Japon (7) Géopolitique (2)

Le Japon et l’Axe : une alliance imparfaite

Dans les années vingt et les années trente, des régimes autoritaires plus ou moins fascisants se mettent en place en Europe. La montée des partis «fascistes» et autres mouvements autoritaires ne concernent pas uniquement les vaincus du premier conflit mondial comme l’Allemagne ou les pays issus de l’éclatement de la Double-Monarchie austro-hongroise. L’Italie, puissance victorieuse est d’ailleurs la première à ouvrir le bal dès 1922.

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Japon (6) Géopolitique (1)

GEOPOLITIQUE DU JAPON

Avant-Propos

En septembre 1948, quand le second conflit mondial éclate en Europe, le Japon est la puissance majeure en Asie du Nord-Est et même en Asie en général.

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Etats Unis (125) Armée de terre (15)

Uniformes et Equipement individuel

Avant-propos

Uniforme bleu

Uniforme d’officier d’un régiment de volontaires de Pennsylvanie durant la guerre de Sécession

Si les Etats-Unis ont conservé une partie des traditions militaires de leur ancienne puissance coloniale, au niveau des uniformes, ils ont vite adopté au 19ème siècle une tenue bleue d’où le nom de Tuniques Bleues ou de Blues donnés aux soldats de l’US Army.

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Etats Unis (112) Armée de terre (2)

L’US Army dans le second conflit mondial (1950-1954)

Pacifique

«Japan First» tel est le slogan des américains après l’agression japonaise du 21 mars 1950. Les Etats-Unis ne vont pas pour autant négliger l’Europe comme nous le verrons.

Les premiers combats sont désastreux notamment aux Philippines. L’archipel censé tenir plus d’un an va tomber en quelques mois.

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Etats-Unis (39) croiseurs légers (7)

USS Tallahassee (CL-61)

USS Amsterdam 1945

-Le USS Tallahassee (CL-61) est mis sur cale aux chantiers navals William Cramp & Sons Shipbuilding Company le 12 juillet 1941 lancé le 2 mars 1943 et commissionné le 7 septembre 1944 au Philadelphia Navy Yard.

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Etats-Unis (23) porte-avions (4)

Porte-avions moyens classe Essex

USS Essex (CV-9) WWII grande photo

USS Essex (CV-9)

Vous avez-dit chef d’oeuvre ?

Le 31 décembre 1936, le traité de Washington de 1922 à expiré suite aux dénonciations de la France et du Japon fin 1934.

La fin des limitations de ce traité ainsi que la non-application réelle et sérieuse des traités de Londres de 1931 et 1936 permet aux architectes navals des deux pays d’avoir les coudées franches pour réaliser des navires plus puissants et plus efficaces.

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Grande-Bretagne (7) Géopolitique (2)

Ennemis potentiels

Allemagne

-Les relations anglo-allemandes ont oscillées  entre compréhension et hostilité, une partie de l’opinion publique pousse à une alliance avec l’Allemagne mais cette idée échoue en raison de la rivalité navale opposant la Royal Navy et la Kaiserliche Marine.

-Après le premier conflit mondial, la Grande-Bretagne semble davantage préoccupée de la puissance de la France (« le problème des anglais c’est qu’ils ne savent pas que Napoléon est mort » disait Paul Cambon) que de maintenir l’Allemagne dans un état l’empêchant de nuire à ses voisins.

-Elle se montre compréhensive pour le paiement des réparations qui sont au final abandonnées. Cela précède la funeste politiquement d’Apeasement, le maintien de la paix à tout prix.

-Après la guerre de Pologne, la politique britannique se montre plus rigoureuse vis à vis de Berlin qui devient plus qu’un ennemi potentiel, un ennemi probable.

-Durant la guerre civile, Londres comme Paris comptent les points, refusant de prendre trop ouvertement parti pour l’un des triumvirs.

-La guerre civile terminée, les relations diplomatiques reprennent entre Londres et Berlin, des relations peu amènes, une sorte de guerre froide entre les deux pays, les services secrets des deux pays se livrant une guerre clandestine féroce dont on distingue mal la vigueur, beaucoup d’archives restant encore inaccessibles aux chercheurs et au grand public.

-Des plans sont dressés pour préparer une guerre jugée inévitable à moyen terme. L’envoi de forces sur le continent est acté avec un corps expéditionnaire (douze divisions, dix DIM et deux DB) plus quatre divisions placées sous commandement français. Ces forces sont à vocation offensive et défensive.

-Pour les opérations aériennes, la Royal Air Force croit dans les vertus du bombardement stratégique contre les industries voir contre les villes dans le cadre d’une stratégie de terreur.

-Pour les opérations navales, l’objectif de la Royal Navy est de contrôler la mer du Nord et si possible de bloquer les détroits danois. Des négociations pour déployer des forces au Danemark échouent devant la volonté de Copenhague de garder sa neutralité et surtout de ne pas provoquer son puissant voisin méridional. Situation équivalente avec la Norvège persuadée que comme en 1914, sa neutralité sera un bouclier suffisant.

-Des plans de mouillage de mines, de blocus et d’opérations amphibies sont dressés. Pour cette dernière catégorie, les côtes baltes sont privilégiées dans l’espoir d’atteindre Berlin le plus rapidement possible.

Devant les problèmes logistiques voir le scepticisme de ceux qui ne croient pas dans les opérations amphibies (l’exemple des Dardanelles est encore dans toutes les têtes), des plans moins ambitieux sont dressés comme un débarquement sur les côtes du Jutland où la saisie de têtes de pont sur les côtes de la mer du Nord pour faciliter la progression des forces attaquant depuis le Benelux.

Italie

-Les relations sont moins conflictuelles qu’avec l’Allemagne même si la guerre d’Ethiopie (3 octobre 1935-9 mai 1936) faillit dégénérer en un conflit entre les deux pays, le commandant Lyster proposant un raid d’avions torpilleurs sur la base italienne de Tarente.

-Rivalités coloniales avec quelques incidents sur la frontière libyo-egyptienne ainsi qu’entre la Somalie italienne et le Somaliland britannique.

-La France ayant la haute main sur les opérations en Méditerranée, la Mediterranean Fleet devra coordonner ses opérations avec celles de notre Flotte de la Méditerranée qui dispose de deux escadres (2ème escadre à Toulon, 4ème escadre à Mers-El-Kébir avec dix cuirassés _deux anciens et huit modernes_) et d’une escadre légère, la 6ème EL stationnée à Bizerte.

Des navires britanniques opéreront sous commandement français, la France ayant obtenu le commandement supérieur dans la Mare Nostrum.

-Les opérations doivent couper les lignes de communication entre l’Italie et l’Afrique Septentrionale Italienne (ASI actuelle Libye), préserver Malte puis porter les combats en Sardaigne et en Sicile voir en Italie péninsulaire.

-Sur le plan plus opérationnel, on prévoit la conquête de la Libye italienne par une attaque venue de Tunisie et une seconde venue d’Égypte. Des campagnes de mouillage de mines sont prévues pour paralyser le trafic maritime italien et gêner les mouvements de sa flotte.

Sont également prévues des opérations sous-marines massives, des raids aéro-maritimes par l’aviation navale basée à terre voir une campagne de bombardement stratégique notamment contre l’industrie italienne.

Japon

-En 1902, un traité d’alliance est signé entre la Grande-Bretagne et le Japon. Ce traité entre une puissance majeure et une puissance émergente répond au besoin d’une alliance de revers contre la Russie alors que les relations sont incertaines avec Londres (et ce jusqu’en 1907) et tendues avec Tokyo au point qu’une guerre opposera Petrograd et Tokyo en 1904-05 pour le contrôle de la Mandchourie.

-Ce traité est dénoncé en 1922. Au cours de la conférence sur la limitation des armements navals à Washington, la Grande-Bretagne sacrifie son alliance avec le Japon à son entente politique, culturelle, civilisationnelle avec les Etats-Unis obtenant la parité alors que le Japon ne peut obtenir que la dernière place sur le «podium».

-Face à la montée du nationalisme nippon et de la pression croissante de l’armée (notamment la faction issue de l’armée du Kwantung), les relations se tendent avec la Grande-Bretagne.

-Si la métropole est hors d’atteinte de l’armée et de la marine japonaise, les colonies de Singapour, de Malaisie, de Birmanie voir d’Inde sont menacées par le Japon.

-Regorgeant de ressources (pétrole, fer, caoutchouc….), ils sont indispensables pour permettre de faire fonctionner la machine de guerre nippone.

-Pas de plans offensifs mais des plans défensifs pour protéger les colonies même si comme la France, la Grande-Bretagne ne se fait pas beaucoup d’illusions sur sa capacité à défendre ses colonies comme la machine de guerre nippone.

-Outre le déploiement d’une force navale que l’on espère dissuasive (trois cuirassés et deux porte-avions), les forces armées sont rééquipées et mieux entrainées tout comme les forces aériennes avec des avions plus modernes et un entrainement plus poussé.

-Pour freiner l’avancée nippone, outre des missions d’interdiction navale et le bombardement des zones arrières comme la Chine du Nord depuis l’Indochine française ou la Thaïlande, on prévoit d’utiliser les sous-marins et les mouillages de mines.