22-Armée de terre : armement et matériel (100) ordre de bataille (34)

Indochine

Carte de l'Union Indochinoise

Carte de l’Union Indochinoise

Préambule : notre seule colonie d’Asie

C’est la France de Napoléon III qui entame la conquête de l’Indochine française avec tout d’abord la Cochinchine en 1862, le Cambodge en 1863, l’Annam et le Tonkin en 1884 avant d’être regroupé dans une Union indochinoise en 1887.

Si l’Algérie à marqué les consciences par son statut de colonie de peuplement, l’Indochine avait une place particulière dans l’Empire français. Colonie la plus peuplée avec 25 millions d’habitants, elle fascinait les métropolitains attirés par l’Asie et les mystères.

Longtemps, la défense à été négligée ou n’était pas une priorité pour la France qui avait déjà fort à faire avec la Métropole et l’Afrique du Nord.

Néanmoins alors que la décennie 1940 commence, la France décide de renforcer sérieusement la défense de son unique colonie d’Asie.

Paris ne se fait pas d’illusions : si le Japon veut l’indochine et ses richesses (riz, charbon, minerai d’acier, caoutchouc) elle l’aura néanmoins elle peut rendre cette digestion indigeste.

De plus, les troupes japonaises engagées dans le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine ne seront pas engagées en Chine, aux Phillipines, en Malaisie et dans les Indes Néerlandaises.

Si le renforcement de la marine est spectaculaire (nouvelle base navale, arrivée d’un croiseur lourd, d’un croiseur léger et même d’un porte-avions) et que l’armée de l’air y déploie des chasseurs modernes (Dewoitine D-520), l’armée de terre n’est pas en reste.

Les Forces Françaises en Indochine (1) : situation en septembre 1939

Au niveau de l’infanterie, en septembre 1939, l’organisation est comparable à celle du Levant avec des divisions territoriales et des régiments indépendants.

Au Tonkin, la Division du même nom dispose de trois brigades, les 1ère, 2ème et 3ème brigades

On trouve également une Division baptisée «Division de Cochinchine-Cambodge» et une Division baptisée «Division d’Annam-Laos».

On trouve également des unités indépendantes avec pas moins de douze régiments d’infanterie indépendants :

-9ème régiment d’infanterie coloniale (9ème RIC)

-11ème régiment d’infanterie coloniale (11ème RIC)

-10ème régiment mixte d’infanterie coloniale (10ème RMIC)

-19ème régiment mixte d’infanterie coloniale (19ème RMIC)

-1er régiment de tirailleurs tonkinois (1er RTTon)

-2ème régiment de tirailleurs tonkinois (2ème RTTon)

-3ème régiment de tirailleurs tonkinois (3ème RTTon)

-4ème régiment de tirailleurs tonkinois (4ème RTTon)

-1er régiment de tirailleurs annamites (1er RTAn)

-1er régiment de tirailleurs cambodgiens (1er RTC)

-5ème régiment étranger d’infanterie (5ème REI)

-4ème régiment de tirailleurs montagnards (4ème RTMon)

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale ainsi que les 103ème 104ème et 108ème bataillons de marche d’infanterie coloniale.

En ce qui concerne les chars et la cavalerie, on ne trouve en Indochine en septembre 1939 que des unités éparses avec un escadron d’automitrailleuses à Hanoï et un peloton stationné à Saïgon, peloton qui deviendra escadron ultérieurement.

On trouve également des détachements de chars équipés de Renault FT (une compagnie à Hanoï, une à Saïgon, un détachement motorisé en Cochinchine plus en Chine deux sections déployés à Tien-Tsin et une compagnie à Shanghaï.

Dans le domaine de l’artillerie, on trouve les 4ème et 5ème régiments d’artillerie coloniaux (4ème et 5ème RAC) ainsi qu’un groupe d’artillerie mixte colonial stationné en Chine.

Les Forces Françaises en Indochine (2) : situation en septembre 1948

A partir de 1942, les Forces Françaises en Indochine commencent leur montée en puissance pour transformer l’Union Indochinoise en porc-épic indigeste pour les forces nippones.

-Au niveau de l’infanterie, on trouve six Divisions Légères d’Infanterie (D.L.I) et douze régiments d’indépendants.

Les sept Divisions Légères d’Infanterie sont créées à partir des Divisions territoriales en musclant les différentes brigades. Il s’agit de rendre ces unités plus souples pour pouvoir opérer seules en profitant d’un terrain souvent favorable à la défense.

Au delà d’une meilleure efficacité militaire, il y à également la propagande puisqu’en alignant des divisions au lieu de brigades, on donne à penser à l’adversaire que les forces qu’il à en face de lui sont nettement plus musclées qu’auparavant ce qui n’est que partiellement vrai.

C’est ainsi que la 1er brigade d’infanterie de la Division du Tonkin donne naissance à la 6ème D.L.I, que la 2ème brigade donne naissance à la 7ème D.L.I et que la 3ème brigade donne naissance à la 8ème D.L.I, ces trois divisions étant déployés dans le Tonkin pour couvrir notamment la conurbation Hanoï-Haïphong.

La 9ème D.L.I est issue de la Division Cochinchine-Cambodge est chargée de la défense du Cambodge, la 10ème DLI est issue de la même division mais est déployée en Cochinchine avec pour mission principale la défense de Saïgon.

La brigade d’Annam-Laos donne naissance aux 12ème et 13ème DLI chargées respectivement de la défense de l’Annam et du Laos.

Ces sept divisions sont organisées comme les autres D.L.I mais disposent elles de régiments d’infanterie légère (R.I.L), une appélation administrative peu glamour et rapidement remplacée dans les faits (mais non officialisée avant guerre) par le terme de voltigeurs ce qui nous donne des RV ou RVI pour régiments de voltigeurs d’Indochine.

Ces régiments sont organisés comme n’importe quel RI avec notamment trois bataillons de combat mais à la différence de la Métropole ou de l’Afrique, le troisième bataillon n’est ici activé qu’en temps de guerre avec de nouvelles recrues et des réservistes.

La 6ème D.L.I dispose du 1er et du 4ème R.I.L, la 7ème DL.I du 2ème et du 5ème R.I.L, la 8ème D.L.I du 3ème et du 6ème R.I.L, la 9ème D.L.I du 7ème et du 10ème R.I.L, la 10ème D.L.I du 8ème et du 11ème R.I.L, la 12ème D.L.I du 9ème et du 12ème R.I.L et enfin la 13ème D.L.I du 13ème et du 14ème R.I.L.

-Les régiments indépendants existant en 1939 le sont toujours en 1948. Dispersés sur tout le territoire de l’Union Indochinoise, ils assurent la défense locale et la tenue de postes destinés à mailler le territoire.

En dépit de réserves de certains officiers et responsables, les régiments sont déployés dans leurs régions de recrutement, les partisans de cette solution estimant non sans raison d’un régiment déployé dans sa région natale sera plus motivé au combat.

-Le 9ème Régiment d’Infanterie Coloniale est déployé à Saïgon. Sa mission est de défendre la ville contre une menace extérieure et intérieure.

-Le 11ème Régiment d’Infanterie Coloniale est déployé à Tourane

-Le 10ème Régiment Mixte d’Infanterie Coloniale est stationné à Haïphong

-Le 19ème Régiment Mixte d’Infanterie Coloniale est stationné à Hanoï. Sa mission est de défendre la ville contre une menace extérieure et intérieure.

-Le 5ème Régiment Etranger d’Infanterie est stationné à Hué

-Les 1er, 2ème, 3ème et 4ème régiments de tirailleurs tonkinois sont déployés dans le Tonkin, s’appuyant notamment sur les postes de la Ligne Doumer.
-Le 1er régiment de tirailleurs annamites est déployé à Hué

-Le 1er régiment de tirailleurs cambodgiens est déployé à Phnom Penh

-Le 4ème bataillon de tirailleurs montagnards est transformé en régiment à deux bataillons en 1944 sous le nom de 4ème régiment de tirailleurs montagnards. Il est stationné à Vientane au Laos

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale chargé d’assurer la protection de la légation, les bataillons de marche ayant été dissous pour renforcer d’autres unités. Ce régiment est stationné à Shanghaï.

En ce qui concerne les chars et la cavalerie, on ne trouve toujours en Indochine que des unités éparses avec un escadron d’automitrailleuses à Hanoï et un peloton stationné à Saïgon, peloton qui deviendra escadron ultérieurement.

Le 1er septembre 1945, le Groupement Mécanisé Colonial est créé à Hanoï. Ce groupement mécanisé colonial va être organisé selon un schéma qui va s’inspirer de celle de la 1ère D.L.C avec un état-major, un régiment de découverte, un régiment de combat, un régiment de dragons portés coloniaux, un régiment d’artillerie motorisée, des unités antichars et antiaériennes ainsi que des services.

Pour bien montrer la spécificité de cette unité, les régiments de cavalerie sont baptisés RCI pour Régiment de Cavalerie Indochinoise (R.C.I).

-Un état-major de division

-Le 1er RCI équipé de Panhard AMD-178 et de fusiliers motocyclistes

Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

-Le 2ème RCI équipé de Somua S-35 avec pas moins de quatre escadrons à cinq pelotons de six véhicules soit un total de 120 chars

-Le 1er régiment de dragons portés coloniaux (1er RDPC) avec trois bataillons dont un de mobilisation

-Le 79ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée équipé de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B, tous remorqués.

Canon de 47mm modèle 1937

Canon antichar de 47mm modèle 1937

-Une batterie antichar divisionnaire équipé de canons de 47mm modèle 1937 remorqués par tracteurs

-Une batterie antiaérienne divisionnaire équipé de canons de 25mm modèle 1939 remorqués par camions

-Un bataillon du génie à trois compagnies

-Une compagnie radio

-Un escadron de réparations divisionnaire

-Une compagnie de transport automobile

-Un groupe sanitaire divisionnaire
A la déclaration de guerre de septembre 1948, le GMC est rebaptisé 2ème Division Légère de Cavalerie.

Sa mission est de mener d’inlassables combats retardateurs contre les japonais moins bien équipées en matériel blindé. Il s’agit de profiter au maximum du terrain, de manoeuvrer, d’user l’infanterie nippone, de l’obliger à avancer prudement de peur d’être tournée et d’être isolée en petits groupes qui certes se batteront avec fanatisme jusqu’à la mort mais ne présenteront guère plus une menace militaire.

Les compagnies de chars déployées en Indochine sont rééquipés de Renault R-35 en 1947 pour ainsi renforcer le GMC. A noter que les Renault FT déployés en Chine restent en service.

En ce qui concerne l’artillerie, nous trouvons toujours les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniale alors que le groupe d’artillerie mixte coloniale à été dissous en 1944 et son personnel envoyé au sein des 4ème et 5ème RAC pour les renforcer et en conséquence faciliter la mise sur pied des nouveaux RAC par un jeu de vases communiquants.

Le 4ème RAC intègre la 6ème Division Légère d’Infanterie et le 5ème RAC intègre la 7ème Division Légère d’Infanterie.

Cinq nouveaux régiments d’artillerie coloniaux sont créés pour équiper les nouvelles DLI :

-Le 6ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 8ème Division Légère d’Infanterie

-Le 7ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 9ème Division Légère d’Infanterie

– Le 8ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 10ème Division Légère d’Infanterie

-Le 9ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 11ème Division Légère d’Infanterie

-Le 10ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 12ème Division Légère d’Infanterie

-Le 11ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 13ème Division Légère d’Infanterie

En ce qui concerne le génie, chaque DLI dispose d’un bataillon du génie, le 58ème bataillon du génie pour la 6ème DLI, le 59ème BG pour la 7ème DLI, le 60ème BG pour la 8ème DLI, le 61ème BG pour la 9ème DLI, le 62ème BG pour la 10ème DLI, 64ème pour la 12ème DLI et le 65ème pour la 13ème DLI.

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22-Armée de terre : armement et matériel (98) ordre de bataille (32)

Commandement des Forces Armées de Tunisie (COMFAT)

Le COMFAT à sous son autorité toutes les unités terrestres déployées en Tunisie. C’est le protectorat où l’effort le plus important est mené, la menace italienne étant nettement plus prégnante que la menace espagnole.

-Infanterie

-Situation en septembre 1939

Le protectorat tunisien dispose de deux divisions territoriales, celles de Tunis et celle de Sousse qui alignent les moyens suivants :

-La Division de Tunis dispose du 4ème régiment de zouaves, des 4ème et 8ème régiments de tirailleurs tunisiens.

-La Division de Sousse dispose de trois régiments d’infanterie, les 5ème, 10ème et 18ème régiments de tirailleurs sénégalais.

A la mobilisation de septembre 1939, les divisions territoriales sont transformées en deux Divisions d’Infanterie d’Afrique (D.I.A) auxquelles s’ajoute deux divisions formées en Algérie :

-La 83ème DIA est l’ancienne 7ème brigade d’infanterie algérienne de la Division de Constantine avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens qui à son arrivée en Tunisie troque le 11ème RTA contre le 344ème RI.

-La 84ème DIA est l’ancienne Division de Tunis alignant trois régiments, le 4ème régiment de zouaves et deux régiments de tirailleurs tunisiens, les 4ème et 8ème régiments.

-La 85ème DIA alignant deux régiments de tirailleurs algériens, les 11ème et 19ème RTA.

-La 88ème DIA est l’ancienne division de Sousse alignant à l’origine, les 5ème, 10ème et 18ème régiments de tirailleurs sénégalais puis le 10ème RTS, le 18ème RTS et enfin le 257ème régiment d’infanterie.

-Démobilisation et évolution

Suite à la démobilisation de l’été 1940, le COMFAT dispose de deux divisions d’infanterie :

-Le 84ème DIA remplace la Division de Tunis avec le 4ème régiment de zouaves et le 8ème régiment de tirailleurs tunisiens, le 4ème régiment de tirailleurs tunisiens après avoir été menacé de dissolution est finalement affecté à la place de Bizerte sous l’autorité de la marine.
-La 88ème DIA remplace la Division de Sousse et aligne deux régiments de tirailleurs sénégalais, les 10ème et 18ème RTS.

Ce dispositif est complété par la 5ème Division Légère d’Infanterie (5ème DLI). Il s’agit en réalité de l’ancienne 1ère demi-brigade d’infanterie légère qui disposait de trois bataillons, les 11ème 12ème et 25ème BILA.

Lors de sa transformation en DLI, le 25ème BILA à été dissous, les 11ème et 12ème BILA devenant les 4ème et 5ème RILA avec l’apport des effectifs du 25ème BILA

A la mobilisation d’août/septembre 1948, le dispositif est musclé avec l’envoi en Tunisie de deux nouvelles divisions d’infanterie, les 83ème et 87ème DIA.

-Chars et Cavalerie

-Trois Bataillons de Chars de Combat (61ème, 65ème et 67ème BCC) équipés de Renault D-1 puis d’AMX-42

-1ère Division Légère de Cavalerie (1ère DLC)

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 4ème régiment de spahis tunisiens équipé d’AMX-42

-Un régiment de combat, le 1er Régiment Etranger Cavalerie équipé de Somua S-40

VBCP Lorraine 39L

VBCP Lorraine 39L

-Un régiment de chasseurs portés, le 4ème régiment de chasseurs d’Afrique équipé de Lorraine 39L

-Un régiment d’artillerie, le 78ème régiment d’artillerie tout terrain tracté avec un état-major, une batterie hors rang et deux groupes de 105mm tractés par des Lorraine 39L

-Une batterie divisionnaire antichar avec des canons de 47mm modèle 1939 tractés par des Lorraine 39L

-Une batterie antiaérienne divisionnaire avec des canons de 25mm portés sur Lorraine 39L pour coller au train des chars

-Le 1er bataillon de génie d’Afrique à trois compagnies

-Une compagnie radio

-Une compagnie télégraphique

-Un bataillon de réparations divisionnaires avec une compagnie automobile de quartier général, une compagnie automobile de transport, un groupe d’exploitation divisionnaire et le 25ème Escadron de réparation divisionnaire

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Quatre Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie (GRDI) : le 42ème GRDI (88ème DIA), le 88ème GRDI (84ème DIA), le 83ème GRDI (83ème DIA) et le 87ème GRDI (87ème DIA)

-Artillerie

-1er Régiment d’Artillerie Coloniale de Tunisie intégré à la 84ème DIA

-88ème Régiment d’Artillerie d’Afrique intégré à la 88ème DIA

-3ème Régiment Léger d’Artillerie d’Afrique intégré à la 5ème Division Légère d’Infanterie

-Génie et unités de soutien

-Un bataillon par division, bataillon numéroté de 45 à 52 soit le 47ème BG pour la 84ème DIA et le 50ème BG pour la 88ème DIA. A cela s’ajoute le 57ème BG pour la 5ème Division Légère d’Infanterie.

-34ème régiment du génie de Tunis

22-Armée de terre : armement et matériel (95) ordre de bataille (29)

33ème Corps d’Armée

-633ème régiment de pionniers

-33ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (33ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 _reçu début novembre_ et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes qui sont livrées seulement en décembre 1948.

-146ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (146ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°533 (GAO-533) ne doit être placé sous le commandement du 33ème CA que si celui-ci est engagé au combat.
-La 62ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (250ème, 307ème et 326ème RI), de deux régiments d’artillerie (52ème RAD et 252ème RALD dont la mise en place n’à été effective que tardivement), de la 662ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 662ème bataillon de défense antiaérienne, du 106ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 57ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (57ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules début novembre.

-La 63ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (238ème, 298ème et 321ème RI), de deux régiments d’artillerie (53ème RAD et 253ème RALD dont la mise en place n’à été effective que tardivement), de la 663ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 663ème bataillon de défense antiaérienne, du 107ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 56ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (56ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules début novembre.

34ème Corps d’Armée

-634ème régiment de pionniers

-34ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (34ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes. Ce GRCA reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules début novembre.

-147ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (147ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°534 (GAO-534) ne doit être placé sous le commandement du 34ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-La 66ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (215ème, 281ème et 343ème RI), de deux régiments d’artillerie (9ème RAD et 209ème RALD), de la 666ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 666ème bataillon de défense antiaérienne, du 108ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 53ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (53ème GRDI) qui doit disposer de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules mi-novembre.

-La 67ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (211ème, 214ème et 220ème RI), de deux régiments d’artillerie (57ème RAD et 257ème RALD), de la 667ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 667ème bataillon de défense antiaérienne, du 109ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

Elle bénéficie également du soutien du 52ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (52ème GRDI) qui doit disposer de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules mi-novembre.

Les Divisions Légères d’Infanterie «Expéditionnaires»

En novembre 1939, suite à l’attaque soviétique contre la Finlande, la France et la Grande-Bretagne avaient sérieusement songé à y envoyer un corps expéditionnaire en soutien de la valeureuse nation finlandaise qui résista brillament plus de trois mois avant de succomber sous le nombre (février 1940).

Faute de pouvoir y envoyer des hommes, on y envoya des armes et du matériel qui aidèrent les troupes finlandaises qui auraient peut être préféré une aide plus visible avec des divisions françaises et britanniques.

Même si la volonté politique avait été là, il aurait fallu pour cela disposer de suffisament de moyens de transport et d’escorte pour envoyer de l’aide militaire via l’Océan Glacial Arctique ou la mer Baltique.

Cette lacune, le général Villeneuve l’à clairement identifiée et le 1er juin 1948, ordonne la mise sur pied de deux Divisions Légères d’Infanterie, la 1ère et la 11ème D.L.I.

La première stationnée en Bretagne à pour théâtre d’opération principal la Scandinavie alors que la seconde stationnée dans le Sud de la France à pour théâtre d’opération principal les Balkans.

Naturellement et en dépit de toute la pression du «Général Tornade», ces deux divisions sont loin d’être opérationnelles en septembre 1948 ce qui n’empêche pas l’envoi au sein du CEFAN (Corps Expeditionnaire Franco-Anglais en Norvège) de la 1ère DLI sous la forme d’une unité de marche, la 11ème DLI ayant été déshabillée d’éléments manquant à sa consoeur bretonne.

Si la montée en puissance c’était réalisée comme prévue, les deux divisions auraient été organisées de la façon suivante :

-1ère Division Légère d’Infanterie

-Un état-major divisionnaire

-Deux régiments d’infanterie, les 14ème et 15ème régiments de zouaves

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

-Un régiment d’artillerie, le 8ème régiment d’artillerie légère à trois groupes de 75mm

-Une compagnie antichar, la 701ème compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne, la 701ème compagnie antiaérienne

-Le 53ème bataillon du génie avec une compagnie de pionniers, une compagnie de sapeurs- mineurs et une compagnie mixte de transmissions

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

-11ème Division Légère d’Infanterie

-Un état-major divisionnaire

-Deux régiments d’infanterie, le 16ème régiment de zouaves et le 7ème régiment étranger d’infanterie

-Un régiment d’artillerie, le 9ème régiment d’artillerie coloniale à trois groupes de 75mm

-Une compagnie antichar, la 711ème compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne, la 711ème compagnie antiaérienne

-Le 63ème bataillon du génie avec une compagnie de pionniers, une compagnie de sapeurs- mineurs et une compagnie mixte de transmissions

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

Armée Polonaise en France

L’Armée Polonaise en France (Armia Polska we Francji APF) à été officiellement créée le 14 mars 1943.

Des unités polonaises existaient déjà en l’occurence quatre divisions d’infanterie, les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème DIP mais ces divisions devaient être en temps de guerre intégrés à des corps d’armée français comme les deux divisions tchecoslovaques.

La présence de plusieurs centaines de milliers de polonais en France permit au gouvernement polonais en exil installé à Nantes de voir grand en l’occurence une armée polonaise autonome destinée à servir de réserve stratégique.

Są montée en puissance à été longue voir laborieuse, moins faute de ressources financières que du manque de matériels, l’industrie française devant déjà équiper une armée nombreuse et accumuler les stocks pour une future mobilisation.

Néanmoins, en septembre 1948, l’Armée Polonaise en France aligne trois corps d’armée à deux divisions plus un corps de cavalerie à deux divisions blindées plus quatre régiments d’artillerie lourde, des unités du génie, des transmissions, du train et de l’intendance.

NdA : plus de détails dans la partie sur les troupes alliées

22-Armée de terre : armement et matériel (90) ordre de bataille (24)

2ème CAC

Le 2ème Corps d’Armée est stationné à l’est de Paris dans les plaines champenoises en profitant des nombreux camps de manoeuvre comme celui de Mourmelon. La mission de ce Corps d’Armée Cuirassé appelé également 39ème Corps d’Armée est de se porter sur le Rhin.

-Comme tous les corps d’armée, le 2ème CAC dispose de moyens qui lui sont directement rattachés :

-Le 639ème régiment de pionniers pour des travaux d’infrastructure et de protection d’état- major

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

-Le 39ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (38ème GRCA) avec des  chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-Le 122ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs créé en septembre 1948 avec deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions et de soutien

-Le 2ème CAC ne dispose pas de GAO mais peut bénéficier du soutien des quatre groupes aériens indépendants d’observation équipés de Bréguet Br694, chaque groupe disposant de quatre escadrilles de neuf appareils, ce triplace étant un rejeton du Bréguet Br690.

 -2ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 9ème régiment de cuirassiers

-2ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens le 14ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 8ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 17ème BCP accompagnés et appuyés par le 18ème groupe de canons d’assaut, le 18ème escadron antichar porté, le 18ème escadron antiaérien porté et le 18ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 27ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 15ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 6ème BCP accompagnés et appuyés par le 20ème groupe de canons d’assaut, le 20ème escadron antichar porté, le 20ème escadron antiaérien porté et le 20ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 309ème RAAP

-Le 10ème bataillon du génie à quatre compagnie (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphiste et une compagnie téléphoniste)

-Un bataillon de réparations divisionnaires regroupant la compagnie automobile de quartier- général, la compagnie automobile de transport, le groupe d’exploitation divisionnaire et le 20ème escadron de réparations divisionnaire.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-4ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 12ème régiment de cuirassiers

-6ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 19ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 46ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs porté, le 11ème BCP accompagnés et appuyés par le 22ème groupe de canons d’assaut, le 22ème escadron antichar porté, le 22ème escadron antiaérien porté et le 22ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 44ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 47ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 12ème BCP accompagnés et appuyés par le 24ème groupe de canons d’assaut, le 24ème escadron antichar porté, le 24ème escadron antiaérien porté et le 24ème groupe de reconnaissance.

-Le 322ème Régiment d’Artillerie Tractée Tout Terrain qui devient fin 1945, le 322ème Régiment d’Artillerie AutoPortée (RAAP) avec des pièces automotrices de 105mm.

-12ème bataillon du génie à quatre compagnie avec trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers mineurs

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphiste et une compagnie radio)

-Un bataillon de réparations divisionnaires regroupant la compagnie automobile de quartier- général, la compagnie automobile de transport, le groupe d’exploitation divisionnaire et le 22ème escadron de réparations divisionnaire.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-6ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 14ème régiment de cuirassiers

-10ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 55ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 54ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 14ème BCP accompagnés et appuyés par le 26ème groupe de canons d’assaut, le 26ème escadron antichar porté, le 26ème escadron antiaérien porté et le 26ème groupe de reconnaissance.

-12ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 57ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 56ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 18ème BCP accompagnés et appuyés par le 28ème groupe de canons d’assaut, le 28ème escadron antichar porté, le 28ème escadron antiaérien porté et le 28ème groupe de reconnaissance.

-Le 349ème Régiment d’Artillerie Autoportée (RAAP) équipé de canons automoteurs de 105mm sur chassis Renault R-40.

-Le 14ème bataillon du génie à quatre compagnie (trois de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphique et une compagnie radio)

-Un bataillon de réparations divisionnaires regroupant la compagnie automobile de quartier- général, la compagnie automobile de transport, le groupe d’exploitation divisionnaire et le 24ème escadron de réparations divisionnaire.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

22-Armée de terre : armement et matériel (89) ordre de bataille (23)

Corps d’Armée Cuirassés

Préambule

Comme nous l’avons déjà vu par le passé, la genèse des Divisions Cuirassées à été compliquée et délicate, successivement le général Estienne et le colonel De Gaule échouant là où le général Flavigny avaient réussi à savoir doté son arme d’une grande unité de combat motomécanique.

Il semble que la raison principale ait été la crainte de l’infanterie de perdre le contrôle des unités de chars récupérées auprès de l’artillerie d’assaut en 1920. Crainte en partie justifiée, les Divisions Cuirassées finissant par intégrer l’Arme Blindée-Cavalerie, nouvelle arme mais qui à davantage pris de la cavalerie que de l’infanterie.

Il faut attendre la guerre de Pologne et la réussite des Panzerdivisionen pour que les derniers obstacles soient levés, aboutissant à la création des deux premières divisions cuirassées bientôt suivies de deux autres, les deux dernières étant créées en septembre 1947 portant leur nombre à six.

Ces divisions comme leurs consoeurs DLM furent regroupés d’abord en un unique Corps d’Armée Cuirassé ou CAC.

A la différence des DLM et des Corps de Cavalerie qui les regroupaient, les Divisions Cuirassées étaient placées sous l’ordre direct du chef d’état-major de l’armée de terre pour en faire un outil de masse, un bélier pour casser le dispositif ennemi.

La création de deux nouvelles divisions cuirassées en septembre 1947 portait leur nombre à six ce qui rendait difficile le maniement d’une telle force.

Le CAC est donc dédoublé en deux Corps d’Armée, un 1er CAC regardant plus vers les plaines belges et un 2ème CAC qui avait le regard fixé sur le Rhin.

1er CAC

Le 1er Corps d’Armée Cuirassée (1er CAC) appelé également 38ème Corps d’Armée regroupe les 1ère, 3ème et 5ème Divisions Cuirassées. Stationnées au nord de Paris, sa zone privilégiée d’engagement c’est la Belgique puis au delà du Rhin la plaine germano-russe.

-Comme tous les corps d’armée, le 1er CAC dispose de moyens qui lui sont directement rattachés :

-Le 638ème régiment de pionniers pour des travaux d’infrastructure et de protection d’état- major

-Le 38ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (38ème GRCA) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant la disponibilité des chars et des AMP, le 38ème GRCA reçoit des Hotchkiss H-39 et des AMD 178.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

-Le 119ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs créé en septembre 1948 avec deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions et de soutien

-Le 1er CAC ne dispose pas de GAO mais peut bénéficier du soutien des quatre groupes aériens indépendants d’observation équipés de Bréguet Br694, chaque groupe disposant de quatre escadrilles de neuf appareils, ce triplace étant un rejeton du Bréguet Br690.

-1ère Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 7ème régiment de cuirassiers

-1ère Brigade Cuirassée (1ère BC) avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens le 25ème BCC équipé de Renault G1R, un bataillon de chars lourds le 28ème BCC équipé de ARL-44; un bataillon de chasseurs portés, le 5ème BCP accompagnés et appuyés par le 17ème groupe de canons d’assaut, le 17ème escadron antichar porté, le 17ème escadron antiaérien porté et le 17ème groupe de reconnaissance.

Le monstrueux ARL-44 à canon de 90mm, la future terreur des chars allemands

Le monstrueux ARL-44 à canon de 90mm, la future terreur des chars allemands

-3ème Brigade Cuirassée (3ème BC) avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens le 26ème BCC avec des Renault G-1R, un bataillon de chars lourds, le 37ème BCC équipé d’ARL-44; un bataillon de chasseurs portés, le 3ème BCP accompagnés et appuyés par le 19ème groupe de canons d’assaut, le 19ème escadron antichar porté, le 19ème escadron antiaérien porté et le 19ème groupe de reconnaissance.

Maquette du Renault G1R dans sa configuration initiale

Maquette du Renault G1R dans sa configuration initiale

-305ème Régiment d’Artillerie AutoPortée

-Le 9ème bataillon du génie à quatre compagnies (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphiste et une compagnie radio)

-Un bataillon de réparations divisionnaire avec une compagnie automobile de quartier général,une compagnie automobile de transport, un groupe d’exploitation divisionnaire et un escadron de réparations divisionnaires.

-3ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 10ème régiment de cuirassiers

-5ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 42ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 41ème BCC équipé d’ARL-44; un bataillon de chasseurs portés, le 7ème BCP accompagnés et appuyés par le 21ème groupe de canons d’assaut, le 21ème escadron antichar porté, le 21ème escadron antiaérien et le 21ème groupe de reconnaissance.

-7ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 45ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars de combat, le 49ème BCC équipé d’ARL-44; un bataillon de chasseurs portés, le 9ème BCP accompagnés et appuyés par le 23ème groupe de canons d’assaut, le 23ème escadron antichar porté, le 23ème escadron antiaérien et le 23ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 319ème RAAP

-Un bataillon du génie à quatre compagnie, le 11ème bataillon du génie (de DC)

-Deux compagnies de transmission, une compagnie télégraphique et une compagnie radio

-Un bataillon de réparations divisionnaires avec une compagnie automobile de quartier général, une compagnie automobile de transport, un groupe

d’exploitation divisionnaire et le 21ème Escadron de réparation divisionnaire

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-5ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 13ème régiment de cuirassiers

-9ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 51ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 50ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 13ème BCP accompagnés et appuyés par le 25ème groupe de canons d’assaut, le 25ème escadron antichar porté, le 25ème escadron antiaérien porté et le 25ème groupe de reconnaissance.

-11ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 53ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 52ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 15ème BCP accompagnés et appuyés par le 27ème groupe de canons d’assaut, le 27ème escadron antichar porté, le 27ème escadron antiaérien porté et le 27ème groupe de reconnaissance.

-Le 339ème Régiment d’Artillerie Autoportée (RAAP)

-Le 13ème bataillon du génie à quatre compagnie (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphique et une compagnie radio)

-Un bataillon de réparations divisionnaires avec une compagnie automobile de quartier général, une compagnie automobile de transport, un groupe d’exploitation divisionnaire et le 23ème Escadron de réparation divisionnaire

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

22-Armée de terre : armement et matériel (77) ordre de bataille (11)

1er Corps de Cavalerie

Ce corps d’armée est placé sous l’autorité directe du commandant du groupe d’armée n°1 qui peut soit l’utiliser comme outil de manoeuvre stratégique ou le détacher au profit de l’une des quatre armées.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 635ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 35ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 329ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés  ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-La 1ère DLM reste organisée comme elle l’est depuis sa réorganisation sur le modèle de la 6ème DLM avec donc les unités suivantes :

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 6ème cuirassiers

-1ère brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 4ème cuirassiers et un régiment de dragons portés, le 15ème RDP associés au 1er groupe de canons d’assaut, le 1er escadron antichar porté, le 1er escadron antiaérien porté et le 1er groupe de reconnaissance.

-2ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 18ème dragons et un  régiment de dragons portés, le 4ème RDP associés au 2ème groupe de canons d’assaut, le     2ème escadron antichar porté, le 2ème escadron antiaérien porté et le 2ème groupe de     reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée, le 74ème Régiment d’Artillerie de Division Légère     Mécanique (74ème RADLM)

-11ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 4ème régiment de cuirassiers

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 1er bataillon du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (301ème compagnie automobile du QG et 401ème compagnie     automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-La 5ème DLM reste organisée comme elle l’est depuis sa réorganisation sur le modèle de la 6ème DLM avec donc les unités suivantes :

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 11ème régiment de cuirassiers

-9ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars _le     6ème régiment de dragons_ , un régiment de dragons portés _le 2ème régiment de dragons     portés_ , le 9ème groupe de canons d’assaut, le 9ème escadron antichar porté, le 9ème     escadron antiaérien porté et le 9ème groupe de reconnaissance équipé d’un peloton de     commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-10ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars_le     4ème régiment de hussards_, un régiment de dragons portés _le 8ème régiment de dragons     portés_,  le 10ème groupe de canons d’assaut, le 10ème escadron antichar porté, le 10ème     escadron antiaérien porté et le 10ème groupe de reconnaissance équipé d’un peloton de     commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-72ème régiment d’artillerie de division légère mécanique

-15ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 6ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 5ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de     transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

2ème Corps de Cavalerie

Ce corps d’armée est placé sous l’autorité directe du commandant du groupe d’armée n°1 qui peut soit l’utiliser comme outil de manoeuvre stratégique ou le détacher au profit de l’une des quatre armées.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 636ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 36ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (36ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 359ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés  ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-La 3ème DLM reste organisée comme elle l’est depuis sa réorganisation sur le modèle de la 6ème DLM avec donc les unités suivantes :

-Un état-major de divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 1errégiment de hussards

Somua S-40

Somua S-40

-5ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, le 1er régiment de chasseurs à cheval équipé de Somua S-40, le 5ème régiment de dragons portés, le 5ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 5ème escadron antichar porté, le 5ème escadron antiaérien porté et le 5ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.
-6ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, le 8ème régiment de chasseurs à cheval, le 19ème régiment de dragons portés (qui reprend les traditions du 19ème régiment de dragons),  le 6ème groupe de canons d’assaut, le 6ème escadron antichar, le 6ème escadron antiaérien porté  et le 6ème groupe de reconnaissance.

105C modèle 1935B

105C modèle 1935B

-Le 75ème régiment d’artillerie de division légère mécanique dispose de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

-13ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 19ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 3ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Ungrouped’exploitationdivisionnaire

-La 7ème Division Légère Mécanique à été créé en septembre 1947 directement sur le modèle de la 6ème DLM avec deux brigades légères mécaniques. Elle dispose des unités suivantes :

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 1er régiment de cuirassiers

-La 13ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars, le 3ème régiment de hussards; un régiment de dragons portés, le 11ème régiment de dragons portés, le 13ème groupe de canons d’assaut, le 13ème escadron antichar porté, le 13ème escadron antiaérien porté et le 13ème groupe de reconnaissance équipé de FCM-44.

-La 14ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 5ème régiment de dragons, un régiment de dragons portés le 12ème régiment de dragons portés, le 14ème groupe de canons d’assaut, le 14ème escadron antichar porté, le 14ème escadron antiaérien porté et le 14ème groupe de reconnaissance équipé de FCM-44.

-Le 76ème régiment d’artillerie de DLM créé à partir d’éléments fournis par le 73ème et le 75ème RADLM (sur le plan humain notamment)

-7ème bataillon du génie

-13ème compagnie télégraphique

-14ème compagnie radio

-307ème  compagnie automobile de quartier général

-407ème compagnie automobile de transport

-43ème bataillon sanitaire divisionnaire

-un groupe d’exploitation divisionnaire

Ces deux corps de cavalerie pourraient en cas d’offensive former une Armée Blindée en compagnie du 1er CAC, une armée à trois corps d’armée soit un total de sept divisions blindées mécanisées.