Dominions (44) Afrique du Sud (9)

UNITED DEFENCE FORCE (UDF) (ARMEE DE TERRE)

Une histoire militaire de l’Afrique du Sud

Toute une série de conflits

Dans cette partie je vais tracer à très grands traits l’histoire militaire de l’Afrique du Sud qui commence avec l’arrivée des européens. Les contacts initiaux sont houleux et hostiles entre natifs et européens à savoir portugais et hollandais en attendant les anglais qui comme tous les pays ont compris le caractère stratégique du site implanté au pied de la montagne de la table.

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24-Armée de l’air (35)

O-Forces combattantes : l’infanterie de l’air les fusiliers de l’air et le génie de l’air

Préambule

Outre les avions, l’armée de l’air dispose de troupes combattant au sol dans des phases offensives et défensives.

Fantassins de l'air sur les Champs Elysées pour le défié du 14 juillet 1937

Fantassins de l’air sur les Champs Elysées pour le défié du 14 juillet 1937

Les deux Groupes d’Infanterie de l’Air sont les premiers parachutistes français et sont chargés de raids, de descentes comme on disait du temps de la marine à voile. Des plans sont dressés pour saisir des objectifs stratégiques en soutien des forces cuirassées et mécaniques.

Les fusiliers de l’air créé en mars 1944 sont intégrés aux groupes de chasse, de bombardement, de reconnaissance, d’observation et de transport à raison d’une section. Montés sur des véhicules légers tout-terrains, ils sont armés de fusils, de pistolets mitrailleurs, de fusils-mitrailleurs et de mortiers pour assurer la défense des terrains contre un raid ennemi mené aussi bien par des parachutistes que par des unités motorisées.

Quand au génie de l’air, une section est intégrée dans chaque groupe de chasse, de bombardement, de reconnaissance, d’observation et de transport pour assurer l’aménagement des terrains et surtout les réparations après un raid pour permettre à la plate-forme de redevenir opérationnelle le plus vite possible.

L’Infanterie de l’Air

Le 602ème GIA à Montelimar en 1939

Le 602ème GIA à Montelimar en 1939

En 1931, les soviétiques sont les pionniers de l’utilisation militaire des parachutistes et quatre ans plus tard, le 12 septembre 1935, la France créé le Centre d’Instruction Parachutiste implanté sur la base aérienne d’Avignon-Pujaut placé sous le commandement du capitaine Greille qui revenait d’un stage parachutiste et moniteur en URSS.

Il faut cependant attendre le 1er avril 1937 pour que soient créés officiellement les Troupes Aéroportées ou TAP et six mois plus tard, le 1er octobre 1937, deux groupes d’infanterie de l’air, le 601ème et le 602ème GIA, le premier étant stationné à Reims et le second à Baraki à 15km d’Alger.

Chaque G.I.A comprend un état-major, une escadrille de transport de troupes avec des avions destinés à la mise en oeuvre des fantassins de l’air et une compagnie d’infanterie de l’air (207 hommes) organisée en un groupe de commandement, une section d’engins (un groupe de mitrailleuses et un groupe de canons de 37mm) et trois sections de voltigeurs.

En février 1939, le 601ème GIA fait mouvement sur Baraki pour retrouver son homologue et former un Groupement d’Infanterie de l’Air, le CIP de Pujaut était dissous en mai 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le GIA n°601 rallie Avignon-Pujaut et le GIA n°602 Montelimar et se tiennent prêt à sauter sur un objectif comme Walcheren aux Pays Bas dans le cadre de la manoeuvre Dyle-Breda mais cette manoeuvre n’ayant pas été exécuté, les fantassins de l’air sont restés l’arme au pied.

Suite à la démobilisation de l’été 1940, les deux Groupes d’Infanterie de l’Air retrouvent leurs bases d’origine et sont réorganisés au printemps 1942.

Tout en conservant leurs avions de transport, ils reçoivent une deuxième compagnie d’infanterie de l’air, les deux compagnies étant réorganisées avec un groupe de commandement, une section d’engins avec mitrailleuses et mortiers et trois sections de voltigeurs qui reçoivent des fusils antichars MAS modèle 1940AC (des Mauser T-Gewehr transformés) puis des Boys britanniques.

Mauser T-Gewehr ultérieurement remis en service sous le nom de MAS 1940AC (AntiChar)

Mauser T-Gewehr ultérieurement remis en service sous le nom de MAS 1940AC (AntiChar)

Jusqu’au déclenchement du second conflit mondial, les deux G.I.A participent à toutes les manoeuvres de l’armée pour peaufiner leur modus operandi tactique à savoir le parachutage non pas de tout le GIA sur un objectif mais de petits groupes de combat derrière les lignes ennemies pour mener des raids sur des objectifs stratégiques et mener des actions de sabotage.

A la mobilisation d’août 1948, le G.I.A n°601 rallie la base aéronavale de Calais-Marck soutenus par des Douglas Transporteur de la 1ère ETM pour un saut éventuel sur les bouches de l’Escaut ou l’embouchure du Rhin dans le cadre de la manoeuvre Dyle-Breda.

Quand au G.I.A n°602, il rallie la base aérienne de Tunis pour mener une opération aéroportée contre la Libye italienne à moins que l’île de Lampedusa puisse être l’occasion d’un raid de ce qu’on appelle par encore les commandos.

Contrairement à 1939, le Centre d’Instruction Parachutiste (C.I.P) d’Avignon-Pujaut reste ouvert pour former de nouveaux parachutistes, l’armée de l’air ayant obtenu de pouvoir former deux nouveaux G.I.A d’un nouveau type.

Le 603ème G.I.A dont la base définitive doit être Reims (pour pouvoir opérer en Rhénanie) est organisé en une section de commandement, une compagnie d’engins (section de mitrailleuses de 7.5mm, section de mortiers de 81mm et section antichar équipée de canons de 25mm) et deux compagnies de combat.

Le 604ème GIA dont la base définitive doit être Calvi en Corse pour pouvoir opérer contre des objectifs italiens est organisé comme le 603ème G.I.A.

Ces deux Groupes d’Infanterie de l’Air ne seront néanmoins pas opérationnels avant la fin de l’année 1948.

Les fusiliers de l’air

Pour assurer la protection terrestres des échelons roulants et plus généralement des aérodromes, décision est prise en juin 1944 de créer au nouveau du groupe, une section de protection de fusiliers de l’air (SPFA) simplifiée en section de fusiliers de l’air (SFA).

Cette section de 24 hommes transportée dans trois véhicules légers tout terrain Laffly disposent de fusils MAS 36, de pistolets mitrailleurs MAT-42, de deux fusils mitrailleurs MAC modèle 1924-29 ou SE MA 38 et de deux mortiers de 60mm.

Pistolet mitrailleur MAT 42

Pistolet mitrailleur MAT modèle 1942 dit MAT-42

Cette section assure la protection du périmètre ou des gardes fixes en liaison avec des unités de l’armée de terre et la gendarmerie.

Le génie de l’air

Pour faciliter les travaux d’infrastructure et réparer facilement et rapidement les dégâts des bombardements ennemis, chaque groupe de chasse, de bombardement et de reconnaissance dispose d’une section de génie de l’air d’une trentaine d’hommes équipés de véhicules légers et d’outils mécaniques pour remettre sommairement en état une piste et permettre aux opérations aériens de se poursuivre le plus normalement possible.

22-Armée de terre : armement et matériel (91) ordre de bataille (25)

Dispositif d’Armées du Sud-Ouest

Préambule

A la mobilisation de septembre 1939, un Détachement d’Armées des Pyrenées est mis sur pied sous la direction du général Moynard pour couvrir la frontière franco-espagnole. Allié d’Hitler et de Mussolini, on craint de la part de Franco l’ouverture d’un troisième front dans le sud du pays ce qui serait une vrai catastrophe.
Dès le mois d’août, l’alerte est déclenchée dans les 16ème, 17ème et 18ème régions militaires, la surveillance de la frontière étant à la charge de la gendarmerie (brigades départementales et des éléments de la garde républicaine) en attendant le déploiement d’unités de combat comme le 52ème bataillon de mitrailleurs indochinois dans les Pyrénées-Orientales et le 42ème bataillon de mitrailleurs malgaches dans le Pays Basque.

Le Détachement d’Armées des Pyrénées (DAP) est officiellement mis sur pied le 26 août 1939 sous le commandement du général Moynard qui dispose pour cela de dix bataillons de chasseurs pyrénéens, de huit bataillons d’infanterie, deux compagnies régionales du train et trois compagnies d’autocars sans oublier la mobilisation des 16ème et 17ème bataillons de douaniers.

Ces unités doivent mener la couverture de la frontière avec en réserve, deux divisions d’infanterie, la 31ème DIAlp et la 67ème DI, quatre groupes de 75mm et cinq groupes de 155mm.

A la mobilisation générale, le DAP doit recevoir encore le renfort de trois divisions, les 32ème, 35ème et 36ème DI, les deux bataillons de mitrailleurs devenant des demi-brigades. La détente des relations franco-espagnoles permet à toutes ces unités de rallier la frontière nord-est et les Alpes, le Détachement d’Armées des Pyrénées est dissous le 24 octobre 1939.

Jusqu’au printemps 1944, peu de troupes sont stationnés dans les Pyrénées mise à part la 36ème DI au Pays Basque et la 31ème DIAlp de Montpelier.

A partir de mars 1944, l’agitation communiste, anarchiste et socialiste reprend en Espagne, donnant du fil à retordre au régime franquiste qui pensait avec une répression féroce avoir maté les ferments qui permettrait un retour de l’ancien régime républicain.

Des maquis voient le jour notamment dans le Val d’Aran et dans le nord de Catalogne, à proximité immédiate de la frontière française. Comme souvent dans ce genre de situation, les irréguliers frappent en Espagne et leur forfait accomplit se replie en France à l’abri des foudres franquistes, bénéficiant de la complicité de nombreux immigrés espagnols installés dans le Sud-Ouest.

Excédé, Franco menace de s’octroyer un droit de poursuite en France, en clair d’ignorer la frontière française et de laisser la Guardia Civil voir l’armée traquer les guerilleros jusqu’en France.

Pour éviter une situation de ce type, six bataillons de chasseurs pyrénéens sont réactivés répartis en trois demi-brigades de chasseurs pyrénéens, une DBCPyr pour le secteur de l’Adour, une pour le secteur de Geronne et un autre pour le secteur Roussillon (qui remplace le secteur «Aude» de l’ancien Détachement d’Armées des Pyrénées).

La 1ère DBCPyr regroupe les 1er et 2ème BCPyr, la 2ème DBCPyr regroupe les 3ème et 4ème BCPyr et la 3ème DBCPyr regroupe les 5ème et 6ème BCPyr, la première étant affecté au secteur Adour, la troisième au secteur de Geronne et la troisième pour le secteur Roussillon, le tout sous l’autorité du général commandant le Détachement d’Armées du Sud-Ouest.

Outre la 31ème Division d’Infanterie Alpine (31ème DIAlp), la 2ème Division Tchècoslovaque est déployée dans le pays Basque après sa formation au printemps 1945.

A la mobilisation, le nombre de bataillons de chasseurs pyrénéens est porté à neuf plus un bataillon d’instruction (pouvant être utilisé comme bataillon de combat en cas de besoin), trois bataillons de mitrailleurs sont également déployés sur la frontière pour tenir les cols sans oublier des unités d’artillerie, du génie, du train, des transmissions et de l’intendance.

Organisation du Détachement d’Armées du Sud-Ouest

-Etat-major installé à Pau

-Les gouverneurs militaires des 6ème, 7ème et 8ème régions militaires sont chargés de gérer les infrastructures, de l’entrainement des recrues et de tout ce qui concerne la logistique.

-Chacun des trois secteurs (Adour, Geronne et Roussillon) correspond à un Corps d’Armée qui recevront un numéro en cas d’engagement contre l’Espagne. Le Secteur Adour deviendra le 40ème CA, le Secteur Geronne le 41ème CA et le Secteur Roussillon le 42ème CA.

-Secteur Opérationnel de l’Adour

-Etat-major à Bayonne

-2ème Division d’Infanterie Tchècoslovaque à trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème RIT), deux régiments d’artillerie (3ème régiment d’artillerie tchèque et 4ème régiment d’artillerie tchèque, le premier étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 2ème Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 2ème Bataillon de défense antiaérienne tchèque, du 96ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

-1ère Demi-Brigade de Chasseurs Pyrénéens (1ère DBCPyr) avec les 1er, 2ème et 7ème BCPyr

Ces BCPyr nouvelle génération dispose d’un état-major, d’une section de commandement, d’une compagnie hors-rang, de trois compagnies de fusiliers voltigeurs, d’une compagnie d’accompagnement (canons de 25mm, mitrailleuses et mortiers) et nouveauté d’une section d’éclaireurs skieurs.

-7ème régiment de mitrailleurs organisé en un état-major, une compagnie de commandement et trois bataillons de mitrailleurs.

Les deux premiers sont organisés en un état-major, une section de commandement, une compagnie hors-rang, trois compagnies de mitrailleurs et une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs alors que le troisième bataillon est organisé en un état-major, une section de commandement, une compagnie hors-rang, trois compagnies de mitrailleur, une compagnie d’engins (9 canons de 25mm et 6 mortiers de 81mm) et une compagnie de fusiliers voltigeurs à quatre section.

-Le 36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire est transféré dans les Pyrénées, déployant un groupe de 75mm dans chaque secteur.

-Le génie déploie un bataillon de génie de montagne, le 1er dans ce secteur.

-On trouve également des unités de transmission, d’intendance et du train.

-La cavalerie ne déploie pas d’unités dans ce secteur montagnard.

-Secteur Opérationnel de Geronne

-Etat-major à Tarbes

-2ème DBCPyr regroupe les 3ème, 4ème et 8ème BCPyr

-11ème régiment de mitrailleurs

-2ème groupe du 36ème régiment d’artillerie légère

-2ème bataillon de génie de montagne

-On trouve également des unités de transmission, d’intendance et du train.

-La cavalerie ne déploie pas d’unités dans ce secteur montagnard.

-Secteur Opérationnel du Roussillon

-Etat-major à Perpignan

-31ème Division d’Infanterie Alpine stationnée à Montpelier qui est en temps pourrait se déployer à Perpignan et dans sa région.

-3ème DBCPyr regroupant les 5ème, 6ème et 9ème BCPyr

-Le 10ème BCPyr stationné à Perpignan est une unité d’instruction pouvant servir d’unité de combat

-14ème régiment de mitrailleurs

-3ème groupe du 36ème régiment d’artillerie légère

-3ème bataillon de génie de montagne

-On trouve également des unités de transmission, d’intendance et du train.

-La cavalerie ne déploie pas d’unités dans ce secteur montagnard.

22-Armée de terre : armement et matériel (86) ordre de bataille (20)

Groupe d’Armées n°3

Préambule

Quand la guerre de Pologne éclate et que la France mobilise, il n’existe que deux groupes d’armées, le n°1 couvrant la frontière de la mer du Nord à Longuyon en intégrant le massif des Ardennes et le n°2 allant de Longuyon au Jura.

Le 20 octobre 1939, un nouveau groupe d’armée est créé avec les 6ème et 8ème armée. Baptisé GA n°3, il couvre l’extrémité sud de la frontière allemande et la frontière suisse jusqu’au lac Léman.

Ce Groupe d’Armée à une existence brève puisqu’il est dissous à l’été 1940 dans le cadre de la démobilisation.

En mars 1942, après plusieurs mois de réflexions et de consultation, le général Villeneuve rend public (auprès du ministre de la Guerre et de ses subalternes cela va sans dire) sa réorganisation des structures de la «France en guerre».

Le GA n°1 et GA n°2 retrouvant peu ou prou leur constitution antérieure au 20 octobre 1939 mais cela ne signifie pas la disparition du Groupe d’Armées n°3.

Au contraire, c’est même plutôt une promotion puisque désormais le Groupe d’Armées n°3 couvre une zone d’étendant du sud du Jura à Bonifaccio, intégrant tout le massif alpin et la défense de la Corse.

Pour cela, le général commandant le GA n°3 à son autorité sur la 5ème armée dite Armée des Alpes avec trois corps d’armées à trois divisions plus des unités dispersées en Corse.

Armée des Alpes

La 5ème armée à pour unique mission de défendre le massif alpin contre une potentielle agression italienne. Elle dispose pour cela d’unités de forteresse mais également de trois Corps d’Armée à trois divisions.

A la différence des autres Corps d’Armée, les 13ème, 29ème et 30ème CA n’assurent pas la défense d’un Secteur Fortifié précis. Autre différence, la 5ème armée ne dispose pas d’un groupement de bataillons de chars de combat.

Il y à bien trace du GBC n°505 dans les papiers administratifs mais ce groupement n’à qu’une existence administrative, une unité fantôme qui ne deviendra réalité que si des B.C.C sont affectés à l’Armée des Alpes. En attendant c’est la 6ème DLM qui donne à l’Armée des Alpes une capacité char.

-Outre les trois corps d’armée, la 5ème armée dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 405ème, 415ème, 425ème et 435ème régiments de  pionniers.

-8ème Groupement Antiaérien de Campagne (8ème GAAC) disposant d’un état- major,  d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de  75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des  véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de  réparations d’artillerie n°5, parc de réparation des équipages et des ferrures n°5, le parc de  réparation automobile n°5, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°5 et le parc de  munitions d’armée n°5).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie  d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 805me bataillon de sapeurs  télégraphistes d’armée, le 825ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies  automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose  également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un  commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 5ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 5ème armée.

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes (GRAVIA-AA ou GRAVIA-VA) dispose pour assurer sa mission d’une escadre de chasse, de trois groupes de bombardement légers et d’un groupe de reconnaissance.

Bréguet Br700C2, l'un des chasseurs biplaces de l'armée de l'air

Bréguet Br700C2, l’un des chasseurs biplaces de l’armée de l’air

-La 16ème escadre de chasse stationnée à Loyettes dispose de trois groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-La 33ème escadre de bombardement léger à Saint Etienne de Geoirs dispose de trois groupes de bombardement léger équipés de Douglas DB-7D.

-Le GR I/39 assure les missions de reconnaissance depuis la base aérienne Chambarand avec 36 Bloch MB-176.
Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes dispose au total de 225 avions répartis entre 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs), 81 bombardiers légers et 36 avions de reconnaissance.

Il peut bénéficier du soutien des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO), le GAO-513 stationné à St Etienne de Saint Geoirs avec huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-529 stationné à Chambarand dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir tout comme le GAO-530 stationné à Sisteron qui dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-13ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 13ème CA mis sur pied par la 13ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-613ème régiment de pionniers

-13ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-117ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (117ème RALH) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1945S.

– Des unités du génie, des transmission, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 13ème CA le Groupe Aérien d’Observation  n°513 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 10ème DI est une division d’active dont l’état-major est en temps de paix installé à Paris. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (5ème, 24ème et 46ème RI), de deux régiments d’artillerie (32ème RAD et 232ème RALD), de la 610ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 610ème Bataillon de défense aérienne, du 23ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 15ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (15ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 20ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série A disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (2ème, 47ème et 115ème RI), de deux régiments d’artillerie (7ème RAD et 207ème RALD), de la 620ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 620ème Bataillon de défense aérienne, du 92ème bataillon du génie et de quelques unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 31ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (31ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 23ème Division d’Infanterie est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Tours qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (32ème, 107ème et 126ème RI), de deux régiments d’artillerie (41ème RAD et 241ème RALD), de la 623ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 623ème Bataillon de défense aérienne, du 30ème bataillon du génie et de quelques unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 18ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (18ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (82) ordre de bataille (16)

-26ème Corps d’Armée

Le 26ème Corps d’Armée est mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) et doit assurer la défense du Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

-Comme les autres corps d’armée, le 26ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattachés :

-626ème régiment de pionniers

-26ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (26ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-182ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (182ème RALT) avec quatre groupes de  155mm équipés de GPF-T.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 26ème CA le Groupe Aérien d’Observation n°526 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 52ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (291ème et 348ème RI), de la 5ème demi-brigade de chasseurs à pied (42ème, 46ème et 50ème BCP); de deux régiments d’artillerie (17ème RAD et 217ème RALD), de la 652ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 652ème Bataillon de défense antiaérienne, du 82ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 10ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (10ème GRDI), un groupement créé en mars 1948 avec des chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P prélevés dans les stocks de mobilisation.

-La 6ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série A, disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (36ème, 74ème et 119ème RI), de deux régiments d’artillerie (43ème et 243ème RALD), de la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne, du 83ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 13ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (13ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

6ème Armée

La 6ème Armée occupe la frontière avec l’Allemagne et la Suisse entre Colmar et Montbéliard soit les Secteurs Fortifiés de Colmar, de Mulhouse et d’Altkirch ce qui permet de confier à chaque corps d’armée la défense d’un Secteur Fortifié.

La mission de cette armée est de couvrir la partie méridionale de la frontière allemande mais également une partie de la frontière suisse pour permettre d’intervenir en soutien de l’armée hélvétique en cas d’agression allemande.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 406ème, 416ème, 426ème et 436ème régiments de pionniers.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 506  avec le     6ème BCC (45 Renault R-40), le 20ème BCC (45 Renault R-40), le 31ème BCC (45 AMX-44) et le 40ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de     mobilisation.

Ces chars n’étant pas disponibles en septembre 1948, ces deux bataillons ne disposent que d’une partie de leur dotation composée respectivement de 16 et de 20 Hotchkiss H-39

On trouve le 6ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°6, parc de réparation des équipages et des ferrures n°6, le parc de     réparation automobile n°6, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°6 et le parc de     munitions d’armée n°6).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 806me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 820ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la sixième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 6ème armée.

En soutien de la 6ème armée, l’armée de l’air déploie un groupement d’aviation (GRAVIA-VIA) et des Groupes Aériens d’Observation (GAO) chargés d’éclairer la marche des Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA) dispose des moyens suivants :

-La 14ème escadre de chasse est déployée sur la base aérienne de Luxeuil dispose de deux groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 soit un total de 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2.

bombardier moyen Glenn-Martin 167F

bombardier moyen Glenn-Martin 167F

-L’appui-feu est assuré par deux groupes de bombardement léger, le GB III/32 équipé de Douglas DB-7 et le GB I/62 équipé de Glenn-Martin 167 et 187F stationnés sur la base aérienne d’Epinal et deux groupes de bombardement moyens, les GB I/11 et GB III/11 équipés de Lioré et Olivier Léo 458, groupes stationnés sur la base aérienne de Martigny.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Neufchâtel par le GR II/33 équipé de trente-six Bloch MB-175.

Le GRAVIA VI-A dispose de 108 chasseurs, de 108 bombardiers légers et moyens et de 36 avions de reconnaissance soit un total de 252 avions.

A ces avions directement sous le commandement de l’armée peuvent s’ajouter les avions des trois corps d’armée, de leurs trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

Le GAO-509 stationné sur la base aérienne de Luxeuil dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-512 stationné sur la base aérienne d’Epinal dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-528 stationné sur la base aérienne de Belfort dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Cela porte le nombre d’avions disponibles à 357 répartis entre 108 chasseurs ( 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2), 54 bombardiers légers (27 Douglas DB-7D, 18 Glenn-Martin 167F et 9 Glenn-Martin 187F), 54 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 458, 44 avions de reconnaissance Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

22-Armée de terre : armement et matériel (78) ordre de bataille (12)

Groupe d’Armées n°2

Le Groupe d'Armées n°2 est chargée de garder la frontière franco-allemande

Le Groupe d’Armées n°2 est chargée de garder la frontière franco-allemande

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, le Groupe d’Armées n°2 couvre la frontière est franco-luxembourgeoise et surtout franco-allemande de Longuyon à Selestat.

Cette frontière, voie naturelle des invasions depuis le Vème siècle et les invasions barbares est solidement protégée par la Ligne Maginot.

Cette «Muraille de France» véritable chef d’œuvre de technicité est destinée à protéger la France d’une attaque surprise de l’Allemagne, une attaque improbable avant 1930 mais qui redevient possible avec le rétablissement du service militaire en 1935 suivit l’année suivante de la remilitarisation de la Rhénanie à laquelle la France ne répond que par un discours grandiloquent («Nous ne laisserons pas Strasbourg sous le feu des canons allemands» dixit le président du conseil Albert Sarrault) mais sans acte concret.

Ce groupe d’armées dispose de trois armées, les 3ème, 4ème et 5ème armée soit quarante divisions, un nombre important alors que la ligne Maginot est censée économiser des hommes en les remplaçant par du béton. Au lieu de cela, la muraille de France devient une véritable éponge, absorbant toujours plus de troupes.

Le général Villeneuve rétablit un certain équilibre car après la mobilisation de septembre 1948, seules vingt-huit divisions sont déployées sur la frontière est entre Longuyon et la lac Léman (dont quatre divisions britanniques) sur des secteurs plus importants qu’en septembre 1939 :

-La 3ème armée couvre un secteur Longuyon-Sarreguemines

-La 4ème armée couvre le secteur Sarreguemines-Selestat

-La 6ème armée doit défendre un secteur Colmar-Territoire de Belfort

-La 8ème armée couvre un secteur Montbéliard-Lac Leman plus comme réserve stratégique     et comme soutien pour la Suisse contre une potentielle attaque allemande qu’autre chose.

Outre ces quatre armées et douze corps d’armées, le Groupe d’Armées n°2 peut compter sur le soutien des troupes de forteresse présentes en nombre ainsi que du 3ème Corps de Cavalerie et ses 2ème, 4ème et 8ème DLM sans oublier l’intervention possible du 2ème CAC avec les 2ème, 4ème et 6ème Division Cuirassées.

3ème Armée

Dans le dispositif imaginé par le général Villeneuve en mars 1942, la 3ème armée occupe un long secteur de près de 150km entre Longuyon et Sarreguemines, s’appuyant sur les fortifications Maginot du Secteur Fortifié de Crusnes, le Secteur Fortifié de Thionville, le Secteur Fortifié du Boulay, le Secteur Fortifié de Faulquemont et le Secteur Fortifié de la Sarre.

Le 7ème CA couvre les secteurs de Crusnes et de Thionville, le 23ème CA couvre le secteur Fortifié du Boulay, le 4th British Corps couvre le Secteur Fortifié de Faulquemont et le 24ème Corps couvre le Secteur Fortifié de la Sarre.

La mission première de cette armée est d’assurer la défense de la frontière en empêchant l’ennemi de gêner la manoeuvre Dyle-Breda en pénétrant par le Luxembourg puis de là dans les Ardennes et en phase offensive de pénétrer dans le territoire allemand en passant par le Luxembourg et d’occuper la Sarre et de lotir la Moselle.

Pour cela, elle dispose de trois corps d’armée à deux divisions (7ème, 23ème et 24ème) plus un corps d’armée britannique à deux divisions (Le IVth  British Corps, les trois premiers corps d’armée engerbant les 12 divisions britanniques présentes au sein du GA1).

Comme les armées du GA n°1, la 3ème armée dispose de moyens de soutien et de combat qui lui sont propres :

-Quatre régiments de pionniers, les 403ème, 413ème, 423ème et 432ème régiments

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°503 qui aligne le 3ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 13ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 21ème BCC (45 AMX-44) et le 36ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Sur ces deux derniers, seul le 21ème BCC dispose à la mobilisation de son chiffre plein de 45 AMX-44 mais le 36ème BCC ne dispose que de Renault R-35 en attendant la disponibilité du char prévu.

On trouve le 3ème Groupement Antiaérien de Campagne (3ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°3, parc de réparation des équipages et des ferrures n°3, le parc de réparation automobile n°3, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°3 et le parc de munitions d’armée n°3).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 803ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 818ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 3ème armée.

Comme les autres armées, la 3ème armée dispose d’un groupement d’aviation (GRAVIA-IIIA) ainsi que de plusieurs GAO (Groupes Aériens d’Observation).

Le Groupement d’Aviation de la 3ème Armée (GRAVIA-IIIA) dispose des moyens suivants :

Curtiss H-81

Curtiss H-81

-5ème Escadre de Chasse (5ème EC) équipée de Curtiss H-81 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne de Metz-Frescaty.

-7ème Escadre de Chasse (7ème EC) équipée de Dewoitine D-520 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne de Toul.

Ces deux escadres représentent un total de 216 chasseurs répartis entre 162 monomoteurs et 54 bimoteurs.

-Un groupe de bombardement en piqué, le GBA III/40 stationné à Chamblay avec pour équipement le Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA III/51 équipé de Bréguet Br695 et lui aussi stationné à Chamblay.

Bombardier moyen Amiot 351

Bombardier moyen quadriplace  Amiot 351

-Deux groupes de bombardement moyen stationnés à Saint-Dizier, les GB II/34 et GB III/34 équipés d’Amiot 351.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/33 équipé de Bloch MB-175  qui décolle depuis la base de Châtel-Cléhery en compagnie du GAO-507.

Le GRAVIA III-A dispose de 216 chasseurs, 27 bombardiers en piqué,27 avions d’assaut, 54 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit 360 appareils.

A ce total appréciable s’ajoute les trois Groupes Aériens d’Observation (GAO) :

-Le GAO-507 déployé depuis la base aérienne de Châtem-Cléhery dispose pour éclairer le 7ème Corps d’Armée de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Le GAO-523 qui opère depuis la base aérienne de Mars-la-Tour dispose pour éclairer le 23ème CA ou Corps d’Armée Colonial dispose de  huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le GAO-524 qui opère depuis la base aérienne de Velaine en Haye près de Nancy éclaire le 24ème CA avec huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le total d’appareils disponibles pour le GRAVIA III-A est de 465 appareils (216 chasseurs, 108 bombardiers et avions d’assaut, 141 avions de reconnaissance et d’observation).

22-Armée de terre : armement et matériel (75) ordre de bataille (9)

2ème Armée

A la différence des trois armées que nous venons de voir, la 2ème armée n’est pas concernée par une éventuelle entrée en Belgique. Son rôle n’en est pas moins capital car il doit couvrir la région entre Sedan et Longuyon et faire la jonction entre le socle (GA 2) et l’aile marchante (7ème armée, BEF, 1ère et 9ème armée)

Comme le dira le regretté maréchal Pétain «Les Ardennes sont infrachissables. On les pincera à la sortie».

On aurait pu ainsi s’attendre à ce que le massif boisé mais aisément pénétrable grâce à la qualité du réseau routier soit couvert côté français par de puissants ouvrages fortifiés mais ce ne fût pas le cas pour deux raisons.

La première raison ce sont les dépassements de budgets qui font que des choix ont du être fait dans la construction de la Muraille de France.

La seconde est que jusqu’en 1936, la Belgique est notre alliée ce qui aurait rendu incompréhensible la construction de fortifications à la frontière.

Des ouvrages fortifiés sont bien réalisés mais il s’agit d’ouvrages de campagne et non de véritables fortifications comme en Alsace et en Lorraine, ouvrages qui au printemps 1940 étaient loin d’être opérationnels ce qui laisse passer un frisson retrospectif…….. .

Huit ans plus tard, la situation s’est nettement améliorée et si les fortifications du Secteur Fortifié de Montmédy ne sont pas aussi impressionantes que le Hochwald, elles peuvent jouer leur rôle d’appui à des troupes de campagne.

Au niveau opérationnel, la 2ème armée dispose comme la 9ème, de trois corps d’armée à deux divisions d’infanterie, des divisions de valeur inégale, des unités d’active cotoyant des unités de réservistes.

Néanmoins, l’organisation fait que chaque corps d’armée dispose d’une unité d’active et d’une unité de réserve de série B. On peut espérer que les divisions composées de réservistes se haussent à la hauteur des divisions d’active.

-La 2ème armée dispose elle aussi d’unités qui lui sont directement rattachées. On trouve ainsi deux régiments de pionniers (412ème et 422ème régiments de pionniers), les 2ème et 12ème compagnie de garde de quartier général.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

On trouve également un groupement de chars, le groupement de bataillons de chars n°502 avec le 2ème BCC disposant de 45 Renault R-40, le 10ème BCC alignant 45 FCM-42, le 18ème BCC équipé de 45 FCM-42 et le 35ème BCC équipé de 45 Renault R-40, ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 35ème BCC dispose des chars prévus, le 18ème BCC reçoit des Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité de FCM-42.

On trouve le 2ème Groupement Antiaérien de Campagne (2ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°2, parc de réparation des équipages et des ferrures n°2, le parc de réparation automobile n°2, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°2 et le parc de munitions d’armée n°2).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 802ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 817ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 2ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 2ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 2ème armée en l’occurence le Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA) et les Groupes Aériens d’Observation (GAO) rattachés théoriquement aux différents Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA) dispose des moyens suivants :
-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) stationnée sur la base aérienne de Suippes avec pour équipement le Curtiss H-81 (81 appareils plus connus sous le nom de P-40 Warhawk) et le Lockeed H-322 Eclair (27 appareils plus connus sous le nom de P-38 Ligthning).

Douglas DB-7

Douglas DB-7

-Deux groupes de bombardement léger, les GB I/32 et II/32 stationnés à Challerange et disposant pour équipement du Douglas DB-7D.

-Un groupe de bombardement moyen, le GB I/34 stationné à Vitry le François avec pour équipement l’Amiot 351.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR IV/35 stationné à Vitry le François avec pour équipement le Bloch MB-176.

Le GRAVIA II-A dispose de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 227 avions.

A ce total peut s’ajouter les trois Groupes Aériens d’Observation des trois corps d’armée de la 2ème armée :

-Le GAO-505 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné sur la base aérienne d’Etain.

-Le GAO-506 déployé sur la base aérienne de Spincourt  dispose de  huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Le GAO-522 déployé sur la base aérienne de Stenay dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

Au final, le GRAVIA II-A peut compter sur 332 appareils de disponible pour mener à bien sa mission.