URSS (14) Histoire et Géopolitique (13)

GEOPOLITIQUE ET RELATIONS INTERNATIONALES

Avant-propos

Bien entendu dans la partie consacrée à l’histoire j’ai déjà abordé la question des relations extérieures mais il me semble intéressant d’en reparler ici en essayant d’être plus détaillé, plus précis. Je m’excuse pas avance si il y à des doublons……… .

Dès la naissance du régime soviétique, le contexte est particulièrement hostile avec de multiples révoltes internes et le soutien de pays étrangers pour des motifs tout à la fois politiques ou idéologiques.

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Japon (7) Géopolitique (2)

Le Japon et l’Axe : une alliance imparfaite

Dans les années vingt et les années trente, des régimes autoritaires plus ou moins fascisants se mettent en place en Europe. La montée des partis «fascistes» et autres mouvements autoritaires ne concernent pas uniquement les vaincus du premier conflit mondial comme l’Allemagne ou les pays issus de l’éclatement de la Double-Monarchie austro-hongroise. L’Italie, puissance victorieuse est d’ailleurs la première à ouvrir le bal dès 1922.

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Allemagne (58) Armée de terre (15)

Armement (7) : artillerie antiaérienne

Avant-Propos

L’apparition de l’avion eut naturellement pour conséquence l’apparition de moyens de protection, des moyens rudimentaires à la hauteur des performances des « plus lourds que l’air » à savoir des mitrailleuses et des canons de campagne simplement pointés vers le ciel avec un viseur rudimentaire.

Dans la période séparant le premier conflit mondial de la guerre de Pologne, la DCA évolua avec des canons spécifiquement conçus pour ce rôle qu’il s’agisse de pièces légères pour la basse altitude ou de pièces lourdes ayant un rôle plus stratégique, chargé de couvrir les sites stratégiques contre les bombardiers lourds ennemis.

Faisant des Panzerdivisionen la pointe de diamant de leur armée (au détriment parfois du reste de l’armée), les allemands veillèrent à équiper leurs unités d’une puissante DCA pour protéger les chars de l’aviation ennemie même si les divisions blindées devaient opérer avec un soutien constant de la chasse et des bombardiers en piqué de la Luftwafe.

Elle développa également des canons antiaériens lourds de 88mm, de 105mm et de 128mm. Si le premier était déployé sur le front et à l’arrière, les deux derniers modèles étaient destinés à défendre les villes et les industries.

2cm Flak 30/38

2cm Flak 38 en position terrestre

2cm Flak 38 en position terrestre

Pour les pièces de DCA légère, les allemands sélectionnèrent non pas un ni deux mais trois calibres à savoir 20,37 et 50mm même si dernier connu un développement limité.

A l’origine de ces deux canons de 20mm _le second étant une version améliorée du premier_ figure le Flak 28, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Mises hors la loi par le traité de Versailles, ces armes furent vendues à la Suisse.

Le Flak 30 à pour origine le Solothurn ST-5, un canon conçu pour la Kriegsmarine qui l’adopta sous le nom de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable.

Seul problème, la cadence de tir _120 coups/minute_ était faible pour une arme de ce calibre. D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg). Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

2cm Gebirgsflak, version allégée du 2cm Flak 38

2cm Gebirgsflak, version allégée du 2cm Flak 38

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie ont reçu ces canons.

Caractéristiques Techniques du 2cm Flak 30

Poids : 450kg Longueur : 4.08m Longueur du tube : 1.3m (65 calibres) Largeur : 1.81m Hauteur : 1.6m Champ de tir vertical : -12° à +90° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir maximale : 120 coups/minute en pratique (280 coups théorique) Portée effective : 2200m Alimentation : chargeurs de vingt-coups.

3.7cm Flak 18/36/37/43

3.7cm Flak 43 en version quadruple

3.7cm Flak 43 en version quadruple

Les premières pièces d’artillerie antiaériennes légères allemandes étaient des canons de 20mm, un calibre modeste mais utilisé par d’autres pays. Néanmoins, les allemands estimèrent ce calibre trop faible pour être efficace, imposant un calibre léger plus important.

Comme la France, les allemands sélectionnèrent le calibre 37mm et développèrent plusieurs modèles.

Le premier est le 3.7cm Flak 18, un canon de 57 calibres qui lui offre une portée maximale de 4800m. Ce modèle est produit en faible quantité, la production étant stoppée dès 1936.

Au Flak 18 succède le 3.7cm Flak 36, un canon semblable au précédent mais la cadence de tir augmentée. Dès 1937, un modèle amélioré baptisé Flak 37 lui succède, ces deux variantes étant les canons de 37mm les plus produits.

Le 3.7cm Flak 43 est le dernier modèle de canon de ce calibre, un canon à la cadence de tir améliorée.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

Caractéristiques Techniques du 3.7cm Flak 43

Calibre : 37mm Poids : 2000kg en configuration transport Poids du projectile 623 à 659 grammes Longueur du tube : 2.109m (57 calibres) Champ de tir vertical : -7°30 à +90° Champ de tir horizontal 360° Cadence de tir : 150 coups en pratique (250 théorique) Portée maximale 6500m mais 4800m en pratique Alimentation : chargeurs de huit coups.

5cm Flak 41

5cm Flak 41

5cm Flak 41

Les canons antiaériens de 20 et de 37mm étaient parfaitement adaptés à la défense antiaérienne à basse altitude notamment pour protéger les Panzer des avions d’assaut. Les canons antiaériens lourds (88mm, 105mm, 128mm) étaient adaptés à la défense de sites fixes.

Il manquait néanmoins un calibre intermédiaire pour combler le fossé entre canons légers et canons lourds.

D’où le lancement d’une étude dès 1936 pour un canon antiaérien médian, le futur Flugabwehrkanone 41 ou Flak 41. Ce projet pas vraiment prioritaire ne débouche qu’en 1940 quand un contrat est signé pour le développement de l’arme, développement confié à la firme Rheinmettall-Borsig.

Cette arme ne se révéla pas une franche réussite et seulement 250 exemplaires furent produits et utilisés jusqu’au début du conflit quand un modèle amélioré, le 5cm Flak 48 entra en service, une arme nettement plus efficace. Les Flak 41 furent ensuite stockés et réemployés au profit des alliés de l’Axe.

Preuve de l’échec de cette arme, aucun affût multiple ou aucun projet d’automoteur antiaérien ne  vit le jour.

Caractéristiques Techniques du 5cm Flak 41

Calibre : 50mm Longueur de la pièce : 4.68m Poids en batterie 3100kg Poids du projectile 2.200kg Champ de tir vertical : -10° à +90° Pointage en direction : 360° Cadence de tir : 180 coups/minute Portée maximale 3050m Alimentation bande-chargeurs de cinq coups

8.8cm Flak 18

8.8cm Flak 18 sur affût Flak 36

8.8cm Flak 18 sur affût Flak 36

Le traité de Versailles imposait de sévères limitations militaires à l’Allemagne reconnue comme la seule coupable de la guerre qui fit près de 10 millions de morts.

Elle ne pouvait ainsi développer de nouvelles armes lourdes notamment en matière d’artillerie, contrainte que la République de Weimar contourna très rapidement en installant des bureaux d’études à l’étranger.

Des ingénieurs de chez Krupp s’installèrent en Suède où ils bénéficièrent de l’aide de la célèbre firme Bofors. Ils travaillèrent d’abord sur un canon antiaérien de 75mm mais la Reichswher ne fût guère satisfaite du résultat.

Le projet repris et devint un canon de 88mm, le futur 8.8cm Flugabwehrkanone 18.

Ce canon fût une vraie réussite et commença à entrer en service en 1933 au moment où les nazis arrivaient au pouvoir.

Toujours en service en septembre 1939, ce canon fût peu à peu remplacé par des modèles plus modernes, les Flak 36 et 37 qui se distinguaient par leur tube démontable en trois éléments pour faciliter la maintenance et la présence sur le second nommé d’un calculateur.
Les Flak 18, 36 et 37 furent utilisés en campagne par la Heer et la S.S, en emplacements statiques par la Luftwafe et la Kriegsmarine.

Outre la guerre de Pologne, il participa à la guerre d’Espagne où on découvrit à cette occasion son efficacité dans la lutte antichar.

Caractéristiques Techniques du 8.8cm Flak 18

Calibre : 8.8cm Poids en ordre de route 6861kg en batterie 5150kg projectile 9.24kg Longueur hors tout 7.62m longueur du tube : 4.93m largeur 2.305m hauteur 2.418m Champ de tir vertical -3° à +85° Champ de tir horizontal : 360° Portée : 8000m

8.8cm Flak 45

Comme nous l’avons vu à propos de la lutte antichar, l’utilisation du 88mm pour détruire des blindés ennemis est issue d’un événement de la guerre d’Espagne, une batterie antiaérienne de la Légion Condor surprise par des T-26 républicains mis ses tubes à la hausse 0° avec le résultat qu’on imagine.

Les obus à haute vitesse initiale d’une force de pénétration unique au monde ou peu s’en faut rendit ce rôle antichar aussi important que le rôle initial.

Dans leur volonté de perfection, les ingénieurs allemands tentèrent de créer l’arme parfaite, l’arme polyvalente, capable de mener aussi bien de la défense contre avions que de la lutte antichar.

Cette volonté se heurta aux limites techniques de l’époque. Le 8.8cm Panzerabwehrkanone théoriquement polyvalent mais d’une telle complexité que son utilisation réclamait des servants parfaitement entrainés.

A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de dévelloper une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces.

Le 8.8cm Flak 45 fût produit en grand série à partir du printemps 1946, la priorité allant à la Flakartillerie de la Luftwafe, l’équivalent de notre DAT.

La Heer fût servie après ce qui généra rancœurs et jalousies au point qu’il y eut des détournements de matériel, des canons destinés à la Luftwafe se retrouvant dans la Heer ou la S.S.

Outre la version tractée, le 8.8cm Flak 45 fût monté sur des semi-chenillés, des camions,  installé sur des positions fixes mais également sur des wagons plats pour assurer la défense du Reich.
Caractéristiques Techniques du 8.8cm Flak 45

Calibre : 88mm Poids en ordre de route : 8790kg en batterie 7500kg Poids du projectile : 9.4kg Longueur hors tout : 8.50m longueur du canon 6.10m largeur 2.40m hauteur 2.30m Champ de tir horizontal : 360° Champ de tir vertical : -3° à +90° Portée maximale : 14700m

10.5cm Flak 38 et 39

Une fois la Norvège conquise, des canons antiaériens de 105mm furent déployés pour la défense côtière

Une fois la Norvège conquise, des canons antiaériens de 105mm furent déployés pour la défense côtière

En 1933 alors que le développement du canon de 88mm était encore en cours, les services officiels allemands demandèrent à Rheinmettal et Krupp de proposer un canon antiaérien plus lourd. Il s’agissait d’anticiper sur l’augmentation des performances des bombardiers ennemis qui nécessitait des canons tirant toujours plus loin, toujours plus haut et toujours plus rapidement.

C’est le projet Gerät 38 de Rheinmettal qui est choisit et adopté sous le nom de 10.5cm Flak 38 mais assez rapidement, un modèle amélioré, le Flak 39 le remplaça.

Ce canon se révéla décevant. Il était complexe à fabriquer et ses performances n’étaient guère meilleures que le 88mm.

Sa production fût donc assez limitée, se poursuivant à un train de sénateur pour équiper uniquement des emplacements fixes ou sur des wagons plats, son poids le rendant peu voir pas du tout utilisable sur le champ de bataille.

Caractéristiques Techniques du 10.5cm Flak 39

Calibre : 105mm Poids en ordre de route : 14600kg en batterie 10240kg Poids du projectile : 15.1kg Longueur hors tout : 10.31m longueur du canon 6.648m (5.531m pour le tube) largeur 2.45m hauteur 2.90m Champ de tir horizontal : 360° Champ de tir vertical : -3° à +85° Portée maximale : 12800m

12.8cm Flak 40

12.8cm Flak 40

12.8cm Flak 40

C’est en 1936 que l’idée d’un canon antiaérien de 128mm émerge. C’est encore la firme Rheinmettal qui est sélectionné pour développer ce canon connu à l’origine sous le nom de Gerät 40 qui une fois adopté deviens le 12.8cm Flak 40.

Ce canon performant était si lourd que l’idée d’une version mobile pour protéger l’armée en campagne fût abandonné après la production de six exemplaires. Tous les autres produits le furent uniquement pour une installation sur une plate-forme bétonnée ou sur un wagon plat de chemin de fer.

Un projet de version double baptisé Flakzwilling ne dépassa pas le stade du prototype tout comme des canons de 150 et de 210mm.

Caractéristiques Techniques du 12.8cm Flak 40

Calibre : 128mm Poids en ordre de route : 27000kg en batterie 17000kg (13000kg pour la version statique) Poids du projectile : 26kg Longueur hors tout : 15m longueur du canon 7.835m (6.478m pour le tube)  hauteur 3,965m Champ de tir horizontal : 360° Champ de tir vertical : -3° à +87° Portée maximale : 14800m

Allemagne (1) : introduction et histoire politique

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T.2 L’ALLEMAGNE

AVANT-PROPOS

En juillet 2013, j’ai terminé la France et je me suis lancé quelques jours plus tard sur l’Allemagne, pensant le faire rapidement, ayant à la fois moins de sources que la France et surtout n’étant pas germanophone.

Hélas, cela ne s’est pas passé ainsi. Je suis passé de moments d’exaltations et des moments de doute, me demandant si je n’allais pas tout laisser tomber.

Aussi en septembre 2014 j’ai pris une décision radicale. J’ai abandonné l’idée de faire une œuvre très détaillée, méticuleuse pour une version plus synthétique.

A la réflexion, je me suis dit que détailler la carrière de tous les navires, de répéter cinq fois les mêmes exercices allait engendrer plus de lassitude que d’intérêt chez le lecteur.

L’Allemagne qui constitue le Tome 2 va être le premier pays que je vais écrire de cette façon, résumant de façon claire et concise ce que j’avais déjà écrit.

Faire une version austere ne dit version baclée. Je resterai le plus rigoureux possible et je glisserai ici ou là des explications sur mes choix.

Bonne lecture

UNE HISTOIRE POLITIQUE DE L’ALLEMAGNE (1871-1948)

-Première tentative d’unification en 1848 mais qui échoue pour deux raisons principales : refus du roi de Prusse de prendre la tête d’un mouvement hésitant entre monarchie et république + une divergence entre les partisans d’une grande Allemagne (avec l’Autriche) et d’une petite Allemagne sans l’empire des Habsbourg.

-Il faut attendre 1871 pour que l’unification allemande soit réalisée sous la férule des Hohenzollern, la dynastie au pouvoir en Prusse, le roi de Prusse Guillaume 1er devenant empereur d’Allemagne à l’issu du conflit avec la France qui provoqua la ralliement à la Confédération de l’Allemagne du Nord des monarchies du sud comme la Bavière. Le Deuxième Reich est né.

Guillaume II empereur d'Allemagne (1888-1918)

Guillaume II empereur d’Allemagne (1888-1918)

-Politique extérieure prudente sous l’influence de Bismarck mais cette politique ne plait pas du tout au nouvel empereur Guillaume II qui rêve d’une Weltpolitik (politique mondiale), une politique faite de conquêtes coloniales et de développement d’une puissante marine de guerre.

-Cette politique agressive lui alienne les dernières bonnes volontés britanniques.

-Le premier conflit mondial (1914-1918) est fatal à la monarchie des Hohenzollern. Le 9 novembre 1918, Guillaume II abdique et la république dite de Weimar est proclamée.

-Première véritable expérience démocratique en Allemagne, la République de Weimar se heurte à des difficultés considérables : poids des partis extrémistes, refus de la défaite avec la légende du «coup de poignard dans le dos» (Dolchlosslegend), intransigeance des alliés sur les réparations et difficultés économiques.

-Après des années noires entre 1919 et 1924, la République de Weimar connait une brève période de répit avec la fin des réparations et le soutien américain. La crise de 1929 provoque une interminable agonie qui se termine en janvier 1933 et la nomination d’Adolf Hitler comme Chancelier.

-La mort du président Hindenburg le 2 janvier 1934 marque la fin officielle de la république de Weimar au profit du IIIème Reich.

-Ce dernier se lance dans une politique extérieure agressive avec la dénonciation des différentes clauses du traité de Versailles. Outre le réarmement, le régime nazi réoccupe la Rhénanie, réalise l’Anschluss puis annexe les Sudètes, une région peuplée d’allemands mais qui n’avaient jamais appartenu à l’Allemagne.

-Après avoir satellisé la Bohème-Moravie et la Slovaquie, l’Allemagne se tourne vers la Pologne pour relier la Prusse Orientale au reste du territoire allemand en annexant Dantzig et priver la Pologne d’un accès à la mer Baltique.

-Cette fois Paris et Londres ne peuvent plus reculer et suite à l’invasion de la Pologne, les gouvernements britanniques et français déclarent à la guerre à la Pologne le 3 septembre 1939.

-Hélas pour la malheureuse Pologne, les gouvernements occidentaux n’engagent aucune offensive d’envergure jusqu’à la fin du conflit le 2 octobre 1939.

-On s’attend à une offensive à l’ouest mais octobre passe sans mouvement majeur côté allemand alors que des millions de soldats français et britanniques s’enfoncent dans la léthargie de la drôle de guerre.

-Ils en sont brutalement sortis par l’attentat le 9 novembre 1939 qui coûte la vie à Adolf Hitler et à quatorze autres personnes.

Note explicative : dans l’histoire telle que nous la connaissons, cet attentat commis par Georg Elser à bien eut lieu mais Hitler était parti bien avant l’explosion de la bombe. Dans mon uchronie, la bombe explose et tue le dictateur allemand.

Dans mon uchronie, il est exécuté en janvier 1940 après un procès sommaire alors que OTL (Official Time Line/L’Histoire officielle) il est exécuté à la fin du conflit quand il devint évident que la Troisième Reich est condamné.

-Un triumvirat de circonstance se forme avec Himmler, Goering et Borman. Ils se détestent cordialement et leur alliance est purement de circonstance.

-Ils prennent alors la décision de rappeler le vieil empereur Guillaume II de son exil néerlandais pour servir de caution présentable aux alliés. D’autant plus présentable que son aversion pour le nazisme est réelle.

-Le 15 décembre 1939, il annonce la suspension du conflit et propose la réunion d’une conférence internationale sur le sort de la Pologne. Les négociations préliminaires engagées à Coblence du 27 au 30 décembre 1939 sont un échec. En conséquence, Paris et Londres reconnaissent le gouvernement polonais en exil installé à Nantes.

-L’affrontement entre les trois triumvirs («c’est deux de trop » comme dira plus tard un haut responsable des renseignements britanniques) était à terme inévitable mais sans cesse repoussé  soit par la présence du Régent Guillaume II ou celle de son fils, le Kronprinz qui lui succède le 5 juin 1941.

-La position du nouveau Régent est nettement plus fragile. Il est bien plus influençable que son père et bien plus aisément manipulable.

-Le 8 mars 1943, la S.S lance un coup d’Etat pour évincer le Régent de son poste. Celui qui avait songé à devenir Guillaume III et établir un régime autoritaire et réactionnaire _bien différent du régime au pouvoir en Allemagne depuis 1933_ est arrêté puis enfermé à la prison de Plotenzsee.

-Une exécution faisant mauvais genre, le Kronprinz est exilé au Canada où il mourra en 1951 des suites d’une crise cardiaque.

-Le triumvirat est officiellement maintenu mais la situation ne peut qu’à terme dégénérer surtout que le 24 avril, Himmler se proclame Führer et que Heydrich prend le poste de Chancelier. Borman et Goering restent respectivement chef du parti et ministre-président de Prusse (en plus du commandement en chef de la Luftwaffe) mais ce n’est qu’une question de temps avant que n’éclate un affrontement ouvert.

-Le 3 septembre 1943, une tentative d’enlèvement de Borman à Munich par des hommes de la S.S déclenche une guerre civile qui va ensanglanter l’Allemagne jusqu’en mai 1945.

-Ensanglantée est un bien grand mot car les combats seront rares. Il s’agit plus d’une querelle de pouvoirs que de combats généralisés. Il y eut des combats certes, l’économie à été perturbée mais dans l’ensemble la majorité des citoyens allemands sont peu touchés et peu concernés par cette querelle.

-C’est fin 1944 que le conflit devient vraiment sanglant avec la destruction de Bonn et la mort de Goering (4 décembre 1944), laissant Borman seul face au duo Himmler/Heydrich.

-Cherchant des soutiens à l’étranger, Borman comment une erreur majeure qui provoque le ralliement de ses partisans les moins convaincus. Munich est prise le 9 mars 1945 sans combats et Martin Borman est capturé le 17 avril 1945. Jugé, il est fusillé le 7 mai 1945.

-Himmler et Heydrich ont désormais tous les pouvoirs. Ils préparent l’Allemagne et son peuple à un seul et unique objectif : la guerre.

-Remise en ordre à l’intérieur, expansion extérieure par l’économie et la propagande, réarmement qui atteint un niveau qui n’avait même pas été atteint en 1939.

-8-9 août 1947, réunion à bord du cuirassé Ludendorff pour décider des futures opérations militaires. A l’issue de cette réunion, les allemands prennent la décision d’envahir la Norvège et le Danemark.

-S’en suivra une opération contre la Corse et Malte pour couper la Méditerranée puis une éventuelle opération dans les Balkans pour sécuriser le flanc sud d’une future opération contre l’URSS jugée inévitable.

-Les préparatifs rentrent dans leur phase active au printemps 1948. Les alliés voient les préparatifs difficilement camouflables mais ils ne peuvent rien faire, une attaque préventive ne pouvant être efficace.

-Le 5 septembre 1948, les allemands lancent l’opération Weserübung. La Seconde Guerre Mondiale commence.

NdA : ici il s’agit d’une pure invention de ma part même si j’ai essayé de rester réaliste. Comme trois triumvirs c’est forcément deux de trop, il faisait choisir un vainqueur

Goering c’était impossible. Il aurait bloqué une véritable aéronavale avec des porte-avions et des groupes aériens sous contrôle de la Kriegsmarine. Borman aurait pu être un choix mais comment expliquer l’expansion de la branche militaire de la S.S en l’absence de Himmler et de Heydrich. Le choix de ce duo coulait de source.