URSS (33) Sous-Marins (1)

SOUS-MARINS

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Sous-Marins type Sch 

Avant-propos

Le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible apparaît à la fin du XIXème siècle sous l’impulsion notamment de deux pionniers, Maxime Laubeuf en France et John Holland aux Etats.

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16-Navires auxiliaires (10)

Navires hydrographes

En septembre 1939, la marine nationale dispose d’une flotte hétérogène de navires hydrographes, souvent des navires dont ce n’était pas la mission première et qui arrivaient en fin de carrière.

Leur remplacement était cependant prévu par des navires conçus spécifiquement pour cette mission même si comme l’Amiral Mouchez, il pouvait être transformé en cas de guerre en aviso pour mener des missions d’escorte.

Hydrographes classe Mauviette

Anciens patrouilleurs de 1917/18 transformés en hydrographes en 1920. Déplaçant 420 tonnes (460 tonnes pleine charge), ils sont longs de 43.50m, large de 7.30m et un tirant d’eau de 3.40m. Ils filent à dix noeuds avec un équipage de 32 hommes. Ils sont désarmés.

L’Astrolabe (ex-Mauviette) et l’Octant (ex-Pivert) sont basés à Saïgon en Indochine pour réaliser les rélevés hydrographiques des inombrables cours d’eau de l’Indochine française.

Le Gaston Rivier (ex Ortolan) est lui basé à Cherbourg et opère en Manche. Il est désarmé le 7 juin 1944 après la mise en service du Goéland.

L’Estafette (ex-Pie II) est basé à Bizerte et opère donc en Méditerranée notamment dans son bassin oriental jusqu’au 14 juin 1944 quand il est désarmé après la mise en service du Pelican.

Le Sentinelle (ex Perruche) est basé à Casablanca, opérant au large de Maroc et parfois au large du Sénégal. Il est désarmé le 1er septembre 1944 et remplacé par le Cormoran.

Le La Perouse

En 1918 sont mis sur cale à Brest, Lorient et Nantes, 13 patrouilleurs de 700 tonnes du type Jacques Coeur.

Après l’armistice, 9 d’entre eux seront terminés, mais sur des plans modifiés : 3 deviendront des petits transports frigorifiques, 4 des petits transports côtiers, enfin deux auront leur coque allongée de 12 m et leur tonnage porté à 781 tonnes et seront aménagés en navires hydrographes.

Tous seront terminés en 1919/1920. Au début de la seconde guerre mondiale ne subsistaient que 5 de ces navires dont le La Perouse qui à été affecté en Indochine, s’occupant plus particulièrement du port d’Haïphong.

La Chimère

La Chimére était l’ex-Obcott construit en 1901, acheté aux Etats-Unis en 1917. Rebaptisé le Huron en 1924 puis la Zelée en 1931, il est renomé La Chimère en septembre 1939 et utilisé à Toulon pour des travaux hydrographiques dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Le President Théodore Tissier

Construit pour le Département des Pêches en 1934 comme navire océanographique, il est cédé à la marine nationale en 1938 qui l’utilise comme annexe de l’Ecole Navale. Il également utilisé comme navire hydrographe.

Déplacement : standard 965 tonnes pleine charge 1307 tonnes Longueur : 57m largeur 8.90m tirant d’eau 4.96m Propulsion : un diesel MAN 7 cylindres dévellopant 800ch et entrainant une hélice Vitesse maximale : 11 noeuds Rayon d’action : 24000 miles nautiques à 10 noeuds
Armement : un canon de 75mm et quatre mitrailleuses de 7.5mm

Les Austral et Boréal

L’Austral ex Léon Poret et le Boréal ex Rémy Chuinard étaient deux transports frigoriques construits en 1927,achetés en 1937 par la Marine Nationale. Ces navires sont désarmés le 2 septembre 1944 et remplacés par les aviso-hydrographes Mouette et Ibis.

Déplacement : 2270 t Longueur : 63,40 m largeur : 10,20 m tirant d’eau : 4, 57m Puissance propulsive 1 200 cv Vitesse maximale 11 noeuds Armement : aucun

Hydrographes classe Goéland

Ces six navires (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) sont prévus à la tranche 1938bis et sont destinés à remplacer les vieux navires de classe Mauviette du moins ceux basés en métropole. La saturation des chantiers français à retardé l’exécution de ce programme.

Envisagés à l’origine comme des chalutiers de 535 tonnes, ils prennent du muscle et du poids pour s’apparenter à des aviso-dragueurs de classe Chamois, ayant une double-mission comme l’Amiral Mouchez : navire hydrographe en temps de paix, aviso en temps de guerre.

-Le Goéland est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) du Havre le 15 mars 1942 lancé le 27 septembre 1943 et mis en service le 14 mai 1944. Il remplace le Gaston Rivier à Cherbourg.

-Le Pélican est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) du Havre  le 7 avril 1942 lancé le 10 octobre 1943 et mis en service le 14 juin 1944. Il remplace l’Estafette à Bizerte.

-Le Cormoran est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) de Caen  le 7 juin 1942 lancé le 10 décembre 1943 et mis en service le 7 septembre 1944. Il remplace le Sentinelle à Casablanca.

-La Mouette est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) de Caen le 5 août 1942 lancé le 12 février 1944 et mis en service le 21 novembre 1944. Il remplace l’Austral à Toulon.

-l’Ibis est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire  le 17 août 1942 lancé le 5 février 1944 et mis en service le 2 septembre 1944. Il remplace le Boréal à Toulon

-Le Bengali est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 12 février 1944 lancé le 20 août 1945 et mis en service le 17 février 1946. Il est affecté à Dunkerque.

Caractéristiques Techniques des aviso-hydrographes classe Goéland

Déplacement : standard 647 tW aux essais 777 tonnes pleine charge 840 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 78.30m entre perpendiculaires 73.80m largeur au fort 8.68m tirant d’eau : 2,959m à l’arrière aux essais

Propulsion : deux moteurs diesel Sulzer de 2000ch chacun entrainant deux hélices
Performances : vitesse maximale 20 noeuds autonomie 10000 miles nautiques à 4 noeuds 4000 miles nautiques à 9 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation , un radar de veille combinée et des équipements hydrographiques

Armement : en temps de guerre, ils doivent recevoir un ou deux canons de 100mm en affûts simples, huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles, deux grenadeurs de sillage et deux mortiers

Equipage : 8 officiers, 17 officiers mariniers et 76 quartiers maitres et matelots soit 101 personnes.

Les gabares

En septembre 1939, la marine nationale dispose de plusieurs gabares, des navires de l’ombre mais indispensables pour les travaux portuaires. On peut les classer en trois catégories :

Les gabares antérieures à 1914 :

-La Girafe opère au profit de la Direction du Port de  Cherbourg

A noter que son sister-ship le Chameau à été condamné en 1937 sert de ponton d’amarrage à Brest

-Le Titan (classe Polyphème) est déployé à Brest, son sister-ship l’Antée (ex-Vulcain) est à Bizerte alors que leur sister-ship Polyphème est à Port Cros comme gardien de barrage non automoteur  chargé de la manœuvre de la porte du barrage de filets.

Classe Endurante

-L’Endurante et la Persévérante sont à Toulon

-La Fidèle est à Cherbourg

-La Résistante est à Brest

-La Patiente est à Dakar

-La Cam Ranh est à Saïgon

Classe Puissante

-La Puissante et la Servante sont à Bizerte

-La Prévoyante et la Victorieuse est à Brest

-La Prudente et la Persistante à Toulon

-La Vaillante à Beyrouth

-L’Agissante est livrée pour Cherbourg 1941.

Les nouvelles gabares

-L’Entrainante est à Cherbourg

-La Mordante est à Bizerte

-L’Ardente est à Mers-El-Kébir

-L’Entreprenante est à Cam-Ranh

-L’Epuisante est à Toulon

-La Performante est à Mers-El-Kébir

16-Navires auxiliaires (3)

C- Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci

La marine nationale dispose encore en 1948 de nombreux hydravions qu’ils soient embarqués sur les croiseurs et les cuirassés mais également qui sont basés à terre. Pour ces derniers, la marine à besoin de navires spécialisés pour les ravitailler, les entretenir et les remorquer.

Après avoir utilisé d’anciens avisos et cannonières transformés pour ce rôle, la Royale finance à la tranche 1937 la construction de quatre ravitailleurs d’hydravions baptisés Sans-Souci Sans Peur Sans Pareil et Sans Reproche, le n°1 et le n°3 vont être construits aux ACL, les n°2 et n°4 aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët.

Le Sans Souci

-Le Sans Souci est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 8 septembre 1940 lancé le 20 novembre 1941 et mis en service le 7 janvier 1943.

Il est affecté à Brest et mouillé dans la Penfeld même si il rallie régulièrement l’Anse de Lanvéoc, l’antre des hydravions de la flotte de l’Atlantique même si le Sans Souci est aussi régulièrement déployé à Lorient voir à Cherbourg.

Du 7 février au 15 mars 1946, il est échoué au bassin n°4 du Salou pour son premier grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er avril, sortant pour essais le 2 et le 3 puis pour remise en condition du 5 au 12 avril 1946.

Le 5 septembre 1946, le Sans Souci appareille de Brest et gagne Casablanca le 10 septembre où il est rejoint le lendemain par quatre Bréguet Br790 de l’escadrille 3R puis le 12 par quatre Latécoère Laté 298 de l’escadrille 7T afin de tester sa capacité à soutenir plusieurs hydravions sans assistance extérieure.

Les huit hydravions redécollent le 13 septembre pour rejoindre Dakar via Port Etienne et sont soutenus par le ravitailleur d’hydravion qui leur fournit carburant, munitions pour les exercices, vivres et repos pour l’équipage.

Après une semaine de manoeuvres au large de Dakar du 18 au 25 septembre, le Sans Souci quitte la capitale de l’AOF le 27 septembre, fait escale à Casablanca du 1er au 4 octobre avant de rentrer à Brest le 9 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le Sans Souci était à Brest. Il est mis en alerte, prêt à servir de base mobile d’aviation aux hydravions du Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN).

Le Sans Peur

-Le Sans Peur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët en même temps que le Sans Reproche le 8 juin 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 5 décembre 1942.

Il est affecté à Toulon, quittant Lorient où il avait été armé le 6 décembre 1942, faisant escale à Casablanca du 10 au 13 décembre avant de rallier Toulon le 17 décembre 1942. Il est plus précisément basé à Saint Mandrier, l’antre des hydravions du CNMAN.

Du 5 janvier au 25 février 1946, il est échoué dans le bassin Vauban n°9 pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mars 1946, sortant pour essais les 18 et 19 mars puis pour remise en condition du 21 au 30 mars 1946.

Son activité opérationnelle se résume à soutenir les hydravions du CNMAN (Commandement Nord-Méditerranée de l’Aviation Navale) en mouillant aux salins d’Hyères ou à Villefranche pour soutenir les hydravions basés dans le sud de la France.

Le 5 septembre 1948, il était à quai à Toulon, revenant la veille de Villefranche où il avait soutenu huit Bloch MB-481 de l’escadrille 2B habituellement basée sur l’Etang de Berre.

Il complète ses soutes et ses magasins puis appareille dans la matinée du 6 septembre 1948 pour établir une base avancée aux salins d’Hyères.

Le Sans Pareil

-Le Sans Pareil   est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 8 septembre 1940 lancé le 20 novembre 1941 et mis en service le 7 janvier 1943.

Affecté à Bizerte, il quitte Lorient le 10 janvier 1943, font escale à Casablanca du 15 au 20 janvier avant de rallier la Tunisie le 24 janvier 1943.

Son activité opérationnelle se résume à soutenir les hydravions du CSMAN (Commandement Sud-Méditerranée de l’Aviation Navale) basés à Karouba près de Bizerte mais également à terme à Arzew, le déploiement d’unités d’hydravions prêt d’Oran devant accompagner la montée en puissance de la 4ème Escadre (cette situation est provisoire, le Sans Reproche devant être à terme redéployé en Algérie).

Du 15 janvier au 11 mars 1946, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 27 mars, sortant pour essais les 28 et 29 mars puis pour remise en condition du 31 mars au 12 avril 1946.

Le 5 septembre 1948, le Sans Pareil était en entretien à flot à l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Il accélère sa remise en condition pour être près le plus rapidement possible.

Le Sans Reproche

-Le Sans Reproche est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët en même temps que le Sans Peur le 8 juin 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 5 décembre 1942.

Le Sans Reproche est basé à Lorient pour soutenir les hydravions du Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN) à sa mise en service.

Du 2 mars au 22 avril 1945, il est échoué dans le bassin Ouest de l’Arsenal de Lorient pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais 7 mai 1945, sortant pour essais les 8 et 9 mai puis pour remise en condition du 11 au 22 mai 1945.

Le 7 juin 1945, décision est prise de redéployer le ravitailleur d’hydravions à Mers-El-Kébir pour soutenir la 10ème flottille d’hydravions qui dispose alors de trente-quatre hydravions (dix Potez-CAMS 141 de l’escadrille 14E, douze Bloch MB-481 de l’escadrille 12T et douze Consolidated Catalina de l’escadrille 14R).

Il quitte Lorient et la Bretagne le 10 juin 1945, fait escale à Casablanca du 14 au 17 juin avant de rallier Mers-El-Kébir le 21 juin 1945.

Du 1er mai au 15 juin 1948, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 1er juillet, sortant pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 15 juillet.

Le 27 août 1948, il quitte Mers-El-Kébir en direction de Porto-Vecchio pour aménager une hydrobase avancée au profit des hydravions de la 12ème flottille. Arrivé le lendemain en Corse, le ravitailleur se met aussitôt au travail et y était toujours le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des ravitailleurs d’aviation classe Sans Souci

Déplacement : standard 1372 tW pleine charge 2100 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 95m largeur 11.76m tirant d’eau 3.54m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer dévellopant 4200ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 15 noeuds 12000 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : un radar de navigation installé en 1947/48

Capacités : une grue de 25 tonnes et deux grues de 7.5 tonnes; 1200 tonnes de carburant 120 tonnes de vivress, 30 tonnes de munitions et 25 tonnes de pièces détachées + un atelier d’entretien.

Ils peuvent abriter deux Bréguet Br790 et remorquer tous les types d’hydravions en service

Armement : un canon de 90mm modèle 1926 à l’avant et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943 (installés en 1945/46)

Equipage : 89 officiers et marins

14-Navires légers (41)

L-Vedettes lance-torpilles

«Les françaises»

La marine nationale s’est tardivement mise à la vedette lance-torpilles. Ce n’est qu’après la guerre qu’elle va disposer de ces premières vedettes lance-torpilles, des navires numérotés VTA-1 et VTB-2 à 7 mises en service au milieu des années vingt. Techniquement ratées, elles vont finalement servir d’auxiliaires par exemple pour le secours en mer.

Cela ne dissuade pas les services techniques d’équiper la marine nationale de vedettes lance-torpilles mais on décide de prendre le temps de construire une série expérimentale, trois navires de 19m baptisés VTB-8 VTB-9 et VTB-10.

Elles sont commandés aux chantiers Silbur de Meulan même si la troisième est sous-traitée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Saint Nazaire. La construction est lente en raison de problèmes industriels et les trois vedettes ne sont opérationnelles qu’en 1935.

La VTB-10 est prématurement désarmé en raison de problèmes de coque et la VTB-9 est perdue par une rupture de coque le 7 août 1939. La VTB-8 elle sera désarmée dès 1940, la marine préférant mettre sur le paquet sur de nouvelles vedettes tirant les leçons des essais laborieux de leurs trois prédecesseurs.

Caractéristiques Techniques des vedettes VTB 8 9 et 10

Déplacement théorique : 22 tonnes (25.5 tonnes à pleine charge)

Dimensions : longueur hors tout 19.60m (19.50 pour la VTB-10) longueur totale de la coque : 19.20m longueur entre perpendiculaires 18.76m largeur hors tout 4.20m largeur à la flottaison 4.19m (4.06m pour la VTB-10) tirant d’eau : 1.08m

Propulsion : deux moteurs Lorraine de 1100ch chacun entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 48 noeuds (54 noeuds atteint aux essais) rayon d’action : 180 miles à 48 noeuds

Armement : deux torpilles de 450mm modèle 1919 lancées soit par un système latéral à griffes (VTB-8), par l’arrière (VTB-9) ou par des tubes hydropneumatiques (VTB-10)

Equipage : 5 à 7 hommes

Vedettes lance-torpilles de 23 tW

Deux vedettes sont commandées par une lettre ministérielle du 13 août 1937 en complément de la tranche 1937. Numérotées VTB-11 et 12, leur construction est attribuée aux ACL de Saint Nazaire.

La VTB-11 lancée en septembre 1939 est mise en service au printemps 1940 alors que la VTB-12 est lancée en octobre 1939 et mise en service au printemps 1940.

Ces deux vedettes vont former une 1ère Escadrille Légère de l’Atlantique (1ère ELA) basée à Lorient mais donnant peu satisfaction, elles sont désarmées en mars et mai 1945. Stockées à terre, elles seront réarmées en septembre 1948 pour le secours en mer.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 28 tW

Dimensions : longueur hors tout 19.85m largeur 4.90m tirant d’eau 1.23m

Propulsion : deux moteurs Lorraine 24 cylindres en V refroidissement par eau + 2 moteurs auxiliaires 4 cylindres de 50ch soit une puissance totale de 2320ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 45 noeuds rayon d’action 296 miles nautiques à 45 noeuds

Armement : deux porte-torpilles de 400mm modèle 1926, deux mitrailleuses Darne de 7.5mm et un grenadeur avec six grenades de 35kg

Equipage : 7 hommes

Vedettes lance-torpilles type 40K

En 1937, la République espagnole en proie aux affres d’une guerre civile largement internationalisée (à tel point qu’on parle de Guerre d’Espagne plutôt que de guerre civile espagnole) passe commande de douze vedettes lance-torpilles type 40K (40 Knots/40 noeuds). Si une est construite en Grande Bretagne, les onze autres sont construites en France :
Les chantiers navals de Meulan reçoivent la construction des vedettes K1 à K4, Jouët à Sartrouville doit construire les K5 et 6 et enfin les chantiers Romano d’Antibes doit construire les vedettes K8 à K12, la K7 devant être donc construite en Grande Bretagne.

L’évolution du conflit lui étant défavorable, la République Espagnole est rapidement dans l’impossibilité de prendre en charge ces navires dont la construction à été plus longue que prévue.

Les nouvelles autorités espagnoles réclament la livraison de ces vedettes qui intéressent fortement notre marine. Finalement, un accord est trouvé entre Paris et Madrid, la France rachetant à l’Espagne des vedettes qu’elle n’à jamais payé !

Dix vedettes vont simplement être mis en service au sein de notre marine. La K6 abandonnée dans le port de Marseille est en trop mauvais état pour justifier une remise en état et une utilisation opérationnelle alors que la K7 est récupérée par les anglais comme auxiliaire. Ces dix navires récupérés héritent des numéros VTB 40 à 49.

Ces vedettes mises en service au printemps 1940 vont former deux escadrilles de vedettes lance-torpilles baptisés Escadrilles Légères de la Méditerranée (ELM) et basée pour la première à Toulon (avec les vedettes 41 43 45 47 et 49) et la seconde à Bizerte (avec les vedettes 40 42 44 46 et 48).

Ces navires sont toujours en service en septembre 1948 et ne vont pas tarder à faire parler la poudre vis à vis des navires italiens.

Caractéristiques Techniques des vedettes type 40K

Déplacement : à vide 22.6 tonnes en charge 30 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 20.40m longueur à la flottaison 19.34m largeur maximale 4.55m largeur à la flottaison 4.10m tirant d’eau 1.12m

Motorisation : quatre moteurs Lorraine Pétrel 12 cylindres de 600ch et deux moteurs auxiliaires Lyncoming de 8 cylindres et 100ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds (10 noeuds avec seule utilisation des auxiliaires)

Armement : deux griffes latérales type Loire pour deux torpilles de 400mm, un grenadeur avec six grenades ASM, un canon de 25mm Hotchkiss et deux mitrailleuses de 7.5mm en affût double

Equipage : inconnu

Vedettes lance-torpilles de 23 tW

Poursuivant leur volonté de disposer d’une puissante flotte de vedettes lance-torpilles, notre marine nationale reçoit l’autorisation de construire huit nouvelles vedettes porte-torpilles, navires financés à la tranche 1938 bis.

Huit vedettes de 23 tW numérotés VTB-15 à 22 sont commandés aux chantiers de Meulan (VTB-15 et 16), aux chantiers Jouett de Sartrouville (VTB-17 et 18) et aux ACL de Saint-Nazaire (VTB-19 à VTB-22)

Ces huit vedettes misent en service en septembre 1941 vont former deux escadrilles de vedettes lance-torpilles.
La 3ème ELM basée à Ajaccio regroupe les vedettes porte-torpilles VTB-15, 17, 19 et 21 alors que la 2ème ELA basée à Lorient regroupe lees vedettes porte-torpilles VTB-16, VTB-18, VTB-20 et VTB-22.

Ces navires sont toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 23 tW

Dimensions : longueur 19.80m largeur 5m tirant d’eau : inc

Propulsion : deux moteurs Lorraine développant 2320ch; deux moteurs auxiliaires de 100ch et deux hélices

Performances : vitesse maximale 45 noeuds rayon d’action 200 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : deux mitrailleuses de 13.2mm, deux porte-torpilles de 450mm et un grenadeur. Au cours du conflit, le grenadeur sera débarqué et les mitrailleuses de 13.2mm remplacés par un canon de 25mm, deux mitrailleuses de 7.5mm Darne sont également embarquées.

«Les Motor Torpedo Boats» : du british pour la marine nationale

Pour faire face aux MAS italiennes et aux S-Boot allemandes, la marine nationale souhaite disposer de nombreuses vedettes lance-torpilles.

Outre les vedettes commandées en France, la marine nationale décide de commander des vedettes lance-torpilles en Grande Bretagne en l’occurence dix-huit navires de 21,34m développés par Vosper, des navires numérotés VTB-23 à 40.

Ces navires sont mises en service au printemps 1940 (VTB-23 24 25 26 27 et 28), à l’automne 1940 (VTB-29 30 31 32 33 et 34) et au printemps 1941 (VTB-35 36 37 38 39 et 40) vont former trois escadrilles.

Les vedettes VTB-23 à 28 sont déployées à Toulon au sein de la 4ème Escadrille Légère de la Méditerranée (ELM), formant la 1ère flottille légère en compagnie de la 1ère ELM et de la 3ème ELM elle déployée à Ajaccio.

Les vedettes VTB-29 à 34 sont déployées à Bizerte au sein de la 5ème Escadrille Légère de la Méditerranée, formant la 3ème flottille en compagnie de la 2ème ELM.

Les vedettes VTB-35 à VTB-40 sont déployées à Cherbourg au sein de la 3ème ELA, formant la 2ème flottille légère en compagnie des 1ère ELA et 2ème ELA basées à Lorient.

Caractéristiques Techniques des BPB de 21,34m

Déplacement : standard 36 tonnes pleine charge 49 tonnes

Dimensions : longueur 21,34m largeur 5,94m tirant d’eau 1,68m

Propulsion : trois moteurs à essence développant 4000ch entrainant trois hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds rayon d’action 250 miles nautiques à 40 noeuds

Armement : deux torpilles de 400mm modèle 1926, quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles et quatre mitrailleuses de 7.5mm en affûts simples

Equipage : 12 officiers et marins

Satisfaits de leurs modèles anglais, les marins français obtiennent dans le cadre du programme naval la commande de douze nouvelles vedettes construites par Vosper, l’un des spécialistes britanniques de la Motor Torpedo Boat.

Ces douze vedettes sont financées aux tranches 1942 et 1944 et sont des versions améliorées de celles commandées en 1939. elles reçoivent les numéros VTB-50 à 61.

Ces douze vedettes lance-torpilles sont ainsi mises en service en mars 1942 (VTB-50 VTB-51 VTB-52), en juin 1942 (VTB-53 VTB-54 et VTB-55) , en septembre 1942 (VTB-56 VTB-57 et VTB-58) et en décembre 1942 (VTB-59 VTB-60 VTB-61), formant deux nouvelles escadrilles légères.

Les vedettes VTB-50 à 55 forment ainsi une 1ère ELMan (Escadrille Légère de la Manche) qui forme une 1ère FLN (Flottille Légère du Nord) en compagnie de la 2ème ELMan (ex-3ème ELA), les deux escadrilles étant basées à Dunkerque.

Les vedettes VTB-56 à 61 forment une 6ème ELM qui intègre la 1ère FLM avec Toulon comme port d’attache.

Ces douze navires sont encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des Vosper de 23m

Déplacement : standard 39 tonnes pleine charge 50 tonnes

Dimensions : longueur 23m largeur 6,04m tirant d’eau 1,70m

Propulsion : trois moteurs à essence développant 4200ch entrainant trois hélices

Performances : vitesse maximale 41 noeuds rayon d’action 250 miles nautiques à 41 noeuds

Armement : deux torpilles de 400mm modèle 1926, un canon de 25mm Hotchkiss modèle 1939/40, deux mitrailleuses de 13.2mm en un affût double et deux mitrailleuses de 7.5mm en affûts simples sous masque.

Equipage : 12 officiers et marins

13-Sous-marins (25) sous-marins classe Rolland Morillot (2)

La Réunion

Carte de l'île de la Réunion

Carte de l’île de la Réunion

-La Réunion est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 16 novembre 1940 lancé le 24 septembre 1943 et mis en service le 4 juin 1945 en même temps que son sister-ship Crozet.

La mise en service de ces deux navires permet la réactivation de la 3ème DSM, division appelée à être basée à Toulon, intégrant la 3ème escadrille et donc par voie de conséquence la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM).

Le 6 juin 1945, le mouilleur de filets Gladiateur arrive à Cherbourg pour escorter les deux sous-marins jusqu’à Toulon. La petite escadre quitte le port bas-normand le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin puis arrive à Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 1er au 13 juillet 1945, La Réunion participe à l’exercice «Némo» en compagnie des sous-marins Le Glorieux Le Tonnant Crozet Antigone et Aurore.

Le 25 février 1946, L’Ile d’Oleron est mis en service même si il ne retrouvera ses compères de la 3ème DSM que le 4 mars, date de son arrivée à Toulon.

Du 20 mars au 21 mai 1946, La Réunion accompagné de l’Ile Oleron participe à la croisière en URSS, accompagnant le cuirassé Alsace, le croiseur lourd Saint Louis, le pétrolier-ravitailleur Liamone et les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque.

Le 30 janvier 1947, le Belle-Ile est mis en service et quand il arrive à Toulon le 13 février suivant, il  permet à la 3ème DSM d’atteindre son format définitif à quatre sous-marins.

Du 7 au 17 mai 1947, les sous-marins La Réunion et Crozet participent à un entrainement ASM en servant de plastron pour les contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin et Turenne de la 2ème DCT.

Du 16 au 24 mars 1948, La Réunion sert de plastron aux torpilleurs d’escadre Mousquet et Bombardier pour entrainer ces deux navires de classe Intrépide à la lutte ASM alors que leur protégé, le cuirassé Alsace subissait un petit carénage à Bizerte.

Les trois navires mouillent aux salins d’Hyères du 25 mars au 2 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après un exercice commun de la 3ème DSM avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT, La Réunion et Le Crozet vont subir un grand carénage. Les deux sous-marins sont hissés sur le slipway du Mourillon le 11 juin 1948.

Les travaux étaient censés durer jusqu’au 20 septembre mais devant l’imminence du conflit, ce grand carénage est accéléré.

Ce qui est sur c’est que La Réunion est armé pour essais dès le 24 août, sortant pou essais le 25 août et effectuant une remise à condition à minima du 26 août au 3 septembre, étant déclaré disponible le……….5 septembre 1948 tout comme son sister-ship Crozet.

L’Ile de France

Carte de l'Ile de France

Carte de l’Ile de France

-L’Ile de France  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes en même temps que l’Ile de Ré le 25 septembre 1941 et lancés le 12 janvier 1943

Les deux sous-marins quittent Nantes le 14 mars 1944 accompagnés par l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré pour rallier Cherbourg le lendemain 15 mars 1944. Ils sont mis au bassin du 16 mars au 4 avril 1944 pour parfaire leur mise au point.

L’Ile de France et l’Ile de Ré sont mis en service le 12 août 1944. Le lendemain 13 août, ils quittent Cherbourg en compagnie du Beautemps-Beaupré, les trois navires ralliant Brest dans la soirée.

Les deux jumeaux se séparent alors. Si le sous-marin Ile de France est affecté à la 24ème DSM, l’Ile de Ré lui rejoint la 25ème DSM. Le 9 août 1945, la 24ème DSM devient 4ème DSM.

Du 10 au 15 avril 1946, il participe au large des côtes françaises à l’exercice «Entente Cordiale 46» en compagnie des sous-marins Rolland Morillot Kerguelen et La Guadeloupe.

Du 12 janvier au 21 mars 1948, le sous-marin Ile de France est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour grand carénage. Armé pour essais le 3 avril, il effectue ses essais réglementaires les 4 et 5 avril puis sa remise en condition du 7 au 21 avril 1948.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, L’Ile de France était en plein exercice en Manche. Il rallie aussitôt Dunkerque où il se ravitaille en carburant, vivres et torpilles pour pouvoir faire face à toutes les éventualités.

L’Ile de Ré

vue aérienne de l'Ile de Ré

vue aérienne de l’Ile de Ré

-L’Ile de Ré  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes en même temps que l’Ile de France le 25 septembre 1941 et lancés le 12 janvier 1943

Les deux sous-marins quittent Nantes le 14 mars 1944 accompagnés par l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré pour rallier Cherbourg le lendemain. Ils sont mis au bassin du 16 mars au 4 avril 1944 pour parfaire leur mise au point.

L’Ile de Ré et L’Ile de France sont mis en service le 12 août 1944. Le lendemain 13 août, ils quittent Cherbourg en compagnie du Beautemps-Beaupré, les trois navires ralliant Brest dans la soirée.

Les deux jumeaux se séparent alors. Si le sous-marin Ile de France est affecté à la 24ème DSM, l’Ile de Ré lui rejoint la 25ème DSM.

Du 29 septembre au 7 octobre 1945  l’Ile de Ré participe avec son compère Ile d’Yeu à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Guépard et Lion. Le 27 octobre 1945, la 25ème DSM est renumérotée 6ème DSM.

Du  2 octobre au 12 décembre 1947, le sous-marin Ile de Ré est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 26 décembre 1947, exécutant ses essais réglementaires du 27 au 29  puis sa remise en condition du 2 au 16 janvier 1948.

Du 5 au 10 mai 1948, L’Ile de Ré participe avec l’Ile d’Yeux à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 48».

Quand les allemands bombardent la Norvège et le Danemark le 5 septembre 1948, l’Ile de Ré avait appareillé le 1er septembre pour un patrouille dans l’Atlantique Sud à la recherche des raiders allemands qu’il devait pister et détruire uniquement en cas de guerre.

Il reçoit alors de rallier Fort de France pour charger carburant, munitions (il avait réalisé des tirs d’entrainement durant le transit) et vivres et de se tenir prêt.

L’Ile d’Yeux

Vue aérienne de l'Ile d'Yeux

Vue aérienne de l’Ile d’Yeux

-L’Ile d’Yeu est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 20 octobre 1941 lancé le 2 février 1943 et mis en service le 12 septembre 1944.

Le 13 septembre 1944, l’aviso-dragueur La Capricieuse arrive de Brest pour escorter le nouveau sous-marin à Brest. Ils quittent Cherbourg le 14 septembre à l’aube et arrivent en début de soirée.

L’arrivée de l’Ile d’Yeux permet l’activation de la 25ème DSM composée de l’Ile de Ré et de l’Ile d’Yeux, attendant la mise en service des sous-marins Kerguelen et La Guadeloupe.

Du 20 au 27 avril 1945, l’Ile de Ré accompagné du Kerguelen participent à l’entrainement des contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre de la 3ème DCT. Il participe ensuite avec l’Ile de Ré à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Guépard et Lion.

Le 27 octobre 1945, la 25ème DSM qui à atteint son format définitif à quatre sous-marins est renumérotée 6ème DSM. Elle reste rattachée à la 5ème Escadre.

Du 13 décembre 1947 au 20 février 1948, le sous-marin Ile d’Yeux est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète et quelques travaux de mise à niveau des transmissions et de l’électronique.

Après une période de travaux complémentaires à quai, l’Ile d’Yeux est armé pour essais le 4 mars 1948, effectuant ses essais réglementaires du 5 au 7  puis sa remise en condition du 9 au 23 mars 1948.

Du 5 au 10 mai 1948, les sous-marins Ile de Ré et Ile d’Yeux participent à l’exercice «Entente Cordiale 48» au large des îles britanniques.

Le 5 septembre 1948, quand les allemands bombardent la Norvège et le Danemark, l’Ile d’Yeux à appareillé deux jours plutôt pour une patrouille au large des ports allemands. Il reçoit l’ordre de pister la flotte allemande et de couler tout navire portant pavillon allemand, qu’il soit civil ou militaire.

13-Sous-marins (17) sous-marins classe Argonaute (3)

L’Orphée

L'Orphée à la mer

L’Orphée à la mer

-L’Orphée (Q-163) est mis sur cale aux chantiers navals Auguste Normand du Havre le 22 août 1929 lancé le 10 novembre 1931 et mis en service le 8 juin 1933.

En septembre 1939, l’Orphée forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Amazone Antiope et Sibylle, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à termer intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Du 15 novembre 1940 au 16 janvier 1941, l’Orphée est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1941.

Il réalise ses essais officiels du 27 au 29 janvier 1941 et sa remise en condition du 31 janvier au 13 février, rentrant à Cherbourg le lendemain. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 21 février au 2 mars 1941.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.

Du 17 au 24 février 1943, les sous-marins Orphée et Sibylle participent à l’entrainement ASM des deux contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 9 au 15 octobre 1943, la 16ème DSM au complet participe à un entrainement commun avec la 8ème DCT (Kersaint et Cassard) ainsi que la 3ème (Panthère Lynx Tigre) et de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) venues de Brest.

Du 5 février au 21 mars 1944, le sous-marin Orphée est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 mars 1944. Il réalise ses essais officiels les 31 mars et 1er avril puis sa remise en condition du 3 au 17 avril 1944, ralliant Dunkerque deux jours plus tard pour préparer une nouvelle patrouille exécutée du 26 avril au 10 mai 1944.

Mis en position de complément le 14 septembre 1945, l’Orphée est officiellement désarmé le 27 septembre 1945. Ramené à Cherbourg le 4 octobre 1945, il est condamné sous le numéro Q-163 le 7 octobre 1945, mouillé à Cherbourg jusqu’au 4 septembre 1946 quand il est remorqué à Lanvéoc-Poulmic pour servir de brise-lames.

L’Oréade

L'Oréade

L’Oréade

-L’Oréade (Q-164) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 15 août 1929 lancé le 23 mai 1932 et mis en service le 15 décembre 1933.

En septembre 1939, le sous-marin Oréade forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Amphitrite Méduse et Psyché, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM et donc le sous-marin Oréade à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre et la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 1er juillet au 20 août 1941, l’Oréade est échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 28 août, effectuant ses essais officiels du 29 au 31 puis sortant pour sa remise en condition du 2 au 16 septembre. La première patrouille de l’Oréade à lieu du 23 septembre au 3 octobre 1941.

Du 22 juin au 2 juillet 1943, les sous-marins Oréade et Psyché participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs  Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT.

Du 5 février au 20 mars 1944, le sous-marin Oréade subit un petit carénage à Mers-El-Kébir. Après une période de travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 mars. Les essais officiels ont lieu les 28 et 29 mars alors que la remise en condition à lieu du 31 mars au 13 avril. La première patrouille post-carénage à lieu du 20 avril au 2 mai 1944.

Du 23 septembre au 3 octobre 1944, les sous-marins Oréade et Psyché participent à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Alcyon et Le Bordelais.

Il participe ensuite avec l’Amphitrite à l’entrainement ASM de la 5ème DCT du 11 au 22 février 1945. Du 12 au 21 avril 1945, il participe avec le Psyché à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy et Verdun.

L’Oréade est mis en position de complément le 7 septembre 1945 en compagnie du Psyché ce qui entraine la dissolution de la 18ème DSM (qui renait peut après avec la renumérotation de la 27ème DSM).

Officiellement désarmé le 17 septembre 1945, l’Oréade est condamné le 4 octobre 1945 sous le numéro Q-164 et remorqué à Toulon, mouillé au Bregaillon où il était toujours trois ans plus tard.

L’Orion

L'Orion

L’Orion

-L’Orion (Q-165) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 9 juillet 1929 lancé le 21 avril 1931 et mis en service le 5 juillet 1932.

En septembre 1939, L’Orion forme la 12ème DSM en compagnie de son sister-ship Ondine et des sous-marins Minerve et Junon (classe Amirauté). Cette division est placée sous l’autorité de la 2ème ESM, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran.

La réorganisation de septembre 1940 intègre la 12ème DSM à la 2ème flottille de sous-marin (2ème FSM) la composante sous-marine de la 4ème Escadre qui à pour port d’attache la nouvelle base de Mers-El-Kébir.

Du 4 mars au 24 avril 1942, l’Orion est échoué sur un slipway de la base de Mers-El-Kébir pour un grand carénage.

Remis à flot, il est armé pour essais le 5 mai, effectuant ses essais officiels du 6 au 8  puis sort pour sa remise en condition du 10 au 24 mai 1942. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 2 au 12 juin.

Du 8 au 15 octobre 1943, les sous-marins Orion et Minerve participent à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre  L’Alcyon et Le Bordelais. Ils participent ensuite à un entrainement ASM commun aux 8ème et 9ème DTE du 3 au 13 décembre 1944 en compagnie du Junon.

L’Orion participe du 19 au 28 février 1945 à un exercice ASM avec les torpilleurs d’escadre de la 9ème DTE.

Mis en position de complément le 8 mars 1945, l’Orion est officiellement désarmé le 18 mars et remorqué à Toulon le 5 avril 1945 où il est condamné sous le numéro Q-165.

Confiés aux bons soins du DNM au Bregaillon, il est vendu à la démolition le 17 juin 1947 et démantelé à Marseille après y avoir été remorqué.

L’Ondine (II)

L'Ondine à Toulon en 1931

L’Ondine à Toulon en 1931

-L’Ondine (Q-166) est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 30 août 1929 lancé le 2 mai 1931 et mis en service le 5 juillet 1932.

En septembre 1939, L’Ondine (II) forme la 12ème DSM en compagnie de son sister-ship Orion et des sous-marins Minerve et Junon (classe Amirauté). Cette division est placée sous l’autorité de la 2ème ESM, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran.

La réorganisation de septembre 1940 intègre la 12ème DSM à la 2ème flottille de sous-marin (2ème FSM) la composante sous-marine de la 4ème Escadre qui à pour port d’attache la nouvelle base de Mers-El-Kébir.

Du 25 avril au 5 juin 1942, il est échoué sur le slipway de la base navale de Mers-El-Kébir pour un grand carénage.  Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 15 juin.

Ses essais officiels ont lieu du 16 au 18 juin et sa remise en condition du 20 juin au 4 juillet 1945. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 11 au 22 juillet au large de la Campanie.

Après une ultime patrouille, l’Ondine est mis en position de complément le 17 janvier 1945. Il est officiellement désarmé le 27 janvier 1945.

Remorqué à Toulon le 4 février 1945, il est condamné le lendemain 5 février 1945 sous le numéro Q-166 et mouillé au Bregaillon jusqu’au 7 mars 1948 quand il est utilisé comme cible de tir au profit de l’aviation, deux Bloch MB-175T de l’escadrille 6B lâchant deux bombes de 250kg et effectuant des passes de mitraillage, envoyant l’ancien sous-marin rejoindre Neptune.

13-Sous-marins (13) sous-marins classe Ondine/Ariane (2)

Le Calypso

Le Calypso

Le Calypso

-Le Calypso (Q-126) est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 7 février 1924 lancé le 28 janvier 1926  et mis en service en juin 1929.

Le sixième sous-marin de la tranche 1922 est intégré en septembre 1939 à la 13ème DSM en compagnie de ses sister-ships Circé Thétis et Doris. Cette division est placée sous l’autorité de la 1ère FSM et plus précisément de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» toulonnais.

Du 21 février au 30 mars 1940, le sous-marin Calypso est échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 10 avril, sortant pour essais du 11 au au 13 avril puis pour remise en condition du 15 au 30 avril. Le sous-marin Calypso exécutant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 mai 1940.

Après une dernière patrouille au large des côtes italiennes, le Calypso est mis en position de complément le 20 septembre 1942 et officiellement désarmé le 2 octobre suivant.

Condamné sous le numéro Q-126 le 12 novembre 1942, l’ex-Calypso est mouillé au Bregaillon du 13 novembre 1942 au 4 février 1947 quand il est coulé comme cible au large des iles du Levant par trois Lioré et Olivier 456 de l’escadrille 8T qui place deux bombes de 250kg et deux torpilles de 400mm.

L’Eurydice
-L’Eurydice (Q-130) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 18 avril 1924 lancé le 31 mai 1927 et mis en service le 1er septembre 1929.

Le premier sous-marin du contingent 1923 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships  Ariane et Danae ainsi que du Diane (classe Argonaute).

Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre jusqu’en septembre 1940 quand la réorganisation l’affecté à Mers-El-Kébir au sein de la 4ème Escadre et plus précisément de la 2ème flottille de sous-marins.

Du 1er octobre au 15 novembre 1940, il est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de Mers-El-Kébir pour un grand carénage. Après une période de travaux complémentaires à flot, l’Eurydice est armé pour essais le 25 novembre.

Il réalise ses essais réglementaires du 26 au 28 novembre et sa remise en condition du 30 novembre au 15 décembre 1940. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 22 décembre 1940 au 3 janvier 1941.

Mis en position de complément le 11 octobre 1942, l’Eurydice est officiellement désarmé le 28 octobre. Condamné le 7 novembre 1942 sous le numéro Q-130, le sous-marin reste mouillé à Mers-El-Kébir jusqu’au 14 juin 1944 quand il est pris en charge par un remorqueur pour le ramener à Toulon.

Pris dans une brusque et violente tempête, la remorque reliant le remorqueur au sous-marin rompt et le navire de servitude doit se réfugier à Ajaccio. Quand il reprend la mer quelques heures plus tard pour récupérer son colis, l’ancien Eurydice à disparu.

Ce n’est qu’en 1965 que le commandant Cousteau retrouva par hasard l’épave au cours d’une mission océanographique au large de la Corse.

Le Danaé

-Le Danaé est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 18 avril 1924 lancé le 13 septembre 1927 et mis en service et mis en service le 1er novembre 1929.

Le deuxième sous-marin du contingent 1923 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships Eurydice Ariane et Danae.

Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre jusqu’en septembre 1940 quand la réorganisation l’affecté à Mers-El-Kébir au sein de la 4ème Escadre et plus précisément de la 2ème flottille de sous-marins (2ème FSM).

Du 16 novembre 1940 au 20 janvier 1941, le Danae est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de la base navale de Mers-El-Kébir. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 4 février 1941.

Il réalise ses essais réglementaires du 5 au 7 février puis sa remise en condition du 9 au 23 février 1941. Il exécute sa première patrouille post-carénage du 1er au 12 mars au large de la Sicile.

Après une ultime patrouille au large de Tarente, le Danaé est mis en position de complément le 12 janvier 1943 et désarmé le 21 janvier 1943.

Condamné sous le numéro Q-131, il est remorqué à Toulon le 7 mars 1943 et mouillé au Bregaillon du 9 mars 1943 au 14 décembre 1947 quand à la suite d’une rupture d’amarre, il dérive jusqu’à heurter l’ex-Circé sans provoquer de graves dommages.

Le Q-131 est finalement échoué sur une plage de la presqu’ile de Gien et démantelé par les ouvriers de l’Arsenal de Toulon.

Le Galatée

La Galatée

La Galatée

-Le Galatée (Q-132) est mis sur cale  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 1er février 1924 lancé le 18 décembre 1925 et armé définitif le 6 mai 1927.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Du 16 juin au 30 juillet 1941, le Galatée est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à le remettre totalement en état, effectuant des travaux impossibles à faire en service courant.

Armé pour essais le 9 août 1941, il exécute ses essais réglementaires du 10 au 12 août puis sa remise en condition du 14 au 25 août, ralliant Toulon le 27 août et préparant sa future patrouille qui à lieu du 1er au 12 septembre 1941.

Mis en position de complément le 13 septembre 1942, Le Galatée est désarmé le 25 septembre 1942 et condamné sous le numéro Q-132 le 2 octobre 1942. Il est alors remorqué au Bregaillon et confié aux bons soins du DNM où il était toujours mouillé le 5 septembre 1948.

Son désarmement entraine la dissolution de la 19ème DSM _laissant l’Argonaute hors rang jusqu’à son propre désarmement_

Endommagé le 12 mars 1949 par un bombardement italien sur Toulon (une bombe et des éclats d’une bombe tombée à proximité), il est remorqué en eaux profondes au large de Toulon et sabordé le 17 mars 1949.

13-Sous-marins (12) sous-marins classe Ondine/Ariane (1)

D-Sous-marins de classe Ondine/Ariane

En guise d’introduction

Alors que le premier conflit mondial fait encore rage, notre marine s’interroge sur le futur de notre force sous-marine.

En reprennant les réalisations antérieures, en prennant en compte les menaces actuelles et futures, en tenant compte du retour d’expérience des commandants, la CEPSM (Commission d’Etudes Pratiques du sous-marin) aboutit au choix de deux types de sous-marins : un sous-marin de grand patrouille d’environ 1000 tonnes et un sous-marin de moyenne patrouille d’environ 600 tonnes.

Espérant obtenir le meilleur sous-marin possible, l’Amirauté décide de confier la construction de ces sous-marins à l’Industrie _les chantiers navals privés_ ce qui pourrait aboutir à des solutions techniques innovantes ou au moins que la concurrence des différents chantiers ne produise de beaux fruits.

Cela commence dès 1922, la tranche 1922 du programme naval finançant la construction de six sous-marins de 630 tonnes baptisés Ondine Ariane Sirène Naïade Circé Calypso auxquels s’ajoutent  six autres submersibles financés au contingent 1923 au titre de la défense des côtes (Eurydice Danaé Galatée Nymphe Thetis Doris) soit douze sous-marins.

Sur ces douze sous-marins, l’Ondine est perdu en 1928 lors de l’abordage avec un cargo grec au large de Vigo (Espagne) et le second, le Nymphe est désarmé en 1938, laissant dix sous-marins qui seront cependant tous désarmés quand éclatera le second conflit mondial en septembre 1948.

L’Ariane

L'Ariane

L’Ariane

-L’Ariane (Q-122) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 6 août 1923 lancé le 6 août 1925 et mis en service le 1er septembre 1929.

Le deuxième sous-marin de la tranche 1922 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships Eurydice et Danae ainsi que du Diane (classe Argonaute). Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre.

Du 5 au 30 septembre 1940, il est échoué sur le dock flottant de la nouvelle base de Mers-El-Kébir pour un petit carénage limité à une remise en état complète pour lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour la fin de l’année prochaine.

Après des travaux complémentaires à flot, le sous-marin désormais intégré à la 2ème flottille de sous-marins _composante sous-marine de la 4ème Escadre_ est armé pour essais le 12 octobre, exécutant les essais réglementaires du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 au 30 octobre. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 7 au 20 novembre au large de la Sardaigne et de la Sicile.

Mis en position de complément le 8 décembre 1941, l’Ariane est officiellement désarmé le 22 décembre 1941. Remorqué au DNM le 8 février 1942, le sous-marin est condamné le 17 avril 1942 sous le numéro Q-122.

Le 17 mars 1944, l’ex-Ariane coule accidentellement à son mouillage. Renfloué, l’épave est démantelée sur place par un chantier de démolition de la région toulonnaise.

Le Sirène

La Sirène

La Sirène

-La Sirène (Q-123) est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 6 août 1925 et armé définitif le 12 mars 1927.

Quand débute la guerre de Pologne, en septembre 1939, le Sirène est endivisionné au sein de la 19ème DSM en compagnie de ses sister-ships Naïade et Galatée ainsi que de l’Argonaute appartenant à la classe éponyme.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Après une ultime patrouille, le sous-marin Sirène est mis en position de complément le 17 juin 1941 et désarmé le 1er juillet 1941. Condamné le 12 août 1941 sous le numéro Q-123, il est mouillé au Bregaillon du 13 août 1941 au 5 septembre 1945 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition marseillais.

Le Naïade

Le sous-marin Naïade

Le sous-marin Naïade

-La Naïade (Q-124)  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 20 octobre 1925 et armé définitif le 6 mai 1927.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Après une ultime patrouille au large des côtes espagnoles (où en surface, il est semoncé par un patrouilleur espagnol), le Naïade est mis en position de complément le 15 septembre 1941.

Officiellement désarmé le 4 octobre 1941, le Naïade est condamné le 15 novembre 1941 sous le numéro Q-124 et mouillé au Bregaillon du 17 novembre 1941 au 4 décembre 1944 quand il est remorqué au large et utilisé comme but de tir pour l’aviation, le Q-124 étant coulé par deux torpilles de 400mm lancés par deux Bloch MB-175T de l’escadrille 6B (2ème flottille d’aviation navale) de Fréjus-Saint Raphaël.

Le Circé

Le Circé à Toulon

Le Circé à Toulon

-Le Circé (Q-125) est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 15 janvier 1924 lancé le 29 octobre 1925 et mis en service en juin 1929.

Le cinquième sous-marin de la tranche 1922 est intégré en septembre 1939 à la 13ème DSM en compagnie de ses sister-ships Calypso Thétis et Doris, ces quatre navires ayant été construits par l’entreprise Schneider à Chalons sur Saône (Circé Calypso) et à Bordeaux (Thétis Doris). Cette division est placée sous l’autorité de la 1ère FSM et plus précisément de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» toulonnais sauf la 19ème DSM.

Du 5 janvier au 20 février 1940, le Circé subit un grand carénage, étant échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 2 mars 1940, il réalise ses essais réglementaires du 3 au 5 mars puis sa remise en condition du 7 au 17 mars, effectuant sa première patrouille post-carénage du 22 mars au 4 avril au large des côtes de la Sardaigne.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Circé qui reste un sous-marin de la 13ème DSM, 5ème escadrille et 1ère flottille.

Après une ultime patrouille mouvementée (échouage sur un banc de sable au large du port de Livourne mais le sous-marin parvient à se dégager seul et sans que les italiens ne se doutent de sa présence), le Circé est mis en position de complément le 5 juillet 1942 puis désarmé le 17 juillet suivant.

Condamné le 5 août 1942 sous le numéro Q-125, l’ex-Circé est mouillé au Bregaillon le lendemain 6 août 1942 et y est toujours le 5 septembre 1948, le déclenchement de la guerre repoussant sine die sa vente à la démolition ou son utilisation comme cible lors d’un exercice en mer.

13-Sous-marins (11) sous-marins classe Pascal (7)

Le Sidi-Ferruch

Le Sidi-Ferruch

Le Sidi-Ferruch

-Le Sidi-Ferruch est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 30 janvier 1932 lancé le 9 juillet 1937 et mis en service le 1er janvier 1939.

Le quatrième sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Ouessant Agosta et Béveziers, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 21 septembre au 30 décembre 1940, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de son compère Béveziers pour une remise en état complète.

Les deux sous-marins sont armés pour essais le 7 janvier 1941, exécutant leurs essais réglementaires du 8 au 10 janvier et pour remise en condition du 12 au 26 janvier 1941, date de leur retour à Brest pour préparer leur future patrouille opérationnelle

Du 26 novembre 1943 au 2 janvier 1944, les sous-marins Sidi-Ferruch et Béveziers sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète  et modernisation.

Armés pour essais le 10 janvier, ils exécutent leurs essais officiels du 11 au 13  et leur remise en condition du 15 au 29 janvier 1944, ralliant Brest le lendemain  pour préparer ses futures patrouilles opérationnelles.

Du 28 janvier au 4 février 1945, l’Ouessant et son compère Sidi-Ferruch participent à l’entrainement ASM  avec les contre-torpilleurs Tigre Panthère et Lynx (3ème DCT).

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre  la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.

Du 14 février au 21 mai 1947, les sous-marins Sidi-Ferruch et Béveziers sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Les deux submersibles sont armés pour essais le 1er juin, exécutant leurs essais officiels du 2 au 4 juin et pour remise en condition du 6 au 20 juin, date de leur retour à Brest pour préparer leurs futures patrouilles.

Du 5 au 13 décembre 1947, il participe avec son compère Béveziers à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 6ème DCT.

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire.

Le Sidi-Ferruch reste lui à Dakar, ne devant appareiller qu’après des travaux complémentaires notamment sur ses diesels.
Le Sfax

Le Sfax

Le Sfax

-Le Sfax est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 juillet 1931 lancé le 6 décembre 1934 et mis en service le 7 septembre 1936.

Durant la guerre de Pologne, le Sfax est intégré à la 2ème DSM en compagnie de ses compères Achille Persée et Casabianca, division de la 4ème escadrille qui dépend de la 1ère Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Sfax même si désormais la 2ème DSM dépend de la 5ème Escadre.

Du 2 avril au 25 juin 1941, le Sfax est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à une remise en état complète. Armé pour essais le 2 juillet, il sort pour essais du 3 au 5 juillet et pour remise en condition du 7 au 21 juillet, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille.

Du 6 au 10 février 1942, le Sfax participe avec l’Achille à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit)

Du 16 mars au 19 juin 1944, le Sfax est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état et modernisation de ses capacités militaires (appareil d’écoute, DCA). Armé pour essais le 28 juin, il sort pour essais du 29 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 17 juillet, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille dans l’Atlantique.

Du 3 au 13 octobre 1944, le sous-marin s’entraine à la lutte ASM avec les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, rentrant avec les deux torpilleurs à Brest.

Le 5 novembre 1944, le sous-marin Sfax quitte Brest pour rallier Dakar le 12 novembre afin de participer à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 7ème DCT venus de Bizerte et s’entrainant au large de Dakar depuis la mi-octobre.

L’entrainement ASM à lieu du 14 au 21 novembre 1944, le Sfax restant à quai à Dakar jusqu’au 3 décembre date à laquelle il quitte Dakar en compagnie des contre-torpilleurs qui vont l’escorter jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Du 16 au 24 novembre 1946, le sous-marin Sfax participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Cimeterre et Arquebuse d’habitude chargés de la protection du porte-avions Painlevé. Les trois navires rentrent à Brest le jour même.

Du 10 au 17 juin 1947, le Sfax sert de plastron pour l’entrainement du détachement aviation (deux Dewoitine HD-731) du cuirassé Gascogne, entrainement à la localisation et à l’attaque.

Du 19 septembre au 22 décembre 1947, le Sfax est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Armé pour essais le 4 janvier 1948, il exécute ses essais réglementaires du 5 au 7 janvier puis pour sa remise en condition du 9 au 23 janvier 1948, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille.

Du 5 au 12 juin 1948, les sous-marins Sfax et Casabianca participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan et Epervier).

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Sfax est à la mer, gagnant une nouvelle zone de patrouille en mer du Nord.

Le Casabianca

Le Casabianca

Le Casabianca

-Le Casabianca est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 juillet 1931 sous le nom de Casablanca. Rebaptisé Casabianca le 1er janvier 1934, il est lancé le 7 février 1935 et mis en service le 1er janvier 1937.

Durant la guerre de Pologne, le Sfax est intégré à la 2ème DSM en compagnie de ses compères Achille Persée et Sfax, division de la 4ème escadrille qui dépend de la 1ère Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Casabianca même si désormais la 2ème DSM dépend de la 5ème Escadre.

Du 26 juin au 4 septembre 1941, le Casabianca est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Armé pour essais le 12 septembre, il exécute ses essais officiels du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 septembre au 1er octobre, date de son retour à Brest.

Du 16 au 24 mai 1942, le Casabianca accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Brestois Foudroyant Boulonnais de la 5ème DTE, rentrant à Brest le 25 mai 1942.

Du 12 au 24 mai 1943, le Casabianca participe à un entrainement ASM avec le Jaguar, ce dernier servant du 25 au 30 mai de plastron pour des essais de torpilles menés par le sous-marin .

Du 7 au 17 mars 1944, le Casabianca participe en compagnie de l’Achille, de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.)

Du 20 juillet au 30 septembre 1944, le Casabianca est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état et modernisation de ses capacités militaires.

Armé pour essais le 8 octobre 1944, il exécute ses essais officiels du 9 au 11  puis sa remise en condition du 13 au 27 octobre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 1er au 7 mars 1945, le Casabianca participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Guépard et du 22 mars au 4 avril, il participe à l’entrainement ASM de la 6ème DCT en compagnie de son compère Sfax. Poursuivant sur sa lancée, il participe à l’entrainement ASM de la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) avec son compère Persée et ce du 8 au 17 juillet 1945.

Du 5 au 13 novembre 1945, le sous-marin Casabianca participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague qui en temps normal protègent le cuirassé Gascogne.

Le 12 septembre 1946, le Casabianca appareille pou une nouvelle patrouille en mer du Nord. Durant le transit, il effectue un exercice de tir, d’abord une école à feux avec son canon de 100mm puis la destruction de la coque du torpilleur d’escadre Fougueux avec deux torpilles de 550mm, l’ex-torpilleur se cassant en deux et sombrant en mer d’Iroise.

Après avoir participé à l’exercice «Entente Cordiale 47» du 1er au 21 juin 1947, le Casabianca subit un grand carénage au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg du 1er juillet au 18 septembre 1947. Il sort pour essais du 29 septembre au 1er octobre et pour remise en condition du 3 au 17 octobre, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 20 novembre au 2 décembre 1947, le Casabianca participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier.

Du 5 au 12 juin 1948, les sous-marins Casabianca et Sfax participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan et Epervier).

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Casabianca s’apprêtait à appareiller pour une patrouille dans le Golfe de Gascogne. Il appareille bien le 6 septembre à l’aube mais direction la mer du Nord.

Classe Pascal (2)

Caractéristiques Techniques de la classe Pascal

Déplacement : surface 1572 tonnes plongée 2082 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 92.30m largeur 8.1m tirant d’eau 4.4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider-Carel et deux moteurs électriques de 1125ch chacun entrainant deux hélices.

Du Pascal au Phenix, les moteurs diesels ont une puissance de 3000ch, 3600ch de l’Espoir au Tonnant et enfin 4300ch de l’Agosta au Casabianca.

Performances : vitesse maximale 18.6 noeuds en surface 10 noeuds en plongée autonomie : 10000 miles nautiques à 10 noeuds en surface, 100 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1925, un canon de 37mm et deux mitrailleuses de 13.2mm ultérieurement remplacés par un affût double de 25mm et 11 tubes lance-torpilles (9 tubes de 550mm et 2 tubes de 400mm, ces derniers étant ultérieurement débarqués)
Equipage : 64 officiers et marins

13-Sous-marins (9) sous-marins classe Pascal (5)

Le Glorieux

Le Glorieux à la mer

Le Glorieux à la mer

-Le Glorieux (Q-168) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 10 février 1930 lancé le 29 novembre 1932 et mis en service le 1er juin 1934.

Ce sous-marin de la tranche 1929 est affecté à la 1ère DSM en compagnie de ses sister-ships Le Héros Le Conquérant et Le Tonnant, cette division dépendant de la 3ème escadrille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de grande patrouille de la 1ère FSM soit treize submersibles de type Redoutable/Pascal.

Du 1er juin au 4 août 1940, le sous-marin Le Glorieux est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau en compagnie de son sister-ship et compagnon de division Le Héros pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète des deux submersibles.

Le Glorieux et Le Héros sont armés pour essais le 15 août, réalisent leurs essais réglementaires du 16 au 18 et leur remise en condition du 20 août au 4 septembre 1940, se préparant alors pour partir successivement en patrouille alors que leurs compères Conquérant et Tonnant sont entrés à leur tour en grand carénage dans le même bassin.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Glorieux qui reste intégré à la 1ère DSM, à la 3ème escadrille et à la 1ère FSM.

Du 8 au 17 mars 1942, il sert de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet qui étaient d’habitude chargés de la protection du croiseur de bataille Strasbourg alors immobilisé pour un petit carénage.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT, le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et donc la 1ère DSM.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les contre-torpilleurs devant protéger le pétrolier Elorn alors que les torpilleurs légers doivent se débrouiller seuls, les sous-marins devant eux plonger le plus rapidement possible même si il  y eu quelques phases d’entrainement au tir pour les canonniers des sous-marins. L’exercice se termine le 2 octobre quand les douze navires font escale à Alger, le port plus habitué aux bateaux blancs se retrouve soudain embouteillé de bateaux gris.

Alors que la 5ème DCT et la 1ère DT s’affrontent au combat antisurface du 7 au 17 octobre, les sous-marins de la 1ère DSM vont surveiller le Golfe de Gênes, théâtre d’importantes manoeuvres de la Regia Marina.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

Du 25 août au 30 novembre 1943, les sous-marins Le Glorieux et Le Héros sont échoués dans le bassin n°4 du Castigneau pour un grand carénage qui associe remise en état et modernisation avec le débarquement des deux tubes lance-torpilles de 400mm, la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques ainsi que le remplacement du canon de 37mm et des mitrailleuses de 13.2mm par un affût double de 25mm.

Armés pour essais le 7 décembre 1943, Le Glorieux et Le Héros sortent pour les essais réglementaires du 8 au 10 décembre puis pour leur remise en condition du 12 au 26 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon pour préparer une nouvelle patrouille de guerre.

Après deux patrouilles au large des côtes italiennes, Le Glorieux et Le Héros participent à un entrainement ASM avec comme adversaires les contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux  Le Malin (9ème DCT) et Marceau (hors rang) et ce du 5 au 11 février 1944, rentrant le lendemain 12 février avec les contre-torpilleurs.

Du 1er au 13 juillet 1945, Le Glorieux participe à l’exercice ASM «Némo» en compagnie de son compère Le Tonnant, des sous-marins de la 3ème DSM la Réunion et Le Crozet et des sous-marins Antigone et Aurore de la 13ème DSM, les six sous-marins ayant des plastron et des prédateurs de luxe en l’occurence le cuirassé Provence, le porte-avions Joffre, leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et Lancier sans oublier le PRE La Saône auxquels s’ajoutent les avions et les hydravions embarqués ainsi que l’aviation basée à terre.

Du 12 Décembre 1946 au 20 février 1947, les sous-marins Le Glorieux et Le Héros sont immobilisés sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage limité à une remise en état complète destinée à prolonger leur carrière opérationnelle au moins jusqu’en 1950.

Armés pour essais le 1er mars 1947, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4 mars puis pour leur remise en condition du 6 au 20 mars 1947, les deux sous-marins reprenant leur activité opérationnelle à partir du 27 mars.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Glorieux et Le Héros étaient à la mer, entamant une patrouille en mer Tyrrhénienne, le premier au large des côtes du Latium et le second au large de Naples. Ils reçurent pour consigne d’être encore plus vigilants sur les mouvements de la flotte italienne et se tenir prêt à l’attaquer.

Le Centaure

Lancement du sous-marin Le Centaure

Lancement du sous-marin Le Centaure

-Le Centaure est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 11 août 1930 lancé le 14 octobre 1932 et mis en service le 1er janvier 1935.

Au moment où éclate la guerre de Pologne, il forme la 4ème DSM (Division de Sous-Marins) en compagnie de ses sister-ships Argo Henri Poincaré et Pascal, division dépendant de la 4ème Escadrille qui elle même dépendait de la 1ère Escadre, un des éléments de la Flotte de l’Atlantique.

Cette division est cependant détachée au Maroc pour patrouiller dans l’Atlantique Sud mais également au large des côtes espagnoles et portugaises.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pour ainsi dire rien à la situation du submersible qui reste intégré à la 4ème DSM même si la 4ème Escadrille est devenue la 5ème Escadre, mettant son commandant à égalité avec les commandants de la 1ère Escadre et de la 3ème Escadre Légère.

Du 13 décembre 1941 au 20 mars 1942, Le Centaure est immobilisé au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires (suppression des tubes de 400mm, modernisation de l’appareillage d’écoute et de la DCA).

Armé pour essais le 30 mars, il réalise ses essais réglementaires au large du Cotentin du 1er au 3 avril puis sa remise en condition en Manche du 5 au 15 avril, date de son retour à Brest, le submersible se préparant à partir pour une nouvelle patrouille dans l’Atlantique.

Du 7 au 17 mars 1944, Le Centaure accompagné de son compère L’Argo mais également de ses sister-ships Achille et Casabianca participe à l’exercice «Mandragore», un entrainement ASM au profit des contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Panthère Lynx Tigre classe Jaguar).

Il participe plus tard dans l’année à l’entrainement anti-sous-marin du Lynx (27 août au 9 septembre 1944) puis à l’entrainement à la chasse au submersible des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce en compagnie de son compère L’Argo (26 novembre au 3 décembre 1944).

La 4ème DSM étant dissoute lors du désarmement de L’Argo, Le Centaure est affecté à la 2ème DSM.

Du 16 au 24 septembre 1945, il sert à nouveau de plastron pour entrainement à la lutte ASM mais cette fois au profit des torpilleurs d’escadre Frondeur et Fougueux, les deux torpilleurs et le sous-marin se séparant alors, les torpilleurs rentrant à Brest alors que le sous-marin va entamer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 2 octobre au 8 décembre 1945, Le Centaure est immobilisé au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Armé pour essais le 18 décembre, il sort pour ses essais réglementaires du 19 au 21  puis pour remise en condition du 23 décembre 1945 au 4 janvier 1946, date à laquelle il rallie Brest pour préparer sa prochaine patrouille.

Du 15 au 22 février 1948, Le Centaure sert de plastron au profit du cuirassé Gascogne et de ses torpilleurs d’escadre Dague et Durandal.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Centaure devait appareiller pour une patrouille dans l’Atlantique Sud. Il appareille bien le 6 à l’aube mais direction la mer du Nord avec pour mission d’attaquer tout navire allemand ralliant la Norvège qu’il s’agisse d’un navire de guerre ou d’un navire marchand.

Le Héros

Le Héros

Le Héros

-Le Héros est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 11 août 1930 lancé le 14 octobre 1932 et mis en service le 12 septembre 1934.

Du 1er juin au 4 août 1940, le sous-marin Le Héros est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau en compagnie de son sister-ship et compagnon de division Glorieux pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète des deux submersibles.

Le Héros et Le Glorieux sont armés pour essais le 15 août, réalisent leurs essais réglementaires du 16 au 18 août et leur remise en condition du 20 août au 4 septembre 1940, se préparant alors pour partir successivement en patrouille alors que leurs compères Conquérant et Tonnant sont entrés à leur tour en grand carénage dans le même bassin.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et donc la 1ère DSM.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 22 septembre au 2 octobre, la petite escale fait escale à Alger du 2 au 7 octobre, enchaînant par un entraînement au combat antisurface du 7 au 17 octobre, les sous-marins surveillant des manœuvres italiennes dans le Golfe de Gênes.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

Du 25 août au 30 novembre 1943, les sous-marins Le Héros et Le Glorieux sont échoués dans le bassin n°4 du Castigneau pour un grand carénage qui associe remise en état et modernisation avec le débarquement des deux tubes lance-torpilles de 400mm, la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques ainsi que le remplacement du canon de 37mm et des mitrailleuses de 13.2mm par un affût double de 25mm.

Armés pour essais le 7 décembre 1943, Le Glorieux et Le Héros sortent pour les essais réglementaires du 8 au 10  puis pour leur remise en condition du 12 au 26 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon pour préparer une nouvelle patrouille de guerre.

Après deux patrouilles au large des côtes italiennes, Le Glorieux et Le Héros participent à un entrainement ASM avec comme adversaires les contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux  Le Malin (9ème DCT) et Marceau (hors rang) et ce du 5 au 11 février 1944, rentrant le lendemain avec les contre-torpilleurs.

Du 17 au 27 septembre 1944, Le Héros et Le Conquérant participent à un exercice de protection de convois avec le croiseur lourd Suffren. L’année suivante il participe à un exercice avec le croiseur lourd  Algérie et ce en compagnie du Crozet et de L’Espoir.

Du 12 Décembre 1946 au 20 février 1947, les sous-marins Héros et Glorieux sont immobilisés sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage limité à une remise en état complète destinée à prolonger leur carrière opérationnelle au moins jusqu’en 1950.

Armés pour essais le 1er mars 1947, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4  puis pour leur remise en condition du 6 au 20 mars 1947, les deux sous-marins reprenant leur activité opérationnelle une semaine plus tard.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Héros et Le Glorieux étaient à la mer, entamant une patrouille en mer Tyrrhénienne, le premier au large de Naples et le second au large des côtes du Latium. Ils reçurent pour consigne d’être encore plus vigilants sur les mouvements de la flotte italienne et se tenir prêt à l’attaquer.

Le Conquérant

Lancement du sous-marin Le Conquérant

Lancement du sous-marin Le Conquérant

-Le Conquérant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire le 16 août 1930 lancé le 26 juin 1934 et mis en service le 7 septembre 1936.

Le Conquérant l’un des quatre submersibles de la 1ère DSM (3ème escadrille 1ère FSM 2ème Escadre Flotte de la Méditerranée) subit un grand carénage en compagnie de son compère Tonnant, les deux «1500 tonnes» étant échoués au bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète du 5 août au 10 novembre 1940.

Les deux submersibles sont armés pour essais le 21 novembre, effectuant leurs essais réglementaires du 22 au 24  puis sortant pour remise en condition du 26 novembre au 5 décembre 1940, se préparant alors à repartir en patrouille ce que le Conquérant fait le 15 décembre 1940.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT, le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT  et donc la 1ère DSM pour une phase d’entraînement menée tambour battant jusqu’au 6 novembre.

Du 1er Décembre 1943 au 7 février 1944, les sous-marins Le Conquérant et Le Tonnant subissent un grand carénage dans le même bassin qu’en 1940, les deux sous-marins subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires (appareil d’écoute, tubes lance-torpilles de 400mm débarqués et DCA renforcée).

Armés pour essais le 15 février, Le Conquérant et Le Tonnant exécutent leurs essais réglementaires du 16 au 18 puis sortent pour remise en condition du 20 février au 2 mars, date à laquelle rentrés à Toulon, ils préparent une nouvelle patrouille.

Du 17 au 27 septembre 1944, Le Conquérant participe avec le Héros à un exercice de protection de convois avec le croiseur lourd Suffren.

Du 17 au 27 mars 1946, Le Conquérant et Le Tonnant participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne de la 1ère DCT. Six mois plus tard, les même sous-marins servant cette fois de plastron aux contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et ce du 9 au 17 septembre 1946.

Du 23 février au 30 Mai 1947, Le Conquérant et Le Tonnant sont échoués sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage destiné à prolonger de trois à quatre ans leur carrière opérationnelle soit jusqu’en 1950, date à laquelle ils doivent dire adieu au service actif.

Totalement remis en état, les deux submersibles sont armés pour essais le 10 juin, exécutant leurs essais réglementaires du 11 au 13  puis leur remise en condition du 15 au 25 juin 1947, ralliant Toulon dans la foulée pour préparer une nouvelle patrouille.

Quand éclate le second conflit mondial, Le Conquérant rentrait d’une patrouille au large de la Sardaigne. A l’annonce des bombardements sur la Norvège, le sous-marin se ravitaille en vivres, carburant et munitions, procède à une relève d’une partie de l’équipage et reprend la mer pour prendre position au large de Nice au cas où………. .