite à plusieurs incidents au moment du lancement. Les problèmes sont résolus au printemps 1944 et la distribution peut se poursuivre pour remplacer le fusil antichar Boys.

Intégrée au niveau du platoon (équivalent de la section), cette arme était servie par deux hommes, un tireur et un pourvoyeur. Chaque platoon disposait de trois équipes ce qui offrait un duo antichar à chaque section (équivalent du groupe).

Cette arme à été exportée en Australie, au Canada, en Grèce, en Inde, en Nouvelle-Zélande et en Yougoslavie.

Après la production d’un PIAT MK I, un Mk II amélioré (ressort plus facile à réarmer, projectiles plus aérodynamiques ce qui permet d’augmenter la portée) est produit à partir de mars 1947.

Cette arme ne connaitra pas de descendance, la Grande Bretagne et la France mettant au point une arme appelée à un grand avenir : le lance-roquettes portatif.

La Grèce à reçu quelques exemplaires au printemps 1945 pour des tests. Son acquisition en série à été étudiée et même approuvée mais sans cesse repoussée en raison du manque de moyens financiers.

La cinquantaine d’exemplaires encore disponible à été utilisée durant la Campagne de Grèce remportant quelques succès contre les blindés allemands.

Toujours en service au moment de la reconstitution de l’armée grecque, le PIAT va être remplacé par des lance-roquettes portatifs fournis par les britanniques.

Le Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) était une arme antichar de conception et de fabrication britannique pesant 14.52kg, mesurant 991mm avec un diamètre de 89mm, tirant un projectile de 1.13kg à une distance maximale théorique de 300m mais de 110m en pratique à raison de deux coups par minute

Fire Crossbow

Face à l’augmentation du blindage des chars, l’infanterie en l’absence de chars ou de chasseurs de chars se trouvait fort dépourvue, subissant les afres de ce que les allemands ont appelé Panzerschreck (la peur du blindé).

Le canon antichar fût longtemps le protecteur de l’infanterie mais devant l’augmentation des blindages son poids le réservait désormais à l’artillerie. Il fallait trouver une nouvelle arme, une arme portable d’un poids modeste pouvant détruire ou du moins neutraliser un char. C’est l’acte de naissance du Lance-Roquettes Portatif (LRP) plus connu sous le nom de Bazooka.

Sans se concerter les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont mis au point une arme semblable à savoir simple et efficace mais qui connu un destin paradoxal.

Enfin conçu initialement pour détruire des chars et ne pas laisser l’infanterie sans protection, il fût au final davantage utilisé pour neutraliser des bunkers et autres positions fortifiés. On verra certains sapeurs l’utiliser faire détonner des champs de mines !

Appelé Bazooka aux Etats-Unis, Fire Crossbow (arbalète de feu) en Grande-Bretagne et Metro en France (en référence au tube du métro parisien), le lance-roquettes portatif va être largement distribué aux alliés

A la fin du conflit des LRP (Lance-roquettes portatifs) de plus gros calibre furent mis au point. Si celui de 90mm fût d’un usage relativement courant, l’usage de celui de 120mm côté américain, de 107mm côté britannique et de 112mm côté français fût au mieux anecdotique.

Les grecs ont fait cohabiter les deux armes durant un certain temps avant que l’«Arbalète de feu» ne supplante définitivement le PIAT.

Le LRP était une arme pesant 6.5kg mesurant 1.52m de long tirant une roquette de 90mm pesant 4.06kg à une distance maximale théorique de 913m qui en pratique tombait à 250 au mieux 300m, roquette pouvant percer 152mm de blindage à 0° d’incidence ce qui ne mettait aucun char allemand à l’abri de cette arme.

Mortiers

Mortier de 60mm modèle 1935

mortier de 60mm modèle 1935

Ce mortier est une version réduite du mortier de 81mm Brandt.

Elle est servit par cinq hommes et est toujours en service en septembre 1948 après que le projet initial de deux armes par compagnie soit devenue réalité avec un deuxième mortier nécessitant de réduire le groupe de chaque pièce à un chef de pièce, un tireur, un pourvoyeur-artificier et un conducteur soit huit hommes pour deux pièces.

Sur le plan industriel, 1500 mortiers de 60mm sont commandés pour équiper les unités d’active et les unités de série A. 350 sont disponibles en juin 1936, 1050 le 1er février 1937, 2100 au 1er janvier 1938 sur les 4200 jugés nécessaires.

Quand éclate la guerre de Pologne, 4646 mortiers de 60mm ont été livrés mais la production continue pour au moins constituer un volant de fonctionnement, la cadence étant de 150 pièces par mois, cadence qui aurait été portée à 300 au printemps 1940 si la guerre s’était poursuivit.

La production ne cesse qu’en septembre 1944. Au 1er mai 1940, on trouvait 4900 mortiers en ligne, chiffre porté à 5800 en décembre 1940, 7000 en décembre 1941, 8200 en décembre 1942, 8800 en décembre 1943 et 9250 en septembre 1944.

La production va reprendre à la mobilisation pour être sur de pouvoir équiper les unités françaises mais également des unités tchèques et polonaises.

Tout comme pour son homologue yougoslave, l’armée grecque va recevoir ce mortier au moment de sa reconstitution, ce mortier de 60mm servant au niveau de la compagnie d’infanterie en l’occurence le peloton mortier composé de quatre pièces soit une par peloton même si parfois les armes étaient rassemblées pour faire une base feu.

Ce mortier est resté en service dans l’armée grecque jusqu’au milieu des années soixante-dix quand il est remplacé par un nouveau modèle de mortier de 60mm.

Le mortier de 60mm Brandt modèle 1935 était un mortier de conception et de fabrication française pesant 17.7kg, disposant d’un tube de 727mm permettant le tirer d’un obus de 1.33 ou de 1.6kg à une distance maximale pratique de 1700 ou de 1000m à raison de 20 coups par minute.

8.1cm M1927/31

Sous sa désignation grecque de mortier de 8.1cm modèle 1927/31 se cache le célèbre mortier Brandt de 81mm modèle 1927/31.

Le mortier d’infanterie est apparu durant le premier conflit mondial sous la forme du mortier Stokes, une arme d’une simplicité biblique avec un tube, un bipied et une plaque de base. Cela explique sa formidable longévité alors que son cousin le mortier de tranchée qu’il soit appelé Crapouillot ou Minenwerfer n’à pas eu de descendance.

Perfectionné par la firme Brandt, le mortier d’infanterie allait devenir la principale arme d’appui des fantassins, le canon d’infanterie se révélant in fine une fausse bonne idée.

L’armée grecque à ainsi acquis 323 mortiers. Ces armes étaient toujours en service en 1948 (six par régiment d’infanterie et 4 par régiment de cavalerie) et vont jouer le rôle qu’on attendait d’eux à savoir appuyer l’infanterie grecque aussi bien durant les phases offensives que durant les phases défensives.

Quand l’armée grecque fût reconstituée, les mortiers qui avaient survécu à la Campagne de Grèce étaient en ligne dans le Péloponnèse. Ils ont été complétés par des armes livrées par la France sans que l’on sache comme pour les néerlandais si il s’agissait de pièces neuves ou de pièces de seconde main.

Ils ont été employés jusqu’à la fin de la guerre au sein de la compagnie régimentaire d’appui qui disposait d’un peloton de canons antichars, d »un peloton de mitrailleuses et d’un peloton de mortiers qui disposait de six pièces ce qui permettait en théorie d’en affecter deux à chaque compagnie même si comme les mortiers de 60mm ils pouvaient être rassemblés pour provoquer un effet de masse. Ce mortier qui à également participé à la guerre civile grecque à été remplacé dans les années soixante-dix par un mortier plus moderne lui aussi de conception française.

Le mortier 8.1cm M27/31 était un mortier d’infanterie de conception française d’un calibre de 81mm, pesant 58.5kg en ordre de combat et disposant d’un tube de 1.267m. Tirant un projectile de 3.25kg, il pouvait atteindre une cible à une distance comprise entre 240 et 1200m à raison de 12 à 18 coups par minute, l’équipe de pièce se composant de six hommes. Le pointage se fait en site de °45° à +80° et en azimut sur 6°

Mitteleuropa Balkans (139) Yougoslavie (27)

Mortiers

Mortier de 60mm modèle 1935

mortier de 60mm modèle 1935

Ce mortier est une version réduite du mortier de 81mm Brandt.

Elle est servit par cinq hommes et est toujours en service en septembre 1948 après que le projet initial de deux armes par compagnie soit devenue réalité avec un deuxième mortier nécessitant de réduire le groupe de chaque pièce à un chef de pièce, un tireur, un pourvoyeur-artificier et un conducteur soit huit hommes pour deux pièces.

Sur le plan industriel, 1500 mortiers de 60mm sont commandés pour équiper les unités d’active et les unités de série A. 350 sont disponibles en juin 1936, 1050 le 1er février 1937, 2100 au 1er janvier 1938 sur les 4200 jugés nécessaires.

Quand éclate la guerre de Pologne, 4646 mortiers de 60mm ont été livrés mais la production continue pour au moins constituer un volant de fonctionnement, la cadence étant de 150 pièces par mois, cadence qui aurait été portée à 300 au printemps 1940 si la guerre s’était poursuivit.

La production ne cesse qu’en septembre 1944. Au 1er mai 1940, on trouvait 4900 mortiers en ligne, chiffre porté à 5800 en décembre 1940, 7000 en décembre 1941, 8200 en décembre 1942, 8800 en décembre 1943 et 9250 en septembre 1944.

La production va reprendre à la mobilisation pour être sur de pouvoir équiper les unités françaises mais également des unités tchèques et polonaises.

L’armée yougoslave reçoit ce mortier pour rééquiper ses unités péniblement reconstituées en Egypte. Ces armes vont compléter les mortiers de 76.2mm d’origine britannique.

Au sein de la Compagnie d’infanterie type 1950, ce mortier va équiper chacune des quatre sections de combat à raison d’un groupe de deux mortiers de 60mm plus un groupe de mortiers de 60mm au sein de la section d’appui de la compagnie de combat.

Cette arme va être utilisée par l’armée de terre yougoslave jusqu’en 1964 quand ces mortiers sont remplacés par des mortiers soviétiques de même calibre.

Caractéristiques Techniques du mortier de 60mm Brandt modèle 1935

Calibre : 60mm Poids : 17.7kg Longueur du tube : 727mm Cadence de tir : 20 coups/minute Portée pratique : 1700m avec l’obus de 1.33kg, 1000m avec l’obus de 1.6kg

8.1cm M31/38

Mortier de 81mm modèle 1927/31

Sous sa désignation yougoslave de mortier de 8.1cm modèle 1931/38 se cache le célèbre mortier Brandt de 81mm modèle 1927/31.

Le mortier d’infanterie est apparu durant le premier conflit mondial sous la forme du mortier Stokes, une arme d’une simplicité biblique avec un tube, un bipied et une plaque de base. Cela explique sa formidable longévité alors que son cousin le mortier de tranchée qu’il soit appelé Crapouillot ou Minenwerfer n’à pas eu de descendance.

Perfectionné par la firme Brandt, le mortier d’infanterie allait devenir la principale arme d’appui des fantassins, le canon d’infanterie se révélant in fine une fausse bonne idée.

L’armée yougoslave à ainsi acquis 1600 mortiers, une partie ayant été produite en France et le reste sous licence dans le désormais très connu arsenal de Kragujevac. Ces armes étaient toujours en service en juillet 1949 et vont jouer le rôle qu’on attendait d’eux à savoir appuyer l’infanterie yougoslave aussi bien durant les phases offensives que durant les phases défensives.

Quelques mortiers ont pu échapper à l’enfer de la Campagne de Yougoslavie mais généralement en raison de l’encombrement les armes étaient sabotées ou démontées puis enterrées. Des décennies plus tard il n’est pas rare de retrouver un mortier démonté lors de travaux de terrassement.

Quand l’armée yougoslave se reconstitua en Egypte, elle ne reçut pas de nouveaux mortiers de 81mm comme on pouvait s’y attendre mais des mortiers de 3 pouces d’origine britannique ce qui encore aujourd’hui est assez incompréhensible.

Le mortier 8.1cm M31/38 était un mortier d’infanterie de conception française d’un calibre de 81mm, pesant 58.5kg en ordre de combat et disposant d’un tube de 1.267m. Tirant un projectile de 3.25kg, il pouvait atteindre une cible à une distance comprise entre 240 et 1200m à raison de 12 à 18 coups par minute, l’équipe de pièce se composant de six hommes. Le pointage se fait en site de °45° à +80° et en azimut sur 6°

Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II

Petite infidélité faite à la France, l’infanterie yougoslave choisit comme mortier d’infanterie non pas une arme de chez Brandt mais un mortier de 76.2mm de conception et de fabrication britannique.

Ce mortier est issu du Stokes et peut donc être considéré comme le cousin du précédent. Le Mark I était identique au Stokes mais d’un calibre inférieur à savoir 76.2mm au lieu de 81mm mais le Mark II apportait un certain nombre de modifications qui le rapproche du modèle 1927/31.

Ces mortiers sont livrés par les britanniques début 1950 pour participer à la montée en puissance des unités yougoslaves, une montée en puissance laborieuse comme nous le savons.

Avec ces mortiers, l’infanterie yougoslave va combattre dans les Balkans, le mortier de 3 pouces appuyant l’infanterie durant les phases offensives mais aussi pour briser les offensives ennemies.

Ce mortier est resté en service jusqu’en 1962 quand il est remplacé par des mortiers de 82mm de conception et de fabrication soviétique.

L’Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II était un mortier de conception et de fabrication britannique de 76.2mm (3 pouces) pesant 57.2kg en ordre de combat et tirant un projectile explosif de 4.540kg à une distance maximale de 2515m à raison de douze coups par minute, l’équipe de pièce se composant de quatre hommes. L’arme peut pointer en site de +45° à +80° et en azimut sur 11°.

Armes antichars individuelles

Projector Infantry Anti-Tank (PIAT)

Projector Infantry Anti-Tank utilisé par des fantassins canadiens

Après l’apparition du char l’infanterie chercha la parade pour stopper ce monstre. Après des solutions de type bricolage (paquets de grenades par exemple) des armes adaptées furent mises en service notamment le fusil antichar, le premier exemple étant le Mauser Gewher-T, une arme d’un calibre de 13mm tirant des projectiles spéciaux.

Les britanniques mirent au point leur propre fusil antichar le fusil antichar Boys mais cette arme se révéla ratée ou du moins moyenne. Londres à remis l’ouvrage sur le métier aboutissant non pas à une grenade à fusil comme en France mais à un projecteur, un système muni d’un puissant ressort lançant une bombe de 1.1kg d’où le nom attribué à l’arme Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) en français Projecteur Antichar d’infanterie.

Cette arme se révéla plus efficace que le Boys mais n’étais pas sans défaut avec une portée réduite (110m) et un ressort qui devait parfois être réarmé manuellement ce qui nécessitait beaucoup de force. Néanmoins l’absence de fumée rendait le tireur plus discret.

Les premiers PIAT sont mis en service courant 1943 mais un temps la production est suspendue suite à plusieurs incidents au moment du lancement. Les problèmes sont résolus au printemps 1944 et la distribution peut se poursuivre pour remplacer le fusil antichar Boys.

Intégrée au niveau du platoon (équivalent de la section), cette arme était servie par deux hommes, un tireur et un pourvoyeur. Chaque platoon disposait de trois équipes ce qui offrait un duo antichar à chaque section (équivalent du groupe).

Cette arme à été exportée en Australie, au Canada, en Grèce, en Inde, en Nouvelle-Zélande et en Yougoslavie.

Après la production d’un PIAT MK I, un Mk II amélioré (ressort plus facile à réarmer, projectiles plus aérodynamiques ce qui permet d’augmenter la portée) est produit à partir de mars 1947.

Cette arme ne connaitra pas de descendance, la Grande Bretagne et la France mettant au point une arme appelée à un grand avenir : le lance-roquettes portatif.

La Yougoslavie à reçu quelques exemplaires avant guerre mais son utilisation durant l’opération MARITSA à été pour le moins limitée. Quelques armes ont été exfiltrés par l’Egypte mais la plupart des armes utilisées par l’armée yougoslave reconstituée étaient des exemplaires neufs fournis par des britanniques.

Cette arme fût utilisé aussi bien contre les chars que contre les véhicules blindés ou les positions fortifiées. Durant le conflit les PIAT furent remplacés par des lance-roquettes plus modernes.

Le PIAT Mk I était une arme de conception et de fabrication britannique pesant 14.52kg d’une longueur 991mm et tirant un projectile de 89mm de 1.13kg à une distance maximale de 300m (110m pratique) à raison de deux coups par minute.

Fire Crossbow

Bazooka

Face à l’augmentation du blindage des chars, l’infanterie en l’absence de chars ou de chasseurs de chars se trouvait fort dépourvue, subissant les afres de ce que les allemands ont appelé Panzerschreck (la peur du blindé).

Le canon antichar fût longtemps le protecteur de l’infanterie mais devant l’augmentation des blindages son poids le réservait à l’artillerie. Il fallait trouver une nouvelle arme, une arme portable d’un poids modeste pouvant détruire ou du moins neutraliser un char. C’est l’acte de naissance du Lance-Roquettes Portatif (LRP) plus connu sous le nom de Bazooka.

Sans se concerter les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont mis au point une arme semblable à savoir simple et efficace mais qui connu un destin paradoxal.

Enfin conçu initialement pour détruire des chars et ne pas laisser l’infanterie sans protection, il fût au final davantage utilisé pour neutraliser des bunkers et autres positions fortifiés. On verra certains sapeurs l’utiliser faire détonner des champs de mines !

Appelé Bazooka aux Etats-Unis, Fire Crossbow (arbalète de feu) en Grande-Bretagne et Metro en France (en référence au tube du métro parisien), le lance-roquettes portatif va être largement distribué aux alliés

A la fin du conflit des LRP (Lance-roquettes portatifs) de plus gros calibre furent mis au point. Si celui de 90mm fût d’un usage relativement courant, l’usage de celui de 120mm côté américain, de 107mm côté britannique et de 112mm côté français fût au mieux anecdotique.

Les yougoslaves ont reçu leurs premières «arbalète de feu» en septembre 1952 mais en petit nombre. C’est ainsi que lors du baptême du feu des troupes yougoslaves lors de l’opération SLEDGEHAMMER (mai 1953), le PIAT et la Fire Crossbow ont cohabité, la seconde remportant nettement plus de suffrages que le premier. Quelques mois plus tard tous les PIAT ont été remplacés dans les unités de première ligne.

Le LRP était une arme pesant 6.5kg mesurant 1.52m de long tirant une roquette de 90mm pesant 4.06kg à une distance maximale théorique de 913m qui en pratique tombait à 250 au mieux 300m, roquette pouvant percer 152mm de blindage à 0° d’incidence ce qui ne mettait aucun char allemand à l’abri de cette arme.

Scandinavie (81) Finlande (19)

Armes de l’infanterie (3) : mortiers

Mortier de 50mm RM-38/RM-39/RM-40/RM-41

RM-38 2

Mortier de 50mm RM-38

En septembre 1939 les seuls mortiers en service dans l’armée finlandaise étaient des mortiers de 81mm, les Breda modèle 1935 mais aussi le Kranaatinheitin m/33.

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Benelux (57) Belgique (18)

Armes de l’Infanterie (2) : fusils mitrailleurs, mitrailleuses et mortiers

Fusils mitrailleurs

Les mitrailleuses du premier conflit mondial étaient des armes d’une mortelle efficacité mais cette efficacité se payait avec un poids qui la rendait impropre à accompagner les troupes à l’assaut des tranchées ennemies. D’où l’idée d’inventer une sorte de mitrailleuse légère pouvant faire baisser la tête de l’ennemi.

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URSS (70) Armée de Terre (18)

Mortiers

mortiers Stokes

Mortier Stokes

Avant-propos

Au début du vingtième siècle les différentes armées imaginaient la guerre comme au siècle précédent, une série de batailles en terrain ouvert, des masses d’hommes qu’un général habile devrait faire manœuvrer pour vaincre l’ennemi.

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Japon (66) Armée de Terre (6)

Armes collectives de l’infanterie (3) : mortiers

Avant-Propos

Après trois mois de combats en terrain ouvert (août-novembre 1914), la première guerre mondiale renoua avec une forme de combat longtemps privilégiée par rapport aux batailles rangées à savoir la guerre de siège.

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Grande Bretagne (80) Armée de terre (5)

Mortiers

Avant-propos

La guerre fraiche et joyeuse qui commence en août 1914 devient rapidement une boucherie et la guerre de mouvement laisse la place à la guerre de position, une réminiscence de la guerre de siège des siècles précédents. Si pour le premier cas les armes à tir tendu font merveille, pour le second cas elles sont beaucoup moins efficaces.

Minenwerfer

Minenwerfer

Il fallait une arme à tir courbe si possible peu encombrante ce qui excluait l’obusier. C’est l’acte de naissance du mortier avec les mortiers de tranchée (Minenwerfer, crapouillot) et les mortiers, une arme qui est devenu la principale arme d’appui de l’infanterie.

Le premier mortier moderne est le Stokes de 81mm, un calibre quasi-universel, tous les mortiers médiants utilisant ce calibre, seule l’Allemagne (80mm), la Russie (82mm) et la Grande-Bretagne (3 pouces soit 76.2mm) utilisant des calibres différents.

En septembre 1939, l’armée britannique utilisait trois modèles de mortiers, un mortier léger de 51mm (2 Inch-Mortar), un mortier médian de 3 pouces (76.2mm) et un mortier lourd de 4.2 Inch (107mm).

Ces armes sont toujours en service en septembre 1948, équipant aux différents niveaux hierarchiques les divisions d’infanterie.

Ordnance ML (Muzz Loading) 2_inch Mortar Mk II

Ordnance SBML 2 Inch mortar

Ordnance SBML 2 Inch mortar

Ce mortier de 51mm qui est resté en service bien après la fin du second conflit mondial à pour origine une arme espagnole de la compagnie ECIA. Le choix de cette arme répondait au besoin d’un mortier à un bas niveau hiérarchique ce qui imposait une arme peu encombrante.

Ce mortier était destiné à l’échelon du platoon (peloton mais que l’on peut traduire plutôt par section) avec un arme qui dépend directement de l’état-major.

Outre la version de base pour l’infanterie, on mit au point une version lourde destinée à être mise en oeuvre depuis un véhicule et une version allégée destinée à l’origine aux troupes combattant en Inde mais qui fût également utilisée par les troupes aéroportées.

Ce mortier était toujours en service en septembre 1948 (après tout il n’avait été mis en service qu’en 1938) et il n’était pas prévu de le remplacer avant très longtemps.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 50.8mm Longueur du canon 0.66m Longueur de l’ame 0.50m Poids en action 4.100kg Poidsdu projectile (HE) : 1.020kg Equipe de pièce : deux hommes

Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II

Ordnance ML 3 Inch Mortar

Ordnance ML 3 Inch Mortar

Après le “Miracle de la Marne” et l’échec de la course à la mer, le front occidental se vige sur 700km de la mer du Nord à la frontière suisse.

Deux réseaux de tranchées se font face, des tranchées où le canon, arme du tir horizontal est très mal à l’aise. L’obusier pourrait être une arme adaptée par sa capacité à tirer des projectiles selon une trajectoire courbe mais il est particulièrement encombrant.

On réactive le vénérable mortier de tranchée de la guerre de Siège, un mode de combat qui semblait amené à disparaître. Côté allemand le Minerwerfer et côté français le Crapouillot.

Ces armes qui n’eurent guère de dépendance furent rapidement concurrencés par le mortier “moderne”, une arme composée d’un tube, d’une plaque et d’un bipied pour l’appui.

Le premier mortier au sens moderne est le mortier Stokes de 81mm, mortier utilisé par les britanniques comme par les français. Si ces derniers conservèrent ce calibre choisit uniquement par hasard (Stokes possédait des canalisations industrielles de 8.1cm de diamètre), les britanniques sélectionnèrent un calibre inférieur, le 76.2mm soit 3 pouces.

Après un Mk I quasi-identique au mortier Stokes, l’armée britannique mis en service le Mk II qui connu des problèmes de portée résolus seulement après la mise au point de nouvelles charges propulsives.

Ce mortier était mis en oeuvre au niveau du bataillon d’infanterie plus précisément au niveau de la compagnie d’appui avec un peloton de mortiers, huit mortiers ce qui permettait de confier deux armes à chaque compagnie.

Cette arme était toujours en service en septembre 1948.

Caracteristiques Techniques du Ordnance ML 3 Inch Mk II

Calibre : 76.2mm Longueur hors tout 1.29m Longueur du tube 1.19m Poids en ordre de combat 57.200kg Poids du projectile (HE) 4.540kg Pointage en site : +45° à +80° Pointage en azimut : 11° Portée maximale 2515m Equipe de pièce : 4 hommes

Ordnance SB (Smooth Bored âme lisse) 4.2 Inch Mortar

Ordnance ML 4.2 Inch Mortar

Ordnance ML 4.2 Inch Mortar

En 1940, la France informa la Grande-Bretagne sur le développement d’un mortier de 120mm par la firme Brandt. Ce mortier intéressa un temps la Grande-Bretagne mais elle ne donna pas suite du moins dans l’immédiat.

Au printemps 1942, les manoeuvres allemandes avaient montré l’efficacité des mortiers de 10.5cm qui pouvaient rapidement couvrir une manoeuvre grâce à une grande quantité de fumigènes.

Rapidement l’idée d’une arme comparable germa dans les cerveaux des officiels britanniques qui décidèrent d’utiliser le calibre de 106.7mm ou 4.2 Inch en mesures impériales.

Les premières armes sont mis en service en septembre 1943, équipant le bataillon d’appui de la division, plus précisément une compagnie de mortiers lourds à trois pelotons de six mortiers soit un total de dix-huit mortiers qui sont le plus souvent répartis auprès des neuf bataillons de la division.

Ces mortiers sont bien évidément toujours en service quand éclate le second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques du mortier de 106.7mm

Calibre : 4.2 Inch (106.7mm) Longueur du canon 1.73m Longueur du tube 1.56m Poids en action 599kg Poids du projectile 9.070kg Pointage en site +45° à +80° Pointage en azimut 10° Portée maximale 3749m

Fusils et Canons Antichars

Avant-Propos

L’arrivée des chars britanniques sur le champ de bataille obligea les allemands _passer le premier moment de panique_ à trouver des parades. Outre l’élargissement des tranchées et l’arrivée à proximité des premières lignes des pièces d’artillerie de campagne, les allemands mirent au point un fusil antichar, le Mauser Gewher T de 13mm.

Mauser T-Gewehr ultérieurement remis en service sous le nom de MAS 1940AC (AntiChar)

Mauser T-Gewehr 

Ce fusil inspira tous les pays qui s’équipèrent de ce type d’arme d’un calibre compris entre 7.92 et 20mm, des armes lourdes et encombrantes aux performances limitées qui se heurtèrent à l’augmentation de l’épaisseur du blindage, les fusils antichars ne pouvant désormais que s’attaquer aux blindés légers.

Durant la Pax Armada, on mis au point le Projector Infantry AntiTank (PIAT) mais ce ne fût pas une réussite.

Faute d’arme antichar individuelle efficace, le fantassin ne pouvait compter que sur la présence de chars amis ou de canons antichars.

En septembre 1939, le principal canon antichar britannique est le 2 pounder (40mm) utilisé comme canon de char, une arme complexe à utiliser et aux performances limitées au point que la British Army reçut des canons de 25mm Hotchkiss.

Fort heureusement pour les fantassins britanniques, il n’y eu pas d’affrontements contre des chars allemands, on ne sut jamais si le Two Pounder était un bon ou un mauvais canon.

Ce canon est progressivement remplacé par un canon de six pouces (57mm) aux performances comparables au 47mm français et au 50mm allemands. Des 2 pounders sont toujours en service mais plus en Europe.

Si le canon de 6 pouces était intégré aux unités d’infanterie, les canons de 17 pouces équipèrent les régiments antichars indépendants en attendant de commencer à rééquiper partiellement les régiments antichars divisionnaires, ces derniers devant disposer d’un équipement mixte.

Fusil antichar Boys (Rifle, Anti-Tank .55 in Boys)

Fusil antichar Boys

Fusil antichar Boys

Pour lutter contre les chars, les fantassins pouvaient s’appuyer sur des canons antichars mais ceux-ci étaient parfois lourds et encombrants. Une arme individuelle était nécessaire pour permettre à l’infanterie de se défendre contre les chars en l’absence de chars amis ou de canons antichars.

Le dévellopement de ce fusil est confié au capitaine Boys du British Small Arms Committee qui décédant quelques jours avant l’adoption officielle donnant son nom au fusil connu initialement sous le nom de Stanchion (étançon), adoption survenue le 24 novembre 1937.

Cette arme ne se révéléra guère être une réussite en raison d’un très fort recul qui provoquait souvent des blessures pour les tireurs. De plus l’entretien était compliqué par de nombreuses pièces.

Cette arme fût largement exportée en France (750 exemplaires), en Finlance où elle fût utilisée dans la guerre d’Hiver, en Australie, au Canada, en République de Chine, en Irlande et en Nouvelle-Zélande.

Paradoxalement cette arme était encore en service à l’étranger mais en Grande-Bretagne, il avait été remplacé au niveau du peloton de combat par des projecteurs antichars PIAT.

Caractéristiques Techniques du fusil antichar Boys

Calibre : 13.9x99mm Poids (non chargé) 16.33kg Longueur total 1613mm Longueur du canon 914mm Cadence de tir : 10 coups/minute Chargeur de cinq cartouches Portée : 91m Pénétration 16-19mm

Projector Infantry Anti-Tank (PIAT)

Projector Infantry Anti-Tank utilisé par des fantassins canadiens

Projector Infantry Anti-Tank utilisé par des fantassins canadiens

Suite à l’échec du fusil antichar Boys, on chercha une nouvelle arme antichar individuelle. Après avoir envisagé une grenade à fusil, on préféra inventer un projecteur, un système muni d’un puissant ressort lançant une bombe de 1.1kg d’où le nom attribué à l’arme Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) en français Projecteur Antichar d’infanterie.

Cette arme se révéla plus efficace que le Boys mais n’étais pas sans défaut avec une portée réduite (110m) et un ressort qui devait parfois être réarmé manuellement ce qui nécessitait beaucoup de force. Néanmoins l’absence de fumée rendait le tireur plus discret.

Les premiers PIAT sont mis en service courant 1943 mais un temps la production est suspendue suite à plusieurs incidents au moment du lancement. Les problèmes sont résolus au printemps 1944 et la distribution peut se poursuivre pour remplacer le fusil antichar Boys.

Intégrée au niveau du platoon (équivalent de la section), cette arme était servie par deux hommes, un tireur et un pourvoyeur. Chaque platoon disposait de trois équipes ce qui offrait un duo antichar à chaque section (équivalent du groupe).

Cette arme à été exportée en Australie, au Canada, en Grèce, en Inde, en Nouvelle-Zélande et en Yougoslavie.

Après la production d’un PIAT MK I, un Mk II amélioré (ressort plus facile à réarmer, projectiles plus aérodynamiques ce qui permet d’augmenter la portée) est produit à partir de mars 1947.

Cette arme ne connaitra pas de descendance, la Grande Bretagne et la France mettant au point une arme appelée à un grand avenir : le lance-roquettes portatif.

Caractéristiques Techniques du PIAT Mk I

Calibre : 89mm Poids du lanceur 14.52kg Poids du projectile 1.13kg Longueur : 991mm Portée maximale : 300m Portée pratique : 110m Cadence de tir : deux coups/minute

Ordnance QF (Quick Fire) 2 Pounder

Canon antichar QF 2 Pounder (40mm)

Canon antichar QF 2 Pounder (40mm)

C’est en octobre 1935 que l’armée britannique lance un “appel d’offres” pour un canon antichar léger. Pour des raisons d’économie et de communauté logistique, il est décidé que ce canon pouvait également servir de canon de char à l’instar du 37mm allemand.

Deux entreprises dévellopèrent des projets, Vickers avec l’Ordnance QF 2 Pounder Mk IX on carriage Mark I et le Woolwitch Arsenal avec l’Ordnance QF 2 Pounder Mk IX on carriage Mark II.

Les canons commencèrent à entrer en service en 1938 mais ce n’est qu’en 1939 que le canon atteignit sa configuration définitive avec l’affût Mk III.

Il va équiper les régiments antichars des divisions d’infanterie avec quatre batteries de douze pièces et les régiments mixtes antiaériens et antichars des divisions blindées avec deux batteries de douze pièces.

Tout comme le 25mm français et le 37mm allemand, le canon de 2 livres à été vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur du blindage.

Ce déclassement à été prévu et dès avril 1938 avait été lancé le dévellopement de son successeur, le Ordnance QF 6 Pounder, un canon de 57mm aux performances comparables au 47mm français et au 50mm allemand.

Les unités de Métropole commencèrent à reléguer leurs canons de 2 livres aux dépôts à partir de l’automne 1942. Au Moyen-Orient et en Extrême-Orient, ce canon resta en service jusqu’en 1947 quand des Six Pounder furent mis en service même si quelques Two Pounder étaient encore disponibles en septembre 1948.

Ce canon à été exporté en Belgique, en Espagne, en Irlande, en Finlande, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Ordnance QF 2 Pounder

Calibre : 40mm Longueur de la pièce : 2.0815m Longueur du tube : 1.6723m Poids 814kg Poids de la munition : 1.080kg Portée pratique maximale 548m Cadence de tir : 22 coups/minute Pointage en direction : 360° Pointage en hauteur : -13° à +15° Equipe de pièce : 5 hommes

Ordnance QF 6 Pounder

Canon antichar QF 6 Pounder (57mm)

Canon antichar QF 6 Pounder (57mm)

Si aujourd’hui le blindage des chars de combat s’est stabilisé _l’épaisseur est toujours importante mais l’utilisation de matériaux composites à stoppé une croissance rapide_, à l’époque, il continuait à augmenter régulièrement, imposant des pièces antichars toujours plus puissantes et toujours plus lourdes.

L’armée britannique n’échappe pas à la règle et dès le mois d’avril 1938 alors que le canon de 2 livres n’à pas encore été officiellement adopté, elle lance le dévellopement d’un canon antichar plus puissant.

C’est l’acte de naissance du Ordnance QF 6 Pounder, un canon de 57mm aux performances de la classe du 47mm français, du 45mm soviétique et du 50mm allemand.

Comme son prédecesseur, ce canon était destiné à servir de canon de char mais également de pièce antichar. Si les Mk II et IV étaient les modèles antichars, le Mk I était destiné à l’entrainement alors que les Mk III et V servent à bord des chars légers et moyens.

Les premières pièces sont livrées à l’automne 1942 et les divisions métropolitaines sont toutes rééquipées fin 1944/début 1945.

Ce canon va servir au sein des régiments antichars divisionnaires (Division d’infanterie et Division Blindées) mais également au sein des régiments indépendants, cinq Anti-Tank Regiment, les premiers régiments combinant canons de 6 pouces et canons de 17 livres alors que les seconds ne disposent que de canons de 17 livres.

Si le canon est essentiellement utilisé comme pièce tractée, des essais de canon antichar automoteur sur camion sont menés.

Quand le second conflit mondial éclate, la pièce est néanmoins en voie de déclassement face aux nouveaux chars lourds allemands en service et/ou en dévellopement.

Ce canon à également été exporté aux Etats-Unis (fabriqué sous licence sous le nom de M-1), en Australie, au Canada, au Brésil et en Argentine.

Caracteristiques Techniques du Ordnance QF 6 Pounder

Calibre : 57mm Longueur de la pièce : 2.565m Longueur du tube : 2.392m Poids total : 1112kg Poids du projectile 2.850kg Perforation : 68.6mm de blindage à 915m Pointage en direction : 90° Pointage en hauteur : -5° à +15° Equipe de pièce : 7 hommes

Ordnance QF 17 Pounder

Ordnance QF 17 Pounder 3

Si le canon de 57mm était parfaitement adapté à la destruction des Panzer III et IV, les britanniques anticipèrent sur la mise en service de nouveaux blindés mieux armés, plus rapides et mieux protégés.

Le dévellopement d’un nouveau canon antichar (et accessoirement d’un futur canon de char) commença à l’automne 1942. Le calibre choisit fût celui de 17 livres (76.2mm) de préférence au 20 livres (84mm) ou au 25 livres (88mm), deux calibres un temps envisagé mais finalement abandonnés.

Les premiers prototypes sont disponibles début 1944 après un dévellopement plus long que prévu suite à des explosions au cours des essais et d’un affût _dérivé du 25 livres_ perfectible.

Adopté officiellement en septembre 1945, les premières pièces sont disponibles au sein des unités à la fin de l’année, à temps pour éventuellement affronter les chars allemands Panther et Tiger, chars respectivement armés d’un canon de 75mm et de 88mm.

Il va d’abord équiper les cinq régiments antichars indépendants avec quatre batteries de six pièces soit un total de 120 canons antichars de 17 livres.

Il va ensuite rééquiper les régiments antichars des divisions d’infanterie et des divisions blindées mais en complément du canon de 6 livres jugé encore efficient contre la majorité des chars allemands.

Quand le conflit éclate, le canon n’à pas encore été exporté mais ce n’est qu’une question de temps, le Canada ayant décidé de mettre sur pied sur son territoire une chaine de montage pour ce canon.

A noter que des obus explosifs ont également été dévellopés permettant à ce canon de servir de pièce d’artillerie de campagne ou de pouvoir détruire des fortifications de campagne par un tir direct contre les embrasures. Des obus éclairants, fumigènes, incendiaires et à shrapnels seront ultérieurement mis en service.

Caracteristiques Techniques du Ordnance QF 17 Pounder

Calibre : 76.2mm Longueur de la pièce : 4.4425m Longueur du tube : 3.562m Poids en batterie 2923kg Poids du projectile : 7.650kg Perforation : 130mm à 915m Pointage en direction : 60° Pointage en hauteur : -6° à +16.5°