URSS (56) Armée de Terre (4)

L’armée russe, la Révolution et le Premier Empire

L’armée russe va également participer aux guerres de la Révolution Française et surtout de l’Empire, le «général Hiver» ayant été fatal à la Grande Armée de Napoléon. Si Catherine II accueille favorablement les premiers événements de la Révolution Française, elle commence très vite à s’inquiéter.

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URSS (55) Armée de Terre (3)

De Pierre le Grand à la Grande Catherine, un panorama des guerres russes

Entre 1725 et 1762, un certain nombre d’empereurs et d’impératrices se succèdent. Si certains se montrent à la hauteur, nombre d’entre-eux sont des nains par rapport aux géants que sont Pierre 1er et Catherine II.

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URSS (5) Histoire et Géopolitique (4)

La Russie, la Révolution et l’Empire

La première coalition

Quand ont lieu les premiers événements de la Révolution Française les élites européennes se montrent plutôt favorables. Après tout cela ne semble être qu’une puissante volonté réformatrice, une extension du despotisme éclairé du 18ème siècle.

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URSS (3) Histoire et géopolitique (2)

Le XVIIème siècle russe

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Michel 1er Romanov (1613-1645)

Michel 1er Romanov n’avait que 17 ans quand il est élu tsar. Il ne s’intéresse pas à la politique laissant son père Fedor gouverner à sa place. De nombreuses réformes sont menées pour relever le pays et lui permettre de faire face aux menaces extérieures (Pologne-Lituanie, Empire ottoman).

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URSS (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T-7 URSS

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AVANT-PROPOS

En ce 4 avril 2018 je commence officiellement le Tome 7 sur l’URSS. C’est le dernier des tomes majeurs de ma flamboyante uchronie, un travail titanesque qui me stimule mais qui parfois me terrifie par son étendue.

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Allemagne (44) Armée de terre (1)

ARMEE DE TERRE

Une brève histoire de l’armée allemande (1914-1948)

-En 1914, l’armée de terre allemande entre en guerre, sure de sa force, persuadée de pouvoir vaincre la France avant de se retourner contre la Russie qui ne saurait mobiliser 15 millions d’hommes avant que Paris ne soit vaincu.

-C’est le mythe de la Entscheidungsschlacht _la bataille décisive (parfois appelée Vernichtungssclacht _bataille d’anéantissement_) qui doit décider du sort du conflit avec une seule et unique bataille alors que l’expérience récente à montré la résilience des économies modernes à une défaite.

-L’Allemagne se retrouve dans le pire scénario à savoir combattre sur deux fronts. Elle va s’y épuiser et aurait été incapable de résister à l’offensive alliée prévue au printemps 1919, une offensive ayant Berlin pour objectif. En accordant l’armistice, les alliés arment une bombe à retardement, permettant aux vaincus de lancer la légende du coup de poignard dans le dos (Dolchlosslegend)

Caricature autrichienne symbolisant la légende du coup de poignard dans le dos

Caricature autrichienne symbolisant la légende du coup de poignard dans le dos

-Les contraintes du traité de Versailles sont sévères : 100000 hommes, pas d’état-major général, pas d’artillerie lourde ni de chars de combat. C’est l’acte de naissance de la Reichsheer qui dès sa création va poursuivre un but : préparer le réarmement dès que le contexte politique sera favorable.

-La Reichsheer qui voit le jour en 1921 aligne seulement sept divisions d’infanterie et trois divisions de cavalerie

-La formation des officiers est assuré par des écoles spécialisées installées à Munich pour l’infanterie (ultérieurement déplacée à Dresde), à Hanovre pour la cavalerie, à Jüterborg pour l’artillerie et encore à Munich pour le génie.

-Faute de matériel disponible, la Reichsheer phosphore pour tirer les leçons du premier conflit mondial, n’hésitant pas à expérimenter clandestinement de nouveaux matériels et de nouvelles tactiques notamment en URSS.

-Sur le plan des structures, l’armée de 100000 hommes est destiné à préparer les structures de l’armée prévue pour la revanche. Un plan décidé en 1930 prévoit vingt et une divisions d’infanterie par détriplement des divisions existantes mais le manque de matériel ne permet d’équiper immédiatement que 14 divisions.

-Les effectifs augmentent régulièrement passant à 300000 hommes le 1er novembre 1934 et 400000 hommes au printemps suivant au moment où le service militaire est rétablit.

-Pour encadrer cette masse, il faut 20000 officiers soit quatre fois plus que ne l’autorise le traité de Versailles (4500). Le chiffre est rapidement dépassé, cette augmentation (8000 en 1932 et 8000 en 1933) étant camouflé par le maintien à titre civil de certains officiers licenciés.
-A partir de 1935, Hitler dénonce les clauses du traité de Versailles ce qui permet au réarmement allemand de se faire au grand jour. L’objectif est ambitieux puisqu’il s’agit de mettre sur pied une armée de soixante-trois divisions.

-Problèmes d’encadrement

Ce formidable effort aboutit au printemps 1936 avec une armée composée de 480000 hommes organisée de la façon suivante :

Gruppenkommando I (Berlin)

-3. Panzer-Division

-I. Armee-Korps (Köningsberg) avec trois divisions d’infanterie, les 1. ID 11.ID et 21.ID

-II. Armee-Korps (Stettin) avec deux divisions d’infanterie, les 2. ID et 12. ID

-III. Armee-Korps (Berlin) avec trois divisions d’infanterie, les 3.ID 13.ID et 23.ID

-VIII. Armee-Korps (Breslau) avec deux divisions, les 8.ID et 18.ID

Gruppenkommando II (Cassel)

-2. Panzer-Division

-V. Armee-Korps (Stuttgart) avec deux divisions d’infanterie, les 5.ID et 15.ID

-VI. Armee-Korps (Munster) avec deux divisions d’infanterie, les 6.ID et 19.ID

-IX. Armee-Korps (Cassel) avec deux divisions d’infanterie, les 9.ID et 19.ID

Gruppenkommando III (Dresde)

-1. Panzer-Division

-IV. Armee-Korps (Dresde) avec trois divisions d’infanterie, les 4.ID 14.ID et 24.ID

-VII. Armee-Korps (Munich) avec trois divisions d’infanterie, les 7.ID 10.ID et 17.ID ainsi que la Gebirgsbrigade (avec deux puis trois régiments en 1937)

-X. Armee-Korps (Hambourg) avec deux divisions d’infanterie, les 20.ID et 22.ID

Cavalerie : deux divisions de cavalerie (1.KD et 2. KD) et une brigade indépendante

-Deux ans plus tard, les effectifs ont encore augmenté notamment par intégration de divisions de l’ancienne armée autrichienne après l’Anschluss.

-Pour l’offensive sur la Pologne, la Heer aligne quarante et une division d’infanterie, sept divisions blindées (sur dix existantes), quatre divisions légères et trois divisions d’infanterie de montagne soit un total de cinquante-cinq divisions, la majorité des unités, la frontière française n’étant gardée que par des unités moins bien équipées et moins bien entrainées ce qui fit craindre le pire aux allemands qui ne comprirent jamais jusqu’à la fin de la guerre de Pologne pourquoi les alliés n’ont pas attaqué à l’ouest.

-Au printemps 1940, la Heer commence à démobiliser, l’économie allemande ne pouvant supporter le maintien de plusieurs centaines de milliers d’hommes sous les drapeaux. Le processus de démobilisation s’achève en janvier 1941 et donne à la Heer l’aspect qu’elle aura jusqu’à la mobilisation entamée à l’été 1948.

-Des modifications de structures et des réorganisation ont lieu entre janvier 1941 et juin 1948 mais elles ne sont pas aussi profondes que lors de la montée en puissance des années trente.

-Outre la démobilisation, certaines divisions sont dissoutes et démantelées en raison de la guerre civile.

Elle aligne ainsi trente-deux divisions d’infanterie, trois divisions légères, trois divisions de montagne,  et douze divisions blindées soit un total de cinquante  grandes unités en temps de paix, leur nombre devant doubler à la mobilisation.

Les unités S.S (huit divisions d’infanterie et deux divisions blindées en cours d’organisation à l’été 1948) seront abordées ultérieurement et dépendent d’un état-major particulier.

-Cela nous donne l’organisation suivante :

-Etat-Major de l’armée implanté à Postdam (OberKommando der Heer OKH)

-Armée du Nord (E.M : Hambourg)

-I. Armee-Korps : défense du nord de l’Allemagne, des ports de la mer du Nord……. . Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie : 1.ID 3.ID et 69.ID

-III. Armee-Korps : défense du nord de l’Allemagne vis à vis d’une action hostile venant du Benelux (moins des néerlandais et des belges qu’une attaque franco-britannique). Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie, la 5.Leichte Division, la 2.ID et la 4.ID.

-V. Armee-Korps : défense de la Rhénanie contre une attaque française venue d’Alsace et de Lorraine. Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie, la 163.ID, les 6. et 8. ID

-I. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 1.PzD 3.PzD et 5.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont une légère) et trois divisions blindées

-Armée du Sud (E.M : Stuttgart)

-II. Armee-Korps : défense du sud de l’Allemagne avec trois divisions d’infanterie, les 3. Leichte Division, la 9.ID et la 181.ID

-IV. Armee-Korps : défense du sud de l’Allemagne avec trois divisions d’infanterie, la 10.ID, la 7. Leichte Division et la 196.ID

-VI. Armee-Korps : défense de l’Autriche avec trois divisions d’infanterie, la 12.ID, la 13.ID et la 14.ID.

-II. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 2.PzD 4.PzD et 6.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont deux légères) et trois divisions blindées

-Armée du Sud-Est (E.M Dresde)

-VII. Armee-Korps (Berg) avec trois divisions de montagne, la 1. GebirgsjagerDivision 2. GebirgsjagerDivision et 3. GebirgsjagerDivision

-IX. Armee-Korps avec trois divisions d’infanterie, les 15.ID 17.ID et 19.ID

-XI. Armee-Korps avec trois divisions d’infanterie, les 16.ID 18.ID et 214.ID

-III. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 7. PzD 9.PzD et 11.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Armée de l’Est (E.M Rostock)

-VIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, la 20.ID la 21.ID et la 24.ID

-IX. Armee-Korps : deux divisions d’infanterie, les 22.ID et 23.ID

-IV. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 8.PzD 10. PzD et 12.PzD

Total : cinq divisions d’infanterie et trois divisions blindées

A la mobilisation, de nombreuses divisions d’infanterie sont mises sur pied par l’Armée de remplacement (ErsatzHeer).

Les huit premières divisions mises sur pied (25.ID 26.ID 27. ID 28.ID 29.ID 30.ID 31.ID 32.ID) sont destinées à remplacer les divisions engagées en Norvège (69.ID 163.ID 181.ID 196.ID 214.ID 2. et 3. de Montagne, 5. Leichte Division), elles intègrent donc les corps d’armée d’origine ce qui nous donne le tableau suivant :

-Armée du Nord (E.M : Hambourg)

-I. Armee-Korps  : 1.ID 3.ID et 25.ID

-III. Armee-Korps : , la 32.ID, la 2.ID et la 4.ID.

-V. Armee-Korps :  la 26.ID, les 6. et 8. ID

-I. PanzerKorps :  1.PzD 3.PzD et 5.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie  et trois divisions blindées

-Armée du Sud (E.M : Stuttgart)

-II. Armee-Korps : les 3. Leichte Division, la 9.ID et la 27.ID

-IV. Armee-Korps : la 10.ID, la 7. Leichte Division et la 28.ID

-VI. Armee-Korps : la 12.ID, la 13.ID et la 14.ID.

-II. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 2.PzD 4.PzD et 6.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont deux légères) et trois divisions blindées

-Armée du Sud-Est (E.M Dresde)

-VII. Armee-Korps (Berg) : la 1. GebirgsjagerDivision, la 30.ID et la 31.ID

-IX. Armee-Korps : 15.ID 17.ID et 19.ID

-XI. Armee-Korps : 16.ID 18.ID et 29.ID

-III. PanzerKorps :  les 7. PzD 9.PzD et 11.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Armée de l’Est (E.M Rostock)

-VIII. Armee-Korps :  20.ID  21.ID 24.ID

-IX. Armee-Korps :  22.ID et 23.ID

-IV. PanzerKorps :  les 8.PzD 10. PzD et 12.PzD

Total : cinq divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Trente-six autres divisions d’infanterie sont progressivement mises sur pied. Si les recrues sont là, le matériel ne suit pas toujours ce qui fait de ces divisions, des unités de seconde zone guère propres à des opérations de première ligne.

Ces divisions sont regroupés au sein de douze corps d’armée eux mêmes groupés en quatre armées.

Une fois ces divisions mises sur pied, les différentes armées reçoivent des numéros. Les cinq divisions engagées en Norvège forment une 1ère armée avec les cinq divisions d’infanterie, deux divisions de montagne et des divisions de parachutistes qui dépendent de la Luftwafe.

L’ancienne armée du Nord devient la 2ème armée, l’armée du Sud devient la 3ème armée, l’armée du sud-est devient la 4ème armée et l’armée de l’est la 5ème armée.

Les divisions de mobilisation forment quatre armées à trois corps d’armée, des armées numérotées 6ème, 7ème, 8ème et 9ème armée.

6ème armée (Ouest)

-X. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 33.ID 35.ID 37.ID

-XIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 39.ID 41.ID 43.ID

-XV. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 45.ID 47.ID 49.ID

7ème armée (Sud-Ouest)

-XII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 34.ID 36.ID 38.ID

-XIV. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 40.ID 42.ID 44.ID

-XVI. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 46.ID 48.ID 50.ID

8ème armée (Sud-Est)

-XVII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 51.ID 53.ID 55.ID

-XIX. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 57.ID 59.ID 61.ID

-XXI. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 63.ID 65.ID 67.ID

9ème armée (Est)

-XVIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 52.ID 54.ID 56.ID

-XX. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 58.ID 60.ID 62.ID

-XXII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 64.ID 66.ID 68.ID