Mitteleuropa Balkans (69) Bulgarie (33)

Avions de reconnaissance

Fieseler Fi-156 Storch

Fieseler Fi-156 Storch

Pour faciliter la progression des Panzerdivisionen, mieux vaut savoir où se trouve l’ennemi, où se trouvent les ponts, les noeuds de communication voir les points forts de l’ennemi pour si nécessaire les éviter.

Si la reconnaissance par autos blindées et motocyclistes est tout à fait valable, le vecteur aérien à plus que sa place pour voir le plus loin possible et anticiper les actions de l’ennemi.

On peut utiliser des avions “classiques”, des monomoteurs ou des bimoteurs mais pour coller au front rien de mieux qu’un avion léger, capable de passer inaperçu et capable également de pouvoir décoller de terrains improvisés, à proximité du front, de réaliser de véritables sauts de puce.

A l’origine du Storch (cigogne) figure une demande du RLM (Reichluftministerium ministère de l’Air du Reich) de 1935 pour un appareil capable de mener des missions de liaison, de coopération (ce qu’on appelle aujourd’hui le contrôle aérien avancé) et l’EVASAN.

Au Fi-156 sont opposés le Messerschmitt Bf163 et le Siebel Si-201. Le bureau d’études de Fieseler dessine un appareil à aile haute, un appareil capable de se poser et de décoller sur de courtes distances. Les premiers appareils sont livrés en 1937 et l’appareil est toujours en production en septembre 1948 dans des variantes améliorées selon le retour d’expérience des pilotes et des utilisateurs.

Au sein de la Luftwaffe, il équipe quatre groupes indépendants de reconnaissance en compagnie du Focke-Wulf Fw-189, le Fw-189 assurant la reconnaissance tactique en profondeur, le Fi-156 assurant la reconnaissance au dessus du front par exemple pour guider les tirs de l’artillerie.

D’autres appareils sont utilisés pour la liaison, les évacuations sanitaires. L’appareil fût produit sous licence en URSS (en très petit nombre sans usage opérationnel avéré) et en Roumanie, il est également utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie, la Hongrie, l’Espagne, la Suisse et la Finlande.

La Bulgarie à utilisé dans un premier temps douze appareils au sein d’un yato de reconnaissance dépendant de la Réserve Stratégique (ce qui est ironique pour un appareil destiné à des missions tactiques).

D’autres appareils ont ensuite été utilisés au sein de cette unité mais aussi pour d’autres missions comme la liaison, l’évacuation sanitaire et même les opérations spéciales, des témoignages avérés ayant vu des Storch bulgares se poser dans une vallée et déposer des hommes en armes sans que l’on sache si il s’agissait d’agents de renseignement ou d’éclaireurs.

Au total la Bulgarie à utilisé trente-ans exemplaires de cet appareil, en gardant neuf à la fin du conflit, des appareils trop usés pour être d’un quelconque usage ce qui explique qu’ils ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques du Fieseler Fi-156 Storch

Type : monomoteur d’observation et de liaison

Masse : à vide 860kg en charge 1260kg

Dimensions : longueur 9.9m envergure 14.3m hauteur 3.1m

Motorisation : un moteur radial Argus As-10 de 240ch

Performances : vitesse maximale 175 km/h à 300m Distance franchissable 380km Plafond opérationnel 4600m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm

Focke-Wulf Fw-189

Focke-Wulf Fw-189

En 1937, le principal avion de reconnaissance tactique de la Luftwafe est un petit biplan comparable aux ANF-Les Mureaux français à savoir le Henschel Hs-126, un appareil correct mais que le RLM jugeait nécessaire d’être remplacé.

L’appel d’offre demandait un appareil de reconnaissance triplace, appel d’offres auquel répondit Arado, Blohm & Voss et Focke-Wulf, Arado proposant son Ar198 qui eut un temps les préférences des officiels avant que le Focke-Wulf Fw-189 ne soit sélectionné, un appareil à l’architecture hétérodoxe avec une configuration bipoutre qui dégageait le champ de vision de l’observateur installé à l’arrière. Blohm & Voss proposa une configuration encore plus radicale avec un moteur et une gondole regroupant l’équipage.

L’appareil rentre en service en 1940 et va équiper quatre groupes indépendants de reconnaissance qui pourraient être attribués aux Panzerkorps ou dispatchés pour une mission particulière.

Des projets de versions d’attaque, de transport et d’appui rapproché ne débouchèrent pas sur la production en série à la différence d’une variante d’entrainement. Outre l’Allemagne, l’appareil à été utilisé par la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie.

La Bulgarie passe commande en juin 1945 de quarante-quatre Focke-Wulf Fw-189E, une variante export de l’appareil légèrement moins performante que le modèle en service dans la Luftwaffe.

A ces quarante-quatre appareils destinés à équiper trois yatos (deux au sein 1. et 3. Orlyak à seize appareils chacun et un autre à douze appareils au sein de la Réserve Stratégique) vont s’ajouter seize appareils acquis au printemps 1948 pour servir de volant de fonctionnement.

Ces appareils vont finalement servir à remplacer pes antédéluviens PZL P.43 ce qui fait que très vite les yatos vont se retrouver en sous-équipement.

L’appareil était très apprécié des bulgares en dépit du fait que les performances n’étaient pas extraordinaires. Très vite les Darzhavna Aeroplanna Rabotilnitsa (DAR) vont se pencher sur un certain nombre d’améliorations dont certaines seront reprises par les allemands.

Les DAR vont se pencher sur un appareil amélioré, le DAR-11 disposant de moteurs plus puissants, d’un armement amélioré. Deux prototypes volent pour la première fois respectivement les 11 septembre et 30 octobre 1952.

Malheureusement le premier prototype est détruit par un bombardement français sur Plovdiv le 2 janvier 1953 et le 12 une attaque de chasseurs-bombardiers britanniques endommage sérieusement l’usine où devait être produit le DAR-11.

La mort dans l’âme les bulgares doivent renoncer à la production en série d’un appareil qui aurait été sans nul doute très réussi. L’unique prototype saisit par les soviétiques après guerre à été envoyé à la casse après une série de tests.

Quant au Focke-Wulf Fw-189 sur les soixante appareils acquis il n’en restait plus que huit en avril 1954. Si un exemplaire à été préservé les autres ont été envoyés à la casse.

Caracteristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-189

Type : bimoteur triplace de reconnaissance tactique

Masse : à vide 2680kg en charge 3950kg

Dimensions : longueur 12m envergure 18.4m hauteur 3.7m

Motorisation : deux moteurs Argus As410 de 459ch

Performances : vitesse maximale 357 km/h à 2600m Distance franchissable 670km Plafond opérationnel 8400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans les ailes, une mitrailleuse de 7.92mm MG-15 en position dorsale, une mitrailleuse de même modèle dans le cône arrière. Possible embarquement de quatre bombes de 50kg.

Reggiane Re-2003A

Initialement il était prévu de remplacer le IMAN Ro-37 par un bimoteur le Caproni Ca-311 mais suite à un changement de priorités et à des performances décevantes, la Regia Aeronautica décida de lancer un nouveau programme pour un avion de reconnaissance et d’observation.

Le projet est lancé en septembre 1940 et signe de l’urgence, l’armée de l’air italienne demanda aux différents candidats d’utiliser un appareil existant comme base de travail.

La firme Reggiane partit donc de son chasseur monoplace Reggiane Re-2002 pour dévelloper un petit biplace de reconnaissance. Baptisé Re-2003, il allait être décliné en version embarquée et en version hydravion.

C’est ainsi que la version terrestre allait recevoir la désignation de Re-2003A, la version embarquée Re-2003B et la version hydravion Re-2003C.

Par rapport au chasseur dont il était issu, le Re-2003 était un biplace, son fuselage était légèrement plus long mais sa vitesse était moindre.

Le premier prototype du Re-2003 effectue son premier vol le 15 mars 1942. Les essais se déroulent bien même si le deuxième prototype qui avait décollé la première fois le 7 juillet 1942 connait un certain nombre de problèmes techniques.

La décision de le produire en série est prise à l’été 1943 et les premiers appareils de série sont livrés en septembre 1944. Entre septembre 1944 et octobre 1948 ce sont 150 appareils qui sont livrés à la Regia Aeronautica en version terrestre.

Au final ce sont 700 Re-2003 qui vont être produits répartis entre 330 Re-2003A, 190 Re-2003B et 140 Re-2003C, la version B étant une version embarquée et la version C une variante hydravion.

Cet appareil à été utilisé pour la reconnaissance, l’observation, le réglage des tirs de l’artillerie voir l’attaque légère. Il se montra efficace dans ces missions mais sans performances extraordinaires.

Après avril 1953 quelques appareils ont été utilisés par l’ANR comme par l’aviation co-belligérante et quand le conflit se termine seulement une poignée d’appareils à survécu à l’enfer du second conflit mondial.

Aujourd’hui quatre Reggiane Re-2003 sont préservés dans les musées à savoir un Re-2003A en France, un Re-2003B et un Re-2003C aux Etats-Unis et un Re-2003A en Grande-Bretagne.

La Bulgarie allait être le seul client export avec vingt-huit exemplaires acquis par prélèvement sur les stocks italiens ce qui explique que parfois certains écrits sur cet appareil prétendent que l’appareil n’à été utilisé que par son pays d’origine.

Seize appareils étaient en ligne au sein d’un yato de reconnaissance du 2. Orlyak, appareils engagés essentiellement au dessus des Balkans menant des missions de reconnaissance au dessus de la Grèce et parfois des missions d’attaque légère et de lutte anti-guerilla au dessus de la Macédoine.

L’appareil est resté en service jusqu’à la fin du conflit même si en avril 1954 il n’en restait plus que quatre, tous très usés et qui ont tous finis à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Type : avion de reconnaissance

Masse à vide 2470kg en charge 3320kg

Dimensions : longueur 8.08m envergure 11m hauteur 3.2m

Motorisation : un moteur radial Piaggio P.XI R.C40bis de 1250ch

Performances : vitesse maximale 510 km/h distance franchissable 950km plafond opérationnel 9800m

Armement : quatre mitrailleuses de 12.7mm Breda-SAFAT dans les ailes avec 750 coups chacune, une mitrailleuse de 7.7mm en poste arrière, 500kg de bombes ou une torpille de 450mm

Fiat RS-16

Maquette du Fiat RS.14. Le RS.16 en est un étroit dérivé

L’hydravion de bombardement-torpillage Fiat RS-16 est un élégant bimoteur à aile baisse à flotteurs latéraux. Dérivé du Fiat RS-14 il se distingue de ce dernier par des moteurs plus puissants à basse altitude, une protection renforcée et un armement de bord plus puissant.

Le premier prototype décolle pour la première fois le 14 février 1947 suivit d’un second le 8 août 1947.

Les essais se passent bien mais comme la production du RS-14 est prioritaire, ce n’est qu’en juillet 1948 que les vingt-deux appareils du premier lot sont livrés aux unités concernées, la première opérant depuis Cagliari alors que la seconde est chargée d’interdire la mer Egée à la navigation alliée.

La production va se poursuivre pour disposer d’un volant de fonctionnement et surtout mettre sur pied de nouvelles unités.

Une commande pour 240 exemplaires est passée en août 1948 suivit d’une seconde de 120 appareils en janvier 1949 portant la production théorique à 382 exemplaires mais au final seulement 150 seront produits en raison d’un changement de priorité.

Les appareils produits seront utilisés par l’Italie mais également par la Croatie (rendue indépendante après l’invasion allemande de la Yougoslavie), la Roumanie et la Bulgarie. Quelques appareils seront également livrés à la Turquie.

En ce qui concerne l’Italie on estime qu’elle à utilisé 80 des 150 appareils produits pour des missions de bombardement, de torpillage et de lutte anti-sous-marine. Les unités vont faire preuve de courage et de détermination mais vont subir des pertes particulièrement lourdes.

En avril 1953 l’appareil était encore en service en petit nombre. Les chiffres exacts ne sont pas connus mais on estime généralement que l’aviation co-belligérante disposait encore de seize appareils (remplacés rapidement par des Catalina) alors que l’aviation pro-allemande disposait de douze appareils utilisés pour la reconnaissance maritime.

Quand les armes se taisent enfin au printemps 1954, six Fiat RS-16 sont encore disponibles dans le sud de l’Italie. Les appareils sont tous feraillés ce qui explique l’absence d’appareils en 2020 dans les musées du monde entier.

La Bulgarie va utiliser douze appareils au sein d’un des deux yatos de surveillance maritime. Vingt appareils ont donc été livrés, appareils qui vont presque tous disparaître dans la fournaise du second conflit mondial, deux hydravions ont survécu mais malheureusement ferraillés par les soviétiques.

Caractéristiques Techniques

Type : hydravion de bombardement-torpillage bimoteur

Masse à vide 5470kg en charge 8700kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 19.54m hauteur 5.63m

Motorisation : deux moteurs radiaux Fiat A.77 de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 410 km/h distance franchissable 2500km plafond opérationnel 6300m

Armement : quatre à six mitrailleuses de 12.7mm Breda-SAFAT, une torpille de 450mm ou 800kg de bombes.

Dornier Do-11D

Le Dornier Do-11D était un bombardier lourd allemand développé clandestinement au début des années trente. Effectuant son premier vol le 7 mai 1932, il est mis en service la même année officiellement comme avion de transport. Pas moins de 372 exemplaires vont être produits.

L’appareil à connu une série de problèmes et plus handicapant d’accidents qui le rendirent impopulaire auprès des pilotes allemands mais aussi bulgares, Herman Goering céda en 1937 douze appareils à Boris III.

Ces appareils sont utilisés pour l’entrainement mais aussi pour la surveillance maritime, rôle pour lequel ils ne sont absolument pas conçus mais c’était ça ou pas d’appareils du tout. Fort heureusement pour les pilotes concernés les Dornier Do-11D ne furent pas engagés réellement au combat.

En octobre 1949 douze Junkers Ju-88H flambants neufs remplacèrent ces antiquités volantes pour le plus grand bonheur des pilotes qui firent bon usage de leurs rutilants bimoteurs. En revanche aucun Do-11D n’à survécu au conflit.

Caracteristiques Techniques

Type : bombardier lourd bimoteur quadriplace

Masse à vide 5978kg maximale au décollage 8200kg

Dimensions : longueur 18.8m envergure 26.3m hauteur 5.49m

Motorisation : deux moteurs radiaux Siemens-Halske Sh.22B de 650ch chacun au décollage (599ch à 1500m) entrainant des hélices quadripales en bois

Performances : vitesse maximale 260km/h vitesse de croisière 225km/h à 1000m distance franchissable 960km plafond opérationnel 4100m

Armement : trois mitrailleuses de 7.92mm MG-15 (nez, ventre et dos) et plus de 1000kg de bombes

Mitteleuropa Balkans (68) Bulgarie (32)

Bombardiers

Bloch MB-200

En 1928 est lancé un programme destiné à remplacer les bimoteurs biplans LeO 20 dans les unités de bombardement de l’Aéronautique Militaire. Amendé en 1930 puis en 1932, ce programme aboutit le 26 juin 1933 par le vol du prototype du Bloch MB-200, l’appareil sélectionné par l’Armée de l’Air.

Monoplan à ailes hautes, bimoteur à train fixe, le Bloch MB-200 peut emmener 1200kg de bombes sur 1000km avec une vitesse de pointe de 280 km/h.

La première commande est passée en décembre 1933 pour trente appareils dont vingt-six produits par Potez, mieux outillé que les usines Bloch, le premier appareil de série effectuant son premier vol en septembre 1934.

Entre décembre 1934 et juin 1935, plusieurs commandes supplémentaires sont passées et dont la fabrication est assurée par Hanriot, Loire, Bréguet et Potez tandis qu’une licence de construction est attribuée à la Tchécoslovaquie (Aéro et Avia).

En mai 1935, les 38 premiers Bloch MB-200 sont mis en service au sein de la 12ème escadre de bombardement (GB I/12 et II/12) basée à Reims ainsi qu’au sein du GB II/22 de Chartres.

Fin 1936, le nombre d’appareils livrés est de 179 sur 197 dont 120 au sein des unités de bombardement (regroupées dans un 1er Corps Aérien Lourd) et 24 au sein des huit escadres de chasse comme avion de commandement.

Au final ce sont 208 appareils qui vont être produits en France (quatre par Bloch, dix-neuf par Bréguet et par Loire, quarante-cinq par Hanriot, dix par la SNCASO et cent-onze par Potez).

En septembre 1939, 92 Bloch MB-200 étaient encore en service alors que le Plan V prévoyait leur remplacement à cette date. Après quelques missions de largage de tracts durant la guerre de Pologne, les bombardiers furent très rapidement retirés des unités de première ligne pour éviter un massacre inutile contre la chasse allemande.

A cette date, sept groupes de bombardement sont encore équipés de ce vénérable appareils, quatre en métropole (GB I/31, GB II/31, GB I/32, GB II/32), un au Levant (GB I/39), un en Tunisie (GB I/25) sans parler des GB I/38 et GB II/38 équipés partiellement de cet appareil, cette flotte étant complétée par l’Amiot 143.

Peu à peu ces vénérables appareils vont être retirés du service et les unités remplacés par des appareils plus modernes en l’occurence des Lioré et Olivier Léo 451, des Douglas DB-7, des Glenn-Martin 167F et 187F ainsi que des Amiot 354.

A noter que deux dérivés furent envisagés, les MB-201 (deux Hispano-Suiza 12Ybrs de 690cv) et 202 (quatre moteurs GR 7Kdrs de 350cv [sic]) mais qui ne connurent pas la production en série.

La majorité des Bloch MB-200 sont feraillés après leur retrait du service actif, une poignée servant d’avions de test et de remorqueurs de cible, le dernier appareil quittant le service en septembre 1944.

Au milieu des années trente la Tchécoslovaquie sélectionna le MB-200 pour moderniser (sic) son armée de l’air mais entre le choix et les livraisons l’appareil était devenu obsolète.

L’état-major tchécoslovaque en était conscient mais il n’avait pas d’autres choix et c’est ainsi que 124 appareils furent produits, les MB-200 tchécoslovaques étant quasiment identiques à ceux des français, la seule différence étant l’armement et différents équipements internes.

Outre la France et la Tchécoslovaquie, l’appareil à aussi été utilisé par l’Espagne (trente-deux appareils tous détruits durant la guerre d’Espagne) et la Bulgarie qui récupéra douze appareils tchèques initialement pour l’entrainement mais qui à la mobilisation furent remis en ligne au sein de la Réserve Stratégique.

Ces appareils ne vont mener aucune mission de combat (probablement au grand soulagement de leurs équipages) et vont être rapidement remplacés par des appareils plus modernes en l’occurrence des Junkers Ju-88 supplémentaires. Aucun MB-200 bulgare n’à survécu au conflit tous ayant été soit détruits au sol par des bombardements ou envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-200

Type : bombardier bimoteur monoplan quadriplace (B4)

Poids : à vide 4474kg maximal 7280kg

Dimensions : Envergure 22.45m Longueur 16m Hauteur 3.90m

Motorisation : deux Gnôme-Rhône 14 Kirs 14 cylindres en étoile refroidis par air et dévellopant 870ch.

Performances : vitesse maximale 285 km/h à 4300m Autonomie maximale 1000km Plafond pratique 7000m

Armement : trois mitrailleuses MAC 1934 de 7.5mm (une en tourelle frontale, une en tourelle frontale et une sur affût ventral) et une charge militaire allant de 900 à 1200kg.

Caproni Ca-313

Caproni Ca-313 de l’armée de l’air suédoise

Le Caproni Ca-313 est une évolution du Caproni Ca-310. Effectuant son premier vol le 22 décembre 1939, l’appareil est essentiellement à l’origine un Ca-310 simplifié avec de nouveaux moteurs. Au final il sera plus proche du Ca-311 avec néanmoins des moteurs en ligne.

Comme ces moteurs avaient une surface frontale inférieure à celle des Piaggio, la trainée aérodynamique était plus faible ce qui permettait une vitesse supérieure avec pourtant une puissance propulsive inférieure.

L’appareil fût commandé par l’Italie et connu un grand succès à l’export même si les commandes françaises et britanniques un temps envisagées ne se concretisèrent pas avec la fin rapide de la guerre de Pologne.

L’appareil fût néanmoins vendu en Suède (64 exemplaires), en Belgique (32 exemplaires), en Norvège (16 exemplaires curieusement désignés Ca-312), en Yougoslavie (douze exemplaires), en Hongrie (seize exemplaires), en Bulgarie (seize exemplaires) soit un total de 156 exemplaires exportés sur une production globale de 350 exemplaires, le reliquat allant à l’Italie puis partiellement au cours du conflit à l’Allemagne pour des tâches secondaires (entrainement, liaison, remorquage de cibles).

Au combat l’appareil fût utilisé pour la reconnaissance et le bombardement léger. Il se montra efficace même si en présence d’une chasse mordante et décidé, le Ca-313 n’était pas forcément à son aise.

Toujours en service au moment du grand basculement de mars 1953, l’appareil est utilisé par l’ANR comme bombardier léger, avion de reconnaissance. Quelques missions de bombardement en piqué sont menées après le crash d’un appareil (rupture de l’aile gauche), ce type de mission fût strictement interdit.

Du côté de l’aviation co-bélligérante, les Ca-313 furent utilisés loin du front pour des missions de liaison, de remorquage de cibles et d’évacuation sanitaire.

Une douzaine d’appareils à survécu au conflit. Beaucoup ont été feraillés mais certains ont rejoint des musées (un en Italie, un en France, un en Grande-Bretagne et un aux Etats-Unis). L’appareil à été retiré du service en Suède en 1960 alors que dans les autres pays ils ont disparu dans l’ouragan de feu et de fer qu’à été le second conflit mondial.

La Bulgarie à donc acquis seize Caproni Ca-313 qui vont équiper le yato de bombardement du 3. Orlyak. Ces appareils vont être utilisés pour le bombardement léger, l’appui rapproché et la reconnaissance.

Dépassé en septembre 1948 il était encore en service faute de mieux, des tentatives d’évolution menées par l’industrie bulgare n’ayant pas débouché. La flotte subissant de lourdes pertes, les quatre Ca-313 sont retirés du service en mars 1950 et l’unité dissoute. Elle sera reconstituée avec des Junkers Ju-88 livrés par l’Allemagne, des appareils certes de seconde main mais Sofia ne pouvait (et surtout ne devait) pas trop faire la fine bouche. Aucun Ca-313 n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Type : bimoteur triplace de reconnaissance et de bombardement léger

Masse à vide 4072kg en charge 5672kg

Dimensions : longueur 11.80m envergure 16.65m hauteur 3.70m

Motorisation : deux Isotta Fraschini Delta R.C 35 I-DS de 730ch

Performances : vitesse maximale 430 km/h rayon d’action 1700km plafond opérationnel 8500m

Armement : trois mitrailleuses de 7.7mm Breda-SAFAT 400kg de bombes

Avia B-71

L’Avia B-71 est la version produite sous licence du Tupolev SB

L’Avia B-71 est un bombardier bimoteur monoplan, la version produite sous licence d’un bombardier soviétique, le Tupolev SB (Skorostnoi Bombardirovschik bombardier rapide), un bombardier triplace qui effectua son premier vol le 7 octobre 1934 et mis en service en 1936.

Le Tupolev SB est un bimoteur à aile haute propulsé par deux moteurs en ligne Klimov aux faux airs du Glen Martin 167F bien connu par notre armée de l’air. Produit en très grand nombre (2980 exemplaires) en URSS et aurait du être produit sous licence en Tchécoslovaquie.

L’appareil est engagé au combat dans la guerre d’Espagne, dans la deuxième guerre sino-japonaise sous les couleurs chinoises, en Mongolie lors des incidents de frontière entre l’URSS et le Japon, durant la guerre de Pologne, durant la guerre d’Hiver contre la Finlande.

Toujours en service en juin 1950, il était totalement obsolète ce qui explique les lourdes pertes subies par cet appareil relégué au printemps 1951 à l’entrainement voir à quelques missions de bombardement de nuit jusqu’à ce que la Nachtjagd, la chasse de nuit soit pleinement opérationnelle côté allemand.

Il quitte définitivement le service actif en 1954, la majorité des appareils survivants étant ferraillées mais quelques uns ont été préservés dans des musées ou sur des mémoriaux.

A l’origine de ce rapide bimoteur figure un appel à projet lancé par le ministère de l’Air soviétique (UVVS) pour un bombardier rapide. Le dévellopement commence en janvier 1934 au sein de l’OKB dirigé par Andrei Tupolev et plus précisément par l’équipe dirigée par Arkhangelski.

Deux version sont envisagées, la première propulsée par des moteurs radiaux Wright Cyclone (ANT-40RT) et la seconde propulsée par des moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Y (ANT-40 IS). Le premier prototype décolle pour la première fois le 7 octobre 1934, le second effectue son vol inaugural le 30 décembre 1934, les performances du second étant supérieures à celles du premier mais tout n’était pas réglé pour autant.

Si le premier appareil de série sort des chaines de montage fin 1935 ce n’est qu’en 1936 que la production de masse est véritablement lancée dans l’usine d’Etat n°22 implantée à Moscou et dans l’usine n°125 à Irkutsk.

En une année, 400 appareils sont livrés aux VVS mais une partie est détournée vers l’Espagne pour renforcer l’aviation républicaine (et aussi tester l’appareil au combat).

En 1937 la Tchécoslovaquie commande des appareils et acquiert la licence de fabrication en échange de l’achat par l’URSS de la licence de production du canon de montagne Skoda modèle 1936 de 75mm.

Baptisée Avia B-71, cette version «tchéquisée» disposait de moteurs Hispano-Suiza produits par Avia, une mitrailleuse de 7.92mm Zb-30 en remplacement des deux mitrailleuses dans le nez, des Zb-30 remplaçant également les autres mitrailleuses embarquées.

Malheureusement pour la Československé letectvo si soixante appareils furent livrés par l’URSS, aucun Avia B-71 ne fût produit en raison de la crise des Sudètes et surtout du démantèlement de ce qui restait de la Tchécoslovaquie au printemps 1939.

Ces appareils ne vont pas être perdus. Saisis par les allemands qui n’en ont pas vraiment besoin ils vont les rétrocéder à la Bulgarie qui va ainsi mettre en ligne trente-deux appareils en fait plutôt vingt-huit avec seize au sein du yato de bombardement du 4. Orlyak et enfin douze au sein au sein d’un yato de la Réserve Stratégique.

Ces appareils vont opérer au dessus de l’URSS et surtout au dessus de la Grèce, certains attaquant Athènes et le Péloponnèse. La flotte va subir de lourdes pertes puisque seulement quatre appareils vont survivre au conflit, trois étant envoyés à la ferraille et le dernier préservé.

Caracteristiques Techniques (Tupolev SB-2M103)

Type : bombardier bimoteur médian triplace

Masse à vide 4768kg en charge 6308kg maximale au décollage 6308kg

Dimensions : longueur 12.57m envergure 20.33m hauteur 3.60m

Motorisation : deux moteurs en ligne Klimov M-106 de 960ch

Performances : vitesse maximale 450km/h à 4100m distance franchissable 2300km plafond opérationnel 9300m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.92mm Zb-30 (deux dans le nez, une en tourelle dorsale et une en position ventrale) six bombes de 100kg ou six de 50kg en soute avec deux bombes de 250kg sous les ailes.

Junkers Ju-88

Junkers Ju-88 en vol

Quand les nazis arrivent au pouvoir, le réarmement est lancé à grande échelle. En ce qui concerne la future Luftwaffe, il faut partir de zéro. Un appel d’offres est lancé pour un bombardier moyen, la firme Junkers travaillant sur deux modèles, le Ju-85 à double-dérive et le Ju-88 avec dérive unique.

Les spécifications demandées par le RLM réclamaient un bombardier triplace rapide non-armé avec jusqu’à une tonne de bombes. Cinq prototypes donnant naissance au Ju-88 furent produits, le premier prototype effectuant son premier vol le 21 décembre 1936.

Au total neuf prototypes furent produits, certains modifiés pour servir de bombardier en piqué qui démontrèrent la polyvalence du modèle de base qui devait à terme être décliné en chasseur lourd (Ju-88C) et en bombardier en piqué (Ju-88B) mais ces versions ne furent pas produites.

Au Junkers Ju-88A succéda le Ju-88D une version améliorée avec un armement défensif renforcé, les Ju-88E étant des appareils destinés à l’export (Espagne, Finlande, Hongrie, Roumanie et Bulgarie) et le Ju-88F un projet de bombardier-torpilleur qui ne vit pas le jour mais qui servit de base de travail pour une version dédiée du Ju-188.

Le Ju-88G est une version de reconnaissance tactique qui équipa une escadre en attendant la disponibilité d’une version adaptée du Ju-188.

Si une poignée de Ju-88 est en service en septembre 1939 avec un rôle négligeable durant la guerre de Pologne, neuf ans plus tard, quatre escadres de bombardement sont équipés de Ju-88, une avec des Ju-88A et les trois autres avec des Ju-88D.

Quand le conflit éclate, une nouvelle version baptisée Ju-88H doit entrer en production pour remplacer les Ju-88A puis à terme équiper de nouvelles escadres.

Par rapport à ces prédécesseurs, l’appareil dispose de moteurs plus puissants, de nouveaux équipements radios et d’un armement défensif renforcé avec deux mitrailleuses de 7.92mm dans le poste vitré, mitrailleuses qui peuvent être remplacés par un canon de 20mm.

Les appareils en service eux vont mener des raids contre le Danemark et la Norvège, visant les ports, les aérodromes, les voies de communication pour faciliter les opérations aéroportées en attendant les débarquements amphibies.

En dépit de la présence des Ju-188, des Ju-288 et des Ju-388, le Ju-88 va rester en service jusqu’à la fin du conflit même si au printemps 1954 son rôle est secondaire pour ne pas dire négligeable.

La Bulgarie va donc utiliser le Junkers Ju-88 pour équiper ses yatos de bombardement. Elle commande en mars 1943 quarante Junkers Ju-88D destinés à équiper un yato du 1. Orlyak (seize appareils) et deux yatos de douze appareils de la Réserve Stratégique.

Ces appareils livrés entre septembre 1943 et juin 1944 sont suivis d’un nombre équivalents pour servir de volant de fonctionnement au grand dam du yato volant sur Bloch MB-200 et sur un yato de reconnaissance maritime volant sur Dornier Do-11D.

Ces unités vont recevoir des Junkers Ju-88H durant le second conflit mondial, la première unité recevant douze appareils en mars 1949 et la seconde recevant douze autres appareils en octobre de la même année.

Au final la Bulgarie à reçut quatre-vingt Junkers Ju-88D et quarante-huit Ju-88H soit un total 128 exemplaires.

Ces appareils vont être utilisés comme «bombardiers stratégiques» mais aussi comme avion de reconnaissance et d’assaut aéromaritime notamment en mer Noire où les appareils bulgares tentèrent en vain de faire basculer le contrôle de la mer Noire du côté de l’Axe. Il n’y eut au plus qu’une domination locale mais jamais le contrôle soviétique de la mer Noire fût mis en danger.

A la fin du conflit il restait douze Ju-88D et huit Ju-88H. Ces appareils ont été stockés puis réutilisés un temps pour réentrainer de nouveaux aviateurs bulgares en attendant l’arrivée d’avions plus adaptés que ce soit sur le plan technique et idéologique. Tous ces bimoteurs ont été envoyés à la ferraille sauf deux Ju-88D et un Ju-88H qui ont été exposé pour le premier Ju-88D en Bulgarie alors que le deuxième Ju-88D et l’unique Ju-88H ont été exposés respectivement en Pologne et en Suède.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-88D

Type : bombardier rapide bimoteur multiplace

Masse à vide 9600kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 14.36m envergure 20.08m hauteur 5.07m

Motorisation : deux moteurs en ligne Junkers Jumo 211J de 1420ch chacun

Performances : vitesse maximale 510 km/h à 5300m en configuration lisse réduite à 433 km/h avec des bombes sous les ailes Distance franchissable 2430km Plafond opérationnel 9000m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm MG-81J à l’avant avec 1000 coups, une autre mitrailleuse avec 1000 coups en position ventrale arrière, une mitrailleuse MG-81J en position ventrale avant avec 1000 coups et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-81Z à l’arrière avec 1000 coups.1400kg de bombes dans deux soutes à bombes internes ou 3000kg à l’extérieur

Equipage : quatre hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière et navigateur-mitrailleur ventral)

Dornier Do-17

Dornier Do-17 finlandais

A l’origine du “crayon volant” figure un appel d’offres lancé en 1932 pour un courrier postal destiné à la Lufthansa et un avion cargo pour la Deutschebahn. La firme Dornier dont l’usine était installée à Friedrichshafen sur les rives du lac de Constance emporte le morceau.

Le projet lancé en août 1932 puis accéléré par l’arrivée des nazis au pouvoir. La construction des prototypes ne commencent que le 20 mai 1934 et le 23 novembre, le Do-17V1 décolle pour la première fois.

Ce prototype est muni d’une dérive unique à la différence des deux autres, la configuration à double dérive se révélant plus stable et est donc sélectionnée. Au total neuf prototypes furent produits.

L’appareil est mis en service début 1937 avec le Do-17E suivit d’une variante pour la reconnaissance tactique baptisée Do-17F mais cette variante est produite en petit nombre, la Luftwaffe préférant utiliser le Focke-Wulf Fw-189 et des variantes de la famille Ju-88/Ju-188 pour la reconnaissance.

La variante Do-17L n’est pas produite en série à la différence de la variante Do-17M qui abandonnait les moteurs radiaux pour des moteurs en ligne. Une autre variante de reconnaissance baptisée Do-17P est envisagée mais non produite.

Quand commence la guerre de Pologne, cinq escadres sont équipées des différentes variantes du Do-17, trois équipées de Do-17E et deux équipées de Do-17M.

A l’origine il était prévu la production du Dornier Do-17Z mais les allemands préférèrent passer au Do-217, un appareil étroitement issu du Do-17.

Résultat en septembre 1948, les Do-17 ne sont plus en service sous les couleurs allemandes. Des appareils sont utilisés pour les liaisons, l’entrainement, le remorquage des cibles et les expérimentations.

Il est encore en service en Yougoslavie, en Espagne, en Bulgarie, en Finlande, en Hongrie et en Roumanie.

La Bulgarie va commander trente-six Dornier Do-17E en septembre 1941 pour initialement équiper deux yatos de bombardement mais au final seule une unité de seize appareils intégrée au 2. Orlyak allait être mise sur pied ce qui laissait vingt appareils en réserve. Réserve ne veut pas dire stockage certains appareils étant utilisés pour des essais techniques et tactiques, des missions de liaison voir de transport de personnalités.

L’unité en question va utiliser le Do-17 jusqu’à la fin du conflit en dépit du fait qu’il à très vite été déclassé obligeant les pilotes bulgares à préférer la nuit au jour pour éviter les pertes.

Quand le conflit se termine il ne reste que quatre appareils en service, appareils tellement usés qu’ils sont immédiatement ferraillés.

Caractéristiques Techniques du Dornier Do-17

Type : bombardier moyen bimoteur quadriplace

Masse : à vide 5210kg à vide équipé 5963kg maximale au décollage 8837kg
Dimensions : longueur 15.8m envergure 18m hauteur 4.56m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bramo 323P 9 cylindres dévellopant 986ch et entrainant des hélices tripales.

Performances : vitesse maximale 350 km/h au niveau de la mer vitesse de croisière 300km/h Distance franchissable 600km avec 1540 litres de carburant et 1000kg de bombes Plafond opérationnel 8200m

Armement : six mitrailleuses MG-15 de 7.92mm, 1000kg de bombes en soute, la charge pouvant être emportée à l’extérieur

PZL P.43

Le PZL P.43 est un bombardier léger et avion de reconnaissance monoplan monomoteur développé au milieu des années trente. C’est une version export du PZL.23 Karas qui allait donc être utilisé notamment par la Bulgarie sous la désignation de Chaika (mouette).

Le vol initial à lieu en février 1937. Cinquante-quatre exemplaires ont été produits entre 1937 et 1939, cinquante pour la Bulgarie et quatre pour la Pologne (ce qui n’était pas initialement prévu).

La mise au point du P.43 s’explique par les mêmes raisons que pour le PZL P.24 à savoir l’impossibilité d’exporter des appareils propulsés par des Bristol Pegasus. En place du groupe motopropulseur britannique les polonais installèrent un Gnome-Rhône 14K. L’appareil fût d’abord proposé à la Roumanie qui préféra des appareils de conception nationale et fût exporté en Bulgarie.

Le PZL P.43 est un monomoteur monoplan à aile basse et train fixe. Son équipage se compose de trois hommes (pilote, bombardier et un observateur-mitrailleur), les deux premiers protégées par une verrière mais le mitrailleur est à l’air libre.

En mars 1938 la Bulgarie va commander quarante-deux exemplaires qui suivent douze exemplaires produits en 1938. Sur les quarante-deux exemplaires commandés par Sofia seulement trente-six seront achevés avant la chute de la Pologne. Ultérieurement quatorze appareils capturés par les allemands sont cédés à la Bulgarie qui va disposer de cinquante appareils.

Ces appareils sont d’abord utilisés pour le bombardement mais très vite ils sont relégués à des missions de reconnaissance, équipant un yato de reconnaissance soit seize appareils. Ces avions étaient encore en service en septembre 1948 bien que totalement dépassés. Ils vont être remplacés durant le conflit par des Focke-Wulf Fw-189 de réserve. Aucun P.43 ne survit au conflit.

Caracteristiques Techniques

Type : monomoteur monoplan triplace de bombardement léger et de reconnaissance

Masse à vide 2200kg en charge 3100 à 3300kg maximale au décollage 3525kg

Dimensions : longueur 9.95m envergure 13.95m hauteur 3.3m

Motorisation : un moteur radial Gnome-Rhône 14N-01 de 970ch entrainant une hélice à trois pales et pas variable Gnome-Rhône.

Performances : vitesse maximale 365km/h distance franchissable 1400km plafond opérationnel 8500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm dans le fuselage sur les côtés et une mitrailleuse de même calibre en poste arrière. Charge supérieure à 700kg de bombes sous les ailes.

Mitteleuropa Balkans (67) Bulgarie (31)

Avions

Chasseurs

Avia B-534

L’Avia B-534 est un chasseur monomoteur biplan de conception et de fabrication tchécoslovaque qui effectua son premier vol le 25 mai 1933. Il est mis en service en octobre 1935 dans l’armée de l’air tchécoslovaque. 568 exemplaires vont être produits jusqu’au démantèlement de la Tchécoslovaquie.

Outre la Tchécoslovaquie l’appareil va être utilisé par la Slovaquie indépendante qui récupère soixante et onze appareils, appareils qui vont participer à la guerre hungaro-slovaque au printemps 1939, trois appareils étant perdus (deux au combat et un suite à un atterrissage forcé).

Ils vont également participer à la guerre de Pologne où on ne peut pas dire qu’ils brillent par leur efficacité. Très vite les Avia B-534 slovaques vont être relegués à des missions d’entrainement.

La Bulgarie va acquérir soixante dix-huit appareils en 1939 appelés Dogan (faucon chasseur). Ces appareils ont été vite déclassés par les progrès techniques mais deux yatos de la Réserve Stratégique sont encore équipés de cet appareil obsolète en septembre 1948. Le remplacement était bien prévu mais la décision à tardé.

L’Avia B-534 à été retiré des unités de première ligne au printemps 1950 remplacés par des Messerschmitt Me-109K soit le jour et la nuit pour les unités concernées.

Comme il restait seize appareils encore en état certains vont être utilisés comme appareils de lutte anti-guerilla au dessus de la Macédoine. A la fin du conflit il restait six appareils sont envoyés à la ferraille sans autre forme de procès.

D’autres pays ont mis en œuvre l’appareil comme la Yougoslavie (14 exemplaires), l’Allemagne (tests pour l’embarquement sur porte-avions), la Grèce (deux appareils), la Hongrie (un appareil ex-slovaque remis en service) et la Roumanie (nombre inconnus d’appareils pour remorquer trois remorqueurs DFS-230)

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur biplan monomoteur monoplace

Masse à vide 1460kg en charge 1980kg maximale au décollage 2120kg

Dimensions : longueur 8.1m envergure 9.4m hauteur 3.15m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Ydrs de 849ch

Performances : vitesse maximale 405km/h à 4400m vitesse de croisière 345km/h Distance franchissable 600km plafond opérationnel 10600m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.92mm vz.30 avec 250 à 300 coups par arme, six bombes de dix kg ou quatre bombes de 20kg.

PZL P.24

Le PZL P.24 est un chasseur monomoteur monoplan à aile haute de conception et de fabrication polonaise qui effectua son vol inaugural en mai 1933.

Mis en service 1936 il va équiper la Roumanie (six P-24E acquis en Pologne + 25 produits en Roumanie par IAR), la Grèce (30 P.24F et six P.24G), la Bulgarie, la Turquie (qui est le premier client, client qui commandant 14 P.24A et 26 P.24C, produisant20 P.24A/C et 30 P.24G sous licence, appareils qui restèrent en service jusqu’en 1960 !) et de manière plus confidentielle l’Ethiopie (un exemplaire au moment de la guerre italo-abyssinienne).

A noter que l’armée de l’air polonaise ne s’équipa pas de P.24 préférant miser sur le PZL P.50 plus moderne mais à l’été 1939 alors qu’il devint évident que l’appareil ne sera pas prêt à temps des P.24H et des P.11G sont commandés mais aucun ne sera livré à temps. Des prospections ne débouchèrent pas sur des commandes effectives (Estonie, Finlande, nouvelle commande grecque, Hongrie et Yougoslavie). Cela aurait pu représenter 190 appareils à vendre, un chiffre tout sauf négligeable.

Le P.24 est la version export du P.11. Pourquoi ce besoin ? Tout simplement parce que la licence de production du moteur Bristol Mercury interdisait d’exporter l’appareil à l’étranger avec le moteur britannique. Pour remplacer le moteur britannique PZL accepta la proposition de la firme française Gnome-Rhône qui offrit de financer partiellement un chasseur utilisant son moteur 14K. On faillit même voir le P.24 équiper la jeune armée de l’air française mais un lobbying efficace des différents manufacturiers aéronautiques français fit capoter le projet.

Comme souvent l’appareil est obsolète quasiment dès sa mise en service. Les nations utilisatrices vont d’ailleurs très vite le relégué à l’instruction.

La Bulgarie va acquérir 14 PZL P.24B en 1937/38 puis 20 PZL P.24C et enfin 26 PZL P.24F. Tous ces appareils furent livrés sauf quatre P.24F qui furent détruits lors des bombardements allemands de la guerre de Pologne.

En septembre 1948 il y avait encore deux yatos de chasse volant sur ce qu’on pouvait clairement considérer comme une antiquité volante. Le remplacement par des Messerschmitt Me-109G était prévu depuis 1947 mais sans cesse repoussé à la fois par un manque de fonds et par la réticence des allemands à céder de nouveaux chasseurs alors que la guerre est imminente.

Ces deux yatos de chasse appartiennent à la Réserve Stratégique (sic) et assurent la défense territoriale, un le long de la frontière turque et le second au nord à la frontière bulgaro-roumaine.

Ces appareils sont impliqués dans les incidents aériens survenus à l’automne 1948 et à l’hiver 1948/49. Deux appareils sont perdus et trois si endommagés qu’ils doivent être ferraillés. Ils sont remplacés dans les unités par des appareils stockés à cette fin.

Quand la Bulgarie entre en guerre leur remplacement devient urgent. Sofia ne cesse de relancer Berlin mais l’Allemagne traine des pieds.

Finalement les deux yatos sont transformés sur des Messerschmitt Me-109K soit tout simplement le jour et la nuit pour ces pilotes qui en tirent un légitime orgueil.

La carrière du PZL P.24 en Bulgarie prend officiellement fin en septembre 1949 mais une poignée d’appareils sera utilisée pour la lutte anti-guerilla avec un succès mitigé. Les rares appareils qui ont échappé à la fournaise du second conflit mondial sont envoyés à la ferraille sans autre forme de procès.

Caractéristiques Techniques (P.24A , B et C)

Type : chasseur monoplace monomoteur à aile haute

Masse à vide 1328kg maximale au décollage 2000kg

Dimensions : longueur 7.5m envergure 10.719m hauteur 2.69m

Motorisation : un moteur radial Gnome-Rhône 14Kfs entrainant une hélice tripale.

Performances : vitesse maximale 410km/h à 4500m 340km/h au niveau de la mer distance franchissable 700km plafond opérationnel 9000m

Armement : deux mitrailleuses, deux canons de 20mm et deux bombes de 50kg ou quatre mitrailleuses.

Messerschmitt Me-109

Messerschmitt Me-109E

Avant de présenter ce remarquable chasseur nous devons impérativement résoudre une question d’ordre sémantique. Faut-il dire Messerschmitt Bf109 ou Me-109. Pour une fois moi qui suis moitié breton je vais faire une réponse de normand : les deux mon général !

En effet si l’on veut être rigoureux on doit employer les deux dénonimations car tout est une question non pas de taille mais de date. Willy Messerschmitt travaille pour la Bayerische Flugzeugwerke (entreprises aéronautiques bavaroises) à partir de 1927.

Cette société créé en 1926 pour permettre la poursuite des activités des constructions aéronautiques Udet (de Ernst Udet un as allemand du premier conflit mondial) fait faillite en 1931 mais est recréé en 1933.

Parallèlement son directeur Willy Messerschmitt créé sa propre société, la Flugzeugbau Messerschmitt GMBh. Le 11 juillet 1938 Willy Messerschmitt est nommé président des entreprises aéronautiques bavaroises et logiquement fusionne les deux sociétés sous le nom de Messerschmitt AG.

Il faut donc désigner les appareils conçus avant cette date avec le préfixe Bf et les appareils conçus après avec le préfixe Me ce qui donne Bf109A,B,C et D mais Me 109E.

A l’origine de ce formidable appareille figure le programme Rüstungflugzeug III lancé en 1933 pour un chasseur monoplace destiné à équiper la future Luftwaffe qui ne verra officiellement le jour qu’en 1935.

Quatre constructeurs aéronautiques répondent à l’appel à projet. Outre les entreprises aéronautiques bavaroises, onn trouve Arado et son Ar80 (monoplan à aile basse), Heinkel avec son He112 (monoplan à aile basse également), Focke-Wulf avec son Fw-159 qui était lui un monoplan à aile haute.

Le Bf109 V1 effectue son premier vol en mai 1935 avec un moteur Rolls-Royce en attendant que le moteur allemand prévu soit disponible. En revanche le deuxième prototype qui décolla en octobre 1935 était propulsé par Junkers Jumo. Le troisième prototype qui quitte le plancher des vaches pour la première fois en mai 1936 était lui armé.

L’appareil triomphe en finale du Heinkel He112 (qui sera produit en petite série), la décision prise en mars 1936 ayant été sans nul doute accélérée par la décision britannique de commander le remarquable Supermarine Spitfire.

Les quatre premières versions (A à D) ne brillent guère par leurs performances et il faut attendre l’arrivée du Messerschmitt Me109E pour que l’appareil soit enfin considéré comme efficace.

Son déploiement au sein de la Legion Condor lors de la guerre d’Espagne permettant aux nationalistes de s’emparer définitivement de la maitrise de l’espace aérien.

Si quelques Bf109D étaient encore en service la quasi-totalité des unités volant sur le Bf/Me-109 étaient des Emil avec lesquels la Luftwaffe n’eut aucun mal à s’emparer de l’espace aérien face à une aviation polonaise surprise au sol au point que longtemps l’Armée de l’Air aura de sérieux doutes sur les capacités militaires des pilotes polonais leur confiant des appareils de seconde classe alors que les tchèques qui n’avaient pas combattu recevaient des appareils modernes !

En 1943 apparaît le Me-109F. Ce dernier dispose d’un moteur plus puissant, d’une cellule redessinée et d’un armement plus puissant mais les principaux défauts (train étroit, vision médiocre vers l’avant, vitesse élevée à l’atterrissage) ne peuvent être corrigés sans refondre totalement l’appareil ce qui aurait aboutit à une nouvel avion ce qui n’était pas à l’époque à l’ordre du jour. On préférait améliorer en continu le chasseur pour éviter une rupture trop nette.

Même situation pour le «Gustav» (Me-109G) et pour le «Herbert» (Me-109H) qui sont mis en service respectivement en 1945 et 1947.

En septembre 1948 Messerschmitt est sur le point de lancer la production du «Karl», le Me-109K qui doit être normalement la dernière version de série de l’appareil avant son remplacement par un nouveau chasseur probablement inspiré de l’appareil de record Me-209 car il était hors de question de laisser le champ entièrement libre aux autres constructeurs allemands.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, neuf Geschwader de 90 appareils sont équipés de Me-109 soit 810 appareils. Deux sont encore équipés de Me-109E, Cinq sont équipées de Me-109F, une équipée de Me-109G et une équipée de Me-109H.

L’appareil à également été exporté, à la fois des appareils neufs mais également des appareils utilisés par la Luftwaffe, retirés du service et revendus après reconditionnement, ces appareils étant souvent utilisés pour l’entrainement et l’instruction plus que pour le combat.

La Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Hongrie, la Suisse, la Yougoslavie et l’Espagne ont utilisé cet appareil.

« Gustav »

La Bulgarie va recevoir un total de 168 Messerschmitt Me-109 avant guerre en deux variantes, le Me-109E et le Me-109G. Seuls 140 seront mis en ligne, les vingt-huit formeront un petit volant de fonctionnement pour compenser les pertes.

Les soixante-quatre Me-109E équipent un des deux yatos de chasse de chaque orlyak soit soixante-quatre appareils en service. Les Me-109G en service sont eux plus nombreux avec quatre yatos de seize appareils au sein des orlyaks et un yato de chasse de la Réserve Stratégique soit douze appareils.

En ce qui concerne le volant de fonctionnement on trouve seize Messerschmitt Me-109E et douze Me-109G.

Schéma d’un « Karl »

Durant le conflit comme nous l’avons vu des Messerschmitt Me-109K vont remplacer les antiques PZL P.24. A cela il faut ajouter de nouveaux appareils pour remplacer les Emil clairement dépassés alors que les Gustav peuvent encore faire le boulot.

Au final la Bulgarie à reçu quatre-vingt Messerschmitt Me-109E, quatre-vingt huit Messerschmitt Me-109G et quatre-vingt seize Messerschmitt Me-109K soit un total de 264 appareils.

A la fin du conflit il restait seize Me-109E, vingt Me-109G et quinze Me-109K soit un total de 51 appareils.

Ces appareils sont pour certains maintenus en état et vont servir au moment de la mise sur pied d’une armée de l’air bulgare indépendante. Ce sera strictement provisoire puisque très vite des avions soviétiques vont arriver en masse pour équiper le pays considéré comme l’allié le plus fidèle (ou le plus servile c’est selon) du bloc communiste.

En 2020 un Me-109K est exposé dans le hall d’entrée du musée d’histoire de Sofia et deux autres sont exposés dans un petit musée aéronautique installé près de Plovdiv, petit musée mais qui réunit près de cinquante appareils de tous pays.

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-109G

Masse à vide 22247kg en charge 3148kg maximale au décollage 3400kg

Dimensions : longueur 8.95m envergure 9.92m hauteur 2.60m

Motorisation : un moteur en ligne douze cylindres Daimler-Benz DB 605A-1 de 1475ch entrainant une hélice tripale de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 620 km/h à 6300m Vitesse de croisière 580 km/h Distance franchissable 850km (1000km avec des réservoirs supplémentaires) Plafond opérationnel 12000m

Armement : deux mitrailleuses de 13mm synchronisées avec 300 coups par arme, un canon de 20mm dans le nez avec 200 coups, deux canons de 20mm peuvent être installés dans les ailes. 250kg de bombes ou un réservoir supplémentaire.

Messerschmitt Me-110

Avec l’augmentation des performances des moteurs, la possibilité de mener des raids de bombardiers lourds massifs devinrent réalité.

Naturellement se posa la question de la défense, la DCA semblant incapable de détruire les bombardiers. Quand aux chasseurs, ils devaient monter rapidement en altitude.

Les biplans monomoteurs semblant limités, on eut l’idée de dévelloper un chasseur bimoteur capable d’intercepter des bombardiers à longue distance, de pouvoir patrouiller longtemps et fondre si besoin sur les bombardiers.

Tous les pays majeurs ou presque dévellopèrent des chasseurs lourds bimoteurs appelés en Allemagne Zerstörer destructeur pour intercepter les bombardiers mais également d’assurer l’escorte des bombardiers amis en raison du rayon d’action insuffisant des chasseurs monomoteurs.

Bien que préoccupé par le développement des chasseurs monomoteurs, le RLM lança un appel d’offres pour un chasseur bimoteur triplace, armé de canons et disposant d’une soute à bombes pour lui permettre de mener des missions de chasse-bombardement.

Quatre firmes proposèrent leurs projets à savoir Messerschmitt, Focke-Wulf, Arado et Henschel, la première étant sélectionnée en dépit du fait que la soute à bombe demandée n’avait pas été implantée.

Les performances bien supérieures à ses concurrents explique peut être ce choix mais aussi un changement de priorité, la chasse prenant le pas sur la chasse-bombardement.

Le premier prototype effectue son premier vol le 12 mai 1936. Il se révéla plus rapide que prévu mais moins manoeuvrable. En dépit de cette “déception”, quatre appareils de pré-série sont commandés et livrés en janvier 1937. Les tests firent définitivement triompher le Bf-110.

En raison de problèmes de moteurs, les DB-600 furent remplacés par des Junkers Jumo 210 équipant les versions A et B, la version C recevant le DB-601 qui permis à un accroissement des performances, le Bf110C étant la première version de série majeure.

Lui succède la version D au rayon d’action accru, la version E étant une version de chasse-bombardement et le F une version de reconnaissance mais les Bf110E et F ne sont produits qu’en petite série. Ces appareils un temps stockés seront réutilisés par des alliés de l’Allemagne durant le conflit comme la Croatie et la Slovaquie.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Zerstörer équipe quatre escadres (Geschwader) pour des missions de chasse lourde, d’escorte et secondairement de chasse-bombardement.

A l’origine, il était prévu de remplacer le Bf-110 par le Me-210 plus performant mais une mise au point interminable et des performances décevantes fit que le Bf-110 équipait encore trois des six escadres de chasse lourde en septembre 1948.

Si les versions A, B et C ont été retirés du service (la plupart des appareils ont été envoyés à la ferraille mais certains ont été conservés pour l’entrainement, la liaison et des expérimentations), la version D est encore en service au sein d’une escadre alors que les deux autres ont reçu la dernière version de série le Me/Bf-110G. Cela ne devait pas être le cas, un Me-110H était envisagé mais abandonné au profit du Me-210 puis très vite du Me-410.

La Bulgarie décide de s’équiper de chasseurs lourds au printemps 1946 pour équiper un yato de la Réserve Stratégique. Après avoir étudié le Bristol Beaufighter, le Hanriot NC-600 et le Me-110, le gouvernement bulgare peut être conscient qu’ils n’auront jamais la possibilité d’acheter français ou britannique choisissent l’appareil allemand.

Berlin fait d’abord livrer six Bf-110A pour l’entrainement des pilotes et vingt-quatre Me-110G, douze devant être armés et douze autres conservés en réserve de fonctionnement.

Messerschmitt Me-110G

Ces appareils vont essentiellement assurer la défense de la capitale contre les raids de bombardement ennemis. Si contre des bombardiers l’appareil faisait mieux que se défendre en revanche contre des chasseurs monomoteurs il était plus en difficulté.

Un appareil est perdu lors d’un incident aérien survenu le 15 octobre 1948, incident encore nimbé de mystère. Il semble que l’appareil en question à heurté une colline en plein brouillard après avoir poursuivit ce qui pourrait être un bombardier yougoslave. L’épave à été retrouvée en 1962 mais sans les corps des pilotes sans que l’on sache ce qu’ils sont devenus.

D’autres appareils ont été perdus durant le conflit. Sur les trente-six appareils livrés, vingt-quatre ont été perdus (douze en combat aérien, huit par la DCA, quatre par accident ou cause inconnue) ne laissant que douze appareils parmi lesquels beaucoup ne volaient que grâce aux couches de peinture successives portées par les mécaniciens.

Beaucoup de ces appareils sont envoyés à la ferraille mais deux ont été préservé, le premier au musée de la lutte antifasciste (devenu en 1991 musée national des guerres de la Bulgarie) et le second sur la base aérienne de Graf Ignatievo (région de Plovdiv).

En 2005 un Me-110G à été repêché dans un lac Varna. Cet appareil est en cours de restauration par une équipe de passionnés en vue de le remettre en état de vol.

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-110G

Type : chasseur lourd bimoteur triplace

Masse : à vide 5090kg en charge 9900kg

Dimensions : longueur 12.10m envergure 16.20m hauteur 3.3m

Motorisation : deux moteurs en ligne Daimler-Benz DB-605 de 1475ch chacun

Performance : vitesse maximale 550 km/h Distance franchissable 2100km (2800km en convoyage) Plafond opérationnel 10500m

Armement : deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans le nez ainsi qu’une mitrailleuse de 7.92mm MG-15 pour la défense arrière.

Mitteleuropa Balkans (64) Bulgarie (28)

Autos blindées

Leichter Panzerspähwagen Sdkfz 222

Les premières automitrailleuses allemandes étaient des véhicules lourds et encombrants dont la puissance n’était pas toujours efficiente. Il fallait donc imaginer des autos blindées plus légères, plus compactes.

Au début des années trente apparait la Leichter Panzerspähwagen Sdkfz 221, un véhicule 4×4 entièrement neuf et non développé à partir d’un châssis civil. Cette automitrailleuse n’est armée que d’une mitrailleuse de 7.92mm en tourelle biplace.

Rapidement une version améliorée baptisées Sdkfz 222 est mise au point, cette version se distinguant par un armement nettement plus puissant avec un canon de 20mm et une mitrailleuse de 7.92mm.

Ces véhicules de reconnaissance furent déclinés en une version de commandement (Sdkfz 233), une version radio (Sdkfz 260 et 261) et une version de transport de troupes (Sdkfz 247) avec une simple mitrailleuse sous bouclier, l’habitacle pouvant abriter cinq hommes.

La version Sdkfz 222 est exportée en Chine (douze exemplaires sont vendus à la fin des années trente. Certains exemplaires reçurent des armes plus puissantes comme un canon antichar de 47mm sous bouclier en remplacement de la tourelle) mais aussi en Bulgarie qui récupère des véhicules neufs mais aussi d’anciens véhicules allemands reconditionnés.

Au total l’armée de Sofia à reçu 120 véhicules, des véhicules fiables très appréciés de leurs équipages. Il n’en restait plus que vingt-quatre à la fin du conflit. En mauvais état elles sont toutes envoyées à la casse.

Caractéristiques Techniques du Leichter Panzerspähwagen Sdkfz 222

Type : automitrailleuse légère

Poids : 4.8 tonnes en ordre de combat

Dimensions : longueur hors tout 4.80m largeur : 1.95m hauteur (grille pare-grenades incluse) : 2m

Motorisation : in moteur essence Horch/Auto-Union de 81ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 km/h vitesse maximale en tout-terrain 40 km/h Rayon d’action sur route 300km Rayon d’action tout-terrain : 180 km

Armement : un canon de 20mm et une mitrailleuse MG-34 de 7.92mm

Equipage : trois hommes

Schwere Panzerspähwagen Sdkfz 231 (6 rad)

Automitrailleuse Sdkfz 231 (6 rad)

Les autos blindées reprenaient souvent un châssis d’origine civile ce qui avait ses avantages mais aussi ses inconvénients.

C’est ainsi que l’auto blindée lourde (Schwere Panzerspähwagen) Sdkfz 231 qui combinait un châssis de camion (Daimler-Benz puis Bussing-NAG et Magirus) avec une caisse blindée surmontée d’une tourelle armée d’abord d’une unique mitrailleuse puis d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm.

Les premiers véhicules de série furent livrés en 1932 et pas moins de 1000 véhicules furent produits jusqu’en 1935 quand les chaines de montage furent fermées, la production des Sdkfz 231 étant stoppée au profit de la construction de véhicules plus modernes.

A l’origine, ce véhicule devait être un 6×6 tout-terrain mais pour des raisons de coût, il fût finalement produit en configuration 6×4, une configuration adapté à la route mais fort peu aux terrains bouleversés.

Si les Sdkfz 231 armés d’une simple mitrailleuse furent rapidement reversées à l’instruction ou à la police, celles armées d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm étaient toujours en service au sein des divisions d’infanterie et du groupe de reconnaissance divisionnaire.

La Bulgarie à récupéré durant le conflit seize Schwere Panzerspähwagen Sdkfz 231 armés d’un canon de 20mm pour améliorer les capacités d’éclairage de ses unités même si le caractère défensif des combats menés par les bulgares rendait le besoin de tels véhicule moins prégnant que dans les armées alliées qui pour s’éviter de longs et coûteux combats d’usure devaient connaître le dispositif ennemi pour en trouver les faiblesses et les exploiter le plus rapidement possible.

Aucune de ces autos blindées n’à survécu au second conflit mondial, la dernière étant détruite en janvier 1954 à Sofia lors du coup d’état qui provoqua le changement de camp de la Bulgarie.

Caractéristiques Techniques

Type : automitrailleuse de reconnaissance 6×4

Poids : en ordre de bataille 5.7 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 5.57m largeur 1.82m hauteur 2.25m

Motorisation : un moteur essence de 80ch

Performances : vitesse maximale sur route 65 km/h rayon d’action sur route 250km rayon d’action tout terrain 200km

Blindage : nc

Armement : un canon de 20mm KwK30 ou 38 assoxié à une mitrailleuse de 7.92mm de MG-34, une deuxième mitrailleuse de ce même modèle est disponible pour servir d’arme antiaérienne

Equipage : quatre hommes

Autres autos blindées

-L’armée bulgare à utilisé également une auto blindée de conception et de fabrication autrichienne, la PHÄNOMEN GRANIT 30, une auto blindée 4X4 produite à 62 exemplaires pour l’armée bulgare.

Ces véhicules vont d’abord opérer comme véhicule de reconnaissance puis après la livraison des autos blindées allemandes reléguées à l’instruction. Elles vont reprendre du service pour certaines d’entre-elles durant le conflit pour la lutte anti-partisans. Elles disparaissent toutes durant la guerre.

-Comme toutes les armées ayant du mal à obtenir l’équipement nécessaire les bulgares vont réutiliser des véhicules de prise. En raison du manque de preuves il n’est pas aisé d’avoir une vision exhaustive du sujet. Il semble que quelques Daimler Dingo et quelques AM modèle 1940P ont été un temps réutilisées par les bulgares moins contre leurs anciens propriétaires que contre les partisans et autres maquisards yougoslaves pour éviter de funestes tirs fratricides.

Camions et autres véhicules

Fiat 626

Fiat 626 réutilisés par des allemands. La date sur le cliché est erronée

-Bien entendu l’armée bulgare n’était pas une armée 100% motorisée mais une armée très dépendante de la «plus noble conquête de l’homme».

Cela ne l’empêchait pas de disposer d’une petite capacité de transport motorisée pour notamment remorquer les pièces d’artillerie lourdes.

Parmi les véhicules utilisés figure le Fiat 626. C’est le camion médian standard de l’armée italienne. Mis au point en 1938, il à été produit pendant quinze ans à un nombre particulièrement important puisque ce sont 12500 véhicules qui ont été produits faisant du modelo 626 le camion italien le plus produit.

Ce camion à été utilisé pour le transport logistique, la maintenance, le transport de troupes, le remorquage de pièces d’artillerie. Il va opérer sur tous les fronts sur lesquels sera engagé l’armée italienne (Afrique, Balkans, péninsule italique, front russe).

Premier camion FIAT à cabine avancée, il à remplacé les Fiat 621 et 633 de conception et de fabrication plus ancienne. Les 12500 Fiat 626 peuvent être répartis entre plusieurs variantes, le Fiat 626N (N = Nafta/Diesel) plus destiné au marché civil, le Fiat 626NL (NL = Nafta Long/Diesel Long) et enfin le Fiat 626NLM (NLM = Nafta Lungo Militare/Diesel long militaire).

Outre l’Italie ce camion va être utilisé par la France, l’Allemagne, la Bulgarie et la Hongrie. La production stoppée en février 1954 après la sortie de 12500 exemplaires va reprendre uniquement pour le marché civil en mars 1956, 1600 exemplaires sortant de l’usine FIAT jusqu’à la fin définitive de la production en mars 1960.

La Bulgarie va utiliser 150 Fiat 626N, 50 Fiat 626NL, 50 Fiat 626NLM mais aussi 100 Fiat 626NM, un camion blindée utilisée surtout pour le transport de troupes notamment pour ce qui concerne la Bulgarie pour les troupes menant les sinistres opérations de nettoyage dans les Balkans.

A la fin du conflit il restait un certain nombre de véhicules qui furent réutilisés par les soviétiques puis par la nouvelle armée bulgare avant que des camions soviétiques voir des camions isssus du Prêt-Bail ne les remplacent.

Caracteristiques Techniques

Poids : 3 tonnes environ

Dimensions : longueur 6.21m largeur 2.18m hauteur 2.675m

Suspension : 4×2 puis 4×4

Motorisation : diesel Fiat de 65ch à 2200 tours/minute

Performances : vitesse maximale 65 km/h autonomie 340km

Equipage : cabine pour un conducteur et un ou deux passagers, le compartiment arrière peut embarquer 21 passagers au maximum

Ursus A

Parmi les autres camions utilisés par l’armée bulgare figure des camions d’origine polonaise, les Ursus A. Encore que polonais c’est un bien grand mot puisqu’il s’agit de véhicules italiens, des SPA 25C Polonia construits sous licence.

Tout comme en 1924 quand le gouvernement polonais ordonne d’importantes commandes de camions de deux modèles, le Berliet CBA de 3 tonnes et le SPA 25C Polonia de 1.5 tonnes.

La firme Ursus était chargée de la production des 1050 camions en trois lots composés chacun de 200 Berliets et de 150 SPA. Le premier lot devait être importé de France et de l’Italie, le second de camions assemblés en Pologne avec des éléments venus des constructeurs alors que le troisième lot devait être entièrement produit en Pologne.

Je n’ai je crois même pas besoin de préciser que ce plan ambitieux ne va pas être réalisé. Une usine est bien installée à Czechowice près de Varsovie mais les retards s’accumulent.

Devant ces retards l’armée bulgare décide de commander 400 camions Berliet en France pour laisser Ursus se concentrer sur la production des camions italiens. Le 11 juillet 1928 un premier lot de cinquante-deux Ursus A sort d’usine. Pour faire simple il s’agit de SPA 25C Polonia adaptés aux routes et aux conditions météo polonaises. Ultérieurement d’autres modifications plus importantes eurent lieu.

La production se poursuivit jusqu’en 1931 quand le Polski Fiat 621 le remplaça sur les chaines de montage. 884 véhicules furent produits dont 509 pour le marché civil. Nous sommes donc loin des 450 véhicules uniquement destinés à l’armée polonaise.

L’armée bulgare à acquis ces véhicules par l’intermédiaire des allemands après l’occupation de la Pologne par Berlin. Tout le matériel récupérable fût ainsi soigneusement regroupé et inventorié et parmi ces camions figuraient quelques Ursus A que les allemands cédèrent bien volontiers à leur allié bulgare qui les utilisa jusqu’à la fin du conflit. Le nombre exact de véhicules est inconnu.

Krupp-Protze L2H42

Ce camion 6×4 de conception et de fabrication allemande à été produit à 120 exemplaires pour l’armée bulgare à partir de 1935. Fiable et robuste, ce véhicule pesait 2600kg en ordre de combat, mesurait 5.10m de long pour une largeur de 1.93m et une hauteur de 1.96m.

Motorisé par un moteur Krupp M304 à essence, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 70km/h sur route et franchir entre 360 et 450km. Son équipage était composé de deux hommes.

Opel Blitz 3.6-36

L’Opel Blitz 3.6-36 était un autre camion de conception et de fabrication allemande utilisé par l’armée bulgare. Pesant 5800kg en ordre de combat c’était un véhicule 4×2 (deux roues motrices) mesurant 6.10m de long sur 2.26m de large pour une haute de 2.56m. Propulsé par un moteur essence Opel il pouvait atteindre la vitesse maximale de 85km/h sur route et de 35km/h en tout terrain. Il pouvait parcourir 234km en terrain difficile et 328km sur route. Son équipage était composé de deux hommes.

P4-100 PC30 & PC30A

L’armée bulgare à également utilisé le 25M P4-100, un tracteur d’artillerie de conception et de fabrication italienne. Ce véhicule œuvre de la firme Pavesi était un 4×4 capable de remorquer les canons et les obusiers lourds.

Il à été mis en service dans l’armée bulgare dans les années trente en compagnie de dérivés plus modernes, les PC-30 et PC-30A reçus respectivement à 100 et 50 exemplaires par Sofia, véhicules reçus en 1935 pour le premier modèle et en 1938 pour le second. Ils étaient fort peu différents du P4-100.

Pesant 4600kg, ils transportaient le conducteur et l’équipe de pièce. Mesurant 4.10m de long pour une largeur de 2.05m et une hauteur de 1.45m, il était propulsé par un moteur essence Fiat lui permettant d’atteindre la vitesse sur route de 22km/h et de franchir toujours sur route 190km.

SPA TL.37

L’armée bulgare à utilisé un autre camion léger italien (ou plutôt un tracteur d’artillerie) le SPA (Sociéta Piemontese Automobili) TL.37, une filiale de la firme FIAT.

A l’origine de ce véhicule figure un concours lancé par le Regio Esercito Italiano (armée royale italienne) pour un tracteur léger d’artillerie. Cette compétition opposa SPA à Breda Meccanica Bresciana.

Ce véhicule fût une vraie réussite étant utilisée par l’Italie, l’Allemagne, la Hongrie et donc la Bulgarie. Au total 200 exemplaires ont été produits mais j’ignore le nombre de véhicules livrés à l’armée bulgare. Ces véhicules ont été brièvement utilisés après guerre avant de faire le bonheur des ferrailleurs.

Le TL-37 servit de base à un projet de canon automouvant le Cannone da 75/27 et surtout de base à un camion à usage général, le Fiat-SPA AS.37 ainsi qu’à deux autos blindées, les Fiat-SPA S37 et Fiat-SPA AS43.

Le SPA TL.37 était un véhicule 4×4 de 3560kg mesurant 4.13m de long pour 1.83m de large et 2.18m de haut. Disposant d’un équipage de quatre hommes, il disposait d’un moteur de 52ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 38km/h pendant que sa distance franchissable était de 170km.

Mitteleuropa Balkans (63) Bulgarie (27)

Canons d’assaut et chasseurs de chars

Avant-propos

Le rôle premier du char de combat, du tank était d’appuyer l’infanterie en déblayant le no man’s land. Ce n’est qu’ultérieurement que le char devint le prédateur de ses congénères encore que certaines armées confiaient davantage la lutte anti-blindés à des véhicules spécifiques appelés tank destroyer en français chasseur de chars.

Un autre type de véhicules allait apparaître ultérieurement le canon d’assaut ou Sturmgeschütz III en allemand, un véhicule destiné à coller à l’infanterie pour déblayer les obstacles du champ de bataille notamment les blockhaus et autres positions fortifiées.

canon d’assaut Stug III Ausf E à canon long de 75mm

En septembre 1948 quand débute le second conflit mondial l’armée allemande ne possède que des canons d’assaut à canon de 75mm, les Sturmgeschütz III. Au cours du conflit le Sturmgeschütz IV lui aussi à canon de 75mm est mis en service, la différence avec le «III» étant le châssis, celui du Panzer IV remplaçant celui du Panzer III.

Suite à l’évolution défavorable du conflit l’Allemagne va avoir tendance à privilégier le canon d’assaut et le chasseur de chars censé remplacer l’artillerie antichar remorquée (ce qu’il ne fera jamais totalement) par rapport au char de combat.

Elle va mettre au point plusieurs modèles de Panzerjäger en s’inspirant de projets mis au point durant la Pax Armada.

Si le Panzerjäger I combinant un canon de 47mm en superstructure sur le châssis du Panzer I n’aboutit pas car obsolète quasiment dès sa conception, d’autres projets vont être produits notamment la série des Marder.

Marder II

Si le Marder I combinant le châssis du Panzer II avec un canon de 50mm Pak 38 n’est produit qu’en faible quantité, les Marder II et Marder III sortent en nombre important des chaines de montage, le premier combinant le châssis renforcé du Panzer II avec un canon de 75mm Pak 43 alors que le second combine le châssis du Panzer 38 (t) avec un canon de 75mm dans une superstructure mieux dessinée alors que le Marder II la superstructure était plus rustique et plus frustre.

Alors que la logique aurait voulu qu’on limite le nombre de modèles à produire pour privilégier la quantité sur la qualité, les allemands sont pris d’une frénésie de modèles avec le développement d’un Panzerjäger combinant le châssis d’un char avec une pièce lourde en superstructure.

On trouve par exemple le Jagdpanzer IV, un châssis de Panzer IV modifié avec un canon de 75mm soit pour ainsi dire un doublon avec le Sturmgeschütz IV.

La Bulgarie va disposer d’un modèle de chasseur de chars et deux modèles de canons d’assaut, tous trois de conception et de fabrication allemande, des véhicules livrés pour les canons d’assaut dès l’avant guerre, pour le chasseur de chars et le deuxième modèle de canon d’assaut durant le conflit.

Jagdpanzer IV

Le Jagdpanzer IV à été développé à partir de septembre 1949 comme alternative à d’autres projets déjà lancés. A l’époque il était prévu de rapidement stopper la production du Panzer IV au profit du Panzer V Panther ce qui aurait libéré des châssis pour un chasseur de char et même une évolution du Stug III (futur Stug IV).

Seulement voilà la production du Panzer IV allait devoir se poursuivre en raison des retards de production concernant le Panther (sans oublier l’équipement des Panzerdivisionen S.S) ce qui allait entrainer des problèmes de fourniture de châssis, de véritables disputes éclatant entre les services pour savoir à qui attribuer les châssis produits qui pouvaient servir de base pour un char de combat, un canon d’assaut, un chasseur de chars mais aussi des automoteurs d’artillerie.

Le Jagdpanzer IV combinait un châssis de Panzer IV avec une casemate abritant un canon de 75mm semblable à celui du Panzer IV soit un canon de 75mm de 48 calibres ce qui laisse songeur en se demandant l’utilité d’un tel véhicule.

Après la production de 380 Jagdpanzer IV Ausf A et Ausf B (respectivement 160 et 220), la production passe au Jagdpanzer IV Ausf C produit à 240 exemplaires avec toujours un canon de 75mm de 48 calibres mais à plus grande vitesse intiale et différentes modifications de détail.

La rupture à lieu avec les 240 Ausf D qui disposent d’une casemate redessinée et d’un canon de 75mm de 55 calibres permettant une plus grande portée, une plus grande capacité de pénétration mais cela se payait par une usure plus rapide du tube mais à l’époque les allemands s’en moquaient un peu.

La dernière version majeure est le Jagdpanzer IV Ausf E produit à 450 exemplaires disposant d’un canon de 70 calibres suivis de quelques exemplaires en version Ausf F (50 exemplaires), Ausf G (75 exemplaires) et Ausf H (50 exemplaires). Au final ce sont 1245 exemplaires qui sont sortis des chaines de montage jusqu’en décembre 1953 quand la production cesse suite au bombardement de l’usine produisant ce type de Panzerjäger.

Ces véhicules équipèrent principalement les Panzerdivisionen qu’elles soient de la Heer ou de la S.S via des sections antichars disposant de 18 à 24 véhicules destinés à couvrir les chars mais aussi et surtout l’infanterie portée, les Panzergrenadier.

Très vite déclassé par l’évolution des blindages des chars ennemis, ce véhicule bien utilisé restera cependant redoutable jusqu’à la fin du conflit notamment le Ausf E et les variantes suivantes, son canon de 70 calibres (longueur du tube : 5.250m) se montrant redoutable contre les chars alliés et une efficacité remarquable en terrain libre.

La Bulgarie va recevoir au printemps 1952 54 Jagdpanzer IV Ausf C qui vont équiper deux bataillons de 18 véhicules, bataillons indépendants déployés au gré des besoins.

Les 18 autres véhicules étaient d’abord utilisés pour l’entrainement et comme «réserve stratégique» avant de remplacer peu à peu les véhicules détruits essentiellement dans les Balkans, quelques véhicules opérant contre les russes. Des véhicules supplémentaires de type Jagdpanzer Ausf E sont livrés peu avant le basculement de la Bulgarie dans l’autre camp.

Au final l’armée bulgare à recu 54 Ausf C et 24 Ausf E soit un total de 78 véhicules. En avril 1954 il restait seulement 12 Ausf C et 16 Ausf E soit vingt-huit véhicules qui après le désarmement des troupes bulgares par les soviétiques sont stockés.

Quand une armée bulgare d’obédience communiste est mise sur pied quelques véhicules de ce type sont sortis de la naphtaline pour former une unité blindée en attendant l’arrivée de véhicules soviétiques. Un Ausf C et un Ausf E sont conservés dans un musée à Sofia.

Caracteristiques Techniques

Type : chasseur de chars

Masse : 25.8 tonnes

Dimensions : longueur 8.5m largeur 3.17m hauteur 1.85m

Motorisation : un moteur Maybach HL120TRM de 396ch

Vitesse maximale : nc Distance franchissable 210km

Protection : 10 à 80mm

Armement : un canon de 75mm Pak 47 de 70 calibres alimenté à 55 cartouches et une mitrailleuse de 7.92mm MG-34 alimentée à 600 coups

Equipage : quatre hommes (conducteur, chef de char, tireur et pourvoyeur)

Sturmgeschütz III

Comme vous le savez, le char d’assaut, le tank à été inventé pour percer le front, franchir barbelés et tranchées, permettant à l’infanterie d’occuper le terrain même si le sol bouleversé par les obus, rempli de boue et d’eau n’était pas le plus facile pour les fantassins.

Emergea au délà du char le besoin d’un véhicule d’appui pour l’infanterie qui pouvait suivre les fantassins sur le terrain pour détruire les obstacles, les blockhaus. C’est l’acte de naissance du canon d’assaut.

C’est en 1936 que ce projet est lancé. Sur un chassis de Panzer III on installait une superstructure abritant un canon de 75mm court, canon tirant des obus explosifs. L’installation en superstructure facilitait la production et le rendait plus discret car il était ainsi moins qu’un homme debout. Le véhicule pouvait donc

Les premiers Sturmgeschütz III (Ausf A à D) étaient armés de ce canon court et une mitrailleuse de 7.92mm, intégrés à un bataillon de quarante-huit véhicules au sein de chaque Panzerdivisionen.

En septembre 1944 apparait la version Ausf E équipé d’un canon long de 75mm identique à celui des dernières versions du Panzer IV tirant des obus explosifs et des obus perforants, faisant du canon d’assaut un chasseur de chars.

En raison d’une priorité donné au réarmement des Panzer IV à canon court, les premiers Sturmgeschütz III Ausf E n’arrivent en unité qu’au printemps 1946 et en septembre 1948, seules six des douze Panzerdivisionen ont reçut des Ausf E, les autres devant disposer encore de Stug III à canon court moins performants même si aux mains d’équipage expérimentés il ne devait surtout pas être sous-estimé.

La Bulgarie s’intéresse au Sturmgeschütz III dès avant guerre et solicite l’Allemagne pour une livraison de véhicules. Berlin à la recherche de devises accepte et livre au printemps 1947 48 Stug III Ausf D à canon court pour équiper les brigades blindées bulgares à raison de deux bataillons de 16 véhicules plus un reliquat de 16 véhicules comme réserve.

Ces véhicules vont participer aux combats dans les Balkans aux côtés de Stug III Ausf E qui sont livrés à raison de 32 exemplaires en septembre 1950. Une partie de ces véhicules à canon long vont participer à l’opération FRIEDRICH en URSS tandis que d’autres vont faire le coup de feu contre les alliés occidentaux, les grecs et les yougoslaves dans les Balkans.

Au total Sofia à reçu 48 Stug III Ausf D, 32 Stug III Ausf E et 16 Ausf G soit un total de quatre-vingt seize véhicules qui vont faire le coup de feu, subissant de très lourdes pertes puisqu’à la fin du second conflit mondial le 30 avril 1954 il ne restait plus que 6 Stug III Ausf D, 8 Stug III Ausf E et 9 Stug III Ausf G soit un total de 23 véhicules moins d’un tiers du parc et le nombre de véhicules opérationnels était encore plus faible. Tous ces véhicules ont été envoyés à la casse à la fin des années cinquante.

Caractéristiques Techniques du Stug III Ausf E

Type : canon d’assaut

Equipage : 4 hommes

Poids : 23.9 tonnes

Moteur à essence Maybach de 265ch

Longueur : 6.77m largeur 2.95m hauteur 2.16m

Vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie sur route 165km

Armement : un canon long de 75mm et deux mitrailleuses de 7.92mm

Sturmgeschütz IV

Suite à l’évolution défavorable du conflit l’Allemagne va avoir tendance à privilégier le canon d’assaut et le chasseur de chars censé remplacer l’artillerie antichar remorquée (ce qu’il ne fera jamais totalement) par rapport au char de combat.

Ce n’est pas la fin de la production de chars de combat loin de là même mais plus les mois passaient et plus les unités de l’armée allemande comptait plus de canons d’assaut et de chasseurs de chars que de chars de combat.

Cela n’était qu’une situation transitoire puisque les plans industriels prévoyaient pour les années 1955 à 1960 (sic) plus de chars que de canons d’assaut et de chasseurs de chars avec enfin une poignée de modèle à produire en grand nombre avec innovation des éléments interchangeables (bon ça c’était sur le papier en pratique cela aurait été peut être différent).

Quand la décision est prise de construire Panzerjäger et autres Sturmgeschütz en masse les allemands ne partent pas de zéro et vont s’appuyer sur des projets d’avant guerre un peu comme la France avait anticipé sur une guerre longue avec la série des GPM (Gien Projet Militaire).

Si le Panzerjäger I combinant un canon de 47mm en superstructure sur le châssis du Panzer I n’aboutit pas car obsolète quasiment dès sa conception, d’autres projets vont être produits notamment la série des Marder.

On trouve ainsi le Marder I (châssis de Panzer II avec canon de 50mm Pak 38), le Marder II (châssis de Panzer II renforcé avec canon de 75mm Pak 43) et enfin le Marder III (châssis de Panzer II avec canon de 75mm dans une superstructure mieux dessinée).

La logique aurait voulu que les allemands privilégient la quantité sur la qualité mais ils furent alors pris d’une frénésie de projets, frénésie souvent motivée par des querelles de chapelle et des rivalités mesquines entre ingénieurs (on se souvient du processus interminable d’adoption du Tigre par un Ferdinand Porsche mauvais perdant).

Parmi ces projets figure le Sturmgeschütz IV qui combine le châssis renforcé d’un Panzer IV avec un canon de 75mm long soit la description du Jagdpanzer IV. Doublon ? Non estimèrent les services officiels qui allaient autoriser la production simultanée des deux véhicules !

Le projet est lancé en janvier 1950, deux prototypes sont présentés en mars et la production est autorisée dès septembre ce qui représente un processus très rapide qui va se payer par une longue mise au point. Le Sturmgeschütz IV (StuG IV) (Sd.Kfz. 167) n’est finalement considéré comme opérationnel qu’en septembre 1951.

La Bulgarie est très vite intéressée mais un temps est refroidie par les problèmes notamment la surchauffe excessive du moteur et l’enrayage fréquent des mitrailleuses du bord. Finalement elle passe commande de soixante-quatre exemplaires en mars 1952, véhicules livrés entre décembre 1952 et juin 1953 pour équiper initialement des compagnies indépendantes dispatchées en fonction des besoins.

Cependant dès septembre 1953 deux de ces compagnies intègrent la 1ère division de cavalerie pendant que les deux autres restent indépendantes et sont dispatchées en fonction des besoins du moment.

La production totale du Sturmgeschütz IV est incertaine les chiffres variant selon les sources entre 1875 et 2250 véhicules. Ce chiffre différent s’expliquant vraisemblablement par une différence de calcul, certains intégrant également des Panzer IV endommagés et transformés en Sturmgeschütz IV.

Sur ce total outre les soixante-quatre véhicules de la première commande les bulgares vont recevoir trente-deux autres véhicules de ce type soit quatre-vingt seize véhicules ce qui n’est pas négligeable et tord le coup d’un allié allemand indifférent aux demandes d’armements de Sofia, demandes satisfaites pour le résultat que l’on sait…….. .

Sur les quatre-vingt seize véhicules livrés à Sofia, soixante ont été détruits au combat ou par accident ne laissant que trente-six véhicules au printemps 1954.

Ces véhicules ont été pour la plupart envoyés à la ferraille, quelques unes étant préservés dans des musées en Bulgarie et à l’étranger voir sur plusieurs mémoriaux comme l’URSS et ses alliés communistes ont couvert l’Europe de l’Est une fois leur emprise solidement installée.

Caracteristiques Techniques

Type : canon d’assaut

Masse : 23 tonnes

Dimensions : longueur 6.7m largeur 2.95m hauteur 2.20m

Blindage : 10 à 80mm

Motorisation : un Maybach HL120 de 296ch

Performances : vitesse maximale 40km/h distance franchissable 210km

Armement : un canon de 75mm de 48 calibres en superstructure alimenté à 63 coups et une mitrailleuse de 7.92mm MG-34 (600 coups)

Equipage : quatre hommes (un chef de char, un tireur, un chargeur et un conducteur)

Semovente da 75/18

Le Semovente da 75/18 est un canon automoteur combinant un chassis de char M (M-13/40, M-14/41 et M-15/42) avec un obusier de 75mm modèle 1934 de 18 calibres installé en superstructure.

Produit à 450 exemplaires (certaines sources donnent 360 d’autres 570), ce véhicule n’avait rien à envier au Somua Sau-40 ou à l’ARL V-39, les deux canons d’assaut de l’armée française voir aux canons automoteurs produits par les alliés.

Sur le plan opérationnel il ne rééquipa pas le régiment d’artillerie de la division blindée pardon de la divisione corazzate mais forma deux groupes indépendants à deux batteries de quatre pièces (plus un véhicule de commandement par batterie) soit un total de seize canons automoteurs plus deux véhicules de commandement.

Des compagnies et des bataillons indépendants de chars ont pour certains remplacer leurs chars légers dépassés par des canons automoteurs Semovente da 75/18 mais il semble que cela soit davantage l’exception que la règle.

Bien qu’étant un obusier automoteur, le Semovente da 75/18 fût également utilisé comme canon d’assaut voir comme chasseur de char où il se montra assez efficace bien qu’il n’ait pas été conçu pour ce rôle, ses obus explosifs pouvaient certes désemparer un char mais pas autant qu’un obus antichar spécifique.

Véhicule efficace, il fût également utilisé par la Hongrie et la Bulgarie qui récupèrent auprès des allemands les véhicules de ce type saisis après le basculement d’avril 1953.

Les allemands eux mêmes l’utilisèrent également tout comme l’ENR mais avec un très faible nombre de pièces.

La Bulgarie à reçu seize véhicules, des véhicules récupérés dans les Balkans auprès d’unités désarmées par les allemands. Ces seize véhicules furent utilisées au sein des divisions d’infanterie et tous sans exception furent détruits par les alliés.

Caracteristiques Techniques

Type : canon automoteur

Poids : 13.1 tonnes

Dimensions : longueur 4.915m largeur 2.28m hauteur 1.85m

Motorisation : un moteur diesel SPA 8T de 125ch pour les premiers modèles, SPA 15T de 145ch pour les suivants

Performances : vitesse maximale 32 ou 34 km/h selon les versions distance franchissable 200km

Blindage : frontal 30 à 50mm latéral 25mm toit et plancher 6-9mm

Armement : un obusier de 75mm modèle 1934 avec 44 coups (champ de tir horizontal 40° Champ de tir vertical -12° à +22°), une mitrailleuse de 6.5 ou de 8mm (1108 coups de 8mm)

Equipage : un chef de char-tireur, un conducteur, un pourvoyeur-opérateur radio

Mitteleuropa Balkans (62) Bulgarie (26)

Chars et Véhicules

Chars de combat

L-3/33

L’Italie termine la guerre sans avoir pu mettre en œuvre des chars à la fois en raison d’une industrie insuffisante, de l’impossiblité pour les alliés de livrer des blindés à leurs alliés transalpins et d’un front inadapté.

Dans l’immédiat après guerre le scepticisme est grand et l’absence d’une industrie puissante limite les ambitions italiennes qui préfère construire des chars légers voir même des chars très légers, des chenillettes comme le Carro Veloce CV-33 (char rapide modèle 1933) qui sont clairement issues de chenillettes britanniques Carden-Lloyd Mk VI, des véhicules blindés très légers à l’armement aussi symbolique que la protection.

Ce char léger très léger de 2.7 tonnes va être utilisé par l’Italie et exporté ce qui permettait la rentrée de devises dans les caisses. Il fût ainsi vendu à l’Autriche, au Brésil, à la Chine, à la Hongrie, à l’Espagne nationaliste, au Nicaragua, à l’Irak et donc à la Bulgarie. 2000 à 2500 exemplaires de la série L-3 ont été produits.

Ce char va ainsi participerr à la guerre civile autrichienne (12 au 16 février 1934), la deuxième guerre sino-japonaise, la deuxième guerre italo-abyssinienne, la guerre d’Espagne, la guerre entre la Slovaquie et la Hongrie (23 mars-4 avril 1939), l’expédition d’Albanie et de manière résiduelle le second conflit mondial.

L-3f, version lance-flammes du L-3

Au sein de l’armée italienne outre la version standard, une version lance-flammes (Lancia flamme) baptisée L-3f.

Dans cette version, la mitrailleuse était remplacée par un projecteur lance-flammes, le liquide inflammable étant placé dans une remorque à deux roues (500 litres) puis dans des versions tardives dans un réservoir au dessus du compartiment moteur. La portée du lance-flammes étant de 80 à 100m. Cette version était plus lourde de 500kg (3.2 tonnes).

Au début des années quarante le L-3/33 nouvelle désignation du CV-33 est progressivement retiré du service. Certains véhicules sont utilisés comme tracteurs d’artillerie alors que des véhicules envoyés outre-mer sont utilisés comme véhicules de patrouille et de sécurité, notamment pour protéger des sites sensibles.

Des véhicules vont bravement combattre lors des opérations BAYARD (Africa Septentrionale Italiana ASI) et GIDEON (Africa Orientale Italiana AOI) avec une efficacité proche de zéro.

Quelques exemplaires qui ont échappé aux fournaises du conflit font aujourd’hui le bonheur des musées du monde entier.

La Bulgarie achète quatorze CV-33 en 1935 à une époque où Sofia n’est pas autorisée à commander du matériel militaire de ce type. Ces véhicules sont identiques aux italiens à l’exception de l’armement, la mitrailleuse de 6.5mm Fiat étant remplacée par une mitrailleuse Schwarzlose M07/12 de 8mm.

Ces véhicules vont servir essentiellement pour l’entrainement et non au combat où ils n’auraient pas pu faire grand chose. En septembre 1948 il restait six véhicules disponibles, véhicules utilisés pendant la guerre pour le maintien de l’ordre à Sofia. En avril 1954 il ne restait plus que deux véhicules qui sont ferraillés à la fin des années cinquante.

Caractéristiques Techniques

Type : char léger biplace

Poids : 2.7 tonnes mais jusqu’à 3.1 tonnes au combat

Dimensions : longueur 3.16m largeur 1.42m hauteur 1.28m

Protection : blindage frontal de 14mm latéral et arrière de 9mm, toit de 14mm et plancher de 6mm, la mitrailleuse est protégée par un mantelet de 14mm

Motorisation : un moteur FIAT-SPA CV3 de 43ch

Performances : vitesse maximale sur route 42 km/h en tout terrain 14km/h distance franchissable 130km sur route (100km en tout terrain)

Armement : une mitrailleuse de 8mm Schwarzlose M07/12 pouvant pointer en site de -12° à +15° et en azimut sur 12° alimentée à 3200 cartouches

L-3/35

Le L-3/35 ex-Carro Veloce CV-35 est comme sa nom l’indique une évolution du modèle précédent enfin évolution c’est vite dit car les performances n’étaient guère meilleures que son ainée tant elle souffrait des mêmes maix à savoir un moteur asmathique, des problèmes techniques récurrents, un blindage insuffisant et un armement qui l’était tout autant.

Ce char ultra-léger va participer à la mise sur pied de l’arme blindée italienne en servant de véhicule de base aux différentes unités qui annoncent la naissance des Divisione Corrazate, des divisions cuirassées.

Le CV-35 devenu donc le L-3/35 est retiré du service au début des années quarante, des chars moyens mieux adaptés le remplaçant au sein des divisione corazzate.

Des blindés sont cependant toujours en service en ASI et en AOI pour la police coloniale et la défense des aérodromes et autres installations stratégiques.

Lors du déclenchement de l’opération Bayard en juillet 1949, les parachutistes français et britanniques sautent pour s’emparer des aérodromes italiens et ainsi s’emparer du contrôle de l’espace aérien.

Au cours de ces raids, les L-3/33 et L-3/35 déployés vont tenter de défendre les aérodromes mais subiront des pertes terribles sous les coups des parachutistes alliés, les britanniques utilisant les PIAT alors que les français usaient et abusaient de fusils antichars, de grenades à fusil voir de cocktails Molotov.

Et quand ce n’était pas les troupes au sol c’était l’aviation qui s’en donnait à cœur joie, les canons de 20mm des Dewoitine D-520 français déployés en Tunisie pouvant facilement venir à bout du faible blindage des «chars» italiens.

Une poignée de chenilettes ont survécu au naufrage (essentiellement parce que très vite le haut commandement italien avait renoncé à les envoyer au casse-pipe) et vont être utilisées par le nouveaux propriétaires comme tracteur d’avions, comme remorqueur de charges lourdes….. .

A la version de base va bientôt s’ajouter une version améliorée, le L-3/38 qui disposait d’une suspension à barre de torsion et d’une mitrailleuse de 13.2mm en remplacement des deux mitrailleuses de 8mm. Cette version fût d’abord vendue au Brésil avant d’inspirer l’Italie qui modernisa des L-3/35 en L-3/38.

Outre le Brésil, le L-3/35 va être exporté en Autriche, en Bulgarie, en Chine, en Hongrie et en Espagne, en Afghanistan, en Albanie, en Bolivie, en Irak et au Vénézuela, l’armement variant selon les acheteurs.

Ce char va ainsi participer à la guerre civile autrichienne, à la deuxième guerre sino-japonaise, à la deuxième guerre italo-abyssinienne, à la guerre d’Espagne, à la guerre slovaquo-hongroise, à l’expédition d’Albanie et donc comme nous l’avons vu au second conflit mondial.

Outre la version de base, le L-3/35 donna naissance à une variante antichar (controcarro) où les mitrailleuses étaient remplacées par un fusil antichar Solothurn de 20mm, un chasseur de chars armé d’un canon de 47mm, à une variante lance-flammes (lancia fiamme) semblable à celle du L-3/33, à une variante commandement et contrôle, un poseur de ponts et un char de dépannage.

Parmi les projets n’ayant pas dépassé le stade du projet on trouve un char aéroporté modifié pour être emporté par un Savoia-Marchetti SM-82 et un char armé d’un canon de 20mm en tourelle. A noter que les variantes n’ont été produites qu’en très faible quantitée.

Les quelques L-3/35 acquis par les bulgares (nombre exact inconnu) vont être employées essentiellement pour l’entrainement et durant le conflit pour le maintien de l’ordre. Aucun véhicule de ce type n’à survécu au second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques

Type : char léger biplace

Poids : 3.2 tonnes

Dimensions : longueur 3.17m largeur 1.4m hauteur 1.3m

Motorisation : un moteur FIAT-SPA CV3 de 43ch

Performances : vitesse maximale 42 km/h sur route distance franchissable 125km

Blindage : 6-14mm

Armement : deux mitrailleuses de 8mm Schwarlose M07/12

Vickers 6-Ton Tank Mark E

Après le succès des chenillettes Carden-Lloyd, Vickers-Armstrong décida de produire un char plus gros, un char d’un design neuf et non dérivé de véhicules existants.

Le raisonement était le suivant : après avoir acquis des chars légers très légers nul doute que les pays voudraient des chars plus lourd. Ce char appelé Vickers 6-Ton Tank Mark E allait être ainsi à l’origine du T-26 soviétique mais aussi du 7TP polonais.

Conçu pour l’export il devait donc être simple, fiable et capable de s’adapter aux besoins de clients pas toujours riches. Après un type A avec deux tourelles armées d’une mitrailleuse, le type B disposait d’une tourelle avec un canon et une mitrailleuse dans une tourelle biplace.

Le premier client fût l’URSS qui acheta 15 type A et acheta la licence du type B pour dévelloper le T-26. La Pologne à acheté 38 exemplaires (16 type A et 22 type B) en 1932, le Siam trente, la Chine vingt, le Portugal deux exemplaires, la Grèce, quatre, la Bulgarie huit, la Bolivie trois.

Ces chars étant utilisés dans la guerre du Chaco alors que les chars chinois et siamois sont engagés respectivement contre et avec les japonais. La Finlande va aussi acheter ce char à raison de trente-deux exemplaires qui vont participer pour une partie seulement à la guerre d’Hiver.

La Bulgarie à donc acquis huit chars à une époque (septembre 1936) où non seulement la Bulgarie n’est pas officiellement autorisée à posséder des chars de combat mais en plus des chars venant d’un pays qui se considérait comme le garant des traités de paix qui avaient mis fin au premier conflit mondial tout en sémant les graines d’un autre.

Ces huit blindés n’étaient armés que d’une mitrailleuse et ne furent donc utilisés que pour l’entrainement et non pour le combat.

En 1954 il ne restait que deux chars qui sont stockés dans une caserne oubliés de tous jusqu’en 1991 quand ils sont retrouvés lors de la démolition de la dite caserne. Si pour l’un il était trop tard pour l’autre on pouvait encore le restaurer et c’est ce qui à été fait, le blindé en question faisant le bonheur des visiteurs du musée d’Histoire de Sofia.

Caracteristiques Techniques

Poids : 7.3 tonnes

Dimensions : longueur 4.57m largeur 2.41m hauteur 2.16m

Propulsion : un moteur à essence Armstrong-Siddeley Puma de 90ch

Performances : vitesse maximale 35km/h sur route 24km/h en tout terrain distance franchissable 165km sur route et 91km en tout terrain

Protection : 6 à 15mm (frontal, latéral et arrière 15mm toit et plancher 6mm, toit de la tourelle 10mm)

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm disposant de 4000 cartouches

Equipage : trois hommes (chef de char, tireur et conducteur)

Panzerkampfwagen 35 (t) (Skoda LT vz.35)

L’annexion de l’Autriche et le démantèlement de la Tchécoslovaquie permis à l’Allemagne de mettre la main sur du matériel qui permis de combler les pénuries d’une armée qui ne devait entrer en guerre qu’en 1943.

Si l’apport de l’Autriche se limita aux armes légères, collectives et à l’artillerie, l’apport de la Tchécoslovaquie fût nettement plus important puisque l’armée tchécoslovaque disposait de chars légers qui n’avaient rien à envier aux Panzer II voir aux Panzer III allemands.

Deux modèles de chars légers équipèrent la Panzerwaffe, une décision destinée à permettre d’attendre de manière plus sereine la sortie massive des Panzer III et IV.

Le premier est le Skoda LT vz.35. Ce char léger bientôt connu sous le nom de Panzerkampfwagen 35 (t) fût produit à 432 exemplaires mais seulement 244 furent saisis par les allemands, 52 étant récupérés par la Slovaquie indépendante, le reste étant exporté en Bulgarie (10) et en Roumanie (126).

Ce char de 9 tonnes était un char médiocre. Son blindage riveté était son défaut principal car quand il était touché, il projetait à l’intérieur ces rivets, tuant ou blessant l’équipage.

Le dévellopement de ce char léger commença en 1934 quand l’armée tchécoslovaque demanda un nouveau char léger dit de cavalerie pour succéder au LT vz.34 déjà en service. La firme CKD implantée à Prague perdit face au projet de la firme Skoda.

La première commande de 160 exemplaires est passée le 30 octobre 1935, les livraisons commençant en décembre 1936 suivit de commandes supplémentaires, la production étant partagée entre Skoda et CKD suite à un accord de production.

La production fût laborieuse, les problèmes de mise au point nombreux, nécessitant de fréquents retours en usine.

En dépit de ces problèmes, l’étranger se montrant intéressé par ce char léger qui fût commandé par la Roumanie (126 exemplaires) et la Bulgarie qui récupéra dix exemplaires initialement commandés par l’Afghanistan. L’URSS évalua ce char mais ne donna pas suite. Ultérieurement la Bulgarie récupéra d’autres chars allemands portant son parc à trente-six véhicules.

L’Allemagne récupéra ce char léger et avec sa version améliorée, le Skoda LT vz.38/Panzerkampfwagen 38 (t) l’utilisa au sein de quatre divisions blindées (4ème, 6ème, 7ème et 8ème Panzerdivisionen).

Ces chars furent retirés du service avec la mise en service du Panther qui avait finit de rééquiper ces quatre divisions quand éclate le second conflit mondial.

La quasi-totalité des Panzer 35 (t) est feraillée mais certains sont conservés en réserve au cas ou utiliser pour l’instruction. Une demi-douzaine de chassis sont récupérés pour servir de prototypes pour un chasseur de char, le Marder III qui combine le chassis du Pz 35(t) avec à la place de la tourelle une superstructure protégeant un canon antichar de 75mm.

Les LT vz.35 bulgares étaient encore en service en septembre 1948 bien que clairement dépassés mais comme l’armée de Sofia n’eut pas à combattre un ennemi décidé cela ne posait pas de problèmes majeurs.

Quelques exemplaires furent déployés dans le nord de la Grèce et furent engagés contre les grecs et leurs alliés. Au moins deux exemplaires ont été détruits par les grecs et un autre par les britanniques. D’autres véhicules furent détruits par les maquisards yougoslaves en Macédoine où ces chars légers assuraient des escortes de convois et des opérations de nettoyage.

En avril 1954 il restait quatre véhicules en état de marche dans une caserne près de Sofia. Ils ont tous été envoyés à la ferraille dans l’immédiat après guerre.

Caractéristiques Techniques du Skoda L.T vzor 35/Panzekampfwagen 35 (t)

Poids : 10.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.14m hauteur 2.20m

Motorisation : moteur essence Skoda T11 de 120ch

Performances : vitesse maximale sur route 35 km/h Autonomie sur route 190km (115km en tout terrain)

Blindage : maximale 25mm

Armement : tourelle biplace abritant un canon de 37mm Skoda de 40 calibres pouvant pointer en azimut sur 360° et en site de -10° à +25° avec 72 obus en réserve. Il est associé à une mitrailleuse de 7.92mm qui partage avec la mitrailleuse de caisse le stock global de 1800 cartouches

Equipage : 4 hommes (pilote, opérateur radio-mitrailleur, pourvoyeur et chef de char/tireur)

Panzekampfwagen 38 (t) (Skoda L.T vzor 38)

Le Skoda L.T Vzor 38 est une version améliorée du précédent avec un blindage en partie boulonnée, blindage renforcé passant à 50mm à l’avant. La dotation en munitions est augmentée passant à 90 coups de 37mm et à 2550 cartouches pour les mitrailleuses.

Le développement commence en 1937 suite à l’échec relatif du LT vz 35 qui était largement perfectible. CKD l’un des producteurs partit du futur Pz35 (t) et améliora la suspension avec un système Christie.

Avant même une commande nationale, cette version améliorée du LT vz35 fut exportée en Iran (50), au Pérou et en Suisse (24). Les chars commandés par la Lituanie non livrés en raison de l’annexion soviétique furent récupérés par la Slovaquie. La Grande-Bretagne évalua un exemplaire mais ne donna pas suite à une potentielle production sous licence.

Le 1er juillet 1938, l’armée tchécoslovaque passa commande de 150 exemplaires mais aucun véhicule n’entra en service avant l’occupation allemande (mars 1939), la production continua ensuite pour l’Allemagne qui manquait de chars pour armer ses Panzerdivisionen.

A l’apogée de leur carrière allemande, les Panzerkampfwagen 38 (t) équipèrent quatre divisions blindées en compagnie des Panzerkampfwagen 35 (t) en l’occurence les 4. PzD, 6. PzD, 7. PzD et 8. PzD.

La carrière du Panzer 38 (t) était à terme limitée, sa tourelle ne pouvant emporter un canon plus puissant, capable de détruire les nouveaux chars ennemis. Les chars retirés du service à l’arrivée du Panther furent pour beaucoup revendus à des pays alliés comme la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie.

Le chassis du Panzer 38 (t) servit de base à un prototype de chasseur de chars, le Marder III qui installait sur un châssis de 38 (t) ou de 35 (t) un canon antichar de 75mm. Des prototypes de char de reconnaissance, de canon antiaérien automoteur furent également construits tout comme des ravitailleurs d’artillerie.

A l’export, le char tchèque est construit sous licence en Suède sous la désignation de Stridsvagn m/41 SII après que les quatre-vingt dix chars commandés à la Tchécoslovaquie eurent été récupérés par les allemands.

En compagnie du 35 (t), le Panzer 38 (t) participe à la guerre de Pologne. Il aurait du être remplacé rapidement mais en raison de la guerre civile et de problèmes industriels, il est encore en service en 1946, date à laquelle commence son retrait au profit du Panzerkampfwagen V Panther. Les derniers chars sont retirés du service au printemps 1948.

Les chars retirés du service sont pour certains utilisés pour l’instruction, préservés pour le maintien de l’ordre ou cédés aux alliés. Les véhicules hors d’usage sont feraillés mais les tourelles sont préservés des affres de la destruction et installées aux frontières pour renforcer le Westwall et le Neue Ostwall.

La Bulgarie va donc récupérer des chars ayant appartenus à l’Allemagne, des chars remis en état même si ils n’étaient pas de première jeunesse. C’était mieux que rien.

Trente-six chars de ce type furent ainsi livrés à la Bulgarie en attendant des chars plus modernes promis par les allemands. Ces chars étaient tous en service en septembre 1948, certains étant déployés en Macédoine et d’autres sur le front russe où à part la reconnaissance ils ne pouvaient pas faire grand chose d’autre.

Selon un rapport de septembre 1950 il ne restait plus que seize chars disponibles. Douze ont été détruits (huit en URSS et quatre en Macédoine) et huit réformés, leurs tourelles comme celles des chars allemands servant à armer des blockhaus de campagne à la frontière bulgare.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen 38 (t)

Poids : 9.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.90m largeur 2.06m hauteur 2.37m

Motorisation : Moteur PRAGA EPA de 125ch

Blindage : 15 à 25mm

Performances : vitesse maximale 42 km/h sur route 15 km/h en tout-terrain Autonomie 230km sur route et 165 km en tout terrain

Armement : tourelle biplace avec un canon de 37.2mm Skoda A7 alimenté à 90 coups et associé à une mitrailleuse de 7.92mm qui partage le stock de 2550 coups avec la mitrailleuse de caisse.

Equipage : chef de char, chargeur, conducteur, mitrailleur/opérateur radio

Panzer I

Dire que l’Allemagne part de zéro pour constituer sa Panzerwaffe est un poil exagéré. Il y à eu des projets lancés à la fin du premier conflit mondial, projets qui furent améliorés en Suède et en URSS pour contourner les interdictions du traité de Versailles.

Plusieurs projets sont lancés et testés (Grosstraktor Leichttraktor) armés de canons de 75 et de 37mm mais cela n’aboutit pas à la production en série même après l’arrivée des nazis au pouvoir probablement pour des raisons techniques et industrielles.

En juillet 1933, la Heer passe commande de 150 Kleintraktor (petit tracteur), un véhicule chenillé réservé à l’entrainement car non armé.

En dépit de sa puissance industrielle, l’Allemagne ne pouvait produire rapidement un grand nombre de chars moyens ou lourds.

Il fallait donc limiter ses ambitions à des chars légers pour permettre une montée en puissance rapide des forces blindées allemandes.

L’appel d’offre demande un blindé de 4 à 7 tonnes et c’est Krupp qui l’emporte avec un dérivé direct du Kleintraktor avec pour armement deux mitrailleuses de 7.92mm MG-13 dans une tourelle installée à droite.

Ce char n’est pas une réussite avec une sous-motorisation, un blindage trop faible (13mm), trop fragile. Bref, un véhicule qui n’aurait jamais du combattre mais faute de mieux, les Panzerdivisionen durent s’en contenter.

Surclassé dans la guerre d’Espagne par le T-26 armé d’un canon de 45mm, les Panzer I participent à la guerre de Pologne, n’étant pas tous anéantis par la rapide désorganisation de l’armée polonaise qui possédaient des chars plus puissants notamment le 7TP, cousin du T-26.

La guerre de Pologne terminée, son sort est scellé, il doit être rapidement retiré du service mais entre la décision prise en décembre 1939 et la sortie des Panzer III et IV d’usine, il y à un delai incompressible.

1445 Panzer I sont en service en septembre 1939. 72 sont perdus durant la guerre de Pologne certains sous les coups de l’ennemi mais beaucoup par attrition mécanique. 1200 sont en service au printemps 1940 avant que la déflation de la flotte ne s’accélère avec 800 chars encore en service en janvier 1941, les derniers Panzer I ne sont retirés du service qu’en mars 1942 !

Si il est déclassé comme char de combat ce qu’il n’aurait jamais du être à l’origine , le Panzer I peut rendre des services pour des missions secondaires comme des essais d’armement (comme véhicule porteur ou comme cible), l’instruction mais également la sécurité intérieure, 250 Panzer I étant cédés à la police pour le maintien de l’ordre.

Son châssis va également servir de base à des véhicules de soutien et ce en dépit de ses imperfections.

Si le poseur de pont, le véhicule de DCA et le véhicule du génie ne dépassèrent pas le stade du prototype, les versions ravitailleurs de munitions dépannage et lance-flammes furent construits en assez grand nombre avec quelques constructions neuves et une reconversion des chars les moins usés.

Si le chasseur de chars à canon de 47mm et un canon automoteur de 150mm ne ne furent que des véhicules d’études, la version de commandement fût produite en grand nombre. La tourelle fût remplacée par une superstructure avec une mitrailleuse de 7.92mm pour la défense rapprochée.

A l’export, il fût vendu en petit nombre à la Chine nationaliste, à l’Espagne et pour un nombre réduit à la Hongrie et à la Bulgarie.

Tout comme sa consoeur hongroise, l’armée bulgare va recevoir quelques Panzer I à la fois pour l’entrainement (même des pays possédant des armées de second rang n’engageraient pas ce «char» au combat) et comme gage de bonne volonté pour faire patienter l’arrivée de chars réellement aptes au combat.

Le nombre est incertain allant selon les sources d’un seul exemplaire à douze Panzer I. Ce qui est certain c’est que non seulement ils n’ont pas été engagés au combat mais qu’ils avaient tous disparus durant le conflit, visiblement ferraillé pour récupérer l’acier à blindage pour un usage jugé plus important.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen I Ausf B (Sonderkraftahtzeug 101)

Poids : 5.80 tonnes Longueur : 4.42m Largeur : 2.06m Hauteur : 1.72m

Blindage maximal : 13mm

Moteur : moteur essence Maybach NL 38TR 6 cylindres refroidi par eau dévellopant 100ch

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie de 180km sur route et de 130km en tout-terrain

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-13 en tourelle (2250 cartouches), la tourelle permettant aux mitrailleuses de pointer de -12° à +18° en site et sur 360° en azimut

Equipage : deux hommes

Caractéristiques Techniques du Panzer Befehlwagen I (Sonderkraftahtzeug 265) (Version de commandement du Panzer I)

Poids : 5.90 tonnes Longueur : 4.42m Largeur : 2.06m Hauteur : 1.99m

Blindage maximal : 13mm

Moteur : moteur essence Maybach NL 38TR 6 cylindres refroidi par eau dévellopant 100ch

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie de 180km sur route et de 130km en tout-terrain

Armement : une mitrailleuse MG-13 ou MG-34 de 7.92mm avec 900 cartouches

Equipage : trois hommes (pilote, chef de char/servant de mitrailleuse opérateur radio)

Panzer IV

Quand le char de combat est inventé, sa mission unique est de percer le front et de déblayer le terrain au profit de l’infanterie qui ne pouvait seule vaincre la triade “mitrailleuse + barbelés + tranchées”.

L’appui de l’infanterie semblait être la seule mission du char de combat, un affrontement entre chars si il était du domaine du possible, paraissait peu probable.

Aussi quand l’Allemagne planifia la montée en puissance de sa Panzerwaffe, elle identifia deux types de chars : un char armé d’un canon capable de combattre les autres chars et un char destiné à les appuyer à l’aide d’un canon plus puissant tirant des obus explosifs, canon qui pouvait aussi mener une mission d’appui de l’infanterie.

Le développement du futur Panzerkampfwagen IV (Sonderkraftahtzeug 161) commence avant même l’arrivée des nazis au pouvoir ce qui implique des appelations de camouflage comme Mittleren Traktor (tracteur moyen) puis Bataillonführerswagen (véhicule du commandant de bataillon) avant de devenir de véritables chars de combat.

Le prototype apparait en 1935. MAN et Krupp s’affrontent et c’est finalement le fabricant d’Essen qui l’emporte et qui reçoit commande en 1936 des premiers exemplaires de série.

Quand éclate la guerre de Pologne, la Panzerwafe dispose de 437 Panzer IV (35 Ausf A 42 Ausf B 140 Ausf C et 220 Ausf D) qui sont mélés aux Panzer III pour assurer leur appui.

Durant la période de Pax Armada (1939-1948), cette période qui sépare la guerre de Pologne du second conflit mondial, le rôle et la place du Panzer IV évolue.

Le Panzer III ne pouvant pas recevoir de pièce plus puissante qu’un canon de 50mm, il sera à terme déclassé par l’augmentation des blindages ce qui n’est pas le cas des Panzer IV dont les dimensions généreuses du châssis permettent d’envisager l’installation d’un armement sous tourelle plus puissant.

L’apparition en France du Renault G-1 à canon de 75mm sous tourelle pousse l’Allemagne à lancer l’étude d’un nouveau char moyen disposant du même armement. Le développement prenant du temps, il faut parer au plus pressé.

Outre le réarmement des Panzer III avec un canon de 50mm lui rendant un vrai pouvoir antichar, la direction des troupes blindées décide de produire une version du Panzerkampfwagen IV à canon de 75mm long soit un canon de 48 calibres au lieu des 24 pour les précédents.

Après l’Ausf E encore équipé d’un canon court et fabriqué à 240 exemplaires, la production passe au Ausf F, la première des quatre versions armées du canon de 75mm long avec une pièce de 43 calibres

La version F est produite à 250 exemplaires est suivit par 300 Ausf G dôtés d’un moteur plus puissant, d’une suspension améliorée et de juppes blindées (Schürzen) pour protéger le train d roulement des coups de l’ennemi. Les Ausf H et J ne se différencient que par des détails infimes, difficilement décelables à l’oeil nu. Ces Panzer IV à canon long disposent eux d’un canon de 48 calibres.

Le Panzer IV va devenir en attendant l’arrivée du Panther le char majeur des Panzerdivisionen, remplaçant peu à peu les Panzer III. Résultat quand le second conflit mondial éclate, le Panzer IV équipe entièrement quatre divisions blindées et deux divisions partiellement avec le Panzer III soit six divisions et plus d’un millier de chars en service.

Théoriquement la production du Panzer IV devait cesser pour laisser la place au Panther plus moderne mais des problèmes industriels et un grand nombre de maladies de jeunesse vont pousser les autorités allemandes à maintenir ouverte les chaines de production du Panzerkampfwagen IV.

Cette décision répond aussi au besoin de satisfaire les besoins de la S.S qui prend la décision de mettre sur pied deux divisions blindées en septembre 1947 (elles sont donc loin d’être opérationnelles un an plus tard) ainsi que de l’export au profit des alliés de l’Allemagne.

C’est ainsi que la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Finlande et l’Italie reçoivent des Panzer IV à canon court et long. Des pays neutres comme l’Espagne et la Turquie reçoivent également des Panzer IV mais en plus faible nombre que les alliés de Berlin.

Comme le Panzer III, des variantes ont été mises au point à partir du châssis du Sonderkraftahtzeug 161. On trouve un véhicule de dépannage, une version de commandement du char standard, des chars lance-flamme, des poseurs de traverse, un char du génie et plus original, un char porte-grue destiné à embarquer et à élever les munitions destinées aux obusiers automoteurs Karl de 600mm.

Le Panzer IV était ce que nous appellerions un honnête char. Il n’avait pas des qualités extraordinaires mais pas défauts rédhibitoires.

La Bulgarie s’intéresse dès septembre 1942 à ce char en vue d’équiper une voir deux brigades blindées. L’Allemagne accepte sur le papier mais il lui faut du temps pour produire un modèle de char qu’elle voudrait d’abord réserver à son armée.

Pour faire patienter Sofia, Berlin lui livre vingt Panzer IV Ausf A à canon court pour former les équipages des variantes opérationnelles qui sont quelques Ausf E (quarante-huit exemplaires) et surtout des Ausf F à canon long, la Bulgarie recevant soixante-douze exemplaires soit un total de 140 exemplaires qui vont combattre en Grèce et en Yougoslavie essentiellement.

A la fin du conflit la Bulgarie possédait encore quatre Ausf A, huit Ausf E et trente-six Ausf F soit un total de quarante-huit chars de la commande initiale auxquels il fallait ajouter trente-six Ausf M livrés pour compenser les pertes non sans aigreur et mauvaise volonté côté allemand qui se méfiait de plus en plus de cet allié jugé très peu fiable.

A la fin du conflit suite au désarmement de l’armée bulgare les Panzer IV sont stockés sous contrôle soviétique.

Certains prennent le chemin de l’URSS et alimenteront les collections du musée de Kubinka près de Moscou. Les autres vont finir par rejoindre la ferraille moins un exemplaire préservé sur un monument près de Plovdiv et un autre dans un musée à Sofia.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen IV Ausf H

Poids en ordre de combat : 24 tonnes Longueur hors tout : 7.02m Longueur de la caisse : 5.89m Largeur : 2.88m (3.13m avec les jupes) Hauteur : 2.68m

Motorisation : un moteur essence Maybach HL120TRM 12 cylindres dévellopant 300ch

Performances : vitesse maximale 38 km/h sur route 16 km/h en tout terrain autonomie 210km sur route 130km en tout-terrain

Blindage maximale : 80mm

Armement : un canon de 75mm long (48 calibres) en tourelle triplace (-8° à +20° 360°) alimenté à 87 obus. La tourelle dispose d’une mitrailleuse coaxiale de 7.92mm qui partage avec la mitrailleuse de caisse, le stock de 3150 cartouches.

Equipage : cinq hommes

Mitteleuropa Balkans (60) Bulgarie (24)

Artillerie antichar

3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36)

Canon de 37mm Pak 35/36.

Ce petit canon antichar à été mis au point à partir de 1925 par la firme Rheinmetall pour l’armée de terre allemande. Il est prêt en 1928 d’abord dans une version hippomobile puis dans une version pour traction automobile où les roues d’origine sont remplacées par des roues munies de pneumatiques.

-Adopté officiellement en 1936 sous le nom de 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36, ce canon à été rapidement dépassé par l’augmentation de l’épaisseur des blindages des chars ennemis, français et anglais notamment.

Ce canon antichar reste malgré tout en service jusqu’en 1942 quand le 5cm Panzerabwehrkanone 38 à été produit en suffisamment grand nombre pour équiper les unités d’active.

Quand aux canons de 37mm, l’immense majorité est stocké au cas où il aurait fallu équiper en urgence des unités en dépit des limites de ce canon qui fût exporté en URSS, en Italie et aux Pays-Bas, les Etats-Unis s’inspirant de ce canon pour mettre au point leur canon antichar M3.

La Bulgarie reçoit 100 canons livrés en 1940. Ce sont les premiers canons antichars livrés à l’armée bulgare qui était jusqu’ici dépourvue d’armes de ce type. Ces armes étaient déjà dépassées au moment de la livraison mais Sofia n’avait pas vraiment le choix.

En septembre 1948 une soixantaine de pièces est en service mais ils n’ont pas être engagées au combat, l’armée bulgare connaissant ses limites. En 1954 seize pièces étaient encore disponibles mais elles sont rapidement envoyées à la casse.

Le 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 était un canon antichar de 37mm de conception et de fabrication allemande pesant 440kg en configuration transport et 328kg en configuration en batterie.

Disposant d’un tube de 45 calibres (longueur du tube 1.66m) il tire un obus de 0.685kg (37x249R) à une distance maximale effective de 300m à raison de 13 coups par minute, pouvant percer 31mm de blindage à 500m.

L’équipe de pièce composée de cinq hommes protégée par un bouclier de 4.4mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +25° et en azimut sur 30°.

3.7cm KPÚV vz. 37

Canon antichar de 37mm Skoda

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque, une autre création de la firme Skoda. Avant la désintégration de la Tchécoslovaquie, quelques pièces ont été exportées en Yougoslavie.

Les allemands ont récupéré un certain nombre de pièces dispsonibles au printemps 1939 pour leurs propres besoins. La Slovaquie à récupéré les pièces disponibles sur son territoire au moment de son indépendance en mars 1939.

Et la Bulgarie dans tout ça ? Elle à reçu 450 exemplaires en 1942 et 1943 pour compléter le canon de 37mm Pak 36. Dépassée en septembre 1948 elle était encore en service faute de mieux, 320 canons de ce type étaient encore en service à l’époque.

Il fût utilisé essentiellement contre les chars légers et les autos blindées car incapable de détruire les chars lourds voir même les chars moyens. A la fin du conflit il restait soixante-quatre pièces qui sont stockées puis détruites dans les années soixante sauf quelques pièces conservées dans des musées ou sur des monuments.

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de 37.2mm, pesait 370kg en position de tir, disposant d’un tube de 47.8 calibres (1.77m) permettant le tir d’un projectile encartouché (QF 37x268R) de 0.800kg à une distance maximale de 900m, percant 31mm à 500m (30°) à raison de douze coups par minute (vingt-trois en théorie). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4.7mm composée de cinq hommes pouvait pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

5cm Panzerabwehrkanone 38

5cm Pak 38

Alors que le canon de 37mm était à peine en service les allemands étudièrent son remplaçant bien conscients que ce calibre allait être vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur du blindage.

Le dévellopement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appelation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces n’arrivent en autonme 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable. Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Outre l’Allemagne, ce canon va être utilisé par la Hongrie, par la Roumanie et par la Bulgarie qui reçoit 492 pièces entre 1943 et 1947. Ces canons antichars vont servir en URSS et dans les Balkans où ils se montrèrent assez efficaces, les chars déployés en Grèce et en Yougoslavie étant le plus souvent des chars légers, des chars moyens voir des canons d’assaut. A la fin du second conflit mondial il restait une cinquantaine de pièces de disponible, pièces stockées un temps avant d’être envoyées à la ferraille.

Le 5cm Panzerabwehrkanone 38 (5cm Pak 38) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 50mm pesant 1000kg en batterie et 1062kg en configuration de route.

Il dispose d’un tube de 60 calibres (longueur du tube : 3m) permettant le tir d’un obus (QF 50x419mmR) de 0.925kg ou de 1.620kg à une distance maximale de 2650m, pénétrant 45mm de blindage à 1500m et 101mm à 740m (AP-40) à raison de 13 coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvait pointer le canon de -8° à 27° et en azimut sur 65°.

7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43)

7.5cm Pak 43

Le 7.5cm Pak 43 était un canon antichar de 75mm développé suite au Pak 38. C’était une excellente arme mais qui risquait lui aussi le déclassement face à l’augmentation de l’épaisseur du blindage des futurs chars français, anglais et soviétiques. Devant le poids de l’arme, ce n’était plus un canon antichar d’infanterie mais un canon antichar d’artillerie.

Les premières esquisses sont lancées à l’été 1941. Initialement Rheinmettall-Borsig voulait partir de zéro mais pour gagner du temps on préféra partir du Pak 38 en redessinant l’affût d’origine pour supporter un canon plus lourd. Le dit canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon de char pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Bulgarie va recevoir 240 pièces à partir de septembre 1947, la totalité de la commande étant honorée en août 1948. Ces canons vont être employés sur le front russe et dans les Balkans comme canon antichar et parfois comme pièce d’artillerie de campagne.

En avril 1954 les troupes bulgares disposaient encore de 96 pièces qui sont stockées. Certaines pièces vont être réutilisées pour l’entrainement de la nouvelle armée bulgare avant d’être envoyées à la ferraille. Une poignée à été préservée dans des musées en Bulgarie mais aussi à l’étranger.

Le 7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 75mm. Pesant 1425kg en batterie (1500kg en ordre de route), il disposait d’un tube de 46 calibres (longueur du tube 3.45m) permettant le tir d’un obus perforant de 6.8kg ou explosif de 5.74kg à une distance maximale de 7680m (tir indirect) ou de 1800m (tir direct), perforant 98mm de blindage à 2000m à raison de 14 coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer en site de -5° à +22° et en azimut sur 45°.

Mitteleuropa Balkans (59) Bulgarie (23)

Artillerie lourde

Canon de 120mm Schneider-Canet modèle 1897

Appelé 120мм нескорострелно оръдие Д/28 « Шнайдер » par les bulgares, le canon de 120mm Schneider-Canet modèle 1897 était une pièce d’artillerie lourde mise en œuvre au niveau du corps d’armée voir de l’armée.

Dix canons étaient encore en service en décembre 1939 à la fin de la guerre de Pologne mais ils sont remplacés par des canons de 150mm de conception et de fabrication allemande.

Ce canon à été vendu à la Serbie et donc à la Bulgarie qui avait reçu 24 canons, pièces lourdes utilisées durant les deux guerres balkaniques et durant la première guerre mondiale.

Le 120мм нескорострелно оръдие Д/28 « Шнайдер » était un canon de 3080kg en batterie (3450kg en configuration transport) disposant d’un tube de 28 calibres (longueur 3.360m) permettant le tir d’un obus de 18kg à une distance maximale de 8400m (obus explosif) et de 6000m (shrapnel). L’affût permet au canon de pointer en site de -12° à +28°.

Obusier de 120mm modèle 1915TR

L’obusier de 120mm modèle 1915 à Tir Rapide (TR) était un obusier de conception et de fabrication française, un modèle mis au point par la firme Schneider.

Le modèle 1915TR est issu du modèle 1909, un obusier très mobile et très stable au tir ce qui était un plus évident pour augmenter la cadence de tir.

Exporté en Russie le modèle 1909 donna naissance à l’obusier de 122mm M1910. Le modèle 1909 fût également exporté en Serbie et en Bulgarie mais une partie de la commande bulgare bloquée en France par le déclenchement de la première guerre mondiale fût finalement utilisée par l’artillerie française entrée en guerre avec de sérieux manques en matière d’artillerie lourde.

En réalité les modèle 1909 et modèle 1915 étaient quasiment identique. En septembre 1915 la Bulgarie s’engage du côté des empires centraux et ses obusiers de 120mm modèle 1915TR vont être engagés contre les serbes qui disposaient du même modèle d’obusiers.

Cet obusier va aussi être utilisé par la Roumanie et par la Belgique mais il s’agissait de pièces de seconde main et non d’obusiers fraichement sorties d’usine. Au final 1915 exemplaires ont été produits.

Pour en revenir à la Bulgarie, Sofia à reçut 36 modèle 1909 suivis de 24 modèle 1915 capturés sur les serbes en 1915 soit un total de soixante pièces. Trente-huit étaient encore disponibles à la fin du premier conflit mondial et trente-six à la fin de la guerre de Pologne.

Il était toujours en service en septembre 1948 et va être largement employé par l’artillerie bulgare notamment dans les Balkans. Il ne restait plus que 13 pièces disponibles au printemps 1954, pièces rapidement envoyées à la casse car trop usées pour justifier un quelconque usage ultérieure.

L’obusier de 120mm modèle 1915TR pesait 1416kg en position de tir (2228kg en configuration transport) et disposait d’un tube de 13 calibres (1.74m) permettant le tir d’un obus de type séparé (120x142R) de 21kg à une distance maximale de 8300m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -3° à +43° et en azimut sur 5°.

15cm Schwere Feldhaubitze 05

Connu sous la désignation turque de 15/14 sm. sahra obüsü, allemande de 15 cm schwere Positionhaubitze L/14 mit Rohrrucklauf et bulgare de 150-мм скорострелна гаубица Д-14 “Круп”, cet obusier de 150mm à connu un parcours tortueux pour arriver dans l’armée bulgare.

En effet ces obusiers sont des pièces d’artillerie de prise, l’empire ottoman ayant acquis trois batteries de six pièces en 1905, pièces livrées en 1908. Elles vont participer à la première guerre Balkanique et vont être capturées par les bulgares qui vont les réutiliser.

Quatorze sont disponibles au début de la première guerre mondiale et toutes sauf une sont encore là quand la première guerre mondiale se termine. Ces pièces sont mises en réserve de 1919 à 1939 et de 1944 à 1949 quand six d’entre-elles sont remises en ligne pour combattre en Grèce où elles sont toutes détruites.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 05 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel : 149.1mm) pesant 2290kg et disposant d’un tube de 14 calibres (longueur du tube 2.1m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 41kg (une à six charges propulsive) à une distance maximale allant de 2500 (une charge) à 7100m (six charges). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur peut pointer l’obusier en site de -5° à +43° et en azimut sur 5°.

15cm Schwere Feldhaubitze 13

Le 150мм скорострелна гаубица Д/14 “Круп-13” est tout simplement le 15cm Schwere Feldhaubitze 13, un obusier lourd de 150mm mis en service en 1913 et donc utilisé par l’armée de Guillaume II dans la première guerre mondiale. Pas moins de 3400 exemplaires sont sorties des usines allemandes.

Suite au traité de Versailles, cet obusier exporté en Turquie est livré à la Belgique et aux Pays-Bas au titre des réparations et conservé par la Reichswehr en petit nombre. Remplacé par le Schwere Feldhaubitze 18, le Sfh13 n’est plus en service dans l’armée allemande en septembre 1948 mais quelques pièces ont probablement été stockées.

Durant le premier conflit mondial Berlin transfert vingt-quatre pièces à l’armée bulgare mais seulement six survivent au second conflit mondial, les autres ayant été capturées par l’Entente lors de leur offensive de septembre 1918.

Les six pièces sont cachées durant l’entre-deux-guerres et remises en service en 1940 pour entrainer de nouveaux artilleurs en attendant la livraison de pièces plus modernes.

A ces 24 obusiers s’ajoutent huit pièces au canon plus long (17 calibres au lieu de 14) également transférées durant le premier conflit mondial. Elles vont également être utilisées durant le second conflit mondial sous la désignation de 150-мм скорострелна гаубица Д/17 “Круп”. Tous ces obusiers ont disparu durant le second conflit mondial.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 13 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel 149.1mm) disposant d’un tube de 14 (2087.4m) ou de 17 calibres (2534.7m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 42kg à une distance maximale de 8600m à raison de trois coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -4° à +45° et en azimut sur 9°.

15cm Schwere Feldhaubitze M.14

Le 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 était un obusier lourd mis au point pour l’armée austro-hongroise par la célèbre firme Skoda de Pilsen. Très vite une version améliorée voit le jour, version désignée 15cm Schwere Feldhaubitze M.14/16.

Après guerre les pays successeurs de la Double-Monarchie ont continué à utiliser cette pièce comme l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Hongrie mais aussi d’anciennes puissances ennemies comme la Roumanie et l’Italie.

La Bulgarie à reçu cinq pièces de ce type durant le premier conflit mondial, quatre d’entre-eux étant disponibles à la fin du premier conflit mondial. Elles ont été utilisées au tout début du second conflit mondial mais vite retirées du service et envoyées à la casse.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel 149.1mm) pesant 2765kg en batterie et disposant d’un tube de 14 calibres (soit une longueur de 2.12m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 41kg à une distance maximale de 8760m à raison de un ou deux coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer le tube de -5° à +70° en site et de 6° en azimut.

15cm Schwere Feldhaubitze 18

15cm Schwere Feldhaubitze 18

Le 15cm Schewere Feldhaubitze 18 était un obusier mis au point par l’armée allemande en combinant le canon Rheinmetall sur l’affût Krupp. Il rentre en service dans la Wehrmacht en mai 1935 et en septembre 1939 plus de 1300 canons sont en service, la production continuant durant la Pax Armada pour remplacer définitivement les obusiers de 150mm plus anciens décrits plus hauts.

Bonne arme mais assez lourde, plusieurs projets d’allègement furent étudiées. La plus prometteuse voyait l’utilisation d’alliages légers mais ces derniers étant très demandés autre-part ce projet n’alla pas plus loin que l’étude théorique.

Une version à canon allongée plus lourde que la version d’origine ne connu pas non plus la production en série. Un nouveau modèle d’obusier, le 15cm Schwere FeldHaubitze 47 devait être mise en production en septembre 1948 mais la guerre la reporte.

Avant même le début du second conflit mondial, le 15cm Schwere Feldhaubitze 18 à connu son baptême du feu en étant employé par la Chine nationaliste dans sa guerre contre le Japon. Ce canon à également été exporté en Amérique du Sud (Argentine et Chili), au Portugal, en Finlande et donc en Bulgarie.

L’armée bulgare à reçut 24 canons en 1939, 20 en 1940 et 32 autres en 1942 portant le parc à 76 pièces. Une nouvelle commande est envisagée mais n’aboutira finalement pas.

A la fin du second conflit il y avait encore une dizaine de pièces en service, pièces ferraillées à la fin des années cinquante car considérées en surplus.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 18 était un obusier lourd de 149.1mm pesant 5512kg en batterie (6304kg en transport) et disposant d’un tube de 29.5 calibres (longueur 4.440m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 43.52kg à une distance maximale de 13325m à raison de quatre coups par minute. L’équipe de pièce de 7 hommes peut pointer l’obusier de -3° à +45° en site et sur 64° en azimut.

Mitteleuropa Balkans (57) Balkans (21)

Artillerie de campagne et de montagne

7.5cm M.1915

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre. Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

La Bulgarie à reçut 144 exemplaires durant le premier conflit mondial, des armes employées dans le tourmenté relief balkanique où il fit merveille. Cette arme fût utilisée comme pièce d’artillerie classique mais aussi comme canon d’infanterie lors des offensives bulgares locales.

83 pièces furent perdues (dont 54 capturées par l’Entente) réduisant le parc à la fin du premier conflit mondial à seulement 61 canons mais des pièces récupérées dans le chaos de l’après guerre fit remonter le parc à 120 pièces en septembre 1939 avant une décroissance liée à l’usure. 75 pièces étaient encore en service en septembre 1948 et 42 en avril 1954 quand le second conflit mondial se termine. l »immense majorité est envoyée à la ferraille.

Le 7.5cm M.1915 était un canon de 75mm disposant d’un tube de 15.4 calibres (longueur du tube 1.15m) pesant 614kg en position de tir (620kg en configuration transport) Il tire un obus (75x129R) de 6.35kg à une distance maximale de 8250m à raison de 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce de cinq ou six hommes protégée par un bouclier de 4.2mm d’épaisseur peut pointer le canon en site de -10° à +50° et en azimut sur 7°.

7.5cm M.1936

Pour compléter à défaut de devoir remplacer le canon précédement présenter la Bulgarie à acquis en 1936 auprès de la firme Bofors un nouveau canon léger de montagne désigné par ses soins 7.5cm M.1936.

Sous cette désignation se cache une évolution du canon de montagne Bofors de 75mm modèle 1934, un canon notamment utilisé par la Belgique, les Pays-Bas et la Chine mais aussi par l’Allemagne (douze canons pour évaluation) et donc dans un modèle amélioré par la Bulgarie.

Ce canon également vendu en Argentine, au Brésil, au Paraguay, en Perse et en Suisse à été engagé au combat par les Pays-Bas aux Indes Néerlandaises, par la Belgique dans les Ardennes et par la Bulgarie dans les Balkans où le petit canon suédois fit merveille par sa robustesse et sa fiabilité.

Bien entendu avec 48 canons les artilleurs bulgares ne pouvaient pas faire de miracles mais ils sont parvenus à appuyer les troupes bulgares et ont surtout rendu plus difficile l’avancée des troupes alliées dans les Balkans où il à été exclusivement employé.

Il y eut bien le projet d’envoyer une batterie en Russie pour soutenir les deux divisions bulgares mais les canons restèrent à Varna en raison de la surcharge du cargo devant les emporter avec munitions et servant. Ce fût une heureuse chose car le cargo en question fût coulé par un sous-marin soviétique. Les canons auraient pu rallier la Crimée ultérieurement mais ce ne fût pas le cas.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore seize canons de ce type qui furent stockés puis brièvement réutilisés comme pièces d’entrainement pour les nouveaux artilleurs bulgares. Deux pièces furent utilisées comme canon de salut à Sofia jusqu’en 1975 quand l’un d’eux explosa entrainant leur réforme, le canon endommagé étant envoyé à la ferraille, le second préservé dans un musée.

Le 7.5cm M.1936 était un canon léger de montagne de 75mm pesant 928kg en position de tir. Il dispose par ailleurs d’un tube de 24 calibrres (longueur du tube 1.8m) permettantt le tir d’un obus de 6.59kg (obus encartouché QF 75x212mm) à une distance maximale efficace de 9300m à raison de 15 à 25 coups par minute. L’équipe de pièce composée de neuf hommes et protégée par un bouclier pouvait pointer le canon en site de -10° à 50° et en azimut sur 7°54′.

7.5cm Gebirgsgeschütz 36 (désignation bulgare : 7.5cm M.1944)

Le 7.5cm Gebirgskanone 15 n’était autre qu’une pièce austro-hongroise produite par la firme Skoda, utilisée en petit nombre par l’armée allemande durant le premier conflit mondial et dont des exemplaires supplémentaires ont été commandés par la Reichswehr pour servir de canon de montagne (alors que les pièces commandées avaient été davantage utilisées pour le soutien rapproché de l’infanterie).

Ce canon déjà ancien devait être remplacé par une pièce plus moderne. Après avoir évalué des canons Bofors de 75mm (pièces exportées en Belgique et aux Pays-Bas) sous le nom de Gebirgseschütz 34, les allemands mirent au point leur propre canon, le 7.5cm Gebirgseschütz 36.

Mis au point par Rheinmettall, ce canon entra en service à partir de 1938 mais la production fût assez lente ce qui explique qu’il fallut attendre 1943 pour que les derniers Gebirgskanone 15 soient remplacés et relégués à l’instruction.

Ce canon était naturellement toujours en service en septembre 1948 et n’allait pas tardé à faire parler la poudre en Norvège en appuie des troupes de montagne allemandes.

La Bulgarie devient le seul client d’avant-guerre de ce canon de montagne. Pour compléter leurs Bofors de 75mm, ils vont passer commande de 60 exemplaires qui sont livrés entre 1944 et 1947 pour compléter les canons suédois mais aussi les canons austro-hongrois qui faisaient de la résistance en dépit d’une usure prononcée.

Ces canons vont opérer dans les Balkans pour appuyer les troupes bulgares aussi bien dans leurs combats conventionnels contre les alliés que lors des sinistres opérations de nettoyage.

A la fin du conflit il restait 23 pièces en service. Certaines ont été stockées jusqu’en 1975 quand décision est prise de purger les stocks des armes dépassées. Ces canons de montagne sont tous envoyées à la ferraille sauf deux préservées dans des musées.

Le 7.5cm M.1944 était un canon de montagne de 75mm pesant 750kg disposant d’un tube de 19 calibres (longueur du tube 1.45m) permettant le tir d’un obus de 5.75kg à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvant pointer le canon en site de -2° à +70° et en azimut sur 40° de part et d’autre de l’axe.

7.5cm M1903

Le 7.5cm M1903 était un canon de 75mm comparable au M1904 ci-après mais de conception et de fabrication allemande, un produit de la firme firme Krupp. Ce canon acquis en 1913 était toujours en service au début du second conflit mondial même si il était en cours de retrait.

Il n’y eut pas de témoignage de son utilisation sur le front balkanique mais comme des partisans yougoslaves ont capturé un exemplaire il est évident qu’il à été utilisé dans les tristements célèbres opérations de nettoyage menées en Macédoine par les troupes bulgares.

Quelques rares exemplaires ont survécu jusqu’au printemps 1954 mais c’était pour mieux subir les foudres des chalumeaux des démolisseurs.

Le 7.5cm M1903 était un canon léger de 75mm pesant 1070kg en batterie mais 1770kg en configuration transport disposant d’un tube de 30 calibres (longueur 2.25m) permettant le titre d »un obus explosif de 6.35kg à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +15° et en azimut sur 3°

Canon de 75mm Schneider-Canet

Le 7.5cm M1904 était un canon produit pour la Bulgarie par la firme française Schneider-Canet, un des grands «marchands de canon» d’avant le premier conflit mondial avec son concurrent allemand Krupp.

324 exemplaires du modèle 1904 sont commandées par la Bulgarie en 1906 ett livrées jusqu’en 1909. Avec un tel nombre vous n’allez pas être surpris chers lecteurs d’apprendre que ce canon sera la principale pièce d’artillerie de campagne de l’armée bulgare durant les deux guerres balkaniques et la première guerre mondiale.

A ces canons vont s’ajouter 180 canon de 75mm Schneider-Canet modèle 1907, des canons d’origine serbe capturés sur le champ de bataille en 1915 (180) mais aussi auprès de l’Armée d’Orient qui perdit neuf canons en 1916.

Et ce n’est pas finit puisque la Bulgarie va également récupérer des canons de 75mm Schneider-Canet modèle 1908, huit de ces canons capturés sur les troupes grecques en 1916 étant promptement remises en service au sein de l’armée bulgare.

Ces canons vont opérer au sein de l’armée bulgare durant tout le conflit et vont rester en service durant la période où les effectifs et les moyens de l’armée du tsar Boris III sont sévèrement contingentés. Nombre de pièces sont modernisées notamment en vue de les adapter à la traction automobile mais clairement en septembre 1948 ces différentes pièces étaient dépassées.

Elles vont néanmoins faire le coup de feu durant tout le conflit et en mai 1954 il restait encore une cinquantaine de ces pièces encore en service. Usées jusqu’à la corde elles n’ont pas été conservées par la suite et ont toutes finies sauf une sous les chalumeaux des ferrailleurs.

Le 7.5cm M1904 était un canon léger de 75mm pesant 1017kg en batterie (mais 1700kg en configuration transport) disposant d’un tube de 31.4 calibres (longueur 2.4m) lui permettant de tirer un projectile de 6.5kg (obus 75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes était protégée par un bouclier de 5mm ce qui lui permettait de pointer en site de -5° à +16° et en azimut sur 3°.

7.5cm M1910

Le 7.5cm M1910 était une autre création de la maison Krupp mais plus récente car datant comme sa désignation l’indique de 1910. Ces canons ont été acquis non pas légalement mais sur le champ de bataille, capturées au cours de différents conflits.

C’est ainsi que l’artillerie bulgare récupéra des M.1910 auprès des turcs (aux côtés de M.1904, M.1908 et M.1913) lors des deux guerres balkaniques, des M.1910 auprès de la Serbie en 1915 et des M.1910 auprès de la Grèce, ces canons étant d’anciennes pièces ottomanes !

Toujours en service dans l’armée bulgare en septembre 1948, ce canon était surtout utilisé depuis des positions fixes, des positions de campagne soigneusement aménagées pour casser l’avance alliée, la canaliser et l’user pour permettre la contre-attaque par des unités mobiles, unités de plus en plus rares au fur et à mesure que la guerre durait.

En mai 1954 il restait une poignée de pièces en service. Les chiffres sont incertains variant selon les sources entre 4 et 9. Ce qui est certain c’est que à part une pièces préservée dans un musée toutes les autres ont été envoyées à la ferraille.

Le 7.5cm M1910 était un canon léger de 75mm pesant 1079kg en batterie (mais 1770kg en configuration transport) disposant d’un tube de 30 calibres (2.250m) permettant le tir d’obus de 6.5kg (75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes protégée par un bouclier de 4mm pouvait pointer le canon de -5° à +16° en site et sur 7° en azimut.

7.7cm FK-16

Quand l’armée allemande décida de développer une artillerie de campagne moderne elle choisit le calibre de 77mm. Pourquoi un tel calibre ? Visiblement il s’agissait de pouvoir si besoin est réaléser les canons de 75mm français et de 76.2mm russes pour leur permettre de tirer des obus allemands.

Ce canon mis en service en 1896 sous la désignation de 7.7cm FK96 n.A va être supplanté durant le premier conflit mondial par le 7.7cm Feldkanone 16, un canon disposant d’un tube plus long, d’une élévation plus importante et un système de munition séparé pour réduire la consommation de poudre et ainsi l’usure des tubes.

Des canons de ce type ont été livrés à l’armée bulgare durant le premier conflit mondial en l’occurence vingt exemplaires. Dix-huit sont toujours là en novembre 1918 et 14 sont toujours en service à la fin de la guerre de Pologne mais en septembre 1948 les quatre survivants étaient utilisées uniquement pour l’entrainement. Ils sont été ferraillées durant le conflit à une date inconnue pour nous.

Le 7.7cm Feldkanone 16 était un canon léger de 77mm pesant 1318kg en position de tir et disposant d’un tube de 35 calibres (longueur du tube 2.695m) permettant le tir d’un obus de type séparé (77x230mm) de 7.2kg à une distance maximale de 10700m (9100m en pratique). L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -10° à +40° et en azimut sur 4°.

8cm Feldkanone C/80

Le 8cm Feldkanone C/80 était un canon de conception et de fabrication allemande mis au point par Krupp à la fin du XIXème siècle. Cette arme à été utilisée par l’armée allemande mais aussi es pays étrangers à savoir l’Albanie, la Bulgarie, le Brésil, le Chili, la Grèce, le Monténégro, l’Etat libre d’Orange, l’empire ottoman, la Roumanie et la Serbie. Au total 1880 pièces ont été produites pour l’Allemagne et pour l’export.

Les bulgares vont utiliser cette arme durant les guerres balkaniques, la première guerre mondiale et dans l’entre-deux-guerres. Quelques pièces étaient encore en service en septembre 1939 mais en septembre 1948 le canon n’était plus en service. Tous ces canons ont été envoyés à la casse à une date inconnue probablement durant le second conflit mondial.

Le 8cm Feldkanone C/80 était une pièce d’artillerie de campagne de 75mm pesant 850kg et disposant d’un tube de 27 calibres (longueur du tube 2m) permettant le titre d’un obus de type séparé de 4.3 (standard ou shrapnel) ou 4.9kg (canister) à une distance maximale de 6000m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -8° à +24°.

Mitteleuropa Balkans (56) Bulgarie (20)

Fusils et armes antichars

L’armée bulgare va comme toutes les armées de l’époque utiliser des fusils antichars, des armes lourdes, longtemps seule arme efficace de l’infanterie. Hélas pour les fantassins leur efficacité se heurta à l’augmentation de l’épaisseur du blindage. Ces armes furent donc très vite utilisées contre des blindés légers et des autos blindées. Certaines armées inaugurèrent le sniping lourd notamment en zone urbaine. La Bulgarie va utiliser trois modèles de fusils antichars, deux allemands et un suisse.

Fusil antichar Panzerbüsche 39

Le premier est le PANZERBÜCHSE 38, un fusil antichar apparu en 1939 tout comme son évolution le PANZERBÜCHSE 39. La Bulgarie va recevoir 150 exemplaires de ces deux armes, fusils antichars utilisées contre les blindés légers, les autos blindées et pour certaines cibles à haute valeur ajoutée. C’est ainsi qu’en janvier 1953 une équipe bulgare audacieuse parvint à faire exploser un dépôt de munitions grec en tirant avec un Panzerbüschse 39 sans se faire attraper.

Le PANZERBÜCHSE 38 était un fusil antichar pesant 16.2kg en ordre de combat, mesurant 1615mm (1085mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x94mm), il était servit par deux hommes (un tireur et un pourvoyeur) qui pouvaient toucher une cible à 1500m à raison de 10 coups par minute, perçant 29mm à 300m (inclinaison 30°). L’arme ne dispose pas de chargeurs, l’arme tirant au coup par coup.

Le PANZERBÜCHSE 39 était un fusil antichar de 12.6kg en ordre de combat mesurant 1620mm de long (1085mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x94mm), il était servit par deux hommes (un tireur et un pourvoyeur) qui pouvaient toucher une cible à 1500m (300m en tir efficace) à raison de 10 coups par minute, perçant 29mm à 300m (inclinaison 30°). L’arme ne dispose pas de chargeurs, l’arme tirant au coup par coup.

Le troisième fusil antichar était le Solothurn S-18/100, un fusil antichar livré à l’armée bulgare à 308 exemplaires en 1939. Cette arme servit par deux hommes était une arme d’un calibre de 20mm.

Mesurant 1760mm de long (925mm pour le canon), il pesait 40.5kg en ordre de combat. D’un calibre de 20mm (20x105B), il pouvait toucher une cible à 2000m (500m en pratique) à raison de 20 coups par minute, percant 11mm de blindage à 500m à 30° d’inclinaison. L’alimentation se faisait par des chargeurs de 10 coups.

-Outre ces trois fusils antichars standards l’armée bulgare à utilisé quelques fusils antichars soviétiques capturés en l’occurence des PTRD-41.

-La Bulgarie va également recevoir quelques lance-roquettes réutilisables Panzerschreck et quelques lance-roquettes jetables Panzerfaust.

Ces armes ont été mises au point pour fournir à l’infanterie un moyen de se protéger contre les chars ennemis alors que l’augmentation de l’épaisseur des blindages avait entrainé le déclassement des canons antichars légers d’infanterie.

Les alliés comme les allemands imaginèrent une arme simple et légère combinant pour simplifier une charge creuse avec une fusée.

Les allemands inspirés du Bazooka américain (même si ils s’en défendaient) mirent d’abord au point un lance-roquettes réutilisable fonctionnant selon le même principe que ses homologues américains, français et britanniques avec un calibre plus élevé et un petit bouclier.

Cette arme se révéla efficace mais jamais l’industrie allemande ne fût capable d’en produire suffisamment pour répondre aux besoins colossaux de ses forces voir de celles de ses alliés.

Si la Bulgarie à pu mettre en œuvre le Panzerschreck c’est visiblement selon une initiative locale et non une décision politique au sommet. En clair les troupes allemandes en dépit de leurs remarques acerbes sur leurs alliés (qui étaient les boucs-émissaires de toutes leurs débacles militaires) voulaient qu’ils puissent les appuyer ce qui explique l’utilisation par l’armée bulgare de quelques centaines (le chiffre de 200 est souvent avancé mais ne réponse sur aucun archive fiable) de ces lance-roquettes.

Ironie de l’histoire, cette arme tout comme le Panzerfaust que nous verrons après ont été davantage utilisés comme arme anti-bunker en combat urbain que comme arme antichar pure.

A la fin du conflit il ne restait qu’une poignée de ces lance-roquettes aux mains des bulgares. Ces derniers furent récupérés par les soviétiques qui n’en firent pas grand usage, ayant déjà capturé de nombreux exemplaires de ces armes pour les évaluer et mettre au point leur propre arme de ce type même si la série des RPG devait davantage au Panzerfaust qu’au Panzerschreck.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette arme à été utilisée par la Finlande, l’Italie (le gouvernement fasciste combattant aux côtés des allemands après le basculement de mars 1953), la Hongrie, la Roumanie, l’URSS et la résistance intérieure polonaise.

Le Panzerschreck pesait 11kg à vide, mesurait 1640mm de long, affichait un calibre de 88mm et une portée maximale effective de 150m. Selon des tests réalisés après guerre, il pouvait percer 95mm de blindage à inclinaison de 30°.

Le Panzerschreck était sans conteste une bonne arme mais elle souffrait de deux défauts. Le premier c’est qu’elle était relativement longue à fabriquer et que son utilisation réclamait de nombreuses heures d’entrainement.

Or l’Allemagne reculait sur tous les fronts et manquait de temps pour produire des armes et pour former ses soldats. D’où l’idée d’un lance-roquettes facile à produire et à utiliser. Cela excluait donc un lance-roquettes réutilisable au profit d’un lance-roquettes jetable nécessitant une instruction minimale.

C’est l’acte de naissance du «poing blindé», une arme d’une simplicité biblique. On lance et on jette. Produit à plusieurs millions d’exemplaires, cette arme fût utilisée aussi bien comme arme antichar que comme arme anti-bunker et anti-bâtiment même si sur la défensive, les allemands n’avaient pas forcément beaucoup l’occasion d’attaquer des blockhaus ennemis.

Si la Bulgarie n’à reçut que fort peu de Panzerschreck, en revanche l’Allemagne fût plus prodigue en ce qui concerne le Panzerfaust qui fût utilisé par les bulgares à plusieurs milliers d’exemplaires, des armes utilisées avec succès contre les chars alliés et contre des positions fortifiées de campagne que les alliés aménageaient dès que le front se figeait ou était figé.

Outre le nombre exact inconnu on ignore quels modèles ont été utilisés par les bulgares entre le Panzerfaust 30 klein, le Panzerfaust 30, le Panzerfaust 60 (la version la plus courante), le Panzerfaust 100, le Panzerfaust 150 et le Panzerfaust 250.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, le Panzerfaust à été utilisé par la Finlande, la Hongrie, l’Italie pro-allemande, la résistance intérieure polonaise, la résistance intérieure tchécoslovaque, la Roumanie, l’URSS (armes capturées), les Etats-Unis (armes capturées). Après guerre l’Argentine, la Pologne et la Suède produisirent des copies plus ou moins directes du premier lance-roquettes jetable de l’histoire.

Le Panzerfaust 60 pesait 6.8kg mesurait environ 1m pouvait atteindre une cible à 60m. Sa tête militaire de 149mm pouvait pénétrer 200mm de blindage homogène.

Mortiers

En guise d’avant-propos

Le mortier d’infanterie apparaît durant le premier conflit mondial et son intérêt n’échappe pas à l’armée bulgare qui commande des mortiers allemands Erhardt ainsi que des mortiers venus d’Autriche-Hongrie.

Sur les 380 exemplaires en service en novembre 1918 seulement 40 sont laissés à l’armée bulgare dont les effectifs ont été limités à 20000 hommes par le Traité de Neuilly-sur-Seine. Ces mortiers Erhardt sont obsolètes au milieu des années trente et l’acquisition de mortiers modernes est l’une des priorités de l’armée bulgare dès qu’elle peut entamer son réarmement.

367 mortiers sont en service dans l’armée bulgare à la fin de la guerre de Pologne mais environ 3500 mortiers sont en service en septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial. En mai 1954 le nombre d’armes disponible est encore non négligeable avec selon les sources entre 400 et 670 armes en service, cette différence s’expliquant probablement par le modèle de calcul.

Elle va donc redevoir trois modèles, un modèle léger de 50mm d’origine allemande et deux modèles de 81mm, un modèle français et un modèle allemand.

Les différents modèles de mortiers en service dans l’armée bulgare

Le premier est le 5cm Leichte Granatwerfer 36, un mortier léger ou plutôt un lance-grenades dont le fonctionnement était différent.

Plutôt que de suivre les canons imposés par le mortier Stokes tube, plaque de base et bipied, les allemands décidèrent de mettre au point une arme nettement plus complexe mais qui fût jugée suffisamment efficace pour être adoptée sous le nom de 5 cm Leichte Granatwerfer 36 ce qui donne en français Lance-grenades léger de 5cm (50mm) modèle 1936.

Si les ingénieurs de la Rheinmettall-Borsig AG étaient pleinement satisfaits de leur création, sur le terrain, la troupe n’était pas vraiment emballée par cette arme complexe aux performances moyennes avec un projectile de 900 grammes et une portée limitée à 520m.

Arme complexe à fabriquer, couteuse en matière première, elle bénéficia d’un sursis avec la fin prématurée de la guerre de Pologne mais elle n’était plus en odeur de sainteté ce qui fait qu’en 1944 les allemands stoppèrent la production de cette arme au profit d’une version allégée et raccourcie du 8cm Schwere Granatwerfer 34.

La Bulgarie à reçu 812 exemplaires à partir de 1943. A la différence des allemands les bulgares ont apprécié cette arme au point de récupérer d’autres armes issus des stocks allemands. A noter que dans l’armée bulgare l’arme était servie par trois hommes.

Cette arme à été utilisée par la Bulgarska Armiya jusqu’à la fin du conflit mais à notre connaissance elle n’à pas été réutilisée par exemple pour entraîner les tireurs de mortiers de la nouvelle armée bulgare probablement parce que son fonctionnement était trop différent

Le 5cm Leichte Granatwerfer 36 était un mortier léger de 50mm disposant d’un tube de 0.46m de long pesant 14kg en ordre de combat. Tirant un projectile de 0.900kg, il pouvait atteindre une cible à une portée minimale de 50m et maximale de 520m à raison de 15 à 25 coups par minute. L’équipe de pièce composée de deux hommes pouvait pointer l’arme en azimut sur 34° de part et d’autre de l’axe et en site de +42° à +90°.

Le premier des mortiers médians de l’armée bulgare était le célèbre Mortier Brandt modèle 1927/31, une évolution du Stokes du premier conflit mondial et qui à définitivement fixé les canons du mortier d’infanterie avec plaque de base, tube et bipied.

L’armée bulgare va récupérer 533 armes de ce type. Elle chercha à en récupérer d’autres durant la Pax Armada en espérant que la France cède quelques armes issues de ses stocks mais Paris ne donna pas suite à la demande de Sofia.

Utilisé avec le 8cm Schwere Granatwerfer 34 au sein des sections mortiers des compagnies d’appui, les mortiers Brandt se montrèrent efficaces, un soldat français dont l’histoire à oublié le nom ayant dit un jour «On ne peut dire la guerre c’est l’enfer sans avoir été un jour sous un tir de mortiers».

Les bulgares vont utiliser ce mortier jusqu’à la fin de la guerre. Quelques armes stockées au moment du désarmement furent remise en service pour former les nouveaux tireurs mortiers de l’armée bulgare communiste avant que l’arrivée de mortiers soviétiques n’entraine leur retrait du service.

Le M.27/31 était un mortier médian d’infanterie de 81mm (calibre réel 81.4mm) pesant 56kg en ordre de combat.

Disposant d’un tube de 1.257m, il tirait un projectile de 3.25kg à une distance comprise entre 1000 et 3116m à raison de douze à dix-huit coups par minute. L’équipe de pièce de cinq hommes pouvait pointer l’arme de 8 à 12° de part et de l’autre de l’axe en azimut et en site de +45° à +80°.

8 cm Schwere Granatwerfer 34 (8cm sGrW 34)

-Le deuxième mortier médian de l’armée bulgare était donc le 8cm Schwere Granatwerfer 34 (8cm SgrW 34), un mortier qui était pour ainsi dire une copie du mortier Brandt modèle 1927/31.

C’était donc une arme sans caracteristiques remarquables, son efficacité reposant sur un entrainement rigoureux de ses servants pour un pointage rapide et un tir foudroyant destiné à faciliter la percée, la prise de la cible ou pour briser une attaque ennemie foudroyée par les éclats des projectiles.

Deux versions dérivées ont été mises au point, une version destinée à être montée sur véhicule semi-chenillés pour appuyer les Panzergrenadier et une version raccourcie appelée Kurzer Granatwerfer 42 mais également Stummelwerfer.

Cette version était initialement destinée aux Fallschirmjager (qui rappelons-le appartenaient à la Luftwaffe et non à l’armée de terre) mais à finit par remplacer le 5cm Leichte Granatwerfer.

La Bulgarie à commandé 320 exemplaires en 1936 suivit de 120 en 1938, les premiers étant identiques aux mortiers de la Heer mais les suivants étaient légèrement différents.

Deux autres commandes passées en 1947 et 1949 ont porté le parc à 1070 exemplaires. A la fin du conflit environ 250 mortiers de ce type étaient encore disponibles et il n’est pas impossible que certaines pièces soient restées plusieurs années en réserve pour un potentiel réarmement.

Le 8cm Schwere Granatwerfer 34 était un mortier médian d’infanterie de 81mm pesant 62kg en batterie. Disposant d’un tube de 1.14m, il tirait un projectile de 3.5kg à une distance maximale de 2400m (1200m en pratique) à raison de 15 à 25 coups par minute. L’éuipe de pièce de cinq hommes pouvait pointer l’arme en site de +45° à +90° et en azimut de 10° à 23°.