Pologne et Pays Neutres (81) Suède (16)

Marine (Marinen/Svenska Marinen)

Histoire de la marine suédoise : généralités

La marine suédoise (Svenska Marinen/Marinen) est officiellement créée le 7 juin 1522 quand Gustave 1er Vasa le nouveau roi de Suède achète des navires à la ville hanséatique de Lübeck, la marine suédoise portant alors le nom de Kungliga flottan. Tout comme la marine britannique, la marine suédoise fait précéder ses navires d’une marque, le HMS qui signifie en suédois Hennes Majestäts Skepp (HMS).

Cela ne signifie pas bien sur que l’histoire navale militaire suédoise n’à commencé qu’au 16ème siècle. Elle commence dès le 9ème siècle avec les levées ou leidang des levées d’hommes libres pour mener des raids en Europe occidentale. Ce système va durer jusqu’au 14ème siècle quand devenu obsolète il est remplacé par une taxe finançant la défense du royaume.

En 1427, des navires suédois sous l’autorité de l’Union de Kalmar combattent des navires de la Ligue Hanséatique lors de la Bataille d’Öresund.

En 1756 est créée la Skargardsflottan ou flotte archipélagique. Appelée aussi marine de l’armée ou Armens Flotta elle est chargée de la protection des côtes et du transport des troupes en cas de combat notamment en Finlande. Elle dispose de galères, de prams, de canonnières et de frégates archipélagiques. Elle peut être considérée comme l’ancètre de l’artillerie côtière.

Elle va participer à la guerre de Sept Ans, à la guerre russo-suédoise de 1788 à 1790, à la guerre de Finlande de 1808/09 et à la guerre suédo-norvégienne en 1814.

En 1790 elle compte 285 navires (320 officiers, 675 sous-officiers et 6000 marins auxquels il faut ajouter les troupes transportées soit environ 17000 hommes). En 1823, elle fusione avec la flotte de haute mer, elle est brièvement recréée sous une autre forme de 1866 à 1873 avant de définitivement disparaître.

En 1878 est créé une administration du matériel naval destinée à gérer les commandes de matériel pour la marine suédoise.

En 1884 l’Etat-Major de la marine est créé sous le nom d’Etat-Major de la Flotte (Flottas Stab) devenant Etat-Major Naval le 31 décembre 1907. Il s’appuie sur des districts navals qui remplacent les bases navales comme entité de base de la marine suédoise.

Le 1er janvier 1902 est créée l’unité spéciale d’artillerie côtière ou Kustartilleriet devenue en 2000 l’unité amphibie ou en version originale Svenska amfibiekaren. Cette unité opère aux côtés de la flotte ou Flottan.

Cette unité est issue de la fusion entre l’artillerie archipélagique (créée en 1866), le Régiment de Marine et des unités d’artillerie.

L’artillerie côtière est organisée en plusieurs régiments avec le KA-1 Vaxholm Coastal Artillery Regiment (1902-2000), le KA-2 Karlskrona Coastal Artillery Regiment (1902-2000), le KA-3 Gotland Coastal Artillery Regiment (1937-2000), le KA-4 Alvsbörg Coastal Artillery Regiment (1942-2000) et le KA-5 Härmösand Coastal Artillery Regiment.

Ces régiments étaient organisés en quatre compagnies avec une compagnie fixe, une compagnie antiaérienne fixe, une compagnie mobile et une compagnie de mines, de transmissions et de navires de service.

De nombreuses batteries côtières vont être construites à la fin des années trente et durant la Pax Armada avant de dissuader un débarquement qu’il soit soviétique ou allemand (NdA voir plus bas)

En 1902 un corps médical naval est créé.

Le premier sous-marin suédois à été préservé

En 1904 la marine suédoise met en service son premier sous-marin ou plutôt son premier torpilleur submersible baptisé Hajen. En 1918 la première division de sous-marins est créée (1. Undervattensbatsdivisionen) et en 1934 la force sous-marine est organisée en un département sous-marin (Ubatsavdelningen) avec trois puis à terme cinq divisions (Ubatsdivisionen) numérotées 1, 2, 3, 7 et 12.

Entre-temps la Suède à adapté son outil militaire avec l’Acte de Défense de 1925 qui réduit fortement les moyens militaires suédois, la marine voyant sa flotte réduite par le non remplacement des navires anciens tandis que l’artillerie côtière perd un régiment tandis que trois forteresses sont transformées en dépôt. Cette situation va perdurer jusqu’à l’Acte de Défense de 1936 où la Suède entame le réarmement.

En 1936 le commandement de la marine est mis sur pied (en suédois Chifen of marinen).

A partir de 1937 les défenses côtières suédoises sont sérieusement renforcées. Sous le nom générique de Skane/Per Albin Line, elle comprend 500km de fortifications légères pour protéger les côtes sud contre une invasion étrangère, Stockholm pensant plutôt à l’Allemagne et à l’URSS qu’à ses voisins norvégiens et finlandais. Elle va de l’Halland à la Blekinge en passant par la Skane.

En première ligne on trouve des bunkers en concrète sur le rivage avec des mitrailleuses et des canons légers. En deuxième ligne on trouve de l’infanterie dans des abris (K24 et 48, le nombre désignant le nombre de soldats protégés) situés à 300m en arrière, abris accompagnés d’obstacles (mines, barbelés).

Quand le second conflit mondial se termine l’artillerie côtière comprend 1063 éléments fortifiés (abris exclus) avec des bunkers armés de mitrailleuses et de canons légers mais aussi et surtout des tourelles d’artillerie.

Si jadis on aimait en Suède le gros et le lourd à cette époque on préfère des pièces médianes tirant à un rythme soutenu pour compenser des calibres inférieurs.

7.5cm tornpjäs m/47

Si après guerre des canons de 120mm ont été mis en service, pour la période qui nous intéresse il n’y avait que des canons de 75mm (7.5cm tornpjäs m/47) et de 105mm (10.5cm tornautomatjäs m/50), le premier modèle étant disponible à raison de trente tourelles regroupées en dix groupes de trois alors que pour le second c’était douze tourelles en trois groupes de quatre.

10.5cm tornautomatjäs m/50

Pologne et Pays Neutres (80) Suède (15)

Avions en service

Chasse

Bristol Bulldog retirés du service en 1940

Gloster Gladiator remplacés par des Seversky P-35

Fiat CR.42 : 72 exemplaires livrés, 24 encore en service en septembre 1948 (davantage utilisés pour l’entrainement en dépit du fait qu’ils soient encore considérés comme des chasseurs opérationnels)

Seversky P-35

Seversky P-35 :120 exemplaires livrés à la fin des années trente et durant les premières années de la Pax Armada. En septembre 1948, 72 appareils sont en lignes et 108 disponibles (12 appareils réformés)

J-20 Falco I

Reggiane Re-2000 : 60 appareils livrés entre 1941 et 1943. Désignés J-20 au sein de la Svenska Flygvapnet ils devaient être remplacés par des appareils plus modernes mais les budgets n’ont pas suivis. 48 exemplaires sont en service en septembre 1948, 52 sont disponibles (huit réformés).

-Deux Macchi C.200 Saetta danois réfugiés en Suède durant l’opération Weserübung utilisés jusqu’en 1951 pour l’entrainement au tir. Réformés et envoyés à la casse car trop usés pour être utilisés sans danger

Curtiss P-40 : Après une première commande de 48 exemplaires, une deuxième commande de 48 appareils est honorée par Curtiss Aviation peu avant le début du second conflit mondial. Sur les 96 appareils livrés, 72 sont en ligne laissant 24 en réserve pour combler d’éventuelles pertes.

Fokker G.1 Jachtkruiser : sur les 90 appareils livrés, 72 sont en ligne laissant 18 en réserve (certains sont utilisés pour des essais et des tests d’armement).

Saab J-21 :

Le Saab J-21 est un avion de chasse de conception et de fabrication suédoise à l’architecture hétérodoxe avec un fuselage bipoutre et une hélice propulsive entrainée par un moteur allemand Daimler-Benz DB-605. Ce fût le premier chasseur à disposer d’un siège éjectable qui hélas pour les suédois ne fût pas breveté ce qui permis à tout le monde de le copier.

Effectuant son premier vol en 1943, il connait une mise au point délicate l’un des prototypes s’écrasant tuant son pilote. Techniquement mature en mars 1948 il est produit en série à partir du début du second conflit mondial pour permettre d’équiper et de rééquiper des Jaktavdelningen (division de chasse).

A l’apogée de sa carrière, le Saab J-21 équipe quatre divisions de chasse soit 144 appareils en ligne pour une production totale de 360 exemplaires.

A la version de chasse va s’ajouter le J-21A d’attaque au sol (96 appareils), le J-21B de reconnaissance (72 appareils) et le J-21R à turboréacteur (48 exemplaires).

Les Saab J-21 sont progressivement retirés du service entre 1958 et 1964.

Le Saab J-21 est donc un chasseur monomoteur monoplan de conception et de fabrication suédoise pesant 3250kg à vide et 4413kg en charge maximale, mesurant 10.45m de long pour 11.60m d’envergure et 3.97m de haut. Il est propulsé par un moteur Daimler-Benz DB-605B de 1455ch entrainant une hélice propulsive.

Il pouvait atteindre la vitesse maximale de 640km/h, un plafond opérationnel de 11000m et une distance franchissable de 750km. L’armement se compose d’un canon de 20mm Alkan m/45, de huit mitrailleuses Ksp m/22F de 7.92mm et sous les ailes de roquettes (cinq de 180mm ou dix de 100mm) ou une bombe de 250 à 600kg (ou quatre bombes de 50kg).

FFVS J-22

Aux côtés du Saab J-21 un autre chasseur monomoteur monoplace va être mis au point pour équiper la Svenska Flygvapnet en l’occurence le FFVS J-22, un appareil produit non pas par la célèbre firme Saab mais par la Kungliga Flygförvaltningens Flygverkstad i Stockholm (FFVS), une société nationale qui ne dura pas plus loin que le second conflit mondial.

Effectuant son premier vol le 20 septembre 1942, l’appareil est de conception classique avec une aile médiane et un moteur radial.

Il est mis en service à l’automne 1944 et l’appareil va équiper jusqu’à quatre divisions de chasse soit un total de 144 appareils en ligne plus 72 appareils produits pour fournir un volant de fonctionnement aux divisions équipées de cet appareil. Il est retiré du service entre 1959 et 1961, remplacés par des chasseurs à réaction.

Le FFVS J-22 est un chasseur monomoteur monoplan monoplace de conception et de fabrication suédoise pesait 2020kg à vide et 2835kg en charge, mesurait 7.8m de long pour 10m d’envergure et 3.6m de hauteur.

Propulsé par un SFA STWC3 (copie du Pratt & Whitney R-1830-SC3-G Twin Wasp) de 1050ch (puis de 1400ch ultérieurement) entrainant une hélice tripale, il pouvait atteindre une vitesse maximale de 575km/h, une vitesse de croisière de 500km/h, une distance franchissable de 1270km et un plafond opérationnel variant entre 9300 et 13000m.

L’armement se composait de deux mitrailleuses de 8mm ksp m/22 avec 500 coups et deux mitrailleuses de 13.2mm akan m/39A puis quatre mitrailleuses de 13.2mm akan m/39A avec 250 coups par arme (version produite sous licence de la mitrailleuse belge FN Herstal M.1939)

Bombardement et Attaque au sol

Hawker Hart toujours en service en septembre 1939 mais retiré du service au cours de la Pax Armada

Junkers Ju-86K : 87 exemplaires acquis auprès de l’Allemagne. En septembre 1948 trente-six exemplaires sont encore en service en septembre 1948 mais sont peu à peu remplacés par des Saab 18

-Northrop 8A1 : Cet appareil à été livré à 103 exemplaires par les américains. En septembre 1948 soixante-douze appareils sont encore en service au sein de deux divisions. Ils vont être progressivement mais pas totalement remplacés par des Saab 17 puisque trente-six exemplaires sont encore en service quand s’achève le conflit.

Saab 17 :

Le Saab 17 est un avion monomoteur monoplan biplace de reconnaissance et de bombardement de conception et de fabrication suédoise.

Effectuant son vol initial au printemps 1940 (plus précisément le 18 mai 1940), l’appareil est mis en service à l’été 1943 après une mise au point plus longue que prévue.

Après la mise au point d’une variante de bombardement, une variante de reconnaissance est mise au point en 1945, certains appareils recevant des flotteurs

Cet appareil à d’abord été utilisé uniquement par la Suède mais une fois retirés du service certains appareils ont été revendus à l’étranger que ce soit au Danemark, en Finlande, en Autriche et en Ethiopie.

Au total ce sont 248 appareils qui ont été produits toutes versions confondues à savoir 96 bombardiers, 60 avions de reconnaissance et 24 avions de reconnaissance à flotteurs (180 appareils en ligne) auxquels s’ajoutaient 68 appareils servant de volant de fonctionnement (32 bombardiers, 24 avions de reconnaissance et 12 hydravions).

Le Saab 17 est un avion monomoteur monoplan biplace pesant 2600kg à vide et 3790kg en charge, mesurant 9.80m de long pour 13.70m d’envergure et 4m de haut.

Propulsé par un Pratt & Whitney R-1830-SC3G de 1065ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 435km/h, un plafond opérationnel de 6800 à 9800m et un rayon d’action de 1200 à 2000km.

L’armement était composé de trois mitrailleuses de 8mm et de 680kg de bombes.

Saab 18

Le Saab 18 est un élégant bombardier bimoteur de conception et de fabrication suédoise. Si il à été conçu comme bombardier il à aussi été décliné en une version de reconnaissance. Répondant à un appel d’offres de 1938, il effectua son premier vol le 19 juin 1942 avant d’être mis en service à partir de septembre 1945.

Il va équiper de nouvelles unités mais aussi rééquiper des unités existantes notamment celles volant précédemment sur Ju-86K. A noter que l’appareil était issu d’une autre compagnie l’AB Svenska Järnvägsverkstädernas Aeroplanavdelning (ASJA) qui en fusionnant avec Saab apporta ce projet dans ce processus.

La mise au point à été longue, l’appareil se révélant sous-motorisé avec des moteurs américains mais nettement plus à son aise avec des moteurs allemands Daimler-Benz DB-605 livrés par l’Allemagne puis produits sous licence. Remotorisé le prototype effectue un nouveau vol le 10 juillet 1944 avant d’être mis en service à l’automne 1945.

L’appareil à été produit à 128 appareils en version bombardement (84 appareils en ligne, le reste en volant de fonctionnement) et 48 appareils en version de reconnaissance (24 appareils en ligne, le reste en volant de fonctionnement). Des variantes de bombardement-torpillage, d’attaque au sol, de bombardement en piqué et de guerre électronique ont été étudiées mais n’ont pas débouché sur une réalisation concrète.

Une fois les appareils retirés des unités de première ligne, ils ont été réutilisés pour l’entrainement et la mise au point de différents équipements aéronautiques. Les derniers appareils ont cessé de voler en 1982.

Le Saab 18 était un bombardier médian bimoteur triplace de conception et de fabrication suédoise pesant 8800kg (charge maximale au décollage), mesurant 13.23m de long pour 17m d’envergure et 4.35m de haut.

Propulsé par deux Daimler-Benz DB-605 de 1455ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 575km/h, un plafond opérationnel de 9800m et un rayon d’action de 2600km. L’armement se composait de deux mitrailleuses de 13.2mm, de cinq mitrailleuses de 7.92mm, de 1500kg de bombes ou 12 roquettes.

Fokker T.VIIIL : 28 exemplaires livrés entre 1941 et 1943. 24 bombardiers sont mis en œuvre au sein de la division de bombardement-torpillage de la Svenska Flygvapnet.

Reconnaissance et coopération

Fokker C.V : appareils retirés du service durant la Pax Armada

-Breguet 694 : douze exemplaires acquis officiellement car il semble que durant le conflit quelques appareils de ce type ont été livrés à la Suède démontés et (très) discrètement remontés pour remplacer des appareils usés et/ou perdus.

Caproni Ca.313 : soixante-quatre appareils livrés mais seulement trente-six en ligne à la fois parce qu’il fallait ménager la flotte mais aussi parce que semble-t-il l’appareil n’était pas super populaire au sein de Svenska Flygvapnet

Transport et Entrainement

-Junkers Ju-52/3m

-Junkers G.24He

-Bücker Bu-181 produit sous licence

-Focke-Wulf Fw-44J Stieglitz (Sk12) : 85 exemplaires

-De Havilland DH.82 Tiger Moth (Sk11) : 36 exemplaires

-Heinkel HD.36 (Sk6) : 21 exemplaires

-Klemm Kl 35 (Sk15) : 101 exemplaires

-North American NA-16-4M (Sk14) : 137 exemplaires

-Raab-Katzenstein RK-26 (Sk10) : 25 exemplaires

-Beechcraft model 18

-Avro 504

-ASJA L2 : deux exemplaires (Ö9)

Pologne et Pays Neutres (76) Suède (11)

Artillerie

Artillerie de campagne

-Le 7.5cm KANON m/02-33 est un canon conçu par la firme Krupp mais produit sous licence par la firme Bofors. On peut donc le considérer comme une pièce d’artillerie de campagne germano-suédoise.

Comme sa désignation l’identique les 108 exemplaires utilisés par l’Armen étaient une version modernisée en 1933 d’un modèle mis en service en 1902. Toujours en service en septembre 1948 bien que passablement déclassé, ce canon à été retiré du service en 1955 et remplacé par des canons plus modernes.

Le 7.5cm KANON m/02-33 pesait 1400kg en configuration transport disposait d’un tube de 30 calibres (longueur du tube 4.44m) pour tirer un obus explosif de 6.6kg à une distance maximale de 10000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4.75mm d’épaisseur pouvait pointer la pièce en site de -3° à +43° et en azimut sur 50°

Le 7.5cm KANON m/40 est un canon de campagne de conception et de fabrication suédoise qui remplaça partiellement le modèle 1902/33.

Je dis bien partiellement car seulement 64 canons ont été produits. Ce canon à été utilisé par l’armée suédoise jusqu’en 1959 quand les derniers ont quitté le service actif mais pas le service actif car deux canons servant de canon de salut au palais royal de Stockholm.

Le 7.5cm KANON m/40 est un canon de campagne léger pesant 1435kg en position tir, tirant un obus de 6.6kg (75x278R) via un tube de 37.5 calibres (longueur 2.812m) à une distance maximale de 10700m à raison de quinze coups par minute, l’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4.75mm pointant le canon en site de -5° à +43° et en azimut sur 50°.

Artillerie de montagne

-Canon de montagne de 75mm Bofors modèle 1934

-Le 10.5cm BERGHAUBITS m/10-24 est comme son nom l’indique un obusier de montagne lourd chargé de compléter le canon précédent. Enfin il faut le dire vite car il n’à été produit qu’à quatre exemplaires mis en service en 1926. Toujours en service en septembre 1948 ces pièces ont été retirées du service et envoyées à la ferraille sauf une pièce conservée dans un musée.

Le 10.5cm BERGHAUBITS m/10-24 est un obusier de montagne de conception et de fabrication suédoise pesant 1100kg en position de tir, disposant d’un tube de 12 calibres (1.680m), tirant un obus de 14.6kg à une distance maximale de 8000m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes peut pointer l’obusier en site de -5° à +43° et en azimut sur 5.5°.

Artillerie lourde

Le 10.5cm HAUBITS m/10 est un obusier de conception et de fabrication suédoise issu de la célèbre firme Bofors. Mis en service dans l’Armen en 1911, il à été produit à 160 exemplaires qui étaient tous en service en septembre 1948. Après une longue carrière ces obusiers ont été remplacés par des pièces plus modernes au début des années soixante.

Le 10.5cm HAUBITS m/10 pèse 1100kg en position de tir, disposait d’un tube de 14 calibres (longueur du tube 1.470m) qui lui permettait le tir d’un obus de 14.6kg (105×98) à une distance maximale de 5800m. L’équipe de pièce composée de huit hommes pouvait pointer la pièce jusqu’à +43° et en azimut sur 5.5°.

10.5cm cannon modell 1927 mis en œuvre par des artilleurs allemands

-10.5cm cannon modell 1927 : Ce canon à surtout connu un succès à l’export (Pays-Bas et Hongrie où il à été produit sous licence) à été utilisé à seulement quatre exemplaires d’abord par l’artillerie côtière puis par l’artillerie de campagne. Toujours en service en service en septembre 1948 mais retirés du service pendant la guerre car trop usés.

-10.5cm Kanon m/34

Quatre exemplaires sont acquis par l’artillerie côtière et cinquante-six par l’armée de terre soit soixante pièces pour l’armée suédoise sous la désignation de 10.5cm Fältkanon m/34.

Huit autres canons d’une version améliorée ont été acquis en 1942 et ultérieurement les pièces d’artillerie côtière furent cédée à l’armée suédoise soit un total de soixante-huit canons (les pièces ayant appartenu à la marine suédoise étant connus sous la désignation de 10.5 cm Fältkanon m/34M).

Ce canon à aussi été exporté en Suisse (production sous licence), en Finlande et en Thaïlande.

10.5cm Haubits m/39 : désignation suédoise du 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18 acquis à 142 exemplaires.

-10.5cm Haubits m/40 : obusier de 105mm exporté également en Finlande, en Estonie, en Suisse, aux Pays-Bas et en Thaïlande. L’artillerie suédoise à utilisé plus de 400 pièces en cinq versions différentes.

-Le 10.5cm KANON m/34 est un canon de 105mm de corps d’armée. Produit à cinquante-six exemplaires, il devait assurer l’appui des divisions d’infanterie en leur offrant une couverture, un appui-feu à longue distance sans oublier la traditionnelle mission de contrebatterie.

Ce canon de conception et de fabrication suédoise pesait 3750kg en position de tir disposant d’un tube de 39.9 calibres (longueur : 4.189m) permettant le tir d’un obus explosif de 15.5kg (105×764) à une distance maximale de 18100m à raison de six coups par minute.

L’équipe de pièce de huit hommes protégée par un bouclier de 4.5mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +42° et en azimut sur 60°. Le canon était remorqué par un camion.

Bofors 12cm m/14 : nombre inconnu utilisé par l’Armen jusqu’à une date tardive

-Le 15cm HAUBITS m/06 est un obusier moyen germano-suédois issu d’une coopération entre Krupp et Bofors. Il à été produit à cinquante-six exemplaires et mis en service à partir de 1906. Ils sont retirés du service à la fin des années cinquante car trop usés.

Pesant 2150kg en position de tir, il dispose d’un tube de 11 calibres (longueur du tube 1.650m) permettant le tir d’un obus de 41kg à une distance maximale de 6700m à raison de quatre coups par minute. L’équipe de pièce de neuf hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +43° et en azimut sur 2.5°.

-Le 15cm HAUBITS m/39 est un obusier de corps d’armée de conception et de fabrication suédoise, un produit de la célèbre firme Bofors. Mis en service en 1941, il à été produit à 113 exemplaires avant qu’une complément de production ne porte le parc à 147 exemplaires. Comme son prédecesseur, il était remorqué par un camion le plus souvent Volvo L TL 1931 Tractor. Il à été remplacé par des pièces plus modernes au milieu des années soixante.

Le 15cm HAUBITS m/39 pesait 2150kg en position de tir (mais 5720kg en configuration transport), disposant d’un tube de 23 calibres (3.450m) permettant le tir d’un obus explosif de 41.5kg à une distance maximale de 14600m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de neuf hommes peut pointer le tube en site de -5° à +65° et en azimut sur 45°.

-Le 21cm HAUBITS m/17 est un obusier lourd de conception et de fabrication allemande datant de 1918 dont la Suède possédait 12 exemplaires. Cet obusier obsolète est retiré du service à la fin du second conflit mondial sans avoir pu faire parler de sa puissance.

Le 21cm HAUBITS m/17 pesait 7530kg en position de tir (et transport en deux fardeaux) disposant d’un tube de 14.5 calibres (2.67m) pour permettre le tir d’un obus explosif de 120.75kg (210×231) à une distance maximale de 10200m à raison de deux coups par minute.

L’équipe de pièce pouvait pointer le tube en site de -6° à +70° et en azimut sur 4°.

-Huit 21cm Kanone 39

Artillerie antiaérienne

-20mm Maskinkanon M.40S

Appelé aussi PANSARVÄRNSLUFTVÄRNSKANON m/40 (Nda A vos souhaits) est un canon automatique de 20mm utilisable comme canon antichar malgré son faible calibre et comme canon antiaérien. Il à repris certains éléments des canons Bofors de 25 et de 40mm. Ce canon à aussi été utilisé à bord de véhicules blindés. 2700 exemplaires ont été utilisés uniquement par l’armée suédoise.

Le PANSARVÄRNSLUFTVÄRNSKANON m/40 est un canon automatique de conception et de fabrication suédoise pesant 310kg en configuration transport et 65kg en position de tir. Il disposait d’un canon de 70 calibres (1.32m de long) permettant le tir d’un obus de 20mm de 0.145kg (20x145mm) à une distance maximale de 5000m en tir sol-sol et de 2000m en tir antiaérien sachant que la pénétration est de 25mm à 500m à 90°. Alimenté par des chargeurs de 25 coups, il pouvait tirer 360 coups à la minute.

L’équipe de pièce se compose de quatre hommes (chef de pièce, tireur et deux pourvoyeurs) qui pouvaient pointer le canon en site de -5° à +85° et en azimut sur 360°

-2cm Flak 30 et Flak 38

-Canon de 40mm Bofors

LUFTVÄRNSKANON m/29 et LUFTVÄRNSKANON m/30 : désignations officielles du Canon de 75mm Bofors modèle 1929, une arme largement exportée en Argentine, en Chine, en Finlande, en Grèce, en Hongrie, en Perse aux Pays-Bas et en Thaïlande.

-LUFTVÄRNSKANON m/37 : version modifiée et modernisée du précédent.

Artillerie antichar

-Canon antichar de 37mm Bofors

Pologne et Pays Neutres (73) Suède (8)

Aux temps modernes : des guerres napoléoniennes à nos jours

Soldat suédois en uniforme modèle 1806

Du 31 octobre 1805 au 6 janvier 1810 à lieu la guerre franco-suédoise. La Suède est soutenue par la Grande-Bretagne et la Prusse va affronter la France, l’Espagne et la Hollande.

Le 9 août 1805 la Suède à rejoint la troisième coalition suite à l’exécution du duc d’Enghien le 21 mars 1804 («pire qu’un crime une faute»). Elle autorise la Grande-Bretagne à utiliser la Poméranie suédoise comme base en échange de subsides. Le 31 octobre 1805 Stockholm déclare la guerre à la France.

En novembre 1805 une offensive combinée suédo-anglo-russe (12000 hommes) est lancée pour récupérer le Hanovre occupé par la France. Après la défaite austro-russe à Austerlitz, les suédois sont laissés seuls et doivent évacuer le pays en avril 1806 et se replient sur la Poméranie suédoise. Un accord franco-prussien est signé peu après.

A l’été 1806 une quatrième coalition est mise sur pied. La Suède peut occuper le Lauenburg mais devant l’offensive française, les soldats suédois doivent se replier sur la ville hanséatique de Lübeck pour évacuer mais les soldats français avancent trop vite. Suite à la bataille de Lübeck, 1000 suédois sur 1800 sont capturés. Ils sont très bien traités par le maréchal Bernadotte qui pose ici (mais il ne sait pas encore) les premiers jalons qui allait le conduire au trône de Suède.

La Poméranie suédoise est envahie début 1807, les français mettant le siège devant la ville de Stralsund. Après un premier cessez le feu le 18 avril 1807, la Suède reprend la lutte le 8 juillet 1807 après avoir refusé de rejoindre le système continental. Stralsund tombe aux mains des français le 20 août 1807. Les troupes suédoises comme c’est souvent la coutume à l’époque rentrent au pays avec armes munitions et bagages.

Après sa défaite dans la guerre russo-suédoise, la Suède signe le 6 janvier 1810 le traité de Paris. En échange du retour sous souveraineté suédoise de la Poméranie, Stockholm doit rejoindre le système continental.

Le 17 novembre 1810 la Suède doit déclarer la guerre à la Grande-Bretagne les marchandises sont saisies. Une guerre pour la forme (17 novembre 1810 au 18 juillet 1812) sans combats une Bloodless War (guerre sans sang). Les seuls tués sont les victimes des émeutes de Klagerup quand la troupe tire sur des opposants à la conscription le 15 juin 1811.

En 1812 la France occupe la Poméranie suédoise et l’île de Rügen, la Suède fait la paix avec la Grande-Bretagne dans le cadre du Traité d’Orebro (18 juillet 1812). Le même jour la Grande-Bretagne et la Russie signe une paix.

Du 14 mars 1808 au 10 décembre 1809, le royaume de Danemark-Norvège affronte la Suède. Le casus belli c’est l’alliance du royaume de Danemark-Norvège avec la France et l’alliance de la Suède avec la Grande-Bretagne. C’est une guerre que personne ne veut ce qui explique qu’elle se termine par une trêve. La paix est conclue par un retour au status quo ante bellum le 10 décembre 1809.

L’armée suédoise de l’époque c’est 23000 hommes dont 7000 hommes dans le sud de la Suède avec 14000 à la frontière norvégienne et 2000 dans le Norrland. Elle est bien équipée et bien entrainée.

On trouve plusieurs régiments comme le régiment de Hälsinge (1630-1709, 1709-1713 et depuis 1713). En 1816 ce régiment à huit compagnies reçoit le numéro 14 ou encore le régiment de Skaraborg (1624-1709 et 1709-1939). Devenu en 1816 le 9ème régiment d’infanterie, il est transformé en 1939 en régiment blindé qui va intégrer une brigade mobile (mobil brigad).

Le régiment de Kalmar (1626-1709 et 1709-1927) est un régiment d’infanterie à huit compagnies qui devient le 20ème RI en 1816 puis le 21ème RI en 1892. En 1927 il fusionne avec le régiment de Jönköping pour former le régiment de Jönköping-Kalmar.

Le Live Grenadier Regiment en suédois Livgrenadjärregementet est créé en 1928. En 1791, les régiments d’infanterie et de cavalerie d’Östergötland fusionnent pour donner naissance à un régiment de Life Grenadier. En 1816 le régiment est divisé en deux, les 1stet 2nd Life Grenadier Regiment. En 1928 les deux régiments sont fusionnés pour redonner naissance à un régiment unique qui reçoit également une autre désignation, le 4ème RI. Le Bohuslan Regiment est créé en 1720 et est devenu en 1816 le 17ème RI.

En face on trouve une armée dano-norvégienne de 36000 hommes mais seulement 5000 peuvent être employés contre la Suède. A cela s’ajoute une armée française composée de 12500 français, de 14000 espagnols, 6000 néerlandais et 12500 danois.

Ce conflit se termine par le Traité de Jönköping (10 décembre 1809) qui prévoit aucune cession de territoires, les navires britanniques sont maintenus à distance des côtés suédois, les rénégats et crriminels doivent être extradés.

En 1814 le Traité de Kiel cédera la Norvège à la Suède non sans que les norvégiens ne tentent par les armes d’échapper à l’union prévue avec la Suède.

L’armée suédoise au 20ème siècle.

Uniforme modèle 1910

L’armée suédoise à longtemps reposé sur le mercenariat et un volontariat plus moins corseté par des pressions sociales et fiscales. En 1901 la Suède va mettre sur pied un service militaire universel qui va perdurer bien au delà du second conflit mondial.

Les conscrits suivent un service militaire d’un an puis suivent jusqu’à un âge avancé (50 puis 45 ans) des périodes de rafraichissement toutes les 4 à 6. Ceux décidant de devenir réservistes subissent eux des rappels annuels plus ou moins longs en fonction du grade acquis.

Durant les deux conflits mondiaux, le service est temporairement porté à deux ans pour augmenter le nombre de soldats disponibles mais le projet de pérenniser cette extension n’à jamais pu aboutir en raison de nombreu oppositions politiques.

Si la Suède est restée neutre durant le premier conflit mondial elle s’est tout de même engagé dans les îles Aland en 1918.

Ces îles de la mer Baltique sont russes depuis 1809 intégrant le Grand Duché de Finlande. En 1856 suite à la guerre de Crimée, le Traité de Paris les démilitarise. En 1914 la Russie y installe une base de sous-marins utilisée également par les britanniques. Des fortifications sont construites mais leur puissance inquiètent Stockholm qui craignent qu’elles ne servent pour envahir la Suède.

En décembre 1917 la Finlande est indépendante. La population des îles Aland veut rejoindre la Suède ou du moins une intervention pour rétablir l’ordre en raison de la dissolution des troupes russes suite aux révolutions de février et d’octobre.

Ces îles étaient alors occupées par les Rouges, la Suède intervenant en février 1918 suivis par les allemands en mars. Le conflit est aussi relié à la guerre civile finlandaise entre Blancs et Rouges.

Le 10 février 1918 la guerre civile finlandaise arrive à Aland avec l’arrivée des Blancs finlandais. Peu de résistance russe. Le 13 février, le gouvernement suédois décide d’envoyer des troupes dans les îles Aland. Les blancs finlandais pensent que les suédois de leur côté mais ce n’est pas le cas. On assistance à une alternance de combats et de négociations. Les suédois contrôlent toutes les îles le 2 mars 1918.

Les allemands capturent les Rouges en raison de la crainte de voir la Suède rejoindre les alliés. Le 6 mars 1918, un accord germano-suédois est signé pour le partage des îles. Le 14 mars la majorité des troupes suédoises sont évacuées, les derniers soldats de Stockholm quittant la zone le 26 mai 1918 quand la guerre civile finlandaise s’achève.

Les allemands quittent les îles en septembre 1918. Trois ans plus tard en 1921, les îles sont cédées à la Finlande où elles forment une région autonome de la Finlande et sont démilitarisées.

Sur le plan des effectifs on trouve 2150 russes (dont 150 militants bolchéviques) contre 700 à 800 suédois, 900 allemands et 460 finlandais blancs.

L’Acte de Défense de 1925 voté le 26 mai 1925 entre en application le 1er janvier 1928. Cet acte entame une politique de désarmement qui ne changera qu’avec l’Acte de Défense de 1936.

Le nombre de divisions est baissé à quatre, dix-sept unités militaires sont dissoutes, le service militaire réduit à 140 jours, de nombreux conscrits sont transférés à l’Armée de Réserve.

L’Armen passe donc de six à quatre divisions, la cavalerie est réduite de cinquante à douze compagnies, l’infanterie de 364 à 122, les troisièmes bataillons des régiments d’infanterie sont dissous, les compagnies de service sont réduites de dix-huit à douze compagnies, le génie de trente-deux à vingt-deux, les compagnies de soutien sont réduites à trois, deux compagnies blindées étant mises sur pied.

A la différence de nombre d’armées l’armée suédoise à longtemps été uniquement organisée en temps de paix de régiments, des gros régiments avec plusieurs bataillons qu’ils soient d’active ou de réserve. Ces régiments étaient des régiments d’infanterie, de cavalerie, d’artillerie et du génie.

Uniformes suédois modèle 1944

Armée de masse, la Suède choisit au début des années quarante de réorganiser son armée de terre pour l’adapter à l’époque. Les leçons de la guerre de Pologne sont tirées notamment la nécessité d’améliorer la mobilité des unités.

Le gouvernement suédois choisit une armée à deux vitesses, une armée territoriale au travers des zones militaires pour défendre le pays de manière ferme et décidée et une armée mobile capable d’intervenir sur tout le territoire rapidement. Elle comprend quatre corps d’armée et quatre brigades mobiles mélant des unités de cavalerie et des unités motomécaniques (NdA comment dit-on «pétrole-picton» en suédois). Les unités d’artillerie et du génie sont modernisées et voient leurs capacités accrues.

Jusqu’en 1937 le roi était le chef de l’armée, un rôle plein et entier et non symbolique comme dans d’autres pays. Cette année la poste de chef de l’armée (Chefen för armén) est créé, le roi restant le chef mais un chef sans pouvoir, un chef symbolique.

Le 30 novembre 1939 l’URSS envahit la Finlande. C’est le début de la Guerre d’Hiver. Face au Goliath soviétique, le David finlandais fait mieux que résister. Les finlandais ne sont pas seuls car des suédois sont à leurs côtés. L’armée suédoise ? Non un corps de volontaires de près de 10000 hommes qui allait intégrer également des danois et des norvégiens.

15000 suédois se présentent, 10000 sont sélectionnés mais seulement 8000 sont envoyés en Finlande pour combattre l’Armée Rouge. A cela se sont ajoutés des hommes qui ont rejoint individuellement le front.

A cela s’ajoute une aide humanitaire (nourriture, médicaments, vêtements) et des armes avec 135042 fusils,347 mitrailleuses, 450 fusils mitrailleurs,50 millions de cartouches, 144 canons, 100 canons antiaériens, 92 canons antichars,301846 obus de tous calibres, 300 mines marines et 500 charges de profondeur. On trouve également 17 chasseurs, 5 bombardiers légers, un DC-2 transformé en bombardier léger, trois avions de reconnaissance.

Les volontaires suédois s’illustrent lors de la Bataille de Salla (1939) et lors de la Bataille d’Honkaniemi (25 au 27 février 1940). Si la première est une victoire finlandaise, la seconde est une victoire soviétique.

Le Svenska Frivilligkaren à perdu trente-trois tués, dix disparus, cinquante blessés et cent-trente victimes d’angelures. A la fin du conflit ce corps comprennait 8260 suédois, 725 norvégiens et 600 danois.

Durant la Pax Armada des manœuvres en terrain libre sont organisées, des manœuvres massives à munitions réelles (ce qui génère un certain nombre d’accidents) qui permettent non seulement de régler différentes lacunes et surtout d’envoyer un message aux voisins de la Suède : si vous voulez conquérir notre pays cela vous coûtera très cher.

Quand la guerre devient évidente, la Suède prépare discrètement la mobilisation générale décrétée le 9 septembre 1948.

Outre la mobilisation générale des hommes en âge de combattre pour compléter et soutenir les unités d’active, une Home Guard est mise sur pied avec des hommes trop jeunes ou trop vieux pour combattre mais qui pouvaient soulager les unités de combat de missions secondaires.

Ce sont les prémices de la défense totale qui verra la Suède des années cinquante à quatre-vingt se transformer en un Etat-forteresse avec près d’un million de soldats potentiellement mobilisable, un pays transformé en forteresse géante, un pays bien décidé à faire payer le prix du sang à tout envahisseur.

Aujourd’hui la Home Guard tout en pouvant servir d’armée territoriale en complément d’une armée d’active aux effectifs plus réduits sert surtout pour l’intervention en cas de catastrophe naturelle ou en renfort de la police si celle-ci se retrouvait déborder.

Durant le conflit la Suède fait preuve d’une neutralité comme nous l’avons vu flexible avec un certain penchant pour l’Allemagne pour des raisons d’interdépendance économique.

Des trains sanitaires qui ont évacué des blessés allemands sous le contrôle de Croix Rouge ont en réalité transporté des armes, des munitions et même des renforts qui pour des raisons de discrétion portaient l’uniforme suédois ce qui est strictement prohibé par les conventions internationales.

Des incidents de frontière ont lieu entre la Suède et la Norvège après son occupation par les allemands. Il y eu la violation des eaux territoriales par des navires et des sous-marins officiellement non identifiés, des avions abattus, des pilotes internés.

Si l’armée suédoise n’à pour une raison évidente pas combattu durant le second conflit mondial des suédois ont pris les armes tant dans le camp de l’Axe que dans le camp allié, les premiers rejoignant la Waffen S.S et la division Nordland (théoriquement composée de scandinaves) alors que les seconds ont rejoint la Légion Etrangère, certains pilotes d’abord utilisés comme fantassins ce qui était un gaspillage de compétence se retrouvant dans l’Armée de l’Air.

A la fin du conflit l’armée suédoise s’est sérieusement modernisée en améliorant son équipement et son entrainement. De nouveaux programmes sont lancés en 1954/55 pour tirer la quintessence des leçons du second conflit mondial. La stratégie de défense totale est pérennisée pour faire face à la menace soviétique mais ceci est une autre histoire.

Pologne et Pays Neutres (70) Suède (5)

Gustav III Adolf

Gustav III (Stockholm 24 janvier 1746 Stockholm 29 mars 1792) est roi de Suède du 12 février 1771 au 29 mars 1792. Marié à Sophia Magdalena de Danemark en 1766, il aura deux fils, Gustav et Carl-Gustav.

Fils d’Adolphe-Frederic de Hesse et de Louise Ulrika (une sœur de Fredéric II le Grand), il est également le cousin de la Grande Catherine, tsarine de toutes les Russie.

Arrivé au pouvoir en 1771 il mène un coup d’état monarchiste dès août 1772 pour rétablir l’absolutisme disparu avec la mort de Charles XII. C’est la fin de l’Age de la Liberté, période où le pouvoir parlementaire n’à cessé de croitre au détriment du pouvoir monarchiques.

Despote éclairé, apprécié du peuple mais détesté par la noblesse car s’attaquant à ses privilèges, il mène une politique de mécénat pour faire briller de milles feux la Suède et surtout sa personne. Il tente également de renouer avec l’impérialisme suédois mais là les succès sont nettement plus timides.

Admirateur de Voltaire, Gustav III légalise la présence catholique et juive en Suède. Il libéralise la société et l’économie, réduisant par exemple les cas soumis à la torture et à la peine capitale. Il y à même une loi sur la liberté de la presse en 1766 mais cette loi est vidée de sa substance par des amendements en 1774 et 1792.

Opposé à la révolution française, il propose même son aide militaire à Louis XVI. Grièvement blessé dans le dos lors d’un bal masqué, il succombe à ses blessures quelques jours plus tard. Son fils Gustave IV lui succède mais mineur il est soumis à la régence jusqu’en 1796.

En 1809 Gustave IV est à son tour renversé par un coup d’état militaire après avoir tenté de rétablir l’absolutisme. Par la suite la monarchie suédoise ne cessera de perdre du pouvoir au point aujourd’hui de n’avoir que des pouvoirs symboliques.

En 1777 il est le premier état à reconnaître l’indépendance des Etats-Unis après que des soldats suédois aient servit aussi bien aux côtés des insurgents que des français. En 1784 il acquiert l’île de Saint-Barthélemy (que Louis XVI échange contre un droit d’entrepôt à Göteborg), île qui redeviendra française en 1877. Il y eut également un projet de colonie en Australie au sud-ouest de l’île-continent mais le projet du être abandonné à cause de la guerre contre la Russie (1788-1790).

Axel de Fersen

Hans Axel von Fersen (Stockholm 4 septembre 1755 Stockholm 20 juin 1810) est un comte suédois rendu célèbre par son statut de favori auprès de la reine de France Marie-Antoinette.

Il est le fils du feld-maréchal Fredrik Axel de Fersen et de la comtesse Hedwige-Catherine de la Gardie.

En 1774 il achève son Grand Tour d’Europe destiné à parfaire son éducation comme le fond tous les jeunes gens bien nés. Il impressionne la cour de France par son éducation et son physique avantageux.

Le 30 janvier 1774 il rencontre Marie-Antoinette alors dauphine. Il revient à la Cour de France en août 1778 où Marie-Antoinette devenue reine de France lui fait bon accueil ce qui suscite un certain nombre de ragots et de rumeurs.

Axel de Fersen reçoit l’autorisation de rejoindre le corps expéditionnaire français engagé dans la guerre d’indépendance américaine. Il est l’aide de camp de Rochambeau, se liant d’amitié avec le duc de Lauzun et le marquis de Ségur. Il s’illustre à la bataille de Yorktown, ayant obtenu en octobre 1782 la place de colonel en second du régiment Royal-Deux-Ponts.

Il rentre de campagne en juin 1783 et reçoit la propriété du régiment Royal-Suédois. En septembre il quitte Versailles et rejoint le roi de Suède Gustave III qui se rend incognito en Italie. Il multiplie les conquêtes féminines et continue une correspondance soutenue avec la reine de France.

En 1784 il est à Versailles, rentrant en Suède en juillet mais revenant en mars 1785 pour prendre possession de son régiment en garnison à Landrecies près de Valenciennes. Il participe à la guerre russo-suédoise en 1787-1788.

En 1791 il participe à la fuite de Varennes qui comme chacun sait échoue. Il échoue à convaincre Vienne d’agir plus fermement. Fersen quitte alors Vienne pour Bruxelles.

En février 1792 il tente de convaincre le couple royal de fuir vers la Normandie mais Louis XVI refuse tout nouveau projet de fuite. Il inspire le manifeste de Brunswick qui va exacerber les tensions et les passions.

Après l’exécution de Louis XVI il espère encore sauver la reine mais comme nous le savons c’est un échec. Il rentre en Suède mais Gustave III à été assassiné et comme tous ses favoris Fersen est en disgrâce entre 1792 et 1796. Il retrouve son office et sa dignité avec l’avènement de Gustave IV Adolphe.

En 1801 il est nommé riksmarskalk (Grand maréchal du royaume), ministre et chancelier d’Uppsala mais perd la faveur royale car opposé à l’entrée en guerre de la Suède contre la Prusse.

En 1809 Gustave IV est chassé par un coup d’état militaire. Fersen ne prend pas partie. Le 20 juin 1810 il est pris à partie dans une émeute populaire et lynché. Des troupes sont présentes mais n’interviennent pas probablement par ordre du roi Charles XIII qui voyait le moyen de se débarasser d’un chef du parti gustavien.

Charles XIV Jean

Jean Baptiste Bernadotte (1763-1844),Maréchal d’Empire,Prince de Ponte-Corvo, Roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de 1818 à 1844

Charles XIV Jean (Pau 26 janvier 1763 Stockholm 8 mars 1844) est le premier roi de Suède de la dynastie Bernadotte, dynastie qui règne encore aujourd’hui en Suède. Bernadotte un nom qui fleure bon la France et pour cause puisque Carl XIV Johan s’appelait dans une ancienne vie Jean-Baptiste Bernadotte, un militaire français qui termina maréchal d’Empire.

Karl XIV Johan à été roi de Suède du 5 février 1818 au 8 mars 1844 (couronné le 11 mai 1818 à Stockholm), roi de Norvège (Karl III Johan) du 5 février 1818 au 8 mars 1844 (couronné le 7 septembre 1818 à la cathédrale Nidaros de Trondheim), vice roi de Norvège du 9 au 17 novembre 1814 et du 10 juin au 16 juillet 1816, prince héritier de Suède et de Norvège du 4 novembre 1814 au 5 février 1818, prince héritier de Suède du 5 novembre 1810 au 4 novembre 1814.

Marié à Désirée Clary (un temps convoitée par Napoléon Bonaparte ce qui selon certains historiens explique les relations orageuses entre les deux hommes qui partageaient un lien familial puisque Julie Clary, sœur de Désirée à épouser Joseph Bonaparte, frère ainé de qui vous savez), il eut un fils Oscar qui lui succéda sur le trône de Suède sous le nom d’Oscar 1er.

Cadet d’une famille de la bourgeoisie de robe du Béarn, il était le fils d’Henri et de Jeanne Bernadotte née de Saint-Jean. Il avait un frère ainé Jean et une sœur Marie.

Sans être misérable la famille était souvent gênée par des problèmes financiers, problèmes aggravés par la mort du père alors que Jean-Baptiste n’avait que 17 ans.

Alors que rien ne le destinait à la carrière militaire il s’engage le 3 septembre 1780 dans le régiment Royal-La Marine, étant affecté clin d’oeil du destin en Corse pendant deux ans avant de suivre les pérégrinations de son régiment : Besançon, Grenoble, Vienne, Marseille et en Charente-Maritime.

Il est caporal puis sergent et ne tarde pas être chargé du recrutement et de la formation des nouvelles recrues. Il participe le 7 juin 1788 à la journée des tuiles considérée comme la répétition générale des éléments de 1789. Il est ensuite en 1789 à Avignon et à Marseille. Le 7 février 1790 il devient adjudant sous-officier mais roturier ne peut espérer aller plus haut.

A l’automne 1790 son régiment est envoyé sur l’île d’Oleron puis en avril 1791 sur l’île de Ré. Il est nommé lieutenant en mars 1792, commandant le dépôt du 36ème RI. Il va ensuite participer aux combats de la 1ère coalition, évitant la panique des volontaires enthousiastes mais peu expérimentés par son ardeur et son éloquence.

Il est promu capitaine en juillet 1793 et chef de bataillon le 8 février 1794. Il est chef de brigade le 4 avril 1794, recevant le commandement de la 74ème demi-brigade (NddA le terme demi-brigade remplace un temps celui de régiment suite à la décision de Carnot d’amalgamer soldats de métier et volontaires). Il s’illustre à la bataille de Fleurus le 26 juin 1794. Il est général de division le 22 octobre 1794. Que de chemin parcouru depuis février 1790 !

A la tête de sa division il se montre rigoureux et travailleur, réprimant le pillage pour éviter de s’aliéner les populations locales. Il veille aussi au bon ravitaillement des troupes sous son commandement ainsi qu’à un traitement correct des malades et des blessés.

Il continua à combattre au sein de l’Armée de Sambre-et-Meuse sous le commandement du général Jourdan, armée qui se heurta à une féroce résistance autrichienne. Bernadotte s’illustre par ses talents de tacticien.

En 1797 il rejoint le front italien pour soutenir un certain général Bonaparte engagé sur un front censé être secondaire par rapport au front allemand. Il connait à Milan un premier incident qui scelle une irréductible inimité avec le général Berthier, le chef d’état-major de Bonaparte.

En août 1797 il rentre à Paris pour ramener les drapeaux pris à l’ennemi en compagnie d’Augereau mais le motif exact de ce rappel n’est pas clair. Il reste à l’écart du coup d’état du 18 fructidor qui écarte les directeurs royalistes. En dépit de l’opposition de Bonaparte, Bernadotte rallie l’Italie et subit une humiliation publique de la part du futur empereur. Bien avant de devenir roi de Suède on ne peut pas dire que Bernadotte aurait été prêt à donner sa vie pour le futur empereur.

Après avoir été commandant en chef des troupes françaises en Italie, il fût nommé ambassadeur en Autriche le 11 janvier 1798, un choix qui fit scandale en Autriche. Une émeute éclata le 13 avril 1798 quand il fit hisser le drapeau tricolore. Il quitte Vienne deux jours plus tard. A son retour à Paris il refusa un poste d’ambassadeur en république batave.

Le 17 août 1798 il se marie avec Désirée Clary. En novembre 1798 il refuse le poste de commandant en chef de l’armée d’Italie car il estime les moyens attribués insuffisants. La guerre de la deuxième coalition débute en mars 1799 et les déconvenues se succèdent pour la France.

Rappelé à Paris, il se tient à l’écart du coup d’Etat du 30 prairial (18 juin 1799). Le 4 juillet Désirée donne naissance leur fils unique qui il ne le sait pas encore deviendra un jour roi de Suède.

En juillet 1799 il devient ministre de la Guerre et entama un profond travail de réforme et de refondation de l’armée. Jugé trop proche des jacobins, il est démissionné de son poste le 14 septembre 1799 alors que le Directoire agonisait.

En dépit des liens l’unissant à Bonaparte, Bernadotte fût tenu à l’écart du complot qui allait aboutir au coup d’état du 18 Brumaire. C’était mieux ainsi pour le futur premier consul car quand il fût informé, Bernadotte se montra particulièrement virulent à son égard.

En dépit de cela il retrouva des fonctions officielles, devenant commandant de l’armée de l’Ouest espérant s’y couvrir davantage de gloire qu’en Italie mais ce ne fût pas le cas. Il resta en fonction jusqu’en 1802 mais ses relations avec le premier consul restèrent toujours tendues.

Il fût un temps disgracié car suspecté de vouloir renverser Napoléon Bonaparte. Il fût nommé ambassadeur de France aux Etats-Unis mais ne partit jamais, proposant ses services suite à la reprise de la guerre. En mai 1804 les deux hommes par l’entremise de Désirée se rapprochèrent et sans qu’il y eut un amour fou, Bernadotte promis sa loyauté à Napoléon Bonaparte et accepta de coopérer avec lui.

Le 14 mai il est nommé gouverneur du Hanovre et le 19 mai il est fait maréchal d’Empire en compagnie de dix-sept autres généraux. Le 2 décembre 1804 lors de la cérémonie du sacre, il porte le collier de l’Empereur.

Il participa à la campagne de 1805 et notamment à la bataille d’Austerlitz où il s’illustra même si certaines de ces décisions eurent un impact négatif sur le cour de la bataille. En juin 1806 il reçoit le titre de prince-duc de Pontecorvo.

Il participe en 1806 à la campagne de Prusse mais signe qui ne trompe il ne fit rien pour aider Davout avec lesquels les relations étaient aussi bonnes qu’avec Berthier c’est-à-dire exécrables. On raconte que Napoléon fût à deux doigts de trainer son beau-frère en cour martiale avant de se raviser pour des raisons d’équilibre familial. La situation s’apaisa néanmoins dans les jours suivants.

A cette occasion il fût en contact avec des troupes suédoises. Les prisonniers ayant été bien traités nul doute que cela joua plus tard et fit définitivement basculer le destin du béarnais.

En raison de problèmes dans la transmission des ordres, son 1er Corps d’Armée ne pût participer à la bataille d’Eylau. Blessé dans un affrontement à Spanden, il manquant la bataille de Friedland mais était suffisamment rétablit pour participer à la paix de Tilsit en juillet 1807.

Il fût ensuite nommé gouverneur des villes hanséatiques installant son quartier général à Hambourg pour faire respecter le blocus continent. Dans cette politique il fit preuve de réalisme, de pragmatisme et de souplesse ce qui ne pu qu’accroitre sa popularité dans la région.

En février 1808 il pénètre au Danemark avec une armée composée de soldats français, hollandais, danois et espagnols direction la Scanie, une province suédoise. Il s’agit de soutenir la Russie en guerre contre la Suède de Gustav IV Adolf. En août 1808 des soldats espagnols quittèrent sans ordre l’armée de Bernadotte pour rejoindre l’Espagne et lutter ccontre la France.

Si il ne participa pas à la guerre en Espagne, il fût engagé dans la campagne de 1809 avec sous ses ordres des unités étrangères ce qui ne l’enchantait guère. Il s’y illustra mais ne fût guère mis en valeur ce qui l’ulcéra. Renvoyé en France il repoussa un débarquement britannique à Walcheren et signe qui ne trompe pas il y avait été envoyé avec Fouché ce qui n’était pas forcément non plus une bonne chose tant le ministre de la police de Napoléon pouvait courir plusieurs lièvres à la fois.

Son destin bascula alors quand en mars 1809 le roi de Suède Gustaf IV Adolf (ou Gustave IV Adolphe) fût renversé par un coup d’état militaire suite à une guerre catastrophique contre la Russie. Son oncle Charles lui succéda mais il n’avait pas d’enfant. Il adopta le duc Christian Auguste de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg mais sa mort accidentelle relança la question de la succession alors que le pays se montrait davantage francophile.

Bernadotte fût approché mais il fallu du temps pour le convaincre, le maréchal d’Empire ne voulant pas aller contre la volonté de Napoléon.

Le 21 août 1809 le parlement élu Jean-Baptiste Bernadotte comme prétendant à la couronne de Suède. L’empereur des français accepta à contre-coeur l’élection le 23 septembre 1810.

Bernadotte se met en route le 30 septembre, se convertit au luthéranisme le 19 octobre et fit son entrée solennelle à Stockholm le 2 novembre. Le 5 novembre Charles XIII l’adopte officiellement et il devient Charles Jean. Début janvier 1811 Désirée et Oscar arrivent en Suède. Désirée ne resta guère en Suède et ne revint qu’en 1823 !

Affable et ouvert, il ne parla jamais le suédois ce qu’il regretta par la suite. Régent seulement un mois après son arrivée, il ne tarda pas à devoir choisir entre la France et sa nouvelle patrie. L’occupation de la Poméranie suédoise en janvier 1812 fût le prétexte idéal pour rompre définitivement avec Napoléon. Il négocia avec la Russie et en échange d’un renoncement à la Finlande, Alexandre 1er acceptait de soutenir les droits suédois sur la Norvège.

En mars 1813 la Suède et le Royaume-Uni signent un traité d’alliance doublé d’une aide financière de la part de la Grande-Bretagne. Londres promet également le transport des troupes suédoises en Poméranie et une aide navale pour conquérir la Norvège en cas de résistance locale et/ou étrangère.

La Suède entre en guerre contre la France le 17 mars 1813. Désirée Clary tente de négocier un accord entre son mari et l’empereur mais en vain.

Durant les négociations il apporta son expertise sur les forces et les faiblesses de l’armée française. Il joua un rôle moteur dans la planification de la campagne à venir à savoir d’éviter d’affronter Napoléon pour se concentrer sur ses subordonnés. Il participa avec son armée à la Bataille de Leipzig du 16 au 19 octobre 1813. d’octobre 1813 à février 1814 l’armée suédoise ne combat pas Napoléon, se concentrant sur les danois pour les forcer à abandonner la Norvège.

En France Charles Jean fût approché pour devenir le nouveau souverain mais il fût très vite marginalisé. De plus l’ancien maréchal d’Empire répugnait à combattre ses anciens compagnons d’armes sur le territoire national. Il regagne la Suède à la fifn du mois de mai et arriva à Stockholm le 10 juin 1814.

Il doit s’employer à combattre la Norvège peut désireuse de s’associer à la Suède en dépit des propositions de Bernadotte pour une large autonomie. La guerre s’acheva rapidement par une victoire suédoise (26 juillet-14 août 1814). Le 4 novembre 1814, Charles XIII devient également Charles II de Norvège. En revanche le futur Charles XIV Jean était sceptique sur le loyalisme de la population norvégienne. Durant les Cent Jours la Suède resta à l’écart des opérations.

Le 5 février 1818 Charles XIII/II meurt. Le lendemain l’ancien Maréchal d’Empire devient roi sous le nom de Charles XIV Jean (Charles III en Norvège). Il est couronné roi de Suède le 11 mai et roi de Norvège le 7 septembre.

En 1823 le prince héritier Oscar se marie avec Joséphine de Leuchtenberg, fille d’Eugène de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon Bonaparte. A cette occasion Désirée regagna enfin la Suède et y reste jusqu’à la fin de sa vie.

Les relations avec le premier monarque de la maison Bernadotte restèrent tendues avec des norvégiens rétifs. Charles XIV Jean veilla à conserver de bonnes relations avec la Russie, l’ancien Maréchal d’Empire ayant des relations amicales avec Alexandre 1er comme avec son successeur Nicolas 1er.

Très populaire en Suède les relations du monarque se tendent dans les années trente en raison d’un certain autoritarisme ce qui fait espérer à certain l’avènement prochain de son fils Oscar réputé plus libéral. Paradoxalement sa popularité augmenta en Norvège alors qu’elle déclinait en Suède !

Le conflit avec l’opposition libérale s’apaisa au cours de la session parlementaire de 1841 et en 1843 au moment de son jubilé d’argent les témoignages d’affection furent unanimes, le roi de Suède ayant retrouvé sa popularité d’avant.

En effet le pays avait développé son économie, la dette publique et extérieure avait diminué, l’agriculture était en croissance tout comme l’industrie, les impôts avaient été réduits.

Début janvier 1844 la santé du roi déclina. Frappé par un accident vasculaire cérébral le 5 mars, il sombra dans le coma avant de succomber le 8 mars 1844 à 15h30. Son fils Oscar lui succède sur le trône de Suède.

Gustav IV Adolf

Gustave IV Adolphe (Stockholm 1er novembre 1778 St Gallen, confédération helvétique 7 février 1837) est roi de Suède du 29 mars 1792 au 29 mars 1809.

Fils de Gustav III Adolf, il perdit lui aussi le pouvoir mais à la différence de son père fût exilé et non assassiné, la perte de la Finlande étant l’élément déclencheur du coup d’état militaire qui allait aboutir à son renversement puis à son exil.

Lui succède sur le trône son oncle Charles XIII qui est sans héritier. Il choisit pour lui succéder un maréchal napoléonien Jean-Baptiste Bernadotte.

Agé de 14 ans à la mort de son père, Gustav IV est d’abord sous la régence de son oncle le futur Charles XIII.

Le 31 octobre 1797 il épouse Friederike Dorothea, petite-fille de Karl Friedrich margrave de Bade. De cette union sont nés cinq enfants (Gustav, Sofia Wilhelmina, Carl-Gustav, Amalia et Cecilia). Après son divorce, il eut plusieurs maitresse, l’une d’elle Maria Schlegel donnant naissance à un fils Adolf Gustafsson.

En raison de difficultés financières chroniques héritées de son père, le couronnement n’est organisé que le 3 avril 1800. En raison de l’opposition persistante au sein de la diète, Gustav IV Adolf ne va plus réunir la moindre diète jusqu’à son renversement.

En 1805 il rejoint la troisième coalition contre la France. La France occupe la Poméranie suédoise.

Le 21 février 1808 la Russie envahit la Finlande alors dirigée par la Suède tandis que le Danemark attaque la Suède pour forcer Stockholm à rejoindre le système continental destiné à ruiner l’Angleterre. Très vite la Finlande est perdue, perte consacrée par le traité de Hamina du 17 septembre 1809.

Entre-temps le roi est renversé par une conspiration militaire. Il abdique volontairement le 29 mars dans l’espoir de préserver les droits de son fils mais le Riksdag des Etats dominé par l’armée refuse de laisser le fils de Gustav IV sur le trône. Le 5 juin Charles est proclamé roi sous le nom de Charles XIII.

L’ex-roi de Suède est transporté en Allemagne. En 1812 il divorce de sa femme avec laquelle il ne s’était jamais entendu. Il vit ensuite en Suisse mais est enterré en Moravie. Sa dépouille est rapatriée en Suède en 1884.

Alfred Nobel

Alfred Bernhard Nobel (Stockholm 21 octobre 1833 San Remo 10 décembre 1896) est un chimiste, industriel et fabricant d’armes suédois.

Durant sa carrière il déposa plus de 350 brevets scientifiques dont celui de la dynamite qui fit sa renomée. Il fonde la société KemaNobel en 1871 qui rachète la société Bofors en 1894. Dans son testament il légue sa fortune pour créer le Prix Nobel.

Après avoir grandit en Russie, le jeune Alfred Nobel part étudier la chimie aux Etats-Unis pendant quatre ans. Rentré ne Suède, il se consacre à partir de 1862 à la mise au point d’explosifs plus stables. Il s’essaye également à la création littéraire avec un succès inversement proportionnel à sa carrière d’inventeur.

Il met au point un détonateur en 1865 et brevète la dynamite en 1867. Il réside à Paris à partir de 1875. Il achète plusieurs châteaux en France, châteaux utilisés pour des travaux de recherche mais fatigué par une campagne de presse hostile et par les lourdeurs administratives françaises il s’installe en Italie en 1891 ce qui n’améliore pas son image en France.

En 1888 la publication d’une nécrologie prématurée (« Le marchand de la mort est mort. Le Dr Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier . ») le pousse à laisser une meilleure image après sa mort.

Le 27 novembre 1895 un an avant sa mort, Alfred Nobel rédige son testament léguant la quasi-totalité de sa fortune à la création d’un fond destiné à doter des prix pour récompenser les progrès dans le domaine de la paix (ou de la diplomatie), de la littérature, de la chimie, de la physiologie ou de médecine et de la physique.

Célibataire et sans enfants, saint-simonien récompensant le mérite et condamnant l’héritage, Alfred Nobel se comporte en accord avec ses idées. Il à même envisagé lui le grand mélancolique de créer un établissement permettant aux personnes le souhaitant de mettrre fin à leurs jours dans de bonnes conditions.

Il meurt d’un accident vasculaire cérébral le 10 décembre 1896 à San Remo et est enterré au cimetière du Nord à Stockholm.

Pologne et Pays Neutres (66) Suède (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.5 : SUEDE

AVANT PROPOS

En ce 30 août 2021 j’entame l’antépénultième fiche synthétique concernant les pays neutres ou pour ce qui concerne la Pologne un pays occupé par des puissances étrangères (Allemagne et URSS) mais qui continue la lutte en espérant qu’un nouveau conflit allait aboutir à la reconstitution d’un pays qui avait été ressuscité en 1919 après plus d’un siècle de disparition suite à trois partages successifs avec ses voisins.

La veille j’ai terminé la Suisse ce qui porte (je pense aux amateurs de chiffres) ma saga à 10106 pages.

Après la Suisse je reste dans un pays froid, je reste dans un pays commençant par S mais ce sont là les seuls points communs que je vois immédiatement entre la Confédération Helvétique et le royaume de Suède.

Dans le Tome 10 j’avais parlé de trois des quatre nations scandinaves à savoir la Norvège, le Danemark et la Finlande (encore qu’il y à débat pour savoir si la Finlande fait partie de la Scandinavie, pour le grand public c’est évident mais pour les géographes c’est plus délicat) omettant la Suède.

Gustave II Adolphe alias « Le Lion du Nord »

Pourquoi une telle omission qui de prime abord n’allait pas initialement de soi ? Tout simplement parce que le pays de Gustave II Adolphe et d’Alfred Nobel, d’Axel de Fersen et de Charles XIV Jean (un béarnais devenu roi de Suède) est resté neutre durant les deux conflits mondiaux encore que les historiens ont fait un sort à la neutralité fière et orgueilleuse, la Suisse comme la Suède dépendant beaucoup de l’Allemagne pour son économie.

Dans cette cinquième fiche synthétique je vais donc parler de la Suède en revenant au plan des deux premières fiches consacrées à l’Espagne et au Portugal :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Cela devrait être ensuite la même chose pour les Fiches Synthétiques n°6 et n°7 consacrées respectivement à la Pologne (seule nation belligérante de ce tome mais avec un gouvernement en exil installé à Nantes) et à la Turquie.

Ensuite avec beaucoup d’appréhension et de fébrilité je passerai au récit complet de mon second conflit mondial uchronique. Un conflit que j’ai abordé par bribes dès le Tome 4 consacré aux Etats-Unis quand je me suis rendu compte qu’il me faudrait encore travailler d’arrache pied pendant plusieurs années avant de parler des combats en France et en Italie, en Afrique du Nord et en Sicile, en Indochine et aux Philippines, en Malaisie et dans l’Atlantique.

Cela à entrainé un certain nombre de contradictions que j’ai résolu de manière simple : entre deux événements contradictoires c’est le plus récent qui l’emporte. J’ai un temps caressé le projet de tout remettre à jour mais je me suis tout de suite rendu compte que cela me prendrait un temps trop important pour un bénéfice finalement assez limité.

Comme le postage du conflit ne devrait pas commencer avant 2022 il est probable que je posterai des mises à jour ou des textes complémentaires voir répondrai à des demandes des lecteurs. Je tiendrai de toute façon tout mes lecteurs au courant de l’évolution de mon récit.

Ce récit va se diviser en plusieurs tomes géographiques (j’ai un temps pensé aux années mais cela me plaisait moins) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont équiper notamment l’armée française.

Pologne et Pays Neutres (60) Suisse (10)

Pistolets mitrailleurs

Pistolet mitrailleur 19

NdA je n’ai trouvé aucune information sur internet si un lecteur à des infos je suis prenneur

Pistolet mitrailleur Suomi KP/-31

Suomi KP/-31

Pistolet mitrailleur Bergmann MP-28

MP-28

Pistolet mitrailleur SIG MKMO

Le SIG MKMO (M = Maschinen K = Karabiner M = Miltär O = Oben _éjection par le haut_) est un pistolet mitrailleur de conception et de fabrication suisse. Produite à seulement 1228 exemplaires, elle fût utilisée en petit nombre par l’armée et la police suisse ainsi que la garde suisse pontificale. Il fût également exporté en Finlande (282 exemplaires) où l’arme fit le coup de feu contre l’URSS. La production s’est arrêtée en 1941 et l’armée retirée du service par la Finlande en 1960, par la garde suisse pontificale en 1972 et par la Suisse en 1967.

Le SIG MKMO est une arme tirant la cartouche suisse 7.65x21mm, pesant 4.25kg, mesurant 1025mm, disposant d’un canon de 500mm. Elle était alimentée par un chargeur détachable de 40 cartouches.

Pistolet mitrailleur Lmg.-Pistole Mod. 1941/44

Le premier pistolet mitrailleur suisse est le Lmg.-Pistole Mod. 1941/44 également connu sous les désignations de Furrer MP-41/44, de MP-41/44 ou encore de LMG-Pistole.

Arme complexe à produire à et à utiliser elle ne laissa pas un très bon souvenir à ses utilisateurs, certains regrettant l’abandon d’un projet concurrent proposé par la SIG (MP-41). Rien d’étonnant car le colonel Furrer son concepteur très lié avec l’armée suisse se livra à un lobbying très actif pour imposer une arme issue d’un fusil-mitrailleur (ce qui explique peut être sa complexité et son poids).

Produite à 9908 exemplaires elle fût supplantée par le pistolet mitrailleur Suomi KP-31 produit sous licence sous la désignation de MP-43/44 (1000 exemplaires acquis auprès de la Finlande et 10000 produits sous licence).

Après une carrière confidentielle ce pistolet mitrailleur à été retiré du service à la fin des années cinquante. Les armes encore en état furent stockées et celles encore disponibles furent soient envoyées à la ferraille en 1995 ou vendues à des collectionneurs et des musées après avoir été neutralisées.

Le Lmg.-Pistole Mod. 1941/44 était un pistolet mitrailleur de conception et de fabrication suisse pesant 5.2kg. Mesurant 760mm de long, disposant d’un canon de 20mm, il tirait la cartouche 9x19mm Parabellum à une distance maximale effective de 200m à une cadence de tir de 900 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur détachable de 40 coups.

Pologne et Pays Neutres (1) Espagne (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.1 ESPAGNE

AVANT-PROPOS

Le 8 mai 2021 j’ai terminé après presque un an de boulot le Tome 11, l’avant dernier tome de ma monumentale uchronie, le dernier Tome concernant les nations belligérantes puisque ce Tome 12 va concerner les forces polonaises en exil (donc pas un état stricto sensu) et les pays neutres.

Avec la fin du Tome 11 j’ai atteint le nombre de 9817 pages ce qui me fait dire que je vais dépasser les 10000 pages avant même le récit de mon conflit.

Quand j’ai commencé mon uchronie en 2011 je ne pensai pas y être encore en 2021. Les choses ont beaucoup évolué, l’œuvre est devenu un monstre tellement tentaculaire que j’ai du mal parfois à m’y retrouver.

Il y à naturellement de nombreuses contradictions, des erreurs qui sont liés à la fois à mon propre manque de vigilance mais aussi parce que j’apprends parfois par de nouvelles recherches que telle arme, tel char, tel avion à finalement été utilisé par ce pays (le cas inverse arrive parfois).

A l’origine j’avais prévu pas moins de quinze tomes que l’ont peu classer en deux catégories, les majeurs et les mineurs.

Les sept premiers sont les majeurs puisqu’ils concernent la France (Tome 1), l’Allemagne (Tome 2), la Grande-Bretagne (Tome 3), les Etats-Unis (Tome 4), le Japon et ses alliés (Tome 5), l’Italie (Tome 6) et l’URSS (Tome 7).

Les tomes suivants dits tomes mineurs concernent soit des pays belligérants et des pays neutres que ce soit le Canada et l’Afrique du Sud pour le Tome 8, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le Tome 9, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas pour le Tome 10, la Turquie pour le Tome 11, l’Espagne et le Portugal pour le Tome 12, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Suisse et la République d’Irlande pour le Tome 13, la Grèce, la Yougoslavie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie pour le Tome 14 et enfin un Tome 15 concernant l’Amérique Centrale et Latine (Brésil, Argentine, Chili, Urugay Paraguay, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie, Venezuela, Mexique et les petits états)

Au final le nombre de Tomes va tomber à seulement douze. Si les sept premiers tomes dit tomes majeurs ne vont pas évoluer, les tomes dits mineurs vont être différents.

Le Tome 8 va ainsi regrouper les quatre Dominions (Canada, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), le Tome 9 va aborder les pays ayant formé après guerre le Benelux alors que le Tome 10 ne va plus parler de la Turquie mais de la Scandinavie (Norvège, Danemark et Finlande).

Le Tome 11 à dit adieu à la péninsule ibérique au profit d’une autre péninsule, la péninsule balkanique avec son extension de l’Europe du Milieu ou Mitteleuropa. Ce sera le plus gros tome avec six volumes (Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce et Slovaquie).

Enfin le Tome 12 va regrouper la Pologne en exil et les pays neutres. J’ai hésité à maintenir ce tome pour gagner du temps mais je me suis dit que d’une je n’étais pas à quelques semaines près et que ces pays neutres ont aussi joué un rôle dans le conflit, un rôle d’influence, un rôle d’intermédiaire entre les belligérants.

Pour ce dernier tome j’ai décidé de réaliser des fiches synthétiques pour cadrer leur position qui sera assez semblable à celle historique puisqu’aucun événement ne peut par exemple pousser la Suisse à entrer en guerre aux côtés des alliés ou de l’Axe (la neutralité helvétique est précieuse pour les deux belligérants).

Cette remarque s’applique aussi à l’Irlande, à la Suède, à la Turquie, au Portugal et à l’Espagne. Pour le Portugal de Salazar l’important est la survie du régime et le madré Antonio de Oliveira n’à aucun intérêt à entrer en guerre à l’exception peut être d’une attaque de ses colonies ou des îles. Pour l’Espagne c’est la situation économique qui est certes meilleure qu’OTL mais encore difficile. L’Axe n’à guère d’intérêt à attirer l’Espagne et les alliés non plus.

Du 12 avril au 8 mai 2021 j’ai réalisé mon volume 6 sur la Slovaquie et j’ai décidé d’intégrer des éléments de l’histoire de la Tchécoslovaquie ce qui m’à fait dire que je devais aussi parler de la Pologne.

J’ai donc décidé dans ce Tome 12 d’intégrer une partie sur la Pologne avec normalement une chronologie étoffée sur la période avant septembre 1939, une brève description de la guerre de Pologne, la mise en place d’un gouvernement polonais en exil à Nantes, la reconstitution d’une armée polonaise qui disposera d’unités terrestres, aériennes et navales, les premières sous commandement français alors que la marine polonaise libre était placée sous l’autorité de la Royal Navy car opérant en mer du Nord.

Ces F.S ou Fiches Synthétiques vont s’organiser de la façon suivante :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Je serai un peu plus prolixe, un peu plus volubile si le modèle est un modèle national ou un appareil peu connu. Inutile par exemple de présenter le Messerschmitt Me-109 en service en Suisse ou le Panzer IV utilisé par l’armée espagnole.

En même temps suis-je fiable ? En 2018 alors que j’achevai le T7 sur l’URSS je me disai que d’ici un an je pourrai enfin (?) passer à autre chose et en 2021 je suis encore là.

Néanmoins je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Je ne vous cache pas chers lecteurs que je suis à la fois impatient et anxieux de voir la fin de cette œuvre approcher. C’est probablement ce que ressentent tous les écrivains quand ils arrivent au bout de leur œuvre.

Une fois le Tome 12 terminé, je pense réaliser un gros travail préparatoire que je conserverai pour moi (notamment un document cadre sur le conflit), je rédigerai peut être des annexes que je publierai en alternance avec les récits du conflit. Je pense aussi à une chronologie générale du conflit qui elle pourrait être publiée.

Je rédigerai ensuite le récit du conflit en m’inspirant je le reconnais de l’uchronie « 1940 La France continue » qui imagine une France continuant la guerre en juin 1940 plutôt que de se vautrer dans le renoncement avec peut être des personnages fictifs dont on pourrait suivre les aventures. Là encore le récit se découpera en différents tomes (sous réserve d’éventuelles modifications) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont être utilisés notamment l’armée française.

Ce dernier tome aura un format différent des autres. En effet comme les pays souverains de ce tome ne seront pas engagés dans le second conflit mondial il n’y aura pas de récit de batailles héroïques, d’affrontements titanesques en mer Baltique ou en mer d’Irlande.

Cela commencera par une chronologie étoffée avec d’abord une chronologie généraliste avec les grandes dates à retenir dans l’histoire de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de la Turquie. Ce sera ensuite des petites chronologies thématiques avec des chronologies politiques, militaires voir si j’ai suffisamment d’informations et de données, des chronologies économiques et culturelles.

Une fois ce cadre fixé je basculerai sur la partie uchronique c’est à dire après le point de divergence de novembre 1939. Il n’y aura visiblement pas de grands changements par rapport à l’histoire telle que nous la connaissons.

Ensuite je parlerai tout de même de l’armée avec quelques informations historiques, des informations sur l’organisation et son équipement. Je ne présenterai en détail une arme, un véhicule ou un avion que si cela est nécessaire c’est-à-dire un engin que je n’ai pas abordé dans les tomes précédents. Je ferai probablement une exception pour les navires de guerre.

En ce qui concerne la Pologne ce sera un peu différent puisque dans la partie historique 1939-1954 et la partie militaire il sera question de combats et d’opérations militaires, les troupes polonaises opérant en Norvège, sur le front occidental, dans les Balkans et même en Italie.

Comme depuis le début chers amis lecteurs, chers amis suiveurs (spéciale dédicace à Amateur d’Aéroplanes qui fait remonter mes erreurs et mes oublis, un grand merci à lui) bonne lecture.

*

**

En 1898 l’Espagne est battu par les Etats-Unis, perdant la quasi-totalité de son empire colonial. La Generation 98 soucieuse de régénérer le pays de Cervantes peut bien lancer un méprisant Que Inventen Ellos ! (qu’ils inventent eux !) le fait est là : l’Espagne n’est plus qu’une puissance secondaire, une puissance qui à connu un Age d’Or jusqu’au seizième siècle avant que de nombreux maux ne provoque un lent et pénible déclassement.

A part le pays Basque et la Catalogne, l’Espagne passe à côté de la Révolution Industrielle et s’enfonce dans un sous-développement économique, politique et culturel. Le 19ème siècle espagnole est ainsi marqué par les guerres carlistes entre partisans d’une monarchie de droit divin et une monarchie constitutionnelle, une première expérience républicaine, la proclamation de Communes sur tout le territoire espagnole. Bref un joyeux bordel.

Le roi Alphonse XIII en compagnie du général Miguel Primero de Rivera qui s’appuie sur son sabre

Neutre durant le premier conflit mondial, l’Espagne tente de redresser la barre sous la forme d’une dictature militaire pilotée par le général Miguel Primo de Rivera le tout avec l’accord du roi Alphonse XIII mais c’est un échec.

En 1931 les républicains remportent les élections locales. Ne voulant pas provoquer un bain de sang ou sachant la situation intenable, le roi abdique provoquant la naissance de la Deuxième République qui avec une volonté visible de bien faire va provoquer un affrontement sans cesse repoussé entre deux Espagnes que l’on pourrait schématiser en une Espagne libérale et une Espagne conservatrice.

En juillet 1936 une partie de l’armée se soulève. Ce n’est pas le premier pronunciamento de l’histoire espagnole mais celui-ci par son échec dégénère en une guerre civile qui devient bien vite une guerre internationale puisque de nombreux pays apportent leur soutien aux belligérants.

Francisco Franco

En mars 1939 les nationalistes du général Franco l’emporte marquant le début d’une longue dictature qui va durer plus de trois décennies avant que la monarchie soit rétablie mais ceci est une autre histoire.

Mitteleuropa Balkans (226) Slovaquie (20)

Les avions de l’armée de l’air slovaque (3) : Autres appareils

Avia B.122

L’Avia B.122 est un biplan monoplace d’entrainement à l’acrobatie. Le développement de cet appareil était jugé nécessaire à une époque où le combat aérien tournoyant ressemblait souvent à une chorégraphie soigneusement mise au point. C’était aussi le moyen de participer à des compétitions sportives d’acrobatie aérienne.

Effectuant son premier vol en 1934, l’appareil à été utilisé par la Tchécoslovaquie, la Slovaquie, l’Allemagne, l’URSS, la Roumanie et la Bulgarie.

La Bulgarie à reçu douze appareils, la Tchécoslovaquie quatre-vingt dix appareils, la Luftwaffe douze appareils ex-tchécoslovaques, la Roumanie une unique machine, l’URSS quinze machines et la Slovaquie une poignée d’appareils (douze ou seize selon les sources), appareils utilisés pour l’entrainement au vol acrobatique mais aussi pour des missions plus militaires. Tous les appareils slovaques ont été détruits durant la guerre.

Caracteristiques Techniques

Type : avion d’entrainement à l’acrobatie

Masse à vide 780kg en charge 1080kg

Dimensions : longueur 6.80m envergure 8.85m hauteur 2.84m

Motorisation : un moteur Avia RK-17 de 420ch

Performances : vitesse maximale 270km/h vitesse de croisière 230km/h distance franchissable 575km plafond opérationnel 7000m

Armement : aucun

Avia B.34

L’Avia B.34 est un chasseur biplan monomoteur qui effectua son premier vol le 2 février 1932. Si il n’à été produit qu’à 14 exemplaires, il annonce le B.534 plus performant.

Les appareils furent mis en service au sein du 37 Stíhací Letka (Escadron de chasse) en septembre 1934 mais sont relégués à l’entrainement dès 1937. Un appareil à été perdu en avril 1938 et en mars 1939 huit appareils sont saisis par les allemands qui en perdent rapidement trois, laissant cinq puis trois appareils qui sont cédés à la SVZ qui va les utiliser jusqu’en 1949 quand le dernier appareil est envoyé à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Type : chasseur monoplace biplace monomoteur

Masse à vide 1305kg en charge 1730kg

Dimensions : longueur 7.25m envergure 9.40m hauteur : nc

Motorisation : un moteur en ligne Avia Vr36 (Hispano-Suiza HS-12Nbr) de 740ch

Performances : vitesse maximale 315km/h distance franchissable 600km plafond opérationnel 7000m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm vz.28

Letov S.31

Le Letov Š-31 est un chasseur monomoteur biplan produit en plusieurs variantes au début des années trente. Si le S-31 effectua son premier vol en 1929, le S.231 ne décolla pour la première fois que le 17 mars 1933.

Les appareils sont mis en service en juin 1936 mais ne sont plus en service dans les unités de première ligne en 1939. L’appareil à été utilisé par la Tchécoslovaquie, la Slovaquie mais aussi l’Espagne au cours de la guerre du même nom. La SVZ à utilisé l’appareil pour l’entrainement à la chasse. Le sort final des appareils est inconnu.

Caracteristiques Techniques (S.231)

Type : chasseur monomoteur monoplace biplan

Masse à vide 1243kg en charge 1715kg

Dimensions : longueur 7.85m envergure 10.06m hauteur 3m

Motorisation : un moteur radial Walter Mercury V-S2 de 553ch entrainant une hélice bipale à pas fixe

Performances : vitesse maximale 348km/h à 5000m 300km/h au niveau de la mer vitesse de croisière 310km/h distance franchissable 450km plafond opérationnel 9300m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm fixes tirant vers l’avant dans le nez, deux autres en pods sous l’aile inférieure, six bombes légères sous l’aile inférieure.

Praga BH.41

Le Praga BH-41 (ultérieurement rebaptisé E-41) est un avion d’entrainement avancé de conception et de fabrication tchécoslovaque produit à 43 exemplaires auxquels il faut ajouter un unique E-141 à moteur diesel radial et l’E-241 produit à 95 exemplaires.

Ces appareils étaient toujours en service en 1939 mais aussi en 1948, la SVZ disposant de trente appareils qui furent utilisés jusqu’à la fin du conflit, un unique appareil survivant au conflit mais pour mieux être envoyé à la ferraille.

Caractéristiques Techniques du Praga E-241

Type : biplace d’entrainement monomoteur biplan

Masse à vide 1185kg en charge 1570kg

Dimensions : longueur 8.30m envergure 11.15m hauteur 3.05m

Motorisation : un Walter Pollux II de 360ch

Performances : vitesse maximale 230km/h distance franchissable 750km plafond opérationnel 5700m

Praga E-39

Le Praga E-39/BH-39 est un avion d’entrainement initial de conception et de fabrication tchécoslovaque qui effectua son premier vol en juin 1931. Produit à 139 exemplaires, il à été utilisé par la Tchécoslovaquie, la Slovaquie, l’Allemagne et la Hongrie. La Slovaquie à récupéré une trentaine d’exemplaires qui ont été utilisés jusqu’à la fin de la guerre. Quatre ont survécu au conflit et un préservé dans un musée, les trois autres étant envoyés à la casse.

Caracteristiques Techniques (BH-39NZ)

Type : biplace d’entrainement monomoteur biplan

Masse à vide 609kg

Dimensions : longueur 6.88m envergure 9.88m hauteur 2.54m

Motorisation : un Walter NZ 120 de 120ch

Performances : vitesse maximale 170km/h distance franchissable 483km plafond opérationnel 3566m

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 dévellopant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Bücker Bü133 Jungmeister

Bucker Bü 133 Jungmeister

Le Bücker Bü 133 Jungmeister est un dévellopement direct du Bü-131. C’est un appareil d’entrainement avancé et de voltige, un biplan monoplace qui effectue son premier vol en 1935.

Le Bü-133A n’est pas produit en série tout comme le Bü-133B qui n’est construit qu’à deux exemplaires, la première vrai version de série étant donc le Bü-133C. L’appareil fût également produit sous licence en Suisse et en Espagne. L’appareil à été exporté en Slovaquie, en Afrique du Sud et en Hongrie.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-133C

Type : biplan monoplace d’entrainement et de voltige

Masse : à vide 425kg Maximale au décollage 585kg

Dimensions : longueur 6m envergure 6.60m Hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur Siemens-Halske Sh.14-4 de 160ch

Performances : vitesse maximale 220 km/h vitesse de croisière 200 km/h Distance franchissable 500km Plafond opérationnel 4500m

Armement : aucun

Gotha Go-145

Gotha Go145 sous les couleurs espagnoles (camp national)

Le Gotha Go-145 est un avion d’entrainement biplan biplace créée par la firme Gotha qui renait de ses cendres en octobre 1933 après avoir été démantelé ou du moins mise en sommeil à la fin du premier conflit mondial. L’appareil prend l’air pour la première fois en février 1934 et rentre en service l’année suivante au sein de la Luftwafe.

Plusieurs compagnies allemandes fabriquèrent l’appareil ,l’avion étant également produit sous licence en Espagne et en Turquie. Rien que pour la production allemande, 2000 appareils ont été construits en plusieurs versions, le Go145B disposant d’un cockpit fermé, le Go145C destiné à l’entrainement au tir disposant d’une MG-15 de 7.92mm.

L’appareil à été utilisé par l’Autriche avant l’Anschluss, la Roumanie et la Slovaquie en plus des pays où il à été construit sous licence.

Caractéristiques Techniques du Gotha Go-145A

Masse : à vide 800kg en charge 1380kg

Dimensions : longueur 8.7m envergure 9m hauteur 2.9m

Motorisation : un moteur en ligne Argus As10 de 240ch entrainant une hélice bipale à pas fixe

Performances : vitesse maximale 212 km/h vitesse de croisière 180km/h Distance franchissable 630km plafond opérationnel 3700m

Armement : aucun

Heinkel He-72 Kadett

Heinkel He-72 Kadett

Le He-72 est un biplan biplace d’entrainement initial répondait à un besoin émis en 1933. L’appareil entre en service au sein du National-Socialist Flyers Korps (NSSK), l’ancêtre de la Luftwaffe avant d’équiper l’armée de l’air allemande, devenant l’appareil d’entrainement standard de la Luftwaffe.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948 et à l’étranger il à été utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie et le Japon avec un unique appareil. Six appareils ont été acquis par Sofia, appareils qui vont être utilisés jusqu’en 1950 quand le dernier appareil encore en état de vol est définitivement cloué au sol suite à la découverte de criques dangereuses. L’appareil est envoyé à la casse.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-72B-1

Type : biplace d’entrainement biplan

Masse : à vide 540kg maximale au décollage 865kg

Dimensions : longueur 7.50m envergure 9.00m hauteur 2.70m

Motorisation : un moteur radial BMW-Bramo de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable : 3500m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. Le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le Fw-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-58

Le Focke-Wulf Fw-58 Weihe était un bimoteur utilisé comme avion d’entrainement multirôle (pilotes, mitrailleurs et opérateurs radios) mais aussi comme avion de transport, avion de liaison et avion sanitaire.

Le premier vol à lieu en 1935 et la mise en service en 1937. Il à été produit à 1350 exemplaires utilisés quasiment exclusivement par les allemands. Il à néanmoins été exporté en Autriche, au Brésil, en Argentine, en Tchécoslovaquie, en Croatie (durant la seconde guerre mondiale), la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Turquie et l’URSS.

Caracteristiques Techniques

Type : bimoteur monoplan d’instruction et de transport

Masse à vide 2000kg en charge 2930kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 21m hauteur 4.2m

Motorisation : deux moteurs radiaux Argus As 10C de 240ch entrainant deux hélices bipales de 2.5m de diamètre à pas variable

Performances : vitesse maximale 254km/h vitesse de croisière 238km/h distance franchissable 690km plafond opérationnel 5400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-15

Equipage : quatre hommes

Fokker F.VII

Le Fokker F.VII est un petit trimoteur de transport de conception et de fabrication hollandaise ayant effectué son vol inaugural le 24 novembre 1924 et mis en service l’année suivante en 1925.

Il à été utilisé à la fois pour des rôles civils que pour des rôles militaires. Dans le domaine commercial il à vite été déclassé par des avions de conception plus moderne comme le Boeing 247, le Ford Trimotor ou encore le Douglas DC-2.

L’appareil à été utilisé dans le domaine civil en Belgique, au Danemark, en France, l’Italie, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, l’Espagne, la Suisse, les Etats-Unis alors que dans le domaine militaire il à été utilisé par la Belgique (et sa colonie du Congo belge), la Croatie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, la France (appareils réquisitionnés en 1939/40 pour la guerre de Pologne), la Hongrie, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, les Etats-Unis et la Yougoslavie.

La Slovaquie à utilisé quelques appareils pour le transport au dessus de l’URSS. Aucun appareil n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques du Fokker F.VIIb/3m

Type : avion de ligne trimoteur

Masse à vide 3100kg en charge 5300kg

Dimensions : longueur 14.50m envergure 21.71m

Motorisation : trois moteurs radiaux Wright J-6 Whirlwind de 300ch chacun

Performances : vitesse maximale 210km/h vitesse de croisière 178km/h distance franchissable 1200km plafond opérationnel 4400m

Equipage : deux pilotes et huit passagers

Fokker F.IX

Le Fokker F.IX était un avion de ligne trimoteur de conception et de fabrication néerlandaise, le concepteur aéronautique Anthony Fokker s’étant installé aux Pays-Bas pour continuer à concevoir et à produire des avions.

Le premier vol à eu lieu le 23 août 1929 et dix-huit appareils ont été produits aux Pays-Bas et en Tchécoslovaquie répartis entre douze exemplaires baptisés F.39 pour la Tchécoslovaquie qui les utilisa comme bombardier, deux exemplaires pour la Yougoslavie plus une licence de production qui ne fût finalement pas utilisée et cinq exemplaires pour le marché civil.

Les deux Fokker F.IX (en réalité des Avia Fokker F.39 ) utilisés par l’armée de l’air royale yougoslave ont été retirés du service en 1942 et stocké. Mobilisés à l’automne 1948 ils ont été abattus lors de l’opération MARITSA.

Les appareils tchécoslovaques ont été réutilisés par les slovaques, deux appareils survivant au second conflit mondial, finissant à la ferraille à la fin des années cinquante car trop usés et trop âgés pour être d’une quelconque utilité.

Caractéristiques Techniques du Fokker F.IX

Type : avion de transport trimoteur

Masse à vide 5450kg maximale au décollage 9000kg

Dimensions : longueur 19.31m envergure 27.16m hauteur 4.57m

Motorisation : trois moteurs radiaux Gnome-Rhône 9a de 480ch chacun

Performances : vitesse maximale 210km/h vitesse de croisière 172km/h distance franchissable 1510km

Equipage : deux pilotes et vingt passagers.

Letov S.18

Letov S.18 sous les couleurs finlandaises

Le Letov S.18 est un biplace biplan d’entrainement de conception et de fabrication tchécoslovaque. Il effectue son premier vol en 1925 et va connaître un un succès tant pour les utilisateurs militaires que les utilisateurs civils. Des variantes ont ensuite vu le jour, des variantes baptisées S.118 et S.218.

Outre la Tchécoslovaquie, l’appareil à été exporté en Finlande et en Bulgarie. La Slovaquie à utilisé l’appareil de 1939 à 1952 quand les S.18 sont interdits de vol. Ils sont détruits à la fin du conflit.

Caracteristiques Techniques

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse à vide 470kg en charge 696kg

Dimensions : longueur 6.97m envergure 10m hauteur 2.64m

Motorisation : un moteur radial Walter NZ-120 de 120ch entrainant une hélice biplace à pas fixe

Performances : vitesse maximale 160km/h vitesse de croisière 150km/h distance franchissable 375km Endurance 2h plafond opérationnel 4000m

Armement : aucun

FIN

Mitteleuropa Balkans (225) Slovaquie (19)

Les avions de l’armée de l’air slovaque (2) : bombardement et reconnaissance

Aero A.100

L’Aero A.100 est un biplan biplace de reconnaissance et de bombardement léger de conception et de fabrication tchécoslovaque ayant effectué son premier vol en 1933. Produit à seulement quarante-quatre exemplaires, il à été d’abord utilisé par la Tchécoslovaquie puis par l’Allemagne et la Slovaquie.

Evolution finale d’une ligne entamée par l’Aero A.11 au début des années vingt, l’appareil était déjà obsolète en 1938 et l’année suivante quand la Slovaquie est devenue indépedante elle récupéra quelques appareils qui furent rapidement relégués à l’entrainement même si certains textes signalent son emploi dans la guerre hungaro-slovaque mais cela semble plus que douteux. Les quelques appareils qui ont survécu à la guerre ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Type : bombardier biplan monomoteur biplace

Masse à vide 2040kg maximale au décollage 3220kg

Dimensions : longueur 11.08m envergure 14.7m hauteur 3.6m

Motorisation : un moteur en ligne Avia Vr.36 de 740ch

Performances : vitesse maximale 270km/h distance franchissable 900km plafond opérationnel 6500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm vz.30 tirant vers l’avant et deux armes identiques tirant vers l’arrière depuis le poste de l’observateur, 600kg de bombes.

Aero A.101

Effectuant son premier vol le 12 décembre 1934, l’Aero A.101 est comme son nom l’indique une évolution du précédent, une version élargie disposant d’un moteur plus puissant mais en dépit de cela ses performances se révélèrent inférieures à son ainé.

L’armée de l’air tchécoslovaque ne s’intéresse pas à l’appareil mais cinquante exemplaires furent commandés par l’armée de l’air de la République espagnole mais tous les appareils ne furent pas livrés, certains arrivèrent en Espagne pour mieux tomber aux mains des nationalistes.

D’autres appareils furent saisis par la Slovaquie qui comme l’Aéro A.100 ne l’utilisa que pour quelques missions symboliques avant de rapidement le reléguer à des missions secondaires. Le nombre d’appareils saisi par les slovaques est inconnu mais ce qui est sur c’est qu’aucun appareil ne survécu au second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques

Type : bombardier et avion de reconnaissance monomoteur biplan biplace

Masse à vide 2578kg en charge 4345kg

Dimensions : longueur 12.09m envergure 16.99m hauteur 3.73m

Motorisation : un moteur en ligne CKD Praga-Isotta Fraschini 750 W-18 de 990cch entrainant une hélice bipale en bois à pas fixe

Performances : vitesse maximale 265km/h distance franchissable 845km plafond opérationnel 5500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm vz.30 tirant vers l’avant et deux armes identiques tirant vers l’arrière depuis le poste de l’observateur, 500kg de bombes.

Aero A.304

L’Aero A.304 est un bombardier bimoteur triplace conçu à l’origine comme un avion de ligne sous la désignation d’A.204.

Comme aucune compagnie aérienne ne se montra intéressée, l’appareil fût transformé en bombardier, redésigné et proposé avec succès à l’armée tchécoslovaque. Un appareil fût vendu à la Bulgarie mais aucune commande supplémentaire ne fût passée par Sofia.

Au total ce sont 19 exemplaires qui ont été produits, appareils saisis par l’Allemagne et la Slovaquie mais comme pour les bombardiers précédents l’utilisation par ces deux pays de l’A.304 fût des plus limités.

A la fin du conflit un appareil à été saisi par les tchécoslovaques à Prague, utilisé comme avion de liaison puis exposé dans un musée où il se trouve toujours en 2021.

Caracteristiques Techniques de l’Aéro A.304

Type : bombardier monoplan bimoteur triplace

Masse à vide 3006kg en charge 4364kg

Dimensions : longueur 13.21m envergure 19.2m hauteur 3.4m

Motorisation : deux moteurs radiaux Walter Super Castor IMR de 460ch chacun

Performances : vitesse maximale 322km/h vitesse de croisière 290km/h distance franchissable 1199km plafond opérationnel 5800m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm ZB-30 tirant vers l’avant, une mitrailleuse identique en tourelle dorsale une mitrailleuse ventrale tirant vers l’arrière, plus de 300kg de bombes

Heinkel He-111

Heinkel He-111

Le traité de Versailles limitait sérieusement les possibilités allemandes en matière de recherche et de développement de nouveaux équipements militaires ce qui n’empêcha pas les allemands de contourner rapidement (pour ne pas dire tout de suite) ces limitations en délocalisant leurs bureaux d’études ou en camouflant leurs recherches.

Si les chars furent classés comme “tracteurs”, les avions et notamment les bombardiers furent officiellement annoncés comme des avions de transport de passagers et de fret. C’est le cas du futur Heinkel He-111.

Cet élégant bimoteur reconnaissable entre-tous était issu d’un monomoteur le Heinkel He-70 Blitz (Eclair) à tel point que son surnom fût “Doble-Blitz”.

Le premier prototype effectue son vol inaugural le 24 février 1935, le premier prototype d’une version très proche des appareils de série décollant le 10 janvier 1936.

La première variante à apparaître est le He-111C, une version de transport de passagers destinée à la Lufthansa qui mit également en oeuvre des He-111G, une version améliorée du précédent.

Une transformation de l’avion commercial en bombardier n’étant pas chose difficile à faire, la variante militaire du “Doble-Blitz” ne tarde pas à apparaître.

Le He-111A n’est produit qu’à dix exemplaires et sous-motorisés ces appareils sont revendus à la Chine où ils seront remotorisés avec des moteurs américains, participant à la guerre sino-japonaise où ils furent tous détruits au combat ou par accident.

Le He-111B lui succéda en 1936 suivit dès fin 1937 par le He-111D mais en raison d’une pénurie de moteurs, le He-111E lui succéda rapidement sur les chaines de montage de Heinkel dont l’usine était implantée à Rostock, les premiers exemplaires sortant en février 1938 et sont envoyés en Espagne au sein de la Legion Condor pour une évaluation opérationnelle en conditions réelles.

Au He-111E succède le He-111F qui n’intègre que des modifications mineures tandis que le He-111J censé devenir le bombardier-torpilleur standard de l’aviation navale (qui dépend jusqu’en 1945 de la Luftwaffe) ne dépasse pas le stade du prototype, le Kriegsmarine FliegerKorps (KFK) préférant le Ju-188M.

La variante P est produite en petit nombre ce qui ne l’empêche pas de participer en compagnie du He-111H à la guerre de Pologne, le He-111 formant l’épine dorsale de la force de bombardement allemande en compagnie du Do-17.

La dernière variante du He-111 est le He-111Z Zwilling (jumeaux), deux He-111 reliés par un élément central avec un cinquième moteur pour pouvoir remorquer les planeurs géants Messerschmitt Me-321 Giant. Quelques exemplaires sont produits.

En septembre 1939, cinq escadres sont équipées de Heinkel He-111 mais en septembre 1948 seulement deux unités disposent encore de cet appareil qui n’aurait jamais participé au conflit sans les retards du programme He-119, le nouveau bombardier médian de la Luftwaffe.

A l’export, l’appareil à été vendu à la Turquie, à la Chine, à l’Espagne, à la Roumanie, à la Slovaquie et à la Hongrie. Une commande japonaise fût annulée avant la livraison des premiers appareils.

La Slovaquie va mettre sur pied la 14ème escadrille avec douze Heinkel He-111P, des appareils qui sont toujours en service en septembre 1948 alors qu’ils sont dépassés pour ne pas dire pire.

Le gouvernement slovaque demande la livraison de bombardiers plus modernes comme le He-119 ou encore le Ju-188 mais les allemands trainent les pieds.

Voilà pourquoi le «Doble-Blitz» va rester en service jusqu’à la fin du conflit. Huit appareils étaient encore en ligne en juillet 1953 mais en avril 1954 tous les He-111 slovaques ont disparu dans la fournaise du second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-111H

Type : bombardier médian bimoteur multiplace

Masse : à vide 8680kg en charge 12030kg maximale au décollage 14000kg

Dimensions : longueur 16.4m envergure 22.60m hauteur 4.00m

Motorisation : deux moteurs en ligne Jumo 211F-1 ou F-2 de 1300 ou 1340ch chacun

Performances : vitesse maximale 440 km/h distance franchissable 2300km Plafond opérationnel 6500m

Armement : sept mitrailleuses de 7.92mm MG-15 ou MG-81 (deux dans le nez, une en poste dorsale, deux latérales et deux dans le poste ventral), certaines remplacées par un canon de 20mm ou une mitrailleuse de 13mm. 2000Kg de bombes en soute et jusqu’à 3600kg en externe.

Letov S.328

Le Letov Š-328 est un biplan biplace monomoteur de reconnaissance, un des rejetons d’une prolifique famille puisque toutes versions confondues (S.28/S.128/S.228/S.328 et S.528) ce sont 437 appareils qui sont sortis de l’usine Letov Kleby.

Issu d’une demande de la Finlande qui donna finalement pas suite, l’appareil Effectue son premier vol en 1934, il est mis en service en 1935. Il est toujours en service en 1939 quand la Tchécoslovaquie est rayée de la carte. A l’époque on trouvait 227 appareils en ligne et 87 appareils stockés ou utilisés dans les écoles.

Les allemands saisissent les appareils en utilisent certains avant de céder la majorité à leurs alliés bulgares et slovaques. Des appareils ont été exportés en Estonie avant que le pays ne soit croqué par l’URSS.

On trouve le S.28 (un exemplaire prototype), le S.128 (douze exemplaires), le S.228 pour l’Estonie (quatre exemplaires), l’unique S.328F prototype pour la Finlande, le S.328 produit à 412 exemplaires dont une version chasse de nuit (S.328N) et une version hydravion (S.328V) produite à quatre exemplaires pour servir de remorqueur de cible au profit d’un centre d’entrainement de la DCA implanté en……Yougoslavie sur la baie de Kotor. On trouve également un S.428 d’appui aérien rapproché et six S.528, cette version devant remplacer le S.328.

Au moment où elle déclare son indépendance, la Slovaquie est autorisée à mettre sur pied une petite armée de l’air composée de quatre escadrilles et notamment de deux dédiées à la reconnaissance, les 12ème et 13ème escadrilles qui alignent chacune dix appareils, des Letov S.328 et des Aero AP.32 respectivement six et quatre appareils chacune.

Les douze Letov S.328 vont participer à la guerre de Pologne où ils vont éclairer et appuyer les troupes slovaques. Ces appareils sont remplacés durant la Pax Armada par dix Focke-Wulf Fw-189 pour la 12ème escadrille et dix Fieseler Fi-156 pour la 13ème escadrille. Les appareils encore en état sont utilisés pour l’entrainement et la liaison. Aucun n’à survécu à la guerre.

Caracteristiques Techniques

Type : biplan biplace monomoteur de reconnaissance

Masse à vide 1680kg en charge 2640kg

Dimensions : longueur 10.36m envergure 13.71m hauteur 3.34m

Motorisation : un moteur radial Walter Pegasus II-M de 560/580ch à 5000m entrainant une hélice bipale en bois à pas fixe

Performances : vitesse maximale 280km/h à 1800m 255km/h à 5000m vitesse de croisière 250km/h distance franchissable 700km plafond opérationnel 7200m

Armement : deux ou quatre mitrailleuses fixes tirant vers l’avant vz.30 de 7.92mm (400 coups), deux armes identiques dans le poste observateur (420 coups) et 500kg de bombes

Aero AP-32

L’Aero A.32 est un biplan biplace de reconnaissance, de coopération et de bombardement léger mis au point à la fin des années vingt pour remplacer l’Aero A.11. Il en est d’ailleurs un descendant direct puisqu’il était à l’origine désigné A.11J mais les modifications devinrent-elles qu’on préféra lui donner une nouvelle dénomination. Il à été produit à 116 exemplaires.

Outre l’armée de l’air tchécoslovaque, l’Aero A.32 fût acquis par la Finlande à la hauteur de seize exemplaires (un A.32IF et quinze A.32GR) et par la Slovaquie qui l’utilisa au sein de ses 12ème et 13ème escadrilles de reconnaissance avec six Letov S.328 et quatre Aero AP.32.

Ces appareils ont participé à la guerre de Pologne mais ont été très vite relégués à des missions secondaire comme l’entrainement, les liaisons et le remorquage de cible. Remplacés respectivement par le Fw-189 (12ème) et le Fi-156 (13ème). Le dernier vol d’un AP.32 slovaque est enregistré le 17 décembre 1951. Peu après les trois appareils survivants sont interdits de vol et promptement envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques

Masse à vide 1046kg en charge 1917kg

Dimensions : longueur 8.2m envergure 12.4m hauteur 3.1m

Motorisation : un moteur radial Bristol Jupiter (produit sous licence Gnome-Rhone) développant 420ch

Performances : vitesse maximale 226km/h distance franchissable 420km plafond opérationnel 5500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers tirant vers l’avant, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm en poste arrière. Plus de 12 bombes de 10kg

Fieseler Fi-156

Fieseler Fi-156 Storch

Pour faciliter la progression des Panzerdivisionen, mieux vaut savoir où se trouve l’ennemi, où se trouvent les ponts, les noeuds de communication voir les points forts de l’ennemi pour si nécessaire les éviter.

Si la reconnaissance par autos blindées et motocyclistes est tout à fait valable, le vecteur aérien à plus que sa place pour voir le plus loin possible et anticiper les actions de l’ennemi.

On peut utiliser des avions “classiques”, des monomoteurs ou des bimoteurs mais pour coller au front rien de mieux qu’un avion léger, capable de passer inaperçu et capable également de pouvoir décoller de terrains improvisés, à proximité du front, de réaliser de véritables sauts de puce.

A l’origine du Storch (cigogne) figure une demande du RLM (Reichluftministerium ministère de l’Air du Reich) de 1935 pour un appareil capable de mener des missions de liaison, de coopération (ce qu’on appelle aujourd’hui le contrôle aérien avancé) et l’EVASAN.

Au Fi-156 sont opposés le Messerschmitt Bf163 et le Siebel Si-201. Le bureau d’études de Fieseler dessine un appareil à aile haute, un appareil capable de se poser et de décoller sur de courtes distances. Les premiers appareils sont livrés en 1937 et l’appareil est toujours en production en septembre 1948 dans des variantes améliorées selon le retour d’expérience des pilotes et des utilisateurs.

Au sein de la Luftwaffe, il équipe quatre groupes indépendants de reconnaissance en compagnie du Focke-Wulf Fw-189, le Fw-189 assurant la reconnaissance tactique en profondeur, le Fi-156 assurant la reconnaissance au dessus du front par exemple pour guider les tirs de l’artillerie.

D’autres appareils sont utilisés pour la liaison, les évacuations sanitaires. L’appareil fût produit sous licence en URSS (en très petit nombre sans usage opérationnel avéré) et en Roumanie, il est également utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie, la Hongrie, l’Espagne, la Suisse, la Yougoslavie et la Finlande.

La Slovaquie reçoit dix appareils au printemps 1941 pour remplacer au sein de la 13ème escadrille les Letov et autres Aero dépassés. Ces appareils vont opérer au dessus de l’URSS mais aussi au dessus de la Slovaquie pour guider les colonnes qui assuraient des missions de nettoyage et de ratissage.

L’appareil léger et maniable se montra efficace mais les pertes se révélèrent lourdes puisqu’au final la SVZ à reçu trente appareils ce qui donne une idée des pertes puisqu’à la fin de la guerre il restait quatre appareils en service mais très usés ils ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques du Fieseler Fi-156 Storch

Type : monomoteur d’observation et de liaison

Masse : à vide 860kg en charge 1260kg

Dimensions : longueur 9.9m envergure 14.3m hauteur 3.1m

Motorisation : un moteur radial Argus As-10 de 240ch

Performances : vitesse maximale 175 km/h à 300m Distance franchissable 380km Plafond opérationnel 4600m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm

Focke-Wulf Fw-189

Focke-Wulf Fw-189

En 1937, le principal avion de reconnaissance tactique de la Luftwaffe est un petit biplan comparable aux ANF-Les Mureaux français à savoir le Henschel Hs-126, un appareil correct mais que le RLM jugeait nécessaire d’être remplacé avant même sa totale obsolescence.

L’appel d’offre demandait un appareil de reconnaissance triplace, appel d’offres auquel répondit Arado, Blohm & Voss et Focke-Wulf.

Arado proposa son Ar198 (dont la désignation à été reprise par un hydravion issu de l’Ar196) un monomoteur à train fixe plutôt disgracieux qui eut un temps les préférences des officiels avant que le Focke-Wulf Fw-189 ne soit sélectionné, un appareil à l’architecture hétérodoxe avec une configuration bipoutre qui dégageait le champ de vision de l’observateur installé à l’arrière.

Blohm & Voss proposa avec son BV141 une configuration encore plus radicale avec un moteur se prolongeant par un fuselage et la dérive et sur sa gauche une gondole regroupant l’équipage.

L’appareil rentre en service en 1940 et va équiper quatre groupes indépendants de reconnaissance qui pourraient être attribués aux Panzerkorps ou dispatchés pour une mission particulière.

Des projets de versions d’attaque, de transport et d’appui rapproché ne débouchèrent pas sur la production en série à la différence d’une variante d’entrainement. Outre l’Allemagne, l’appareil à été utilisé par la Bulgarie, la Hongrie, la Slovaquie et la Roumanie.

La Slovaquie à recevoir dans un premier temps dix appareils pour rééquiper la 12ème escadrille, appareils essentiellement utilisés au dessus de l’URSS à partir de juin 1950. Au final Bratislava à reçu seize appareils mais en avril 1954 il n’en restait plus que deux dont un seul en état de vol. Ils connurent le même sort à savoir la ferraille.

Caracteristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-189

Type : bimoteur triplace de reconnaissance tactique

Masse : à vide 2680kg en charge 3950kg

Dimensions : longueur 12m envergure 18.4m hauteur 3.7m

Motorisation : deux moteurs Argus As410 de 459ch

Performances : vitesse maximale 357 km/h à 2600m Distance franchissable 670km Plafond opérationnel 8400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans les ailes, une mitrailleuse de 7.92mm MG-15 en position dorsale, une mitrailleuse de même modèle dans le cône arrière. Possible embarquement de quatre bombes de 50kg.