Mitteleuropa Balkans (220) Slovaquie (14)

Artillerie antichar

3.7cm KANÓN PROTI ÚTOČNÉ VOZBĚ VZOR.34

Dès qu’une arme apparaît, la riposte ne tarde pas. Le char de combat ne fait pas exception et après le fusil le canon antichar fait également son apparition, une pièce d’artillerie légère et compacte d’un calibre allant de 25 à 57mm, les pièces d’un calibre supérieure étant par leur poids réservé à l’artillerie.

Parmi les calibres les plus utilisés figure le 37mm qui permet d’obtenir dans les années vingt et trente un bon compromis pour une arme capable de détruire l’immense majorité des blindés en service. Accessoirement le canon antichar était développé en canon de char.

C’est le cas du 3.7cm Kanon Proti Utocne Vozbé vozbé vzor.34, un canon antichar de 37mm mis en service dans l’armée tchécoslovaque en 1934. Il à été produit à 1379 exemplaires répartis entre un modèle destiné à l’infanterie (806 modèle 1934P), à la cavalerie (53 modèle 1934J) et aux unités motorisées (520 modèle 1934M).

Il répondait à une demande de l’armée tchécoslovaque pour un canon antichar capable de pénétrer 30mm de blindage à 1000m mais aussi capable de tirer un obus explosif à 4000m pour servir de canon d’infanterie pour par exemple neutraliser des blockhaus de campagne et des nids de mitrailleuse (comme le faisait par exemple le canon de 37mm TR modèle 1916)

Comme pour nombre de canons antichars, le 3.7cm KPIV vzor.34 à donné naissance à un canon de char qui à équipé un chasseur de chars légers le T-32 mais aussi deux chars légers, le LT vz.34 et le LT vz.35.

Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie ce canon à été récupéré par les allemands et les slovaques

La Slovaquie à récupéré des pièces pour équiper moins ses unités antichars que ses compagnies d’armes lourdes (une par bataillon) qui disposait de six pièces chacune soit un total de 162 canons en ligne

Le 3.7cm Kanon Proti Utocne Vozbé vzor.34 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque de 37mm pesant 370kg en batterie (infanterie, 380kg pour les deux autres variantes) disposant d’un tube de 17.8 calibres (longueur 1.778mm) permettant le tir d’un projectile (37.2x268R) pensant 0.850kg à une distance maximale de 5000m avec l’obus explosif sachant que les meilleures performances en matière de pénétration étant de 31mm à 500m (incidence 30°), performances tombant à 22mm à 1500m. La cadence de tir étant de 23 coups par minute.

L’équipe de pièce composée de cinq hommes protégée par un bouclier de 4.7mm pouvait pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50°.

Ce canon pouvait être remorqué par un cheval ou par un camion léger.

3.7cm KANÓN PROTI ÚTOČNÉ VOZBĚ VZOR.37

Le 3.7cm KPUV vz.37 est une évolution du précédent. Mieux même il était censé le remplacer mais la Tchécoslovaquie disparu avant que cela soit possible. Seulement 196 exemplaires ont été produites de 1936 à 1939 répartis entre un modèle 34P pour l’infanterie (160 exemplaires), modèle 34J pour la cavalerie (22 exemplaires) et un modèle 34M pour les troupes cyclistes (14 exemplaires).

Il fût utilisé ensuite par l’Allemagne puis la Slovaquie qui récupéra la majorité des pièces (en l’occurence 113) juste à temps pour participer à la guerre hungaro-slovaque puis à la guerre de Pologne.

En revanche il n’était plus en service en 1950 quand les troupes de Bratislava ont été engagés en URSS à une époque où ce canon antichar ne pouvait détruire au mieux que des autos blindées et des chars légers très légers. Quelques pièces étaient encore stockées mais elles ont été ferraillées dans l’immédiat après guerre.

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 370kg en ordre de combat (et 400kg en configuration transport), disposant d’un tube de 47.8 calibres (longueur 1.77m) permettant le tir d’un obus (QF 37×268) de 0.8kg à une distance maximale pratique de 900m avec une cadence de tir pratique de 12 coups par minute, (23 coups en théorie) pouvant percer 31mm à 500m (incidence 30°).

L’équipage de cinq hommes protégé par un bouclier de 4.7mm disposait d’un affût permettait au canon de pointer en site de -8° à +26° et en azimut sur 50°.

4.7cm KPÚV vz. 38

En dépit de la production massive de deux modèles de canons de 37mm, l’armée tchécoslovaque estimait le calibre insuffisant et demanda la mise au point d’un canon antichar de 47mm, donnant naissance au 4.7cm KPUV vz.38.

Ce canon antichar à l’aspect archaïque était cependant efficace ce qui explique qu’après la disparition de la Tchécoslovaquie les allemands ont récupéré toutes les pièces disponibles tout en continuant la production au profit notamment de leurs alliés hongrois et slovaques.

A noter que plusieurs prototypes de chasseurs de chars légers ont été mis au point en utilisant des châssis de chars déclassés (PanzerKampfwagen I et II essentiellement mais également d’anciens chars tchèques) avec un canon de 47mm vz38 dans une superstructure tirant vers l’avant ou vers l’arrière. La production pourrait être lancé avec un faible préavis. Au final ce ne sera pas le cas, les allemands préférant produire des Panzerjäger plus puissants.

Au sein de la Slovenska Armada le 4.7cm KPUV vz.38 équipait les compagnies antichars des deux divisions d’infanterie et la compagnie antichar et antiaérienne de la division blindée.

Cela donne trente-deux pièces en ligne, vingt-quatre (deux fois douze pièces) pour les divisions d’infanterie et huit pièces pour la division blindée (deux pelotons de quatre pièces).

Quelques pièces vont être employées par les forces paramilitaires pour lutter contre les mouvements de résistance et d’autres ont été employées depuis des positions fixes de campagne.

A la fin du conflit ce canon est totalement dépassé et les pièces sont rapidement envoyées à la ferraille, quelques canons antichars de 47mm modèle 1938 survivant aux chalumeaux des démolisseurs pour couler une paisible retraite dans les musées en Tchécoslovaquie et à l’étranger.

Le canon antichar de 47mm Skoda kanon P.U.V vz 36 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque de 570kg (585kg en configuration transport) disposant d’un tube de 43 calibres (2.04m) permettant le tir d’un obus (47x405R) de 1.64kg à raison de 12 coups par minute à une distance maximale de 4000m, pouvant perforer 48 mm de blindage à 500m (incidence 30°). L’affût permet à l’équipe de pièce de 5 hommes protégé par un bouclier de 4.7mm d’épaisseur de pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50°

Autre canons antichars

Canon antichar de 47mm modèle 1937

L’armée tchécoslovaque en France qui disposait au sein de ses divisions d’infanterie d’une batterie divisionnaire antichar (BDAC) disposait essentiellement comme canon antichar du canon de 47mm modèle 1937.

Devant le déclassement de ce canon et suite à la volonté d’utiliser que du 105mm au sein de l’artillerie divisionnaire, les canons de 75mm TAZ modèle 1939 sont transférés à la BDAC puis remplacées par des pièces neuves.

Artillerie antiaérienne

2cm VELKORÁŽNÍ KULOMET PROTI LETADLŮM VZOR.36

Ce canon de 20mm est tout simplement le célèbre canon de 20mm Oerlikon que l’armée tchécoslovaque va acquérir à 227 exemplaires en 1937/38 pour équiper essentiellement ses divisions rapides.

Quand la Tchécoslovaquie disparaît toutes les armes de feu l’armée tchécoslovaque sont récupérées par les allemands. Ces canons de 20mm ne sont pas remis en service au sein de la Heer qui les cèdent à ses alliés et notamment la Slovaquie.

Cette dernière va équiper ses deux divisions d’infanterie et sa division blindée avec respectivement une compagnie antiaérienne et une compagnie antiaérienne et antichar soit un total de trente-deux canons antiaériens, les divisions d’infanterie disposant d’une compagnie de douze pièces (trois pelotons de quatre plus un peloton d’état-major et un peloton de ravitaillement en munitions) alors que la division blindée possédait huit pièces (deux pelotons de quatre canons antiaériens plus deux pelotons de quatre canons antichars, un peloton d’état-major et un peloton de ravitaillement en munitions).

Ce canon servit aussi bien comme pièce de DCA que comme arme sol-sol. En raison du manque de pièces détachées, ce canon à été progressivement remplacé par des canons allemands de même calibre. Une poignée d’Oerlikon était encore en service en avril 1954 mais ils ont été rapidement envoyés à la casse car trop usés pour être d’un quelconque usage.

Le 2cm Velkorazni Kulomet Proti Letadlum vzor.36 était un canon antiaérien de conception et de fabrication suisse de 20mm pesant 62kg en position de tir (mais 295kg en configuration transport), disposant d’un canon de 65 calibres (1.4m) permettant le tir d’un projectile (20x101RB) pesant 0.12kg à une distance maximale de 3700m en tir antiaérien et de 5000m en tir sol-sol à raison de 280 coups par minute (120 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 15 coups.

L’équipe de pièce composée de sept hommes (chef de pièce, tireur, deux pourvoyeurs, deux assistants pourvoyeurs et deux transporteurs de munitions) pouvait pointer le canon en site de -8° à +75° et en azimut sur 360° (60° si le tir se fait sans enlever l’affût à deux roues utilisé pour le transport).

2cm Flak 30/38

2cm Flak 38

La pièce antiaérienne la plus légère de l’armée allemande était le 20mm, un calibre que l’on peut considérer comme international à la différence du 25mm français par exemple.

A l’origine de ces deux modèles de canons de 20mm figure le Flak 28, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Le traité de Versailles ayant interdit à l’Allemagne de développer de nouvelles armes, les bureaux d’études allemands soient vende leurs projets ou alors continue leur développement à l’étranger notamment en Suisse.

Comme les choses ne sont jamais simples, le Flak 30 à également pour origine le Solothurn ST-5 un canon suisse adopté par la Kriegsmarine sous l’a désignation de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable. Seul problème, la cadence de tir _120 coups/minute_ était faible pour une arme de ce calibre.

D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg). Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande, la Lituanie et la Bulgarie ont reçu ces modèles de canons et ce à partir de 1937/38 avec une première commande de 250 exemplaires suivit d’une deuxième de 162 exemplaires. D’autres canons de ce type vont être commandés ce qui fait qu’en septembre 1948 l’armée bulgaire possédait 550 pièces de ce type.

La Slovaquie va recevoir des pièces durant le second conflit mondial pour remplacer ses canons de 20mm Oerlikon qui étaient encore efficaces mais qui faisaient face à une pénurie préjudiciale de pièces détachées rendant leur utilisation peu sure.

La Slovenska Armada à reçu au total cinquante-quatre canons de ce type visiblement des pièces neuves même si la perte de beaucoup d’archives ne permet pas de le confirmer avec certitude. Ce qui est sur en revanche c’est que ce canon n’à pas été réutilisé après guerre par l’armée tchécoslovaque.

Le 2cm Flak 30 était un canon léger antiaérien de 20mm de conception et de fabrication allemande pesant 470kg en configuration transport et 364kg en batterie et disposant d’un tube de 65 calibres (longueur : 1.3m) permettant le tir d’un projectile (20x138B) de 0.136kg à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2134m en tir antiaérien à raison de 280 coups par minute (120 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeur de vingt coups. A noter que l’obus perforant pouvait percer 20mm à 500m (30°).L’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -20° à +90° et en azimut sur 360°

8.35cm PL kanon vz.22

Ce canon de 83.5mm à été mis au point par la firme Skoda en 1922 pour équiper l’armée tchécoslovaque d’un canon antiaérien médian.

En dépit de la mise au point de canons antiaériens plus modernes, cette pièce était encore en service en 1938 et va donc armer l’armée slovaque qui disposait d’un régiment antiaérien médian censé disposer de 36 pièces.

Comme l’armée slovaque n’à récupéré que vingt-neuf pièces, le régiment à du faire face à ce déficit de sept pièces.

En septembre 1948 ce canon est clairement dépassé et pour ne pas voir sa DCA être totalement déclassée, la Slovaquie demande la livraison de «88» pour les remplacer ce que Berlin refuse, préférant lui livrer des 8cm PL kanon vz.37 de seconde main. Bratislava qui connait parfaitement la fragilité de sa position accepte.

Les deux modèles de canon vont cependant cohabiter au sein du régiment jusqu’à la fin du conflit ! La guerre terminée les quelques 8.35m PL kanon vz.22 sont envoyés à la ferraille sans autre forme de procès.

Le 8.35cm PL kanon vz.22 était un canon antiaérien médian de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 8800kg disposant d’un tube de 55 calibres (longueur du tube 4.6m) permettant le tir d’un obus (83.5x677mm) explosif de 10kg à une distance maximale en tir antiaérien de 11300m à raison de douze coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de 0° à +85° et en azimut sur 360°.

8cm PROTILETADLOVÝ VZOR.37

Le 8cm Protiletadlovy vzor.37 était un canon antiaérien de conception et de fabrication tchécoslovaque mis au point en 1937. D’un calibre de 76.5mm, il ne fût produit qu’à quatre-vingt seize exemplaires avant la disparition de la Tchécoslovaquie.

Les allemands capturèrent la majorité des pièces, les slovaques en récupérant un exemplaire au moment de leur déclaration d’indépendance. Ce canon fût surtout utilisé pour l’entrainement et la propagande mais par un begaiement dont l’histoire est friande ce canon allait servir sous les couleurs slovaques avec la livraison de pièces ayant brièvement servies dans les unités allemandes.

Comme nous l’avons vu plus haut l’unique régiment antiaérien médian de la Slovenska Armada devait disposer de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit trente-six canons en ligne. Or seulement vingt-neuf pièces étaient disponibles ce qui laissait un déficit de sept canons.

En septembre 1948 le 8.35cm PL kanon vz.22 étant clairement dépassé, Bratislava demande la livraison de canons de 88mm plus modernes. Berlin refuse mais propose de livrer des 8cm PL kanon vz.37 de seconde main ce que l’armée slovaque de mauvaise grace accepte.

Situation baroque le régiment disposait encore de douze canons de 83.5mm et de vingt-quatre canons de 76.5mm, situation qui perdura jusqu’à la fin de la guerre et si les canons de 83.5mm furent rapidement ferraillés, les 76.5mm furent brièvement conservés par l’armée tchécoslovaque.

Le 8cm Protiletadlovy vzor.37 était un canon antiaérien médian de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 3800kg en position de tir mais 5370kg en position de transport sur un affût à deux essieux.

Disposant d’un tube de 52.8 calibres (longueur du tube 4.040m), il pouvait tirer un obus de 14.58kg à une distance maximale de 11500m en tir antiaérien et de 16900m en tir sol-sol à raison de 10 à 15 coups par minute. L’équipe de pièce composée de 6 hommes pouvait pointer le canon en site de -1° à +85° et en azimut sur 360°

Autres canons antiaériens

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

L’armée tchécoslovaque en exil disposait au sein de ses deux premières divisions d’infanterie d’un bataillon divisionnaire d’artillerie antiaérienne avec trente-six canons, douze canons de 37mm Schneider modèle 1941/49 et vingt-quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938/48, équipement qui ne variera pas jusqu’à la fin du conflit.

Canon de 25mm antiaérien Hotchkiss

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