Le Conflit (118) Europe Occidentale (83)

Réserve Générale : Artillerie, Génie et Train

Par rapport à la situation prévalant au moment de NIBELUNGEN, il n’y à pas d’évolution notable si ce n’est l’arrivée en force d’unités d’artillerie américaine, les britanniques concentrant leur artillerie au niveau des corps d’armée et les alliés canadiens, belges et néerlandais ne disposant que de moyens fort limités les obligeant à faire des choix. La logisitique alliée va aussi bénéficier à fond de la puissance industrielle américaine.

Artillerie lourde

Pour rappel après la Campagne de France, l’artillerie français à décidé de réorganiser ses différents régiments dits de Réserve Générale selon trois types :

-Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (de Corps d’Armée) : trois groupes à trois batteries de quatre ou six pièces soit 36 ou 54 canons ou obusiers de 105, de 155 et de 194mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde Portée (RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 canons ou obusiers d’un calibre supérieur à 194mm et inférieur ou égal à 280mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (RALVF) : deux régiments regroupant des canons de 240mm, de 320mm et de 400mm,les autres pièces étant retirées du service et ferraillées.

Au moment de l’opération AVALANCHE, la Réserve Générale dispose des moyens suivants :

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (364ème RALC) : deux groupes de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de canons de 155mm GPF-T.

-184ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (184ème RALT) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 194 GPF-T (NdA en remplacement des 194 sur affût Rimailho)

-185ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (185ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six canons de 155 GPF-T

-351ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (351ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-356ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (356ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-357ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (357ème RALT) : trois groupes de trois batteries de six canons de 105L modèle 1941T

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (364ème RALT) : trois groupes de trois batteries de six canons de 155L GPF-T.

-191ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (191ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 194ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (194ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-196ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (196ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 171ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (171ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 mortiers de 280mm Schneider TR

-Le 174ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (174ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-370ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (370ème RAVLF) : entretien et aménagement des voies nécessaires.

-372ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (372ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

-374ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (374ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

Ces différents régiments vont d’abord servir à «attendrir le fridolin» comme le dira le général Villeneuve avant d’être placés pour certains régiments en soutien direct des unités de combat quand la résistance allemande se faisait trop forte.

Artillerie antichar

La création des Régiments Autonomes Antichars (RAAC) avait suscité avant guerre un certain scepticisme. Ce scepticisme qui cachait souvent mal des querelles de personne (en clair certains officiers dénigraient cette décision par antipathie envers le «General Tornade») à clairement disparu, les troupes de mêlée saluant la présence des PDAC ou Positions de Défense Antichar de Campagne qui ont su à plusieurs reprises stopper une avancée blindée ennemie.

En juin 1951 il reste quatre régiments qui continuent à mettre en œuvre des canons de 47mm et de 75mm en dépit du fait que le premier nommé commençait à souffrir face aux chars allemands les plus récents.

-402ème Régiment Autonome Antichar (402ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-403ème Régiment Autonome Antichar (403ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-405ème Régiment Autonome Antichar (405ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-406ème Régiment Autonome Antichar (406ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

Autres unités d’artillerie

Aux régiments d’artillerie lourde et d’artillerie antichar que je viens de présenter s’ajoutent des régiments venant de corps d’armée dissous. Certains ont été reconstitués ou préserver pour renforcer la RG, d’autres dissous.

Quant aux RAD des divisions dissoutes, ils n’ont pas été reconstitués, le personnel transféré aux régiments préservés non sans que cela provoque des tiraillements et des mouvements d’humeur que le haut-commandement tentait de préserver en accédant peut être plus facilement aux demandes des artilleurs concernés qui comme beaucoup de soldats voulaient «rester avec les copains».

Au moment de l’opération AVALANCHE, cette partie de la Réserve Générale comprend les régiments suivants :

-102ème RALT (3ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (un groupe de 155 GPF-T et deux groupes de 105L modèle 1936S)

-111ème RALCT (111ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial à Tracteur) (ex-111ème RALCH) (4ème CA) : trois groupes de trois batteries de six 155L modèle 1945S

-141ème RALH (15ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec deux groupes de trois batteries de six 105L modèle 1941T et un groupe de trois batteries de six 155L modèle 1945S (NdA transformation toujours pas réalisée au 18 juin 1951)

-104ème RALT (20ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (deux groupes de 155L GPF-T et un groupe de 105L modèle 1936S)

-109ème RALH (21ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec trois groupes de trois batteries de six 105L modèle 1936S (NdA même remarque que pour le 141ème RALH)

-180ème RALT (22ème CA) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1941T

-116ème RALT (ex-116ème RALH) (27ème CA) : Trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-145ème RALT (ex-145ème RALH) (32ème CA) : Trois groupes à trois batteries de six pièces (deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S).

A ces habitués s’ajoutent bientôt de nouveaux venus, des unités lance-fusées très vite rebaptisées

Unités de Lance-Roquettes Multiples.

Initialement on trouvait quatre puis huit bataillon indépendants mais au moment de l’opération AVALANCHE, on trouvera quatre régiments à quatre groupes de trois batteries de six lanceurs soit une force 288 lanceurs. Une force modeste mais qui va peu à peu augmenter au détriment de certaines unités notamment l’ALVF.

Ces bataillons reçoivent des numéros très élevés probablement pour faire croire à l’ennemi que de nombreuses autres unités existaient mais il est peu probable que cela ait dupé les allemands. Il existe bien les 700, 701,702,703,704,705,706 et 707ème bataillons de lance-roquettes multiples mais on serait bien en peine de trouver un 500ème, un 227ème ou un 115ème bataillon….. .

Le 18 juin 1951 la Force d’Artillerie Spéciale (FAS) affiche le visage suivant :

-700ème régiment de lance-roquettes multiple

-701ème régiment de lance-roquettes multiples

-702ème régiment de lance-roquettes multiples

-703ème régiment de lance-roquettes multiples

les 704ème, 705ème et 706ème et 707ème ne sont pas officiellement dissous mais sont maintenus dans les organigrammes pour des rôles de déception et d’intoxication avec toujours les limites de ce type de tactique.

Réserve Générale d’Artillerie Américaine

Après avoir envisagé de regrouper l’artillerie américaine sous l’autorité française, le général Villeneuve bien conscient du poids politique et économique américain y à renoncé. Les américains ont néanmoins accepté que leur artillerie de réserve soit placé au sein d’une unité interalliée à la fois pour (re)apprendre et pour le symbole politique.

L’artillerie américaine à mis sur pied 270 groupes d’artillerie pour ses Grandes Unités (GU) et 395 groupes non endivisionnés, des groupes légers (124) équipés de canons de 75mm (pour les divisions aéroportées et la division de montagne) et de 105mm, des groupes moyens au nombre de 140 équipés de canons de 105 et de 155mm et enfin 120 groupes lourds équipés de canons de 155mm, d’obusiers de 203mm et de canons de 240mm.

Sur les 124 groupes légers, on trouve 43 groupes équipés de canons de 75mm et 81 équipés de canons ou plutôt d’obusiers de 105mm. Parmi ses 81 groupes, 16 sont automoteurs

Sur les 140 groupes moyens, 108 sont tractés et 32 sont automoteurs/automouvants (20 équipés de canons de 105mm automoteurs et 12 équipés de canons de 155mm automouvants).

Sur les 120 groupes lourds, 48 sont équipés de canons de 155mm, 48 équipés de canons et d’obusiers de 203mm (à parts égales) et 24 d’obusiers de 240mm, tous en version tractée, les versions automotrices ne voyant le jour qu’après guerre.

A ce chiffre de 384 groupes s’ajoutent des groupes de lance-roquettes au nombre de soixante-douze, des groupes affectés aux corps d’armées ou aux divisions en fonction des besoins.

Cette augmentation remarquable des effectifs et des moyens s’explique par la déflation de l’artillerie côtière et la réduction des unités de DCA non-endivisionnées (qui passent de 120 groupes à 72 à la fin du conflit) mais les problèmes de production de canons et de munitions ne seront jamais complètement réglés. Même l’industrie américaine à ses limites……. .

Naturellement tous ces groupes ne vont pas rallier l’Europe, certains devant opérer dans le Pacifique, d’autres en Méditerranée. De plus le nombre maximal 384 ne va être atteint qu’en septembre 1953, un an avant la fin du conflit.

Pour l’opération AVALANCHE, la 3ème Armée Américaine en particulier et les unités alliées en général vont bénéficier du soutien de 16 groupes légers (6 équipés de canons de 75mm et 10 équipés d’obusiers de 105mm _6 automoteurs_), 48 groupes moyens (16 automoteurs/automouvants _6 équipés de canons de 155mm et 10 équipés d’obusiers de 105mm_ et 32 remorqués _12 équipés de canons de 155mm et 20 équipés d’obusiers de 105mm_) et 24 groupes lourds (8 équipés de canons de 155mm, 8 équipés d’obusiers de 203mm et 8 équipés de canons de 240mm) soit un total de 88 groupes.

Si les pièces lourdes sont détachés auprès de la 3ème Armée, les unités plus légères restent pour le moment en réserve du moins pour une partie.

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Génie

La Réserve Générale comprend également des unités du génie, d’abord deux brigades spécialisées (Brigade des Chemins de Fer et Brigade des Télégraphistes) et sept régiments de réserve générale.

Ces unités ont largement combattu durant la Campagne de France subissant des pertes non négligeables. Ils n’ont donc ménagé ni leur peine, ni leur sang ni leur sueur pour aménager et détruire, creuser et combler.

A l’issue de la Campagne de France (1949) le génie doit réorganiser ces moyens en vue de la future contre-offensive générale.

Après des hésitations, des débats et des querelles décision est prise de mettre sur pied quatre Brigades du Génie, des brigades polyvalentes pouvant s’occuper de tout le spectre des missions du génie. Seule exception le 7ème régiment du génie reste à Avignon pour aider soit l’Armée des Alpes ou le DASO.

En ce qui concerne les ressources humaines, les régiments du génie sont remplumés par les bataillons du génie issus là encore des divisions dissoutes.

-La 1ère Brigade du Génie comprend le 5ème régiment du génie, le 8ème régiment du génie et le 10ème régiment du génie.

-La 2ème Brigade du Génie comprend le 1er, le 15ème et le 18ème régiment du génie

-La 3ème Brigade du Génie comprend les 2ème, 3ème et 28ème régiment du génie

-La 4ème Brigade du Génie comprend les 4ème, 6ème et 38ème régiment du génie

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Après la mobilisation des Groupements de Transport du Train (GTT) ont été chargés de transporter troupes et matériel entre l’arrière et le front à l’aide de camions routiers et de camions tout-chemin.

Ils sont au nombre de trente-quatre, les dix-sept d’origine et ceux issus du dédoublement des premiers nommés. Ces nouveaux groupes portent le numéro de leur région d’origine augmenté de cent. Cela nous donne la situation suivante :

-La 1ère région militaire correspond à la Province d’Ile de France (Paris) et met sur pied les 1er et 101ème groupements de transport du train

-La 2ème région militaire correspond à la Province de Flandre-Picardie (Lille) et met sur pied les 2ème et 102ème groupements de transport du train

-La 3ème région militaire correspond à la Province de Normandie (Rouen) et met sur pied les 3ème et 103ème groupements de transport du train

-La 4ème région militaire correspond à la Province de Bretagne (Nantes) et met sur pied les 4ème et 104ème groupements de transport du train

-La 5ème région militaire correspond à la Province du Poitou (Poitiers) et met sur pied les 5ème et 105ème groupements de transport du train

-La 6ème région militaire correspond à la Province d’Aquitaine (Bordeaux) et met sur pied les 6ème et 106ème groupements de transport du train

-La 7ème région militaire correspond à la Province d’Occitanie (Toulouse) et met sur pied les 7ème et 107ème groupements de transport du train

-La 8ème région militaire correspond à la Province du Languedoc (Montpelier) et met sur pied les 8ème et 108ème groupements de transport du train

-La 9ème région militaire correspond à la Province de Provence (Marseille) et met sur pied les 9ème et 109ème groupements de transport du train

-La 10ème région militaire correspond à la Province Alpine (Grenoble) et met sur pied les 10ème et 110ème groupements de transport du train

-La 11ème région militaire correspond à la Province du Val de Rhône (Lyon) et met sur pied les 11ème et 111ème groupements de transport du train

-La 12ème région militaire correspond à la Province de Bourgogne (Dijon) et met sur pied les 12ème et 112ème groupements de transport du train

-La 13ème région militaire correspond à la Province d’Auvergne (Clermont-Ferrand) et met sur pied les 13ème et 113ème groupements de transport du train

-La 14ème région militaire correspond à la Province du Val de Loire (Tours) et met sur pied les 14ème et 114ème groupements de transport du train

-La 15ème région militaire correspond à la Province de Champagne (Chalons en Champagne) et met sur pied les 15ème et 115ème groupements de transport du train

-La 16ème région militaire correspond à la Province d’Alsace (Strasbourg) et met sur pied les 16ème et 116ème groupements de transport du train

-La 17ème région militaire correspond à la Province de Lorraine (Metz) et met sur pied les 17ème et 117ème groupements de transport du train

Tous les groupes ne peuvent être préservés faute de moyens matériels et de moyens humains. De plus certains groupes sont renvoyés vers l’arrière pour soutenir les unités défendant les frontières alpines et méridionales.

Ces nouveaux GTT sont organisés de la façon suivante :

-Un Etat-Major

-Un groupe de protection

-Un groupe de soutien logistique

-Quatre groupes de transport.

A l’issue de ce nouveau big-bang organisationnel, l’organisation des GTT est la suivante :

-Groupements de Transport du Train affectés au front : 1er,2ème, 3ème,4ème, 5ème,6ème, 7ème,12ème, 13ème, 14ème, 15ème, 16ème, 17ème, 101ème, 103ème, 105ème, 106ème, et 112ème GTT.

-Groupements de Transport du Train affectés hors zone des armées : 8ème, 9ème, 10ème, 11ème, 109ème et 110ème GTT.

Unités de Soutien Américaines

Génie

En septembre 1950, l’US Army décide de créer huit Engineer Brigade, huit brigades du génie organisées en un état-major, une compagnie d’état-major, une compagnie de transmission, un squadron de reconnaissance (autos blindées) et huit bataillons spécialisés.

Sur les soixante-quatre Engineer Batallion de Réserve Générale, vingt-quatre étaient consacrés au franchissement, vingt-quatre au minage et déminage et enfin seize pour le combat.

Trois brigades sont envoyées dans le Pacifique (1st 3rd 5th Engineer Brigade), deux en Méditerranée, (2nd et 4th Engineer Brigade), une reste aux Etats-Unis (7th Engineer Brigade) et deux sont envoyées en Europe Occidentale en l’occurence les 6th et 8th Engineer Brigade.

La 6ème brigade du génie comprend trois bataillons de franchissement, trois bataillons de minage/déminage et deux bataillons de combat.

La 8ème brigade du génie comprend trois bataillons de franchissement, trois bataillons de minage/déminage et deux bataillons de combat.

Il est en théorie possible que des bataillons passent d’une brigade à l’autre pour spécialiser davantage une brigade.

Transmissions

Deux compagnies de transmission stratégiques sont envoyées en Europe pour offrir une autonomie en terme de communications.

Soutien Logistique

Un Groupement Général de Soutien Logistique est la première entitée américaine à arriver en Europe dès le mois de juin pour préparer l’arrivée des troupes américaines.

Des antennes sont implantées à Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Nantes, La Pallice et le Verdon (le port de Bordeaux) pour organiser l’arrivée des navires de leur chargement. Ces antennes sont composées de logisticiens et de marins.

Des dépôts poussent très vite comme des champignons permettant aux soldats américains de ne manquer de rien après leur rude et éprouvante traversée de l’Atlantique.

Outre les groupements logistiques attachés aux unités de combat, on trouve un Groupement de l’Arrière qui fait la liaison entre les dépôts de l’arrière et les dépôts à l’immédiat du front.

Le Conflit (117) Europe Occidentale (82)

Ordre de Bataille allié (3) : Réserve stratégique

En guise d’avant-propos

Cette Réserve Stratégique Interalliée comprend au moment d’Avalanche, l’Armée Belge Libre, la 2ème Armée Britannique, la 1ère Armée Aéroportée Alliée, une Demi-Brigade de Marche de Chasseurs Pyrénéens et des unités du génie, d’artillerie et du train.

Armée Belge Libre

Cette Armée Belge Libre (ABL) regroupe sous ce nom des unités belges et néerlandaises avec une participation symbolique du Luxembourg.

-Un Etat-Major d’Armée

-Groupement des Volontaires luxembourgeois (GVL)

Le GVL est une entité de la taille d’un bataillon avec un état-major, une compagnie d’autos blindées (quatorze AMD-178), une compagnie d’infanterie motorisée (un état-major, une section de commandement et de soutien, trois sections de combat et une section d’appui) et une batterie d’artillerie de campagne (six canons de 75mm TAZ modèle 1939). Ce GVL assure la protection de l’état-major de l’ABL en attendant mieux.

-Un Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Un Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) :

Il est fourni par les Pays-Bas avec deux batteries équipées de canons de 75mm Vickers model 1931 et deux batteries équipées de canons de 40mm Bofors.

-1er Corps d’Armée Belge (1er CA-BEL)

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée disposant d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de chars légers M-24 Chaffee

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de deux groupes de 105L modèle 1947 (version améliorée du 105L modèle 1936S) et de deux groupes de 155mm M1A1.

-1ère Division d’Infanterie (BEL)

-2ème Division d’Infanterie (BEL)

-2ème Corps d’Armée Belge (2ème CA-BEL)

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée disposant d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de chars légers M-24 Chaffee

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de deux groupes de 105mm belges et deux groupes de 155mm néerlandais.

-3ème Division d’Infanterie (BEL)

-1ère Division Cuirassée Belge/Division Blindée «Piron»

-Corps d’Armée Néerlando-Belge (CA-NLBE)

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée disposant de chars légers M-24 Chaffee fournis par la Belgique et d’autos blindées Daimler Armoured Car fournis par les Pays-Bas

-Un Régiment d’Artillerie Lourde néerlandais disposant de canons de 155mm M1A1.

-1ère Division d’Infanterie (Néerlandaise)

-4ème Division d’Infanterie (Belgique)

-1ère Division Blindée Néerlandaise/Division «Princesse Irène»

2ème Armée Britannique (2nd Army [UK])

-Un Etat-Major d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-4th British Corps (4th BC)

-Un Etat-major de Corps d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un régiment antiaérien disposant de canons de 40mm Bofors et de 94mm Vickers

-Un régiment antichar disposant de canons de 6 et de 17 livres

-Deux régiments d’artillerie lourde (un régiment équipé de canons de 4.5 pouces un autre de 5.5 pouces)

-51st Highland Division

-58th Northumbrian Division

-49th (West Riding Infantry) Infantry Division

-5th British Corps (5th BC)

-Un Etat-major de Corps d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un régiment antiaérien disposant de canons de 40mm et de 94mm Vickers

-Un régiment antichar disposant de canons de 6 et de 17 livres

-Deux régiments d’artillerie lourde ‘un régiment équipé de canons de 4.5 pouces et un autre de 5.5 pouces)

-55th West Lancashire Infantry Division

-42nd East Lancashire Division

-54th East Anglian Infantry Division

-6th British Corps (6th BC)

-Un Etat-major de Corps d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un régiment antiaérien disposant de canons de 40mm et de 94mm Vickers

-Un régiment antichar disposant de canons de 6 et de 17 livres

-Deux régiments d’artillerie lourde ‘un régiment équipé de canons de 4.5 pouces et un autre de 5.5 pouces)

-5th Infantry Division

-38th (Welsh) Infantry Division

-46th «North Middland» Division

-1ère Armée Aéroportée Alliée

Suite à la décision de mettre sur pied une réserve aéroportée, les français, les britanniques et les américains ont décidé de placer au sein de la Réserve Stratégique Interalliée les différentes divisions parachutistes plutôt que de les conserver sous commandement national.

C’est l’acte de naissance le 17 février 1951 de la 1ère Armée Aéroportée Alliée (1ère AAA) ou en anglais First Allied Airborne Army (1st AAA).

Elle va comprendre les deux divisions parachutistes françaises, les deux divisions aéroportées américaines et deux divisions aéroportées britanniques. Elle est organisée de la façon suivante :

-Un Etat-major interallié installé à Orléans.

Le premier commandant est un général américain, Maxwell Taylor assisté par un général britannique et par un général français.

-Un Groupement d’Entrainement et de Soutien Logistique

Formation des nouveaux parachutistes que ce soit des recrues fraichements émoulues des divisions fantômes françaises, des camps britanniques et américains ou des soldats aguerris choisissant de donner un nouveau souffle à leur carrière militaire.

Entretien du matériel spécifique

Gestion des stocks de munitions, de carburant et des véhicules

Soutien sanitaire

-4ème Corps d’Armée (4ème CA)/1er Corps d’Armée Parachutiste

-Un Etat-major

-11ème Division Parachutiste (11ème DP)

-25ème Division Parachutiste (25ème DP)

-11th British Corps (Airborne)

-Un Etat-major

-1st Airborne Division (UK)

-6th Airborne Division (UK)

-XVIII Airborne Corps

-Un Etat-major

-82nd Airborne «All American»

-101st Airborne «Screaming Eagle»

Demi-Brigade de Marche de Chasseurs Pyrénéens

Pour des questions symboliques, le DASO (Détachement d’Armées du Sud-Ouest) est sollicité pour fournir de nouvelles unités. Ce dernier est d’abord réticent mais finit par accepter de fournir plusieurs bataillons de chasseurs pyrénéens et d’unités de mitrailleurs au sein d’une Demi-Brigade de Marche de Chasseurs Pyrénéens. Inutile de préciser qu’il y aura plus de volontaires que de places disponibles.

Cette DBCPyr placé en Réserve Stratégique doit être engagée dès que possible se compose de trois bataillons de chasseurs pyrénéens en l’occurrence les 3ème, 7ème et 9ème Bataillons de Chasseurs Pyrénéens et trois bataillons de mitrailleurs, les I/7ème RM, II/11ème RM et III/14ème RM qui forment un Régiment de Mitrailleurs des Pyrénées.

«Divisions fantômes/Phantom Divisions»

Les divisions françaises non reconstituées après la Campagne de France (1949) vont jouer un double rôle : donner un nom symbolique aux divisions chargées d’entrainer les nouvelles recrues et les nouveaux appelés et servir à intoxiquer l’ennemi en rendant crédible une opération de diversion. En revanche les français n’iront pas jusqu’à créer des divisions entièrement fictives.

Jusqu’à NIBELUNGEN, les état-major d’armée, de corps d’armée, les divisions étaient présentes en ordre dispersé. Désormais les armées, les corps d’armée et les divisions sont structurées et hierarchisées. Cela nous donne le panorama suivant :

-7ème Armée

-2ème CA : 7ème DI et 36ème DI

-32ème CA : 41ème DI, 57ème DI et 58ème DI

-9ème Armée

-3ème CA : 62ème DI et 63ème DI

-27ème CA : 71ème DI, 5ème DINA et 7ème DIC

-Autres Corps d’Armée

Après cette réorganisation, il reste sept état-majors de corps d’armée. Si le 4ème CA va engerber les deux divisions parachutistes, les 10ème, 11ème, 15ème, 19ème, 20ème, 21ème et 22ème CA servent d’état-majors fantômes pour diversion et pour préparer de nouvelles opérations.

Le Conflit (104) Europe Occidentale (70)

Réserve Générale : Artillerie, Génie et Train

Au sein de la Réserve Générale, on trouve pour l’armée de terre française des unités d’artillerie, du génie et du train.

La réorganisation liée au redéploiement sur la Seine à également touché la RG avec la dissolution de certains régiments, la réaffectation d’autres (notamment pour offrir aux forces armées des lance-roquettes multiples), le rééquipement d’autres (surtout quand les modèles sont retirés du service car obsolètes)…. .

Si sur le plan matériel il n’y à guère de problèmes au niveau de l’approvisionement (au delà de délais liés à la réorganisation du tissu industriel) en revanche pour la ressource humaine c’est plus compliqué suite aux pertes.

Néanmoins ces régiments bénéficient dans un premier temps d’artilleurs issus de régiments dissous notamment ceux des divisions qui ne sont pas reconstituées ou qui ont été dissoutes.

En ce qui concerne le génie, les brigades présentes originellement sont remplacées par quatre brigades multirôles capables de construire mais aussi de détruire.

En ce qui concerne le train, les groupements de transport sont regroupés et réorganisés avec l’intégration de moyens de dépannage et de protection pour en faire des unités autonomes.

Commençons d’abord par l’artillerie lourde qui dépend de l’armée et du corps d’armée. Trois types de régiments sont mis sur pied :

-Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (de Corps d’Armée) : trois groupes à trois batteries de quatre ou six pièces soit 36 ou 54 canons ou obusiers de 105, de 155 et de 194mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde Portée (RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 canons ou obusiers d’un calibre supérieur à 194mm et inférieur ou égal à 280mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (RALVF) : deux régiments regroupant des canons de 240mm, de 320mm et de 400mm,les autres pièces étant retirées du service et ferraillées.

Au moment de l’opération NIBELUNGEN, la Réserve Générale affiche le visage suivant. Tous ces régiments dépendent de l’état-major de la RG mais le déclenchement de l’offensive allemande entrainera naturellement le débloquage de moyens pour renforcer les moyens d’appui-feu des divisions de première ligne.

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (364ème RALC) : ddeux groupes de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de canons de 155mm GPF-T.

-184ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée (184ème RALT) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 194 GPF-T (NdA en remplacement des 194 sur affût Rimailho)

-185ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée (185ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six canons de 155 GPF-T

-191ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (191ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 194ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (194ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-196ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (196ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 171ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (171ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 mortiers de 280mm Schneider TR

-Le 174ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (174ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-351ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (351ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-356ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (356ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-357ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (357ème RALT) : trois groupes de trois batteries de six canons de 105L modèle 1941T

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (364ème RALP) : trois groupes de trois batteries de six canons de 155L GPF-T.

-370ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (370ème RAVLF) : entretien et aménagement des voies nécessaires.

-372ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (372ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

-374ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (374ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

-402ème Régiment Autonome Antichar (402ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars


-403ème Régiment Autonome Antichar (403ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-405ème Régiment Autonome Antichar (405ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-406ème Régiment Autonome Antichar (406ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

A ces différents régiments s’ajoutent les régiments issus des corps d’armées qui ont été dissous suite à la réorganisation du dispositif allié sur la Seine. Du moins les régiments qui ont survécu au grand big-bang organisationnel entamé à la fin de la Campagne de France (1949).

-105ème RALH (2ème CA) : dissous et non reconstitué

-102ème RALT (3ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (un groupe de 155 GPF-T et deux groupes de 105L modèle 1936S)

-111ème RALCT (111ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial à Tracteur) (ex-111ème RALCH) (4ème CA) : trois groupes de trois batteries de six 155L modèle 1945S

-113ème RALH (10ème CA) : dissous et non reconstitué

-114ème RALH (11ème CA) : dissous et non reconstitué

-141ème RALH (15ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec deux groupes de trois batteries de six 105L modèle 1941T et un groupe de trois batteries de six 155L modèle 1945S.

-106ème RALH (19ème CA) : dissous et non reconstitué

-104ème RALT (20ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (deux groupes de 155L GPF-T et un groupe de 105L modèle 1936S)

-109ème RALH (21ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec trois groupes de trois batteries de six 105L modèle 1936S

-180ème RALT (22ème CA) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1941T

-116ème RALH (27ème CA) : doit être à terme transformé en RALT. trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-145ème RALH (32ème CA) : doit être à terme transformé en RALT. Trois groupes à trois batteries de six pièces (deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S).

A ces habitués s’ajoutent bientôt de nouveaux venus, des unités lance-fusées très vite rebaptisées Unités de Lance-Roquettes Multiples. Initialement on trouvait quatre puis huit bataillon indépendants mais au moment de l’opération AVALANCHE, on trouvera quatre régiments à quatre groupes de trois batteries de six lanceurs soit une force 288 lanceurs. Une force modeste mais qui va peu à peu augmenter.

Ces bataillons reçoivent des numéros très élevés probablement pour faire croire à l’ennemi que de nombreuses autres unités existaient mais il est peu probable que cela ait dupé les allemands. Il existe bien les 700, 701,702,703,704,705,706 et 707ème bataillons de lance-roquettes multiples mais on serait bien en peine de trouver un 500ème, un 227ème ou un 115ème bataillon….. .

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Si l’artillerie est le volet le plus connu de la Réserve Générale, ce n’est pas le seul avec également des moyens non négligeables issus de l’autre «arme savante» à savoir le génie. Ces moyens sont les suivants :

-La Brigade des chemins de fer de Versailles dispose du 5ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Versailles et le 15ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Toul.

-La Brigade des télégraphistes de Paris dispose du 8ème régiment de sapeurs-télégraphistes à Versailles, le 18ème à Nancy, le 28ème à Montpellier et le 38ème à Montargis.

On trouve également sept régiments de réserve générale, des régiments de sapeurs-mineurs, le 1er stationné à Strasbourg, le 2ème à Metz, le 3ème à Arras, le 4ème à Grenoble, le 6ème à Angers, le 7ème à Avignon et le 10ème à Besançon.

Ces unités ont largement combattu durant la Campagne de France subissant des pertes non négligeables. Ils n’ont donc ménagé ni leur peine, ni leur sang ni leur sueur pour aménager et détruire, creuser et combler.

A l’issue de la Campagne de France (1949) le génie doit réorganiser ces moyens en vue de la future contre-offensive générale.

Après des hésitations, des débats et des querelles décision est prise de mettre sur pied quatre brigades du génie, des brigades polyvalentes pouvant s’occuper de tout le spectre des missions du génie. Seule exception le 7ème régiment du génie reste à Avignon

En ce qui concerne les ressources humaines, les régiments du génie sont remplumés par les bataillons du génie issus là encore des divisions dissoutes.

-La 1ère Brigade du Génie comprend le 5ème régiment du génie, le 8ème régiment du génie et le 10ème régiment du génie.

-La 2ème Brigade du Génie comprend le 1er, le 15ème et le 18ème régiment du génie

-La 3ème Brigade du Génie comprend les 2ème, 3ème et 28ème régiment du génie

-La 4ème Brigade du Génie comprend les 4ème, 6ème et 38ème régiment du génie

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Après la mobilisation des Groupements de Transport du Train (GTT) ont été chargés de transporter troupes et matériel entre l’arrière et le front à l’aide de camions routiers et de camions tout-chemin.

Ils sont au nombre de trente-quatre, les dix-sept d’origine et ceux issus du dédoublement des premiers nommés. Ces nouveaux groupes portent le numéro de leur région d’origine augmenté de cent. Cela nous donne la situation suivante :

-La 1ère région militaire correspond à la Province d’Ile de France (Paris) et met sur pied les 1er et 101ème groupements de transport du train

-La 2ème région militaire correspond à la Province de Flandre-Picardie (Lille) et met sur pied les 2ème et 102ème groupements de transport du train

-La 3ème région militaire correspond à la Province de Normandie (Rouen) et met sur pied les 3ème et 103ème groupements de transport du train

-La 4ème région militaire correspond à la Province de Bretagne (Nantes) et met sur pied les 4ème et 104ème groupements de transport du train

-La 5ème région militaire correspond à la Province du Poitou (Poitiers) et met sur pied les 5ème et 105ème groupements de transport du train

-La 6ème région militaire correspond à la Province d’Aquitaine (Bordeaux) et met sur pied les 6ème et 106ème groupements de transport du train

-La 7ème région militaire correspond à la Province d’Occitanie (Toulouse) et met sur pied les 7ème et 107ème groupements de transport du train

-La 8ème région militaire correspond à la Province du Languedoc (Montpelier) et met sur pied les 8ème et 108ème groupements de transport du train

-La 9ème région militaire correspond à la Province de Provence (Marseille) et met sur pied les 9ème et 109ème groupements de transport du train

-La 10ème région militaire correspond à la Province Alpine (Grenoble) et met sur pied les 10ème et 110ème groupements de transport du train

-La 11ème région militaire correspond à la Province du Val de Rhône (Lyon) et met sur pied les 11ème et 111ème groupements de transport du train

-La 12ème région militaire correspond à la Province de Bourgogne (Dijon) et met sur pied les 12ème et 112ème groupements de transport du train

-La 13ème région militaire correspond à la Province d’Auvergne (Clermont-Ferrand) et met sur pied les 13ème et 113ème groupements de transport du train

-La 14ème région militaire correspond à la Province du Val de Loire (Tours) et met sur pied les 14ème et 114ème groupements de transport du train

-La 15ème région militaire correspond à la Province de Champagne (Chalons en Champagne) et met sur pied les 15ème et 115ème groupements de transport du train

-La 16ème région militaire correspond à la Province d’Alsace (Strasbourg) et met sur pied les 16ème et 116ème groupements de transport du train

-La 17ème région militaire correspond à la Province de Lorraine (Metz) et met sur pied les 17ème et 117ème groupements de transport du train

Tous les groupes ne peuvent être préservés faute de moyens matériels et de moyens humains. De plus certains groupes sont renvoyés vers l’arrière pour soutenir les unités défendant les frontières alpines et méridionales.

Ces nouveaux GTT sont organisés de la façon suivante :

-Un Etat-Major

-Un groupe de protection

-Un groupe de soutien logistique

-Quatre groupes de transport.

A l’issue de ce nouveau big-bang organisationnel, l’organisation des GTT est la suivante :

-Groupements de Transport du Train affectés au front : 1er,2ème, 3ème,4ème, 5ème,6ème, 7ème,12ème, 13ème, 14ème, 15ème, 16ème, 17ème, 101ème, 103ème, 105ème, 106ème, et 112ème GTT.

-Groupements de Transport du Train affectés hors zone des armées : 8ème, 9ème, 10ème, 11ème, 109ème et 110ème GTT.

Le Conflit (102) Europe Occidentale (68)

Armée Belge Libre

Cette Armée Belge Libre regroupe sous ce nom des unités belges et néerlandaises avec une participation symbolique du Luxembourg. Cette armée est officiellement créée le 7 mai 1950 soit trois jours après le déclenchement de l’opération NIBELUNGEN.

Cela ne veut pas dire que depuis le mois de juin 1949 les belges et les néerlandais se sont tournés les pouces mais il fallait se mettre d’accord sur les structures, la répartition des postes et surtout obtenir des alliés les armes et les véhicules. Comme naturellement les français et les britanniques privilégiaient leurs propres unités cela à pris beaucoup de temps.

Voilà pourquoi l’Armée Belge Libre (ABL) est d’office placée en Réserve Stratégique pour un engagement ultérieur.

-Un Etat-Major d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Un Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC)

Il à été fourni par les Pays-Bas avec deux batteries équipées de canons de 75mm Vickers model 1931 et deux batteries équipées de canons de 40mm Bofors.

-1er Corps d’Armée Belge

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée disposant d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de chars légers M-24 Chaffee

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de deux groupes de 105L modèle 1947 (version améliorée du 105L modèle 1936S propre à la Belgique) et de deux groupes de 155mm M1A1.

-1ère Division d’Infanterie (BEL)

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance équipées d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de motocyclistes

-Un bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1950 (ex-GPM-4 Hotchkiss H-39 avec un obusier de 105C modèle 1935B)

-Un bataillon antichar et antiaérien disposant de canons antichars de 47mm modèle 1948 et de canons antiaériens Bofors de 40mm

-Trois régiments d’infanterie : 4ème régiment de ligne, 1er régiment de chasseurs à pied et 2ème régiment de grenadiers

-Un régiment d’artillerie disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et de canons de 105mm modèle 1946

-Un bataillon du génie

-Un bataillon de transmissions

2ème Division d’Infanterie (BEL)

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance équipées d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de motocyclistes

-Un bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1950

-Un bataillon antichar et antiaérien disposant de canons antichars de 47mm modèle 1948 et de canons antiaériens Bofors de 40mm

-Trois régiments d’infanterie : 12ème régiment de ligne, 1er régiment de carabiniers et 9ème régiment de chasseurs à pied

-Un régiment d’artillerie disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et de canons de 105mm modèle 1946

-Un bataillon du génie

-Un bataillon de transmissions

-2ème Corps d’Armée Belge

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée disposant d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de chars légers M-24 Chaffee

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de deux groupes de 105mm belges et deux groupes de 155mm néerlandais.

-3ème Division d’Infanterie (BEL)

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance équipées d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de motocyclistes

-Un bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1950

-Un bataillon antichar et antiaérien disposant de canons antichars de 47mm modèle 1948 et de canons antiaériens Bofors de 40mm

-Trois régiments d’infanterie : 1er régiment de chasseurs ardennais, 7ème régiment de ligne et 3ème régiment de chasseurs à pied

-Un régiment d’artillerie disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et de canons de 105mm modèle 1946

-Un bataillon du génie

-Un bataillon de transmissions

-1ère Division Cuirassée Belge/Division Blindée «Piron»

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance équipé d’autos blindées lourdes modèle 1950 (AM modèle 1940P) et de chars M-4 Sherman

-Deux régiments de chars équipés de Renault G2R à canon de 75mm, le 1er régiment de lanciers et le 2ème régiment de chasseurs à cheval

-Deux régiments d’infanterie motorisés montés sur véhicules tout-terrain type half-track, le 1er régiment de grenadiers et le 10ème régiment de ligne

-Un régiment d’artillerie automotrice équipés de M-7 Priest

-Un bataillon antichar et antiaérien disposant de canons antichars de 47mm modèle 1948 et de canons antiaériens Bofors de 40mm

-Un bataillon du génie

-Un bataillon de transmissions

Corps d’Armée Néerlando-Belge

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée disposant de chars légers M-24 Chaffee fournis par la Belgique et d’autos blindées Daimler Armoured Car fournis par les Pays-Bas

-Un Régiment d’Artillerie Lourde néerlandais disposant de canons de 155mm M1A1.

1ère Division d’Infanterie (Néerlandaise)

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Trois régiments d’infanterie : 1er, 7ème et 9ème régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie : deux groupes de canons de 75mm TAZ modèle 1939 deux groupes de canons-obusiers de 25 livres

-Un bataillon antichar et antiaérien disposant initialement de canons antichars britanniques de 6 livres et de canons antiaériens de 20mm Oerlikon et de 40mm Bofors.

-Une compagnie de reconnaissance équipée d’autos blindées Daimler Armoured Car

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de ravitaillement

-Une compagnie du train

4ème Division d’Infanterie (Belgique)

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance équipées d’autos blindées Daimler Armoured Car Mk II et de motocyclistes

-Un bataillon de canons d’assaut équipés de canons d’assaut modèle 1950

-Un bataillon antichar et antiaérien disposant de canons anticharsde 47mm modèle 1948 et de canons antiaériens de 40mm Bofors

-Trois régiments d’infanterie : 3ème régiment de ligne, 5ème régiment de chasseurs à pied et 2ème régiment de carabiniers

-Un régiment d’artillerie équipés de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et de canons de 105mm modèle 1946

-Un bataillon du génie

-Un bataillon de transmissions

1ère Division Blindée Néerlandaise/Division «Princesse Irène»

-Un état-major

-Une compagnie de transmission

-Un bataillon de reconnaissance (autos blindées Daimler Armoured Car et chars légers M-24 Chaffee)

-Une compagnie antichar disposant de chasseurs de chars M-10 Tank Destroyer

-Une compagnie antiaérienne disposant de canons de 40mm Bofors

-Deux demi-brigades composées chacune de deux bataillons de chars M-4 Sherman, un bataillon d’infanterie portée sur M-3 Halftrack et un bataillon d’artillerie automotrice disposant de M-7 Priest

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de soutien logistique

2ème Armée Britannique

Cette 2nd Army (UK) regroupe les divisions qui avaient commencé la bataille de France sous commandement français. Elle dispose donc initialement de deux corps d’armée, les 4th et 5th British Corps en attendant l’arrivée d’autres divisions venues de Grande-Bretagne où elles brûlent d’en découdre. C’est ainsi que les deux corps d’armée doivent passer de deux à trois divisions d’infanterie.

4th British Corps (4th BC)

-Un Etat-major de Corps d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un régiment antiaérien disposant de canons de 40mm Bofors et de 94mm Vickers

-Un régiment antichar disposant de canons de 6 et de 17 livres

-Deux régiments d’artillerie lourde (un régiment équipé de canons de 4.5 pouces un autre de 5.5 pouces)

-51th Highland Division

-58th Northumbrian Division

-49th (West Riding Infantry) Infantry Division

5th British Corp(5th BC)

-Un Etat-major de Corps d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un régiment antiaérien disposant de canons de 40mm et de 94mm Vickers

-Un régiment antichar disposant de canons de 6 et de 17 livres

-Deux régiments d’artillerie lourde ‘un régiment équipé de canons de 4.5 pouces et un autre de 5.5 pouces)

-5th Infantry Division

-42nd East Lancashire Division

-54th East Anglian Infantry Division

NdA A terme un troisième corps d’armée britannique doit arriver sur le continent mais rien n’à été encore enclenché au moment de NIBELUNGEN. Ce corps d’armée doit normalement porter le numéro six.

7ème et 9ème Armée Françaises

Etat-majors qui doivent prendre sous leur autorité des unités placées en réserve, des unités en repos et/ou en reconstitution.

Ces etat-majors gèrent également l’entrainement des nouvelles recrues via des divisions-cadres qui reprennent les noms de divisions provisoirement ou non hors de combat en l’occurence les divisions suivantes :

7ème Armée

-7ème DI

-36ème DI

-41ème DI

-57ème DI

-58ème DI

9ème Armée

-62ème DI

-63ème DI

-71ème DI

-5ème DINA

-7ème DIC

Des etat-majors de corps d’armée sont également présents sous l’autorité des 7ème et 9ème Armée, des corps d’armée qui ne sont là aussi que des coquilles vides mais qui pourraient très vite remonter en puissance. Bien entendu ces corps d’armée pourraient aussi prendre en charge des divisions sur d’autres théâtre d’opérations avec ou sans les unités d’appui et de soutien qui y sont rattachés.

-2ème CA

-3ème CA

-4ème CA

-10ème CA

-11ème CA

-15ème CA

-19ème CA

-20ème CA

-21ème CA

-22ème CA

-27ème CA

-32ème CA

Le Conflit (90) Europe Occidentale (56)

NdA même si les armées du GA n°2 ne sont pas directement concernées par l’opération HUBERTUS il me semble important de les citer au moins de mémoire. Cela à de plus l’avantage de me permettre de parler de leur état après trois mois de combats d’une rudesse inouiïe.

3ème Armée

Unités dépendant directement de l’état-major de la 3ème Armée

-3ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 503 (GBCC-503) : 3ème BCC (seize Renault R-35 mod.), 13ème BCC (vingt-quatre Hotchkiss H-39), 21ème BCC (vingt-huit AMX-44) et 36ème BCC (trente-six AMX-44) soit un total de 104 chars sur un maximum théorique 180.

-7ème CA placé en Réserve d’Armée car très entamé par les combats depuis le 22 juin 1949

-2ème Corps d’Armée Polonais (2ème CAPol) :

Un groupement antichar (canons de 47mm), un Groupement antiaérien (canons de 40mm Bofors), 2ème GRCA Polonais (autos blindées Daimler Armoured Car et chars légers AMX-44), 7ème GRDI Polonais (automitrailleuses Humber Armoured Car et chars légers AMX-44), 6ème DIP, 8ème GRDI Polonais (automitrailleuses Daimler Armoured Car et chars légers AMX-44), 2ème DGG.

-23ème Corps d’Armée (23ème CA) :

623ème Régiment de Pionniers (623ème RP), 23ème GRCA (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 11ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial Hippomobile (11ème RALCH), 11ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B), 2ème DI, 63ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B) et 56ème DI.

-4th British Corps (4th BC) :

un régiment d’artillerie légère, un régiment d’artillerie de campagne, un régiment d’artillerie lourde, une brigade antiaérienne de marche, 51th Highland Division et 58th Northumberland Division.

-24ème Corps d’Armée (24ème CA) :

624ème Régiment de Pionniers (624ème RP), 24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) (douze Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P, 103ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 14ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 26ème DI, 37ème GRDI (huit FCM-42 et douze AM modèle 1940P) et 42ème DI.

4ème Armée

-Unités dépendant directement de l’état-major de la 4ème Armée :

-4ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 504 (GBCC-504) : 4ème BCC (trente-six FCM-42), 12ème BCC (trente-deux Renault R-40), 23ème BCC (trente-deux Renault R-40) et 38ème BCC (trente-six FCM-42) soit un total de 136 chars sur un maximum théorique de 180.

-26ème CA et 5th British Corps placés en Réserve d’Armée car très entamés par les combats depuis le 22 juin 1949

-8ème Corps d’Armée (8ème CA) :

608ème Régiment de Pionniers (608ème RP), 8ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (8ème GRCA) (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 108ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 33ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMD-178B), 45ème DI, 2ème GRDIPol (douze Hotchkiss H-39 et AM modèle 1940P) et 2ème DIP.

-3ème Corps d’Armée Polonais (3ème CAPol) :

Un groupement antichar équipé de canons de 47mm Puteaux modèle 1939, Un groupement antiaérien équipé de canons de 40mm Bofors, le 3ème GRCA Polonais disposant de Humber Armoured Car et de AMX-44, le 9ème GRDIPol (douze Humber Armoured Car et douze AMX-44), 7ème DIP, 10ème GRDIPol (douze Daimler Armoured Car et douze AMX-44) et 3ème Division de Grenadiers de la Garde (3ème DGG).

-16ème Corps d’Armée (16ème CA) :

616ème Régiment de Pionniers (616ème RP), 16ème GRCA (seize chars légers AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 142ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 96ème GRDI (vingt-quatre Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B), 6ème DINA, 98ème GRDI (vingt-quatre Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B) et 8ème DINA.

-25ème Corps d’Armée (25ème CA) :

625ème Régiment de Pionniers (625ème RP), 25ème GRCA (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 181ème RALT (deux groupes de 155mm), 16ème GRDI (douze chars légers FCM-42 et seize AM modèle 1940P), 11ème DIM, 35ème GRDI (douze FCM-42 et dix-huit AM modèle 1940P) et 47ème DI.

6ème Armée

Unités dépendant directement de l’état-major de la 6ème Armée :

-6ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 506 (GBCC-506) : 6ème BCC (vingt-huit Renault R-40), 20ème BCC (trente-deux Renault R-40), 31ème BCC (trente-six AMX-44) et 40ème BCC (trente-deux AMX-44) soit un total de 128 chars sur un total maximal théorique de 180 chars légers.

-17ème GRDI et 13ème DI en réserve d’armée mais peu aptes à combattre à nouveau

-9ème Corps d’Armée (9ème CA) :

609ème Régiment de Pionniers (609ème RP), 9ème GRCA (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 121ème RALH (deux groupes un de 105mm et un de 155mm), 23ème GRDI (chars légers AMX-44 et automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P), 31ème Division d’Infanterie Alpine (31ème DIAlp), 38ème GRDI (douze chars légers AMX-42 et seize AM modèle 1940P) et 32ème DI.

-12ème Corps d’Armée (12ème CA) :

612ème Régiment de Pionniers (612ème RP), 12ème GRCA (douze AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 112ème RALH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 29ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-quatre AMD-178B), 35ème DI, 43ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P), 40ème DI.

-28ème Corps d’Armée (28ème CA) :

628ème Régiment de Pionniers (628ème RP) réduit à un bataillon, 28ème GRCA (huit AMX-42 et huit AM modèle 1940P), 120ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 32ème GRDI (dix Hotchkiss H-39 et dix-huit AM modèle 1940P), 43ème DI, 20ème GRDI (douze FCM-42 et seize AM modèle 1940P), 27ème DIAlp.

8ème Armée

Unités dépendant directement de l’état-major de la 8ème Armée :

-8ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 508 (GBCC-508) : 9ème BCC (trente FCM-42), 22ème BCC (vingt-quatre Hotchkiss H-39), 33ème BCC (trente AMX-44) et 48ème BCC (vingt-quatre Renault R-40) soit un total de 108 chars sur un total maximum théorique de 180 chars.

-27ème CA placé en réserve d’armée

-10ème Corps d’Armée (10ème CA) :

610ème Régiment de Pionniers (610ème RP), 10ème GRCA (dix AMX-42 et dix AM modèle 1940P), 113ème RALH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 61ème GRDI (seize AMX-44 et seize AM modèle 1940P), 58ème DI, 1er Groupe de Cavalerie Tchèque (unité montée), 1ère DIT.

-11ème Corps d’Armée (11ème CA) :

611ème Régiment de Pionniers (611ème RP), 11ème GRCA (douze FCM-42 et douze AMD), 114ème RALH (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 44ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD), 54ème DI, 62ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et seize AMD), 57ème DI.

-34ème Corps d’Armée (34ème CA) :

634ème Régiment de Pionniers (634ème RP), 34ème GRCA (douze AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 147ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 53ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B), 66ème DI, 52ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B) et 67ème DI.

5ème Armée

Après avoir transféré deux divisions à la 7ème Armée, la 5ème Armée dite Armée des Alpes à du réorganiser son dispositif en intégrant la possibilité que les allemands ne violent la neutralité suisse pour prendre à revers la 8ème Armée. Cela se fait à périmètre constant ce qui provoque un certain nombre de soucis pour l’état-major de l’Armée des Alpes.

Unités dépendant directement de l’état-major de la 5ème Armée :

A l’origine il y avait quatre régiments de pionniers, les 405ème, 415ème 425ème et 435ème Régiments de Pionniers (435ème RP) mais à l’issue du redéploiement, le 405ème est transféré à la 10ème Armée pour préparer le territoire de l’arrière en construisant obstacles et points fortifiés de campagne. Les trois autres régiments restent sous l’autorité de la 5ème Armée.

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 505 (GBCC-505) : 30ème BCC reconstitué après sa destruction en Corse lors de Merkur avec quarante-cinq Renault R-40. La 6ème DLM est également placé sous le commandement du GBCC-505

-Unités du génie et de soutien

-13ème Corps d’Armée (13ème CA) :

Occupe le Nord du massif Alpin et serait donc en première ligne en cas de tentative allemande de déborder par l’est en passant par la Suisse. L’état-major de ce corps d’armée prend la décision de laisser une division face à l’Italie en l’occurence la 10ème DI et de confier à la 20ème DI la couverture du lac Leman et le soutien direct et immédiat à la 8ème Armée.

Comme la menace immédiate vient davantage de l’Allemagne que de l’Italie, le régiment de corps d’armée déploie ses pièces au nord et non à l’est.

-613ème Régiment de Pionniers (613ème RP)

-13ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-117ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (117ème RALH)

-Unités du génie et de soutien

-15ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (15ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-10ème Division d’Infanterie (10ème DI)

-31ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (31ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte

-20ème Division d’Infanterie (20ème DI) :

-29ème Corps d’Armée (29ème CA) :

Ce Corps d’Armée défend l’axe central du massif alpin. Sa mission est clairement tournée vers l’Italie et non vers l’Allemagne même si des mesures sont prises pour éventuellement redéployer des troupes pour faire à une attaque en revers ce qui signifierai que la situation militaire de difficile était devenue catastrophique et bien entendu personne ne souhaite en arriver là.

-629ème Régiment de Pionniers (629ème RP)

-29ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (29ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte

-123ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (123ème RALT)

-Unités du génie et de soutien

-25ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (25ème GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-14ème Division d’Infanterie (14ème DI) :

-19ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (19ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte

-16ème Division d’Infanterie (16ème DI)

-26ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (26ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte

-30ème Division d’Infanterie Alpine (30ème DIAlp)

-30ème Corps d’Armée (30ème CA)

Pour ce corps d’armée la problématique est différente puisque la menace pourrait venir de la Corse occupée voir de la Ligurie. Certes la 2ème Escadre est puissante mais on peut imaginer Rome tenter le tout pour le tout pour débarquer en Provence. Si la 17ème DI en cours de reconstitution après avoir été détruite lors de MERKUR garde la frontière franco-italienne, la 29ème DIAlp doit veiller également sur les côtes en liaison avec la marine.

-630ème Régiment de Pionniers (630ème RP)

-30ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (30ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-124ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (124ème RALT)

-46ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (46ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte

-17ème Division d’Infanterie (17ème DI) : Cette division saignée à blanc en Corse lors de l’opération MERKUR est en cours de reconstitution en mélant unités d’origines et nouveaux régiments. C’est ainsi que la division dispose comme unités d’infanterie de la 27ème DBCA, du 173ème RIA, du 135ème RI, d’un régiment d’artillerie le 84ème RAD, de la 617ème BDAC, du 617ème Bataillon de défense antiaérienne et du 95ème bataillon du génie.

-34ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (34ème GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte

-29ème Division d’Infanterie Alpine (29ème DIAlp) :

Le Conflit (87) Europe Occidentale (53)

La Marche à la Seine

Les allemands reprennent leur avancée le 4 septembre 1949 mais privilégient l’avance à l’ouest de Paris. De plus les unités du Heeresgruppe C bien qu’engagées plus tardivement que celles du Heeresgruppe A et B ont souffert. Elles doivent récupérer du matériel, intégrer des blessés de retour de convalescence et de nouvelles recrues.

Côté français, les différents corps d’armée en ligne se replient étape par étape. Pour couvrir ce repli et éviter que par exemple la retraite se transforme en déroute, le général Villeneuve fait monter en ligne le 34ème Corps d’Armée qui déployé dans le Morvan au nord de Dijon doit servir de socle pour les autres unités. Il va bénéficier du soutien direct de deux bataillons de chars de corps d’armée, les 73ème et 74ème BCC, d’unités d’artillerie issues de la Réserve Générale (188ème RALT et ses quatre groupes de 155 GPF-T, 190ème RALT et ses quatre groupes de 220C16 et 351ème RALP avec ses trois groupes de 105L modèle 1936S) et du soutien indirect du 603ème GIA.

Celui-ci est largué à dix kilomètres nord de Dijon le 8 septembre 1949 pour couvrir le repli des dernières unités de la 8ème Armée durement accrochées par les allemands.

L’arrivée de ces paras surprend les allemands et les désarçonne. Agressifs et accrocheurs, motivés, enthousiastes jusqu’à la témérité, les fantassins de l’air font définitivement taire ceux qui doutaient de l’utilité d’une telle unité.

Certes il y à eu l’engagement du 602ème GIA dans l’opération BAYARD mais c’était contre les italiens donc on estimait assez injustement que cela ne valait pas grand chose (d’autant que durant MERKUR les paras transalpins ont montré qu’ils avaient le niveau des meilleures unités aéroportées). Ce raid augmente aussi le moral de troupes françaises passablement démotivées par une retraite qui ne semble jamais devoir se terminer.

Avant d’intégrer la 25ème DP, le 603ème GIA (futur 1er régiment de chasseurs-parachutistes) va donc s’illustrer en bousculant unités de reconnaissance et d’infanterie allemande. Il va subir des pertes sensibles mais sa mission terminée va parvenir à rallier un territoire sous contrôle allié pour apprendre son transfert à l’armée de terre qui ne fait pas que des heureux.

Certains vont même envisager une protestation officielle mais très vite ce mouvement d’humeur cesse car on pourrait penser à une mutinerie et on sait ce qui arrive aux mutins en temps de guerre.

L’armée de terre fera cependant les choses bien en ménageant les susceptibilités, en évitant une intégration trop brutale. Avec le temps les fantassins de l’air vont être amalgamés avec les premiers parachutistes de l’armée de terre pour donner naissance à des unités d’élite, l’amalgame se faisant comme souvent au combat.

Rappelons que le 34ème Corps d’Armée est composée des unités suivantes :

-634ème Régiment de Pionniers (634ème RP) qui dès sa mise en ligne multiplie les travaux de fortification pour améliorer la zone de déploiement.

-34ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (34ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Ce groupement motomécanique va former le Groupement Metallier (du nom du commandant du 34ème GRCA) avec les deux BCC de QG (73ème 74ème BCC) pour former une sorte de «poing blindé» pour contrer par exemple une percée allemande.

-147ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (147ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1945S. Ces pièces sont déployées pour pouvoir couvrir Dijon qui semble avoir été d’emblée sacrifiée au grand dam de ces habitants.

Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Groupe Aérien d’Observation 534 (GAO-534) : Huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-53ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (53ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte AMD-178B.

-66ème Division d’Infanterie (66ème DI)

-52ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (52ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte AMD-178B.

-67ème Division d’Infanterie (67ème DI)

Ce 34ème Corps d’Armée est en ligne le 12 septembre 1949. Le lendemain il entre en contact avec le 603ème GIA qui est placé sous le commandement du 34ème CA comme corps franc, les fantassins de l’air servant de pompier pour récupérer des soldats isolés ou pour calmer la témérité de certaines unités allemandes. Néanmoins dès le 17 pour préserver une ressource précieuse, le 603ème GIA est renvoyé à l’arrière. A l’époque ils ne savent pas qu’ils vont bientôt rejoindre l’armée de terre.

L’ultime Corps d’Armée de la Réserve Stratégique à monter en ligne va combattre avec ardeur et agressivité au point que certains prisonniers de guerre allemand confieront leur écœurement à croire que les alliés possédaient encore des dizaines, des centaines d’unités en réserve.

C’est dire si les soldats français ne ménageaient ni leur sang ni leur sueur pour repousser le Hun comme les appellent les britanniques.

Les pertes ne sont pas très importantes mais ne sont pas négligeables non plus. Il peut mener à bien sa mission à savoir servir de socle pour permettre le repli en bon ordre des autres corps d’armée de la 8ème Armée (sous laquelle est placé le 34ème CA), de la 3ème, de la 4ème et de la 6ème Armée.

A partir du 18 septembre 1949 les combats baissent clairement d’intensité. Les alliés parce que leur repli est quasiment terminé et les allemands parce qu’ils préparent une nouvelle offensive majeure censée être décisive à savoir l’opération HUBERTUS.

Dijon tombe le 24 septembre 1949 après quelques combats retardateurs menés par les unités de la 6ème Armée et Besançon le 25 septembre, les unités de la 8ème Armée notamment le 27ème CA se contentant de gagner du temps avant de se replier pour empêcher les allemands de déboucher au sud de la cité fortifiée par Vauban.

Le Conflit (83) Europe Occidentale (49)

Combats à l’ouest (3) : Et la ligne Maginot céda : l’opération TIGER

Percer, déborder, envelopper

Plus haut j’ai parlé sommairement de l’opération TIGER dans le cadre de la manœuvre générale. Il est temps de rentrer plus dans les détails de cette opération que les allemands auraient bien aimé ne pas avoir à mener.

L’opération TIGER est lancée le 22 juin 1949. Comme pour l’opération FALL GELB, les allemands lancent à l’aube (04.45) des attaques aériennes massives. Menées par le XVI.Fliegerkorps dont c’est le baptême du feu elle obtient les mêmes résultats que celle menée le 10 mai 1949 à savoir des résultats très décevants.

Non seulement les unités aériennes alliées sont loin d’avoir été rayées du ciel mais certains lancent des attaques sur les aérodromes allemands, surprenant au sol des bombardiers parés au décollage provoquant un véritable massacre. Hélas cela se fait au prix des pertes extraordinairement lourdes, certaines unités de l’Armée de l’Air étant rayées de la carte (NdA voir plus haut).

Sur les coups de 07.00 du matin, le Heeresgruppe C lance le volet terrestre de l’opération TIGER. Elle commence par une préparation d’artillerie.

Toutes les unités d’artillerie du Groupe d’Armées C plus des unités d’artillerie issues de la Réserve d’Artillerie (Heeres-Artillerie dans la langue de Goethe) vont ouvrir le feu sur la Muraille de France, des canons d’un calibre allant de 150 à 406mm en passant par des lance-roquettes multiples.

Les «fantassins du béton» connaissent ce que leurs ainés ont connu à Douaumont, à Vaux, un déluge de feu avec l’impact de lourds obus sur le béton et les ouvrages métalliques, le bruit, la fumée, la sensation d’être coupés du monde.

Les allemands ont choisit ensuite d’attaquer avec des groupes d’assaut, des Stosstruppen en référence aux unités d’élité de l’armée allemande du premier conflit mondial (qui vidèrent l’armée impériale de sa substance, accélérant son déclin mais c’est un autre sujet).

Ces unités sont créées ex-nihilo au sein des unités avec les meilleurs éléments et/ou les plus motivés/préparés/entrainés.

Elles sont entrainées par des vétérans des troupes d’assaut du premier conflit mondial qui leur enseigne des tactiques d’assaut imprégnées également d’essais menés contre les ouvrages tchécoslovaques qui ressemblaient beaucoup aux ouvrages du type Maginot (sans pour autant être de simples copies).

Ces groupes d’assaut reçoivent des armes automatiques (pistolets mitrailleurs, fusils mitrailleurs, mitrailleuses légères) et des grenades supplémentaires, des charges creuses, des lance-flammes et des armes blanches.

Ils sont appuyés par des Sturmgeschütz III qui doivent réaliser des tirs directs contre les ouvrages au risque néanmoins d’être chaudement accueillis par les canons antichars de 37 et de 47mm des ouvrages et des intervalles. Un certain nombre de Stug III seront d’ailleurs détruits, entrainant l’apparition de nouveaux obstacles rendant le terrain encore plus hostile pour les allemands.

En face les français vont engager l’artillerie des Corps d’Armée des 3ème, 4ème et 6ème Armée (même si les unités en question avaient tendance à ménager leurs pièces en attendant d’appuyer les unités de combat des CA au moment où ces derniers allaient entrer au contact des unités du Heeresgruppe C), l’artillerie des ouvrages et surtout l’artillerie des Régiments d’Artillerie de Position (RAP) (mais aussi les Régiments d’Artillerie Mobile de Forteresse [RAMF] et les Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée [RARF]), des pièces souvent anciennes mais qui peuvent encore faire mal.

Face aux Stosstrupen, les français vont d’abord fait le dos rond en utilisant mitrailleuses, fusils mitrailleurs et mortiers pour repousser les assauts avant de montrer que l’audace n’était pas une qualité militaire spécifique à l’Allemagne.

Les corps francs des RIF et des régiments de ligne vont ainsi mener des raids en profiter des hésitations et des atermoiements de certaines unités allemandes, histoire de faire baisser la pression et rendre les allemands encore plus prudents.

Très vite néanmoins la puissance de l’assaut allemande va rendre ces corps francs moins à l’aise et après de lourdes pertes le haut commandement français réduira drastiquement les sorties et les opérations coups de poing. Cela changera naturellement au moment du repli du GA n°2 laissant les ouvrages seuls sans troupes d’intervalles, leur donnant donc une précieuse mais précaire autonomie.

Comme souvent les allemands ont choisit un plan en tenaille : on perce, on encercle et on nettoie la poche. Un système efficace mais qui prend du temps et qui entraine de sérieuses dépenses en carburant et munitions (sans oublier les pertes bien entendu).

Le plan TIGER prévoit une pince nord passant par le Secteur Fortifié de la Sarre et une pince sud par le Secteur Fortifié d’Altkirch qui doivent se retrouver le plus loin possible à l’ouest pour encercler le maximum de troupes alliées.

Ensuite les allemands espèrent foncer vers le sud, franchir La Seine et pourquoi pas prendre à revers un GA n°1 mis sous pression par les Heeresgruppen A et B. Toujours cette obsession de la Entscheidungsschlacht (Bataille décisive) tellement peu adaptée à une guerre moderne et industrielle comme l’ont montré des penseurs soviétiques comme Svietchine ou Triantafilos.

L’opération TIGER est donc lancée le 22 juin 1949. Tous les secteurs de la Ligne Maginot sont concernés mais naturellement les deux secteurs concernés par les Schwerpunkt sont davantage assaillis, les autres SF étant maintenus sous pression par l’artillerie, l’aviation et quelques coups de main pour maintenir le doute au sein du haut-commandement (et éviter les transferts d’unités d’un secteur à l’autre). Comme souvent ce genre de diversions fait rapidement pschitt.

Le Secteur Défensif de la Sarre est un «secteur faible» de la Ligne Maginot pour la simple et bonne raison que jusqu’en 1935 le statut de la Sarre était incertain : indépendance ? annexion par la France ? Annexion par l’Allemagne ? Comme nous le savons le plébiscite de 1935 organise le retour de la province à l’Allemagne nazie.

Cette évolution géopolitique est une catastrophe pour la France qui voit s’ouvrir une nouvelle voie d’invasion, voie défendue par des…..inondations.

En 1935 l’ère des grands ouvrages est révolue et même si le CEZF effectua quelques travaux on ne peut pas dire que le SD de la Sarre soit capable de stopper une attaque allemande décidée. On trouve quelques rares ouvrages CORF et surtout des ouvrages type MOM (Main d’Oeuvre Militaire) et STG (Service Technique du Génie).

Ce Secteur Fortifié est tenu par plusieurs régiments, un régiment d’infanterie de forteresse (133ème RIF), trois régiments de mitrailleurs d’infanterie de forteresse (69ème 82ème 174ème RMIF) , deux régiments de mitrailleurs d’infanterie coloniale (41ème 51ème RMIC), deux régiments d’artillerie (166ème RAP et 49ème RAMRF) et un bataillon du génie (208ème BGF).

A cela s’ajoute le 24ème Corps d’Armée (24ème CA) qui comprend un régiment de pionniers (624ème RP), un groupement de reconnaissance de corps d’armée (24ème GRCA), un régiment d’artillerie lourde à tracteurs (103ème RALT), un groupe aérien d’observation (GAO-524), le 14ème GRDI, la 26ème DI, le 37ème GRDI et la 42ème DI.

A cela peut s’ajouter des moyens de la 3ème Armée ou de la Réserve Générale. Le 24ème CA va ainsi bénéficier du soutien du 403ème Régiment de Pionniers et de deux bataillons de chars de combat, les 13ème et 36ème BCC équipés respectivement de 45 Hotchkiss H-39 et de 45 AMX-44.

Très vite d’autres moyens vont être déployés à savoir le 184ème RALT (trois groupes de 194GPF sur affûts chenillés Rimailho), le 371ème RALVF ( 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915 en deux batteries de quatre pièces, 2ème groupe disposant de huit canons de 340mm en deux batteries de quatre pièces et un 3ème groupe avec huit canons de 320mm répartis en deux batteries de quatre pièces) et le 403ème RAAC (Régiment Antichar avec des canons de 47 et de 75mm).

Face au 24ème Corps d’Armée (24ème CA), les allemands alignent la 1.Armee qui comprend trois corps d’armée (23.AK 2.AK et 3.AK) mais cela ne veut pas dire que trois corps d’armée vont attaquer un corps d’armée français puisque les deux corps d’armée doivent également surveiller les autres CA de la 3ème Armée.

C’est essentiellement le 3.AK qui va donner l’assaut au SF de la Sarre, un corps d’armée composée de deux divisions, la 7ème division S.S et la 70.InfanterieDivision sans oublier un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique et un bataillon de reconnaissance de corps d’armée.

Plus au sud le Secteur Fortifié d’Altkirch est défendu par deux régiments d’infanterie de forteresse (171ème et 173ème RIF), deux groupes d’artillerie (III et IV./159ème RAP) disposant de canons de 75mm, de 155mm ainsi que de canons antichars de 47mm et le 208ème Bataillon du Génie de Forteresse (208ème BGF).

A cela s’ajoute les unités de campagne déployées dans le secteur fortifié, unités regroupées sous l’autorité du 28ème Corps d’Armée (28ème CA) avec le 628ème Régiment de Pionniers, le 28ème GRCA, le 120ème RALT, le 32ème GRDI, la 43ème DI, le 20ème GRDI et la 27ème DIAlp.

Le 28ème CA bénéficie également de moyens issus de la 6ème Armée (406ème régiment de pionniers, 6ème et 40ème BCC équipés respectivement de Renault R-40 et d’AMX-44). Si le 195ème RAL (quatre groupes de 220C16) est placé sous le commandement du 28ème CA, le 372ème RALVF et le 404ème RAAC dépendent de la 6ème Armée et non d’un corps d’armée stricto sensu.

En face les allemands vont mobiliser les 8. et 10.AK de la 9ème Armée (9.Armee) soit six divisions d’infanterie (71. 73. 75. 72. 74. et 76.InfanterieDivision) plus des moyens d’appui en attendant l’engagement possible/potentiel/probable du 4.Panzerkorps.

Curieusement les allemands semblent attendre davantage de la flèche sud que de la flèche nord mais c’est toujours difficile de faire ce genre de suppositions.

La première attaque lancée le 22 juin 1949. Les combats sont tout de suite très violents malgré la débauche de moyens. Les allemands persuadés que leurs tactiques vont l’emporter sont très vite déçus.

Si certains ouvrages sont neutralisés, d’autres résistent même une fois encerclés par les allemands qui parfois se concentent de couper l’ouvrage des autres pour le laisser «mourir». D’autres ouvrages sont brièvement repris dans une sorte du jeu du chat et de la souris.

Très vite néanmoins ces deux secteurs plient sous le poids de l’attaque allemande. En dépit de l’appui de l’aviation et de l’artillerie, les troupes françaises doivent se replier en laissant le champ libre aux allemands qui peuvent se tailler deux solides têtes de pont.

Il faudra néanmoins pour cela quatre autres assauts menés les 25 juin, 28 juin, 30 juin et 1er juillet 1949. Le 6 juillet 1949 les deux têtes de pont sont considérées comme impossibles à réduire.

Les 24ème et 28ème CA après neuf jours de violents de combat sont considérés comme en très mauvaise posture. Certes les unités sont encore en ligne mais elles ne peuvent que défendre et seraient bien incapables de passer à l’attaque pour rejeter les allemands sur leur base de départ.

De leur côté les allemands ont subit des pertes sensibles ce qui impose la relève de la 7ème division S.S par la 273.InfanterieDivision et de la 71.InfanterieDivision par la 277.InfanterieDivision, les divisions relevées étant mises au repos en Allemagne pour repos et reconstitution.

Dans les autres secteurs les combats sont moins violents pour la simple et bonne raison que les allemands ne voulaient que fixer les troupes de ligne et les troupes de forteresse pour empêcher que des éléments ne passent sur les secteurs attaqués.

Cette tactique manque de peu de se retourner contre les allemands car le 8 juillet 1949 les français engagent le 27ème Corps d’Armée (27ème CA) dans une vigoureuse contre-attaque dans l’espoir de reconquérir la région d’Altkirch.

Ce corps d’armée on s’en souvient avait été conservé pour éventuellement donner la main à la Confédération Helvétique en cas d’agression allemande.

Comme cette dernière hypothèse à beaucoup perdu de sa superbe, le haut-commandement allié décidé d’engager de corps d’armée dans une contre-attaque.

Es-ce le début de la fin pour l’opération TIGER ? Hélas non car après trois jours de violents combats entre le 10.ArmeeKorps (10.AK) et le 27ème CA (composé essentiellement de la 7ème DI et de la 28ème DIAlp), ce dernier doit se replier mais ce repli n’est pas contesté par les allemands (11 juillet 1949).

En dépit du fait que les deux têtes de pont soit solidement arrimées, les allemands peinent à avancer car harcelés à l’est et à l’ouest.

Les alliés fatiguent peu à peu et de toute façon sur le front nord le repli sur La Somme risque de provoquer un possible envellopement du GA n°2.

Décision est prise à la fin du mois de juillet de se replier vers l’ouest et de laisser les équipages d’ouvrage seuls face aux allemands avec la consigne de tenir le plus longtemps possible avant d’évacuer ou de se rendre.

A la mi-août la majorité des ouvrages est neutralisée, certains sont totalement détruits d’autres vont pouvoir être récupérés par les allemands pour une réutilisation ultérieure comme abri antiaérien, poste de commandement et au moment de la défense du Vaterland comme blockhaus avec des armes allemandes ou françaises quand les munitions étaient disponibles.

Certains ouvrages ne sont neutralisés qu’à la fin du mois d’août et les derniers ouvrages ne vont se rendre qu’au début du mois de septembre !

Les hommes de ces derniers, digne des preux du commandant Raynal (commandant du fort de Vaux pendant la Bataille de Verdun) recevront les honneurs militaires et pourront gagner les camps de prisonniers allemands en défilant tout en conservant leurs armes. Rare exemple de respect quasiment chevaleresque dans un conflit où hélas les crimes de guerre ont été nombreux.

Comme par le passé, les replis sont assurés par les groupements de transport du train et quelques trains (malgré le fait que les gares étaient naturellement visées par les bombardiers allemands) couverts par les unités motomécaniques (GRCA, GRDI, DLM et DCui) souvent organisées en groupements occasionnels pour une mission particulière.