13-Sous-marins (40) sous-marins classe Phenix (4)

Le Pluviose

-Le Pluviose est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 5 septembre 1942 lancé le 12 décembre 1944 et mis en service le 12 septembre 1946.

Il rallie Dunkerque le lendemain et intègre la 16ème DSM dont il est l’un des trois éléments, les deux autres étant le Fructidor et le Brumaire.

Du 7 au 20 janvier 1948, les sous-marins Pluviose et Fructidor participent à l’entrainement du porte-avions Painlevé et de son escorteur, le cuirassé Lorraine.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT.

Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Quand éclate la deuxième guerre mondiale le 5 septembre 1948, le sous-marin Pluviose est à la mer au large des Pays Bas. A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark, il reçoit l’ordre de patrouiller au large du Jutland.
Le Brumaire

-Le  Brumaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 7 septembre 1942 lancé le 21 juin 1944 et mis en service le 5 mai 1946.

Il rallie Dunkerque le lendemain et sa mise en service permet la réactivation de la 16ème DSM qui atteint son format définitif avec la mise en service du Pluviose.

Du 3 au 13 septembre 1947, le sous-marin Brumaire participe à un entrainement ASM au profit du contre-torpilleur Cassard de la 8ème DCT.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT.

Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, le Brumaire est à quai entre deux patrouilles. Ne devrant reprendre la mer que le 12 septembre, il accélère néanmoins sa remise en condition et peut appareiller dès le 7 septembre 1948 au matin.

Le Germinal

-Le Germinal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 20 septembre 1942 lancé le 12 janvier 1945 et mis en service le 4 juillet 1946.

Le Germinal est provisoirement rattaché à la 5ème Escadre, ralliant Brest le 5 juillet 1946 en compagnie du ravitailleur Lassigny. Ils sont rejoints le 16 février 1947 par le Thermidor ce qui permet l’activation de la 23ème DSM.

Le 19 février 1947, la 23ème DSM et le Lassigny quittent Brest pour rallier Haïphong en Indochine, leur nouveau port d’attache. Ils font escale à Fort de France du 26 au 28 février, à Kingston le 3 mars, franchissent le canal de Panama les 7 et 8 mars avant de basculer dans le Pacifique.

Ils font ensuite escale à Pearl Harbor du 17 au 21 mars, à Wake le 26 mars, à Guam le 29 mars, à Cavite en baie de Manille 5 avril avant de rallier Haïphong le 11 avril après presque deux mois de mer.

Ils passent au bassin à Cam-Ranh du 13 avril au 2 mai 1947 pour inspection et travaux rendus nécessaires par une si longue traversée. Ils sortent pour essais le 3 mai puis effectuent une brève remise en condition du 5 au 12 mai date de leur retour à Haïphong.

Du 25 octobre au 2 novembre 1947, les deux sous-marins de la 23ème DSM effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers Le Savoyard Le Niçois Le Béarnais et Le Catalan de la 7ème DT. Un entrainement similaire à lieu du 8 au 13 février 1948.

Quand la guerre éclate à nouveau en Europe en septembre 1948, la 23ème DSM en est informée et reçoit des consignes de vigilance, le Japon pouvant profiter de l’occasion pour attaquer l’Indochine mais l’Extrême-Orient reste calme.
Le Thermidor

-Le Thermidor est  mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 12 janvier 1943 lancé le 1er décembre 1945 et mis en service le 15 février 1947 à Cherbourg.

Il rallie Brest le lendemain 15 février 1947 et le 19 février, appareille en compagnie du Germinal et du Lassigny pour l’Indochine et plus particulièrement Haïphong où il arrive le 11 avril 1947.

Le Thermidor et le Germinal passent au bassin à Cam-Ranh du 13 avril au 2 mai 1947 pour inspection et travaux rendus nécessaires par une si longue traversée. Ils sortent pour essais le 3 mai puis effectuent une brève remise en condition du 5 au 12 mai date de leur retour à Haïphong.

Du 25 octobre au 2 novembre 1947, les deux sous-marins de la 23ème DSM effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers Le Savoyard Le Niçois Le Béarnais et Le Catalan de la 7ème DT. Un entrainement similaire à lieu du 8 au 13 février 1948.

Quand la guerre éclate à nouveau en Europe en septembre 1948, la 23ème DSM en est informée et reçoit des consignes de vigilance, le Japon pouvant profiter de l’occasion pour attaquer l’Indochine mais l’Extrême-Orient reste calme.

Caractéristiques Techniques de la classe Phenix

Déplacement : surface 925 tonnes plongée 1202 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.9m largeur 6.5m tirant d’eau 4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider de 1500ch et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale en surface 16.5 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action en surface 3300 miles nautiques à 10 noeuds en plongée 70 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale 100m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934, un affût double de 25mm pour la défense antiaérienne et dix tubes lance-torpilles de 550mm (quatre tubes à l’étrave, deux à l’arrière et deux tourelles mobiles derrière le kiosque)

Equipage : 46 hommes (4 officiers, 9 officiers mariniers et 33 quartiers maitres et matelots).

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13-Sous-marins (36) sous-marins classe Aurore (4)

La Clorinde

-Le Clorinde est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 30 mars 1940 lancé le 17 février 1942 et mis en service le 15 novembre 1943.

Le Clorinde et L’Andromède quittent Cherbourg le 16 novembre en compagnie de l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges, font escale à Casablanca du 23 au 26 novembre avant de rallier Mers-El-Kébir le 30 novembre 1943. Leur arrivée permet la reconstitution de la 14ème DSM.

Du 28 février au 8 mars 1945, les sous-marins Clorinde et Andromède participent à l’entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT. Du 10 au 18 octobre 1945, il participe à un nouvel entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT mais cette fois en compagnie de son compère L’Hermione.

Du 10 décembre 1946 au 20 janvier 1947, le Clorinde est échoué sur le dock flottant de la base de Mers-El-Kébir pour son premir grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 2 février 1947, effectuant ses essais réglementaires du 3 au 5 février et sa remise en condition du 7 au 21 février. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 2 au 24 mars 1947.

Du 12 au 25 mai 1948, les sous-marins Clorinde et L’Andromède participent à l’entrainement anti-sous-marin des trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT (Magon Dunois La Hire).

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 5 septembre 1948, il est en entretien à quai. Il accélère les travaux pour pouvoir appareiller le plus rapidement possible.

Le Cornélie

-Le Cornélie est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 15 mai 1940 lancé le 3 juin 1942 et mis en service le 12 mars 1944 en compagnie de l’Artemis.

Les sous-marins Cornélie et Artemis quittent Cherbourg le 13 mars 1944 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Rivière, les trois navires faisant escale à Casablanca du 20 au 23 mars 1944 avant de rallier Mers-El-Kébir le 27 mars 1944, formant la 27ème DSM. Ils seront rejoints ultérieurement par l’Andromaque et l’Amirde.

Du 21 au 28 avril 1945, les sous-marins Cornélie et Andromaque participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Vauban et Verdun de la 4ème DCT.

En octobre 1945, la 27ème DSM est renuméroté 18ème DSM.

Le 2 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier La Mayenne. Lors du transit au large de l’Algérie, les sous-marins Cornélie et Artémis attaquent la petite escadre qui se rendait à Dakar.

Du  7 avril au 21 mai 1947, le sous-marin Cornélie est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 2 juin 1947.

Les essais réglementaires ont lieu du 3 au 5 juin et la remise en condition du 7 au 21 juin, effectuant sa première patrouille post-carénage du 1er au 23 juillet 1947.

Du 29 novembre au 4 décembre 1947, les sous-marins Cornélie et Artemis participent à l’entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin Cornélie venait de revenir d’une patrouille de trois semaines en Méditerranée. Il est dans l’impossibilité d’appareiller immédiatement mais les travaux menés habituellement après une patrouille vont être accélérés.

L’Andromède

-L’Andromède est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 31 janvier 1941 lancé le 20 décembre 1942 et mis en service le 15 novembre 1943.

L’Andromède et Le Clorinde quittent Cherbourg le 16 novembre en compagnie de l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges, font escale à Casablanca du 23 au 26 novembre avant de rallier Mers-El-Kébir le 30 novembre 1943. Leur arrivée permet la réactivation de la 14ème DSM avec leur sister-ship L’Hermione.

Du 12 au 21 juin 1944, le sous-marin L’Andromède participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Verdun de la 4ème DCT. Il participe un an plus tard du 28 février au 8 mars 1945 à l’entrainement ASM de la 4ème DCT en compagnie de son compère Clorinde.

Du 21 janvier au 2 mars 1947, l’Andromède est échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour un grand carénage, le premier de sa carrière. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 mars 1947.

Les essais réglementaires ont lieu du 13 au 15 mars et sa remise en condition du 17 au 31 mars, le sous-marin Andromède effectuant sa première patrouille post-carénage du 7 au 27 avril 1947.

Du 12 au 25 mai 1948, les sous-marins L’Andromède et Clorinde participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire de la 4ème DCT.

Le 5 septembre 1948, l’Andromède est à quai à Mers-El-Kébir. Mis en alerte, il se prépare à appareiller le plus rapidement possible.

Caractéristiques Techniques de la classe Aurore

Déplacement : en surface 893 tW en plongée 1170 tW

Dimensions : longueur 73.50m largeur 6.50m tirant d’eau 3.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 1500ch chacun et deux moteurs électriques de 700ch chacun entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 15 noeuds en surface 9 noeuds en plongée Rayon d’action en surface 2250 miles nautiques à 15 noeuds en plongée de 80 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale : 100m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934 sur la plage avant, un affût double de 13.2mm puis de 25mm; 8 tubes lance-torpilles de 550mm (quatre tubes à l’avant, deux tubes à l’arrière et une plate-forme double orientable derrière le kiosque)

Equipage : 44 officiers et marins

13-Sous-marins (30) sous-marins classe Rolland Morillot (7)

Le Wallis et Futuna

Carte de Wallis et Futuna

Carte de Wallis et Futuna

-Le Wallis & Futuna est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 juin 1946 lancé le 23 décembre 1947 et mis en service le 17 août 1948.

Il quitte Cherbourg le 18 août 1948 et rallie seul Brest où il est affecté à la 22ème DSM de la 5ème Escadre. Il appareille pour sa première patrouille le 25 août et était toujours à la mer onze jours plus tard alors que le second conflit mondial venait d’éclater.

Le St Pierre et Miquelon

Carte de Saint Pierre et Miquelon

Carte de Saint Pierre et Miquelon

-Le  Saint Pierre et Miquelon est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 3 novembre 1945 lancé le 18 octobre 1947 et mis en service le 12 juillet 1948

Le même jour à Cherbourg, le Mayotte est mis en service ce qui permet l’activation de la 22ème DSM. A l’origine cette division devait rallier l’Indochine et renforcer les FNEO mais devant les tensions régnant en Europe, il est décidé d’affecter cette division à la 5ème Escadre. Ils vont rallier Brest sans escorte le 13 juillet 1948.

Il s’entraîne en mer d’Iroise puis appareille le 31 août pour une patrouille en mer du Nord, relevant le  Mayotte pour une patrouille du temps de paix qui bascule dans la guerre dès le 5 septembre 1948.

Le Clipperton

Clipperton

Clipperton

-Le Clipperton est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 octobre 1945 lancé le 12 octobre 1947 et mis en service le 21 août 1948.

Il rallie Bizerte en solitaire, faisant escale à Casablanca le 26 août avant d’arriver à Bizerte le 3 septembre 1948, se préparant aussitôt à une première patrouille qui sera de guerre.

Caractéristiques Techniques de la classe Rolland Morillot

Déplacement : surface 1810 tW en plongée 2417 tW

Dimensions : longueur 102.50m largeur 8.32m Tirant d’eau 4.8m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 6000ch et deux moteurs électriques deux hélices

Performances : vitesse maximale 22 noeuds en surface 9.5 noeuds en plongée Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds Immersion : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934 avec 200 obus, deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double puis un affût double de 25mm, 10 tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave et deux plate-formes orientables triples), nombre qui passe à 13 tubes à partir de La Martinique avec une tourelle triple supplémentaire.

Equipage : 70 officiers et marins

13-Sous-marins (22) sous-marins classe Emeraude

H-Sous-marins mouilleurs de mines classe Émeraude

Avant propos

Les programmes d’après guerre prévoyaient au total six sous-marins mouilleurs de mines. Au final ce seront huit sous-marins mouilleurs de mines qui seront construits.

En effet aux quatre Saphir succèdent quatre Emeraude (projet V-2), des modèles améliorés par rapport à leurs prédecesseurs.

Le premier baptisé Emeraude est financé à la tranche 1937 et les trois autres baptisés Agate Corail et L’Escarboucle le sont à la tranche 1938bis. Si la construction du premier est attribué à l’Arsenal de Toulon, les trois autres le sont aux chantiers navals Schneider implantés à Chalons sur Saône.

L’Émeraude

Schéma de classe Emeraude

Schéma de classe Emeraude

-L’Émeraude est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er septembre 1938 lancé le 3 novembre 1940 et mis en service en avril 1942.

L’Émeraude est d’abord placé hors rang au sein de la 1ère flottille de sous-marins, la composante submersible de la 2ème Escadre.

La mise en service du Corail en juin 1943 permet la réactivation de la 7ème DSM qui est donc placé sous le commandement de la 1ère FSM. Cette division est rejointe peu après par l’Escarboucle alors que L’Agate ne retrouvera ses sister-ships qu’en décembre 1943.

L’affectation de la 7ème DSM à la 1ère FSM est de courte durée car dès la fin du mois de janvier 1944 elle rallie Mers-El-Kébir intégrant la 2ème flottille de sous-marins (4ème Escadre), décision qui est loin de faire l’unanimité.

Le dernier né des sous-marins mouilleurs de mines français va opérer essentiellement au large des côtes de Sicile et de Sardaigne, devant en temps de guerre larguer des bouchons de mines notamment au large du port de Cagliari.

Du 7 mai au 20 juin 1945, L’Émeraude est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er juillet, réalisant ses essais réglementaires les 2 et 3 juillet  puis sa remise en condition du 5 au 19.

Il subit un nouveau grand carénage sur le slipway du 7 juillet au 20 août. Armé pour essais le 28 août, il précipite son retour en service effectuant ses essais officiels le 29 août et sa remise en condition du 31 août au 7 septembre 1948.

Le Corail

-Le Corail est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 16 juin 1940 lancé le 2 février 1942 et mis en service le 15 juin 1943

La mise en service du deuxième sous-marin de classe Émeraude permet la réactivation de la 7ème DSM qui avait été dissoute après le désarmement des sous-marins Redoutable et Vengeur en septembre 1942.

Cette division est rejointe par l’Escarboucle le 27 juin 1943 et atteint son format définitif avec la mise en service du Corail le 12 décembre 1943.

L’affectation de la 7ème DSM à la 1ère FSM est de courte durée car dès la fin du mois de janvier 1944 elle rallie Mers-El-Kébir intégrant la 2ème flottille de sous-marins (4ème Escadre), décision qui est loin de faire l’unanimité.

Du 1er Juillet au 9 août 1946, le Corail est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais  le 19 août, effectuant ses essais réglementaires les 20 et 21 août puis sa remise en condition du 23 août au 4 septembre 1946.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1946, le Corail est à la mer pour entrainement au mouillage de mines. Il reçoit l’ordre de regagner Mers-El-Kébir pour charger des mines de guerre et aller miner la région de La Maddalena dans le nord de la Sardagne.

L’Escarboucle

-L’Escarboucle est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 4 juillet 1940 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 27 juin 1943

Affecté à la 7ème DSM, il accompagne ses trois compères à Mers-El-Kébir lors du transfert de la division de la 1ère à la 2ème FSM.

Du 10 août au 15 septembre 1946, l’Escarboucle est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 22 septembre, il réalise ses essais officiels les 23 et 24 septembre et sa remise en condition du 26 septembre au 7 octobre 1946.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, l’Escarboucle est en entretien à flot après une série d’exercices de mouillage de mines. Il accélère sa remise en condition pour participer aux plans de minages prévus avant guerre.

L’Agate

-L’Agate est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 12 janvier 1941 lancé le 14 septembre 1942 et mis en service le 12 décembre 1943.

L’Agate peut se prévaloir d’être du titre de gloire d’être le dernier sous-marin mouilleur de mines à être mis en service dans notre marine.

Il y eut bien d’autres projets de sous-marins spécialisés mais aucun ne fût autorisé à la construction, la priorité étant donné aux sous-marins d’attaque sans oublier que la mise au point de mines mouillable par tubes lance-torpilles était sur le point d’aboutir après de nombreuses années de recherche.

Comme le reste de la 7ème DSM, l’Agate rallie Mers-El-Kébir au mois de janvier 1944 et va s’entrainer intensivement au mouillage de mines à la fois en vue d’une guerre contre l’Italie mais également en cas de menées hostiles de l’Espagne.

Du 16 septembre au 24 octobre 1946, le sous-marin Agate est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 1er novembre, il réalise ses essais réglementaires les 2 et 3 novembre puis sa remise en condition du 5 au 20 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin Agate est à la mer avec un chargement de mines de guerre. Il reçoit l’ordre d’aller mouiller ses mines au large de Palerme mais l’Italie restant pour le moment attentiste, l’ordre de mouillage de mines est annulé et le sous-marin rentre à la base.

Caractéristiques Techniques de la classe Émeraude

Déplacement : en surface 862 tW en plongée 1120 tW

Dimensions : longueur 72.70m largeur 7.36m tirant d’eau 3.7m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider de 1000ch chacun et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15 noeuds en surface 9 noeuds en plongée rayon d’action 3300 miles nautiques à 12 noeuds 90 miles nautiques à 4 noeuds en plongée Immersion maximale 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934 avec 120 coups et un affût double de 13.2mm (remplacé ensuite par un affût double de 25mm) ; 40 mines et 4 tubes lance-torpilles de 550mm à l’avant

Equipage : 42 officiers et marins