Etats-Unis (34) croiseurs légers (2)

Croiseurs légers classe Omaha

Croiseur léger USS Omaha (CL-4)

Le USS Omaha (CL-4)

Avant-propos

Si trois croiseurs légers de type Salem ont bien été construits au début du vingtième siècle, les Omaha peuvent être considérés comme les premiers véritables croiseurs légers de l’US Navy.

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Etats-Unis (25) Porte-avions (6)

USS Ticonderoga (CV-19)

USS Hancock (CV-19) 151244

-Le USS Ticonderoga (CV-19) est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard sis à New-York le 14 avril 1944 lancé le 12 novembre 1946 et commissioné le 2 août 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en Europe, le porte-avions est en plein mise en condition opérationnelle au large de la Nouvelle-Angleterre. Cette mise en condition est mise entre parenthèses, le porte-avions recevant l’ordre de se tenir prêt à toute opportunité.

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Etats-Unis (19) Cuirassés et croiseurs de bataille (5)

Croiseurs de bataille classe Alaska

Les croiseurs de bataille et la marine américaine, une histoire d’amour contrariée

L’arrivée de l’amiral Fisher à la tête de la marine britannique est une véritable tornade qui sort la Royal Navy de la torpeur de la Pax Britannica. Il met à la casse les navires dépassés et surtout pose les bases d’un nouvel age d’or pour la marine de sa Majesté.

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Grande Bretagne (73) Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Mediterranean Fleet

Longtemps la Flotte de la Méditerranée à été le commandement le plus prestigieux de la Royal Navy avant que la Home Fleet ne la supplante même si le commandant de la Mediterranean Fleet pouvait raisonnablement espérer devenir commandant de la marine britannique ou occuper un poste important à ces côtés.

En septembre 1948, la flotte britannique déployée dans la Mare Nostrum est puissante avec notamment six cuirassés et trois porte-avions.

Cette flotte qui s’appuie sur les bases de Malte et d’Alexandrie doit participer à la défense de ce cordon ombilical vital pour les liaisons entre l’Europe et l’Extrême-Orient, le Canal de Suez économisant un temps précieux aux navires par rapport au Cap de Bon Espérance.

En compagnie de la Flotte de la Méditerranée française, elle doit neutraliser la Regia Marina et participer à la conquête de la Libye, des dépendances insulaires italiennes et de la péninsule italique.

1st Battle Squadron (1ère Escadre de Bataille) (QG HMNB Alexandria)

Comme pour la Home Fleet, l’Escadre de Bataille de la Mediterranean Fleet est regroupée dans une seule base, la base navale flambant neuve implantée à l’ouest d’Alexandrie. Seule exception, le porte-avions HMS Ark Royal stationné à Malte

Elle se compose de trois divisions de cuirassés :

Le HMS Nelson

Le HMS Nelson

-6th Battleship Division cuirassés classe Nelson, les HMS Nelson et Rodney

-7th Battleship Division cuirassés classe King George V HMS Prince of Wales et Duke of York

Le HMS Duke of York en Méditerranée

Le HMS Duke of York en Méditerranée

-8th Battleship Division cuirassés classe Queen Elizabeth HMS Barham et Valiant

-Porte-avions HMS Indomitable (classe Illustrious) stationné à Alexandrie

-Porte-avions HMS Furious (classe Malta) stationné à Alexandrie

HMS Ark Royal en 1939

HMS Ark Royal en 1939

-Porte-avions HMS Ark Royal (classe Ark Royal) stationné à Malte

Mediterranean Light Squadron-Egypt

Le MLS-E regroupe tous les croiseurs stationnés à Alexandrie. La mission de ces croiseurs est d’attaquer les lignes de communication italiennes entre l’Italie, le Dodécannèse et l’Afrique du Nord.

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds classe Admiral HMS Hawke Raleigh Drake

Le HMS Uganda, classe Crown Colony

Le HMS Uganda, classe Crown Colony

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers clase Crown Colony HMS Newfoundland et Uganda

-Le HMSSpartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt
-Les croiseurs légers antiaériens classe Dido HMS Hermione et Dido assurent la protection des porte-avions HMS Indomitable et HMS Furious.

Destroyer Commander Egypt

Sous cette autorité se trouvent les destroyers déployés à Alexandrie principalement chargés de l’escorte des cuirassés et des porte-avions :

HMS Glowworm

HMS Glowworm

-1st Destroyer Flottilla : six destroyers type G, les HMS Glowworm Greyhound Grafton Grenade Griffin et Grenville

-3rd Destroyer Flottilla : neuf destroyers type I, les HMS Icarus Imogen Isis Inglefield Imperial Ilex Intrepid Ivanhoe Impulsive

-21th Destroyer Flottilla : huit destroyers type D, les HMS Duncan Dainty Daring Decoy Defender Deligh Diamond Diana

Submarine Commander Egypt

Ce commandement regroupe les sous-marins stationnés à Alexandrie et destinés à opérer dans le bassi oriental de la Méditerranée voir en Adriatique.

Le HMS United

Le HMS United

Il ne dispose que d’une flottille en temps normal en l’occurence la 6th Submarine Flottilla et ses Sous-marins type U HMS Umbra Unbending Unbroken Unison United Unrivalled Unruffied mais tous les sous-marins déployés pour une longue durée dans le bassin oriental de la Méditerranée dependront du Submarine Commander Egypt

Mediterranean Light Squadron-Malta (MLS-M)

Sous ce commandement sont regroupés les croiseurs stationnés sur l’île-forteresse

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

-Croiseurs légers classe Arethusa HMS Arethusa Galatea Aurora Penelope formant le 3rd Cruiser Squadron (3rd CS)

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Royalist théoriquement Destroyer Commander Malta

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Bonaventure chargé de la protection antiaérienne rapprochée du HMS Ark Royal.

Destroyer Commander Malta

-Destroyers type G HMS Gallant & Garland chargés de l’escorte du porte-avions Ark Royal

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Dulverton Eridge Airedale Albrighton Aldenham Belvoir) formant la 17th Destroyer Flottilla

Submarine Commander

-4th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type U, les HMS Unique Upholder Upright Urchin Urgin Usk Ulmost et Upron

-9th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type S, les HMS Salmon Sealion Sterlet Sunfish Satyr Sceptre Sea Dog et Sea Nymph

-Sous-marin mouilleur de mines HMS Porpoise (classe Grampus)

Coastal Group

Malta Coastal Group

-Sloops HMS Shearwater Guillenot Pintail classe Kingfisher

HMS Hythe

HMS Hythe

-Dragueurs de mines classe Bangor HMS Hythe Ifracombe Llanduno Lyme Regis Middlesbrough New Haven Padstow Pohucan formant la 6th Minesweeping Flottilla

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 2nd (MTB-2 4 6 8 10 12 14 16) et 4th MTB (MTB-18 20 22 24 26 28 30 32) Flottilla

-Deux canonnières, deux patrouileurs ASM et une vedette de sauvetage

Egypt Coastal Group

-Dragueurs de mines classe Halcyon HMS Hazard Leda Sharpshooter Brittonait Scoot Speedy et Sphinx formant la 3rd Minesweeping Flottilla

-Sloop classe Grimsby, le HMS Aberdeen ancien navire-amiral de la Mediterranean Fleet chargé désormais de la défense du port d’Alexandrie et de la base navale

-Deux canonnières, une vedette émettrice de fumée, quatre vedettes anti-sous-marines, deux dragueurs de mines légers, quatre Harbor Defence Motor Launch (HDML)

Support Commander

Un unique Support Commander existe au sein de la Mediterranean Fleet. Il est installé à Alexandrie et regroupe tous les navires de soutien y compris ceux stationnés à Malte.

Pour des raisons pratiques et pour compenser les problèmes de communication en temps de guerre, il est prévu que l’adjoint du Support Commander s’installe à Malte pour gérer au plus près les navires de soutien déployés sur l’île-forteresse.

En septembre 1948, les navires de soutien suivants sont stationnés à Malte :

-Pétroliers RFA Olwen & Olynthus (type Ol), RFA War Bahadur (type War) RFA Denbydale (type Dale) et RFA Red Ranger (type Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshfjord (classe Fresh)

-Cargo rapide RFA Fort Sandusky (classe Fort)

-Navire-atelier HMS Resource (qui doit rejoindre Freetown dès le début du conflit)

-Bâtiment-base de sous-marin HMS Medusa (9th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Rosario (4th Submarine Flottilla)

-Bâtiment-base de vedettes lance-torpilles HMS Vulcan

Tandis que du côté d’Alexandrie, on trouve les navires de soutien suivants :

-Pétrolier RFA Pearleaf classe Trinol, RFA Olcades classe Ol, RFA War Sirdar et Patham classe War, RFA Blythswood classe Dale, RFA White Ranger classe Ranger

-Citerne à eau RFA Freshmere et Freshlake classe Fresh

-Transport de produits pétroliers RFA Petrobus

-Cargo rapide RFA Duquesne

-Poseur de filets HMS Protector

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Maidstone

-Mouilleur de mines HMS Welshman

Fleet Air Arm Mediterranean Command (FAA-MC)

2nd Carrier Air Group (2nd CAG)

Ce groupe aérien stationné à Malte est celui embarqué sur le HMS Ark Royal, un véritable prototype des porte-avions blindés type Illustrious/Indefatigable. Il se compose des squadron suivants :

-Squadron 848 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 849 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 850 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 851 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 852 : quatre Blackburn Buccaneer

-Squadron 853 : six Douglas Dauntless Mk I
Soit un total de quarante-deux appareils.

4th Carrier Air Group (4th CAG)

Ce groupe aérien stationné à Alexandrie quand il n’est pas embarqué est rattaché au porte-avions HMS Indomitable, un porte-avions de classe Illustrious, le seul qui n’est pas déployé au sein de la Home Fleet.

-Squadron 854 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 855 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 856 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 857 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 858 : squadron fantôme destiné à prendre sous son aile des avions de reconnaissance venant en renfort

-Squadron 859 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 861 : six Douglas Dauntless Mk I

6th Carrier Air Group (6th CAG)

Ce troisième groupe aérien de la Mediterranean Fleet est embarqué sur le HMS Furious ou basé à Alexandrie quand le porte-avions est stationné dans sa base égyptienne.

-Squadron 860 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 862 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 863 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 864 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 865 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 866 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 867 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 868 : huit Blackburn Buccaneer

-Squadron 869 : huit Douglas Dauntless Mk I

2nd Seaplane Group (Malta Seaplane Group)

Ce Deuxième Groupe d’hydravions appelé également squadron 708 regroupe les hydravions des croiseurs légers stationnés à Malte en l’occurence trois des quatre croiseurs légers de classe Arethusa (l’Aurora ne disposa jamais de catapulte) soit six hydravions Supermarine Walrus.

4th Seaplane Group (Alexandria Seaplane Group)

Ce quatrième groupe d’hydravions regroupe les hydravions des cuirassés et des croiseurs déployés depuis Alexandrie.

Le squadron 709 regroupe les six hydravions destinés aux deux cuirassés de classe Queen Elisabeth (Barham Valiant), le squadron 710 regroupe les huit hydravions destinés aux deux cuirassés de classe King George V (Prince of Wales Duke of York)

Le squadron 711 regroupe les hydravions des croiseurs lourds (six appareils) et le squadron 712 regroupe les hydravions des croiseurs légers (quatre appareils).

Unités de servitude

-Squadron 902 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Malte avec quatre Lockheed Hudson de liaison, quatre Douglas DC-3 et quatre SNCAO SO-30P de transport

-Squadron 904 : unité de servitude équipée d’hydravions de transport et d’EVASAN stationnée à Alexandrie avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

-Squadron 906 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Alexandrie équipée de quatre Lockheed Hudson de liaison, deux Vickers VC.1 Viking et six Vickers Valetta

-Squadron 908 : unité de servitude équipée d’hydravions de servitude stationnée à Malte avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

Grande-Bretagne (47) Navires légers (3)

Sloops classe Egret
Les trois sloops de classe Egret sont une version élargie des Bittern que nous venons de voir avec un affût double de 4 pouces supplémentaires, annonçant les sloops de classe Black Swan.

HMS Auckland

HMS Auckland

-Le HMS Auckland (ex-Heron) (L61) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 16 juin 1937 lancé le 30 juin 1938 et mis en service le 16 novembre 1938.
A l’origine, il était prévu qu’il serve en Nouvelle-Zélande comme navire auxiliaire désarmé mais en raison de la dégradation de la situation internationale, il est achevé en sloop de guerre (sloop-of-war) et déployé à Simonstown durant toute sa carrière qui n’est pas achevée en septembre 1948.
Le 5 de ce mois, il est à quai et appareille le lendemain pour une première patrouille anti-sous-marine et anti-raider.

HMS Egret

HMS Egret

-Le HMS Egret (L75) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 21 juillet 1937  et mis en service le 11 novembre 1938.
Déployé en mer Rouge à sa mise en service, il participe dans l’Océan Indien à la guerre de Pologne, surveillant la navigation dans la région de Lourenço Marques (Mozambique actuel et à l’époque colonie portugaise) pour pouvoir intercepter des navires allemands tentant de rallier l’Europe.
En novembre 1939, il rallie l’Europe en profitant de l’escorte d’un convoi entre Freetown et Liverpool. La guerre s’achevant le 15 décembre 1939, sa participation européenne à ce conflit est donc limitée.
Il reste déployé dans les eaux métropolitaines jusqu’en juin 1945 quand il rallie la nouvelle India Station pour couvrir la partie orientale de l’Océan Indien et notamment protéger les pétroliers ramenant en Europe le pétrole irakien et iranien.
Le 5 septembre 1948, il était à la mer en compagnie de trois pétroliers ayant quitté l’Irak à destination d’Alexandrie.
-Le HMS Pelican (L86) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft Company de Woolston le 7 septembre 1937 lancé le 12 septembre 1938 et mis en service le 2 mars 1939.
Initialement, il devait être déployé dans les Antilles (West Indies) mais la situation se dégradant en Europe, il reste déployé dans les eaux métropolitaines au sein du Fishery Protection Squadron, mission qu’il va assurer jusqu’en septembre 1948 quand il va mener des missions plus militaires notamment l’escorte de convois contre les sous-marins allemands.

Caractéristiques Techniques des sloops de classe Egret

Déplacement : standard 1200 tons

Dimensions : longueur 84m largeur : nc tirant d’eau : nc

Propulsion : deux turbines à engrenages chaudières à vapeur dévellopant 3600ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19.25 noeuds

Armement : huit canons de 102mm (4 pouces) en quatre affûts doubles, un affût quadruple de 12.7mm Vickers et des grenades ASM

En septembre 1948, il se compose de huit canons de 102mm en quatre affûts doubles (deux avant deux arrières), huit canons de 20mm Oerlikon et trente-six grenades ASM.Equipage : 188 officiers et marins

Sloops classe Black Swan et Improved Black Swan

Avant-propos

Les vingt-quatre sloops de classe Black Swan symbolisent à eux seuls le sloop-of-war, le sloop de guerre, le serviteur de l’ombre, protecteur des convois en compagnie des corvettes et des frégates contre les meutes de sous-marins mais également contre les avions et les vedettes lance-torpilles.

Si les corvettes et les frégates sont davantage tournées vers la lutte anti-sous-marine, les sloops de classe Black Swan ont un armement antiaérien particulièrement développé avec notamment six canons de 4 pouces en affûts doubles.

Huit navires sont commandés dans le cadre du programme de 1937, formant la classe Black Swan stricto sensu. Seize autres navires formant la classe Improved Black Swan sont commandés en mars 1941 et mis en service en 1943/44.

Outre la Royal Navy, la Royal Indian Navy va commander quatre Black Swan qui furent suivis de deux Improved Black Swan.

En septembre 1948, la Royal Navy aligne vingt-quatre Black Swan répartis en quatre Anti-Submarine Flottilla stationnée au sein de la Home Fleet tandis que les six Black Swan de la marine indienne sont déployés dans l’Océan Indien.

Carrière opérationnelle (1) Black Swan de la Royal Navy

HMS Flamingo

HMS Flamingo

-Le HMS Flamingo (L18/U18) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 26 mai 1938 lancé le 18 avril 1939 et mis en service le 3 novembre 1939.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla, il est stationné à Devonport pour couvrir les Western Approaches en compagnie de cinq de ses sister-ship (qu’ils s’agissent de Black Swan ou d’Improved Black Swan).

Victime d’un incendie à Devonport le 14 août 1948 (trois morts), le navire est immobilisé pour réparations quand éclate le second conflit mondial.

HMS Black Swan

HMS Black Swan

-Le HMS Black Swan (L57/U57) est mis sur cale le 20 juin 1938 lancé le 7 juillet 1939 et mis en service le 14 mars 1940.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, il est stationné à Faslane en compagnie de six autres sloops et le 5 septembre 1948, il est à la mer pour couvrir un convoi venu de Freetown.

-Le HMS Erne (U03) est mis sur cale aux chantiers navals Furness Shipbuiding de Haverton Hill-on-Tees le 22 septembre 1939 lancé le 5 août 1940 et mis en service le 26 avril 1941.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla, l’Erne était le 5 septembre 1948 à la mer pour entrainement. A l’annonce du déclenchement de l’opération Weserübung, l’entrainement est annulé et le sloop rallie Devonport pour se ravitailler en carburants, vivres et munitions et se tenir prêt à appareiller le plus rapidement possible pour une escorte ou une patrouille de surveillance.

HMS Ibis

HMS Ibis

-Le HMS Ibis (U99) est mis sur cale aux chantiers navals Furness Shipbuiding de Haverton Hill-on-Tees le 22 septembre 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 30 août 1941.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla de Faslane, le quatrième sloop de classe Black Swan était le 5 septembre 1948 immobilisé pour un grand carénage qui ne devait normalement s’achever que le 27 octobre 1948 mais avec le conflit, les travaux sont être accélérés pour permettre au navire d’être disponible le plus rapidement possible.

-Le HMS Whimbrel (U29) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 31 octobre 1941 lancé le 15 septembre 1942 et mis en service le 4 mars 1943.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla stationnée à Harwich, le cinquième sloop de classe Black Swan était à quai le 5 septembre 1948.

-Le HMS Wild Goose (U45) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 28 janvier 1942 lancé le 21 octobre 1942 et mis en service le 25 mars 1943.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla stationnée à Devonport, le sixième Black Swan était à la mer pour un entrainement, entrainement interrompu le 5 septembre 1948 pour permettre au navire de se ravitailler en munitions et en carburant.

-Le HMS Woodpecker (U08) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 23 février 1941 lancé le 29 juin 1942 et mis en service le 14 décembre 1942.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, le septième sloop était immobilisé pour un petit carénage, ne devant être disponible qu’à la mi-septembre.

HMS Wren

HMS Wren

-Le HMS Wren (U28) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 27 février 1941 lancé le 11 août 1942 et mis en service le 4 mars 1943.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, le huitième et dernier sloop de classe Black Swan était à quai quand éclate le second conflit mondial.

Carrière opérationnelle (2) : Royal Indian Navy

Pour équiper la marine royale indienne, deux sloops de classe Black Swan sont commandés dans le cadre du programme de 1939 suivis de deux autres dans le programme 1940 et des deux derniers dans le cadre du programme 1941 qui furent finalement construits selon le modèle Improved Black Swan.

-Le HMIS Sutlej (U95) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 4 janvier 1940 lancé le 1Er octobre 1940 et mis en service le 7 mai 1941.

HMIS Jumma

HMIS Jumma

-Le HMIS Jumma (U21) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 28 février 1940 lancé le 4 décembre 1940 et mis en service le 2 juin 1941.

-Le HMIS Narbada (U40) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 30 août 1941 lancé le 21 novembre 1942 et mis en service le 15 mai 1943.

-Le HMIS Godavari (U52) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 30 octobre 1941 lancé le 21 janvier 1943 et mis en service le 12 juillet 1943.

En compagnie des deux Improved Black Swan (voir ci-après) , les quatre Black Swan de la marine royale indienne sont basés à Bombay pour protéger l’Océan Indien.

Carrière opérationnelle (3) : Improved Black Swan Royal Navy

En janvier 1941, seize nouveaux sloops sont commandés. Tirant la leçon des premiers essais, les nouveaux navires sont allongés et élargis pour améliorer la stabilité du navire et permettre si nécessaire d’augmenter la DCA légère ou d’embarquer des radars supplémentaires.

Huit autres navires auraient du être commandés en 1945 mais ce projet à été abandonné au profit de la commande de nouvelles frégates de classe River.

Ces seize navires vont compléter les 1st 2nd 3rd et 4th Anti-Submarine Flottilla déployés au sein de la Home Fleet.

HMS Chanticleer

HMS Chanticleer

-Le HMS Chanticleer (U05) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 6 juin 1941 lancé le 24 septembre 1942 et mis en service le 29 mars 1943.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla de Devonport, il était le 5 septembre 1948 à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Crane (U23) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny Shipbuilding de Dunbarton le 13 juin 1941 lancé le 9 novembre 1942 et mis en service le 5 juin 1943.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla de Devonport, il est à la mer le 5 septembre 1948 pour couvrir un convoi venu de Freetown et se dirigeant vers Liverpool.

HMS Cygnet

HMS Cygnet

-Le HMS Cygnet (U38) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 30 août 1941 lancé le 28 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1942.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, le sloop était à quai le 5 septembre 1948.
-Le HMS Kitte (U87) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 25 septembre 1941 lancé le 5 novembre 1942 et mis en service le 12 avril 1943.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, le Kitte était le 5 septembre 1948 immobilisé pour entretien à flot de ses chaudières, de son artillerie principale et de ses radars.

HMS Lapwing

HMS Lapwing

-Le HMS Lapwing (U62) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 17 décembre 1941 lancé le 16 juillet 1943 et mis en service le 21 mars 1944.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement. Cet entrainement est annulé, le navire ralliant son port d’attache pour se ravitailler.

-Le HMS Lark (U11) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 5 mai 1942 lancé le 17 septembre 1943 et mis en service le 2 mai 1944.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, le Lark était le 5 septembre 1948 à quain attendant comme on dit la suite des événements.

HMS Magpie

HMS Magpie

-Le HMS Magpie (U82) est mis sur cale aux chantiers navals Thornycroft de Woolston le 30 décembre 1941 lancé le 12 avril 1943 et mis en service le 21 septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement. Ayant encore des réserves en carburant et en munitions, le sloop reste à la mer, prêt à mener une opération de combat.

-Le HMS Peacock (U96) est mis sur cale aux chantiers navals Thornycroft de Woolston le 29 novembre 1942 lancé le 21 décembre 1943 et mis en service le 6 juin 1944.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, il était le 5 septembre 1948 à la mer pour la protection d’un convoi transmanche.

HMS Pheasant

HMS Pheasant

-Le HMS Pheasant (U49) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 17 mars 1942 lancé le 4 janvier 1943 et mis en service le 7 juillet 1943.

Le 5 septembre 1948, le sloop était à quai à Devonport, mis en alerte pour renforcer une escorte pour mener une patrouille de chasse contre les U-Botte, l’Amirauté disposant de nombreux escorteurs et pouvant s’appuyer sur la Royale ayant décidé de se montrer bien plus agressive que neuf ans plus tôt où l’état des forces d’escorte n’était pas aussi bon qu’en septembre 1948.

-Le HMS Redpole (U69) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 18 mai 1942 lancé le 5 avril 1943 et mis en service le 14 octobre 1943.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, le sloop était à quai le 5 septembre 1948.

-Le HMS Snipe (U20) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 18 juin 1942 lancé le 4 septembre 1943 et mis en service le 14 juin 1944.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, le Snipe était à quai quand éclate le second conflit mondial mais suite à la destruction d’un cargo naviguant isolément (c’était un cargo rapide _20 noeuds_ que l’on dispensa du convoi), il appareille dans l’après midi du 5 pour retrouver l’auteur de ce forfait qui avait causé la mort de 15 marins sur les 48 du cargo.

HMS Sparrow

HMS Sparrow

-Le HMS Sparrow (U71) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 25 juin 1942 lancé le 7 septembre 1943 et mis en service le 15 juin 1944.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, le Sparrow était à la mer pour protéger un convoi transmanche en compagnie de son sister-ship Peacock.

-Le HMS Starling (U66) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuiding & Engineering de Govan le 21 octobre 1941 lancé le 14 octobre 1942 et mis en service le 17 juillet 1943.

Affecté à la 1st Anti-Submarine Flottilla, le Starling est engagé à partir du 5 septembre 1948 dans des patrouilles anti-sous-marines en Manche en liaison avec les avions et les hydravions de patrouille maritime du Coastal Command.

-Le HMS Woodcock (U90) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuiding & Engineering de Govan le 21 octobre 1941 lancé le 26 novembre 1942 et mis en service le 7 août 1943.

Affecté à la 2nd Anti-Submarine Flottilla, le Woodcock était en entretien à flot quand éclate le second conflit mondial.

HMS Actaeon

HMS Actaeon

-Le HMS Actaeon (U07) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 5 juillet 1942 lancé le 7 septembre 1943 et mis en service le 8 octobre 1944.

Affecté à la 3rd Anti-Submarine Flottilla, l’avant-dernier sloop de classe Black Swan était à quai le 5 septembre 1945. Il ne tarde pas à appareiller pour patrouiller au large des côtes irlandaises.

-Le HMS Amethyst (U16) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen de Linthouse le 25 mars 1942 lancé le 7 mai 1943 et mis en service le 8 juillet 1944.

Affecté à la 4th Anti-Submarine Flottilla, il était immobilisé pour une avarie de propulsion quand éclate le second conflit mondial.

Carrière opérationnelle (4) : Improved Black Swan Royal Indian Navy

En plus des quatre Black Swan, la Royal Indian Navy va mettre en oeuvre deux Improved Black Swan basés à Bombay comme les autres Black Swan.

-Le HMIS Kistna (U46) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 14 juillet 1942 lancé le 22 juin 1943 et mis en service le 7 février 1944.

-Le HMIS Cauvery (U10) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 24 juillet 1942 lancé le 27 juin 1943 et mis en service le 17 février 1944.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1250 tons (1350 tons pour les Improved Black Swan)

Dimensions : longueur 91.29m (94m pour les Improved) largeur 11.43m (11.73m pour les Improved) tirant d’eau 3.4m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières dévellopant 3600ch (4300ch pour les Modified) entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19 noeuds (20 noeuds pour les Improved) distance franchissable 7500 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : six canons de 102mm (4 pouces) en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”), un Pom-Pom quadruple, un affût quadruple de 12.7mm Vickers, douze canons de 20mm Oerlikon et des charges de profondeur (40 pour les Black Swan 110 pour les Improved Black Swan)

Equipage : 180 officiers et marins (192 officiers et marins pour les Improved Black Swan)

Grande Bretagne (32) croiseurs légers (1)

CROISEURS LEGERS

Avant-Propos

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises (et comme nous le verrons à nouveau), les matériels militaires qu’ils soient navals, terrestres aériennes sont issus d’une longue évolution, une évolution dictée par les progrès technologiques, les retours d’expérience et de nouveaux besoins tactiques.
A l’apogée de la marine de guerre à voile (18ème siècle qui marque le début de deux siècles de domination maritime britannique sur le monde), aux côtés de lourdes escadres de galions et autres navires de ligne se trouvaient des navires plus petits, plus économiques et plus manoeuvrants.
Ces navires (goélettes, bricks, avisos, frégates) étaient chargés de toutes les missions que ne pouvaient assurer les navires de ligne à savoir les liaisons, la présence outre-mer, la traque des pirates, la défense du commerce (et l’attaque du commerce ennemi).
L’apparition de la coque en fer et de la vapeur entraina la disparition en temps que navires de combat de ces voiliers au profit de navires à vapeur (même si dans les premières générations), ces navires étaient mixtes à voile et à vapeur en raison d’une fiabilité insuffisante des organes mécaniques.

De nouvelles désignation apparaissent notamment le croiseur. Ce terme générique (on parle de cruiser dans la langue de Shakespeare, de kreuzer dans la langue de Goethe) va se décliner en nombreuses sous-catégories : croiseur cuirassé, croiseur-éclaireur, croiseur de station, croiseur-torpilleur, croiseur protégé et croiseur léger.

Cette dernière catégorie apparait au début du vingtième siècle. L’apparition de la turbine permet d’envisager des navires de 2 à 4000 tonnes armés de canons médians et suffisamment rapides pour jouer le rôle d’éclaireur.

On verra que la marine française qui ne disposait que de croiseurs cuirassés sera particulièrement handicapé dans le domaine de l’éclairage tant l’armoured cruiser était impropre à cette mission.
Ce n’est pas le cas de la Royal Navy qui dispose au début du premier conflit mondial d’une flotte appréciable de light cruiser. La rencontre du Galatea et de trois torpilleurs allemands cherchant tous les deux à interroger un vieux cargo danois marquera le début du titanesque affrontement du Jutland.

La flotte de croiseurs légers continue de s’étoffer durant le conflit, aboutissant même à des croiseurs ultérieurement classés dans la catégorie des croiseurs lourds (c’est à dire après le désarmement des croiseurs cuirassés) à savoir les Hawkins qui serviront de base de calcul pour les croiseurs type Washington.

En effet à l’origine les britanniques voulaient interdire tous les croiseurs armés de canons d’un calibre supérieur à six pouces avant que les américains ne leur rappelle malicieusement qu’ils devront si c’était le cas ferailler des croiseurs pas encore en service.
Après une période de quelques années sans construction, la construction des croiseurs légers reprend au début des années trente, Londres cherchant sans vraiment le trouver le bon compromis entre la qualité et la quantité.
Les innombrables lignes commerciales d’un empire où le soleil comme sur celui de Charles Quint ne se couche jamais nécessitent de nombreux croiseurs mais ces navires doivent avoir un armement suffisamment puissant pour lutter contre les raiders et autres croiseurs auxiliaires qui peuvent être solidement armés.
La construction de nombreux croiseurs lourds et le besoin de préciser les limites des quotas plus ou moins respectés selon les pays entraine la signature d’un nouveau traité à Londres le 22 avril 1930.
Ce traité définit deux catégories de croiseurs. La catégorie A concerne les croiseurs dôtés d’une artillerie supérieure à 155mm et d’un tonnage maximal de 10000 tonnes (le calibre maximal de l’artillerie est toujours fixé à 203mm) alors que la catégorie B définit le croiseur comme un navire d’un déplacement supérieur à 2000 tonnes avec une artillerie d’un calibre compris entre 130 et 155mm.
Les britanniques vont reprendre la construction de croiseurs à canons de six pouces soit 152mm, des croiseurs destinés à répondre à un usage propre comme les Leander ou les Arethusa ou destinés à répondre à une réalisation étrangère, les Town à douze canons de 152mm en quatre tourelles triples étant une réponse aux Mogami japonais armés de cinq tourelles triples de 155mm en attendant de pouvoir disposer de cinq tourelles doubles de 203mm.

L’évolution de la menace conduit les britanniques à poursuivre l’évolution des Town plutôt que des Leander avec la construction des Crown Colony, une version réduite des Town ce qui fait comprendre aux ingénieurs navals britanniques qu’ils sont arrivés aux limites, la coque des croiseurs de classe “Colonie Royale” étant la plus petite pouvant recevoir douze canons de 152mm (ils perdront d’ailleurs durant le conflit la tourelle triple X pour pouvoir recevoir une DCA renforcée).
Ainsi les derniers croiseurs légers construits avant le second conflit mondial, la classe Minotaur combine une coque plus longue et plus large avec seulement neuf canons de 152mm en trois tourelles triples, l’accent étant mis sur les radars et une DCA plus importante.
Quatre navires sont en construction en plus des quatre navires en service. Ce modèle va évoluer dans une nouvelle classe de croiseurs provisoirement désigné comme le type F et qui doit disposer d’une artillerie de 152mm polyvalente, ce modèle devant à terme remplacer les croiseurs légers les plus anciens et succéder aux Dido, la construction de croiseurs légers antiaériens spécifiques n’étant pas poursuivit.

L’évolution concerne également les structures, les Cruiser Squadron composites (croiseurs lourds et légers) que l’on trouvait au moment du déclenchement de la guerre de Pologne ont disparu même si bien évidément pour des raisons opérationnelles et techniques (avarie, entretien), des groupes occasionnels verront heavy et light cruiser cohabiter ensemble au sein de groupes de chasse aux raiders.
Situation de la flotte des croiseurs légers britanniques en septembre 1939 et son évolution ultérieure

Septembre 1939
Quand Londres entre en guerre le 3 septembre 1939 pour défendre la Pologne attaquée par les allemands, la Royal Navy dispose de la flotte de croiseurs légers suivants :

Le HMS Caledon, un croiseur type C

Le HMS Caledon, un croiseur type C

-Treize croiseurs légers type C construits durant le premier conflit mondial dont certains ont été transformés en croiseurs légers antiaériens préfigurant les Dido

Le HMS Danae, un croiseur type D

Le HMS Danae, un croiseur type D

-Huit croiseurs type D, dérivés des précédents dont trois transférés à la NewZealand Division ofthe Royal Navy

Le HMS Emerald

Le HMS Emerald

-Deux croiseurs type E (trois prévus initialement)

Le HMNZS Leander fût transféré à la marine néo-zélandaise après une courte carrière dans la marine britannique

Le HMNZS Leander fût transféré à la marine néo-zélandaise après une courte carrière dans la marine britannique

-Cinq Leander avec huit canons de 152mm en quatre tourelles doubles, les trois derniers ayant été transférés à la Royal Australian Navy (RAN) (marine australienne).

Le HMS Arethusa

Le HMS Arethusa

-Quatre Arethusa équipés de six canons de 152mm en trois tourelles doubles

Le HMS Gloucester

Le HMS Gloucester

-Dix Town armés de douze canons de 152mm en quatre tourelles triples

Le HMS Curlew en version antiaérienne

Le HMS Curlew en version antiaérienne

-Les croiseurs légers antiaériens de classe Dido sont en construction tout comme les Crown Colony sans oublier des croiseurs légers de type C en refonte antiaérienne à savoir les Curlew Curacoa et Carlisle.
Sur le plan des structures, cela nous donn le panorama suivant :

-Au sein de la Home Fleet, on trouve trois Cruiser Squadron avec le 18th Cruiser Squadron qui dispose des puissants et modernes croiseurs de classe Town, les Newcastle Sheffield Edinburgh et Belfast.

Il cohabite avec deux Cruiser Squadron composés de croiseurs anciens, le 12th CS qui dispose de croiseur lourd Effingham, des croiseurs légers type E Emerald et Enterprise, le croiseur type C Cardiff et deux croiseurs type D, les Delhi et Dunedin. Quand au 7th Cruiser Squadron, il dispose des croiseurs type D Diomede et Dragon ainsi que des croiseurs type C Calypso et Caledon.
Des croiseurs légers sont hors rang comme le croiseur léger antiaérien Calcutta tandis que le croiseur léger Aurora sert de navire de commandement au profit des destroyers.
La Humber Force qui appartient à la Home Fleet dispose du 2nd Cruiser Squadron constitué par les croiseurs légers type Town Southampton et Glasgow.
-La Channel Force dispose des croiseurs légers type C Ceres Caradoc et Cairo, ce dernier ayant été converti en CLAA.
-La Mediterranean Fleet dispose du 3rd Cruiser Squadron constitué par les croiseurs légers Arethusa Penelope et Coventry
-La China Station ne dispose pas de Cruiser Squadron équipé majoritairement de croiseurs légers, seul le HMS Birmingham est déployé au sein du 5th Cruiser Squadron.
Les autres croiseurs légers sont déployés dans des commandements secondaires avec pour mission principale de traquer les raiders allemands.
-Le South Atlantic Command dispose du 6th Cruiser Squadron composé de l’unique croiseur léger Neptune et du 9th Cruiser Squadron qui dispose de quatre croiseurs type D, les Despatch Dauntless Danae et Durban.
-Le North AtlanticCommand aligne les croiseurs légers type C Colombo et Capetown
-L’American & West Indies Station dispose au sein du 8th Cruiser Squadron du croiseur léger HMS Orion ainsi que du HMAS Perth (ex-HMS Amphion), le premier appartenant à la classe Arethusa et le second à la classe Leander.
-En Inde, on trouve le 4th Cruiser Squadron composé des croiseurs légers type Town Gloucester Liverpool et Manchester.
-Les Curlew Curacoa et Carlisle en refonte durant la guerre de Pologne doivent être affecté à la Channel Force une fois les travaux terminés sans qu’un nouveau CS ne soit mis sur pied.

Septembre 1948
Les choses ont bien évolué avec le désarmement de navires anciens, la mise en service d’unités neuves ainsi qu’un bouleversement des structures, des divisions homogènes ayant été mises sur pied pour faciliter l’entretien et l’efficacité au combat.
Sur le plan des navires, tous les type C y compris ceux refondus antiaériens ont été désarmés et remplacés par des Dido.

-Sur les huit type D ou classe Danae, trois sont encore en service au sein de la Royal Navy 5 septembre 1948, trois avaient été transférés en 1925 à la division néo-zélandaise de la Royal Navy (Dunedin Despatch Diomede) et deux sont transférés en 1944 à la marine polonaise libre (Danae Dragon), ne laissant en service au sein de la Royal Navy que les Durban Dauntless et Delhi.
Pour le cas des croiseurs néo-zélandais, à la différence de septembre 1939 où ils étaient placés sous l’autorité opérationnelle de la Royal Navy, cette fois ils sont sous l’autorité de la marine néo-zélandaise mais comme le Pacifique reste calme, la division va être déployé dans l’Océan Indien pour couvrir le passage capital entre l’Océan Atlantique et l’Océan Indien, une voie de passage des convois entre l’Europe et l’Extrême-Orient.
Quand aux croiseurs polonais, ils restent déployés au sein de la Home Fleet, la marine polonaise libre ayant un statut semi-autonome, dépendant de la Royal Navy pour son ravitaillement.
-Les croiseurs légers de classe Leander sont déployés en Extrême-Orient en compagnie de deux croiseurs légers identiques mais précocément transférés à la marine néo-zélandaise.
-Les quatre croiseurs légers de classe Arethusa sont regroupés en Méditerranée. Basés à Malte, ils ont pour mission principale d’attaquer les lignes de communication reliant l’Italie à la Libye en compagnie de la 6ème Escadre Légère française qui dispose de quatre croiseurs légers.
-Les dix croiseurs légers classe Town sont tous déployés au sein de la Home Fleet

Le HMS Bermuda

Le HMS Bermuda

-Sur les onze croiseurs légers classe Crown Colony, deux sont déployés dans l’Océan Indien, deux en Extrême-Orient (China Station puis British Eastern Fleet), deux en Méditerranée et cinq au sein de la Home Fleet.

Le HMS Minotaur

Le HMS Minotaur

-Les quatre croiseurs légers classe Minotaur déployés en Europe tout comme devraient l’être les quatre en construction quand la guerre éclate à nouveau en Europe.

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

-Pour ce qui est des Dido, décision est prise de les faire accompagner les porte-avions d’escadre,aussi leur stationnement est lié en partie à ceux des porte-avions.
La Home Fleet disposant de six porte-avions d’escadre, six classe Dido sont déployés en escorte des porte-avions dont c’est la mission quasi-exclusive. Outre la défense antiaérienne avec leurs canons de 133mm, ils assurant le commandement et la coordination de la défense avec les chasseurs du porte-avions ainsi que les destroyers d’escorte.
Sont concernés les Dido Naïad Euryalus Charybdis Scylla et Argonaut. En Méditeranée, les Bonaventure Hermione et Phoebe protègent les trois porte-avions déployés dans la Mare Nostrum alors que les Sirius et Cleopatra sont déployés en Extrême-Orient.
Les cinq navires restants sont déployés au sein de la Home Fleet (Bellona Black Prince Diadem) et au sein de la Mediterranean Fleet (Royalist Spartan).
Et au niveau des structures ? L’évolution est nette puisque les divisions sont désormais homogènes à la fois selon le type (croiseur léger/lourd) mais également selon la classe.
Ainsi quand le second conflit mondial éclate, les croiseurs légers sont répartis de la manière suivante :
Home Fleet Light Squadron (HF-LS) : 28 croiseurs légers

-2nd Cruiser Squadron : Southampton Glasgow Belfast, trois puissants croiseurs de classe Town. La division est stationné à Rosyth

-4th Cruiser Squadron croiseurs légers Gloucester Liverpool Manchester, trois croiseurs de classe Town, la division étant stationnée à Portland

-7th Cruiser Squadron : Bermuda Gambia Kenya, trois croiseurs légers de classe Crown Colony, la division étant également stationné à Rosyth.

-12th Cruiser Squadron : Nigeria et Trinidad, deux croiseurs légers de classe Crown Colony, la division est stationné à Chatham

-16th Cruiser Squadron : croiseurs légers Minotaur Swiftsure Superb et Vigilant (classe Minotaur)

-17th Cruiser Squadron : croiseurs légers Bellona Black Prince Diadem (classe Dido)

-18th Cruiser Squadron : Newcastle Sheffield Edinburgh,trois croiseurs légers de classe Town, stationnés à Devonport

-Croiseur léger Birmingham, hors-rang stationné à Rosyth qui sert ultérieurement de navire pour le Destroyer Commander

-Six croiseurs de classe Dido sont déployés hors rang avec un rattachement théorique au HF-LS puisqu’ils sont chargés de la protection des porte-avions.

A Rosyth sont stationnés les HMS Dido Naïad et Euryalus respectivement chargés de la protection des porte-avions Illustrious Formidable et Victorious alors qu’à Faslane sont déployés les HMS Charybdis Scylla et Argonaut qui assurent la protection des porte-avions lourds HMS Malta Gibraltar Hermes.

Mediterranean Fleet : onze croiseurs légers

-3rd Cruiser Squadron : croiseurs légers Arethusa Galatea Aurora et Penelope (classe Arethusa) stationné à Malte

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers Newfoundland et Uganda (classe Crown Colony) stationnés à Alexandrie

-Le HMS Royalist sert de navire de commandement pour les destroyers stationnés à Malte

-Le HMS Spartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt

-Le HMS Bonaventure assure la protection de l’Ark Royal et est donc stationné à Malte alors que les HMS Hermione et Phoebe sont déployés à Alexandrie, protégeant respectivement l’Indomitable et le Furious.

British Eastern Fleet : douze croiseurs légers

China Squadron (Hong-Kong) :

-6th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Neptune Ajax et Orion

-15th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Mauritius et Ceylon

India Station (Aden)

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Durban Dauntless Delhi (classe Danae)

-14th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Fiji et Jamaica

British Eastern Fleet-Battle Squadron (BEF-BS)

-Les seuls croiseurs stationnés en temps normal à Singapour sont les croiseurs légers antiaériens de classe Dido, les HMS Sirius et Cleopatra qui protégent respectivement les HMS Implacable et Indefatigable.
Ce sont au total 51 croiseurs légers qui sont en service en septembre 1948 plus quatre de classe Minotaur alors en achèvement à flot.

24-Armée de l’air (29)

L-Les équipements associés (1) : les pièces antiaériennes

Préambule

«Une marine sans ailes _c’est à dire sans bases_ appartient au passé». Cette phrase du théoricien naval américain Alfred Mahan peut très bien s’appliquer à l’armée de l’air qui à besoin d’installations bien aménagées pour mettre en oeuvre ses chasseurs, ses bombardiers et ses avions de reconnaissance même si en temps de guerre, la mise en oeuvre de terrains de dispersion oblige l’armée de l’air à en rabattre beaucoup sur la qualité.

Ces terrains doivent être protégés contre les raids aériens ennemis surtout que depuis la guerre de Pologne, l’armée de l’air à pu voir le processus opérationnel de la Luftwafe à savoir des raids aériens sur les aérodromes ennemis pour détruire le maximum d’avions au sol.

D’où la nécessite d’une DCA puissante pour rendre coûteux l’attaque des terrains par les bombardiers horizontaux et les bombardiers en piqué.

Cette DCA est intégrée au sein même du groupe de chasse, de bombardement et de reconnaissance avec une compagnie extérieure chargée de la défense du périmètre aussi bien contre les menaces terrestres que contre les menaces aériennes et une compagnie intérieure chargée de la défense des plots logistiques, de la tour de contrôle, des zones de stationnement des avions.

Quand plusieurs groupes partagent un même terrain, la DCA des différents groupes forme un groupement de marche sous l’autorité de l’officier spécialiste le plus ancien dans le grade le plus élevé. Quand un Groupe quitte le terrain, il récupère ses unités de DCA.

En ce qui concerne les unités de transport, on ne trouve qu’une compagnie et certaines unités déployées dans les colonies disposent de moins de pièces en raison d’une menace aérienne plus faible qu’en Europe ou en Afrique du Nord.

L’armée de l’air à aussi sous son contrôle la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) chargée de couvrir le territoire d’une toile infrachissable de canons antiaériens. Ca c’est dans la théorie, dans la pratique, les mailles sont nettement plus lâches, les batteries antiaériennes fixes et mobiles étant concentrées autour des sites stratégiques : grandes villes, industries stratégiques, ports majeurs…… .

Elle est organisée en Zones de Défense Antiaérienne dont le tracé est calqué sur celui des ZAM. Au niveau de chaque province, un district de défense antiaérienne regroupe les moyens avec des batteries fixes et mobiles.

En effet les ZDA ne sont que des organismes de commandement et de soutien, les moyens feu et de détection (projecteurs, radars, postes de guêts) et de défense passive (ballons) sont du ressort du DDA ou District de Défense Antiaérienne qui correspond à une des régions militaires de la ZDA.

Les DDA portent comme numéro celui de leur ZDA puis en fonction d’un ordre arbitraire le chiffre 1 et suivants.
Les 1ère, 2ème et 6ème ZDA disposent de plus de moyens en raison de menaces potentielles plus grandes que les 3ème, 4ème et 5ème ZDA (NdA plus de détails dans la partie P).

Pour ce qui est de l’Afrique du Nord et du Levant, il n’y à pas d’équivalent de DAT, la seule défense antiaérienne étant celle chargée de défendre les bases aériennes de l’armée de l’air en dépit de plusieurs projets d’unités coloniales de défense antiaérienne notamment pour l’Afrique du Nord, le Levant et l’Indochine plus menacées que l’AOF, les Antilles ou l’AEF.

Il faudra attendre le déclenchement du conflit pour que de véritables mesures soit prises notamment les premiers bombardements italiens sur la Tunisie et l’Algérie ainsi que des vols de reconnaissance japonais sur le nord de l’Indochine.

En ce qui concerne l’équipement, les unités de DCA partagent les mêmes pièces légères (canons de 25mm, de 37mm et de 40mm, mitrailleuses de 13.2 et de 20mm) mais les pièces lourdes sont du ressort de la DAT avec des canons de 75 et de 90mm, des projets de canons antiaériens d’un calibre plus élévé ayant été étudiés avant guerre mais non réalisés.

Mitrailleuses antiaériennes

Bien que rapidement dépassées en terme de portée, les mitrailleuses étaient toujours considérées comme des armes antiaériennes potentielles en septembre 1948. Leur importance avait décrue et l’époque où l’on pouvait imaginer un dispositif antiaérien entièrement composé de mitrailleuses (c’est-à-dire pour moi une armé d’un calibre égal ou inférieur à 20mm) appartenait au passé et désormais elles servaient à la défense rapprochée des pièces en cas d’attaques des batteries lourdes (75 et 90mm).

Dans cette catégorie, l’armée de l’air disposait d’une mitrailleuse de 13.2mm, la Hotchkiss modèle 1929 et une mitrailleuse de 20mm de la firme Oerlikon.

La première arme fût conçue comme mitrailleuse d’infanterie mais l’infanterie la refusa en raison d’une cartouche trop lourde vue comme une menace sur les troupes au sol lors de sa retombée au sol. Elle fût néanmoins fabriquée en série comme nous l’avons vu pour équiper certains casemates du Rhin ainsi que des véhicules légers. Elle fut également commandée par la DAT (Défense Antiaérienne du Territoire) qui dépendait à l’époque de l’armée de terre.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur. Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Quand à la DAT, elle disposait de 360 de ces armes réparties entre les différentes batteries à raison de six à neuf armes par batteries de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

Caractéristiques Techniques de la Hotchkiss de 13.2mm

Calibre : 13.2mm Longueur du canon 1.67m Poids (non chargé) 37.5kg Portée : 2500m en tir horizontal 1600m en tir vertical Cadence de tir 450 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 coups pour le modèle 1929, alimentation par bandes de 150 coups pour les mitrailleuses sur véhicule blindé

La seconde mitrailleuse de la DAT est la mitrailleuse de 20mm Oerlikon modèle 1939, une arme acquise en raison des retards du programme de mitrailleuse antiaérienne et antichar de 9mm MAC 37, un programme qui fût finalement abandonné avant toute production en série.

La France passa commande en décembre 1939 de 1253 mitrailleuses antiaériennes de 20mm livrées entre janvier 1940 et septembre 1941 à la Défense Aérienne du Territoire, l’armée de terre ayant changé d’idée sur l’équipement de ces unités. Sur les 1253 armes commandées, seules 900 furent mises en ligne, les autres étant stockées.

Ces armes complétèrent l’équipement des batteries de 40mm équipées de Bofors et servirent également à la défense rapprochée des pièces lourdes de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

Caractéristiques Techniques de la mitrailleuse antiaérienne de 20mm Oerlikon modèle 1939

Calibre : 20mm Longueur hors tout : 2.21m Poids de l’arme : 300kg Pointage en site : -10° à +75° Pointage en azimut : 360° Alimentation : boitiers-chargeurs de 20 cartouches Cadence de tir pratique : 280 coups/minute

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1940

Canon de 25mm antiaérien

Canon de 25mm antiaérien

Dès le milieu des années trente, l’armée de l’air s’inquieta de la défense de ses terrains et chercha une pièce moderne et performante pour empêcher les bombardiers ennemis de ravager ses terrains et de l’empêcher de mener à bien ses missions.

Elle sélectionna ainsi une pièce de 25mm fabriquée par la maison Hotchkiss (qui produisait également un canon antichar de même calibre mais tirant des projectiles différents) de Levallois en banlieue parisienne pour équier ses unités de DCA mais également à terme la DAT.

Bien qu’ayant choisit cette pièce en dernière, l’armée de terre (qui dans un premier temps avait fait confiance à un canon de 37mm de la firme Schneider) fût servie avant même l’armée de l’air qui du se battre également avec la marine pour obtenir suffisamment de pièces.

Les canons de 25mm utilisés par l’armée de l’air étaient regroupés en compagnies extérieures et intérieures intégrées aux Groupes qu’ils soient de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

Les soixante-deux groupes de chasseurs déployés en Métropole et en Afrique du Nord disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 2976 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployée en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de quatre canons de 37mm soit un total de trente-deux canons par groupe et un total général de 256 pièces.

Les seize Escadrilles Régionales de Chasse et les quatre escadrilles coloniales indépendantes
disposent d’une section de huit canons de 25mm soit un total de 160 pièces.

Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 4512 pièces.

Les trois escadrilles indépendantes de bombardement disposent d’une section de six pièces de 25mm soit un total de dix-huit canons.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de six canons de 37mm soit un total de trente-six canons par groupe et un total général de 2232 canons.

Les neuf GCRO disposent d’une compagnie de seize canons de 25mm soit un total de 144 canons.

Les quatre GTM et les treize GTL disposent d’une compagnie de douze canons de 25mm soit un total de 204 canons.

Au total l’armée de l’air dispose de 10502 canons de 25mm en service au sein de ces groupes de combat et de soutien. Ces canons sont tractés à l’origine mais plus les années passent et pour rendre le train du groupe plus mobile, ces canons sont montés dans des affûts doubles sur plateau.

Quand à la DAT, elle dispose de 24 batteries de douze canons de 25mm soit un total de 288 pièces.

Caractéristiques Techniques du canon Hotchkiss modèle 1940

Calibre : 25mm Longueur du canon : 1.50m Poids en batterie : 850kg Poids du projectile : 0.290kg

Portée maximale théorique 7500m (pratique : 3000m) Cadence de tir : 350 coups/minute Alimentation : boitiers-chargeurs de quinze coups.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Comme nous l’avons vu plus haut, le canon de 25mm proposé par la firme Hotchkiss avait été rejeté par l’armée de terre au profit d’un canon de 37mm proposé par la firme Schneider. Comme nombre de projets d’avant la guerre de Pologne, le dévellopement prit énormément de retard et n’était pas encore en service en septembre 1939.

En dépit des difficultés, le dévellopement du canon fût mené à bien, canon officiellement adopté en mars 1941 sous le nom de canon CA modèle 1941.

Comme pour son petit frère Hotchkiss, le canon de la firme Schneider fût sélectionné par l’armée de l’air pour la défense de ses terrains et par la marine nationale qui lassée d’attendre l’ACAD modèle 1935 décida de presser les choses en adoptant un canon complémentaire qui avait l’avantage d’être disponible rapidement et pouvant être embarqué sur les navires en affûts simples, doubles ou quadruples.

L’armée de l’air qui fût servit après l’armée de terre utilisa son canon aussi bien au sein des compagnies intérieures et extérieures des groupes de combat mais également au sein de la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT).

Il était utilisé en affûts tractés ou portés voir pour certaines batteries de la DAT en batteries fixes pour protéger les sites stratégiques.

Les soixante-deux groupes de chasse disposent de deux compagnies antiaériennes qui alignent un total de seize canons de 37mm soit un total de 992 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployé en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies avec un total de huit canons de 37mm soit un total de 64 pièces.
Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies totalisant seize canons de 37mm soit un total de 1504 pièces.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies totalisant douze canons de 37mm soit un total de 744 pièces.

La Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) dispose de 24 batteries de douze pièces soit un total de 288 pièces.

L’armée de l’air dispose au total de 3304 pièces pour les compagnies pour les groupes et de 288 pièces pour la DAT soit un total de 3592 canons en affûts simples ou doubles.

Caractéristiques Techniques du Schneider modèle 1941

Calibre : 37mm Longueur du canon : 2.220m Poids en batterie 1340kg Portée maximale théorique 6800m (pratique 3000m) Cadence de tir théorique : 150 coups/minute Pointage : en azimut sur 360° et en site de -10° à +90° Alimentation : lame-chargeurs de 25 cartouches

Canon de 40mm Bofors CA modèle 1938 et 1940

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

En 1938, manquant de matériel antiaérien, la France passe commande de 21 canons Bofors de 40mm adoptés sous le nom de matériels de 40 CA modèle 1938. Avec quatre canons récupérés auprès de l’armée républicaine espagnole, cinq batteries de cinq pièces furent mises sur pied, l’activation d’une sixième batteries réduisant le parc à quatre pièces par batteries sauf une équipée de cinq canons.

La livraison d’autres canons fabriqués en France et baptisés matériels de 40 CA modèle 1940 permis au total de mettre sur pied huit batteries de six pièces soit un total de 48 canons en ligne et de 36 en réserve.

Ces batteries affectées à la Défense Antiérienne du Territoire (DAT) pour six d’entre-elles à Paris, un sur le port des pétroles à Rouen et un pour la région du Creusot.

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948 et leur action est renforcée par les mitrailleuses de 20mm modèle 1939 fournis par Oerlikon.

Caractéristiques Techniques du canon de 40mm Bofors

Calibre : 40mm Poids total : 1981kg Poids de l’affût : 522kg Longueur du projectile : 21.9cm Elevation en site : -5° à +90° (55° par seconde) En azimut : 360° (50° par seconde) Cadence de tir : 120 coups/minute Portée maximale : 7160m