Le Conflit (57) Europe Occidentale (23)

A l’ouest rien de nouveau ou presque

En guise d’avant-propos

Les deux ennemis vont-ils se sauter dessus immédiatement ? Non une «drôle de guerre» se trame sur le front occidental. En attendant la prochaine offensive majeure qu’elle vienne de l’est ou de l’ouest, des combats ont lieu sur terre mais aussi dans les airs.

Dans les airs les aviations des deux camps vont mener des bombardements pour fragiliser le dispositif ennemi en s’attaquant à son industrie, à ses infrastructures et bientôt à ses villes en espérant pousser les populations à demander la paix avec le succès qu’on connait.

Ces bombardements vont se heurter à la riposte de l’ennemi, riposte passant par la chasse et par la DCA. Les bombardements de jour se doublent très vite de bombardements de nuit imposant de nouvelles techniques et de nouvelles tactiques.

Certes la France possédait des unités de chasse de nuit mais en réalité tout restait à faire notamment la mise en place de radars, de systèmes de communication, la mise en place de tactiques adaptées…… .

Au sol français et allemands se regardent si l’ont peut dire en chien de faïence depuis leurs lignes fortifiées respectives, le Westwall ou Ligne Siegfried côté allemand, la Muraille de France ou Ligne Maginot côté français.

Entre les deux un gigantesque no-man’s land, une zone où les populations civiles ont été évacuées, zone où vont opérer agent de renseignement et surtout des petites unités connues en France sous le nom de Groupes puis de Corps Francs.

Ce sont les prémices d’une glorieuse histoire qui allait aboutir ultérieurement à la création d’unités aussi célèbres que le Corps Franc du Nord (CFN), le Corps Franc des Balkans (CFB), le Corps Franc d’Afrique (CFA) ou encore en Asie le Groupement Mixte Commando (GMC). N’oublions pas bien entendu le Bataillon de Choc.

Des combats sporadiques ont lieu avec parfois des duels d’artillerie mais il s’agit davantage de maintenir la pression que d’aboutir à l’offensive avec un grand O.

De toute façon les deux camps sont très occupés en Scandinavie et l’hiver arrive rapidement, annulant toute possibilité d’une offensive majeure à l’ouest.

Comme jadis les armées vont prendre leurs quartiers d’hiver (heureusement l’hiver 1948/49 va être bien moins rigoureux que l’hiver 1939/40) et attendre le printemps pour s’expliquer.

Et le ciel s’embrasa : combats aériens à l’ouest

Dès la déclaration de guerre les opérations aériennes commencèrent d’abord des missions de reconnaissance puis très vite des opérations plus offensives, des attaques limitées visant côté allemand à perturber la mobilisation générale et côté allié à empêcher les allemands d’attaquer trop rapidement.

Cette attitude offensive des aviations alliées tranchait avec l’attitude prudente pour ne pas dire pusillanime observée durant la guerre de Pologne neuf ans plus tard. Il faut dire qu’en neuf ans beaucoup de choses ont changé.

Ce basculement vers une attitude plus agressive s’explique aussi par le fait qu’en bombardement l’Allemagne les alliées espéraient freiner l’envoi de troupes et de matériel en Norvège et ainsi peu à peu paralyser la machine de guerre allemande.

Les opérations de reconnaissance tentaient de repérer les mouvements de troupes, l’appareillage et le retour des navires dans les ports et les bases navales de mer du Nord mais aussi servaient à alimenter les SR en clichés qui étaient ensuite analysés et interprétés.

Ces bimoteurs de reconnaissance qu’il s’agisse des MB-176 ou des MB-178 devaient jouer au chat et à la souris avec la chasse et la Flak.

Les bombardiers alliés menaient également des frappes sur les ports et les usines en dépit des craintes de voir les allemands en représaille viser les installations sidérurgiques et metallurgiques de Lorraine.

Quand à la chasse, elle aurait pu se contenter de combattre au dessus du territoire national pour le sanctuariser mais très vite des consignes sont données pour qu’autant que faire se peu les chasseurs français qu’ils soient mono ou bimoteurs aillent jouer à l’extérieur.

Dès le 5 septembre 1948 les premiers bombardiers français et anglais se lancèrent dans leurs premières opérations offensives contre l’Allemagne, visant les ports d’où partaient les navires de guerre et les navires de charge qui alimentaient les unités de l’opération WESERÛBUNG.

Le temps étant souvent mauvais, les équipages assez inexpérimentés le résultat fût pour le moins médiocre jamais les ports allemands ne furent empêchés d’envoyer des moyens en direction du Danemark et de la Norvège.

Sur le plan tactique, les bombardiers français devaient opérer à moyenne ou haute altitude mais le temps souvent mauvais au dessus de l’Allemagne et de la Norvège obligeait souvent les équipages à descendre à basse altitude devenant vulnérables à la Flak et à la chasse, double combo en quelques sorte.

La question de l’escorte fût longtemps une question irrésolue. Si la France avait été brièvement influencée par les écrits de Giulio Douhet (débouchant sur le catastrophique concept BCR Bombardement Combat Reconnaissance donnant naissance à des avions bons à rien et mauvais en tout comme le Potez 542 ou le Bloch MB-131) elle s’en était rapidement détourné mais sans pour autant choisir un concept clair d’escorte.

Plusieurs écoles tentèrent d’imposer leurs vues durant la Pax Armada : aucune escorte, escorte rapprochée, bombardiers utilisés comme appâts, emploi de monomoteurs et de bimoteurs…… .

Face aux premières pertes, l’Armée de l’Air tentera de trouver la meilleure solution mais encore une fois il y eu de nombreuses hésitations. Rien ne sera tranché avant la fin de la Campagne de France (1949).

Les pertes furent lourdes parmi les appareils et les équipages mais l’expérience acquise était naturellement irremplaçable.

Entre septembre 1948 et mai 1949 la 15ème Escadre de Bombardement Lourd (15ème EBL) à perdu douze de ses quatre-vingt un Consolidated modèle 32F Géant (plus connu sous le nom de Consolidated B-24 Giant) au dessus de l’Allemagne et de la Norvège.

Huit quadrimoteurs ont été perdus au dessus de l’Allemagne, quatre sous les coups de la chasse, deux sous les coups de la DCA et deux de manière accidentelle.

Un premier appareil est abattu par un Me-109 dès le 6 septembre 1948 au dessus d’Hambourg suivit d’un second appareil abattu par un Fw-190 le 9 septembre 1948 au dessus de Francfort.

Un troisième quadrimoteur est abattu par la chasse allemande le 11 octobre 1948 lors d’un raid contre le port de Brême. Le quatrième appareil abattu par la chasse l’est le 5 novembre 1948 alors qu’il venait de bombarder une usine près de Cologne.

Deux Géant sont abattus par la Flak, le premier le 4 janvier 1949 au dessus de Augsbourg et le second le 14 avril 1949 au dessus de Kiel.

Deux appareils de la 15ème EBL sont perdus de manière accidentelle, le premier endommagé (chasse ou Flak on l’ignore) s’écrase près de Verdun (six morts et cinq survivants) le 4 mars 1949 alors que le second victime d’un problème de moteur s’écrase à son retour à Evreux le 8 avril 1949.

Les quatre autres Géant sont perdus au dessus de la Norvège (un par la chasse, deux par la DCA et un par accident lié au mauvais temps).

Des bombardiers moyens sont également engagés contre l’Allemagne, des bombardiers destinés à cette mission et non à appuyer le corps de bataille. La 31ème Escadre de Bombardement Moyen (31ème EBM) perd douze appareils avec une répartition équilibrée : quatre par accident, quatre par la chasse et quatre par la Flak.

Un appareil est abattu par la DCA allemande au dessus de la Norvège le 9 septembre 1948, un appareil abattu alors qu’il bombardait Oslo. Les trois autres sont perdus au dessus de l’Allemagne à savoir le 8 octobre 1948 au dessus de Stuttgart, le 21 octobre 1948 au dessus d’Augsbourg et le 5 février 1949 au dessus de Brême.

Quatre Lioré et Olivier Léo 451 de la «31» sont abattus par la chasse allemande, un bimoteur au dessus de Bergen le 17 septembre 1948 les trois autres au dessus de l’Allemagne le 5 décembre 1948 au dessus de Munich, le 21 janvier 1949 au dessus d’Augsbourg et le 4 mars 1949 au dessus de Cologne.

Quatre autres appareils sont perdus de manière accidentelle. Le premier est perdu le 10 septembre 1948 au dessus de la Norvège. Forcé à voler à très basse altitude, il heurte les flots et se désintègre ne laissant aucune chance à son équipage.

Un appareil s’écrase en Allemagne dans la région de Nuremberg le 4 novembre 1948, l’appareil endommagé par la DCA s’écrase en tentant de rallier la France pour échapper à une longue et douloureuse captivité. Sur les quatre membres d’équipage deux sont tués et deux blessés sont faits prisonniers.

Les deux derniers Léo 451 perdus par accident le sont en France, le premier le 14 mars 1949 au décollage de sa base de Coulommiers-Voisin en région parisien suite à un problème moteur (un mort et trois blessés) et le second à l’atterrissage le 8 mai 1949 suite à une mission de bombardement au dessus de Cologne.

La 38ème Escadre de Bombardement Moyen (38ème EBM) à perdu huit appareils tous au dessus de l’Allemagne. Deux appareils sont abattus par la chasse allemande, le premier le 14 septembre 1948 au dessus d’Hanovre et le second le 30 janvier 1949 au dessus de Francfort, à chaque fois l’équipage est tué.

Pas moins de cinq Lioré et Olivier Léo 451 sont abattus par la DCA allemande, la Flak. Le premier est abattu le 8 septembre 1948 au dessus de la Frise Orientale, le second le 12 octobre 1948 au dessus de Stuttgart, le troisième le 24 novembre 1948 au dessus de Padeborn, le quatrième le 4 janvier 1949 au dessus de Hambourg et le cinquième le 9….mai 1949 au dessus de Duisbourg.

Un huitième appareil de l’escadre est considéré comme ayant été perdu par un accident, un Léo 451 endommagé par la chasse lors d’un raid au dessus de Cologne et qui s’écrasa à l’atterrissage tuant trois des quatre membres d’équipage, seul le pilote survivant au crash.

-La 47ème Escadre de Bombardement Médian (47ème EBM) qui volait sur Amiot 356 et 357 à perdu quatre Amiot 356 trois victimes de la chasse et un victime de la DCA. Les trois appareils victimes de la chasse sont perdus le 17 septembre 1948 au dessus de Francfort, le 4 décembre 1948 au dessus de Munich et le 7 mars 1949 au dessus de Nuremberg alors qu’il venait symboliquement de bombarder le lieu où se tenaient les grandes messes du parti nazi. Le 4 février 1949 un Amiot 356 attaquant un pont près de Cologne est abattu par la Flak et s’écrase dans le Rhin.

Le GB I/49 était un groupe indépendant disposant de vingt-sept Lioré et Olivier Léo 457, des bombardiers pressurisés attaquant à haute altitude. Ces appareils sont censés frapper en dehors de la chasse et de la DCA.

Les résultats vont être initialement décevants et il faudra du temps pour que cet investissement soit considéré comme rentable. Aucun appareil n’à été perdu avant le 10 mai 1949.

Si les différentes escadres de bombardement ont été engagées pleinement au dessus de l’Allemagne, les unités de bombardement des GRAVIA ont été engagés dans ces opérations non sans que l’armée de terre ne s’inquiète de perdre une partie de ses appuis au moment de l’offensive terrestre.

Certains un poil parano y ont même vu une vengeance mesquine des aviateurs frustrés de ne pas contrôler tout ce qui volait !

Naturellement les premiers GRAVIA engagés sont ceux du Groupe d’Armées n°2, ceux du GA n°1 étant préservés pour la future offensive dans les plaines belges.

Les pertes des GRAVIA furent au grand soulagement des terriens limités, les appareils souvent des bimoteurs légers n’étant engagés qu’à faible distance de la frontière allemande.

Le Groupement d’Aviation de la 3ème Armée engage ses deux groupes de bombardement moyen, les GB II/34 et GB III/34 volant sur Amiot 351 soit cinquante-quatre rutilants bombardiers moyens rapides qui visent essentiellement les villes de Rhénanie.

Au 10 mai sur les cinquante-quatre appareils disponibles au 5 septembre 1948 il restait quarante-huit appareils, six bimoteurs ayant été perdus répartis à égalité entre les deux groupes, le 1er groupe ayant perdu un appareil sous les coups de la DCA le 17 octobre 1948, un autre abattu par la chasse le 21 janvier 1949 et un autre s’écrasant lors d’un vol d’entrainement le 7 février 1949.

Le 2ème groupe à lui perdu ses trois appareils au combat, un premier appareil abattu le 30 novembre 1948 par la chasse au dessus du Rhin, le second victime de la DCA le 4 janvier 1949 au dessus de la Sarre et le troisième abattu par un chasseur allemand au dessus de la Forêt Noire le 14 avril 1949.

A noter qu’il existait des appareils de réserve stockés en France mais avant l’attaque allemande peut de GB ont reçu de nouveaux appareils.

Le Groupement d’Aviation de la 4ème Armée mobilise son escadre de bombardement moyen, la 21ème EBM qui dispose de 27 Amiot 354 et 54 Amiot 356. Cette escadre perd deux Amiot 354 abattus par la chasse (7 octobre 1948 et 21 décembre 1948), un Amiot 354 victime d’un accident lors d’un vol d’entrainement le 4 février 1949 et deux Amiot 356 perdus sous les coups de la Flak au dessus de Mannheim les 2 et 7 février 1949 respectivement. L’escadre ne dispose plus que de soixante-seize appareils au 10 mai 1949.

Le Groupement d’Aviation de la 6ème Armée engage ses deux Groupes de Bombardement Median, les GB I/11 et II/11 volant sur Lioré et Olivier Léo 458. Sur les cinquante-quatre appareils disponibles le 5 septembre 1948, dix sont perdus jusqu’en au 10 mai 1949.

Deux endommagés par la Flak doivent être rayés des cadres, les appareils étaient cannibalisés pour récupérer toutes les pièces afin d’abord de soutenir les appareils en service et économiser les stocks de pièces de rechange pour une guerre que l’on savait longue.

Quatre sont abattus par la chasse allemande respectivement les 17 septembre, 4 octobre, 21 octobre et 4 novembre 1948. Quatre sont victimes de la Flak au dessus du territoire allemande les 21 septembre, 7 octobre, 4 décembre et 17 janvier 1949.

Les deux groupes sont respectivement tombés début février vingt et un (GB I/11) et vingt-trois (GB II/11). Ce nombre va remonter respectivement à vingt-quatre et vingt-sept appareils soit 51 bombardiers Lioré et Olivier Léo 458 prêts à déclencher le feu de Wotan en soutien de la 6ème Armée qui rappelons le couvrait la frontière entre Colmar et Montbéliard soit les secteurs fortifiés de Colmar, de Mulhouse et d’Altkirch.

Le Groupement d’Aviation de la 8ème Armée utilise son unique groupe de bombardement médian le GB III/11 qui vole sur Lioré et Olivier Léo 458.

Sur les vingt-sept appareils disponibles le 5 septembre 1948, quatre sont perdus deux sous les coups de la DCA le 7 octobre et 30 novembre 1948 et deux sous les coups de la chasse le 14 janvier et le 21 février 1949. Ces appareils sont remplacés.

En ce qui concerne la reconnaissance tactique, les GRAVIA sont de la partie se penchant surtout sur le renseignement tactique pour alimenter les SR alliés en informations sur les troupes, les unités, l’évolution des fortifications, les exercices indiquant un axe ou un type de progression…… .

En revanche les avions de reconnaissance des Escadres de Reconnaissance s’interessaient surtout au renseignement stratégique et opératif.

Commençons d’abord par les unités de reconnaissance rattachés aux GRAVIA.

Le Groupement d’Aviation de la 3ème Armée disposait d’un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/33 qui volait sur de rutilants bimoteurs, des Bloch MB-175. Ces derniers sont au nombre de trente-six. Au 10 mai 1949 ils ne sont plus que 32, deux appareils ayant été abattus par la chasse, un troisième par la DCA et un quatrième victime d’une panne moteur au décollage.

Le Groupement d’Aviation de la 4ème Armée disposait lui aussi d’un groupe de reconnaissance tactique, le GR II/33 qui comme le GR I/33 volait sur Bloch MB-175. Ce groupe perd quatre appareils durant la «drôle de guerre», un bimoteur abattu par la chasse, deux abattus par la Flak et un quatrième victime d’un accident.

Le Groupement d’Aviation de la 6ème Armée disposait du GR III/33 qui je vous le donne en mille volait sur Bloch MB-175. Sur les trente-six appareils disponibles au 5 septembre 1948, six ont été perdus (trois victimes de la chasse, deux victimes de la DCA et un dernier victime d’un accident lors d’un vol d’entrainement).

Le Groupement d’Aviation de la 8ème Armée disposait du GR IV/33 qui disposait de trente-six Bloch MB-175. Au 10 mai 1949 le groupe ne possède plus que vingt-huit des appareils d’origine ayant du rayer deux appareils victimes d’une collision en vol lors d’un vol d’entrainement, quatre abattus par la DCA et deux victimes de la chasse. L’unité à reçu quatre appareils de remplacement.

Deux Escadres de Reconnaissance _une Tactique et une Stratégique_ vont combattre au dessus de l’Allemagne.

La 55ème Escadre de Reconnaissance Tactique (55ème ERT) stationnée dans l’ouest de la France ne tardent pas à rallier l’est du pays pour savoir ce qui se passe de l’autre côté du terrain.

Sur ces 144 appareils, douze ont été perdus entre septembre 1948 et mai 1949 trois de manière accidentelle lors de vols d’entrainement, deux dans un incendie suspect d’un hangar de maintenance (un ressortissant espagnol Juan Pedro Alcaraz reconnu coupable sera fusillé avant qu’on se rende compte qu’il n’était pas là lors de l’incendie. Il à cependant fallu attendre 1979 pour que la France reconnaissent son tort et indemnise les descendants d’Alcaraz) et sept au dessus de l’Allemagne (trois sous les coups de la DCA et quatre sous les coups de la chasse).

La 14ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (14ème ERS) disposait de soixante-douze Bloch MB-178 répartis en trois groupes de vingt-quatre.

Ces appareils initialement conçus comme bombardiers à haute altitude furent utilisés pour la reconnaissance stratégique. Ils volaient vite à très haute altitude essayant de prendre les meilleurs clichés possibles en échappant à la chasse allemande.

Quand les allemands attaquent le 10 mai 1949 l’escadre à perdu quatre appareils un de manière accidentelle lors d’un vol d’entrainement, un autre abattu par la DCA au dessus de Linz et deux victimes de la chasse au dessus de Munich et de Francfort respectivement.

En ce qui concerne la chasse, l’Armée de l’Air à adopté le principe d’une défense des zones stratégiques notamment les industries stratégiques concentrées dans le nord et dans l’est en dépit d’un effort mené depuis 1940 pour déplacer vers le sud, l’ouest et le sud-ouest des industries sensibles.

Cela passait par l’engagement d’escadres de chasse, d’escadres de chasse de nuit, d’escadrilles régionales de chasse et de batteries antiaériennes.

On comptait également quelques radars pardon quelques détecteurs électromagnétiques mais les projets imaginés par certains de lignes continues n’avaient pas dépassé le stade du projet à la fois par manque de moyens et par un scepticisme dans ce drôle d’engin.

Certains officiers pas vraiment clairvoyants parlant même de gadget voulant faire davantage confiance aux guetteurs (sic) et aux détecteurs sonores (re-sic).

Au tout début du conflit des patrouilles permanentes sont mises en place mais le système est énergivore et surtout jugé rapidement surdimensionnés les incursions allemandes étaient assez limitées. On remplace assez rapidement ce système par des décollages sur alerte pour intercepter avions de reconnaissance et bombardiers.

C’est ainsi que du 5 septembre 1948 au 10 mai 1949 122 avions allemands de tout type (chasseurs, bombardiers, avions de reconnaissance) sont abattus par la chasse et par la DCA.

En ce qui concerne les unités de chasse on voit l’engagement des unités rattachées aux groupements d’aviation (avec toujours les mêmes réserves que pour l’engagement des unités de bombardement), les escadres conservées par l’armée de l’air, l’escadrille régionale de chasse et la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT).

L’unique ERC concernée est l’Escadrille Régionale de Chasse 503 qui depuis la base aérienne 244 de Strasbourg-Entzheim couvrait la capitale alsacienne avec douze Arsenal VG-36. Très vite engagée, elle fait taire les sarcasmes sur les « pilotes du dimanche» mais au prix de pertes sensibles.

En effet ce sont pas moins de six appareils qui sont perdus et quatre pilotes tués ou gravement blessés entre septembre 1948 et mai 1949. Fort heureusement l’unité reçoit de nouveaux avions et de jeunes pilotes très vite surnommés les «Marie-Louise» en référence à la deuxième épouse de Napoléon 1er et surtout aux jeunes soldats de la campagne de 1814, inexpérimentés mais plein d’ardeur.

Le Groupement d’Aviation de la 3ème Armée disposait de deux escadres de chasse pour couvrir les unités sous sa responsabilité et accessoirement défendre le territoire national.

On trouvait tout d’abord la 5ème Escadre de Chasse (5ème EC) qui comprenait trois groupes de trente-six appareils soit 108 chasseurs en l’occurrence 81 Curtiss H-81 (plus connu sous le nom de Curtiss P-40 Warhawk) et 27 Bréguet Br700C2, un chasseur lourd bimoteur issu de la prolifique famille du Bréguet Br690.

Cette escadre va mener une bataille acharnée au dessus de la terre de France contre les bombardiers, les chasseurs et les avions de reconnaissance allemands mais aussi au dessus du territoire allemand, titillant la chasse allemande ou tentant de protéger du mieux qu’elle pouvait les bombardiers français.

Sur les 108 appareils disponibles en septembre 1948, douze ont été perdus jusqu’en mars 1948 en l’occurrence quatre Bréguet Br700C2 (deux par la chasse et deux par la DCA) et huit Curtiss H-81 (un accident au décollage, trois sous les coups de la DCA et quatre sous les coups de la chasse).

Aux côtés de la 5ème EC, on trouve la 7ème Escadre de Chasse (7ème EC) qui comprend 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes, chaque groupe disposant de quatre escadrilles trois de monomoteurs et une de bimoteurs .

Cette escadre va perdre durant la drôle de guerre huit appareils, deux Bréguet Br700C2 (abattus par la chasse) et six Dewoitine D-520 (deux abattus par la DCA et quatre par la chasse).

Ces unités ont retrouvé une partie du potentiel perdu. Quand les allemands attaquent, la 5ème escadre qui était tombée à 96 appareils est remontée à 102 appareils (déficit de deux Br700C2 et de quatre Curtiss H-81). La 7ème escadre tombée à 100 appareils est remontée à 108 en récupérant des appareils stockés sur tout le territoire.

Le Groupement d’Aviation de la 4ème Armée comprend lui aussi deux escadres de chasse soit 216 chasseurs (162 monomoteurs et 54 bimoteurs).

La 6ème Escadre de Chasse (6ème EC) dispose de 81 Dewoitine D-520 et de 27 Lockheed H-322 Eclair répartis comme dans les autres escadres en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs).

Entre le 5 septembre 1948 et le 10 mai 1949, l’escadre à perdu seize appareils mais heureusement pas autant de pilote.

Dix Dewoitine D-520 ont été perdus de manière accidentelle (deux), sous les coups de la chasse (quatre) et sous les coups d’une Flak particulièrement hargneuse (quatre). Ces appareils ont été partiellement remplacés puis six «520» sont arrivés soit un déficit de quatre appareils.

Six Lockheed H-322 Eclair ont également été perdus en raison d’accidents (deux), sous les coups de la chasse (deux) et enfin sous les coups de la DCA (deux). Ces appareils n’ont pas été remplacés réduisant donc l’efficacité des escadrilles de multimoteurs des trois groupes de chasse de l’escadre.

La 19ème Escadre de Chasse (19ème EC) comprend 81 Dewoitine D-551, 9 Lockheed H-322 Eclair et 18 Bréguet Br700C2 soit 108 appareils. Cette escadre perd douze appareils, six Dewoitine D-551 victimes d’accidents (deux), de la Flak (trois) et de la chasse (un), trois Lockheed H-322 Eclair (tous victimes de la Flak) et trois Bréguet Br700C2 (un par accident et deux par la chasse).

Cette escadre est en partie rééquipée recevant quatre D-551 pour six pertes, trois Lockheed H-322 Eclair et trois Bréguet Br700C2 soit 106 appareils en ligne.

Le Groupement d’Aviation de la 6ème Armée dispose d’une seule escadre de chasse, la 14ème Escadre de Chasse (14ème EC) qui dispose de cinquante-quatre Arsenal VG-33, de vingt-sept Arsenal VG-36 et de vingt-sept Bréguet Br700C2 soit un total de 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs).

En l’espace de huit mois l’escadre moins exposée que les autres à tout de même perdu dix appareils à savoir quatre VG-33 (deux par la chasse et deux par la Flak), deux VG-36 (deux abattus par la chasse allemande) et quatre Bréguet Br700C2 (un perdu par accident, deux perdus sous les coups de la chasse et un par la Flak). Les appareils perdus n’ont pas été remplacés avant l’attaque allemande.

Le Groupement d’Aviation de la 8ème Armée dispose d’une seule escadre de chasse en l’occurrence la 15ème Escadre de Chasse (15ème EC) qui dispose de cinquante-quatre Arsenal VG-36, vingt-sept Arsenal VG-39 et vingt-sept Bréguet Br700C2.

Cette escadre perd entre le 5 septembre 1948 et le 10 mai 1949 quatre Arsenal VG-36 (deux sous les coups de la Flak et deux sous les coups de la chasse), deux Arsenal VG-39 (un par accident et un autre lors d’un duel contre la chasse allemande) et deux Bréguet Br700C2 victimes d’une collision en plein vol soit un perte totale de huit appareils qui sont partiellement remplacés (deux Arsenal VG-36 et deux VG-39 pas de Br700C2).

En septembre 1948 l’Armée de l’Air dispose de quatre Escadres de Chasse de Nuit (ECN) pour défendre la Métropole et l’Empire. Une seule est vraiment concernée par la drôle de guerre en l’occurrence la 25ème ECN qui est basée en temps de paix à Metz-Chambières.

Disposant le 5 septembre 1948 de 81 Hanriot NC-600, l’escadre opère finalement de jour comme de nuit perdant quatre appareils deux de manière accidentelle et deux victimes de la chasse allemande. Ces appareils n’ont pas encore été remplacés le 10 mai 1949.

Aux unités de chasse vont s’ajouter des batteries antiaériennes de la DAT la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT). Pour la zone qui nous concerne on trouve des unités déployées à Strasbourg, Metz et Nancy.

La capitale alsacienne est protégée par une batterie antiaérienne lourde (huit canons de 75mm modèle 1936) et deux batteries antiaériennes légères (une disposant de douze canons de 25mm et une seconde de douze canons de 37mm). Ces pièces protègent essentiellement la base aérienne de Strasbourg-Entzheim.

La ville de Metz est protégée par une batterie lourde de 75mm et deux batteries antiaériennes légères de 37mm tout comme sa voisine la ville de Nancy.

Le Conflit (47) Europe Occidentale (13)

Réserve Générale

Dans cette partie je vais parler des régiments d’artillerie et des unités du génie qui ne sont pas affectés à des corps d’armée mais à la disposition du général Ganelon, chef d’état-major de l’armée de terre et vu par certains comme une simple «créature» du général Villeneuve.

Ces régiments forment donc une «réserve de feu» destinée soit à renforcer les unités d’artillerie de corps d’armée (Artillerie Lourde de Corps d’Armée ALCA) ou de former le poing d’une offensive majeure contre l’Allemagne ou l’Italie (voir scénario catastrophe l’Espagne).

Après la mobilisation, la Réserve Générale comprend les régiments suivants :

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (364ème RALC) disposant de deux groupes de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de canons de 155mm GPF-T.

-17ème Régiment Léger d’Artillerie (17ème RLA) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 75mm TAZ modèle 1939

-34ème Régiment Léger d’Artillerie (34ème RLA) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 75mm TAZ modèle 1939

-43ème Régiment Léger d’Artillerie (43ème RLA) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 75mm TAZ modèle 1939

-184ème régiment d’artillerie lourde tractée : il dispose de trois groupes de deux batteries de 194GPF montés sur affût chenillé Rimailho.

-185ème régiment d’artillerie lourde tractée : quatre groupes de canons de 155 GPF/GPF-T

-188ème régiment d’artillerie lourde tractée : quatre groupes de canons de 155 GPF.

-190ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 1916

-191ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 16

-Le 192ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 1916

-Le 194ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 1916

-Le 195ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 1916

-196ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 1916

-Le 197ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée : quatre groupes de 220C modèle 1916

-Le 171ème Régiment d’Artillerie Lourde à Grande Puissance : deux groupes équipés de mortiers de 280mm Schneider TR.

-Le 172ème Régiment d’Artillerie Lourde à Grande Puissance : deux groupes équipés de mortiers de 280mm Schneider TR.

-Le 173ème Régiment d’Artillerie Lourde à Grande Puissance : trois groupes à deux batteries de quatre canons de 220L modèle 1917

-Le 174ème Régiment d’Artillerie Lourde à Grande Puissance : trois groupes à deux batteries de quatre canons de 220L modèle 1917

-351ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (351ème RALP) :trois groupes équipés de canons de 105L modèle 1936S

-355ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (355ème RALP) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 105L modèle 1941T

-356ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (356ème RALP) : deux groupes de canons de 105L modèle 1941T et un groupe de 155 Grande Puissance Filloux-Touzard

-357ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (357ème RALP) : trois groupes de canons de 105L modèle 1941T

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (364ème RALP) : trois groupes de canons de 155 Grande Puissance Filloux-Touzard.

-370ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (370ème RAVLF) : entretien et aménagement des voies nécessaires.

-371ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (371ème RALVF : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915 en deux batteries de quatre pièces, 2ème groupe disposant de huit canons de 340mm modèle 1912 en deux batteries de quatre pièces et un 3ème groupe avec huit canons de 320mm répartis en deux batteries de quatre pièces.

-372ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (372ème RALVF) : 1er groupe équipé de huit obusiers de 400mm modèle 1915 répartis en deux batteries, 2ème groupe équipé de sept canons de 340mm modèle 1912 répartis en deux batteries de deux pièces et une batterie de trois pièces, 3ème groupe avec huit canons de 320mm répartis en deux batteries de quatre pièces.

-373ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (373ème RALVF) : deux groupes de trois batteries de deux canons de 240mm modèle 1944

-374ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (374ème RALVF) : deux groupes de trois batteries de deux canons de 240mm modèle 1944

-401ème Régiment Autonome Antichar (401ème RAAC) : trois groupes à quatre batteries (deux de 47mm et deux de 75mm)

-402ème Régiment Autonome Antichar (402ème RAAC) : trois groupes à quatre batteries (deux de 47mm et deux de 75mm)

-403ème Régiment Autonome Antichar (403ème RAAC) : trois groupes à quatre batteries (deux de 47mm et deux de 75mm)

-404ème Régiment Autonome Antichar (404ème RAAC) : trois groupes à quatre batteries (deux de 47mm et deux de 75mm)

-405ème Régiment Autonome Antichar (405ème RAAC) : trois groupes à quatre batteries (deux de 47mm et deux de 75mm)

-406ème Régiment Autonome Antichar (406ème RAAC) : trois groupes à quatre batteries (deux de 47mm et deux de 75mm)

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La Réserve Générale comprend également huit bataillons de chars de combat équipés de B-1ter, ultime évolution de la famille B-1.

Ces bataillons ont été créé pour offrir au commandant en chef de l’armée de terre, une réserve de puissance utilisable selon sa seule volonté pour par exemple soutenir une division d’infanterie en phase défensive, renforcer une DLM ou obtenir la percée tant recherchée durant le premier conflit mondial.

Le 70ème BCC est créé en juin 1941, le 71ème BCC en septembre 1941, le 72ème BCC en janvier 1942, le 73ème BCC en avril 1942, le 74ème BCC en juillet 1942, le 75ème BCC en octobre 1942, le 76ème BCC en janvier 1943 et le 77ème BCC en juin 1943.

Ces bataillons vont chacun disposer de 34 B1ter, répartis selon le même modèle que les BCC équipés de chars lourds. On arrive un total de 272 chars en ligne auxquels s’ajoutent 136 chars de réserve dont certains seront ultérieurement détourellés pour remplacer des B1bis utilisés sans tourelle pour le dépannage.

Les huit bataillons de quartier général étaient encore équipés de B1ter en septembre 1948 bien que leur rééquipement en ARL-44 avait été sérieusement envisagé puis repoussé ultérieurement jusqu’à ce que la guerre paralyse provisoirement tout rééquipement majeur sauf après engagement au combat.

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La Réserve Générale comprend également des unités du génie, des unités qui complètent les unités endivisionnées :

-La Brigade des chemins de fer de Versailles dispose du 5ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Versailles et le 15ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Toul.

-La Brigade des télégraphistes de Paris dispose du 8ème régiment de sapeurs-télégraphistes à Versailles, le 18ème à Nancy, le 28ème à Montpellier et le 38ème à Montargis.

On trouve également sept régiments de réserve générale, des régiments de sapeurs-mineurs, le 1er stationné à Strasbourg, le 2ème à Metz, le 3ème à Arras, le 4ème à Grenoble, le 6ème à Angers, le 7ème à Avignon et le 10ème à Besançon.

En ce qui concerne les unités de soutien outre les unités endivisionnées on trouve dans chaque région militaire (au nombre de 17) un groupement de transport du train pouvant en quatre ou cinq rotations transporter une DI à l’aide camions routiers et de camions tout-chemin. Ces groupements qui portent le numéro de leur région militaire se dédoublent à la mobilisation, les nouveaux groupes créés portant le numéro de leur corps d’origine augmenté de cent.

Cela nous donne la situation suivante :

-La 1ère région militaire correspond à la Province d’Ile de France (Paris) et met sur pied les 1er et 101ème groupements de transport du train

-La 2ème région militaire correspond à la Province de Flandre-Picardie (Lille) et met sur pied les 2ème et 102ème groupements de transport du train

-La 3ème région militaire correspond à la Province de Normandie (Rouen) et met sur pied les 3ème et 103ème groupements de transport du train

-La 4ème région militaire correspond à la Province de Bretagne (Nantes) et met sur pied les 4ème et 104ème groupements de transport du train

-La 5ème région militaire correspond à la Province du Poitou (Poitiers) et met sur pied les 5ème et 105ème groupements de transport du train

-La 6ème région militaire correspond à la Province d’Aquitaine (Bordeaux) et met sur pied les 6ème et 106ème groupements de transport du train

-La 7ème région militaire correspond à la Province d’Occitanie (Toulouse) et met sur pied les 7ème et 107ème groupements de transport du train

-La 8ème région militaire correspond à la Province du Languedoc (Montpelier) et met sur pied les 8ème et 108ème groupements de transport du train

-La 9ème région militaire correspond à la Province de Provence (Marseille) et met sur pied les 9ème et 109ème groupements de transport du train

-La 10ème région militaire correspond à la Province Alpine (Grenoble) et met sur pied les 10ème et 110ème groupements de transport du train

-La 11ème région militaire correspond à la Province du Val de Rhône (Lyon) et met sur pied les 11ème et 111ème groupements de transport du train

-La 12ème région militaire correspond à la Province de Bourgogne (Dijon) et met sur pied les 12ème et 112ème groupements de transport du train

-La 13ème région militaire correspond à la Province d’Auvergne (Clermont-Ferrand) et met sur pied les 13ème et 113ème groupements de transport du train

-La 14ème région militaire correspond à la Province du Val de Loire (Tours) et met sur pied les 14ème et 114ème groupements de transport du train

-La 15ème région militaire correspond à la Province de Champagne (Chalons en Champagne) et met sur pied les 15ème et 115ème groupements de transport du train

-La 16ème région militaire correspond à la Province d’Alsace (Strasbourg) et met sur pied les 16ème et 116ème groupements de transport du train

-La 17ème région militaire correspond à la Province de Lorraine (Metz) et met sur pied les 17ème et 117ème groupements de transport du train

Pologne et Pays Neutres (52) Suisse (2)

HISTOIRE DE LA SUISSE

Chronologie

-100 (a.C) (v.) Les helvètes occupent le plateau suisse. Peuple d’origine germanique divisé en cinq tribus il cohabite sur le territoire actuel de la Suisse avec d’autres peuples germaniques.

-58 (a.C) : les helvètes qui cherchaient à migrer vers l’ouest de la Gaule sont battus par Cesar à la Bataille de Bibracte et refoulés.

-52 (a.C) : selon Jules Cesar les helvètes auraient envoyé des troupes pour soutenir Vercingetorix.

-43 (a.C) : fondation de la colonie d’Augusta Raurica près de l’actuelle ville de Bâle

-7 (a.C) : les rhètes dernier peuple indépendant de la Suisse sont soumis par Tibère

-260 (p.C) : les alamans pillent le territoire suisse

-401 : les villes de Nyon et d’Augusta Raurica sont abandonnées par les romains et leurs habitants suite à la poussée des tribus germaniques

-443 (v) : Arrivée des burgondes qui s’installent dans une région appelée Sapaudie (future Savoie). Ils font de Genève leur capitale

-534 : le roi burgonde Sigismond est vaincu par les francs qui installent sur le territoire burgonde les Alamans vaincus

-550 : conquête de la Rhétie par les francs

-843 : suite à la division de l’empire carolingien, la Suisse intègre le royaume de Francie médiane

-855 : suite à la dislocation du Royaume de Francie médiane l’actuel territoire de la Suisse intègre le royaume de Bourgogne

-1034 : le royaume de Bourgogne intègre le Saint Empire Romain Germanique

-1291 (1er août) : Pacte d’Alliance entre les cantons d’Uri, de Schwytz et de Nidwald. Considéré comme l’acte fondateur de la Suisse un peu comme on date traditionnellement l’acte de naissance de la France au baptême de Clovis en 496. Depuis 1899 c’est la fête nationale suisse.

-1307 (8 novembre) : Serment du Grütli, un événement semblable au précédent mais considéré aujourd’hui comme semi-légendaire.

Gravure représentant la Bataille de Morgarten

-1315 (15 novembre) : Bataille de Morgarten. Des suisses mettent en déroute les troupes habsbourgeoises.

-1315 (9 décembre) : Pacte de Brunnen 1ère utilisation du mot confédéré (Eidgenossen) interdiction aux cantons de s’associer à une puissance étrangère.

-1332-1481 : Processus de formation de la Confédération

-1370 (7 octobre) : Charte des Prêtres égalité de tous devant la justice rendue par des juges locaux

-1386 (9 juillet) : Bataille de Sempach victoire des cantons suisses contre les habsbourgs

-1388 (9 avril) : Bataille de Näfels victoire des cantons suisses contre les habsbourgs

-1393 (10 juillet) : Covenant de Sempach entre les huits cantons

-1422 (30 juin) Bataille d’Arbedo les confédérés suisses sont battus par les troupes du duché de Milan ce qui stoppe pour un temps l’impérialisme helvétique

-1474 : les confédérés s’allient à Louis XI pour contrer le puissant duc de Bourgogne Charles le Temeraire. Les suisses jouent un rôlé clé dans la défaite et la mort du Téméraire devant Nancy en 1477.

-1474 (25 octobre) au 1477 (5 janvier) : Guerres de Bourgogne

-Décembre 1498-Septembre 1499 : Guerre Souabe

-1499 (22 septembre) : Le Saint Empire Romain Germanique reconnaît de facto l’indépendance des cantons suisses

-1513 : Naissance de la Confédération des Treize Cantons

-1515 : Bataille de Marignan. Près de la ville de Milan les troupes suisses subissent une cuisante défaite face aux troupes de François 1er. C’est la fin de l’impérialisme helvète et le début de la Paix perpétuelle avec la France, paix qui réserve au Roi Très Chrétien le monopole du recrutement des mercenaires suisses.

-1529 : 1ère guerre de Kappel entre les cantons protestants et les cantons catholiques qui se termine par une situation qui ne satisfait personne et ne résout aucun conflit

-1531 : 2ème guerre de Kappel victoire des cantons catholiques sur le canton protestant de Zurich

-1533 : l’évêque de Genève s’enfuit et la ville devient une république indépendante bastion de la Réforme protestante.

Jean Calvin

-1564 (25 mai) : mort à Genève du réformateur protestant Jean Calvin

-1653 : Guerre des Paysans

-1749 : conjuration Henzi

-1792 (30 avril) : la France envahit l’évêché de Bâle qui devient la république rauncienne (19 décembre) mais dès le 21 mars 1793 le territoire est annexé à la France.

Tableau représentant la prise des Tuileries. Les suisses sont repliés sur le château.

-1792 (10 août). Prise des Tuileries fin de treize siècle de monarchie. Les 800 gardes suisses qui protégeaient la famille royale sont massacrés ce qui cause une légitime émotion dans les cantons.

-1792 (20 août) : La France licencie l’ensemble des régiments suisses au service de la France

-1792 (15 septembre) : la France rompt ses relations diplomatiques avec la Suisse

-1796 : la confédération helvétique reconnaît officiellement la République française

-1798 (24 janvier) : début de la Révolution vaudoise

-1798 (mars) : invasion française dirigée par le général Brune

Drapeau de la république helvétique

-1798 (12 avril) naissance de la république helvétique. Son territoire couvre l’actuel territoire suisse moins Genève, Neuchatel, et l’ancien évêché de Bâle alors que la région des Grisons n’y est rattachée qu’en 1799.

-1799 (27 mai) Bataille de Winterhun victoire des troupes autrichiennes sur les troupes françaises

-1799 (4 au 7 juin) Première Bataille de Zurich. Victoire autrichienne sur les troupes françaises

-1799 (25-26 septembre) 2ème Bataille de Zurich remportée par Massena sur les austro-russes. Le même jour Soult remporte une bataille sur la rivière Linth.

-1802 (18 septembre) : La république helvétique capitule devant les fédéralistes (Stecklikrieg ou guerre des batons)

-1803 (19 février) : Acte de Médiation Le Consulat (en réalité Napoléon Bonaparte) attribue à la Suisse une nouvelle constitution après l’échec de la république helvétique.

-1803 (10 mars) : Fin de la république helvétique

Louis-Alexandre Berthier

-1806 : Frederic-Guillaume III, roi de Prusse cède en échange du Hanovre sa possession de Neuchâtel à Napoléon 1er qui en confie la gestion à son fidèle Berthier qui devient prince et duc de Neuchâtel même si il n’y mettra jamais les pieds.

-1813 à 1848 : période dite de la Confédération des 22 cantons

-1815 : la croix blanche sur fond rouge devient le drapeau officiel de la Suisse

-1815 (20 mai) : le Congrès de Vienne reconnaît la neutralité perpétuelle de la Suisse

-1815 (7 août) : nouveau pacte fédéral

-1847 (3 au 29 novembre) : Guerre du Sonderbund. Guerre civile suisse à caractère sécessioniste opposant le Sonderbund (une ligue de cantons catholiques conservateurs) contre les cantons défendant la confédération suisse. Des cantons restent neutres.

Le Sonderbund regroupe les cantons d’Uri, de Schwytz, d’Unterwald, de Lucerne, de Zoug, de Fribourg et du Valais). Ce pacte secret est dévoilé par la presse en juin 1846. Le 20 juillet 1847, la Diète fédérale vote la dissolution de la coalition par une majorité de douze cantons. Le Sonderbund refuse et quelques moins plus tard la guerre éclate.

-1848 (12 septembre) : nouvelle constitution

-1852 : mise en circulation du franc suisse

-1856 (2 septembre) : Affaire de Neuchâtel La Prusse menace d’intervenir alors que troubles ont lieu dans ce canton qui est suisse mais aussi placé sous la protection du roi de Prusse. Finalement une conférence à Paris aboutit le 26 mai 1857 au fait que Guillaume IV renonce à ses droits sur le canton de Neuchâtel qui devient un canton suisse à part entière.

-1860 : la Suisse envisage d’occuper comme elle en à le droit le nord de la Savoie et de créer un vingt-troisième canton. Finalement un plebiscite rattache toute la Savoie à la France de Napoléon III.

-1860 : premier recensement de la population (2 510 494 habitants)

-1863 : Création sous l’impulsion d’Henri Dunant du comité international de secours aux militaires blessés qui devient en 1875 le Comité international de la Croix Rouge.

1864 (22 août) signature par douze états (Suisse, Bade, Belgique, Danemark, France, Hesse, Italie, Pays-Bas, Portugal Prusse, Espagne, Wurtemberg) de la Première Convention de Genève qui impose une protection sur les installations sanitaires, l’immunité des infirmiers et des civils secourant les blessés. Le royaume de Suède-Norvège y adhère en décembre. Cette convention est actualisé en 1899,1906 et 1929.

-1868 : Convention de Mannheim. Le Rhin est un fleuve international du dernier pont de la ville de Bâle à l’embouchure ce qui donne à la Suisse un accès à la mer du Nord.

-1870 : durant la guerre franco-allemande l’armée suisse mobilise selon la conception de neutralité armée. Elle mobilise le 15 juillet cinq divisions et 37500 hommes pour préserver le pays du conflit.

-1875 (3 juin) : la Suisse adopte le système métrique

-1907 (20 juin) : Création de la Banque Nationale Suisse

Ulrich Wille

-1914 (31 juillet) : le Conseil Fédéral ordonne la mobilisation générale de l’armée. Le colonel Wille est nommé général de l’armée suisse. Son tropisme pro-allemand va provoquer un certain nombre de remous et de scandales.

-1918 (12 novembre) : grève générale

-1919 (28 juin) : la Suisse signe le traité de Versailles

-1920 (16 mai) : suite à une votation populaire la Suisse autorise la Société des Nations (SDN) à installer son siège à Genève.

-1932 (9 novembre) : L’armée tire sur la foule rassemblée à Genêve contre le fascisme. Il y à 13 morts et 65 blessés. Dernière fois que l’armée à été engagée en maintien de l’ordre.

Henri Guisan

-1939 (3 septembre) : début de la guerre de Pologne. La Suisse rappelle aux bélligérants sont statut de neutralité perpétuelle ce qui ne l’empêche pas de mobiliser et de nommer le colonel Guisant général de l’Armée Suisse.

-1939 (15 décembre) : fin de la guerre de Pologne. Démobilisation partielle de l’armée suisse. Le colonel Guisant quitte sa charge de général de l’Armée Suisse le 15 mars 1940.

-1941 (17 mars) : votation populaire favorable au renforcement des capacités de l’armée suisse. Ce vote favorable permet le déblocage de crédits supplémentaires et si effectivement l’armée de nos voisins helvètes en sort renforcée les lacunes ne manqueront pas.

-1948 (30 août) Alors que les tensions ne cessent de croitre en Europe augurant d’un conflit proche, le Conseil Fédéral par une déclaration solennelle réaffirme la neutralité du territoire helvétique et appelle à la préservation de la paix sur le continent.

-1948 (5 septembre) : début du second conflit mondial. La Suisse réaffirme à nouveau sa neutralité, ferme ses frontières aux ressortissants des belligérants (à l’époque l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège et le Danemark) et ordonne la mobilisation de l’armée suisse.

Le colonel Welksdorf est élu Général de l’Armée Suisse, le colonel Guisant d’abord approché décline en raison de son âge avancé (73 ans) mais son successeur plus jeune (62 ans) n’hésitera pas à le consulter

Benelux (72) Luxembourg (2)

Le Luxembourg à l’époque moderne

Un état convoité et occupé

En 1437 suite à l’extinction de la famille régnante, le Luxembourg passe aux mains des Habsbourgs mais pour peu de temps puisqu’en 1443, le puissant duc de Bourgogne, Philippe le Bon conquiert la ville de Luxembourg, l’ancien duché devient une province des Pays-Bas.

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24-Armée de l’air (47)

Commandement Territorial (C Ter)

Escadrilles Régionales de Chasse

Comme leur nom l’indique, les Escadrilles Régionales de Chasse (ERC) ont un rôle local de défense des grandes villes et des sites stratégiques comme les grands ports et les industries d’armement.

Si pendant longtemps, les ERC n’étaient équipés que d’avions dépassés, bien en peine de mener à bien des missions, ce n’est plus le cas en septembre 1948.

-Signe de son importance, ce sont pas moins de quatre ERC qui assurent la couverture aérienne de la capitale à la fois en raison de la présence du pouvoir politique mais également en raison des nombreuses industries aéronautiques, automobiles et militaires concentrées à Paris et autour de la capitale.

Dewoitine D-551 encore non peint

Dewoitine D-551 encore non peint

L’ERC-500 stationnée sur la BA 107 de Villacoublay dispose de douze Dewoitine D-551, l’ERC-505 stationnée sur la BA 126 Coulommiers-Voisin dispose de douze Arsenal VG-36 tout comme l’ERC-507 qui est elle stationnée à Orly sur la BA-118. L’ERC-510 équipée de Bloch MB-157 couvre le nord-est de la région parisienne depuis la base aérienne 135 de Meaux-Esbly.
-L’ERC-501 équipée d’Arsenal VG-36 assure la couverture aérienne de l’estuaire de la Seine depuis la base aérienne 147 de Le Havre-Octeville.

-L’ERC 503 elle aussi équipée d’Arsenal VG-36 assure la défense de Strasbourg depuis la base aérienne 244 de Strasbourg-Etzinheim

-L’ERC-502 assure avec ses douze Dewoitine D-551 la couverture de l’estuaire de la Loire depuis la base aérienne 161 de Montoire de Bretagne.

A la mobilisation, un détachement de quatre appareils s’installe à Chateau-Bougon pour protéger l’usine de la SNCAO et les chantiers navals qui tournent à plein régime pour la défense nationale.

-L’ERC-504 assure avec ses douze Dewoitine D-551 la couverture de Marseille depuis la base aérienne de Marignane.

-L’ERC-506 et ses douze Dewoitine D-551 assurent la couverture de Lyon depuis la base de Lyon-Bron.

-L’ERC-508 et ses douze Bloch MB-157 assure depuis la base aérienne 124 de Cazaux la couverture de la région bordelaise qui comme la région nantaise dispose à la fois d’usines aéronautiques et de chantiers navals.

-L’ERC-509 stationnée à Toulouse-Francazal (BA-101) assure avec ses douze Arsenal VG-36 la couverture de la région toulousaine

-L’ERC-511 stationnée à Lezignan sur la BA-162 assure avec ses douze Arsenal VG-36 la couverture de la région de Montpelier, de Sète et de Port-Vendres contre d’hypothétiques menaces espagnoles et italiennes.

Quatre Escadrilles Régionales de Chasse sont également déployées en Afrique du Nord, les ERC-512 et 514 basées respectivement à Marrakech (BA 207) et Meknès (BA 206) ainsi que les ERC-513 et 515 basées respectivement à Blida (BA 201) et Alger (BA 203), ces quatre ERC étant équipées d’Arsenal VG-39.

Le Groupe Régional de Chasse de Corse dispose lui de quatre escadrilles de neuf appareils équipées de Dewoitine D-520. Le GC I/13 est déployée à Solenzara (deux escadrilles) et Campo del Oro près d’Ajaccio (deux escadrilles)

Défense Antiaérienne du Territoire

La Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) placée sous le commandement territorial est chargée de la défense des grandes villes et des points sensibles du territoires : grandes villes, ports, industries stratégiques à l’aide de batteries fixes et des batteries mobiles formant des colonnes mobiles antiaériennes qui se déplacent sur route et éventuellement sur chemin de fer, des batteries mobiles sur voie ferrée ont été étudiées avant guerre mais sans réalisation concrète.

Après la mobilisation qui lui permet d’augmenter ses moyens, la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) aligne les moyens suivants :

canon de 75mm CA modèle 1932

canon de 75mm CA modèle 1932

-48 batteries antiaériennes légères équipées chacune de douze canons répartis équitablement entre des canons de 25mm et des canons de 40mm

-8 batteries de six canons de 40mm Bofors dont l’action est renforcée par les mitrailleuses de 20mm Oerlikon modèle 1939.

-24 batteries antiaériennes lourdes réparties entre douze batteries de douze canons de 75mm modèle 1936 et modèle 1936 modifié 1944 et douze batteries de neuf canons de 90mm modèle 1939.

-La défense rapprochée des pièces lourdes est assurée par des mitrailleuses de 13.2mm.

Les différentes batteries sont réparties de la façon suivante :

-Paris et région parisienne : six batteries légères de 40mm, quatre batteries légères de 25mm et quatre batteries légères de 37mm plus au niveau des batteries lourdes cinq batteries de 90mm soit un total de 36 canons de 40mm, 48 canons de 37mm, 48 canons de 25mm et 45 canons de 90mm soit un total respectable 177 pièces antiaériennes.

Si les canons de 90mm sont installés sur des batteries fixes, les pièces légères sont installées sur des emplacements préparés mais les pièces peuvent être redéployées ailleurs.

-Le Havre : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Rouen : une batterie de six canons de 40mm Bofors pour protéger le port à pétrole et une batterie lourde de 75mm

-Dunkerque : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Lille : quatre batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Caen : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Rennes : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Nantes : quatre batteries antiaériennes légères de 37mm et deux batteries lourdes de 90mm

-Saint-Nazaire : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 75mm

-La Rochelle : deux batteries antiaériennes légères de 25mm

-Bordeaux : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et deux batteries lourdes de 75mm

-Toulouse : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Pau : une batterie antiaérienne légère de 25mm

-Marseille : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et deux batteries lourdes de 90mm

-Port-Vendres : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Ajaccio : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Bastia : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Nice : deux batteries antiaériennes de 25mm et une batterie lourde de 75mm
-Lyon : deux batteries antiaériennes de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Strasbourg : deux batteries antiaériennes légères (une de 25mm et une de 37mm) et une batterie lourde de 75mm

-Metz : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Nancy : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

21-Armée de terre (37)

Les Bataillons de Chars de Combat (B.C.C.)

Le 23 août 1939 en vertu de décisions antérieures, les douze régiments de chars de combat sont dissous pour donner naissance à des bataillons de chars de combat. Les état-majors des régiments dissous forment autant de centres mobilisateurs auxquels s’ajoute un treizième créé ex-nihilo. Cette dissolution va ainsi permettre la formation de vingt-trois B.C.C d’active et seize Bataillons de Chars de Combat de réserve soit un total de trente-neuf bataillons selon le schéma suivant :

Le "char de la victoire" Renault FT en version canon de 37mm

Le « char de la victoire » Renault FT en version canon de 37mm. Nombre de B.C.C mobilisés en septembre 1939 le furent sur ce vénérable engin en attendant la disponibilité de chars modernes

-Le centre mobilisateur 501 de Tours issu du 501ème RCC met sur pied quatre bataillons,deux bataillons d’active les 1er et 2ème BCC équipés de Renault R-35 et deux bataillons de réserve, les 30ème et 31ème équipés de vénérables Renault FT.

-Le centre mobilisateur 502 d’Angoulême issu du 502ème RCC met sur pied deux bataillons d’active, le 4ème BCC équipé de FCM-36, le 5ème et le 6ème BCC équipés de R-35 ainsi qu’un bataillon de réserve, le 32ème BCC équipé de Renault FT.

-Le centre mobilisateur 503 de Versailles issu du 503ème RCC met sur pied deux bataillons d’active, le 3ème BCC équipé de R-35 et le 7ème BCC équipé de FCM-36

-Le centre mobilisateur 504 de Valence issu du 504ème RCC met sur pied deux bataillons d’active équipés de R-35 (10ème et 12ème bataillon) et deux bataillons de réserve équipés de chars FT (l1ème BCC et Bataillon Colonial de Chars de Combat).

-Le centre mobilisateur 505 de Vannes issu du 505ème RCC met sur pied deux bataillons d’active équipés de H-39, les 14ème et 27ème BCC ainsi que deux bataillons de réserve, le 13ème BCC équipé de H-35 et le 35ème BCC équipé de R-35.

-Le centre mobilisateur 506 de Besançon issu du 506ème RCC met sur pied deux bataillons d’active équipés de R-35 (16ème et 17ème BCC) ainsi que deux bataillons de réserve équipés de chars FT, les 18ème et 36ème BCC.

-Le centre mobilisateur 507 de Metz (puis de Vannes) issu du 507ème RCC met sur pied deux bataillons d’active, le 19ème BCC équipé de chars moyens D2 et le 20ème BCC équipé de R-35 ainsi que deux bataillons de réserve, les 21ème et 34ème BCC équipés de R-35.

-Le centre mobilisateur 508 de Lunéville puis Aradon issu du 508ème RCC met sur pied deux bataillons d’active, le 8ème BCC équipé de B1bis et le 24ème BCC équipé de R-35

-Le centre mobilisateur 509 installé à Maubeuge puis à Meucon et issu du 509ème RCC met sur pied deux bataillons d’active équipés de H-39 (25ème et 26ème BCC) ainsi que deux bataillons de réserve, le 38ème BCC équipé de H-35 et le 39ème BCC équipé de R-35.

-Le centre mobilisateur 510 installé à Nancy puis à Coëtquidan et issu du 510ème RCC met sur pied le 15ème BCC équipé de B1bis et qui intègre la 2ème Dcr et le 22ème BCC équipé de Renault R-35.

-Le centre mobilisateur 511 installé à Verdun puis à Bourges et issu du 511ème RCC met sur pied, trois bataillons d’active, le 9ème BCC équipé de R-35, le 37ème BCC équipé de B1 et le 51ème BCC équipé de FCM 2C.

-Le centre mobilisateur 512 de Chalons sur Marne issu du 512ème RCC met sur pied un bataillon d’active, le 28ème BCC équipé de B1bis et un bataillon de réserve, le 23ème BCC équipé de Renault R-35.

-Le centre mobilisateur 513 de Rouen met sur pied deux bataillons de réserve équipés de Renault FT, les 29ème et 33ème BCC.

Entre la mobilisation et la fin de la guerre de Pologne, l’équipement des BCC évolue notamment ceux équipés de Renault FT qui auraient eu bien du mal à se mesurer aux chars allemands. Ces BCC forment des groupements mis à la disposition des différentes armées.

-La 1ère armée dispose de deux groupements de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 515 composé du 13ème BCC équipé de 45 chars légers H-35 et du 35ème BCC équipé de 45 chars légers R35 et le groupement de bataillons de chars 519 qui dispose du 38ème BCC équipé de 45 chars légers H-35 et de 45 chars légers R35.

-La 2ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 503 qui dispose de trois bataillons, le 3ème BCC équipé de R35 ainsi que les 4ème et 7ème BCC équipés de FCM36.

-La 3ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 511 composé des 5ème et 12ème BCC équipés de Renault R35, le groupement de bataillons de chars 513 composé du 29ème BCC équipé de Renault FT puis de Renault R40 et du 51ème BCC puis 51ème BCF équipé de chars de forteresse FCM 2C puis FCM F1, le groupement de bataillons de chars 520 composé du 23ème BCC équipé de R35 et du 30ème BCC équipé de Renault FT puis de Renault R40 et le groupement de bataillons de chars 532 composé de l’unique 43ème BCC équipé de Renault R-35.

-La 4ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 502 composé des 20ème et 24ème bataillons de chars de combat équipé de Renault R35 et du groupement de bataillons de chars 504 composé des 10ème et 11ème BCC,le premier équipé de Renault R35 et le second de Renault FT puis des derniers R35 produits avant que le R40 ne le remplace sur les chaines de montage.

-La 5ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 501 composé des 1er et 2ème BCC équipé de Renault R35 ainsi que du 31ème BCC initialement équipé de Renault FT puis rééquipé début 1940 avec des R35. La 5ème armée dispose également du groupement de bataillons de chars 508 composé des 21ème et 34ème BCC équipé de Renault R35. Le groupement de bataillons de chars 517 est composé de l’unique 19ème BCC équipé de chars moyens D2 qui va à terme intégré la 4ème division cuirassée.

-La 7ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 510 composé des 9ème et 22ème bataillon de chars de combat équipé de Renault R35.

-La 8ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 506 composé des 16ème et 36ème BCC, le premier équipé de R35 et le second de Renault FT puis de R40 ainsi que du groupement de bataillons de chars 516 composé des 17ème et 18ème BCC équipé respectivement de Renault R35 et de Renault FT puis des Renault R40.

-Le 9ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 518 composé des 6ème et 32ème BCC équipés de Renault R35 ainsi que du 33ème BCC équipé de Renault FT puis de R40.

En Afrique du Nord, la situation n’évolue qu’au niveau du matériel, les 62ème et 66ème BCC stationnés au Maroc et le 64ème BCC stationné en Algérie troquent leurs Renault FT contre des Renault R35, les 61ème, 65ème et 67ème BCC stationnés en Tunisie conservent leurs chars D1 jusqu’à une date assez tardive avant de recevoir des AMX-42 plus légers mais plus modernes. Au Levant, les 63ème et 68ème BCC conservent ses Renault R-35.