Mitteleuropa Balkans (176) Grèce (20)

Sous-marins

Classe Katsonis

Les Katsonis sont dérivés des Circé

Les deux sous-marins de la Classe Katsonis sont des submersibles de conception et de fabrication française. Inspirés du type Circé, ils ont été construits à Bordeaux (Katsonis) et à Nantes (Papanikolis). Ils ont été mis en service respectivement en juin 1928 et en décembre 1927.

Déclassés en septembre 1939, ils devaient être remplacés mais la marine grecque faute de moyens financiers n’à pu le faire. Elle s’est donc contentée de les moderniser entre 1942 et 1944 ce qui apportait un plus mais qui ne résolvait un certain nombre de limites.

Toujours en service en septembre 1948 et en mai 1949, les deux submersibles vont connaître des sorts différents. Le Katsonis est coulé le 12 mai 1949 par un hydravion italien alors qu’il tentait de se mettre en position pour torpiller un convoi se formant à la sortie du port de Valona. Aucun membre d’équipage n’à survécu.

Son sister-ship à survécu à la Campagne de Grèce. Il se réfugie à Alexandrie mais ne reprendra jamais du service actif car trop ancien et trop usé. Il sert brièvement de sous-marin d’entrainement avant d’être immergé au large de l’Egypte pour servir de but sonar d’entrainement. La coque est relevée après guerre puis démantelée.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 522 tonnes en surface 703 tonnes en plongée

Dimensions : longueur 62.5m largeur 5.3m tirant d’eau 3.6m

Propulsion : deux moteurs diesels développant 1200ch et deux moteurs électriques de 1000ch, deux hélices

Performances : vitesse maximale 14 nœuds en surface 9.5 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 10 nœuds en surface et 100 miles nautiques à 5 nœuds en plongée Immersion 80m

Armement : (origine) un canon de 100mm et deux mitrailleuses six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue et deux à la poupe) (1949) un canon de 100mm, un canon de 20mm et six tubes lance-torpilles de 533mm

Equipage : 30 officiers et marins

Classe Protefs

Le Protefs

Les quatre unités formant la Classe Protefs sont elles aussi de conception et de fabrication françaises mais un peu plus grosses et un peu plus récentes.

Construites par les ACL de Nantes (Protefs Nirefs Triton) et les chantiers navals français de Caen en sous-traitance ACL (Glafkos), ils ont été mis en service en 1929 pour le premier et en 1930 pour les trois autres.

Ils ne sont guère plus modernes que les Katsonis et la modernisation permet certes de prolonger le service de quelques années mais cela ne faisait que repousser le problème. Le second conflit mondial ne permis pas le renouvellement de la flotte car la Grèce n’avait pas la capacité de construire des sous-marins.

Le Protefs à disparu durant la campagne de Grèce. En patrouille en Adriatique, il devait rentrer le 7 juin 1949 mais il n’à plus donné signe de vie après une dernière vacation radio dans la soirée du 4.

Les recherches engagées après guerre n’ont pas permis de retrouver l’épave tout comme les campagnes de recherche menées en 1960, en 1964, en 1980 et en 1994. Plusieurs théories ont été avancées celle la plus souvent citée étant une explosion causée par une mine suivit d’un naufrage si brutal qu’un SOS n’à pas pu être envoyé.

Les trois autres sous-marins sont parvenus en Egypte mais dans un tel état que leur remise en service est très aléatoire. Elle est d’ailleurs abandonnée au profit de la cession de deux sous-marins de 800 tonnes français.

Les Nirefs et Glafkos sont cannibalisés au profit du Triton puis utilisés comme but sonar pour l’entrainement des opérateurs sonars.

Le Triton est utilisé pour l’entrainement des sous-mariniers grecs jusqu’en septembre 1952 quand il est désarmé, utilisé comme ponton-électrique au profit des sous-marins transférés par la France. Il est démoli en 1959.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : surface 680 tonnes plongée 870 tonnes

Dimensions : longueur 68.6m largeur 5.73m tirant d’eau 4.18m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer développant 1420ch deux moteurs électriques développant 1200ch 2 hélices

Performances : vitesse maximale 14 nœuds en surface 9.5 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 10 nœuds en surface 100 miles nautiques à 5 nœuds en plongée Immersion 80m

Armement : un canon de 100mm, un canon de 3 livres puis deux canons de 37mm, huit tubes lance-torpilles de 533mm (six à la proue et deux à la poupe)

Equipage : 41 officiers et marins

Classe Phenix

Schéma de la classe Phenix

Le 15 juin 1939 le sous-marin Phenix est perdu au large de l’Indochine. Le 24 juin 1939, un décret-loi autorise la commande d’un sous-marin destiné à remplacer cette unité de classe Pascal (série des 1500 tonnes) et dans la foulée une version tropicalisée des sous-marins de 800 tonnes classe Aurore.

Les modifications augmentent le déplacement du sous-marin et on en profite pour uniformiser le calibre des tubes lance-torpilles avec uniquement des tubes de 550mm au lieu de 550 et de 400mm pour les classes précédentes.

Douze sous-marins sont commandés et vont porter les noms des mois du calendrier révolutionnaire.

Le Phenix est mis en service en 1944, les Vendémiaire Ventôse Frimaire Prairial Floréal Nivôse et Messidor en 1945, les Fructidor Pluviose Brumaire et Germinal en 1946 et enfin le Thermidor en 1947.

En septembre 1948 sont déployés sur différents théâtres d’opérations avec huit unités en Méditerranée (9ème DSM Phenix Ventôse Frimaire Prairial et la 17ème DSM Vendémiaire Nivôse Floréal et Messidor qui dépendent de la 3ème flottille de sous-marin, le bras armé sous-marin de la 6ème Escadre Légère), trois unités en mer du Nord (Fructidor Brumaire Pluviose) qui dépendent de la 16ème DSM placée sous le commandement de l’Escadre Légère du Nord alors que les deux dernières dépendent de la 23ème DSM qui sont déployés en Indochine sous les ordres des Forces Navales en Extrême-Orient (FNEO) (Germinal Thermidor).

Ce modèle de sous-marin intéresse la Grèce avant même le second conflit mondial mais le temps et les moyens financiers manquent pour permettre la commande de sous-marins de ce type.

Après la campagne de Grèce, Athènes qui reçoit une proposition pour le transfert de deux sous-marins étudie le type S britannique et le type Phenix ou Aurore français. C’est ce second modèle qui est choisit.

Après inspection, les grecs obtiennent le transfert du Ventôse et du Messidor qui subissent une véritable remise en état avant transfert, transfert qui est effectif respectivement en septembre 1951 et juillet 1952. Ils sont rebaptisés Katsonis et Protefs.

Le Protefs est coulé par un escorteur italien en janvier 1953 alors qu’il attaquait un convoi reliant Bari et Tarente. Le Katsonis survit au second conflit mondial, est profondément modernisé à Toulon dans le cadre du programme AMTATE (Améliorations Tactiques et Techniques) en 1956/57.

Ce programme équivalent au programme GUPPY américain comprend la suppression du canon de pont et de la DCA, le remplacement des moteurs diesels par des moteurs plus puissants, le remplacement des batteries d’origine par des batteries haute-puissance, l’amélioration de l’hydrodynamisme de la coque, de nouveaux capteurs et la suppression des tubes lance-torpilles de poupe.

Ainsi modernisé le Katsonis va servir jusqu’au 30 septembre 1975 quand il est désarmé. Il est transformé en musée au Pirée, étant ouvert au public depuis 1977.

Caractéristiques Techniques de la classe Phenix

Déplacement : surface 925 tonnes plongée 1202 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.9m largeur 6.5m tirant d’eau 4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider de 1500ch et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale en surface 16.5 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action en surface 3300 miles nautiques à 10 noeuds en plongée 70 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale 100m

Après la réforme AMTATE, la vitesse en surface est portée à 18 nœuds la vitesse en plongée à 10 nœuds, l’immersion passe à 125m.

Armement : un canon de 100mm modèle 1934, un affût double de 25mm pour la défense antiaérienne et dix tubes lance-torpilles de 550mm (quatre tubes à l’étrave, deux à l’arrière et deux tourelles mobiles derrière le kiosque)

Equipage : 46 hommes (4 officiers, 9 officiers mariniers et 33 quartiers maitres et matelots).

Vedettes lance-torpilles

Une S-Boot

La géographie dicte la conception et l’organisation d’une flotte. La Grèce avec sa géographie archipélagique est un lieu idéal pour une puissante force de vedettes lance-torpilles. Pourtant il va falloir attendre la période de la Pax Armada pour que la marine royale héllène s’équipe de navires de ce type.

En septembre 1948, seize μικρό πλοίο επίθεσης (mikró ploío epíthesis, petits navires d’attaque) sont en service au sein de deux flottilles, les 4ème et 5ème flottilles. Ces vedettes ont été construites sur le lac de Constance par une division navale de la firme Dornier qui produisit un modèle de la firme Lürssen.

Ces vedettes livrées en 1943/44 au grand dam des italiens ont descendu en convois jusqu’au delta du Danube et le port roumain de Constansa où ils sont chargés en pontée sur un cargo pour rallier l’Arsenal de Salamis où elles vont recevoir l’armement prévu.

Ces navires ne reçoivent pas de nom mais les trois lettres MPE suvis d’un chiffre ou d’un nombre (un à seize).

Ces seize navires sont toujours en service en septembre 1948 et vont jouer un rôle majeur dans la Campagne de Grèce. Leur mission est d’harceler les navires de combat, les transports et lutter contre leurs homologues, les MAS.

Elles vont s’illustrer à plusieurs reprises, s’attirant rapidement le respect de leurs alliés comme de leurs ennemis. Deux MPE coulent le croiseur léger Emmanuele Pessano en compagnie du destroyer Hydra, d’autres coulent l’escorteur Canopo en janvier 1950.

Quand la Campagne de Grèce s’achève en mars 1950 il ne reste que neuf vedettes lance-torpilles opérationnelles ou du moins en service, les MPE-1 et 3 étant coulées par l’aviation (par les allemands pour la première, par les italiens pour la deuxième), les MPE-5 et 6 ont été détruites par des vedettes italiennes, la MPE-11 à été victime d’un incendie provoqué par un bombardement d’artillerie sur Salamis, le MPE-15 et 16 ont été coulées par des cacciatorpediniere italiens.

Les survivantes sont donc les MPE-2, 4, 7,8,9,10,12,13 et 14 qui se replient sur la Crète, opérant dans une flottille de marche pour défendre la grande île contre une potentielle invasion ennemie qui ne se produisit jamais.

Manquant de pièces, usées, ces vedettes ne peuvent vraiment durer. Cette situation à été anticipée par le gouvernement grec qui solicite les alliés pour commander des vedettes lance-torpilles neuves.

Des Fairmile D au port

Les américains, les français et les britanniques remettent leurs propositions et c’est le modèle britannique Fairmile D qui est sélectionné, seize vedettes sont commandées pour recréer deux flottilles, des vedettes livrées entre juin et septembre 1951.

Ces deux flottilles sont pleinement opérationnelles à la fin de l’année puis sont transférées début 1952, une flottille étant stationnée à Patras sur la côte occidentale du Péloponnèse et la seconde à Epidaure sur la côte orientale.

Si la première doit surtout s’attaquer aux convois ravitaillant l’île de Céphalonie, la seconde doit attaquer les convois nocturnes entre Le Pirée et les Cyclades.

De violents combats ont lieu, une véritable guerilla rude et impitoyable. Ces combats sont d’autant plus rudes que pendant longtemps la domination de l’espace aérien est disputé entre l’Axe et les alliés.

Au total les grecs vont recevoir trente-six vedettes lance-torpilles pour remplacer les vedettes détruites ou simplement usées par une utilisation intensive.

Outre l’attaque classique à la torpille ces vedettes vont également assurer d’autres missions comme le transport rapide de commando (les torpilles étaient laissées à terre pour permettre l’emport d’une douzaine de commandos) ou l’appui-feu avec l’embarquement à la place des torpilles d’un mortier ou d’un canon de montagne pour mener des missions d’appui-feu et de harcèlement.

Le second conflit mondial terminé ces vedettes vont participer à la guerre civile grecque avant d’êre remplacées par des vedettes plus modernes à coque en acier et armement renforcé avec toujours de l’artillerie légère, des mitrailleuses et des torpilles en attendant les missiles surface-surface.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 104 tonnes pleine charge 120 tonnes

Dimensions : longueur 35m largeur 6.35m tirant d’eau 1.50m

Propulsion : quatre moteurs essence Packard 4M 2550 dévellopant 5750ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 31.5 nœuds distance franchissable 506 miles nautiques à 30 nœuds 2500 miles nautiques à 10 nœuds

Armement : deux canons de 40mm Bofors, quatre canons de 20mm Oerlikon (un affût double et deux affûts simples), quatre mitrailleuses de 7.7mm en affûts doubles, quatre torpilles de 533mm

Equipage : 21 officiers et marins

Navires légers

En ce qui concerne les navires légers, la marine royale grecque possède fort peu de navires en dépit de nombreuses îles à protéger et à surveiller.

En septembre 1948 on trouve une flottille hétéroclite avec de nombreuses Caïques réquisitionnées et armées de bric et de broc pour surveiller et défendre (sic) les îles.

Ces navires vont s’illustrer durant la Campagne de Grèce en évacuant de nombreux militaires et civils qui échappèrent à l’occupation et à la captivité pour continuer la lutte.

Certains équipages contractèrent un engagement au sein de la marine grecque, troquant leurs bateaux de pêche armés contre des vedettes légères construites par les français et les britanniques.

Ces vedettes au nombre de trente-deux vont opérer depuis la Crète et le Péloponnèse pour surveiller, sécuriser et parfois attaquer.

Une fois l’offensive lancée à l’automne 1952 ces vedettes furent parfois utilisées comme des transports de troupes ou pour des missions d’appui-feu.

Ces vedettes mesuraient 15.50m de long pour 3.80m de large, un tirant d’eau de 1.50m, un déplacement de 60 tonnes, une vitesse maximale de 25 nœuds avec un armement généralement composé d’un canon de 37 ou de 40mm, deux mitrailleuses lourdes, deux mitrailleuses légères et parfois quelques grenades ASM à l’efficacité limitée par l’absence d’Asdic.

Navires de soutien

En septembre 1939 la force auxiliaire de la marine grecque fait peine à voir avec des navires antiques :

-Le navire-atelier Hifaistos l’ancien navire-allemand Marie Repnel aménagé en navire-atelier chez Palmers en Angleterre en 1925.

-Le ravitailleur de sous-marins Amphitriti un navire datant de 1876 refondu en 1934 et qui fût successivement transport, yacht, navire hôpital et ravitailleur de sous marins.

-le pétrolier Prometheus (1889)

-La citerne Avra (1894)

-Des remorqueurs

-le voilier-école Arès

Face à l’augmentation des moyens de la marine grecque il faut augmenter la force auxiliaire mais cette volonté est freinée pour ne pas dire contrée par le manque de budgets. Il faut dire que le budget de la marine est non seulement limité mais en plus très sollicité par la construction de nombreux navires de combat.

Finalement quelques navires vont être construits ou reconvertis pour permettre un soutien logistique minimal. Une série d’accords sont passés avec des armateurs grecs qui mettent à disposition cargos et pétroliers en échange de généreuses exonérations d’impôts ce qui suscite nombre de débats et de critiques.

Si le pétrolier Prometheus victime d’un incendie en mars 1944 n’est plus là tout comme la citerne Ava (qui à coulé au mouillage à Salamis), les autres navires sont là, la marine grecque estimant qu’ils peuvent encore rendre des services. De nouveaux navires arrivent ce qui donne à la force auxiliaire de la marine grecque le visage suivant :

-Deux pétroliers (sans capacité de ravitaillement à la mer qu’à ma connaissance la marine grecque n’à pas pu ou voulu expérimenter), les Prometheus et Nymphea, deux pétroliers rachetés à un armateur en faillite.

Il s’agit de pétroliers de 8000 tonnes de jauge brut, mesurant 120m de long sur 17m de large pour un tirant d’eau de 7m, une vitesse maximale de 15 nœuds et un armement composé de deux canons de 76mm et de quatre canons de 20mm.

Si le Nymphea est torpillé par un sous-marin italien le 14 mars 1952 entre Alexandrie et la Crète, le Prometheus va survivre au second conflit mondial après avoir ravitaillé des dizaines pour ne pas dire des centaines de navires qu’ils soient grecs, yougoslaves, français ou britanniques.

Il est désarmé en 1969 et remplacé par un navire reprennant son nom, un pétrolier-ravitailleur conçu dès l’origine pour ce rôle.

-Le navire-atelier Hifaistos parvient à se réfugier à La Sude et assure le soutien technique des navires grecs et alliés dans ce magnifique port naturel. Victime d’une avarie de machine lors d’un transit vers Athènes en mai 1953, le navire est drossé à la côté. Le navire est remis à flot mais lors de son remorquage en direction de la base navale de Salamis une voie d’eau se déclare entrainant son naufrage.

-Le ravitailleur de sous-marins Amphitriti tente lui aussi de rallier la Crète mais rattrapé par l’aviation allemande il est coulé le 14 novembre 1949.

-Pour compléter les deux pétroliers, deux cargos baptisés Herkules et Zeus sont loués en 1944 pour dix ans auprès d’un armateur grec qui ne reverra jamais ses deux navires de 5000 tonnes de port en lourd, mesurant 100m de long sur 15m de large pour une vitesse de 15 nœuds (12 en pratique).

En effet ces deux navires sont perdus durant le conflit, l’Herkules saute sur une mine alors qu’il venait de quitter l’île de Céphalonie en octobre 1949 (le navire coupé en deux coule rapidement en ne laissant que fort peu de survivants) alors que le Zeus est coulé par l’aviation allemande lors de l’opération ANVIL le 17 septembre 1952.

13-Sous-marins (38) sous-marins classe Phenix (2)

Le  Frimaire

-Le  Frimaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 15 octobre 1941 lancé le 29 juin 1943 et mis en service le 12 mars 1945

Accompagné de ses compères Ventôse et Prairial, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 5 au 12 février 1947, les sous-marins Frimaire et Phenix de la 9ème DSM effectuent un entrainement anti-sous-marin avec les contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire de la 4ème DCT.

Le Frimaire participe ensuite à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce du 26 avril au 5 mai 1947.

Du 1er mai au 20 juin 1948, le Frimaire est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 juillet 1948, exécutant ses essais officiels du 5 au 7 juillet puis sa remise en condition du 9 au 23 juillet 1948.

Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 25 août, date de son retour à Bizerte et achevait sa remise en condition quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948. Il appareille le 6 septembre au matin pour surveiller les mouvements de la flotte italienne.

Le Prairial

-Le Prairial est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes en novembre 1941 lancé en décembre 1943 et mis en service le 12 mars 1945.

Accompagné de ses compères Frimaire et Ventôse, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 juin au 1er août 1948, le Prairial est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 août, exécutant ses essais officiels du 13 au 15 août puis sa remise en condition du 17 au 30 août, appareillant pour sa première patrouille le 4 septembre.

Le  Floréal

-Le  Floréal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 12 novembre 1941 lancé le 4 janvier 1944 et mis en service le 10 juillet 1945.

Le 11 juillet 1945, le sous-marin Floréal quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Amiens qui profite de cette escorte pour aller tester des équipements en Méditerranée. Les deux navires se ravitaillent à Casablanca le 19 juillet et rallient Bizerte le 25 juillet 1945 dans la matinée.

Le Floréal intègre alors la 28ème DSM, division de la 3ème flottille de sous-marins qui devient 17ème DSM en mars 1947 sans changer de flottille d’appartenance.

Du 3 au 21 mai 1947, il participe avec son compère Nivôse ainsi qu’avec les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix à l’exercice «Cordial Agreement», le pendant méditerranéen des exercices Entente Cordiale menés depuis 1944 entre la Home Fleet et la Flotte de l’Atlatnique.

Du 16 décembre 1947 au 22 janvier 1948, le Floréal est échoué sur le bassin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 février 1948, effectuant ses essais officiels du 6 au 8 février puis sa remise en condition du 10 au 24 février. Il effectue sa première patrouille du 1er au 31 mars 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à la mer en patrouille depuis cinq jours quand il apprend que le second conflit mondial viens de commencer.

13-Sous-marins (37) sous-marins classe Phenix (1)

N-Sous-marins de moyenne patrouille classe Phenix (type Y4)

Schéma de la classe Phenix

Schéma de la classe Phenix

En guise d’avant propos

Le 15 juin 1939, le sous-marin Phenix (classe Pascal) disparaît accidentellement au large de Cam-Ranh en Indochine.

Dès le 24 juin 1939, un décret-loi autorise la commande d’un sous-marin pour le remplacer numériquement et décision est prise de développer une version «tropicalisée» des Aurore ce qui implique une augmentation de poids dont on profite pour ajouter deux tubes lance-torpilles portant leur nombre à dix tubes, tous de calibre 550mm.

Au Phenix s’ajoutent douze sous-marins de moyenne patrouille dont la construction est décidée par le décret-loi du 29 décembre 1939. Ces sous-marins sont baptisés du nom des mois du calendrier révolutionnaire.

Le Phenix

-Le Phenix est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 7 novembre 1940 lancé le 14 janvier 1943 et mis en service le 15 juillet 1944.

Il quitte Toulon le 16 juillet 1944 en compagnie de l’Engageante avec laquelle il rallie Bizerte le 19 juillet 1944. Il est placé hors rang au sein de la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère. La mise en service simultanée le 12 mars 1945 des Ventôse Frimaire et Prairial permet la réactivation de la 9ème DSM.

Du 5 au 12 février 1947, le sous-marin Phenix accompagné de son sister-ship Frimaire participe à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire de la 4ème DCT.

Du 22 au 30 mai, le Phenix sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Mogador et Hoche de la 11ème DCT.

Du 5 août au 20 septembre 1947, Le Phenix est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 octobre 1947.

Ses essais réglementaires ont lieu du 5 au 7 octobre et sa remise en condition est réalisée du 9 au 24 octobre. Sa première patrouille post-carénage est réalisé du 1er au 23 novembre en Méditerranée orientale.

Quand le second conflit mondial éclate, le Phenix est à la mer en patrouille quelque part en Méditerranée orientale.

-Le Vendémiaire

-Le Vendémiaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 avril 1941 lancé le 12 juin 1943 et mis en service à Cherbourg le 7 mai 1945.

Il quitte Cherbourg le 8 mai 1945 en compagnie de l’Engageante, les deux navires faisant escale à Casablanca du 15 au 17 mai avant de rallier Bizerte le 23 mai 1945 à l’aube. Il est placé hors rang au sein de la 3ème FSM en attendant que la mise en service du Nivôse en juin 1945 n’active la 28ème DSM qui sera ensuite complétée par le Floréal et le Messidor.
Du 19 au 26 décembre 1946, les sous-marins Vendémiaire et Messidor participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs de la 7ème DCT Vauquelin Tartu et Chevalier Paul.

Trois mois plus tard, en mars 1947, la 28ème DSM est renumérotée 17ème DSM, la précédente DSM à portée ce numéro ayant été dissoute en septembre 1946.

Du 21 septembre au 30 octobre 1947, le Vendémiaire est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 novembre 1947.

Les essais officiels ont lieu du 16 au 18 novembre et sa remise en condition du 20 novembre au 3 décembre 1947. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 10 décembre 1947 au 2 janvier 1948.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Vendémiaire venait de rentrer d’une patrouille au cours duquel il avait connu plusieurs problèmes techniques. Il est donc indisponible et ne peut appareiller même après une remise en condition accélérée (il appareilla finalement le 17 septembre).

-Le Ventôse

-Le Ventôse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 22 septembre 1941 lancé le 4 novembre 1943 et mis en service le 12 mars 1945.

Accompagné de ses compères Frimaire et Prairial, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 10 mars au 30 avril 1948, le Ventôse est échoué sur le dock flottant où il subit son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 avril 1948. Il réalise ses essais officiels du 13 au 15 avril puis sa remise en condition du 17 au 30 avril. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 7 au 24 mai 1948.

Quand la seconde guerre mondiale éclate, le Ventôse est en escale à Beyrouth après une patrouille orientée dans la surveillance du Dodécannèse alors possession italienne. Il se ravitaille en vivres et en carburant et reprend la mer pour surveiller notamment le canal d’Otrante.

13-Sous-marins (3) Classe Requin (2)

Le Dauphin

Le Dauphin

Le Dauphin

-Le Dauphin est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et mis en service le 22 novembre 1927

Comme les autres submersibles de classe Requin, le Dauphin subit une refonte au milieu des années trente pour résoudre les problèmes techniques les plus criants. Il est ainsi refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du 28 janvier 1936 au 9 mars 1938.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Dauphin est intégré à la 10ème DSM en compagnie de ses sister-ships Phoque et Espadon, division intégrée à la 3ème FSM qui dépend de la 4ème Escadre Légère. Il subit ensuite un petit carénage du 16 décembre 1939 au 15 janvier 1940, sortant pour essais du 16 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Dauphin qui reste intégré à la 10ème DSM, division de la 3ème FSM qui dépend de la 6ème Escadre Légère.

Après de nombreuses patrouilles en Méditerranée, le Dauphin est mis en position de complément le 15 février 1942 et désarmé officiellement le 20 mars 1942. Condamné le 1er avril 1942, il est vendu à la démolition le 15 septembre 1944 et démantelé par un chantier de démolition navale implanté à Tunis.

Le Caïman

-Le Caïman est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 février 1927 et mis en service le 7 février 1928.

Refondu aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 24 février 1936 au 26 novembre 1937, le Caïman appartient durant la guerre de Pologne à la 9ème DSM, division de sous-marins de la 3ème flottille qui dépend de la 4ème Escadre Légère.

Du 22 mai au 22 août 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour subir un grand carénage, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 10 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 maintient le Caïman au sein de la 9ème DSM, division qui dépend toujours de la 3ème FSM, la 4ème Escadre Légère étant devenue la 6ème Escadre Légère.

Comme ses congénères, le Caïman multiplie les patrouilles en Méditerranée orientale, surveillant notamment le Dodécanèse italien (il fait alors escale à Beyrouth et à Chypre) mais poussant parfois jusqu’en Adriatique pour surveiller notamment les ports de Bari et de Venise.

Le 21 mars 1942, le Morse est mis en position de complément entrainant la dissolution de la 9ème DSM, le Caïman effectuant encore deux patrouilles avant d’être à son tour mis en position de complément le 4 juin 1942.

Un passage au bassin (dans une forme du port de Bizerte) du 5 au 12 juin révélant son bon état matériel, il est décidé de l’utiliser en Méditerranée comme sous-marin d’entrainement.

Il quitte ainsi la Tunisie le 1er juillet pour rallier Toulon le 3 juillet 1942.

Il va servir de sous-marin d’entrainement jusqu’au 14 mars 1947 quand il est désarmé suite à une avarie de diesel. Condamné le 5 mai, il aurait du être vendu à la démolition mais il est finalement utilisé comme cible lors d’exercice de grenadage et de lancement de torpilles du 16 au 25 mai 1948.

Le Phoque
-Le Phoque est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et mis en service le 7 mai 1928.

Comme les autres submersibles de cette classe, le Phoque subit une refonte, refonte confiée aux Ateliers et Chantiers de La Loire de Saint-Nazaire qui exécutent les travaux 25 novembre 1935 au 8 février 1938.

Durant la guerre de Pologne, l’avant-dernier submersible de classe Requin est affecté à la 10ème DSM en compagnie du Dauphin et de l’Espadon.

Après un petit carénage du 18 février au 14 mars 1940, le Phoque reprend ses patrouilles en Méditerranée, se focalisant notamment sur la surveillance du détroit de Sicile.

Le Phoque est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 10ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 16 au 23 juillet révèle un état matériel satisfaisant et il va servir de sous-marin d’entrainement à Toulon, le Phoque ralliant le Var le 4 août 1942.

Mis à nouveau en position de complément le 14 juin 1945, il est mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de la Ciotat du 21 septembre au 30 octobre 1947.

L’Espadon

Lancement du sous-marin L'Espadon

Lancement du sous-marin L’Espadon

-L’Espadon est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 28 mai 1926 et mis en service le 16 décembre 1927.

L’Espadon est refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer du 2 janvier 1936 au 9 mars 1938. Intégré à la 10ème DSM, il participe durant la guerre de Pologne à de nombreuses patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique.

Il subit un petit carénage du 16 janvier au 17 février 1940, sortant pour essais du 18 au 20 février et pour remise en condition du 22 février au 7 mars 1940, reprenant alors son cycle de patrouilles.

L’Espadon est mis en position de complément le 4 mai 1942 puis passe sur le dock flottant du 24 au 30 juin.

Son état matériel ne justifiant pas une réutilisation, l’Espadon est officiellement désarmé le 2 juillet 1942 et condamné le 12 juillet 1942. Il est mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 15 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition naval implanté à Arzew.

Le Marsouin  à Cherbourg en 1925

Le Marsouin à Cherbourg en 1925

Caractéristiques Techniques de la classe Requin

Déplacement : en surface 974 tW en plongée 1441 tW

Dimensions : longueur 78.25m largeur 6.84m tirant d’eau 5.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider ou Sulzer de 1450ch chacun et deux moteurs électriques de 900ch deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 16 noeuds vitesse maximale en plongée 10 noeuds

Distance franchissable : 6650 miles nautiques à 10 noeuds en surface 105 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Immersion : 80m

Endurance : 30 jours

Armement : un canon de 100mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm remplacées ensuite par deux mitrailleuses de 13.2mm; dix tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave, 2 à l’arrière et deux plate-formes orientables doubles)

Equipage : 14 officiers et 36 officiers mariniers et matelots

13-Sous-marins (2) Classe Requin (1)

A-Sous-marins de grande patrouille de classe Requin (projet C4)

Genèse

Après plusieurs années de réflexion, de «digestion» des leçons du premier conflit mondial, le projet de sous-marin de grande patrouille arrive à maturité au printemps 1920 et est définitivement adopté le 30 juin 1920, définissant un sous-marin de 1100 tonnes, dix tubes lance-torpilles et un canon de 100mm.

Neuf sous-marins de grande patrouille de «1100 tonnes» vont ainsi être construits, six financés à la tranche 1922 (Requin Souffleur Morse Narval Marsouin Dauphin) et trois au contingent 1923 (Caïman Phoque Espadon).

Le Requin

Le sous-marin Requin

Le sous-marin Requin

-Le Requin (numéro constructeur : Q-115) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et mis en service le 28 mai 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer du 20 février 1936 au 6 janvier 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Requin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Narval, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Le Requin subit un grand carénage à Bizerte du 20 octobre au 10 décembre 1940, sortant pour essais du 11 au 13 décembre puis pour remise en condition du 15 au 30 décembre.

Il reprend ensuite ses patrouilles au large des côtes italiennes et libyennes, surveillant le trafic commercial italien mais également les manoeuvres de la Regia Marina en surface et en plongée, devant jouer avec l’agressivité des patrouilleurs italiens, plusieurs abordages sont évités de justesse contre les navires italiens chargés de protéger Tarente et Benghazi.

Le Requin est mis en position de complément le 5 juin 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock flottant pour sous-marins pour inspection du 15 au 20 juillet 1942, inspection qui révèle un état matériel médiocre.

Le Requin est officiellement désarmé le 22 juillet 1942 et condamné le 4 août 1942, retrouvant son numéro constructeur soit le Q-115.

Le Souffleur

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

-Le Souffleur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er novembre 1924 et mis en service le 10 août 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire du 28 octobre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Souffleur appartient à la 9ème DSM composée également des sous-marins Caïman et Morse, division de la 3ème flottille intégrée à la 4ème Escadre Légère.

Du 15 mars au 21 mai 1940, il subit à Bizerte un grand carénage sur le dock flottant, sortant pour essais du 22 au 25 mai et pour remise en condition du 27 mai au 10 juin 1940, reprenant ensuite ses patrouilles.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas la situation du Souffleur (mis à part le fait que la 4ème EL est devenue la 6ème EL) qui multiplie les patrouilles avec une préférence pour le Golfe de Syrte même si parfois certaines patrouilles le conduisit jusqu’au Dodécanèse voir en Adriatique, des escales de ravitaillement discrètes ayant eu lieu à Kotor.

Le Souffleur est mis en position de complément le 14 mars 1942 et mouillé sur le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock-flottant du 5 au 15 juin pour inspection, inspection qui montre un bon état matériel.

Il est décidé de l’utiliser comme sous-marin expérimental au profit du GASM à Toulon. Il garde son nom et passe sur le dock flottant du 21 au 30 juillet, le sous-marin ne conservant que deux tubes lance-torpilles à l’avant et deux à l’arrière.

Il sort pour essais du 1er au 4 août puis pour remise en condition du 6 au 13 août, arrivant à Toulon le lendemain 14 août 1942. Rattaché au GASM, il va être utilisé pour des tests de moteurs, d’armement, de  systèmes «électroniques»………. .

Utilisé intensivement, il est victime d’une grave avarie de moteur le 14 juin 1946. Il est désarmé le lendemain  puis condamné le 27 juin 1946 sous le numéro Q-116.

Mouillé au cimetière naval du Bregaillon, il est vendu à la démolition à un chantier de La Ciotat le 4 septembre 1946, remorqué le 10 septembre et démantelé entre le 11 septembre et le 20 octobre 1946.

Le Morse

-Le Morse est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 11 novembre 1925 et mis en service le 10 février 1928.

Comme ses sister-ships, le Morse va subir une refonte aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 15 novembre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le sous-marin Morse appartient à la 9ème DSM en compagnie de ses sister-ships Caïman et Souffleur, division de la 3ème Flottille de Sous-Marins, la composante sous-marin de la 4ème Escadre Légère, devenue 6ème EL en septembre 1940.

Du 23 août au 19 octobre 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière, sortant pour essais du 21 au 23 octobre et pour remise en condition du 25 octobre au 8 novembre 1940.

Il va comme ses compères de la 9ème DSM mener d’incessantes patrouilles ayant pour principales zones de patrouilles le canal d’Otrante, le golfe de Syrte, le golfe de Tarente, les ports de Sicile.

Le Morse est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 9ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 15 au 22 mai pour inspection, inspection qui révèle un état matériel très détérioré en raison notamment d’un échouage à proximité des côtes libyennes.

Le sous-marin Morse est officiellement désarmé le 24 mai 1942 et condamné le 4 juin 1942 redevenant le Q-117. Mouillé sur le lac de Bizerte, il y reste jusqu’au 17 septembre 1945 quand il est remorqué en haute mer pour servir de cible à l’aéronavale, la coque de l’ancien sous-marin encaissant deux torpilles et quatre bombes avant de couler.

Le Narval

Le Narval à la mer

Le Narval à la mer

-Le Narval est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et mis en service le 23 juillet 1926.

Comme ses huit sister-ships, il est refondu aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 22 novembre 1935 au 8 février 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Narval appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Après avoir enchainé les patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique _allant jusqu’à Venise_ , le Narval subit un grand carénage sur le dock  flottant de Bizerte du 6 mars au 15 juin 1941, sortant pour essais du 16 au 18 juin puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1941.

Le Narval est mis en position de complément le 15 juin 1942 ce qui entraine la dissolution de la 11ème DSM, laissant le Marsouin hors rang.

Il passe sur le dock flottant pour inspection du 15 au 22 août, inspection qui révèle un bon état matériel. Il est décidé de le confier au GASM comme sous-marin d’essais et d’expérimentation. Il subit pour cela des travaux du 5 au 15 septembre 1942, sortant pour essais du 16 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 4 octobre, date à laquelle il rallie Toulon.

Il va être utilisé en compagnie du Souffleur pour tester des armes, des systèmes mais également de nouvelles tactiques et jusqu’au 15 juin 1948 quand la mise en service du Roquebert entraine son désarmement. Mouillé au cimetière naval de Bregaillon (DNM), l’ancien Narval est toujours présent en septembre 1948, le début de la guerre retardant sa vente à la démolition.

Le Marsouin

Le Marsouin à quai

Le Marsouin à quai

-Le Marsouin est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 17 décembre 1924 et mis en service le 7 septembre 1927.

Comme ses huit sister-ships, il subit au milieu des années trente une refonte pour résoudre les faiblesses les plus criantes de ces sous-marins. Il est ainsi en travaux aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 3 février 1936 au 4 décembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Marsouin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Narval et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.

Le Marsouin subit un grand carénage sur le dock flottant de Bizerte du 11 décembre 1940 au 5 mars 1941, sortant pour essais du 6 au 9 mars avant remise en condition du 11 au 26 mars 1941.

Il reprend ensuite ses nombreuses patrouilles, ayant le Golfe de Tarente, le canal d’Otrante et l’Adriatique.

Le 15 juin 1942, le Narval est mis en position de complément, laissant le Marsouin hors rang au sein de la 3ème flottille.

Suite à une avarie mécanique, le Marsouin est mis en position de complément le 15 août 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte. Il passe sur le dock flottant du 16 au 20 septembre et l’inspection montre un état matériel très dégradé.

Le Marsouin est officiellement désarmé le 21 septembre 1942 et condamné le 1er octobre, retrouvant son numéro constructeur le Q-119. Il est mouillé dans le lac de Bizerte jusqu’au 15 septembre 1943 quand il est pris en remorque pour rallier Toulon mais une voie d’eau entraine le naufrage du Q-119 au large du cap Corse.