Mitteleuropa Balkans (176) Grèce (20)

Sous-marins

Classe Katsonis

Les Katsonis sont dérivés des Circé

Les deux sous-marins de la Classe Katsonis sont des submersibles de conception et de fabrication française. Inspirés du type Circé, ils ont été construits à Bordeaux (Katsonis) et à Nantes (Papanikolis). Ils ont été mis en service respectivement en juin 1928 et en décembre 1927.

Déclassés en septembre 1939, ils devaient être remplacés mais la marine grecque faute de moyens financiers n’à pu le faire. Elle s’est donc contentée de les moderniser entre 1942 et 1944 ce qui apportait un plus mais qui ne résolvait un certain nombre de limites.

Toujours en service en septembre 1948 et en mai 1949, les deux submersibles vont connaître des sorts différents. Le Katsonis est coulé le 12 mai 1949 par un hydravion italien alors qu’il tentait de se mettre en position pour torpiller un convoi se formant à la sortie du port de Valona. Aucun membre d’équipage n’à survécu.

Son sister-ship à survécu à la Campagne de Grèce. Il se réfugie à Alexandrie mais ne reprendra jamais du service actif car trop ancien et trop usé. Il sert brièvement de sous-marin d’entrainement avant d’être immergé au large de l’Egypte pour servir de but sonar d’entrainement. La coque est relevée après guerre puis démantelée.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 522 tonnes en surface 703 tonnes en plongée

Dimensions : longueur 62.5m largeur 5.3m tirant d’eau 3.6m

Propulsion : deux moteurs diesels développant 1200ch et deux moteurs électriques de 1000ch, deux hélices

Performances : vitesse maximale 14 nœuds en surface 9.5 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 10 nœuds en surface et 100 miles nautiques à 5 nœuds en plongée Immersion 80m

Armement : (origine) un canon de 100mm et deux mitrailleuses six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue et deux à la poupe) (1949) un canon de 100mm, un canon de 20mm et six tubes lance-torpilles de 533mm

Equipage : 30 officiers et marins

Classe Protefs

Le Protefs

Les quatre unités formant la Classe Protefs sont elles aussi de conception et de fabrication françaises mais un peu plus grosses et un peu plus récentes.

Construites par les ACL de Nantes (Protefs Nirefs Triton) et les chantiers navals français de Caen en sous-traitance ACL (Glafkos), ils ont été mis en service en 1929 pour le premier et en 1930 pour les trois autres.

Ils ne sont guère plus modernes que les Katsonis et la modernisation permet certes de prolonger le service de quelques années mais cela ne faisait que repousser le problème. Le second conflit mondial ne permis pas le renouvellement de la flotte car la Grèce n’avait pas la capacité de construire des sous-marins.

Le Protefs à disparu durant la campagne de Grèce. En patrouille en Adriatique, il devait rentrer le 7 juin 1949 mais il n’à plus donné signe de vie après une dernière vacation radio dans la soirée du 4.

Les recherches engagées après guerre n’ont pas permis de retrouver l’épave tout comme les campagnes de recherche menées en 1960, en 1964, en 1980 et en 1994. Plusieurs théories ont été avancées celle la plus souvent citée étant une explosion causée par une mine suivit d’un naufrage si brutal qu’un SOS n’à pas pu être envoyé.

Les trois autres sous-marins sont parvenus en Egypte mais dans un tel état que leur remise en service est très aléatoire. Elle est d’ailleurs abandonnée au profit de la cession de deux sous-marins de 800 tonnes français.

Les Nirefs et Glafkos sont cannibalisés au profit du Triton puis utilisés comme but sonar pour l’entrainement des opérateurs sonars.

Le Triton est utilisé pour l’entrainement des sous-mariniers grecs jusqu’en septembre 1952 quand il est désarmé, utilisé comme ponton-électrique au profit des sous-marins transférés par la France. Il est démoli en 1959.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : surface 680 tonnes plongée 870 tonnes

Dimensions : longueur 68.6m largeur 5.73m tirant d’eau 4.18m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer développant 1420ch deux moteurs électriques développant 1200ch 2 hélices

Performances : vitesse maximale 14 nœuds en surface 9.5 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 10 nœuds en surface 100 miles nautiques à 5 nœuds en plongée Immersion 80m

Armement : un canon de 100mm, un canon de 3 livres puis deux canons de 37mm, huit tubes lance-torpilles de 533mm (six à la proue et deux à la poupe)

Equipage : 41 officiers et marins

Classe Phenix

Schéma de la classe Phenix

Le 15 juin 1939 le sous-marin Phenix est perdu au large de l’Indochine. Le 24 juin 1939, un décret-loi autorise la commande d’un sous-marin destiné à remplacer cette unité de classe Pascal (série des 1500 tonnes) et dans la foulée une version tropicalisée des sous-marins de 800 tonnes classe Aurore.

Les modifications augmentent le déplacement du sous-marin et on en profite pour uniformiser le calibre des tubes lance-torpilles avec uniquement des tubes de 550mm au lieu de 550 et de 400mm pour les classes précédentes.

Douze sous-marins sont commandés et vont porter les noms des mois du calendrier révolutionnaire.

Le Phenix est mis en service en 1944, les Vendémiaire Ventôse Frimaire Prairial Floréal Nivôse et Messidor en 1945, les Fructidor Pluviose Brumaire et Germinal en 1946 et enfin le Thermidor en 1947.

En septembre 1948 sont déployés sur différents théâtres d’opérations avec huit unités en Méditerranée (9ème DSM Phenix Ventôse Frimaire Prairial et la 17ème DSM Vendémiaire Nivôse Floréal et Messidor qui dépendent de la 3ème flottille de sous-marin, le bras armé sous-marin de la 6ème Escadre Légère), trois unités en mer du Nord (Fructidor Brumaire Pluviose) qui dépendent de la 16ème DSM placée sous le commandement de l’Escadre Légère du Nord alors que les deux dernières dépendent de la 23ème DSM qui sont déployés en Indochine sous les ordres des Forces Navales en Extrême-Orient (FNEO) (Germinal Thermidor).

Ce modèle de sous-marin intéresse la Grèce avant même le second conflit mondial mais le temps et les moyens financiers manquent pour permettre la commande de sous-marins de ce type.

Après la campagne de Grèce, Athènes qui reçoit une proposition pour le transfert de deux sous-marins étudie le type S britannique et le type Phenix ou Aurore français. C’est ce second modèle qui est choisit.

Après inspection, les grecs obtiennent le transfert du Ventôse et du Messidor qui subissent une véritable remise en état avant transfert, transfert qui est effectif respectivement en septembre 1951 et juillet 1952. Ils sont rebaptisés Katsonis et Protefs.

Le Protefs est coulé par un escorteur italien en janvier 1953 alors qu’il attaquait un convoi reliant Bari et Tarente. Le Katsonis survit au second conflit mondial, est profondément modernisé à Toulon dans le cadre du programme AMTATE (Améliorations Tactiques et Techniques) en 1956/57.

Ce programme équivalent au programme GUPPY américain comprend la suppression du canon de pont et de la DCA, le remplacement des moteurs diesels par des moteurs plus puissants, le remplacement des batteries d’origine par des batteries haute-puissance, l’amélioration de l’hydrodynamisme de la coque, de nouveaux capteurs et la suppression des tubes lance-torpilles de poupe.

Ainsi modernisé le Katsonis va servir jusqu’au 30 septembre 1975 quand il est désarmé. Il est transformé en musée au Pirée, étant ouvert au public depuis 1977.

Caractéristiques Techniques de la classe Phenix

Déplacement : surface 925 tonnes plongée 1202 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.9m largeur 6.5m tirant d’eau 4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider de 1500ch et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale en surface 16.5 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action en surface 3300 miles nautiques à 10 noeuds en plongée 70 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale 100m

Après la réforme AMTATE, la vitesse en surface est portée à 18 nœuds la vitesse en plongée à 10 nœuds, l’immersion passe à 125m.

Armement : un canon de 100mm modèle 1934, un affût double de 25mm pour la défense antiaérienne et dix tubes lance-torpilles de 550mm (quatre tubes à l’étrave, deux à l’arrière et deux tourelles mobiles derrière le kiosque)

Equipage : 46 hommes (4 officiers, 9 officiers mariniers et 33 quartiers maitres et matelots).

Vedettes lance-torpilles

Une S-Boot

La géographie dicte la conception et l’organisation d’une flotte. La Grèce avec sa géographie archipélagique est un lieu idéal pour une puissante force de vedettes lance-torpilles. Pourtant il va falloir attendre la période de la Pax Armada pour que la marine royale héllène s’équipe de navires de ce type.

En septembre 1948, seize μικρό πλοίο επίθεσης (mikró ploío epíthesis, petits navires d’attaque) sont en service au sein de deux flottilles, les 4ème et 5ème flottilles. Ces vedettes ont été construites sur le lac de Constance par une division navale de la firme Dornier qui produisit un modèle de la firme Lürssen.

Ces vedettes livrées en 1943/44 au grand dam des italiens ont descendu en convois jusqu’au delta du Danube et le port roumain de Constansa où ils sont chargés en pontée sur un cargo pour rallier l’Arsenal de Salamis où elles vont recevoir l’armement prévu.

Ces navires ne reçoivent pas de nom mais les trois lettres MPE suvis d’un chiffre ou d’un nombre (un à seize).

Ces seize navires sont toujours en service en septembre 1948 et vont jouer un rôle majeur dans la Campagne de Grèce. Leur mission est d’harceler les navires de combat, les transports et lutter contre leurs homologues, les MAS.

Elles vont s’illustrer à plusieurs reprises, s’attirant rapidement le respect de leurs alliés comme de leurs ennemis. Deux MPE coulent le croiseur léger Emmanuele Pessano en compagnie du destroyer Hydra, d’autres coulent l’escorteur Canopo en janvier 1950.

Quand la Campagne de Grèce s’achève en mars 1950 il ne reste que neuf vedettes lance-torpilles opérationnelles ou du moins en service, les MPE-1 et 3 étant coulées par l’aviation (par les allemands pour la première, par les italiens pour la deuxième), les MPE-5 et 6 ont été détruites par des vedettes italiennes, la MPE-11 à été victime d’un incendie provoqué par un bombardement d’artillerie sur Salamis, le MPE-15 et 16 ont été coulées par des cacciatorpediniere italiens.

Les survivantes sont donc les MPE-2, 4, 7,8,9,10,12,13 et 14 qui se replient sur la Crète, opérant dans une flottille de marche pour défendre la grande île contre une potentielle invasion ennemie qui ne se produisit jamais.

Manquant de pièces, usées, ces vedettes ne peuvent vraiment durer. Cette situation à été anticipée par le gouvernement grec qui solicite les alliés pour commander des vedettes lance-torpilles neuves.

Des Fairmile D au port

Les américains, les français et les britanniques remettent leurs propositions et c’est le modèle britannique Fairmile D qui est sélectionné, seize vedettes sont commandées pour recréer deux flottilles, des vedettes livrées entre juin et septembre 1951.

Ces deux flottilles sont pleinement opérationnelles à la fin de l’année puis sont transférées début 1952, une flottille étant stationnée à Patras sur la côte occidentale du Péloponnèse et la seconde à Epidaure sur la côte orientale.

Si la première doit surtout s’attaquer aux convois ravitaillant l’île de Céphalonie, la seconde doit attaquer les convois nocturnes entre Le Pirée et les Cyclades.

De violents combats ont lieu, une véritable guerilla rude et impitoyable. Ces combats sont d’autant plus rudes que pendant longtemps la domination de l’espace aérien est disputé entre l’Axe et les alliés.

Au total les grecs vont recevoir trente-six vedettes lance-torpilles pour remplacer les vedettes détruites ou simplement usées par une utilisation intensive.

Outre l’attaque classique à la torpille ces vedettes vont également assurer d’autres missions comme le transport rapide de commando (les torpilles étaient laissées à terre pour permettre l’emport d’une douzaine de commandos) ou l’appui-feu avec l’embarquement à la place des torpilles d’un mortier ou d’un canon de montagne pour mener des missions d’appui-feu et de harcèlement.

Le second conflit mondial terminé ces vedettes vont participer à la guerre civile grecque avant d’êre remplacées par des vedettes plus modernes à coque en acier et armement renforcé avec toujours de l’artillerie légère, des mitrailleuses et des torpilles en attendant les missiles surface-surface.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 104 tonnes pleine charge 120 tonnes

Dimensions : longueur 35m largeur 6.35m tirant d’eau 1.50m

Propulsion : quatre moteurs essence Packard 4M 2550 dévellopant 5750ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 31.5 nœuds distance franchissable 506 miles nautiques à 30 nœuds 2500 miles nautiques à 10 nœuds

Armement : deux canons de 40mm Bofors, quatre canons de 20mm Oerlikon (un affût double et deux affûts simples), quatre mitrailleuses de 7.7mm en affûts doubles, quatre torpilles de 533mm

Equipage : 21 officiers et marins

Navires légers

En ce qui concerne les navires légers, la marine royale grecque possède fort peu de navires en dépit de nombreuses îles à protéger et à surveiller.

En septembre 1948 on trouve une flottille hétéroclite avec de nombreuses Caïques réquisitionnées et armées de bric et de broc pour surveiller et défendre (sic) les îles.

Ces navires vont s’illustrer durant la Campagne de Grèce en évacuant de nombreux militaires et civils qui échappèrent à l’occupation et à la captivité pour continuer la lutte.

Certains équipages contractèrent un engagement au sein de la marine grecque, troquant leurs bateaux de pêche armés contre des vedettes légères construites par les français et les britanniques.

Ces vedettes au nombre de trente-deux vont opérer depuis la Crète et le Péloponnèse pour surveiller, sécuriser et parfois attaquer.

Une fois l’offensive lancée à l’automne 1952 ces vedettes furent parfois utilisées comme des transports de troupes ou pour des missions d’appui-feu.

Ces vedettes mesuraient 15.50m de long pour 3.80m de large, un tirant d’eau de 1.50m, un déplacement de 60 tonnes, une vitesse maximale de 25 nœuds avec un armement généralement composé d’un canon de 37 ou de 40mm, deux mitrailleuses lourdes, deux mitrailleuses légères et parfois quelques grenades ASM à l’efficacité limitée par l’absence d’Asdic.

Navires de soutien

En septembre 1939 la force auxiliaire de la marine grecque fait peine à voir avec des navires antiques :

-Le navire-atelier Hifaistos l’ancien navire-allemand Marie Repnel aménagé en navire-atelier chez Palmers en Angleterre en 1925.

-Le ravitailleur de sous-marins Amphitriti un navire datant de 1876 refondu en 1934 et qui fût successivement transport, yacht, navire hôpital et ravitailleur de sous marins.

-le pétrolier Prometheus (1889)

-La citerne Avra (1894)

-Des remorqueurs

-le voilier-école Arès

Face à l’augmentation des moyens de la marine grecque il faut augmenter la force auxiliaire mais cette volonté est freinée pour ne pas dire contrée par le manque de budgets. Il faut dire que le budget de la marine est non seulement limité mais en plus très sollicité par la construction de nombreux navires de combat.

Finalement quelques navires vont être construits ou reconvertis pour permettre un soutien logistique minimal. Une série d’accords sont passés avec des armateurs grecs qui mettent à disposition cargos et pétroliers en échange de généreuses exonérations d’impôts ce qui suscite nombre de débats et de critiques.

Si le pétrolier Prometheus victime d’un incendie en mars 1944 n’est plus là tout comme la citerne Ava (qui à coulé au mouillage à Salamis), les autres navires sont là, la marine grecque estimant qu’ils peuvent encore rendre des services. De nouveaux navires arrivent ce qui donne à la force auxiliaire de la marine grecque le visage suivant :

-Deux pétroliers (sans capacité de ravitaillement à la mer qu’à ma connaissance la marine grecque n’à pas pu ou voulu expérimenter), les Prometheus et Nymphea, deux pétroliers rachetés à un armateur en faillite.

Il s’agit de pétroliers de 8000 tonnes de jauge brut, mesurant 120m de long sur 17m de large pour un tirant d’eau de 7m, une vitesse maximale de 15 nœuds et un armement composé de deux canons de 76mm et de quatre canons de 20mm.

Si le Nymphea est torpillé par un sous-marin italien le 14 mars 1952 entre Alexandrie et la Crète, le Prometheus va survivre au second conflit mondial après avoir ravitaillé des dizaines pour ne pas dire des centaines de navires qu’ils soient grecs, yougoslaves, français ou britanniques.

Il est désarmé en 1969 et remplacé par un navire reprennant son nom, un pétrolier-ravitailleur conçu dès l’origine pour ce rôle.

-Le navire-atelier Hifaistos parvient à se réfugier à La Sude et assure le soutien technique des navires grecs et alliés dans ce magnifique port naturel. Victime d’une avarie de machine lors d’un transit vers Athènes en mai 1953, le navire est drossé à la côté. Le navire est remis à flot mais lors de son remorquage en direction de la base navale de Salamis une voie d’eau se déclare entrainant son naufrage.

-Le ravitailleur de sous-marins Amphitriti tente lui aussi de rallier la Crète mais rattrapé par l’aviation allemande il est coulé le 14 novembre 1949.

-Pour compléter les deux pétroliers, deux cargos baptisés Herkules et Zeus sont loués en 1944 pour dix ans auprès d’un armateur grec qui ne reverra jamais ses deux navires de 5000 tonnes de port en lourd, mesurant 100m de long sur 15m de large pour une vitesse de 15 nœuds (12 en pratique).

En effet ces deux navires sont perdus durant le conflit, l’Herkules saute sur une mine alors qu’il venait de quitter l’île de Céphalonie en octobre 1949 (le navire coupé en deux coule rapidement en ne laissant que fort peu de survivants) alors que le Zeus est coulé par l’aviation allemande lors de l’opération ANVIL le 17 septembre 1952.

Mitteleuropa Balkans (123) Yougoslavie (11)

Autres navires de surface

Yacht royal/canonnière Beli Orao

Le Beli Orao (aigle blanc) est un navire commandé pour servir en temps de paix de yacht royal et d’être transformé en temps de guerre en canonnière.

Il est mis sur cale le 23 décembre 1938 lancé le 3 juin 1939 et mis en service le 29 octobre 1939. Ce navire permet au jeune roi Pierre II d’inspecter les défenses côtières et les bases de la marine yougoslave, un moyen également d’effectuer un travail de «yougoslavisation» dans une marine où les croates sont majoritaires et donc potentiellement susceptibles de faire sécession. Il assiste également aux exercices de la marine yougoslave.

Transformé en cannonière en septembre 1948 il assure la protection de la navigation commerciale yougoslave moins en raison de menaces précises que pour dissuader l’Italie d’harceler la navigation d’un pays avec lequel elle avait de sérieux différents en dépit de protestation mutuelles d’amitié.

Endommagé par un échouage le 4 juillet 1949, le navire est remorqué entre Split et Kotor mais suite à la mutinerie de l’équipage d’un remorqueur civil chargé de l’amener à Corfou la canonnière est immobilisé à Kotor.

Capturé par la marine italienne, la canonnière est rebaptisé Alba et va servir depuis le port de Bar à protéger la navigation côtière. Survivant miraculeusement au conflit, le navire est repris par la marine yougoslave qui le retransforme au printemps 1955 en yacht royal.

Après la chute de la monarchie, il continue son rôle au profit des nouveaux maitres du pays. Victime d’un incendie de machine en septembre 1978, le navire est laissé à l’abandon jusqu’en 2000 (!) où toujours à flot il à été transformé en musée à Dubrovnik. C’est toujours le cas aujourd’hui

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 567 tonnes pleine charge 660 tonnes

Dimensions : longueur 65m hors tout (60.08m entre perpendiculaires) largeur 8.08m tirant d’eau 2.84m

Motorisation : deux moteurs diesels dévellopant 1900ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale 18 nœuds

Armement (canonnière) deux canons de 40mm, deux mitrailleuses de 7.92mm et huit charges de profondeur

Equipage : nc

Monitors fluviaux

Le Vardar est l’un des quatre monitors en service dans la marine royale yougoslave en juillet 1949, un navire déjà ancien, un navire à la carrière longue et chaotique.

Il est mis sur cale au chantiers navals Stabilimento Tecnico Triestino sur son site de Linz en 1914 lancé en 1915 et mis en service le 9 juillet 1915. Il à d’abord été connu sous le nom de Bosna puis sous le nom de Temes et enfin à nouveau Bosna le 9 mai 1917 quand le premier Temes à été relevé, réparé et remis en état.

Le 6 novembre 1918 il est transféré à la république populaire de Hongrie du comte Karolyi (à ne pas confondre avec la république des conseils de Béla Kun) conservant son nom d’origine. Le 13 décembre 1918 il est officiellement cédé au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui le remet en service en 1920 sous le nom de Vardar.

Modernisé à plusieurs reprises, le Vardar était donc toujours en service en juillet 1949. Dès le début de l’invasion de l’Axe, le Vardar va ouvrir le feu contre les troupes allemandes et les troupes hongroises, jouant au jeu du chat et de la souris.

Le 12 juillet 1949 le monitor est surpris par des bombardiers allemands, deux bombes provoquent son naufrage dans le Danube. Le navire sera relevé par les hongrois mais devant les dégâts les magyars préfèrent l’envoyer directement à la casse.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 580 tonnes

Dimensions : longueur 62m largeur 10.3m tirant d’eau 1.3m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Yarrox dévellopant 1750ch et entainant deux hélices

Vitesse maximale 13.5 nœuds

Protection : ceinture et bulkheads 40mm pont 25mm bloc-passerelle, tourelles et coupoles 50mm

Armement : deux canons de 120mm, deux obusiers de 120mm, deux canons de 66mm, deux canons de 47mm, sept mitrailleuses

Equipage : 91 officiers et marins

Monitor fluvial Sava

Le SMS Bodrog futur Sava

Le Sava est un monitor anciennement austro-hongrois qui à connu une deuxième carrière sous pavillon yougoslave.

Il est mis en service sous le nom de Bodrog en novembre 1904. Sister-ship du Temes, il tire les premiers obus du premier conflit mondial contre la forteresse défendant Belgrade. En 1918 il est cédé à la marine du royaume des serbes, croates et slovènes même si il n’est remis officiellement en service sous le nom de Sava que le 15 avril 1920.

Modernisé à plusieurs reprises, il participe à la Campagne de Yougoslavie au cours de laquelle il est endommagé à plusieurs reprises. Sabordé par petits fonds il est renfloué par les allemands, réparé puis après un court usage par les allemands cédé à la Légion Navale Croate.

Il va participer à des opérations de nettoyage contre les maquisards royalistes et les partisans communistes et ce jusqu’en septembre 1953 quand il est sabordé par son équipage. Le navire est à nouveau renfloué en avril 1954, remis en état et utilisé par la marine yougoslave jusqu’en 1980 quand il est transformé en navire marchand. Suite à une pétition lancée en Serbie, le navire est racheté en 2015 par le gouvernement serbe qui l’à restauré dans son état initial pour être exposé à Belgrade au cœur d’un grand musée historique.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 440 tonnes

Dimensions : longueur 57.7m largeur 9.5m tirant d’eau 1.2m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Yarrow et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 13 nœuds

Protection : ceinture et bulkhead 40mm pont 25mm bloc-passerelle 75mm tourelles 40mm

Armement : deux canons de 120mm, un obusier de 120mm, deux canons de 37mm

Equipage : 86 officiers et marins

Monitor fluvial Drava

Le SMS Inns sister-ship du SMS Enns futur Drava

Le monitor fluvial Drava est un autre navire anciennement austro-hongrois mis en service sous le nom d’Enns. Mis sur cale aux chantiers navals Schiffswerft de Linz le 21 novembre 1913 il est lancé le 29 juillet 1914 et mis en service le 17 octobre 1914.

Durant le premier conflit mondial il opère sur le Danube et notamment contre la capitale serbe Belgrade.

Après un cours service sous les couleurs de la république populaire hongroise (6 novembre au 8 décembre 1918) il est cédé à la marine yougoslave où il reprend du service sous le nom de Drava.

Il est officiellement remis en service en 1920, modernisé à plusieurs reprises et donc toujours en service en juillet 1949. Victime d’une avarie, il est capturé par les allemands qui après remise en état vont le céder à leur allié croate qui va l’utiliser jusqu’en juin 1952 quand il est coulé par des bombardiers français qui menaient des bombardement sur les aérodromes entourant la capitale serbe. L’épave qui ne gêne pas la navigation n’est relevée qu’en 1961 puis démantelée.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 536 tonnes

Dimensions : longueur 60.2m largeur 10.3m tirant d’eau 1.3m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 1700ch et entrainant deux hélices.

Vitesse maximale : 13 nœuds

Protection : ceinture et bulkhead 40mm ponts 25mm bloc-passerelle et tourelles 50mm

Armement : deux canons de 120mm, trois obusiers de 120mm, deux canons antiaériens Skoda de 66mm, six mitrailleuses de 8mm

Equipage : 95 officiers et marins

Monitor fluvial Morava

Le SMS Körös futur Moraba bombardant Belgrade durant le premier conflit mondial

Le Morava est le quatrième et dernier monitor fluvial ex-austro-hongrois servant dans la marine royale yougoslave quand les forces de l’Axe attaquent la Yougoslavie ce funeste jour de juillet 1949.

Mis sur cale sous le nom de Körösle 30 mars 1890 lancé le 5 février 1892 et mis en service le 21 avril 1892. Il est transféré à la marine de la république populaire hongroise le 6 novembre 1918 mais pour peu de temps puisque dès le 13 décembre 1918 il est saisi par les alliés et cédé à la Yougoslavie qui le remet en service en 1920 sous le nom de Morava.

En mauvais état en juillet 1949 il servit davantage comme ponton d’artillerie que comme monitor ce qui explique qu’après sa capture il n’à pas été remis en état. Les pièces d’artillerie ont été débarquées et la coque envoyée à la ferraille au printemps 1950.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 448 tonnes

Dimensions : longueur 54m largeur 9m tirant d’eau 1.2m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Yarrow développant 1200ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 10 nœuds

Protection : ceinture et bulkhead 50mm pont 19mm bloc-passerelle et tourelles 75mm

Armement : deux canons de 120mm, deux canons antiaériens de 66mm et deux mitrailleuses

Equipage : 77 officiers et marins.

NdA ces monitors sont appuyés par deux patrouilleurs et trois remorqueurs fluviaux. On trouve également des pontons et des barges, certaines étant armées.

Sous-Marins

Sous-marins classe Hrabri

Le Hrabri

Les deux sous-marins formant la classe Hrabri sont des sous-marins de conception et de fabrication britannique plus précisément des chantiers navals Vickers-Armstrong implantés sur la rivière Tyne (région de Newcastle).

Baptisé Hrabri (brave, courageux) et Nebojsa (sans peur) ces deux sous-marins lancés en 1927 et mis en service en 1928 dans la marine yougoslave sont basés sur le type L britannique, la construction ayant profité d’éléments rassemblés pour des submersibles de ce type qui n’avaient pas été achevés en l’occurence les HMS L-67 et HMS L-68 (Type L Group III).

Ces sous-marins effectuent plusieurs croisières en Méditerranée faisant par exemple escale à Corfou, à Malte, à Bizerte, Alexandrie et Beyrouth. Le 16 mai 1930, le Nebosja alors en plongée périscopique entre en collision avec un vapeur yougoslave mais heureusement les dégâts sont limités et plus important aucun marin n’est blessé.

Ces deux sous-marins étaient clairement dépassés quand éclate le second conflit mondial. Les marins yougoslaves en était parfaitement conscients mais le temps et les budgets ont manqué pour permettre la commande à l’étranger ou la construction au pays de sous-marins plus modernes.

Le sous-marin Hrabri était en mer quand l’Axe attaque. Il reçoit l’ordre d’attaquer tout navire ennemi qu’il soit civil ou militaire. Il tente à plusieurs reprises d’attaquer les convois italiens mais lors de sa quatrième attaque il est sévèrement endommagé par les escorteurs italiens.

Il parvient miraculeusement à rentrer à Split mais les dégâts sont tels que devant l’avancée des troupes ennemies i lest décidé de le saborder. Le sous-marin sera relevé par les italiens mais devant l’état du submersible, les italiens ne feront rien d’autre que de l’envoyer à la ferraille.

Son sister-ship Nebojsa après plusieurs missions et plusieurs attaques hélas pour lui infructueuses parvient à rallier l’Egypte mais sans être remis en service, servant de but sonar pour entraineur les «oreilles d’or» alliées. Relevé en octobre 1954, il est proposé aux yougoslaves qui le refuse et les britanniques décident de l’envoyer à la ferraille.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 991 tonnes plongée 1183 tonnes

Dimensions : longueur 72.05m largeur 7.32m tirant d’eau en surface 3.96m

Propulsion : deux moteurs diesels développant 2400ch pour la marche en surface deux moteurs électriques développant 1600ch pour la marche en plongée, deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.7 nœuds en surface 10 nœuds en plongée distance franchissable 3800 miles nautiques à 10 nœuds en surface Immersion : 60m

Armement : (origine) deux canons de 102mm, une mitrailleuse, six tubes lance-torpilles de 533mm avec douze torpilles (1949) un canon de 102mm, deux canons antiaériens de 20mm, deux mitrailleuses de 7.92mm, six tubes lance-torpilles de 533mm avec douze torpilles

Equipage : 45 officiers et marins

Sous-marins classe Ostvenik

Le Ostvenik

Pour compléter les deux sous-marins de classe Hrabri la Yougoslavie passe commande de deux sous-marins de conception française qui vont être construits à Nantes aux Ateliers et Chantiers de la Loire. Ces deux sous-marins inspirés des sous-marins de classe Circé sont baptisés Ostvenik (vengeur) et Smeli (audacieux) et mis en service en 1928/29.

Ces submersibles sont plus petits que leurs confrères britanniques. Ils vont se montrer plus à l’aise en mer Adriatique qu’en Méditerranée, les deux unités de classe Ostvenik fréquentant tout de même la Mare Nostrum en temps de paix pour des croisières diplomatiques.

Le sous-marin Ostvenik participe aux premières opérations du second conflit mondial mais la mutinerie de la flotte l’immobilise, son équipage refusant de rallier les autorités en exil. Son commandant échappe de peu à une exécution sommaire en sautant par dessus bord, disparaissant dans les flots sans que l’on sache si le commandant à pu rallier la terre ou si il s’est noyé.

Capturé par les italiens, il est remorqué à Ancone. Après inspection, il est remis en service sous le nom de Francesco Rimmondo. Il sert de sous-marin d’entrainement puis de ponton-école en raison de problèmes récurrents de propulsion. Il est sabordé à Trieste en janvier 1954 pour embouteiller le port. L’épave est relevée après guerre et démantelée.

Son sister-ship Smeli est capturé par les allemands à Split. Il est cédé aux croates mais ces derniers qui manquent de personnel spécialisé ne peuvent le remettre en service. Il est finalement démoli durant le conflit et l’acier réutilisé pour construire des fortifications de campagne destinées à protéger Split.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 640 tonnes plongée 822 tonnes

Dimensions : longueur 66.5m largeur 5.4m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux moteurs diesels MAN de 1480ch deux moteurs électriques Nancy de 1000ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 14.5 nœuds en surface 9.2 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 9 nœuds en plongée 75 miles nautiques à 5 nœuds en plongée Immersion maximale 80m

Armement : six tubes lance-torpilles de 550mm (quatre à la proue, deux à la poupe), un canon de 100mm et un canon de 40mm

Equipage : 43 officiers et marins

13-Sous-marins (40) sous-marins classe Phenix (4)

Le Pluviose

-Le Pluviose est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 5 septembre 1942 lancé le 12 décembre 1944 et mis en service le 12 septembre 1946.

Il rallie Dunkerque le lendemain et intègre la 16ème DSM dont il est l’un des trois éléments, les deux autres étant le Fructidor et le Brumaire.

Du 7 au 20 janvier 1948, les sous-marins Pluviose et Fructidor participent à l’entrainement du porte-avions Painlevé et de son escorteur, le cuirassé Lorraine.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT.

Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Quand éclate la deuxième guerre mondiale le 5 septembre 1948, le sous-marin Pluviose est à la mer au large des Pays Bas. A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark, il reçoit l’ordre de patrouiller au large du Jutland.

Le Brumaire

-Le  Brumaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 7 septembre 1942 lancé le 21 juin 1944 et mis en service le 5 mai 1946.

Il rallie Dunkerque le lendemain et sa mise en service permet la réactivation de la 16ème DSM qui atteint son format définitif avec la mise en service du Pluviose.

Du 3 au 13 septembre 1947, le sous-marin Brumaire participe à un entrainement ASM au profit du contre-torpilleur Cassard de la 8ème DCT.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT.

Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, le Brumaire est à quai entre deux patrouilles. Ne devrant reprendre la mer que le 12 septembre, il accélère néanmoins sa remise en condition et peut appareiller dès le 7 septembre 1948 au matin.

Le Germinal

-Le Germinal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 20 septembre 1942 lancé le 12 janvier 1945 et mis en service le 4 juillet 1946.

Le Germinal est provisoirement rattaché à la 5ème Escadre, ralliant Brest le 5 juillet 1946 en compagnie du ravitailleur Lassigny. Ils sont rejoints le 16 février 1947 par le Thermidor ce qui permet l’activation de la 23ème DSM.

Le 19 février 1947, la 23ème DSM et le Lassigny quittent Brest pour rallier Haïphong en Indochine, leur nouveau port d’attache. Ils font escale à Fort de France du 26 au 28 février, à Kingston le 3 mars, franchissent le canal de Panama les 7 et 8 mars avant de basculer dans le Pacifique.

Ils font ensuite escale à Pearl Harbor du 17 au 21 mars, à Wake le 26 mars, à Guam le 29 mars, à Cavite en baie de Manille 5 avril avant de rallier Haïphong le 11 avril après presque deux mois de mer.

Ils passent au bassin à Cam-Ranh du 13 avril au 2 mai 1947 pour inspection et travaux rendus nécessaires par une si longue traversée. Ils sortent pour essais le 3 mai puis effectuent une brève remise en condition du 5 au 12 mai date de leur retour à Haïphong.

Du 25 octobre au 2 novembre 1947, les deux sous-marins de la 23ème DSM effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers Le Savoyard Le Niçois Le Béarnais et Le Catalan de la 7ème DT. Un entrainement similaire à lieu du 8 au 13 février 1948.

Quand la guerre éclate à nouveau en Europe en septembre 1948, la 23ème DSM en est informée et reçoit des consignes de vigilance, le Japon pouvant profiter de l’occasion pour attaquer l’Indochine mais l’Extrême-Orient reste calme.
Le Thermidor

-Le Thermidor est  mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 12 janvier 1943 lancé le 1er décembre 1945 et mis en service le 15 février 1947 à Cherbourg.

Il rallie Brest le lendemain 15 février 1947 et le 19 février, appareille en compagnie du Germinal et du Lassigny pour l’Indochine et plus particulièrement Haïphong où il arrive le 11 avril 1947.

Le Thermidor et le Germinal passent au bassin à Cam-Ranh du 13 avril au 2 mai 1947 pour inspection et travaux rendus nécessaires par une si longue traversée. Ils sortent pour essais le 3 mai puis effectuent une brève remise en condition du 5 au 12 mai date de leur retour à Haïphong.

Du 25 octobre au 2 novembre 1947, les deux sous-marins de la 23ème DSM effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers Le Savoyard Le Niçois Le Béarnais et Le Catalan de la 7ème DT. Un entrainement similaire à lieu du 8 au 13 février 1948.

Quand la guerre éclate à nouveau en Europe en septembre 1948, la 23ème DSM en est informée et reçoit des consignes de vigilance, le Japon pouvant profiter de l’occasion pour attaquer l’Indochine mais l’Extrême-Orient reste calme.

Caractéristiques Techniques de la classe Phenix

Déplacement : surface 925 tonnes plongée 1202 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.9m largeur 6.5m tirant d’eau 4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider de 1500ch et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale en surface 16.5 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action en surface 3300 miles nautiques à 10 noeuds en plongée 70 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale 100m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934, un affût double de 25mm pour la défense antiaérienne et dix tubes lance-torpilles de 550mm (quatre tubes à l’étrave, deux à l’arrière et deux tourelles mobiles derrière le kiosque)

Equipage : 46 hommes (4 officiers, 9 officiers mariniers et 33 quartiers maitres et matelots).

13-Sous-marins (32) sous-marins expérimentaux classe Laubeuf

L-Sous-marins expérimentaux classe Laubeuf

Le 28 juillet 1917 avait été créé la Commission d’Etudes Pratiques du Sous-Marin (CEPSM) pour centraliser les réflexions sur les sous-marins à construire pour renouveler notre force sous-marine.

Cette commission continue ses missions de refléxion et de prospective mais la marine décide d’aller plus loin en lui allouant des moyens plus importants.

C’est ainsi que le 12 juin 1942 la CEPSM est dissoute et remplacée par le Groupe d’Action Sous-Marine (GASM).

Installé à Toulon, ce GASM est placé sous l’autorité du préfet maritime de la 3ème région en ce qui concerne les moyens physiques mais n’à à répondre pour les recherches qu’au grand amiral de la flotte, le commandant en chef de la marine nationale.

Les missions du GASM sont les suivantes :

-Tester les nouvelles armes et les nouveaux équipements amenés à équiper les sous-marins

-Recueillir expériences et suggestion des commandants

-Expérimenter de nouvelles tactiques

Le travail étant à la fois théorique et pratique, ils doivent bénéficier de sous-marins pour leurs essais et leurs expérimentations. La mise à disposition d’un ou plusieurs sous-marins opérationnels étant difficile on décide de leur confier des submersibles anciens mais qui peuvent tout à fait servir de bancs d’essais.

Il s’agit en l’occurence de deux submersibles de classe Requin, les Souffleur et Narval récemment désormais et encore en bon état pour une mission secondaire mais capitale pour l’avenir de notre force sous-marine. Ces sous-marins sont cependant anciens et vont vite devenir un fardeau, passant plus de temps en entretien qu’en mer pour tester de nouvelles tactiques et de nouveaux matériels.

On envisage d’abord de les remplacer par des 1500 tonnes désarmés mais devant l’importance de cette mission on décide de construire deux sous-marins d’expérimentation inspirés des Rolland Morillot, sous-marins financés à la tranche 1945 et baptisés Laubeuf (Maxime Laubeuf; inventeur du premier vrai submersible français le Narval) et Roquebert du nom de l’ingénieur du Génie Maritime qui avait dessiné les Requin, les Redoutable et les Pascal.

-Le Laubeuf est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1944 lancé le 17 mai 1946 et mis en service le 12 septembre 1947

-Le Roquebert est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg  le 12 mars 1945 lancé le 28 septembre 1947 et mis en service le 15 juin 1948.

Caractéristiques Techniques de la classe Laubeuf

Déplacement : surface 1700 tW en plongée 2320 tW

Dimensions : longueur 101m largeur 8.30m Tirant d’eau 3.4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 6000ch et deux moteurs électriques de 1300ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 23 noeuds en surface 10 noeuds en plongée Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds Immersion : 100m

Armement : Pas d’artillerie fixe et 7 tubes lance-torpilles de 550mm (quatre à l’étrave et une tourelle mobile derrière le kiosque)

Equipage : 52 officiers et marins

13-Sous-marins (31) sous-marins classe Jean Autric

K-Sous-marins classe Autric (Rolland Morillot mod.)

La tranche 1947 autorise la construction de quatre nouveaux sous-marins de grande patrouille inspirés des Rolland Morillot mais qui tirent la leçon de l’utilisation des 1800 tonnes dont les premiers ont déjà 4-5 années de service actif.

L’architecture générale reste la même mais le kiosque est redessiné pour améliorer son hydrodynamisme. Les optiques et l’appareillage d’écoute est modifié.

Au niveau de l’armement, il conserve le dispositif de tubes lance-torpilles imaginé pour La Martinique et les sous-marins suivants mais au niveau de l’artillerie, le canon de 100mm est remplacé par un canon de 130mm et l’affût double de 25mm par un affût double de 37mm.

Les quatre sous-marins sont baptisés du noms de sous-marins allemands récupérés après le premier conflit mondial qui portaient des noms de marins français morts durant la «der des ders».

-Le Jean Autric est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 4 juin 1947 et lancé le 12 septembre 1948 pour une mis en service prévue en septembre/octobre 1949.

-Le Jean Corre est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 octobre 1947 pour un lancement prévu en décembre 1948 et une mise en service prévue en octobre 1949

-Le René Audry est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 octobre 1947 pour un lancement prévu en décembre 1948 et une mise en service prévue en octobre 1949

-Le Trinité Schillemans est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 8 décembre 1947 pour un lancement le 14 janvier 1949 et une mise en service en janvier/février 1950

Caractéristiques Techniques de la classe Autric

Déplacement : surface 1900 tW en plongée 2507 tW

Dimensions : longueur 102.80m largeur 8.44m Tirant d’eau 5.4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 6500ch et deux moteurs électriques de 1300ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 21 noeuds en surface 9.5 noeuds en plongée Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds Immersion : 100m

Armement : un canon de 130mm modèle 1932 avec 150 obus, un affût double de 37mm, 13 tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave et trois plate-formes orientables triples)

Equipage : 75 officiers et marins

13-Sous-marins (30) sous-marins classe Rolland Morillot (7)

Le Wallis et Futuna

Carte de Wallis et Futuna

Carte de Wallis et Futuna

-Le Wallis & Futuna est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 juin 1946 lancé le 23 décembre 1947 et mis en service le 17 août 1948.

Il quitte Cherbourg le 18 août 1948 et rallie seul Brest où il est affecté à la 22ème DSM de la 5ème Escadre. Il appareille pour sa première patrouille le 25 août et était toujours à la mer onze jours plus tard alors que le second conflit mondial venait d’éclater.

Le St Pierre et Miquelon

Carte de Saint Pierre et Miquelon

Carte de Saint Pierre et Miquelon

-Le  Saint Pierre et Miquelon est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 3 novembre 1945 lancé le 18 octobre 1947 et mis en service le 12 juillet 1948

Le même jour à Cherbourg, le Mayotte est mis en service ce qui permet l’activation de la 22ème DSM. A l’origine cette division devait rallier l’Indochine et renforcer les FNEO mais devant les tensions régnant en Europe, il est décidé d’affecter cette division à la 5ème Escadre. Ils vont rallier Brest sans escorte le 13 juillet 1948.

Il s’entraîne en mer d’Iroise puis appareille le 31 août pour une patrouille en mer du Nord, relevant le  Mayotte pour une patrouille du temps de paix qui bascule dans la guerre dès le 5 septembre 1948.

Le Clipperton

Clipperton

Clipperton

-Le Clipperton est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 octobre 1945 lancé le 12 octobre 1947 et mis en service le 21 août 1948.

Il rallie Bizerte en solitaire, faisant escale à Casablanca le 26 août avant d’arriver à Bizerte le 3 septembre 1948, se préparant aussitôt à une première patrouille qui sera de guerre.

Caractéristiques Techniques de la classe Rolland Morillot

Déplacement : surface 1810 tW en plongée 2417 tW

Dimensions : longueur 102.50m largeur 8.32m Tirant d’eau 4.8m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 6000ch et deux moteurs électriques deux hélices

Performances : vitesse maximale 22 noeuds en surface 9.5 noeuds en plongée Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds Immersion : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934 avec 200 obus, deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double puis un affût double de 25mm, 10 tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave et deux plate-formes orientables triples), nombre qui passe à 13 tubes à partir de La Martinique avec une tourelle triple supplémentaire.

Equipage : 70 officiers et marins

13-Sous-marins (23) Croiseur sous-marin Surcouf

I-Croiseur sous-marin Surcouf

Le Surcouf à la mer

Le Surcouf à la mer

Le rêve du sous-marin d’escadre

Plutôt que de sous-marin, il faudrait à l’époque de la genèse du croiseur sous-marin de torpilleur submersible. La faible endurance en plongée (liée à la capacité limitée des batteries) en faisait plus des torpilleurs submersibles, naviguant en surface et combattant aussi bien en surface qu’en plongée.

Les performances des sous-marins en surface ne cessant de s’améliorer, la plupart des marines étudièrent sérieusement la possibilité de sous-marin canonnier ou de croiseur sous-marin pouvant opérer en escadre ce qui nécessitait une vitesse en surface de 20 noeuds pour pouvoir suivre les cuirassés.

En Italie par exemple, on étudia dès 1912 un croiseur sous-marin de 11000 tonnes, filant à 25 noeuds, armé de 12 à 16 canons de 152mm ! (Il est cependant permis de douter sa faisabilité avec les moyens techniques de l’époque). Le projet du russe Jurablev de 1911 (4500 tonnes 26 noeuds 5 canons de 120mm et 30 tubes lance-torpilles) est du même tonneau.

C’est l’Allemagne qui peut être considéré comme le pays pionnier dans le domaine du sous-marin canonnier. A partir de 1916, elle dévellopa plusieurs projet de sous-marin canon, prévoyant la construction de dix-huit sous-marins.

Parmi ces différents projets, citons le projet 47, trois sous-marins de 4180 tonnes en surface, de 5630 tonnes en plongée, de 110m de long, filant à 17.5 noeuds en surface (8.5 noeuds en plongée) avec un armement composé de 4 canons de 150mm et de 6 tubes lance-torpilles avec 13 engins.

Au moment de l’armistice, plusieurs croiseurs sous-marins rallièrent les ports anglais et parmi eux, deux furent livrés à la France, les U-136 et U-139 qui allaient grandement inspirer le projet Q de sous-marin canonnier.

Si dans un premier temps la priorité fût donné aux sous-marins de grande et moyenne patrouille, l’idée d’un sous-marin de grand tonnage, capable d’accompagner l’escadre était dans l’air du temps et une préoccupation partagée aussi bien par la marine japonaise que par son homologue américaine ou britannique.

Le 9 mai 1921, l’amiral Grasset demanda au STCAN d’étudier les plans d’un sous-marin d’escadre capable de filer à 25 noeuds en surface, un rayon d’action de 3 à 4000 miles nautiques à 10-12 noeuds, 12 tubes lance torpilles avec 12 torpilles de réserve et un canon de 100mm.

Un projet modeste à comparer avec le projet Normand présenté le 1er août 1921 d’un sous-marin de 5000 tonnes armé de six canons de 305mm en deux tourelles triples (!) ou de 240mm avec quatre avions.

Le projet fût clairement lancé à l’automne 1921, deux études étant menées en parallèle : un sous-marin d’escadre de 25 noeuds et un sous-marin de bombardement. Cela aboutit en pratique à quatre projets immatriculés G (2850 tonnes 12 tubes lance-torpilles et 25 noeuds),H (un canon de 190mm) I (un canon de 240mm) et J (un canon de 305mm).

Parallèlement aux études, on s’intéressa au futur emploi de ces navires dont le nombre oscilla entre 8 et 20 avant de stabiliser à 16. Ils devaient principalement opérer dans l’Atlantique et dans l’Océan Indien pour notamment protéger les lignes de communication entre la Métropole et l’Empire.

En 1924, le nombre de croiseurs sous-marins ou de sous-marins de croisière tomba à six puis à quatre unités. A noter que le terme sous-marin de croisière étant un euphémisme pour «sous-marin de bombardement», la réalisation d’un sous-marin d’escadre pouvant filer à 25 noeuds étant provisoirement abandonné faute de moteurs suffisamment puissants.

La genèse du Surcouf (projet Q) commença au printemps 1926 et le 14 mai 1926 les spécifications du projet Q-5 sont transmis par le STCAN à l’état major de la Marine. Le projet est examiné par le Conseil Supérieur de la Marine le 17 juillet 1926 et approuvé à l’unanimité.

Son financement est acquis dans la tranche 1926 votée le 4 août. Un deuxième sous-marin aurait du être financé à la tranche 1927 mais il fût finalement remplacé par cinq Pascal et un Saphir.

Plusieurs noms furent envisagés pour ce sous-marin canonnier : Le Tonnant La Licorne et Le Dragon mais en 1927 on fêtait le centenaire de la mort de Robert Surcouf («Allons avouez messieurs que vous français vous battiez pour l’argent et nous anglais pour l’honneur. Certes monsieur chacun se bat pour obtenir ce qu’il n’à pas»), le grand corsaire malouin et Georges Leygues ministre de la marine décida de baptiser Q-5 Surcouf.

Ce dernier allait rester le seul de son type, le traité de Londres autorisait la France à conserver le Surcouf (alors encore en essais) mais ne pouvaient ensuite construire des sous-marins dépassant 2800 tonnes avec des canons de 155mm comme artillerie principale.

Le seul de son type

Sous-marins Surcouf

-Le Surcouf est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg (cale n°4 bassin Napoléon III) le 3 octobre 1927 et lancé le  18 novembre 1929.

Le sous-marin est armé pour essais le 15 août 1930 et effectue sa première plongée (statique) en rade de Cherbourg le 10 juillet 1931 et sa première plongée en roue libre à lieu le 7 août suivant.

Les essais sont laborieux marqués par de nombreuses avaries. Cela n’empêche pas le Surcouf d’effectuer une croisière d’endurance à partir du 4 octobre 1932 quand il appareille de Cherbourg direction le Maroc, arrivant à Casablanca le 10 octobre après des exercices avec le croiseur-école Jeanne d’Arc et l’Aéronavale.

Le Surcouf est à Agadir du 18 au 20 octobre, à Conakry qu’il quitte le 29 octobre pour rallier Dakar le 31. Il est de retour à Cherbourg le 15 novembre après avoir parcouru 6005 miles nautiques en surface, 18 en plongée au lieu de 10015 prévus en 71 jours dont 37 de mer.

Cette croisière révéla un grand nombre de problèmes techniques aussi bien sur la coque que sur l’artillerie ou l’appareillage propulsif.

Ce n’est que le 31 décembre 1932 que le Surcouf entre en armement définitif, les essais après démontage ne reprenant qu’à l’automne 1933, les essais définitifs commençant officiellement le 4 décembre 1933. Il est au bassin du 8 décembre 1933 au 17 février 1934.

Bien que loin d’être au point, la clôture d’armement est prononcée le 17 avril 1934 et le Surcouf est admis au service actif le 3 mai 1934.

Affecté à Brest, il intègre hors rang la 4ème Escadrille de Sous-Marins, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Durant la guerre de Pologne, le Surcouf est déployé aux Antilles (port d’attache : Fort de France) en compagnie du croiseur Jeanne d’Arc pour contrer les raiders allemands dont la présence était avérée dans l’Atlantique.

Le Surcouf ayant besoin d’un grand carénage, il rallie Brest début janvier 1940 non sans mal en raison de multiples avaries de son appareillage propulsif. Il échoué au bassin n°8 du Laninon du 17 janvier au 21 mars 1940.

Après des travaux complémentaires, la «Bête à chagrin» de la force sous-marine est armée pour essais le 7 avril 1940, réalisant ses essais du 8 au 12 avril et du 15 au 21 avril. Sa remise en condition à lieu dans le Golfe de Gascogne du 25 avril au 8 mai 1940.

De nouveau disponible, le Surcouf va effectuer plusieurs patrouilles en direction des Antilles et de l’AOF alors que l’on se pose la question de son utilité en cas de conflit.

Devant armer des sous-marins en grand nombre, notre Marine décide de privilégier les nouveaux sous-marins sur le croiseur sous-marin qui est mis en position de complément le 17 juin 1943 après seulement neuf années de service.

Mouillé à Cherbourg, son sort reste en balance pendant presque un an et demi. Divers projets de conversion sont étudiés : sous-marin de transport de troupes, sous-marin ravitailleur ou un réarmement avec une tourelle double de 130mm.

Aucun projet n’aboutit et le Surcouf est finalement désarmé le 14 décembre 1944 et condamné le 7 janvier 1945 sous le numéro de Q-26-5.

Mouillé à Cherbourg, le Q-26-5 est vendu à la démolition le 14 mars 1945 à un chantier de démolition naval du Havre.

Le 5 avril 1945 cependant, le sous-marin bénéficie d’un court sursis. Suite à la décision de construire un mémorial pour les sous-mariniers morts pour la France à Cherbourg, il est décidé de prélever le kiosque, la tourelle de 203mm et le hangar hydravions pour le mémorial.

Les travaux sont effectués dans la forme du Hornet du 17 au 24 avril 1945 et ce qui reste de la coque est remorqué au Havre et démantelé du 7 au 24 mai 1945.

Le mémorial en question implanté au cœur de l’Arsenal de Cherbourg se compose d’un socle en marbre rose sur lequel est inscrit en lettres d’or l’inscription suivante :

AUX SOUS-MARINIERS MORTS POUR LA FRANCE LA PATRIE RECONNAISSANTE

La tourelle de 203, le kiosque et le hangar sont installés sur le socle, un pavillon tricolore étant en permanence hissé à 7m au dessus du socle.

Derrière, en demi-cercle, surélevé de 2m, on trouve vingt-quatre plaques de marbre dans lesquels sont gravés le nom des sous-mariniers morts en service.

Au début, il était prévu d’y inscrire uniquement les sous-mariniers ayant péri suite à une action ennemie ce qui ulcéra les familles des sous-mariniers morts lors d’accident en temps de paix comme ceux du Farfadet (1905), du Pluviôse (1910), du Vendémiaire (1912) ou plus près de nous de l’Ondine (1928), du Prométhée (1932) ou du Phenix (1939), provoquant un tel scandale que le ministre de la Marine décida d’y inscrire les noms de tous les sous-mariniers morts quelques soit les circonstances.

Le mémorial est inauguré le 17 mai 1947 et une prise d’armes avait lieu les jours où un sous-marin avait été perdu en mer.

Surcouf schéma

Caractéristiques Techniques du sous-marin Surcouf

Déplacement : en surface 3244 tonnes en plongée 4302 tonnes avec eau entrainée 5215 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 110m largeur 9m tirant d’eau 7.18m

Propulsion : Deux moteurs diesels Sulzer de 3800ch chacun et deux moteurs électriques de 1800ch deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 18 noeuds en surface 8.5 noeuds en plongée rayon d’action 10000 miles nautiques à 10 noeuds 70 miles nautiques à 4.5 noeuds en plongée Immersion : 80m

Armement : une tourelle double avec deux canons de 203mm modèle 1924, deux canons de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 13.2mm remplacés par quatre canons de 25mm modèle 1939-40; 10 tubes lance-torpilles (6 de 550mm _quatre à l’étrave et deux dans les tourelles triples à l’arrière_ et 4 de 400mm _deux dans chacune des tourelles triples_)

Aviation : un hydravion Besson MB.411

Equipage : 118 officiers et marins

13-Sous-marins (22) sous-marins classe Emeraude

H-Sous-marins mouilleurs de mines classe Émeraude

Avant propos

Les programmes d’après guerre prévoyaient au total six sous-marins mouilleurs de mines. Au final ce seront huit sous-marins mouilleurs de mines qui seront construits.

En effet aux quatre Saphir succèdent quatre Emeraude (projet V-2), des modèles améliorés par rapport à leurs prédecesseurs.

Le premier baptisé Emeraude est financé à la tranche 1937 et les trois autres baptisés Agate Corail et L’Escarboucle le sont à la tranche 1938bis. Si la construction du premier est attribué à l’Arsenal de Toulon, les trois autres le sont aux chantiers navals Schneider implantés à Chalons sur Saône.

L’Émeraude

Schéma de classe Emeraude

Schéma de classe Emeraude

-L’Émeraude est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er septembre 1938 lancé le 3 novembre 1940 et mis en service en avril 1942.

L’Émeraude est d’abord placé hors rang au sein de la 1ère flottille de sous-marins, la composante submersible de la 2ème Escadre.

La mise en service du Corail en juin 1943 permet la réactivation de la 7ème DSM qui est donc placé sous le commandement de la 1ère FSM. Cette division est rejointe peu après par l’Escarboucle alors que L’Agate ne retrouvera ses sister-ships qu’en décembre 1943.

L’affectation de la 7ème DSM à la 1ère FSM est de courte durée car dès la fin du mois de janvier 1944 elle rallie Mers-El-Kébir intégrant la 2ème flottille de sous-marins (4ème Escadre), décision qui est loin de faire l’unanimité.

Le dernier né des sous-marins mouilleurs de mines français va opérer essentiellement au large des côtes de Sicile et de Sardaigne, devant en temps de guerre larguer des bouchons de mines notamment au large du port de Cagliari.

Du 7 mai au 20 juin 1945, L’Émeraude est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er juillet, réalisant ses essais réglementaires les 2 et 3 juillet  puis sa remise en condition du 5 au 19.

Il subit un nouveau grand carénage sur le slipway du 7 juillet au 20 août. Armé pour essais le 28 août, il précipite son retour en service effectuant ses essais officiels le 29 août et sa remise en condition du 31 août au 7 septembre 1948.

Le Corail

-Le Corail est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 16 juin 1940 lancé le 2 février 1942 et mis en service le 15 juin 1943

La mise en service du deuxième sous-marin de classe Émeraude permet la réactivation de la 7ème DSM qui avait été dissoute après le désarmement des sous-marins Redoutable et Vengeur en septembre 1942.

Cette division est rejointe par l’Escarboucle le 27 juin 1943 et atteint son format définitif avec la mise en service du Corail le 12 décembre 1943.

L’affectation de la 7ème DSM à la 1ère FSM est de courte durée car dès la fin du mois de janvier 1944 elle rallie Mers-El-Kébir intégrant la 2ème flottille de sous-marins (4ème Escadre), décision qui est loin de faire l’unanimité.

Du 1er Juillet au 9 août 1946, le Corail est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais  le 19 août, effectuant ses essais réglementaires les 20 et 21 août puis sa remise en condition du 23 août au 4 septembre 1946.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1946, le Corail est à la mer pour entrainement au mouillage de mines. Il reçoit l’ordre de regagner Mers-El-Kébir pour charger des mines de guerre et aller miner la région de La Maddalena dans le nord de la Sardagne.

L’Escarboucle

-L’Escarboucle est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 4 juillet 1940 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 27 juin 1943

Affecté à la 7ème DSM, il accompagne ses trois compères à Mers-El-Kébir lors du transfert de la division de la 1ère à la 2ème FSM.

Du 10 août au 15 septembre 1946, l’Escarboucle est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 22 septembre, il réalise ses essais officiels les 23 et 24 septembre et sa remise en condition du 26 septembre au 7 octobre 1946.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, l’Escarboucle est en entretien à flot après une série d’exercices de mouillage de mines. Il accélère sa remise en condition pour participer aux plans de minages prévus avant guerre.

L’Agate

-L’Agate est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 12 janvier 1941 lancé le 14 septembre 1942 et mis en service le 12 décembre 1943.

L’Agate peut se prévaloir d’être du titre de gloire d’être le dernier sous-marin mouilleur de mines à être mis en service dans notre marine.

Il y eut bien d’autres projets de sous-marins spécialisés mais aucun ne fût autorisé à la construction, la priorité étant donné aux sous-marins d’attaque sans oublier que la mise au point de mines mouillable par tubes lance-torpilles était sur le point d’aboutir après de nombreuses années de recherche.

Comme le reste de la 7ème DSM, l’Agate rallie Mers-El-Kébir au mois de janvier 1944 et va s’entrainer intensivement au mouillage de mines à la fois en vue d’une guerre contre l’Italie mais également en cas de menées hostiles de l’Espagne.

Du 16 septembre au 24 octobre 1946, le sous-marin Agate est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 1er novembre, il réalise ses essais réglementaires les 2 et 3 novembre puis sa remise en condition du 5 au 20 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin Agate est à la mer avec un chargement de mines de guerre. Il reçoit l’ordre d’aller mouiller ses mines au large de Palerme mais l’Italie restant pour le moment attentiste, l’ordre de mouillage de mines est annulé et le sous-marin rentre à la base.

Caractéristiques Techniques de la classe Émeraude

Déplacement : en surface 862 tW en plongée 1120 tW

Dimensions : longueur 72.70m largeur 7.36m tirant d’eau 3.7m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider de 1000ch chacun et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15 noeuds en surface 9 noeuds en plongée rayon d’action 3300 miles nautiques à 12 noeuds 90 miles nautiques à 4 noeuds en plongée Immersion maximale 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934 avec 120 coups et un affût double de 13.2mm (remplacé ensuite par un affût double de 25mm) ; 40 mines et 4 tubes lance-torpilles de 550mm à l’avant

Equipage : 42 officiers et marins

13-Sous-marins (21) sous-marins classe Saphir

G-Sous-marins mouilleurs de mines classe Saphir

Avant-propos

Apparue au 19ème siècle et longtemps confondue avec la torpille, la mine marine ne tarda pas à montrer sa redoutable efficacité au cours du premier conflit mondial notamment le 27 octobre 1914 quand le cuirassé britannique Audacious est coulé par une mine allemande.

A la fin du premier conflit mondial, les alliés mouillèrent un gigantesque champ de mines en mer du Nord pour empêcher les sous-marins allemands de gagner l’Atlantique en contournant les îles britanniques.

Si ces champs de mines pouvaient être mis en place par des navires de surface spécialisés ou adaptés, le mouillage de champs de mines offensifs est bien plus délicat car sous la menace aérienne et navale de l’ennemi.

D’où l’idée de sous-marins spécialisés pour larguer des bouchons de mines capables de gêner voir de paralyser les mouvements de la flotte ennemie.

La marine française qui à perdu un cuirassé suite à des mines (le Bouvet aux Dardanelles, plus le Gaulois gravement endommagé) comprend l’intérêt de posséder une bonne capacité de mouillage de mines en surface (mouilleur de mines Pluton puis croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin) et sous-marine.

Six variantes du projet O sont dévellopées à partir de 1923 et c’est l’ultime variante (O6) qui est choisie. Deux sous-marins baptisés Saphir et Turquoise sont financés à la tranche 1925, un troisième baptisé Nautilus est financé à la tranche 1926 et un quatrième baptisé Rubis à la tranche 1927.
Le Saphir

Le Saphir

Le Saphir

-Le Saphir est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 25 mai 1926 lancé le 20 décembre 1928 et mis en service le 30 septembre 1930.

En septembre 1939, le Saphir appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships Turquoise Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 1er novembre au 10 décembre 1942, le Saphir est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah afin d’y subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 décembre 1942. Les essais officiels ont lieu du 27 au 29  et la remise en condition du 2 au 14 janvier 1942.

A la différence des sous-marins d’attaque, les sous-marins mouilleurs de mines n’effectuaient pas de patrouilles à proprement parler même si ils naviguaient régulièrement dans des eaux qu’ils pourraient avoir à miner en cas de conflit. Le Golfe de Syrte devint famillier au Saphir et à ses compères de la 20ème DSM.

Il jouait également le rôle de plastron pour des exercices ASM notamment lors des manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944 en compagnie de son sister-ship Nautilus mais également des sous-marins de moyenne patrouille L’Arethuse et La Vestale.

Du 11 décembre 1945 au 15 janvier 1946, le Saphir est à nouveau échoué sur le dock-flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1946. Il réalise ses essais officiels les 27 et 28 janvier 1946 et sa remise en condition du 30 janvier au 12 février 1946.

Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Saphir est à La Valette pour une escale de courtoisie sur invitation du commandant des sous-marins de la Mediteranean Fleet. A l’annonce des bombardements, il ravitaille en carburant et appareille pour Bizerte afin de charger ses mines pour une  mission de mouillage au large de Benghazi.

Le Turquoise

Le Turquoise

Le Turquoise

-Le Turquoise est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 20 octobre 1926, lancé le 16 mai 1929 et mis en service le 10 septembre 1930

En septembre 1939, le Turquoise appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 septembre au 30 octobre 1942, le Turquoise est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.
Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 novembre 1942. Les essais réglementaires ont lieu du 14 au 16  puis la remise en condition est menée du 18 au 30 novembre.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte, le Turquoise lui devient familier du Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens. Ils participent tous les deux à des exercices ASM, le Turquoise et le Nautilus servant de plastron pour l’entrainement ASM de la 7ème DCT du 12 au 21 mars 1945.

Le sous-marin Turquoise subit un nouveau grand carénage sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 7 novembre au 10 décembre 1945. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 décembre, exécutant ses essais officiels du 21 au 23 et réalisant sa remise en condition du 1er au 12 janvier 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, il participe avec son compère Rubis à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 5 septembre 1948, le Turquoise était à quai à Bizerte et à l’annonce des bombardements est mis en alerte pour un éventuel appareillage.

Le Nautilus

-Le Nautilus est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 8 août 1927 lancé le 20 mars 1930 et mis en service le 15 juillet 1931.

En septembre 1939, le Nautilus appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Rubis. Cette division est stationnée à Bizerte en compagnie des autres unités de sous-marins appelés à opérer au profit de la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 11 décembre 1942 au 20 janvier 1943, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 février. Les essais réglémentaires ont lieu les 3 et 4 février et sa remise en condition du 6 au 17 février.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte et le Turquoise le Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens, le Nautilus s’intéresse notamment au canal d’Otrante dont l’obstruction provoquerait bien des déboires à la marine italienne.

Le Nautilus sert aussi de plastron pour les entrainements anti-sous-marins des navires de surface comme du 21 février au 1er mars 1944 quand le Nautilus et le Rubis s’entrainent avec les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable ou encore lors des manoeuvres Harmattan du 12 mai au 10 juin, le Nautilus y participant en compagnie du Saphir, de La Vestale et de L’Arethuse voir du 12 au 21 mars 1945 quand le Nautilus et le Turquoise sont engagés dans l’entrainement ASM de la 7ème DCT.

Du 16 janvier au 25 février 1946, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 mars, réalisant ses essais réglementaires les 8 et 9 mars et sa remise en condition du 11 au 26 mars 1946.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Nautilus était en entretien à flot à Bizerte. Il accélère aussitôt ses travaux pour pouvoir appareiller le plus rapidement possible.

Le Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

-Le Rubis est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 3 avril 1929 lancé le 30 septembre 1931 et mis en service le 4 avril 1933.

En septembre 1939, le Rubis appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Nautilus, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité de Premar IV mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 janvier au 28 février 1943, le sous-marin Rubis est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 mars, réalisant ses essais officiels les 11 et 12 mars et sa remise en condition du 14 au 28 mars.

Des quatre sous-marins de la 20ème DSM, le Rubis à probablement la mission la plus dangereuse puisqu’en temps de guerre, il à pour mission rien de moins que d’interdire avec ses mines le détroit de Messine entre la Sicile et la péninsule italienne.

Du 21 février au 1er mars 1944, le Nautilus et le Rubis participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT (4ème escadre Mers-El-Kébir).

Le Rubis subit au printemps 1946 un nouveau grand carénage. Pour cela, il est échoué sur le dock-flottant du 26 février au 30 mars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 avril. Les essais réglementaires ont lieu les 11 et 12 avril et sa remise en condition du 14 au 26 avril 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, le Rubis accompagné du Turquoise participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Victime d’une avarie de batterie le 3 septembre 1948,  le Rubis était indisponible quand éclate le second conflit mondial mais les travaux sont accélérés pour permettre au submersible de reprendre la mer et de prendre part au combat le plus rapidement possible.

Classe Saphir

Caractéristiques Techniques de la classe Saphir

Déplacement : surface 669 tW en plongée 925 tW

Dimensions : longueur 65.90m largeur 7.10m tirant d’eau 4.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 550ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 12 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds en surface et 80 miles nautiques à 4 noeuds en plongée. Immersion : 80m

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897-15 puis 1928; une mitrailleuse de 13.2mm et deux mitrailleuses de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm

-32 mines stockées par paires dans seize puits latéraux extérieurs;

-Deux tubes lance-torpilles de 550mm à l’étrave, une plate-forme axiale avec un tube de 550mm et deux de 400mm

Equipage : 40 officiers et marins

13-Sous-marins (20) sous-marins classe Amirauté (2)

L’Iris

-L’Iris est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes le 1er juillet 1932 lancé le 23 septembre 1934 et mis en service le 15 septembre 1936.

En septembre 1939, le sous-marin Iris forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Venus Pallas et Cérès. Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation de l’Iris.

Du 23 juin au 2 août 1941, le sous-marin Iris est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage qui s’achève officiellement le 12 août quand il est armé pour essais. Les essais officiels ont lieu du 13 au 15  et sa remise en condition du 17 au 31 août 1941. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 7 au 18 septembre 1941.

Du 3 au 8 juillet 1943, les sous-marins Iris et Pallas participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Fantasque et Audacieux.

Du 5 novembre au 31 décembre 1944, il subit un autre grand carénage en étant échoué sur le slipway du Mourillon.

Armé pour essais le 10 janvier 1945, il sort pour ses essais officiels du 11 au 13 et pour sa remise en condition du 15 au 30 janvier 1945. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 7 au 17 février 1945.

L’Iris accompagné de ses compères Venus et Pallas participe à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Richelieu, de ses torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier, du croiseur léger Chateaurenault et des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut de la 5ème DCT et ce du 3 au 10 novembre 1945.

Du 30 août au 7 septembre 1947, le sous-marin Iris accompagné du Pallas participe à un entrainement avec le croiseur lourd Henri IV, ces deux mêmes submersibles entrainant du 10 au 15 septembre le détachement aviation du croiseur lourd en l’occurence deux Dewoitine HD-731.

Du 17 au 26 novembre 1947, les sous-marins Iris et Cérès effectuent un entrainement ASM avec les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT.

Du 2 décembre 1947 au 17 février 1948, le sous-marin Iris est échoué sur le slipway du Mourillon pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 25 février, il sort pour essais du 26 au 28  et pour remise en condition du 2 au 16 mars 1948, effectuant sa première patrouille du 24 mars au 4 avril 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, l’Iris est à la mer en patrouille, recevant l’ordre de surveiller la baie de Naples.

Le Pallas

-Le Pallas est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 19 octobre 1936 lancé le 25 août 1938 et mis en service en 1939.

En septembre 1939, le sous-marin Pallas forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Venus Pallas et Cérès. Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Pallas.

Du 3 août au 2 octobre 1941, le sous-marin Pallas est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre 1941.

Le Pallas sort à la mer pour essais du 13 au 15 octobre et pour remise en condition du 17 au 31 octobre. Il exécute sa première patrouille post-carénage du 7 au 17 novembre 1941.

Du 3 au 8 juillet 1943, les sous-marins Iris et Pallas participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Fantasque et L’Audacieux. Quelques mois plus tard, il participe à l’entrainement du porte-avions Joffre en compagnie de son compère Venus.

Du 16 juin au 20 août 1944, le sous-marin Pallas est échoué dans le bassin n°1 du Missiessy pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août, réalisant ses essais officiels du 31 août au 2 septembre et sa remise en condition du 4 au 18 septembre. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 25 septembre au 4 octobre 1944.

Du 22 octobre au 2 novembre 1944, le sous-marin Pallas sert de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Inconstant et Lancier.

Du 22 avril au 2 mai 1945, les sous-marins Pallas et Venus participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs  Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT.
Le Pallas accompagné de ses compères Venus et Iris participe à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Richelieu, de ses torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier, du croiseur léger Chateaurenault et des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut de la 5ème DCT et ce du 3 au 10 novembre 1945.

Du 23 mai au 4 juin 1947, les sous-marins Pallas et Venus participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Aigle et Gerfaut.

Du 30 août au 7 septembre 1947, le sous-marin Pallas accompagné de l’Iris participe à un entrainement avec le croiseur lourd Henri IV, ces deux mêmes submersibles entrainant du 10 au 15 septembre le détachement aviation du croiseur lourd en l’occurence deux Dewoitine HD-731.

Du 18 octobre au 1er décembre 1947, le sous-marin Pallas est échoué sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage. Armé pour essais le 12 décembre 1947, il réalise ses essais réglementaires du 13 au 15 décembre puis sa remise en condition du 17 au 31 décembre 1947. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 10 au 21 janvier 1948.

Quand le second conflit mondial éclate, le Pallas est à quai à Toulon, en entretien après une patrouille dans la région des Baléares. Il accélère sa remise en condition pour être prêt à appareiller en cas de besoin.

Le Cérès

Lancement du sous-marins Cérès le

Lancement du sous-marins Cérès le 9 décembre 1938 aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime du Trait

-Le Cérès est mis sur cale aux  Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime du Trait le 8 août 1936 lancé le 9 décembre 1938 et mis en service en 1939.

En septembre 1939, le sous-marin Cérès forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Venus Pallas et Iris.

Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Cérès.

Du 3 octobre au 7 décembre 1941, le sous-marin Cérès est échoué dans le bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 décembre 1941. Les essais officiels ont lieu du 18 au 20  et la remise en condition du 22 décembre 1941 au 3 janvier 1942. La première patrouille post-carénage à lieu du 10 au 21 juillet 1942.

Du 19 au 25 février 1945, les sous-marins Cérès et Venus participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Marceau Desaix Kléber (12ème DCT).

Du 9 mars au 5 mai 1945, le sous-marin Cérès est échoué sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage. Armé pour essais le 12 mai 1945, il réalise ses essais réglementaires les 13 et 14 mai puis sa remise en condition du 16 au 27 mai 1945.

Le 28 mai 1945, le Cérès quitte Toulon ralliant le lendemain 29 mai Mers-El-Kébir, intégrant la 12ème DSM où il retrouve les sous-marins Minerve et Junon.

Du 5 janvier au 20 février 1948, le sous-marin Cérès est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 1er mars, il réalise ses essais officiels du 2 au 4 mars et sa remise en condition du 6 au 20 mars 1948.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, appareillant à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, prenant position au large de Toulon en mission de surveillance.

Classe Amirauté

Caractéristiques Techniques de la classe Amirauté

Déplacement : surface 597 tW en plongée 825 tW

Dimensions : longueur 68.10m largeur 5.60m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers (Minerve Junon Vénus) ou Schneider (Iris Pallas Cérès) de 900ch et deux moteurs électriques de 615ch entrainant deux lignes d’arbres.

Performances : vitesse maximale 14.25 noeuds en surface 9.3 noeuds en plongée rayon d’action 2500 miles nautiques à 13 noeuds 85 miles nautiques à 5 noeuds Immersion 80m

Armement : un canon de 75mm modèle 1928 sur la plage avant, une mitrailleuse de 13.2mm et deux de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double; 9 tubes lance-torpilles : six de 550mm (quatre à l’étrave et deux à l’arrière) et trois de 400mm (un affût triple à l’arrière)

Effectif : 42 officiers et marins