Italie (70) Regio Esercito (20)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (3) : artillerie de montagne et de campagne

Canon de montagne de 65mm modèle 1913

Canon de 65mm modèle 1913.jpg

 

Comme son nom l’indique ce canon de 65mm mis en service en 1913 est destiné aux Alpini, destiné à combattre dans les Alpes où il n’était pas totalement saugrenu d’imaginer à l’époque qu’il riposterai à un canon d’un calibre identique mis en service en 1906 par la France.

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Grande Bretagne (81) Armée de terre (6)

Armement de l’armée britannique (2) Artillerie de campagne

Avant-Propos

Si les premiers canons anglais apparaissent à la bataille de Crécy (1346), il faut attendre le 26 mai 1716 pour que le roi George 1er établisse les premières compagnies régulières d’artillerie.

Auparavant les unités d’artillerie duraient le temps d’une campagne avant d’être dispersées une fois celle-ci terminée. Quatre ans plus tard en 1720, le terme Royal Artillery est utilisé pour la première fois.

Les institutions se mettent progressivement en place, l’Académie Royale Militaire (Royal Military Academy) est créée en 1741 pour former les officiers des unités d’artillerie et du génie.

Les unités augmentent régulièrement, unités formées en Angleterre mais également aux Indes et en Irlande, les unités stationnées en Irlande formant jusqu’en 1801 un corps autonome la Royal Irish Artillery.

A l’époque un unique Royal Artillery Regiment regroupe toutes les unités d’artillerie en une multitude de compagnies. Sous le commandement du Board of Ordnance jusqu’en 1855, le régiment d’artillerie passe ensuite sous le contrôle du War Office comme le reste de l’armée.

En 1859, la School of Gunnery est créée à Shoeburyness (Essex) avant qu’en 1862 le régiment n’absorbe l’artillerie de la British East India Company (21 batteries à cheval et 48 batteries à pied) portant la puissance de l’artillerie britannique à 29 batteries à cheval, 73 batteries à pied et 88 batteries lourdes soit un total de 190 batteries.

Le 1er juillet 1899, la Royal Artillery est divisée en trois groupes, la Royal Horse Artillery (artillerie royale à cheval) avec 21 batteries et la Royal Field Artillery (artillerie royale à pied) avec 95 batteries formant un premier groupe, le deuxième groupe dénomé Royal Garrison Artillery composé de 91 compagnies regroupe l’artillerie côtière, l’artillerie de montagne, l’artillerie de siège et l’artillerie lourde alors que le troisième groupe simplement dénommé Royal Artillery s’assure du ravitaillement des deux groupes pré-cités. Cette division perdurera jusqu’en 1924.

Un temps dénommés Royal Artillery Brigade, les grandes unités d’artillerie sont rebaptisées Royal Artillery Regiment en 1938.

En septembre 1939, l’artillerie de campagne britannique est intégrée aux divisions d’infanterie et aux divisions blindées avec pour les DI trois régiments à trois batteries de huit pièces soit un total de soixante-douze pièces par Infantry Division. Les Armoured Division et les Independent Armoured Brigade disposent elles d’un régiment d’artillerie.

Des régiments d’artillerie de campagne sont également intégrés au sein de l’équivalent britannique de la Réserve Générale.

Sur le plan de l’équipement, on trouve en septembre 1939 des pièces de 18 livres héritées du premier conflit mondial, canons progressivement remplacées par des obusiers de 25 livres qui équipe tous les régiments d’artillerie endivisionnés.

Au sein de la Réserve Générale, des canons plus lourds sont utilisés pour permettre de frapper des cibles ennemies à longue distance.

Ordnance QF 18 Pounder

QF 18 Pounder Mk IV

QF 18 Pounder Mk IV

Quand éclate la guerre de Pologne, le Ordnance QF 18 Pounder est le canon standard de l’artillerie de campagne britannique, le QF 25 Pounder étant au stade des premières livraisons.

A l’origine de ce canon de 84mm figure une leçon de la guerre des Boers montrant la vétusté de l’artillerie britannique et la nécessité de s’équiper d’un canon plus moderne.

Pour remplacer le Ordnance BL (Breach Loader) 15 Pounder (76.2mm), les britanniques achètent des canons allemands d’un calibre approchant, officiellement adoptés sous le de QF 15 Pounder (1901).

Après un appel à projets auprès de différents manufacturiers, les autorités britanniques poussèrent les candidats retenus à s’unir pour créer un canon à partir des meilleurs éléments en l’occurence le canon d’Armstrong Whitworth, le mécanisme de recul de Vickers, le système de visée, de hausse d’approvisionnement de la Royal Ordnance Factory.

Les premiers canons rentrent en service en 1904 avec un canon Mk I sur affût Mk I, un canon Mk II succédant au premier modèle deux ans plus tard.

Pièce majeure de l’arsenal britannique durant le premier conflit mondial, le canon de 18 livres va être ainsi utilisé comme canon antiaérien, cette utilisation ne dépassant pas le conflit, les canons convertis redevenant en 1919 des canons de campagne.

Après les affûts Mk I* et Mk II, un affût Mark III apparait en 1916 avec le canon Mk IV, cet affût permettant de pointer le canon jusqu’à +30° avec une portée qui passe de 5966 à 8500m.

Le premier conflit mondial se termine avec la production de 9908 canons et de 6926 affûts; les principaux canons de 18 livres étant des Mk IV sur affût Mk IV, des modèles plus anciens étant encore en service.

Avec la réduction des budgets dans l’immédiat après guerre et la faible probabilité d’un conflit majeur avant les dix prochaines années, investir dans le matériel militaire était de l’ordre du superflus.

Les canons de 18 livres restent en service mais évoluent pour rester au niveau. Un affût Mk V permettant de pointer le canon à +37.5° apparait en 1925. Un modèle de canon automoteur (le Birsch Gun) est expérimenté mais sans suite immédiate.

Quand éclate la guerre de Pologne, le canon de 18 livres est en voie de retrait, les unités d’active disposant largement de canons de 25 livres, seules les unités de la Territorial Army étant encore équipées de ces canons.

Les derniers canons de 18 livres sont retirés du service courant 1942, certains canons étant stockés. En septembre 1948, des canons sont ressortis des stocks pour l’instruction et l’équipement préliminaire des unités de mobilisation.

Ce canon qui à servit de base au 75mm M.1917 américain (un 18 livres rechambré au 75mm français) à été exporté en Finlande au moment de la guerre d’Hiver (les pièces sont arrivées après la paix de mars 1940 mais l’artillerie finlandaise dispose toujours de ces canons en septembre 1948), en Irlande et au Canada.

Caracteristiques Techniques du QF 18 Pounder

Calibre : 84mm Poids de l’affût : 1218kg (affût MkV 1327kg) Poids du canon 457kg Poids du caisson 711kg Poids du projectile : 10kg Longueur : 2.90m Largeur : 1.91m

Hausse : -5° à +16° (Mk I et II) +30° (Mk III) +37° (Mk IV et V) Pointage latéral : 4.5° à droite et à gauche (Mk I à IV) 25° de chaque côté (Mk V)

Cadence de tir : 20 coups/minute en théorie, 4 coups/minute en tir soutenu Portée maximale : 5966m (Mk I et II) 7100m, 8500m (Mk IV et V) 10100m avec des obus explosifs spéciaux

Equipe de pièce : 6 à 10 hommes

Ordnance QF 25 Pounder

QF 25 Pounder en action

QF 25 Pounder en action

La période séparant le premier conflit mondial et la guerre de Pologne est marqué par un sous-investisment dans le domaine militaire en raison de problèmes économiques, de choix budgétaires, le pacifisme et les surplus militaires.

L’artillerie britannique n’échappa pas à cette situation et du faire durer ses Ordnance QF 18 Pounder au maximum.

Néanmoins le remplacement du QF 18 Pounder ainsi que de l’obusier de 4.5 pouces devenait nécessaire et des projets sont lancés.

Là encore le manque de fonds ralentit considérablement les travaux et pour gagner du temps on abandonne l’idée de créer une pièce en partant de zéro au profit d’une pièce nouvelle dans son essence mais s’appuyant sur le QF 18 Pounder notamment l’affût Mk IV qui va équiper les premières pièces du type Ordnance QF 25 Pounder.

Cet affût reçoit néanmoins une plate-forme permettant au canon-obusier britannique de pouvoir pivoter sur 360° ce qui être utile quand il s’agit de passer rapidement d’une cible à l’autre.

Quand éclate la guerre de Pologne, les canons de 25 livres commencent à être livrés mais la majorité des Field Artillery Regiment sont encore équipés de canons de 18 livres.

Peu à peu le canon remplace son prédecesseur au sein des régiments organisés d’abord en deux batteries de douze pièces puis en trois batteries de huit pièces soit vingt-quatre canons par régiment et soixante-douze pour la Division d’infanterie, la Division Blindée ne disposant que d’un régiment d’artillerie de campagne.

Après un Mk I qui reprennait en grande partie l’affût du 18 Pounder, un Mk II entre en production au printemps 1942 au moment où le Ordnance QF 18 Pounder tire sa révérence. Ce dernier modèle combine le canon-obusier de 25 livres et un nouvel affût qui ne doit au canon de 18 livres.

Le MkII reste en production jusqu’en 1945 quand une version MkIII entre en production, cette version se différençiant du MkII par la présence d’un frein de bouche.

Quand au Mk IV (appelé également Mk I Short), c’est une version allégée et démontable en plusieurs fardeaux produite uniquement en Australie pour permettre son emploi en terrain difficile comme la jungle.

Outre l’Australie (qui disposait également de Mk I et II), le canon-obusier à été exporté au Canada (qui à ensuite décidé de le produire sous licence), en Afrique du Sud, en Irlande et au Portugal.

Caracteristiques Techniques du Ordnance QF 25 Pounder

Calibre : 25 livres (environ 88mm, 87.6mm pour être précis) Longueur totale : 5.53m Longueur du tube : 31 calibres (2.715m) Poids total : 1800kg Poids du projectile 11.340kg (obus explosifs, fumigènes, éclairants, chimiques) Pointage en site : -5° à +40° Pointage en azimut : 8° de part et de l’autre de l’axe sur affût, 360° avec la plate-forme rotative Portée maximale 12253m Cadence de tir : 6 à 8 coups/minute Equipe de pièce : 6 hommes en temps normal 4 en cas d’urgence.

Ordnance QF 4.5-inch howitzer

QF 4.5 Inch Howitzer avec un train pneumatique pour faciliter sa traction automobile

QF 4.5 Inch Howitzer avec un train pneumatique pour faciliter sa traction automobile

La guerre des Boers (1899-1902) fût une révélation pour les britanniques : leur artillerie était en voie de déclassement. Les afrikaners équipés d’une artillerie sortie des forges Krupp avait à plusieurs reprises donné une leçon de chose à l’artillerie de Sa Majesté.

Avec pragmatisme, les britanniques prirent le problème à bras le corps. Un comité sous les ordres du général George Marshall (qui avait commandé l’artillerie britannique en Afrique du Sud) étudia différentes propositions après avoir évolué des canons et des obusiers Krupp capturés ou achetés en toute discretion.

Le comité recommanda l’acquisition à la fois d’un canon et d’un obusier. Le premier besoin fût comblé par le QF 18 Pounder et le second par le Ordnance QF 4.5-Inch Howitzer en français obusier de 114mm.

Trois candidats proposèrent leurs produits, la Coventry Ordnance Works _un consortium de différents fabricants_ , Armstrong et Vickers. C’est le premier candidat qui l’emporta et les premiers obusiers furent mis en service en 1908.

Naturellement le canon fût engagé dans le premier conflit mondial avec un rapport moyen d’une batterie pour trois batteries équipées de canons de 18 livres. Durant ce conflit qui aurait du être la Der des Ders, le corps expéditionnaire portugais et la Russie utilisèrent également cet obusier.

Exporté également en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande,en Afrique du Sud, en Irlande et en Finlande, cet obusier évolua assez peu durant la période 1919-1939, les seuls modifications importantes concernant l’adaptation au remorquage automobile (affût, pneumatiques…..).

Cet obusier est retiré du service en 1944 après que les stocks de munitions se soient retrouvés sous le seuil d’alerte. A cela s’ajoute l’usure des tubes et des affûts. Comme le 18 Pounder, il est remplacé par des canon-obusiers Ordnance QF 25 Pounder.

Caracteristiques Techniques du Ordnance QF 4.5 Inch Howitzer

Calibre : 4.5 Inch (114mm)

Poids : (canon) 441kg (total) 1370kg (projectile) 16kg

Dimensions : longueur totale 2.7m longueur du canon 1.78m longueur du tube 1.5m (13 calibres) largeur 2.03m

Elevation : -5° à +45° en site et sur 3° de part et d’autre de l’axe en azimut

Cadence de tir : 4 coups/minute

Portée maximale : 6700m

Equipe de pièce : six hommes

Ordnance BL 60 Pounder

Canon de 60 livres en action au Proche-Orient durant le premier conflit mondial

Canon de 60 livres en action au Proche-Orient durant le premier conflit mondial

Comme nous l’avons déjà vu à plusieurs reprises, la guerre des Boers fût très riche d’enseignement pour l’armée britannique et notamment pour son artillerie.

Après avoir révélé les lacunes de l’artillerie de campagne, ce conflit “colonial” montra également l’intérêt de disposer de canons lourds mais mobiles permettant de lancer à la plus grande distance possible un obus suffisamment puissant pour permettre de détruire des abris renforcés.

En 1900, le commandant de l’artillerie en Afrique du Sud demanda un canon d’un poids raisonnable (4 tonnes) pouvant lancer à 10000 yards (9126m) l’obus le plus lourd possible.

Les tests commencèrent rapidement mais suite à des hésitations sur le calibre, ce n’est qu’en 1908 que l’Ordnance BL (Breech Loading _chargement par la bouche puis obus séparé en deux éléments_) 60 Pounder fût mis en service ce qui explique en partie pourquoi seulement 41 canons étaient disponibles en août 1914 dont 28 en Europe.

Quand le premier conflit mondial se termine, 1773 canons et 1397 affûts ont été produits. Ce puissant canon équipant 74 batteries sur le front occidental, trois en Italie, onze dans les Balkans, sept en Palestine et quatre en Mésopotamie, deux batteries canadiennes étant également actives sur le front occidental.

Naturellement plusieurs modèles de ce canon de 127mm vont être produits, les évolutions initiales répondant au besoin de produire plus vite en simplifiant certains composants ce qui paradoxalement augmenta le poids de la pièce. Il fallut attendre plusieurs mois pour que le BL 60 Pounder soit à la fois “léger” et facile à produire par une industrie qui ne manquait pas de travail.

Utilisé également par l’Afrique du Sud, l’Australie et les Etats-Unis (uniquement pour évaluation), ce canon conçu dès l’origine pour être soit tracté par des chevaux ou par des véhicules motorisés était toujours en service en septembre 1939.

Il est peu à peu remplacé le BL 4.5 Inch Medium Gun et le BL 5.5 Inch Medium Gun à partir de 1943, les dernières pièces sont retirées du service actif en juin 1944, certaines étant encore utilisées pour l’entrainement quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948.

Caracteristiques Techniques du Ordnance BL 60 Pounder

Calibre : 127mm

Longueur du tube : 4.04 ou 4.67m selon les versions

Poids total : 4470kg Poids du projectile : 27 puis 25kg

Elevation en site : -5° à +21.5° puis -4° à +35°

Champ de tir azimutal : 4° de chaque côté de l’axe

Portée maximale : 9400 puis 11200 et enfin 14200m

Cadence de tir : deux coups/minute

Equipe de pièce : dix hommes

Ordnance BL 4.5 Inch Medium Gun

BL 4.5 Inch Medium Field Gun

BL 4.5 Inch Medium Field Gun

Si le 25 Pounder faisait parfaitement l’affaire pour appuyer les divisions de manœuvre (infanterie et chars), il fallait un canon plus puissant pour équiper les régiments de l’équivalent britannique de la Reserve Générale, un canon destiné traditionnellement à contre-battre l’artillerie ennemie.

En septembre 1939 c’est le BL 60 Pounder qui assurait cette mission mais ce canon était en voie d’obsolescence avec des stocks d’obus de plus en plus faibles. Un nouveau canon medium était nécessaire.

Pour le remplacer, les britanniques travaillèrent sur un nouveau canon d’un calibre de 4.5 Inch soit 114mm. Pour gagner du temps, le Mk I apparu en 1938 combinait un nouveau canon avec l’affût du 60 Pounder avant que le Mk II n’entraine l’introduction d’un nouvel affût, les seuls Mk I encore utilisés en septembre 1948 l’étant pour l’instruction.

Ce canon équipait des unités de la Réserve Générale qui voit officiellement le jour en septembre 1946 avec les quatre Royal Artillery Support Group (RASG) tous stationnés en Grande-Bretagne avec des régiments d’artillerie medium, lourde et super-lourde (sur voie ferrée).

Chaque RASG dispose de six régiments médians soit vingt-quatre régiments. Sur ces vingt-quatre régiments, douze sont équipés de canons de 4.5 Inch soit un total de 288 canons en ligne,128 pièces étant stockées comme volant de fonctionnement.

Hors d’Europe, ce canon est aussi utilisé avec trois régiments au Moyen-Orient, un régiment au Proche-Orient et deux régiments en Malaisie soit un total de six régiments et de 144 pièces, portant le nombre de pièces en ligne à 432 canons.

Des projets de pièce automotrice sont étudiés mais n’ont pas encore débouchés en septembre 1948.

Comme pour les projets concernant le 25 Pounder il faudra attendre le succès des automoteurs allemands et français pour que les artilleurs britanniques se rallient (enfin) au concept de Self-Propelled Gun (SPG).

A l’export ce canon va équiper l’artillerie des Dominions et assimilés comme l’Inde, l’Australie, le Canada et l’Afrique du Sud.

Caracteristiques Techniques du Ordnance QF 4.5 Inch Medium Gun

Calibre : 114mm

Poids total : 5842kg Poids du projectile : 25kg

Longueur du tube : 4.69m (41 calibres)

Elevation : de 0° à +42° pour le Mk I, de -5° à +45° pour le Mk II

Portée maximale : 18000m

Cadence de tir : nc

Equipe de pièce : 10 hommes

Ordnance B.L 5.5 Inch Medium Gun

BL 5.5 Inch Medium Gun

BL 5.5 Inch Medium Gun

En janvier 1939 est lancé un appel d’offres pour remplacer les obusiers de 152mm, les 6 Inch 26 cwt Howitzer. C’est l’acte de naissance du Ordnance B.L 5.5 Inch Medium Gun, un canon de 140mm.

Les premières pièces prototypes apparaissent au printemps 1941. Les essais sont menés sans précipitation, le canon connaissant quelques problèmes de mise au point notamment de surchauffe et de problèmes d’étanchéité de la culasse. Les problèmes ne sont résolus qu’au début de 1942.

La production est lancée dans le courant de l’année, les premières unités étant équipées alors que 1942 touche à sa fin.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, huit régiments medium des RASG sont équipés de canons de 5.5 Inch soit un total de 192 pièces auxquelles s’ajoutent quatre régiments déployés au Moyen-Orient (un) au Proche-Orient(un) et en Malaisie (deux) soit 96 canons.

Le parc en ligne est donc de 288 pièces plus 144 en stock, la production continuant à cadence réduite pour maintenir le stock à un niveau décent. Naturellement, la production va s’accélérer dès septembre 1948. Ce canon à été exporté en Australie, au Canada, en Inde, Portugal, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande.

Caracteristiques Techniques du Ordnance BL 5.5 Inch

Calibre : 5.5 Inch (140mm)

Poids total : 6190kg Poids du projectile : un obus explosif de 37kg et un obus explosif de 45.5kg

Longueur du tube : 4.19m (30 calibres) Largeur 2.54m

Elevation : -5° à +45°

Champ de tir azimutal : 30° de part et d’autre de l’axe

Cadence de tir : deux coups/minute

Portée maximale : 14813 à 16550m selon les projectiles

Equipe de pièce : 10 hommes

Ordnance 6 Inch 26cwT Howitzer

BL 6 Inch 26 cwt Howitzer

BL 6 Inch 26 cwt Howitzer

Cet obusier de 152mm à été conçu durant le premier conflit mondial pour remplacer des armes plus anciennes surclassées par des canons allemands.

Comme souvent en temps de guerre, le dévellopement est très rapide, les premières études étant lancées en janvier 1915, les premiers tirs d’essais sont menés en juillet 1915 et les premiers canons arrivent sur le front occidental à la fin de l’année.

Ce canon est d’abord tracté par des chevaux puis par des camions de 3 tons et va servir durant le premier conflit mondial,la période 1919-1939,la guerre de Pologne et les premières années de la Pax Armada jusqu’à son remplacement en 1942/43 par le Ordnance BL 5.5 Inch Medium Gun.

Quelques canons restent en service pour l’instruction jusqu’en juin 1945 quand il est déclaré obsolète, les derniers canons pardon les derniers obusiers étant feraillés moins cinq exemplaires conservés pour la mémoire.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 152mm

Poids total : 3693kg Poids du tube 1295kg Poids de l’obus explosif : 45kg pour le premier conflit mondial 39kg pour les versions ultérieures

Longueur totale : 6.58m Longueur du canon 2.21m largeur : 2.08m

Elevation : 0° à +45° Champ de tir axial : 4° à gauche et à droite

Cadence de tir : 2 coups/minute Portée maximale : 8700 puis 11400m

Equipe de pièce : dix hommes

Ordnance BL 6 Inch Gun Mk XIX & Mk XX

BL 6 Inch Mk XIX

BL 6 Inch Mk XIX

Ce canon de six pouces (152.6mm souvent réduit en 152mm) apparaît en 1916. Depuis le début du conflit, l’artillerie britannique utilisait d’anciennes pièces navales plus ou moins adaptées au rôle de pièce terrestre.

Face à des problèmes de poids et de mobilité, l’artillerie britannique demande un nouveau canon de même calibre plus léger et plus mobile. C’est l’acte de naissance du Ordnance BL 6 Inch Gun Mk XIX qui utilise l’affût et le mécanisme de freinage de l’obusier Ordnance BL 8 Inch Howitzer Mk 6.

310 exemplaires sont construits dont 108 sont encore présents à la fin du premier conflit mondial sur le front occidental, le Mk VII qu’il était censé remplacé étant encore présent en novembre 1918.

Toujours en service en septembre 1939, ce canon va être peu à peu remplacé par le Ordnance BL 6 Inch Gun Mk XX, une version actualisée du précédent, quatre régiments déployés en Métropole disposant de pièces de ce modèles, trois de Mk XX et une de Mk XIX même si le rééquipement de cette dernière ne devrait pas tarder.

Pour la suite, l’artillerie britannique envisage l’acquisition de canons de 155mm qu’ils soient américains (Long Tom) ou français (Grande Puissance Filloux).

Ce canon à été exporté en petit nombre au Brésil,en Afrique du Sud _pour un rôle voisin la défense côtière_ et aux Etats-Unis pour évaluation.

Caracteristiques Techniques du Ordnance BL 6 Inch Mk XIX

Calibre : 6 Inch (152.6mm)

Poids : (canon) 4684kg (total) 10340kg (projectile) 45kg

Longueur du canon : 35 calibres soit 5.341m

Elevation : 0° à +38°

Champ de tir azimutal : 4° de part et d’autre de l’axe

Portée maximale : 15100, 16300 ou 17140m en fonction des charges utilisées

Cadence de tir : nc

Equipe de pièce : nc

22-Armée de terre : armement et matériel (68) Ordre de bataille (2)

Les centres mobilisateurs

La mobilisation des unités et le complément d’unités d’active est assurée par les Centres Mobilisateurs répartis sur tout le territoire. Ces centres mobilisateurs sont répartis dans plusieurs villes essentiellement pour des raisons de place.

Leur organisation à été définit par la loi sur l’organisation générale de l’armée du 13 juillet 1927, loi qui était encore en vigueur vingt et un an plus tard.

Ces centres sont entièrement autonomes et leurs commandant sont placés sous les ordres du commandant territorial en l’occurence le gouverneur militaire (Art.28). Ils sont composés d’officiers, de sous-officiers et de soldats, d’agents militaires et de civils et sont chargés de rassembler les hommes, d’en assurer le suivit administratif et de pourvoir à leur équipement sauf si il s’agissait de matériels et d’équipements nécessitant un lieu de stockage approprié.

Ces centres participent également (Art.37) au complément des unités d’active en hommes et en matériel, absorbant à l’occasion les dépôts des corps de troupe du temps de paix.

La liste des centres mobilisateurs de septembre 1939 est totalement bouleversé puisque comme nous l’avons vu, les limites des régions militaires coincident désormais avec celles des provinces.

Un effort de rationalisation est mené, le nombre de CM en septembre 1948 sera nettement plus réduit que neuf ans plus tôt ce qui explique en partie la rapidité de la mobilisation. Là où il fallut plus de trois semaines en septembre 1939 pour mettre l’armée sur le pied de guerre, neuf ans plus tard, une dizaine de jours suffira pour permettre à l’armée de terre de se mettre en ordre de guerre.

Comme pour les Corps d’Armée, les Centres Mobilisateurs portent le numéro de leur région militaire soit de 1 à 17 puis de 18 à 34 et parfois de 35 à 51.

Chaque arme à son ou ses centre(s) mobilisateur(s) par région militaire selon une liste actualisée en 1944 et toujours en vigueur en août/septembre 1948.

Une fois la mobilisation terminée, ces centres ne ferment pas puisqu’ils assurent l’entrainement initial des recrues avant qu’elles ne soient envoyées en unités si possible à l’arrière mais parfois directement sur le front.

Infanterie :

-1ère région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°1 de Paris, n°18 de Vincennes et n°35 de Fontainebleau

-2ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°2 de Lille, n°19 de Douai, n°36 d’Hazebrouck et n°53 de Dunkerque
-3ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°3 de Rouen, n°20 du Havre et n°37 de Caen

-4ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°4 de Nantes, n°21 de Rennes et n°38 de Quimper

-5ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°5 de Poitiers, n°22 de La Roche sur Yon et n°39 de La Rochelle

-6ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°6 de Bordeaux, n°23 de Perigueux et n°40 de  Mont de Marsan.

-7ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°7 de Toulouse, n°24 d’Agen et n°41 de Cahors

-8ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°8 de Montpelier, n°25 de Mende et n°42 de Nimes

-9ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°9 de Marseille,n°26 de Nice, n°43 d’Avignon et n°60 d’Ajaccio

-10ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°10 de Grenoble, n°27 de Chambery et n°44 de Bourg en Bresse

-11ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°11 de Lyon, n°28 de Saint Etienne et n°45 de Valence

-12ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°12 de Dijon, n°29 d’Auxerre et n°46 de Besançon

-13ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°13 de Clermont-Ferrand et n°30 de Tulle

-14ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°14 de Tours, n°31 d’Angers et n°48 du Mans

-15ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°15 de Chalons en Champagne, n°32 de Sedan et n°49 de Troyes

-16ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°16 de Strasbourg et n°33 de Colmar

-17ème région militaire : Centre Mobilisateur de l’Infanterie n°17 de Metz et n°34 de Nancy

On trouve donc au total à la mobilisation, cinquante CMI qui vont mettre sur pied des régiments d’infanterie au sein d’unités de mobilisation de série A ou de série B avant que ces régiments ne rejoignent leur division puis pour la plupart d’entre-elles la frontière du Nord-Est.

A noter que pour rationaliser la mobilisation, les CMI mettent sur pied tout type d’unité d’infanterie sans distinction entre la ligne, les chasseurs à pied, les chasseurs alpins, les tirailleurs et l’infanterie coloniale.

On trouve également des CMI dans l’Empire avec trois au Maroc (Casablanca, Rabat et Meknès), quatre en Algérie (Alger, Constantine, Oran et Philippeville), trois en Tunisie (Tunis, Sfax et Bizerte), deux au Liban (Tripoli et Beyrouth) et un en Syrie à Damas.

Les modalités de recrutement sont différents en AOF, AEF et en Indochine où sont les régiments qui y compris après mobilisation assurent le recrutement, l’entrainement et la formation des recrues.

Arme Blindée-Cavalerie

Chaque région militaire dispose de deux centres mobilisateurs de cavalerie ou CMC, un destiné à la mise en place des Bataillons de Chars de Combat (B.C.C) ou au complément des bataillons d’active (groupements de bataillons de chars et DC) et un autre destiné à mettre sur pied des GRDI et des GRCA.

-La 1ère région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°1 de Versailles et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°18 d’Asnières, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 2ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°2 de Valenciennes et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°19 de Saint Omer, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 3ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°3 d’Evreux et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°20 d’Alençon, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 4ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°4 de Vannes et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°21 de Pontivy, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 5ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°5 de Fontenay-le-Comte et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°22 de Rochefort, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 6ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°6 de Libourne et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°23 de Bayonne, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 7ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°7 de Montauban et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°24 de Auch, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-Le 8ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°8 de Carcassone et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°25 de Perpignan, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 9ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°9 de Tarascon et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°26 d’Orange, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 10ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°10 de Grenoble et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°27 d’Annecy, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 11ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°11 de Valence et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°28 de Vienne, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 12ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°12 de Besançon et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°29 de Beaune,le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 13ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°13 de Riom et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°30 d’Issoire, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 14ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°14 de Tours et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°31 de Saumur,le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 15ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°15 de Chalons en Champagne et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°32 de Reims, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 16ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°16 de Saverne et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°33 de Mulhouse, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

-La 17ème région militaire dispose du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°17 d’Epinal et du Centre Mobilisateur de Cavalerie n°33 de Verdun, le premier servant pour les BCC et le second pour le duo GRDI/GRCA.

A ces trente-quatre CMC métropolitains s »ajoutent des CMC dans l’Empire avec un au Maroc (Agadir), deux en Algérie (Anaba et Sidi-bel-Abbès), un en Tunisie (Gabès), un au Liban (Tyr) et un en Syrie à Homs.

Les modalités de recrutement sont différents en AOF, AEF et en Indochine où sont les régiments qui y compris après mobilisation assurent le recrutement, l’entrainement et la formation des recrues.

Artillerie

Pour ce qui est de l’armée savante, elle dispose dans chaque région militaire de trois ou quatre centres mobilisateurs spécialisés, un pour l’artillerie de campagne et l’artillerie lourde, un pour l’artillerie antichar et un troisième pour l’artillerie lourde, les 7ème et 10ème régions militaires disposant d’un quatrième CM pour l’artillerie de montagne.

Comme pour les autres armes, ils portent des numéros successifs de 1 à 17 pour l’artillerie de campagne/lourde, de 18 à 34 pour l’artillerie antichar, de 35 à 51 pour l’artillerie antiaérienne, les CMA-Montagne portant les numéros 57 et 61.

Les CMA se trouvant souvent en plein centre-ville et le stockage de pièces d’artillerie encombrantes difficile, celles-ci sont le plus souvent stockées en périphérie dans des parc d’Artillerie où ils sont pris en charge par les personnels regroupés, enregistrés et habillés au CMA.

Ensuite les régiments constitués (dans le cas d’unités mobilisées) rejoignent la division à laquelle ils sont rattachés ou leur garnison s’ils appartiennent à l’artillerie de corps d’armée ou de Réserve Générale soit par route ou par chemin de fer.

-La 1ère région militaire correspond qui correspond à la Province d’Ile de France (Paris) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°1 de Rambouillet (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°18 de Saint-Cloud (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°35 (artillerie antiaérienne) de Fontainebleau.

-La 2ème région militaire qui correspond à la Province de Flandre-Picardie (Lille) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°2 de Douai (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°19 de Boulogne (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°36 de Lens (artillerie antiaérienne).

-La 3ème région militaire qui correspond à la Province de Normandie (Rouen) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°3 de Rouen (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°20 de Bayeux (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°37 de Cherbourg (artillerie antiaérienne)

-La 4ème région militaire qui  correspond à la Province de Bretagne (Nantes) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°4 de Lorient (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°21 de Vannes (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°38 d’Ancenis (artillerie antiaérienne).

-La 5ème région militaire qui correspond à la Province du Poitou (Poitiers) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°5 de Limoges (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°22 de Niort (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°39 de Poitiers (artillerie antiaérienne).

-La 6ème région militaire qui correspond à la Province d’Aquitaine (Bordeaux) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°6 de Mont de Marsan (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°23 d’Anglet (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°40 de Cahors (artillerie antiaérienne)

-La 7ème région militaire qui correspond à la Province d’Occitanie (Toulouse) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°7 de Toulouse (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°24 de Rodez (artillerie antichar), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°41 de Tarbes (artillerie antiaérienne) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°57 de Pamiers (artillerie antichar).

-La 8ème région militaire qui correspond à la Province du Languedoc (Montpelier) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°8 de Montpelier (artillerie de campagne), le Centre Mobilisateur d’Artillerie n°25 de Mende (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°42 de Carcassone (artillerie antiaérienne)

-La 9ème région militaire qui correspond à la Province de Provence (Marseille) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°9 d’Avignon (artillerie de campagne) avec une antenne à Bastia, du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°26 de Toulon (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°43 de Nice (artillerie antiaérienne)
-La 10ème région militaire qui correspond à la Province Alpine (Grenoble) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°10 de Grenoble (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°27 de Bourg en Bresse (artillerie antichar), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°44 de Chambery (artillerie antiaérienne) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°60 d’Annecy (artillerie de montagne pour toute la région Alpine).

-La 11ème région militaire qui correspond à la Province du Val de Rhône (Lyon) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°11 de Valence (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°28 de Privas (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°45 d’Andrezieux (artillerie antiaérienne)

-La 12ème région militaire qui correspond à la  Province de Bourgogne (Dijon) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°12 de Dijon (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°29 de Montbeliard (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°46 de Maçon (artillerie antiaérienne).

-La 13ème région militaire qui correspond à la Province d’Auvergne (Clermont-Ferrand) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°13 de Moulins (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°30 d’Aurillac (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°47 de Guéret (artillerie antiaérienne).

-La 14ème région militaire qui correspond à la Province du Val de Loire (Tours) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°14 de Laval (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°31 de La Flèche (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°48 de Blois (artillerie antiaérienne).

-La 15ème région militaire qui correspond à la Province de Champagne (Chalons en Champagne) dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°15 d’Epernay (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°32 de Chaumont (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°49 de Troyes (artillerie antiaérienne)

-La 16ème région militaire qui correspond à la Province d’Alsace dispose du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°16 de Belfort (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°33 de Saverne (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°50 d’Haguenau (artillerie antiaérienne)

-La 17ème région militaire correspond à la Province de Lorraine (Metz) du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°17 de Commercy (artillerie de campagne), du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°34 de Metz (artillerie antichar) et du Centre Mobilisateur d’Artillerie n°51 de Bar-le-Duc (artillerie antiaérienne).

Dans l’Empire, on trouve un centre mobilisateur à Rabat (Maroc), un centre mobilisateur à Alger (Algérie) et un centre mobilisateur à Tunis pour la Tunisie. Au Levant, on trouve un centre mobilisateur à Homs. En Indochine, le centre mobilisateur de l’artillerie est installé à Hué dans l’ancienne capitale impériale.

Génie et Transmissions

-La 1ère région militaire qui correspond à la Province d’Ile de France dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°1 installé à Paris.

-La 2ème région militaire qui correspond à la Province de Flandre-Picardie dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°2 installé à Lille.

-La 3ème région militaire qui correspond à la Province de Normandie dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°3 installé à Rouen.

-La 4ème région militaire qui correspond à la Province de Bretagne dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°4 installé à Châteaubriant près de Nantes.

-La 5ème région militaire qui correspond à la Province du Poitou dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°5 installé près de Poitiers.

-La 6ème région militaire qui correspond à la Province d’Aquitaine dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°6 installé à Bègles près de Bordeaux.

-La 7ème région militaire qui correspond à la Province d’Occitanie dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°7 installé à Coulommiers près de Toulouse.

-La 8ème région militaire qui correspond à la Province du Languedoc dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°8 installé à Béziers.

-La 9ème région militaire qui correspond à la Province de Provence dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°9 installé à Marseille.

-La 10ème région militaire qui correspond à la Province Alpine dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°10 installé à Grenoble.

-La 11ème région militaire qui correspond à la Province du Val de Rhône  dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°11 installé à Lyon.

-La 12ème région militaire qui correspond à la  Province de Bourgogne dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°12 installé à Dijon.

-La 13ème région militaire qui correspond à la Province d’Auvergne dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°13 installé à Riom.

-La 14ème région militaire qui correspond à la Province du Val de Loire dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°14 installé à Joué-les-Tours.

-La 15ème région militaire qui correspond à la Province de Champagne dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°15 installé à Chalons en Champagne;

-La 16ème région militaire qui correspond à la Province d’Alsace dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°16  installé à Strasbourg.

-La 17ème région militaire qui correspond à la Province de Lorraine dispose du Centre Mobilisateur du Génie n°17 installé à Bar-le-Duc.
Train

-La 1ère région militaire qui correspond à la Province d’Ile de France dispose du Centre Mobilisateur du Train n°1 installé à Etampes.

-La 2ème région militaire qui correspond à la Province de Flandre-Picardie dispose du Centre Mobilisateur du Train n°2 installé à Roubaix.

-La 3ème région militaire qui correspond à la Province de Normandie dispose du Centre Mobilisateur du Train n°3 installé au Grand-Quevilly près de Rouen.

-La 4ème région militaire qui correspond à la Province de Bretagne dispose du Centre Mobilisateur du Train n°4 installé à Rennes.

-La 5ème région militaire qui correspond à la Province du Poitou dispose du Centre Mobilisateur du Train n°5 installé à Poitiers.

-La 6ème région militaire qui correspond à la Province d’Aquitaine dispose du Centre Mobilisateur du Train n°6 installé à Talence près de Bordeaux.

-La 7ème région militaire qui correspond à la Province d’Occitanie dispose du Centre Mobilisateur du Train n°7 installé à Blagnac près de Toulouse.

-La 8ème région militaire qui correspond à la Province du Languedoc dispose du Centre Mobilisateur du Train n°8 installé à Montpelier.

-La 9ème région militaire qui correspond à la Province de Provence dispose du Centre Mobilisateur du Train n°9 installé à Aix en Provence.

-La 10ème région militaire qui correspond à la Province Alpine dispose du Centre Mobilisateur du Train n°10 installé à Grenoble.

-La 11ème région militaire qui correspond à la Province du Val de Rhône dispose du  dispose du Centre Mobilisateur du Train n°11 installé à Villefranche sur Saône.

-La 12ème région militaire qui correspond à la  Province de Bourgogne dispose du Centre Mobilisateur du Train n°12 installé à Auxerre.

-La 13ème région militaire qui correspond à la Province d’Auvergne dispose du Centre Mobilisateur du Train n°13 installé à Aurillac.

-La 14ème région militaire qui correspond à la Province du Val de Loire dispose du Centre Mobilisateur du Train n°14 installé à Amboise.

-La 15ème région militaire qui correspond à la Province de Champagne dispose du Centre Mobilisateur du Train n°15 installé à Charlevilles-Mézières.

-La 16ème région militaire qui correspond à la Province d’Alsace  dispose du Centre Mobilisateur du Train n°17 installé à Ilkirtch près de Strasbourg.

-La 17ème région militaire qui correspond à la Province de Lorraine dispose du Centre Mobilisateur du Train n°17 installé à Toul

22-Armée de terre : armement et matériel (58)

Artilleurs, génie et services

-Les officiers artilleurs portent sur leur uniforme de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleu foncé et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret de l’artillerie ou un casque modèle 1926 (sauf les unités antichars disposant du casque modèle 1935 ou du casque modèle 1936 pour les artilleurs antiaériens).

-Les officiers artilleurs des divisions de cavalerie portent sur leur uniforme de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleu foncé, un numéro et une étoile en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret de l’artillerie ou un casque modèle 1926 (sauf les unités antichars disposant du casque modèle 1935 ou du casque modèle 1936 pour les artilleurs antiaériens).

-Les officiers du génie portent sur leur uniforme de campagne un écusson couleur velours noir avec deux soutaches écarlates et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret du génie ou un casque modèle 1926.

-Les officiers du train portent sur leur uniforme de campagne un écusson de couleur vert avec deux soutaches garance et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret du train ou un casque modèle 1926.

-Les officiers médecins portent sur leur uniforme de campagne un écusson couleur velours cramoisi sans soutache avec un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot ou un casque avec sur le bras, un brassard blanc à croix de Genève.

-Les officiers pharmaciens portent des un écusson de couleur velours vert avec un attribut et des galons or, un calot ou un casque et un brassard blanc à croix de Genève.
-Les officiers de l’administration du service de santé portent un écusson de couleur velours cramoisi avec un attribut et des galons or, un calot ou un casque et un brassard blanc à croix de Genève.

-Les officiers vétérinaires portent un écusson de couleur velours grenat avec un attribut et des galons argent, un calot ou un casque.

-Les officiers de l’Intendance portent un écusson de couleur velours bleu avec un attribut et des galons en or, un calot ou un casque.

-Les officiers de l’Administration portent un écusson kaki avec un attribut et des galons en or, un calot ou casque.

-Les officiers de Justice Militaire portent un écusson couleur velours noir sans soutaches avec un attribut en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot ou un casque.

Marques distinctives des troupes françaises en tenue de campagne

Infanterie

-Les fantassins de ligne portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec deux soutaches et des chiffres en bleu, l’attribut du casque étant une grenade marquée RF.

-Les fantassins de forteresse (Nord-Est) portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec deux soutaches et des chiffres en bleu,l’attribut du casque étant une grenade marquée RF. Ils portent également un béret brun avec pour insigne une casemate «On ne passe pas».

-Les fantassins de forteresse (Alpes) portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec trois soutaches et des chiffres en bleu,l’attribut du casque étant une grenade marquée RF. Ils portent également un béret bleu avec pour insigne une casemate «On ne passe pas».

-L’Infanterie de Montagne porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki avec deux soutaches et le numéro en bleu, une grenade marqué RF orne le casque, la coiffure standard étant le béret bleu avec une grenade garance.

-Les chasseurs alpins portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu avec deux soutaches couleur jonquille tout comme le numéro et le cor de chasse. Le casque (fort peu porté) est frappé d’un cor de chasse marqué RF, la coiffure standard étant la «tarte», le large béret alpin bleu frappé d’un cor de chasse jonquille.

-Les chasseurs à pied portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu avec deux soutaches couleur jonquille tout comme le numéro et le cor de chasse.

Le casque est frappé d’un cor de chasse marqué RF, la coiffure standard étant la «tarte», le large béret alpin bleu frappé d’un cor de chasse jonquille. Ils portent sur leur capote kaki un écusson kaki avec deux chevron, un cor et des chiffres en vert.

-Les fantassins coloniaux (Européens _Colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches écarlates, sans numéro mais avec une ancre rouge verticale. Le casque est frappé d’une ancre verticale, ancre que l’on retrouve également sur les boutons.

 

-Les fantassins coloniaux (Indigènes _Colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutache mais avec une ancre couleur jonquille. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons. Ils portent la chéchia kaki sauf pour les coloniaux indigènes déployés en Indochine.

-Les fantassins coloniaux (Européens _France Levant et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches garances avec sous le numéro en garance, une ancre rouge. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons.

-Les fantassins coloniaux (Indigènes _France Levant et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutache mais avec une ancre couleur jonquille. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons. Ils portent la chéchia kaki comme coiffure de base.

-Les zouaves portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches garances, le numéro étant de même couleur. Leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF avec comme coiffure de base une chéchia kaki.

-Les tirailleurs algériens et tunisiens portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches bleu clair, le numéro étant de même couleur. Leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF avec comme coiffure de base une chéchia kaki.

-Les tirailleurs marocains portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et d’un n° bleu clair avec une étoile sous le numéro. Ils portent une chèche kaki et leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF.

-L’infanterie légère d’Afrique porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki frappé de soutaches violettes, la même couleur étant utilisée pour le numéro. Le casque est frappé d’un cor de chasse (que l’on retrouve parfois sur l’écusson, cette variante étant tolérée) avec les lettres RF.

-La Légion Etrangère porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et de chiffres vert. Le casque est frappée d’une grenade marquée RF et les boutons sont marqués «Légion étrangère».

-Les chars de combat portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et de chiffres gris clair. Le casque est frappé d’un casque et de canons croisés. Le béret noir est frappé d’un heaume et de canons croisés.

-Les Ouvriers de chars portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutaches avec des chiffres gris clair. Le casque est frappé d’un casque et de canons croisés. Le béret noir est frappé d’un heaume et de canons croisés.

-Les hommes des régiments régionaux portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki avec une soutache blanche avec des chiffres bleus. L’attribut de casque représente un casque et des canons croisés.
Cavalerie

-Les cuirassiers portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et des chiffres garance. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les cuirassiers motorisés portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance et une soutache violette. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les dragons portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et un numéro et le tout en blanc. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les dragons portés portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches, une étoile et un numéro, le tout de couleur blanche. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les chasseurs à cheval portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro de même couleur. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les hussards portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et le numéro en bleu clair. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les hommes servant dans les groupes d’automitrailleuses portent sur leur tenue de campagne deux soutaches et un numéro de couleur violet. Le casque est frappé d’une tête de Minerve et de rayons divergents.

-Les chasseurs d’Afrique portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur. Ils portent une chéchia kaki ou un casque de même couleur frappé de la grenade et des lettres RF.

-Les spahis algériens et tunisiens portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur. Ils portent une chéchia kaki ou un casque de même couleur frappé d’un croissant et des lettres RF.

-Les spahis marocains portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur avec une étoile sous le numéro. Ils portent une chèche kaki avec bande blanche au pourtour inférieur avec filet coloré distinguant les escadrons. Le casque est frappé du croissant et des lettres RF.

-Les cavaliers du Régiment Etranger de Cavalerie portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes, un numéro et une grenade de même couleur. Les boutons sont marqués «Légion étrangère» et le casque est frappé d’une grenade marquée RF..

-Les Groupes de Reconnaissance portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec trois soutaches blanches et un numéro de même couleur. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.
Artillerie et Services

-Les artilleurs portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleus et un numéro de même couleur. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les artilleurs des divisions de cavalerie portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleus et un numéro qui surmonte une étoile de même couleur. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les ouvriers d’artillerie portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec des chiffres jaunes. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les artilleurs coloniaux (Européens _colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et une ancre de couleur bleue. Le casque est frappé avec une ancre verticale, ancre présente sur les boutons.

-Les artilleurs coloniaux (Européens _France et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et une ancre de couleur bleue. Le casque est frappé avec une ancre verticale, ancre présente sur les boutons.

-Les artilleurs coloniaux (Indigènes _colonies et Chine) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate une ancre de couleur jonquille. Ils portent une chéchia kaki et le casque est frappé avec une ancre verticale.

-Les artilleurs coloniaux (Indigènes _France et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate une ancre de couleur jonquille. Ils portent une chéchia kaki et le casque est frappé avec une ancre verticale.

-Les artilleurs de montagne portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et un numéro, le tout de couleur bleu. Ils portent un béret bleu frappé d’une grenade écarlate, le casque lui étant frappé d’un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les hommes du génie portent sur leur tenue de campagne un écusson noir frappé de deux soutaches et d’un numéro de couleur écarlate qui surmonte un cor de chasse rouge. Le casque est frappé d’un insigne représentant une cuirasse et un casque antique.

-Les sapeurs forestiers portent sur leur tenue de campagne un écusson noir frappé de deux soutaches et d’un numéro de couleur écarlate. Le casque est frappé d’un insigne représentant une cuirasse et un casque antique.

-Les hommes du train et les secrétaires d’état-major portent sur leur tenue de campagne un écusson vert frappé de chiffres garance avec sur le casque la grenade et les lettres RF.

-Les commis et ouvriers d’administration militaire portent sur leur tenue de campagne un écusson gris clair frappé de chiffres garance avec sur le casque la grenade et les lettres RF.

-Les infirmiers militaires portent sur leur tenue de campagne un écusson garance frappé de chiffres bleu clair avec sur le casque une caducée.