Etats Unis (82) Aéronavale (9)

Les avions de l’Aéronavale américaine (5) : avions basés à terre

Avant-Propos

Opérer au dessus de l’océan avec des avions à la fiabilité incertaine ou limitée pouvant s’avérer dangereux, les différentes aéronavales privilégièrent pendant longtemps l’hydravion qui pouvait amerrir en cas de problèmes.

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Etats Unis (80) Aéronavale (7)

Les avions embarqués de l’aéronavale américaine (3) : avion-torpilleurs

Avant-propos

Inventée dans la seconde moitié du 19ème siècle, la torpille automobile est d’abord employée à bord du torpilleur, un petit navire rapide et véloce qui bouscula le combat en mer à défaut de totalement le bouleverser.

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Etats Unis (79) Aéronavale (6)

Les avions de l’Aéronavale américaine (2) : bombardiers en piqué

Avant-propos

La Grande-Bretagne, pays ayant créé le porte-avions et qui faillit perdre cette précieuse compétence au milieu des années soixante-dix mis au point le premier avion spécialement conçu pour être embarqué, le Sopwith Cuckoo et ce en dépit d’une envergure que nous qualifierons pudiquement d’imposante.

Sopwith Cuckoo 4.jpg

Sopwith Cuckoo

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Etats Unis (58) sous-marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-Propos

USS Holland (SS-1) 12

Le USS Holland (SS-1)

Quand éclate la guerre de Sécession en avril 1861, l’affrontement entre le Nord et le Sud ressemble au duel entre David et Goliath. Le Sud ne possède guère d’industrie et doit sa survie à l’exportation de l’or blanc (le coton) et à l’importation d’armes et de munitions.

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Etats Unis (41) destroyers (1)

DESTROYERS

Avant-propos

USS Bainbridge (DD-1)

Le USS Bainbridge (DD-1) premier destroyer de l’US Navy

L’apparition de la torpille automobile dans le dernier tiers du 19ème siècle permis au moins sur le papier la réalisation dans le domaine militaire de la prophétie du berger David abattant d’une pierre lancée habilement de sa fronde le géant Goliath.

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Allemagne(26) Navires légers (4)

VEDETTES LANCE-TORPILLES

S-Boote en mer

S-Boote en mer

En guise d’introduction…….

L’apparition de la torpille automobile au 19ème siècle bouleversa les tactiques du combat naval puisqu’elle permis d’envisager l’impensable : la victoire du faible sur le fort.

Les premiers torpilleurs (torpedo boat) étaient de petites unités, armés d’une torpille ou deux avec un armement composé de canons légers (par exemple 65 et 47mm pour les torpilleurs français) qui pouvaient en théorie couler des navires bien plus gros que lui.

On assista alors à une floraison de torpilleurs et à l’arrivée d’un prédateur, le destroyer (officiellement Torpedo Boat Destroyer) qui devaient neutraliser les torpilleurs et in fine protéger les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Comme souvent, quand apparaît un système d’armes, les premiers exemplaires sont de taille réduite, de taille chétive. Ils sont suivis de systèmes plus gros et plus puissants liés à la fois à la nécessité d’accompagner les grandes unités en haute mer et à l’utilisation de machines à vapeur encombrantes.

Le moustique devint mamouth et il fallut attendre l’apparition du moteur diesel et des coques planantes pour renouer avec les manes des premiers torpilleurs devenus des vedettes lance-torpilles.

Les plus célèbres du premier conflit mondial furent sans conteste les MAS italiennes qui s’illustrèrent le 9 juin 1918 en coulant le cuirassé austro-hongrois Sven Istvan, réalisant le rêve de la Jeune Ecole.

L’Allemagne de son côté ne resta pas inactive et s’équipa également de vedettes lance-torpilles déployées notamment à Zeebruge en Belgique pour disputer aux anglais et aux français le contrôle du détroit du Pas de Calais.

Le traité de Versailles limita drastiquement la capacité de l’Allemagne à s’équiper de navires modernes mais les règles sont faites pour être contournées.

Les limites imposées étaient à la fois qualitatives et quantitatives. Pour les contourner, on joua sur les tonnages et sur le camouflage. Sous couvert de club sportif, des navires légers très rapides sont construits ou achetés, testés intensivement, aboutissant à un portrait robot de la vedettte lance-torpilles moderne :

-coque immergée

-construction en bois sur une squelette en alliage léger

-des torpilles et un armement léger

-un moteur diesel marin

En 1925, deux petites vedettes anciennes (un modèle Lürssen et un modèle Oertz) sont achetées suivies l’année suivante d’autres vedettes rapides qui seront utilisées en mer Baltique.

Ces tests intensifs aboutissent à des constructions neuves. Le budget 1931-32 finance ainsi la construction de quatre vedettes lance-torpilles neuves (S.2 à S.5) ainsi que de quatre R-Boote (R.5 à R.8), des navires censés être des dragueurs côtiers mais qui au final seront utilisés comme des navires d’appui aux vedettes lance-torpilles.

Quatre vedettes (S.6 à S.9) et huit R-Boote (R.9 à R.16) sont financés au budget 1932-33 suivies au budget suivant (1933-34) par quatre vedettes lance-torpilles (S.10 à S.13) et huit R-Boote (R.17 à R.24). Huit R-Boote (R.25 à R.32) sont financées au budget 1936-37 tandis que le budget 1937-38 finance la construction de huit vedettes lance-torpilles (S.18 à S.25) et de huit R-Boote (R.33 à R.40).

La tranche 1938-39 finance la construction de quatre vedettes lance-torpilles (S.26 à S.29) et de huit R-Boote (R.41 à R.48) portant le total de navires financés/construits avant guerre à soixante-huit navires (vingt-quatre S-Boote et quarante-quatre R-Boote).

Les S-Boote construits avant guerre étaient construits avec une structure en acier et une coque en bois, une coque à bouchains ronds qui les rendent moins rapides que les vedettes britanniques et françaises mais plus stables à la mer.

Le design évolua peu à peu, tiré de l’utilisation de ces vedettes durant la guerre d’Espagne (certaines vedettes furent d’ailleurs cédées aux nationalistes espagnols) et de la guerre civile qui vit certaines vedettes ralliées les différentes factions se disputant le pouvoir.

Résultat quand l’Allemagne entre en guerre, ce sont pas moins de soixante-quatre vedettes et de quarante-huit R-Boot qui sont en service, des navires modernes, puissants et bien armés, adaptés à une tactique de guerilla navale.

La géographie dictant ses lois, l’Allemagne imagine mener davantage cette guerre en Baltique contre la Flotte Rouge que contre les flottes françaises et britanniques. En effet, les vedettes stationnées en Norvège (après la conquête) et sur les côtes baignées par la mer du Nord ne devraient affronter que des navires plus gros menant un blocus par exemple comme des cuirassés, des croiseurs ou des destroyers/contre-torpilleurs.

Il est néanmoins prévu que la conquête des Pays-Bas et de la Belgique entraine le déploiement dans ces pays de vedettes lance-torpilles qui auraient à se battre contre leurs homologues britanniques et français.

Allemagne (24) Navires légers (2)

Dragueurs de mines type M-Boote

Dragueur de mines (M-Boote) type 1935

Dragueur de mines (M-Boote) type 1935

Avant-Propos

-La mine et la torpille partage une ascendance commune mais une même efficacité surtout la mine qui avec un coût modique pouvait provoquer des dégâts considérables.

-Pour la lutte contre les mines, on utilisa rapidement des navires spécialisés ou on dotait des navires de guerre dont ce n’était pas la mission première d’équipements pour neutraliser les mines à orin, les mines à influence magnétique et acoustiques n’existant pas encore.

-Pour la lutte contre les mines, l’Allemagne s’équipa de navires bons à tout faire comme les Geleitboote et les R-Boote mais surtout de dragueurs de mines lourdement armés, les M-Boote, leur armement leur permettant de mener des missions de patrouille et d’escorte.

-Vingt-sept navires sont en service en septembre 1939, douze d’entre-eux étant un héritage du traité de Versailles. Neuf ans plus tard, soixante navires sont en service (vingt-quatre type 1935, vingt type 1940, douze type 1943) auxquels s’ajoutent huit autres navires en construction. Les navires plus anciens ont été démolis.

Les différentes classes

-Durant le premier conflit mondial, pas moins de 145 dragueurs de mines sont construits mais seulement 113 sont armés avant l’Armistice, ces navires se répartissant entre vingt-six unités type 1914 de 425 tonnes lancées en 1915, trente type 1915 de 480 tonnes lancés en 1916 et le reliquat appartenant au type 1916 soit quatre-vingt neuf navires.

-Douze navires encore en service en septembre 1939 mais ils sont désarmés entre septembre 1941 et juin 1942 et promptement démolis en raison d’un état matériel déplorable.

-Ces navires déplacent 500 tonnes, mesurent 59.3m de long, peuvent filer à 16 noeuds avec un armement composé de deux canons de 105mm en affûts simples.

-Ce n’est que dans les années trente, que la flotte de dragueurs de mines de la marine allemande est renouvellée avec les M-Boote type 1935.

-Vingt navires immatriculés M.1 à M.24 sont construits, la moitié seulement étant en service quand la guerre de Pologne éclate ( M.1 M.2 M.3 M.4 M.5 M.6 M.7 M.8 M.9 M.10 M.11 et M.12)
-Les douze dernières unités sont mises en service à la fin de la guerre de Pologne (M.13, M.14 et M.20), en 1940 (M.15, M.16, M.17,M.18,M.19, M.21,M.22 et M.23) et en 1941 pour le M.24, cette date d’admission tardive s’expliquant par des problèmes de propulsion.

-Navires de 693 tonnes (888 à pleine charge), mesurant 68.4m de long sur 8.5m de large avec un tirant d’eau de 2.65m
-Vitesse maximale de 18 nœuds

-Armement composé de deux canons de 105mm, d’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm. Il peut embarquer 30 mines et dispose de deux grenadeurs avec douze charges de profondeur.

-Aux M.35 succèdent les M-Boote type 1940 ou M.40. Ils sont quasiment identiques à leurs prédecesseurs. Vingt-quatre navires immatriculés M.25 à M.48 sont commandés.
Ces navires sont mis en service en 1940 (M.25, M.26,M.27,M.28 et M.29), en 1941 (M.30, M.31,M.32,M.33 et M.34), en 1942 (M.35, M.36,M.37,M.38 et M.39), en 1943 (M.40, M.41,M.42,M.43 et M.44) et en 1944 pour les derniers (M.45, M.46, M.47 et M.48).
-Plusieurs navires sont perdus : le M.25 suite à un incendie accidentel le 4 mars 1943,le M.28 coupé en deux par un cargo américain en mer du Nord le 4 septembre 1945, le M.47 dans des circonstances troubles le 3 janvier 1945 et le M.38 qui sauta au large de Rügen sur une mine héritée du premier conflit mondial.
-Navires de 700 tonnes (897 tonnes à pleine charge), mesurant 68.4m de long sur 8.5m de large pour un tirant d’eau de 2.65m.
-Vitesse maximale 17 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de 105mm en affûts simples (un avant et un arrière), des canons de 20 et de 37mm, jusqu’à 30 mines et pour l’escorte, deux grenadeurs de sillage avec douze charges de profondeur.
-Si les M.35 et M.40 ont permis le renouvellement de la flotte de guerre des mines ainsi que de l’augmenter, la Kriegsmarine ne s’arrête pas là en décidant de construire de nouveaux dragueurs de mines.
-Alors que la guerre s’annonce, il faut envisager le pire scénario pour l’Allemagne à savoir une guerre longue qui nécessite de simplifier les constructions pour privilégier la quantité sur la qualité même si il y aura toujours outre-Rhin la tentation de considérer qu’un modèle parfait pouvait triompher aisément de plusieurs exemplaires d’un modèle moins perfectionné.
-Coque en bois, superstructures minimales, un armement réduit avec un seul et unique canon de 105mm, de la DCA légère et aucune arme anti-sous-marine.
-Vingt navires commandés mais seulement douze sont en service depuis 1946 ou 1947, les huit autres étant encore en construction.
-Navires de 700 tonnes (850 tonnes à pleine charge), mesurant 67m de long sur 8.3m de large et un tirant d’eau de 2.50m.
-Vitesse maximale de 18.5 nœuds
-Armement composé d’un canon de 105mm en affût simple sous masque à l’avant et une DCA légère composée de quatre canons de 37mm et de neuf canons de 20mm.