Dominions (17) Canada (17)

Dragueurs de mines classe Fundy

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Le HMCS Fundy (J-88)

Les dragueurs de mines de classe Fundy sont mis en service à la fin des années trente. Jusqu’à l’arrivée des Bangor c’était les seuls navires spécialisés dans la guerre des mines utilisés par la RCN.

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Dominions (16) Canada (16)

Escorteurs, Dragueurs de Mines et vedettes lance-torpilles

Corvettes classe Flower

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La corvette HMCS Agassiz (K-129)

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des chalutiers armés.

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Dominions (9) Canada (9)

La Royal Canadian Navy au combat

Patrouiles anti-raiders et escortes de convois

Alors que l’opération Weserübung à commencé et que le Canada s’est immédiatement engagé aux côtés de l’ancienne puissance coloniale, la marine canadienne propose son aide pour combattre en mer du Nord. Cette aide est appréciée par Paris et Londres mais dans un premier temps on demande à la RCN d’assurer l’escorte des convois transatlantiques et de mener des patrouilles anti-raiders.

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Etats Unis (64) Navires légers (3)

Patrouilleurs et Patrouilleurs-Escorteurs

Avant-propos

Durant la période séparant la première guerre mondiale de la guerre de Pologne, les navires dédiées à l’escorte sont largement négligés. Les raisons sont multiples : budgets limités, manque d’intérêt des amiraux, oubli des leçons du conflit.

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Grande-Bretagne (15) Royal Navy (7)

Navires légers

Avant-propos

L’irruption des U-Boot durant le premier conflit mondial entraina l’apparition des premiers escorteurs. C’était des navires légers armés d’un canon médian et de grenades ASM. Ce fût l’arme la plus efficace contre les submersibles bien moins à l’aise en attaquant les convois. Bien plus efficace que les corridors protégés par des champs de mines ou les bateaux-pièges,les Q-Ship aux exploits mythifiés.

Malheureusement durant la période 1919-1939, la lutte anti-sous-marine n’est pas au cœur des préoccupations des amiraux britanniques. En partie par manque d’intérêt mais aussi en raisons de choix budgétaires fort contraints et d’une difficulté à prévoir le bon modèle d’escorteur.

En effet comment trouver un modèle unique d’escorteur quand il faut navire affrontant les sous-marins et les éléments déchainés dans l’Atlantique Nord, des mines, des vedettes lance-torpilles et des sous-marins en Méditerranée, des grandes unités de surface sur les autres océans.

Impossible donc de produite un unique modèle d’escorteur, il faut du sur-mesure, des navires adaptés aux menaces potentielles même si l’adage veut qu’une marine participe à un conflit avec des navires conçus pour un autre genre de confrontation.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose des navires d’escorte suivants :

-Des chalutiers armés

-38 Sloops répartis en différentes classes

Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

Durant la Pax Armada, la Royal Navy va augmenter et renouveler ses forces d’escorte en construisant différents modèles de navires légers :

Le sloop HMS Black Swan (U-57)

Le sloop HMS Black Swan (U-57)

-Des sloops de classe Black Swan modifié pour remplacer les avisos construits durant les
années trente

La corvette HMS Abelia (K-184)

Une corvette de classe Flower à la mer

-Des corvettes de classe Flower, navires déjà commandés par la France

-Des frégates de classe River

-De nouveaux dragueurs de mines suffisamment armés pour pouvoir opérer comme
escorteurs de fortune

-La construction de chalutiers se poursuit pour permettre de disposer à peu de frais
de nombreux patrouilleurs et navires de présence notamment outre-mer.

-Des destroyers légers type Hunt comparables aux torpilleurs légers français.

Quand le second conflit mondial éclate, la marine britannique dispose d’une solide force d’escorte qui va mener la vie dure aux sous-marins, avions et vedettes lance-torpilles ennemis.

Chalutiers armés

-Septembre 1939, la Royal Navy dispose de quinze chalutiers armés en service, quatre chalutiers armés polyvalents, huit chalutiers anti-sous-marins et trois chalutiers dragueurs.

-Ces navires anciens sont remplacés par seize nouveaux navires de classe Isle, des navires armés d’un canon de 3 ou 4 pouces (76 ou 102mm) selon les disponibilités, de quelques canons antiaériens, de mitrailleuses et de grenades ASM.

Ces seize navires vont d’abord opérer en mer du Nord puis vont être rédéployés en outre-mer au fur et à mesure que des escorteurs plus puissants sont mis en service.

-Huit autres navires sont construits ultérieurements, plus adaptés au dragage de mines et au contrairement à leurs devanciers, ils sont déployés en Metropole.

-Seize chalutiers armés classe Tree quasiment identiques aux Isles sont commandés en juin 1945.

Sloops

Aux côtés des chalutiers armés, on trouve des sloops, des navires légers destinés à l’escorte et à la lutte anti-sous-marine. Trente-huit navires sont en service répartis entre différentes classes :

-Un sloop type 24

-Deux classe Bridgewater

-Quatre classe Hastings

-Huit classe Shoreham

sloop HMS Grimsby

sloop HMS Grimsby

-Huit classe Grimsby

-Neuf classe Kingfisher

-Trois classe Bittern

HMS Egret (L-75)

HMS Egret (L-75)

-Trois classe Egret

-Huit classe Black Swan en construction

Entre septembre 1939 et septembre 1948, la flotte évolue, les sloops les plus anciens (type 24, Bridgewater Hastings et Shoreham) sont désarmés, démolis ou mis en réserve avec des réarmements périodiques pour essais et instruction.

Les Grimsby, Kingfisher, Bittern, Egret et Black Swan sont toujours en service soit un total de trente et un navires.

Un seul modèle est commandé, la classe Black Swan mod., des navires plus longs et plus larges pour améliorer la stabilité. La DCA est renforcée.

Dix-sept navires sont commandés en mars 1941, mis sur cale courant 1941 et mis en service en 1943/44, portant la flotte de sloop à quarante-six navires. La commande de huit autres envisagée en 1945 est abandonnée au profit de frégates de classe River supplémentaires.

Corvettes et frégates

Les sloop étaient des navires d’escorte acceptables mais c’était encore des navires militaires, relativement complexes et coûteux à fabriquer. Sans compter que les chantiers navals spécialisés dans les constructions militaires devaient aussi construire des cuirassés, des croiseurs, des porte-avions, des destroyers…. .

L’escorte impliquant plus d’endurance que de performances, germa l’idée d’un navire simple à construire, quasi-consommable avec un armement limité au strict nécessaire : un canon médian pour affronter un sous-marin surpris en surface, des pièces antiaériennes légères, des mitrailleuses pour la défense rapprochée et bien entendu un lot conséquent de grenades ASM.

Les britanniques reprirent le design d’un baleinier pour dessiner un nouveau navire. A nouveau navire, nouvelle désignation, c’est le terme corvette qui est choisit, ressuscitant un terme de la marine à voile, disparu avec la vapeur.
C’est l’acte de naissance des corvettes de classe Flower. Ce programme anglo-français va aboutir à la construction de trente-deux corvettes pour la Marine Nationale et soixante-quatre pour la Royal Navy.

Ces soixante-quatre navires sont mis sur cale entre 1939 et 1942, lancées entre 1940 et 1943 et mises en service entre 1940 et 1944.

Quarante-huit seulement seront au final mises en oeuvre par la Royal Navy, huit rejoignant la marine canadienne et huit autres la marine australienne. Si les premières vont participer à l’escorte des convois transatlantiques, les huit Australian Flower vont protéger la navigation aux antipodes.

La marine canadienne qui mit en œuvre ses Flower dès 1941 se rendit compte rapidement des limites des corvettes notamment par mauvais temps et travailla sur un modèle de navire plus gros, des large corvette avant que ces navires de classe River soit considérés comme des frigate, des frégates, une autre désignation de la marine à voile remise au goût du jour.

La marine canadienne passe commande en septembre 1942 de douze navires de ce type.

L’Australie va passer commande de huit navires pour compléter les Flower déjà en service. Comme les corvettes, elles vont être construites en Australie.

Intéressée la marine britannique va passer commande en juin 1942 de seize navires suivis en septembre 1945 (huit initialement prévues, les huit suivantes remplaçant les Modified Black Swan envisagés) de seize autres navires même si parmi ces derniers seule une partie va mettre mise en service. Anticipant sur les pertes du conflit à venir, seize navires sont commandés dès le mois de septembre 1948.

Dragueurs de mines

La mine et la torpille partage une origine commune avant de diverger vers deux armes totalement différentes. Si la torpille devint mobile, la mine resta immobile, posée à la surface de l’eau ou au fond de l’océan ce qui ne la rendait pas moins redoutable comme la Royal Navy pu s’en rendre compte en perdant au cours du premier conflit mondial plusieurs navires sur mines dont un cuirassé flambant neuf, le HMS Audacious ou le croiseur cuirassé HMS Hampshire dans lequel se trouvait le ministre de la Guerre lord Kitchener.

La présence de dragueurs de mines au sein de la Marine de Sa Majesté n’est donc pas chose étonnante et en septembre 1939, la Royal Navy dispose des dragueurs de mines suivants :

-Trois chalutiers-dragueurs

-Vingt-trois dragueurs de mines classe Hunt

-Vingt et un dragueurs de mines classe Halcyon

Cette flotte modeste va connaitre une certaine croissance durant la Pax Armada avec la nécessité de renouveler la flotte et d’augmenter cette dernière, la mine étant une arme d’un rapport coût/efficacité impatable.

Si les Halcyon sont encore largement capables, les Hunt commencent à se faire vieux. D’où la commande avant même le début de la guerre de Pologne de deux nouvelles classes de dragueurs de mines, les classes Bangor et Algérine.

Les dragueurs de mines classe Bangor sont des dragueus de mines côtiers commandés au printemps 1940, mis sur cale à l’automne 1940 (douze) et au printemps 1941 (douze). Leur lancement s’échelonne entre l’automne 1941 et l’automne 1942 pour une mise en service prononcée entre mai 1942 et septembre 1943 .

Cela permet de désarmer les vingt-trois Hunt et si la majorité est démolie, huit sont transférés à la marine polonaise libre.

La seconde est une classe de dragueurs de mines océaniques (minesweeper oceanic). Commandée en septembre 1943 à douze exemplaires, les navires sont mis sur cale entre le printemps 1944 et l’automne 1945, lancés entre septembre 1945 et mars 1947 avec une mise en service prononcée entre janvier 1947 et juin 1948.

Ainsi quand le second conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 21 dragueurs de classe Halcyon, de 24 dragueurs de classe Bangor et de 12 dragueurs de classe Algérine soit un total de cinquante-sept dragueurs de mines.

Le programme de guerre fait la part belle aux dragueurs de mines avec la commande de 24 Bangor et de 36 Algerine, ces commandes massives s’expliquant par la crainte de pertes importantes.

Torpilleurs légers

Les torpilleurs et les destroyers étaient à l’origine de petites unités mais rapidement, ce type de navire à pris du poids, la barre des 1000 tonnes étant approchée avant le début du premier conflit mondial (voir les torpilleurs de 800 tonnes français) et dépassée durant celle qui aurait du être la “Der des ders”, les V&W de la Royal Navy atteignant 1300 tonnes.

Si la majorité des pays disposaient à côté de leurs destroyers, de torpilleurs, ce n’était pas le cas de la marine britannique.

Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

C’est l’acte de naissance des destroyers légers de type Hunt, des navires armés de six canons de 102mm en trois tourelles doubles et d’un armement appréciable en torpilles. C’est l’équivalent des Le Fier français.

Le HMS Albrighton (L-12) type Hunt I

Le HMS Albrighton (L-12) type Hunt I

Vingt-trois Hunt I sont commandés en 1939. Ils sont mis sur cale dans le courant cette année, lancée fin 1940 ou début 1941, les navires étant mis en service en 1942/43.

Neuf autres appartenant au type Hunt II sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

Dix autres appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Quarante-deux destroyers légers sont donc en service en septembre 1948 dans la Royal Navy. Huit sont commandés par la marine australienne en septembre 1943, construits à l’Arsenal de Cockatoo et mis en service en juin 1947.

Quand le conflit éclate, de nouveaux navires appartenant à un type Hunt IV sont commandés, douze navires, huit pour la marine britannique et quatre finalement revendus à la marine sud-africaine (Royal South African Navy), ces navires couvrant les convois dans l’Océan Indien et dans l’Atlantique Sud.

Allemagne (25) Navires légers (3)

Les Autres navires légers 
-Comme les autres navires, la Kriegsmarine dispose de chalutiers armés pour sécuriser ses côtes, les conflits futurs étant imaginés comme ayant les eaux littorales infestées de sous-marins.

D’où le besoin de nombreux patrouilleurs et navires d’escorte. Il n’y à pas besoin de navires sophistiqués, un navire endurant et bien armé est suffisant pour chasser les submersibles ennemis de ces eaux.
A l’imitation de la France et de la Grande-Bretagne, l’Allemagne et sa marine de guerre va utiliser des chalutiers armés réquisitionnés et qui vont servir de patrouilleur mais également de dragueur auxiliaire (Hilfsminensuchboote).
En septembre 1939, la Kriegsmarine dispose d’une flottille de chalutiers armés, la 1. Vorsposten-Flottille stationnée à Wilhelhmshaven avec douze navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Beowulf Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Odin Sigfrid Volker Wotan).
Sur ces douze navires, deux sont perdus entre septembre 1939 et septembre 1948. le premier le Beowulf est détruit par un échouage sur une roche mal cartographiée à l’entrée du port de Brême le 4 mars 1945 et le second, l’Odin est détruit par un incendie d’origine indéterminée le 14 mars 1948.
Il reste donc dix navires en service mais les Frithjof Hagen Hildenbrand et Munin sont désarmés en octobre 1948 en raison d’une usure prononcée et de la nécessité d’armer de nouveaux navires.
Les autres servent de piquet de surveillance au large de Wilhelmshaven et d’autres ports de la mer du Nord.
Au moment de la guerre de Pologne, une deuxième Vorsposten-Flottille est créée avec huit chalutiers réquisitionnés, les Vp.201 Gebr-Kähler Vp.202 Herm-Bösch Vp.203 Carl-Röver VP.204 Zietchen Vp.205 Franz-Westermann Vp.206 Ottö Bröhan Vp.207 Heinrich Bühren Vp.208 Walther Darre.
Cette flottille déployée en Baltique va mener ses missions jusqu’en septembre 1941 quand les chalutiers sont rendus à leur propriétaire et la flottille dissoute.
Entre octobre et décembre 1939, quatre autres Vorsposten-Flottille sont créées elles aussi avec des chalutiers réquisitionnés, les 3. et 4. Vorsposten-Flottille sont stationnées à Wesermünde, les 5.et 7. Vorsposten-Flottille stationnées elles à Kiel.
Ces quatre flottilles ont une existence éphémère car dès mai 1940, elles sont dissoutes et les chalutiers rendus au rôle pour lesquels ils ont été construits.
En septembre 1939, la Kriegsmarine est dans l’enfance et doit faire feu de tout bois pour mener à bien ses missions dans un état d’infériorité manifeste vis à vis des marines françaises et britanniques.
Elle utilise donc des navires légers de provenance diverses aux capacités souvent limitées :
-Garde-pêches Weser et Elbe utilisés en temps de paix pour protéger les navires de pêche et assurer la police en cas de litige. En temps de guerre, ils servent de patrouilleurs.

-Quatre dragueurs de 1918 Störtebrecker Nautilus Arkona Otto Braun et Raule utilisés comme navires de patrouille jusqu’à leur désarmement en 1941.
-La marine allemande déploie également quelques unités de guerre fluviale d’abord sur le Danube (un patrouilleur de 185 tonnes le Bechelaren, un patrouilleur de 60 tonnes le Birago plus quelques vedettes) mais également sur le Rhin pour contrer les canonnières fluviales françaises basées à Strasbourg.
Cette Rhein Flottilla dispose de quatre patrouilleurs de 150 tonnes armés d’un canon de 88mm, d’un mortier de 81mm, de six canons de 20mm antiaériens et de mitrailleuses ainsi que de vedettes à l’armement symbolique (une mitrailleuse de 7.92mm).

Allemagne (23) Navires légers (1)

NAVIRES LEGERS

Avant-Propos

-La géographie dispense la marine allemande de devoir investir dans une force d’escorte aussi imposante que celle construite par les anglais et les français.

-En effet, en cas de conflit, la marine marchande allemande cesse de fonctionner, les seuls navires marchands en mer étant des forceurs de blocus opérant isolément et ne nécessitant donc pas d’escorte.

-Les besoins existent pour protéger une navigation côtière importante en mer du Nord et en Baltique sans oublier des missions de patrouille, de surveillance et de dragage de mines.

-Quand éclate la guerre de Pologne, on trouve des torpilleurs, des navires bons à tout faire (Geleitboote), des dragueurs pouvant servir d’escorteurs (M-Boote), des chalutiers armés utilisés comme patrouilleurs et navires-écoles.

-Neuf ans plus tard, on trouve les mêmes catégories de navires avec certaines classes désarmées et de nouvelles classes mises en service. Il n’y à cependant pas d’énormes bouleversements à signaler.

Geleitboote type F

Geleitboote type F

Geleitboote type F

-Besoins limités en escorteurs. Pas des escorteurs océaniques mais des escorteurs destinés à protéger la navigation littorale.

-Il fallait également penser aux missions de patrouille de surveillance, d’entraînement et de police des pêches.

-Décision est prise au milieu des années trente de construire dix navires d’escorte ou Geleitboote dans la langue de Goethe, des navires connus par un matricule composé d’une lettre (F) suivit d’un chiffre ou d’un nombre(F.1 à F.10).

-A l’usage ces navires se révèlèrent ratés notamment avec une propulsion expérimentale destinée aux futurs destroyers qui se révéléra capricieuse, une véritable «bête à chagrin» pour les «bouchons gras» allemands.

-Le F.1 est mis en service en décembre 1935et désarmé en août 1948, le F.2 en février 1936 et toujours en service comme auxiliaire en septembre 1948, le F.3 l’est en mars 1936 et toujours en service en septembre 1948, le F.4 mis en service en avril 1936 et toujours en service en septembre après une période en réserve de décembre 1945 à août 1948.

-Le F.5 est mis en service en mai 1936 et mis en réserve en juin 1945, étant réarmé en septembre 1948. Le F.6 est mis en service en mars 1936 et mis en réserve en décembre 1945. Le F.7 mis en service en février 1937 est coulé lors d’un affrontement fraticide avec le F.9 le 4 mars 1944, affrontement qui sera également fatal à ce dernier.

-Le F.8 mis en service en février 1937 est toujours en service en septembre 1948 à la différence donc du F.9 mis en service en août 1937 mais coulé le 4 mars 1944 des suites de l’affrontement avec le F.7. Quand au F.10, il est mis en service en août 1938 mais coulé sur une mine d’origine inconnue (soviétique ? WWI ? Faction hostile au duo Himmler/Heydrich ?) le 4 mai 1944.

-Navires de 712 tonnes (833 tonnes à pleine charge), mesurant 76m de long sur 8.80m de large avec un tirant d’eau de 2.50m

-Vitesse maximale 28 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de105mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière),quatre canons de 37mm en deux affûts doubles et quatre canons de 20mm en affûts simples.

Neue Geleitboote type G

-Les Geleitboote étaient des navires médiocres mais le concept de navire «bon à tout faire» s’était révélé utile. Des navires pouvant en temps de paix faire la police de pêche, surveiller les frontières et en temps de guerre d’escorter les convois, de protéger la navigation commerciale.

-Il fallait résoudre cependant les défauts les plus criants comme une propulsion peu fiable. Les machines à haute pression sont abandonnées au profit de diesels.

-La coque est allongée et élargie pour améliorer la tenue à la mer tandis que les superstructures sont construites en alliage léger, les échappements sont mieux pensés en vue de l’installation ultérieure de radars.

-Armement renforcé notamment au niveau de la DCA mais également de la lutte anti-sous-marin faisant des Neue Geleitboote de véritables escorteurs.

-Plus généralement, ces navires sont conçus pour être produits rapidement avec des formes simplifiées et un recours massif à la soudure.

Douze Neue Geleitboote (G.1 à G.12) sont commandés en septembre 1943. Leur construction est assurée pour les six premiers par les chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg et pour les six autres par les chantiers navals Deschimag de Brême.

Si ces douze navires sont en service en septembre 1948, ce n’est pas le cas de tous leurs successeurs (G.13 à G.24) construits au Rugen Kriegsmarinewerft et au Dantzigerwerft implantés respectivement sur l’île de Rugen et à Dantzig.

Si les six premiers navires (G.13 à G.18) sont en service, les autres sont en achèvement à flot sauf le G.24 qui est encore sur cale.

Dès le 10 septembre, douze nouveaux navires (G.25 à G.36) sont commandés et doivent être construits dans les chantiers ayant produits les Neue Geleitboote de la première série. Ils sortent donc du cadre de cette étude et seront étudiées dans la partie consacrée aux constructions de guerre.

-Les navires de la première série sont mis en service en 1945 (G.1, G.2, G.3,G5, G.7), en 1946 (G.4,G.8,G.9,G.10, G.12) et en 1947 (G.6, G.11). Tous sont disponibles en septembre 1948.

-Les navires de la deuxième série sont mis en service en 1947 (G.13, G.14, G.15, G.17) et en 1948 (G.16,G.18). Les G.19 G.20 G.21 G.22 et G.23 sont en achèvement à flot quand le conflit éclate alors que le G.24 est au stade préliminaire de la construction.

-Navires de 800 tonnes (1050 tonnes à pleine charge), mesurant 79.50m de long sur 9.50m de large avec un tirant d’eau de 3.10m.

-Vitesse maximale 26.5 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de 105mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière), douze canons de 37mm en affûts doubles, huit canons de 20mm en deux affûts quadruples, deux grenadeurs de sillage avec jusqu’à 36 projectiles.