17-Aviation navale (11)

2-Les différentes unités de l’Aviation Navale

A-Escadrilles de chasse

Avant propos

Un Dewoitine D-373 appontant sur le Béarn

Un Dewoitine D-373 appontant sur le Béarn

Au début de la guerre de Pologne, les chasseurs sont une denrée rare au sein de l’Aéronautique Navale avec seulement quatre escadrilles. Deux (AC-1 et AC-2) sont théoriquement embarquées mais leurs avions (Dewoitine D-373 et 376) comme leur porte-avions (Le Béarn) sont à bout de souffle et deux autres (AC-3 et AC-4) sont basées à terre pour la protection respective de Bizerte et de Cherbourg avec des appareils dépassés (Bloch MB-151) ou en voie de l’être (Curtiss H-75).

La situation s’améliore un peu durant le conflit avec le remplacement des Dewoitine D-373 et 376 par des bimoteurs ou des monomoteurs mais la situation n’est guère brillante. Par exemple, une escadrille AC-5 créée pour protéger Brest ne reçoit ses appareils (des Curtiss H-75) qu’en janvier 1940.

Heureusement, comme le reste de l’Aviation Navale, la composante chasse de la marine va connaître un bon spectaculaire. De cinq escadrilles à la fin de la guerre de Pologne, elle passe le 31 août 1948 à vingt-cinq escadrilles soit 253 appareils terrestres, embarqués et «hybrides» (hydravions de chasse).

Ces vingt-cinq escadrilles se répartissent en onze escadrilles de chasse terrestre dont une bimoteur, onze escadrilles de chasse embarquées sur cinq porte-avions (un lourd, deux d’escadre et deux légers) et trois escadrilles d’hydravions de chasse.

Le matériel à lui aussi fait un bon spectaculaire et n’à rien à envier aux meilleures réalisations terrestres. Une preuve si il en est : le chasseur le plus ancien en 1948 est le Dewoitine D-520 qui peut faire plus que bonne figure huit ans après sa mise en service.

Escadrille 1C

Curtiss H-75 en vol

Curtiss H-75 en vol

Crée sous le nom d’AC-4, elle est implantée à Cherbourg-Chantereyne qui avant la montée en puissance de Calais-Marck est la plus importante BAN de la 1ère région maritime. A son activation, elle reçoit douze Curtiss H-75 cédés de mauvaise grâce par l’armée de l’air.

En cas de conflit, la mission de cette escadrille est de participer à la défense du  port militaire de Cherbourg et plus généralement des ports de la façade Manche-Mer du Nord que ce soit Le Havre, Boulogne, Calais et même Dunkerque.

A partir du 15 septembre 1940 et de la naissance de l’Aviation Navale, l’escadrille AC-4 intègre la 1ère flottille d’aviation navale (1ère FAN) qui regroupe les avions terrestres basés sur les côtes de la Manche. Un mois plus tard, l’escadrille est redésignée 1C.

Le 12 mars 1942, les premiers Dewoitine D-520 sont pris en compte par l’unité. Ses six premiers appareils sont d’anciens appareils de l’armée de l’air reconditionnés par la BAN d’Orly. Les six autres appareils _neufs cette fois-ci_ sont livrés le 15 juin 1942. Ils remplacent seulement dix Curtiss H-75, deux ayant été perdus par accident (pilotes indemnes à chaque fois).

L’escadrille 1C est donc totalement transformée sur D-520 à l’été 1942, sa mission ne change pas et les entrainements sont nombreux et variés, exercices d’interceptions contre des avions de l’armée de l’air et entrainement des navires à la défense aérienne à la mer constituant les principaux.

Cette transformation s’accompagne d’une relocalisation. L’escadrille 1C dit en effet adieu à Cherbourg-Chantereyne et bonjour à Calais-Marck pour assurer la protection de la base navale de Dunkerque, l’antre de l’Escadre Légère du Nord (ELN).

Au 5 septembre 1948, elle est toujours équipée de douze Dewoitine D-520 et à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, met en place une patrouille permanente de deux chasseurs au dessus de Dunkerque et de ses environs, étant relayée par la 3C équipée elle de bimoteurs de Hanriot NC-600 et plus apte à la chasse de nuit.

Sur les douze appareils de l’unité, neuf sont ceux livrés à l’été 1942, trois ayant été perdus par accident dont un malheureusement mortel.

Escadrille 2C

Créée sous le numéro 7C1, cette escadrille est l’une des deux unités de chasse de la 1ère flottille d’aviation embarquée (F1A), le groupe aérien du porte-avions Béarn.

Quand ce dernier est mis à terre en septembre 1939, cette escadrille qui à été numérotée AC-2 en 1938 dispose de quatre Dewoitine D-373 et de onze Dewoitine D-376, des monoplans à aile haute rapidement dépassés.

Cessant d’être une unité embarquée, l’escadrille quitte Lanvéoc-Poulmic pour Hyères-Le Palyvestre afin d’assurer une nouvelle mission : la défense aérienne de Toulon.

Peu avant la fin de la guerre de Pologne, l’AC-2 est transformée sur Bloch MB-151, un appareil plus moderne que son devancier mais connaissant un certain nombre de problèmes.

A partir du 15 septembre 1940, il intègre la 2ème flottille d’aviation navale (2ème FAN) qui va regrouper les avions terrestres basés à Hyères-Le Palyvestre et dans le mois qui suis, l’escadrille AC-2 devient l’escadrille 2C.

En janvier 1941, les dix Bloch MB-151 survivants sont remplacés par seize Grumman G-36A plus connu sous leur désignation américaine de F4F Wildcat. Ces appareils avaient été commandés en vue de servir sur le Béarn mais ces appareils embarqués ne le seront jamais.

Le 12 avril 1946, douze Dewoitine D-551 stockés sur la BAN d’Orly pour être confiés aux bons soins de la 2C qui hérite d’une monture remarquable.

Après une mois d’entrainement intensif, la 2C quitte Orly le 16 mai 1946 pour rallier Hyères-Le Palyvestre où elle va reprendre sa mission de défense du port de Toulon.

Au 31 août 1948, l’escadrille 2C dispose toujours de douze Dewoitine D-551 mais trois d’entre-eux n’appartient pas à la livraison initiale, ayant remplacé des appareils accidentés (aucune perte chez leurs infortunés pilotes)

A partir du 1er septembre, décision est prise de maintenir une patrouille de deux chasseurs au dessus de Toulon. Ce dispositif est maintenu jusqu’au 15 septembre 1948 quand l’absence de menace sur Toulon entraine sa levée et son remplacement par des décollages sur alerte.

Escadrille 3C

Créée sous le numéro 7C2, cette escadrille est l’autre unité de chasse de la 1ère flottille d’aviation embarquée (F1A), le groupe aérien du porte-avions Béarn.

Quand ce dernier est mis à terre en septembre 1939, cette escadrille qui à été numérotée AC-1 en 1938 dispose de quatre Dewoitine D-373 et de onze Dewoitine D-376, des monoplans à aile haute rapidement dépassés.

Basée à Lanvéoc-Poulmic, elle cesse d’être une unité embarquée le 5 octobre 1939. Rééquipée de bimoteurs Potez 631, elle est redéployée début décembre 1939 à Calais-Marck.

Potez 631 en vol

Potez 631 en vol

Ce choix s’explique à la fois par la rareté des appareils modernes à l’époque et la volonté de la marine de préparer l’avenir, l’aéronautique navale envisageant sérieusement l’embarquement de chasseurs bimoteurs pour la défense aérienne de la flotte à longue distance, en détruisant hors de portée visuelle, les avions et hydravions d’observation.

Finalement, cette opportunité ne se réalisa, l’appareil envisagé _le Hanriot NC-650_ se révélant être une calamité volante avec des moteurs douées de performances pures remarquables mais aux faiblesses considérables et aux innombrables avaries sans parler d’une excessive perte de place sur des porte-avions (Joffre et Painlevé) aux dimensions restreintes.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille AC-1 intègre la 1ère flottille d’aviation navale (1ère FAN) et un mois plus tard, en octobre 1940, l’AC-1 devient l’escadrille 3C.

Le 21 juin 1943, douze Hanriot NC-600 flambant neufs sont amenés par les pilotes de l’unité de convoyage à Orly pour être confiés aux pilotes de l’escadrille 3C qui ne disposaient plus à cette époque que dix Potez 631.

Le Potez 631 était un triplace et le nouvel appareil un biplace, les hommes en surnuméraire sont transférés dans d’autres unités, généralement des unités d’instruction pour transmettre leur expérience aux jeunes pilotes et navigants.

Après six semaines d’entrainement intensif, les Hanriot NC-600 de la 3C quittent Orly le 8 août 1943 pour rallier Calais-Marck. Il reprend sa mission de protection de Dunkerque en coopération avec la 1C équipée de Dewoitine D-520.

A l’annonce des attaques allemandes sur Danemark et la Norvège le 5 novembre 1948, la 3C participe au dispositif de protection de la région de Dunkerque en coopération avec la 1C. Les douze NC-600 de l’unité étaient pour cinq d’entre-eux des appareils de remplacement de la première commande, trois appareils ayant été perdus à l’atterrissage (pilotes et mitrailleurs indemnes) et deux en mer (équipage tué)

Escadrille 4C

L’escadrille AC-3 est créée le 11 décembre 1939 pour renforcer la protection de la base navale de Bizerte qui pouvait être aisement menacée par l’aviation italienne venue de Libye ou de Sicile.

Le personnel est issu des escadrilles d’hydravions de chasse HC1 et HC2 dissoutes à la même date après le retrait du Loire 210. L’Escadrille est équipé de seize Bloch MB-151 pris en compte à Orly avant de rejoindre Sidi-Ahmed, la base aéronavale liée à la base navale de Bizerte, Karouba abritant les hydravions.

Placée hors rang, l’escadrille AC-3 devient en octobre 1940 l’escadrille 4C qui intègre en juillet 1941 la 4ème flottille d’aviation navale qui regroupe tous les avions terrestres basés à Sidi-Ahmed.

Le 8 octobre 1941, les pilotes de la 4C qui ont rejoint Orly par bateau entre Bizerte et Marseille puis par avion de la marine (les douze Bloch MB-151 survivants avaient un rayon d’action trop court pour rejoindre la métropole) prennent possession de seize Grumman G-36A. Après un mois d’entrainement en région parisienne, la 4C rallie par étapes la Tunisie pour reprendre sa mission de protection de Bizerte.

Comme les autres unités de chasse, elle participe à des exercices au profit de la 6ème escadre légère, entrainant les canonniers antiaériens de l’Emile Bertin, des croiseurs de la 2ème DC, des contre-torpilleurs et des torpilleurs légers.

Ces exercices sont poussés au maximum de réalisme. Les G-36A de l’unité (mais c’est aussi le cas des autres unités de chasse) utilisent des bombes d’exercice de 50kg et des hauts-parleurs fixés sous les ailes transmettent le bruit d’explosion de bombes pour habituer les marins au stress du combat.

L’escadrille 4C se livre également à des duels contre les autres unités de l’Aviation Navale déployée en Tunisie ainsi que contre des unités de l’armée de l’air avec lesquelles règne une saine rivalité.

Le 6 juin 1946, l’escadrille 4C rallie avec ses quatorze Grumman G-36A survivants (deux pilotes sans monture ralliant la région  parisienne par un avion de transport) à Orly pour être transformée sur un nouvel appareil en l’occurence le Dewoitine D-551. Les chasseurs américains ne sont pas détruits, ils vont être reconditionnés et stockés pour servir d’appareils de réserve en cas de conflit.

Après cinq semaines d’entrainement intensif en région parisienne et en Normandie, la 4C rallie la Tunisie pour reprendre sa mission de protection de la base navale de Bizerte et plus généralement de la Tunisie, véritable tête de pont pour frapper l’Italie au coeur.

Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, la 4C est déjà sur la brèche, maintenant depuis le 1er septembre une patrouille de deux chasseurs en vol en permanence. L’Italie ne bougeant pas, le dispositif est levé le 13 septembre et remplacé par un décollage sur alerte.

Sur les douze Dewoitine D-551, deux sont des appareils de remplacement, un chasseur ayant été perdu lors d’une collision avec un avion de l’armée de l’air (piloté tué) et un deuxième ayant été perdu mystérieusement en mer (piloté disparu présumé mort), l’hypothèse la plus probable était une panne moteur suivit d’un crash si bref que le pilote n’à pas eu le temps de lancer un message de détresse.

Escadrille 5C

Cette escadrille de chasse est créée à Lanvéoc-Poulmic le 10 décembre 1939 pour fournir une couverture de chasse à la base navale de Brest.

Quand la guerre de Pologne s’achève cinq jours plus tard, elle ne dispose toujours pas d’appareils et aurait pu être dissoute mais finalement en janvier 1940, elle reçoit douze Curtiss H-75 qui comme les autres unités de chasse assurent la protection de la région de Brest et l’entrainement à la défense aérienne à la mer des unités navales de la région à savoir la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère.

L’escadrille AC-5 rejoint le 15 septembre 1940 la 3ème flottille d’aviation navale (3ème FAN) et devient un mois plus tard, l’escadrille 5C.

Au niveau du matériel, elle troque ses neuf Curtiss H-75 survivants (deux appareils perdus à l’atterrissage, pilote indemne mais appareils bons pour la casse après cannibalisation et un appareil perdu en mer _pilote disparu présumé mort_) contre des Dewoitine D-520. La transformation de l’unité se fait du 27 juillet au 7 septembre 1942, les douze rutilants monomoteurs rejoignant par étapes leur base de Lanvéoc-Poulmic.

Ces appareils sont toujours en service le 5 septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial mais à la différence des autres unités de chasse, elle ne met pas en place une permanence aérienne mais reçoit l’ordre de rallier dès que l’ordre sera donné le Nord de la France pour renforcer la protection des ports de la Manche alors que le transfert du BEF avait commencé en toute discrétion dès le 1er septembre.

Les douze appareils disponibles le 5 septembre 1948 appartiennent à la livraison initiale de l’été 1942 sauf trois qui ont remplacé un appareil perdu en mer (pilote tué) et deux appareils endommagés en vol au cours d’un entrainement au combat aérien, les deux avions parvenant à se poser on ne sait trop comment, leurs deux pilotes étant légèrement blessés. Trop endommagés, les deux appareils ont été cannibalisés.

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17-Aviation navale (10)

D-Missions et tactiques

Couvrir et appuyer la flotte

La mission de l’Aviation Navale est d’assurer la couverture aérienne des différentes flottes et d’assurer son appui :

-Les groupes aériens embarqués doivent couvrir et appuyer le corps de bataille. Les chasseurs D-790, D-795 et MB-159M doivent protéger les cuirassés et les croiseurs de bataille des avions-torpilleurs et des bombardiers en piqué ennemis alors que les avions-torpilleurs et les bombardiers en piqué amis doivent amoindrir, ralentir le corps de bataille eadverse en particulier si notre corps de bataille est inférieur à celui de l’ennemi.

Les avions d’observation embarqués doivent repérer et pister les navires ennemis. Ils peuvent attaquer des cibles aux défenses limitées dans des missions de reconnaissance armée.

Latécoère Laté 299

Latécoère Laté 299

La menace sous-marine doit également être prise en compte ce qui explique que les avions-torpilleurs Laté 299 puis 299-5 sont régulièrement utilisés pour des patrouilles ASM qui à défaut d’être une assurance tout risque rendent difficile que l’écran des torpilleurs soit dépassé.

Il n’est donc pas (encore ?) question de confier le cœur du dispositif tactique aux porte-avions qui sont vus comme des auxiliaires brillants mais des auxiliaires tout de même.

-Les escadrilles d’hydravions basés à terre ont pour principale mission la reconnaissance stratégique et la lutte ASM.

L’envoi de troupes d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire en Métropole rend nécessaire l’organisation de convois entre les ports de l’AOF, du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie et ceux du sud de la France, convois qui doivent bénéficier d’une couverture aérienne permanente. La présence d’un hydravion étant jugé comme suffisante pour contrarier la poursuite du convoi par un sous-marin.

-Les escadrilles d’hydravions torpilleurs doivent assurer à la fois des patrouilles ASM mais également des missions offensives contre la navigation ennemie.

-Les escadrilles d’avions basés à terre doivent assurer différentes missions. Elles doivent assurer la protection des côtes, des bases de la marine mais également mener des opérations offensives en bénéficiant du fait que les bases nord-africaines sont hors d’atteinte d’une menace terrestre italienne.

Les escadrilles de chasse basées à terre ont pour mission première de protéger les bases navales de la marine avec ou sans le soutien des unités de l’armée de l’air dont la mission première est la protection active du territoire en traquant les bombardiers allemands et italiens qui ne manqueront d’attaquer le territoire national.

Cela n’exclut pas des missions d’escorte de bombardiers et des avions-torpilleurs basés à terre notamment lors des raids dans des régions où la menace de la Regia Aeronautica voir de la Luftwafe est prégnante.

Les avions de patrouille maritime auront deux missions différentes. Les CAO-700M, puissants quadrimoteurs seront chargés de mener une veille permanente dans les zones sensibles comme le Golfe de Gascogne, le détroit de Sicile……. .

Ils pourront mener aussi des missions de lutte ASM en chargeant leurs soutes de grenades ASM aéroportées, leur efficacité dans cette mission ne pouvant qu’être décuplée par la mise au point d’un détecteur acoustique aéroporté.

Les Bloch MB-175T seront chargées de missions de reconnaissance armée. Armés de bombes et de roquettes, ces bimoteurs meneront des missions de patrouille, de maraude prêts à intervenir contre la navigation ennemie qu’elle soit militaire ou civile.

Les bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456 seront chargés de missions d’attaque planifiées, décollant par exemple suite à la découverte d’un convoi par un hydravion ou un avion de patrouille maritime CAO-700M et Bloch MB-175T.

Cas particuliers

Quand la France entre en guerre en septembre 1948, l’emploi de l’aviation navale est réglé par un texte daté de septembre 1944.

Il à été rédigé par le CV Sanguinetti qui après avoir commandé l’escadrille 4C basée à Sidi-Ahmed de 1942 à 1944 et avoir effectué un passage par l’EMG, commandera la 10ème flottille d’hydravions à Arzew de 1946 à 1948, prenant ensuite le commandement du porte-avions Joffre à Toulon au moment de la déclaration de guerre.

Ce document indique les axes généraux de l’action de l’Aviation Navale qu’elle soit basée à terre ou embarquée puis des exemples, des pistes d’actions plus précises en fonction des théâtres d’opérations.

-En Manche et en mer du Nord, les unités de la CNAN pourraient empêcher un déploiement massif de la Kriegsmarine en mer du Nord, d’appuyer l’ELN, les marines belges, néerlandaises et britanniques.

-Dans l’Atlantique, l’absence de menace navale majeure pousserait les unités de la CAAN à nettoyer le Golfe de Gascogne d’un éventuel déploiement de sous-marins allemands voir espagnols (même si le CV Sanguinetti estime cette hypothèse peu vraisemblable) et de couvrir les convois Dakar-Casablanca-Brest.

Des missions plus offensives seront également possibles notamment pour les groupes aériens des porte-avions Painlevé et Henriette de France qui pourraient dissuader l’Espagne de nous attaquer mais plus vraisemblablement, ces porte-avions soient passeront en Méditerranée ou renforceront la Home Fleet en mer du Nord.

-En Méditerranée, les CNMAN et CSMAN auront fort à faire tant la menace de la Regia Marina est jugée prégnante.

Se rappelant de l’expérience de la guerre de Pologne, le CV Sanguinetti estime que l’Italie ne déclenchera pas la guerre ce qui permet d’envisager une phase défensive durant laquelle la répartition des rôles sera la suivante :

Les escadrilles basées à terre qu’il s’agisse d’hydravions et d’avions seront chargées de couvrir les convois entre la métropole, l’Afrique du Nord et le Levant, couverture contre les sous-marins et les navires de surface.

Les groupes aériens embarqués du Joffre et du Commandant Teste auront aussi leur rôle à jouer en assurant au sein de groupes de combat la couverture éloignée des convois en empêchant les cuirassés et surtout les croiseurs de la Regia Marina d’arriver à portée de tir.

En phase offensive, les unités basés à terre assureront la traque de la navigation italienne, des navires de guerre mais également des missions de mouillage de mines. Ils appuieront également les navires de surface mais également les sous-marins.

-Le CLAN (Commandement Levant de l’Aviation Navale) aura une mission essentiellement défensive pour couvrir la navigation allant et venant des mandats syriens et libanais. Ils opéreront également en coopération avec la Mediteranean Fleet basée à Alexandrie. Une attitude plus offensive est bien entendue possible notamment contre le Dodécanèse.

-Le CAGAN (Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale) aura pour principale mission de couvrir les Caraïbes contre la menace des sous-marins et des raiders, menant des patrouilles avec et sans l’appui des navires de surface. Ils opéreront en collaboration avec les avions et hydravions basés à Dakar.

-Le CAEFAN (Commandement de l’Afrique Equatoriale Française de l’Aviation Navale) aura pour principale mission la lutte contre les sous-marins et les raiders de surface. La présence de forces navales italiennes non négligeables en mer Rouge devrait voir de possibles affrontements entre la marine italienne et l’aviation navale dans la région.

-Le CPAN (Commandement Pacifique de l’Aviation Navale) aura essentiellement des missions de souveraineté, les menaces contre la Nouvelle Calédonie et la Polynésie semblant réduites.

-Le CIAN (Commandement Indochine de l’Aviation Navale) aura fort à faire tant la menace japonaise contre l’Indochine est évidente.

Si le groupe aérien de l’Alienor d’Aquitaine aura pour principale mission de couvrir les FNEO (un croiseur lourd, un croiseur léger, quatre torpilleurs légers),  les avions et hydravions basés à terre auront pour mission de rendre inconfortable à la marine japonaise le Golfe du Tonkin et les côtes de l’Annam et de la Cochinchine.

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (12)

I-Pétroliers-caboteurs classe Nièvre

Avant-propos

Pour soulager les PRE et les RR dans des missions de transport pétrolier et pour remplacer les pétroliers Odet et Suroit, décision est prise de construire des pétroliers caboteurs de 2500 tW. Les deux premiers baptisés L’Ardèche et La Lèze sont financés à la tranche 1943 et les deux suivants baptisés La Nièvre et Le Blavet sont financés à la tranche 1944.

La Nièvre

-La Nièvre est mis sur cale le aux chantiers Leroux de Lannester prêt de Lorient le 12 juin 1943 lancé le 18 septembre 1944 et mis en service  le 27 février 1945.

Il quitte Lorient le 3 mars 1945, chargé de mazout et de gazole pour rallier son port d’attache en l’occurence Toulon. Il fait escale à Casablanca du 7 au 10 mars avant de rallier le Var le 14 mars 1945.

Intégré au groupement de soutien de la 2ème Escadre, il va servir de ravitailleur sur rade à Toulon, aux salins d’Hyères et à Villefranche mais également de transports pétrolier entre Fos sur Mer, Toulon et Ajaccio.

Du 5 janvier au 14 mars 1948, il est échoué au bassin Vauban n°9 pour un grand carénage. Il est armé pour essais le 24 mars, sortant pour essais les 25 et 26 mars puis pour remise en condition du 27 mars au 2 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, La Nièvre était à Ajaccio pour décharger un chargement de mazout destinés aux navires basés en Corse et un chargement de carburant aviation pour la base aéronavale d’Aspretto.

L’Ardèche

-L’Ardèche est mis sur cale aux chantiers Ziegler de Dunkerque le 12 septembre 1944 lancé le 23 décembre 1945 et mis en service à Cherbourg son port d’armement le 12 juin 1946.

Il quitte Cherbourg le 14 juin, charge du mazout et du gazole à Donges (où une petite raffinerie avait été installée pour concurrencer celle plus dévellopée du Verdon) les 16 et 17 juin avant de reprendre la mer.

Le pétrolier-caboteur L’Ardèche fait escale à Casablanca du 21 au 24 juin puis à Bizerte du 28 au 30 juin avant de rallier Beyrouth le 5 juillet 1946 où il remplace l’Odet qui avait été désarmé le 17 avril 1946 suite à une ultime et fatale avarie de machine.

Le nouveau pétrolier-caboteur va servir de ravitailleur au profit des navires de la DNL, ravitaillement à flot et non en route. Il va aussi servir de transport pétrolier, chargeant à Haïfa du mazout et du gazole pour compléter les stocks de la DNL.

Le 5 septembre 1948, l’Ardèche était à quai à Beyrouth

La Lèze

-La Lèze est mis sur cale aux chantiers navals Leroux sis à Lanester prêt de Lorient le 9 octobre 1944 lancé le 17 février 1946 et mis en service le 25 septembre 1946.

La Lèze quitte Lorient le 26 septembre 1946 et rallie Brest en fin de soirée. Affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique pour servir de ravitailleur sur rade à couple des navires mais également de transport pétrolier, chargeant au Verdon et à Donges pour recompléter les dépôts de Lorient, de Brest et de Cherbourg.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Lèze est à Lorient pour décharger du mazout et du gazole aux dépôts du port morbihanais.

Le Blavet

-Le Blavet est mis sur cale aux chantiers navals Ziegler de Dunkerque le 8 janvier 1946 lancé le 15 juin 1947 et mis en service à Cherbourg le 5 janvier 1948. Il quitte Cherbourg le 8 janvier et rallie Dunkerque le lendemain.

Affecté à l’Escadre Légère du Nord (ELN), il sert de ravitailleur sur rade au profit des navires de la plus jeune escadre de la marine nationale mais également de transport pétrolier entre le terminal pétrolier de Dunkerque et Cherbourg. Le Blavet était d’ailleurs à Cherbourg un certain 5 septembre 1948.

Ignorant la présence ou non de sous-marins allemands en Manche, la marine décide de maintenir le Blavet à Cherbourg. C’est en accompagnant le convoi transportant le CEFAN que le Blavet regagnera Dunkerque avec un chargement de mazout et de gazole au profit de l’ELN et ce le 12 septembre.

Caractéristiques Techniques de la classe Nièvre

Déplacement : standard 800 tW pleine charge 2500 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 73.50m longueur entre perpendiculaires 67.70m largeur 11.28m tirant d’eau 2.80m

Propulsion : deux moteurs diesels Schulzer 2 temps dévellopant 1150ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 12 noeuds distance franchissable 6300 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navugation

Capacités : six soutes totalisant 1930 mètres cubes et 3 cales représentant 245 mètres cubes. Un mat de charge de 2 tonnes à 5m

Armement : trois canons de 25mm Oerlikon modèle 1939-40

Equipage : 5 officiers et 25 hommes 

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (11)

H-Pétroliers-caboteurs Odet et Suroit

L’Odet

Le Shapur futur Odet

Le Shapur futur Odet

-L’Odet est acquis par la marine nationale le 24 mai 1939 pour à l’origine servir de ponton au profit de la Direction du Port de Lorient. Avant de servir sous pavillon français, il avait été connu sous le nom de British Industry puis de Saint Jerome et enfin de Shapur. Comme pétrolier commercial, il transportait du pétrole raffiné entre le Golfe Persique et l’Europe.

Il sert de ravitailleur notamment pour les navires en exercice au large de Quiberon jusqu’au 12 janvier 1940 quand il est décidé de le redéployer à Beyrouth au sein de la Division Navale du Levant (DNL).

Il quitte Lorient le 13 janvier 1940, fait escale à Casablanca du 16 au 18 janvier, à Bizerte du 22 au 25 janvier avant de rallier Beyrouth le 30 janvier 1940.

Il va assurer à flot et à l’arrêt le ravitaillement des navires de cette force navale mais également recompléter les soutes du port de Beyrouth depuis Haïfa où les britanniques ont aménagé un terminal pétrolier, les champs pétrolifères de Mossoul et de Bassorah alimentant la raffinerie mieux protégée que Fort Knox ou plutôt que la Banque d’Angleterre ce qui n’empêchera pas des attentats menés par la Haganah (la force clandestine de défense juive) ou par des extrémistes arabes.

Il est désarmé le 17 avril 1946, machines à bout et transformé en ponton dans le port de Beyrouth ponton-citerne ravitaillé par son successeur, le pétrolier-caboteur Ardèche mis en service en juin 1946.

Caractéristiques Techniques de L’Odet

Déplacement normal 8568 tonnes

Dimensions : Longueur 110.65m Largeur 15.02m Tirant d’eau 7.02m

Propulsion : machine alternative à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières devellopant 1720ch et entrainant une hélice

Performances : Vitesse maximale : 11.5 noeuds

Capacité : 7520 mètres cubes avec 7 tanks plus 3 tanks d’été

Armement : deux canons de 90mm modèle 1926 renforcés ultérieurement par six canons de 25mm en trois affûts doubles

Equipage : 34 hommes (marine marchande)

Le Suroit

Le Suroit est un pétrolier-caboteur mis en service en 1938 par la Citerna Maritime pour du cabotage pétrolier. Il est réquisitionné en mai 1940 pour le Maroc et utilisé jusqu’en février 1942 à Casablanca, chargé du pétrole raffiné à Fos sur Mer pour constituer les stocks destinés aux navires déployés au Maroc avec parfois des incursions jusqu’à Dakar.

A noter qu’il est acheté à son armateur en décembre 1940 et devient donc un pétrolier militaire de la marine nationale.

Il est redéployé à Dunkerque en mars 1942 au moment de la création de l’Escadre Légère du Nord, création officialisée par décret le 17 mars 1942. Il va servir de ravitailleur pour les navires de l’ELN (croiseur léger antiaérien, contre-torpilleurs, torpilleurs d’escadre et torpilleurs légers) tout en ravitaillant le dépôt pétrolier, chargeant du pétrole au Verdon ou à Donges.

Il est désarmé le 12 décembre 1947 et condamné le 5 février 1948. Vendu à la démolition, il quitte en remorque le port de Dunkerque le 12 février pour Le Havre où il doit être démoli mais dans la nuit du 13 au 14 février, l’ancien pétrolier est victime d’une voie d’eau fatale, le remorqueur devant couper la remorque pour ne pas couler avec lui.

Reposant à 35m de profondeur au large de Boulogne, il constitue une attraction pour les plongeurs de la région

Caractéristiques techniques du pétrolier Suroit

Déplacement normal 554 tonnes port lourd 700 tonnes

Dimensions : Longueur 62.20m Largeur 8.40m Tirant d’eau 3.05 à l’avant et 3.58m à l’arrière en charge

Propulsion : diésel 6 cylindres développant 505ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 9 noeuds

Capacité : 13 citernes soit 1010 mètres cubes

Armement : un canon de 90mm et quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en deux affûts doubles

Equipage : 11 hommes

14-Navires légers (38) Corvettes classe La Malouine (7)

La Lyonnaise

-La Lyonnaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 4 mars 1943 lancée le 4 janvier 1944 et mise en service le 12 août 1944.

La 25ème corvette de classe La Malouine quitte son chantier constructeur le 16 août pour rallier Dakar, son port d’attache. Elle fait escale à Brest du 21 au 25 août, à Casablanca du 29 au 31 août avant de rallier Dakar le 6 septembre 1944.

Le 11 décembre 1944, la corvette L’Oranaise arrive à Dakar. Son arrivée permet l’activation de la 7ème DEO en attendant les corvettes La Sablaise et La Servanaise qui doivent la compléter.

La 7ème DEO basée dans la capitale de l’AOF à pour mission de traquer les submersibles dans l’Atlantique Sud et dans le Golfe de Guinée mais également d’assurer des missions d’escorte atlantique notamment depuis Fort de France et Cayenne.

Du 5 septembre au 22 octobre 1947, la 25ème corvette de classe La Malouine est échouée dans la forme n°2 du port de Dakar, une forme qui semble écraser la corvette puisque la forme de radoub mesure 260m de long et 30m de large pour pouvoir si nécessaire soutenir un cuirassé de classe Alsace en opérations dans la région mais également pensée pour l’après guerre et le radoub de navires marchands dont la taille ne cessait d’augmenter.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 3 novembre 1947, sortant pour essais le 4 et le 5 novembre puis pour remise en condition du 7 au 21 novembre, la corvette reprennant un service courant le 22 novembre.

Le 5 septembre 1948, la corvette La Lyonnaise était en patrouille anti-sous-marine au large de Dakar en compagnie de La Sablaise.

L’Algéroise

-L’Algeroise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 7 juillet 1943 lancée le 15 avril 1944 et mise en service le 20 novembre 1944.

Affectée à Dunkerque, la corvette quitte son chantier constructeur le 22 novembre, fait escale à Cherbourg du 24 au 27 novembre avant de rallier Dunkerque le 28 novembre 1944, ralliant l’Escadre Légère du Nord (ELN) où il est placé hors rang en attendant la mise en service de L’Aixoise.

Le 13 janvier 1945, la corvette L’Aixoise arrive à Dunkerque ce qui permet donc l’activation de la 8ème DEO, cette division devant mener des missions de lutte ASM en Manche et mer du Nord ainsi que des escortes de convois notamment ceux transportant les troupes britanniques appelées à se déployer sur le Continent.

Le 12 août 1947, la corvette L’Algéroise quitte Dunkerque pour Cherbourg afin de subir son premier grand carénage. Elle est échouée dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg du 15 août au 1er octobre 1947 pour une remise en état générale et une mise à jour des radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 15 octobre, effectuant ses essais réglementaires les 16 et 17 octobre puis sa remise en condition du 19 au 31 octobre, la corvette ralliant Dunkerque le 1er novembre 1947.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en patrouille anti-sous-marine dans le détroit du Pas de Calais en compagnie de l’Aixoise.

L’Oranaise

-L’Oranaise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 7 juillet 1943 lancée le 15 avril 1944 et mise en service le 20 novembre 1944.

Elle quitte l’Ulster le 22 novembre, fait escale à Brest du 25 au 28 novembre pour charger des munitions, recompléter sa cambuse et ses soutes à carburant avant de reprendre la mer, faisant une brève escale à Casablanca du 2 au 4 décembre avant d’arriver à Dakar le 11 décembre 1944.

Son arrivée permet l’activation de la 7ème DEO qu’elle forme avec son sister-ship La Lyonnaise en attendant les corvettes La Sablaise et La Servanaise.

La 7ème DEO basée dans la capitale de l’AOF à pour mission de traquer les submersibles dans l’Atlantique Sud et dans le Golfe de Guinée mais également d’assurer des missions d’escorte atlantique notamment depuis Fort de France et Cayenne.

Du 25 octobre au 2 décembre 1947, la corvette est échouée dans le bassin n°1 du port de Dakar pour une remise en état complète et une mise à jour de ses radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, l’Oranaise est armée pour essais le 16 décembre, sortant pour essais les 17 et 18 décembre puis pour remise en condition du 20 décembre 1947 au 2 janvier 1948.

Le 5 septembre 1948, l’Oranaise est à quai à Dakar et se prépare à assurer des patrouilles anti-sous-marines et des escortes de convois.

L’Aixoise

-L’Aixoise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 12 août 1943 lancée le 21 mai 1944 et mise en service le 5 janvier 1945.

Elle quitte Belfast le 7 janvier 1945, fait escale à Cherbourg du 9 au 12 janvier avant de rallier Dunkerque le lendemain.

Son arrivée permet l’activation de la 8ème DEO qui doit encore accueillir ses sister-ships La Quimperoise et La Cherbourgeoise.

Cette division devant mener des missions de lutte ASM en Manche et mer du Nord ainsi que des escortes de convois notamment ceux transportant les troupes britanniques appelées à se déployer sur le Continent.

Le 23 janvier 1948, la 28ème corvette de classe La Malouine quitte Dunkerque pour rallier Cherbourg le lendemain 24 janvier 1948. Il est échoué au bassin n°3 26 janvier au 3 mars 1948 pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 18 mars, sortant pour essais les 19 et 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 3 avril 1948. Il quitte Cherbourg le 4 avril pour rallier Dunkerque en fin de journée.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en patrouille anti-sous-marine dans le détroit du Pas de Calais en compagnie de l’Algéroise.

13-sous-marins (39) sous-marins classe Phenix (3)

Le Nivôse

-Le Nivôse est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 5 février 1942 lancé le 12 novembre 1943 et mis en service le 7 juin 1945.

Il quitte Cherbourg le 8 juin 1945 en compagnie de l’aviso Arras venu de Brest (qui à la différence de l’Amiens ne ferra qu’une courte incursion dans la Mare Nostrum), ravitaille avec son protecteur à Casablanca le 15 juin avant de rallier Bizerte et la 28ème DSM le 21 juin 1945.

Désormais intégré à la 17ème DSM (rénumérotation de la 28ème DSM), le Nivôse avec son compère Floréal ainsi qu’avec les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix à l’exercice «Cordial Agreement», le pendant méditerranéen des exercices Entente Cordiale menés depuis 1944 entre la Home Fleet et la Flotte de l’Atlatnique.

Du 1er novembre au 15 décembre 1947, il est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 2 janvier 1948, sortant pour essais du 3 au 5 janvier puis pour remise en condition du 7 au 21 janvier, effectuant sa première patrouille post-carénage du 29 janvier au 17 février 1948.

Quand le second conflit mondial éclate, le Nivôse est à quai à Bizerte. Il est mis en alerte mais ne sort pas immédiatement en mer, la marine préférant conserver quelques sous-marins à quai au cas où…… .

Le Messidor  

-Le Messidor  est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 2 mars 1942 lancé le 23 février 1944 et mis en service le 11 septembre 1945.

Il quitte Cherbourg le 12 septembre 1945 en compagnie de l’aviso Calais (qui sert à Brest de ravitailleur d’hydravions), fait escale avec son escorteur à Casablanca du 19 au 22 septembre avant de rallier BIzerte le 28 septembre 1945 à l’aube.

Du 19 au 26 septembre 1946, il participe avec son compère Vendémiaire à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT. Six mois plus tard, en mars 1947, la 28ème DSM devient 17ème DSM.

Du  23 janvier au 8 mars 1948, le Messidor est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 mars, effectuant ses essais officiels du 21 au 23 mars puis sa remise en condition du 25 mars au 8 avril 1948. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 15 avril au 8 mai 1948.
Quand les premières bombes tombent sur Copenhague et Oslo le 5 septembre 1948, le sous-marin Messidor était à la mer pour une patrouille au large de l’Albanie italienne. Il reçoit l’ordre de renforcer sa surveillance notamment du port de Bari mais également de Durrès.

Le Fructidor

-Le Fructidor est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 17 juin 1942 lancé le 20 mai 1944 et mis en service le 5 janvier 1946.

Il rallie seul Dunkerque son nouveau port d’attache et intègre hors rang l’Escadre Légère du Nord (ELN). Ce n’est qu’en mai 1946 que la mise en service du Brumaire permet la réactivation de la 16ème DSM qui deviendra complète avec la mise en service du Pluviose en septembre 1946.

Du 22 au 25 septembre 1946, le sous-marin Fructidor sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 7 au 20 janvier 1948, les sous-marins Fructidor et Pluviose participent à l’entrainement du porte-avions Painlevé et de son escorteur, le cuirassé Lorraine.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT. Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril. Reprennant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Fructidor est à quai pour entretien courant de sa propulsion, de ses optiques et de son armement. Il accélère ses travaux pour pouvoir appareiller le plus vite possible.

13-Sous-marins (18) sous-marins classe Argonaute (4)

La Psyché

Sous marin La Psyché

-La Psyché (Q-174) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 26 décembre 1930 lancé le 4 août 1932 et mis en service le 23 décembre 1933.

En septembre 1939, le sous-marin Psyché forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Amphitrite Méduse et Oréade, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre et la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 21 août au 30 septembre 1941, le sous-marin Psyché est échoué sur le dock flottant pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre, effectuant ses essais officiels du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 au 31 octobre, le submersible effectuant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 novembre 1941.

Du 22 juin au 2 juillet 1943, les sous-marins Psyché et Oréade participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs  Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT.

Du 21 mars au 30 avril 1944, Le Psyché est échoué sur le dock flottant pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour la fin de 1945. Il sort pour essais du 12 au 14 mai puis pour remise en condition du 16 au 30 mai, effectuant sa première patrouille du 7 au 17 juin 1944.

Du 23 septembre au 3 octobre 1944, les sous-marins Psyché et Oréade participent à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Alcyon et Le Bordelais.

Du 7 au 18 mars 1945, le sous-marin Psyché participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Eveillé et L’Alerte.

Du 12 au 21 avril 1945, il participe avec l’Oréade à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy et Verdun.

Le Psyché est mis en position de complément le 7 septembre 1945 en compagnie de l’Oréade ce qui entraine la dissolution de la 18ème DSM (qui renait peut après avec la renumérotation de la 27ème DSM).

Officiellement condamné le 19 septembre 1945, il est remorqué à Toulon le 7 octobre 1945 et condamné le lendemain sous le numéro Q-174. Mouillé au Bregaillon, il y était toujours le 5 septembre 1948.

La Vestale

Sous-marin La Vestale

-La Vestale est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 30 janvier 1931 lancé le 26 mai 1932 et mis en service le 18 septembre 1934.

En septembre 1939, la Vestale appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane,  formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 1er décembre 1941 au 15 janvier 1942, le sous-marin La Vestale est échoué sur le dock-flottant pour sous-marin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à la remettre complètement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 janvier, réalisant ses essais officiels du 26 au 28 et sort pour remise en condition opérationnelle du 30 janvier au 12 février 1942. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 19 février au 1er mars.

Du 13 avril au 2 mai 1942, la Vestale accompagnée de l’Arethuse effectue un entrainement commun avec le contre-torpilleur Mogador et les torpilleurs de la 12ème DT.

Deux ans plus tard, du 12 mai au 10 juin 1944, le sous-marin La Vestale participent aux manoeuvres «Harmattan» en compagnie de l’Arethuse, du Saphir et du Nautilus.

Du 18 au 27 novembre 1944, La Vestale et l’Atalante participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 7ème DCT (Vauquelin Chevalier Paul et Tartu).

Du 13 février au 20 mars 1945, le sous-marin La Vestale est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un petit carénage.

Armé pour essais le 30 mars 1945, il réalise ses essais officiels les 31 mars et 1er avril avant de sortir pour sa remise en condition du 3 au 17 avril 1945. La première patrouille post-carénage à lieu du 19 avril au 3 mai 1945.

Du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre, les trois sous-marins disponibles de la 17ème DSM (Atalante Vestale Sultane) participent à deux entrainements ASM avec les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber).

Du 29 mars au 5 avril 1946, la 17ème DSM effectue un entrainement commun au large des côtes du Levant avec les contre-torpilleurs de la 5ème DCT et les torpilleurs légers de la 1ère DT, les premiers traquant les sous-marins alors que les seconds assurent l’escorte de l’aviso La Grandière.

Du 25 mai au 2 juin 1946, les sous-marins Vestale et Sultane de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 7ème DCT.
Le sous-marin La Vestale est mis en position de complément le 9 septembre 1946 ce qui entraine la dissolution la 17ème DSM.

Il est officiellement désarmé le 21 septembre 1946 et condamné sous le numéro Q-176 le 5 octobre 1946. Il reste mouillé sur le lac de Bizerte puis le 1er septembre 1948 est transféré à l’entrée du goulet pour la protéger d’intrusions ennemies.

La Sibylle

La Sibylle

La Sibylle

-La Sibylle (Q-175) est mise sur cale  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 10 janvier 1931 lancé le 28 janvier 1933 et mis en service le 22 décembre 1934.

En septembre 1939, la Sibylle forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Antiope et Amazone, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Du 17 janvier au 24 mars 1941, La Sibylle est échouée au bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 8 mars 1941.

Les essais officiels ont lieu du 9 au 11 mars et la remise en condition du 13 au 27 mars 1941, le sous-marin de moyenne patrouille effectuant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 avril 1941.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.

Du 17 au 24 février 1943, La Sibylle participe avec l’Orphée à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard (8ème DCT), récidivant du 17 au 26 juin en compagnie cette fois de l’Antiope. Du 9 au 15 octobre 1943, il participe avec ses compères de la 16ème DSM à un entrainement commun avec les 3ème 6ème et 8ème DCT.

Du 22 mars au 3 mai 1944, le sous-marin Sibylle est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 mai 1944.

Les essais officiels ont lieu du 14 au 16 mai puis le sous-marin effectue sa remise en condition opérationnelle en mer d’Iroise et dans le Golfe de Gascogne du 18 mai au 2 juin, rentrant à Dunkerque le 4 juin 1944. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 11 au 22 juin 1944.

Après avoir participé à «Entente Cordiale 45» en compagnie de l’Antiope, de l’Ajax et du Pasteur, le Sibylle poursuit sa carrière opérationnelle de plus en plus isolé, ses sister-ships étant désarmés les uns après les autres.

La mise en complément puis le désarmement de l’Orphée entraine la dissolution de la 16ème DSM, laissant hors rang le sous-marin Sibylle et ce jusqu’au 7 janvier 1946 quand il est mis en position de complément.
Officiellement désarmé le 16 janvier 1946, il est condamné le 31 janvier 1946 sous le numéro Q-175 et ramené à Cherbourg où il arrive le 7 février 1946. Débarrassé de tout le matériel récupérable, le Q-175 est vendu à la démolition le 15 juin 1946 et démantelé par un chantier caennais.

La Sultane

La Sultane en construction

La Sultane en construction

-La Sultane est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 03 février 1931 lancé le 4 août 1932 et mis en service le 20 mai 1935.

En septembre 1939, la Vestale appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane, formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 9 décembre 1940.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 16 janvier au 28 février 1942, le sous-marin La Sultane est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à lui redonné tout son potentiel. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 9 mars 1942.

Les essais réglementaires ont lieu du 10 au 12 mars 1942 et la remise en condition du 14 au 30 mars date à laquelle il rentre à Bizerte pour préparer sa première patrouille opérationnelle qui à lieu du 8 au 20 avril en Adriatique.

Du 12 au 28 septembre 1944, La Sultane est l’une des quatre sous-marins à participer à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Du 21 mars au 30 avril 1945, il est à nouveau échoué sur le dock flottant pour un grand carénage. Il sort pour essais du 7 au 9 mai et pour remise en condition du 11 au 25 mai 1945.

Il participe ensuite à un entrainement ASM, celui de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber), servant de plastron en compagnie de ses compères Atalante et Vestale, entrainement qui à lieu en deux temps : du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre 1945.

Du 29 mars au 5 avril 1946, les trois sous-marins de la 17ème DSM dont La Sultane participent à un entrainement ASM au large des côtes du Levant en compagnie des 5ème DCT et 1ère DT ainsi que de l’aviso colonial La Grandière.

Du 25 mai au 2 juin 1946, il participe à l’entrainement ASM des trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT.

Mis en position de complément le 5 janvier 1947, La Sultane _hors rang depuis la dissolution de la division en septembre 1946_ est officiellement désarmée le 21 janvier 1947. Condamné sous le numéro Q-177 le 14 mars 1947, le sous-marin reste mouillé à Bizerte dans l’enceinte de l’Arsenal de Sidi-Abdallah, servant de ponton ou de protection pour les bateaux-porte des bassins de l’Arsenal.

Sous-marins type Argonaute

Caractéristiques Techniques de la classe Argonaute

Déplacement : surface 558 ( Orion Ondine II) 565 (Argonaute Arethuse Atalante Sultane Vestale) ou 571  tW (Diane Méduse Amphitrite Antiope Amazone Orphée Oréade Psyché Sibylle) plongée 787, 798 ou 809tW

Dimensions : longueur 63.40m (64.40m pour Diane Méduse Amphitrite Antiope et Amazone Orphée Oréade 66.75m pour les Orion et Ondine II)  largeur 6.20m tirant d’eau : n. c

Propulsion : (sous-série Argonaute) deux moteurs diesels de 650ch Schneider-Carel et deux moteurs électriques Schneider de 500ch deux lignes d’arbre

(sous-série Diane) deux moteurs diesel Normand Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 500ch

(sous-série Orion et Ondine II) deux moteurs diesels Sulzer de 700ch et deux moteurs électriques de 500ch

Performances :

(séries Argonaute et Diane) vitesse maximale 13.7 noeuds en surface 9.2 noeuds en plongée rayon d’action 4000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée Immersion 80m

(série Orion contingent 1928) vitesse maximales 14 et 9 noeuds rayon d’action de 2000 miles nautiques à 10 noeuds en surface et de 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Armement : un canon de 75mm modèle 1897-15 puis modèle 1928, une mitrailleuse de 13.2mm et huit tubes lance-torpilles, six de 550mm (trois à l’avant, deux au milieu et un à l’arrière) et deux tubes de 400mm à l’arrière.

Equipage : 41 officiers et marins