Dominions (23) Canada (23)

La (Royal) Canadian Army dans le second conflit mondial

La Canadian Army en Europe : de la Norvège aux plaines d’Europe occidentale

Le 5 septembre 1948, les allemands déclenchent l’opération WESERUBUNG, l’invasion du Danemark et de la Norvège. Il s’agit de verrouiller les accès à la Baltique et d’offrir aux forces navales et aériennes des tremplins pour opérer en mer du Nord voir dans l’Atlantique.

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10-Contre-torpilleurs (20)

E-Contre-torpilleurs classe Vauquelin

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé

Avant propos

Comme je l’ai déjà mentionné plutôt, la marine nationale est en piteux état à la sortie du premier conflit mondial, frappée par une crise matérielle et morale sans précédent notamment en raison du fait qu’elle à du mener un conflit sans avoir les moyens réellements adaptés et que ses sacrifices ont été éclipsés par ceux de l’armée de terre.

Quand le premier conflit mondial éclate, la Royale était en pleine expansion avec l’ambitieux programme de 1912 mais une France épuisée par quatre ans de conflit ne peux plus se permettre de posséder 28 cuirassés.

De plus le traité de Washington à drastiquement limité les constructions de cuirassés et de croiseurs de bataille, la France se retrouvant à parité avec l’Italie.

La marine nationale aiguillonné par la rivalité franco-italienne va concentrer ses efforts et ses moyens sur les unités légères, les croiseurs et surtout les contre-torpilleurs, ces navires rapides et puissants conçus pour des raids courts et brutaux contre les lignes de communication italiennes notamment entre la péninsule, ses îles et l’Africa Settentrionale Italiana (ASI), la Libye actuelle.

Les premières tentatives sont décevantes qu’il s’agisse des contre-torpilleurs de type Jaguar ou des torpilleurs Bourrasque/L’Adroit mais peu à peu le STCN apprend de ses erreurs pour aboutir à des navires de plus performants connus sous le vocable de «quatre tuyaux» en référence à leurs quatre cheminées qui groupées deux par deux leur donnaient une allure élégante et racée.

Après les six Guépard, les quatre Aigle et les deux Milan, le STCN planche sur un nouveau type de contre-torpilleur.

Sur le plan technique, les futurs contre-torpilleurs de classe Vauquelin sont assez semblables aux Aigle au moins pour leurs spécifications de base par exemple pour ce qui est de l’artillerie principale _5 canons de 138mm en affûts simples sous masque_.

Ils intègrent cependant un certain nombre de différences par exemple en ce qui concerne leur batterie lance-torpilles qui passe de six à sept tubes avec une plate triple axiale installée entre le rouf arrière et le canon de 138mm n°3 et deux plate-formes doubles latérales installées juste en arrière de la cheminée n°2. Les contre-torpilleurs de la tranche 1929 voit aussi l’intégration d’une poupe en cul de poule en lieu et place d’une poupe en sifflet afin de faciliter  le mouillage de mines.

Les plans définitifs sont approuvés par le ministre le 21 novembre 1928.

A l’origine les navires succédant aux Aigle/Milan (deux classes différentes mais votée à la même tranche) devaient être financées à la tranche 1928 mais les parlementaires soulignent que l’Arsenal de Lorient à l’été 1928 n’à pas encore mis sur cale les Milan et Epervier. Aucune construction neuve n’est donc accordée au titre de la tranche 1928, les nouveaux contre-torpilleurs seront financés à la tranche 1929.

Cette dernière votée le 29 mars 1929 finance la construction de six contre-torpilleurs qui porteront tous le nom de grands marins français (Vauquelin Kersaint Cassard Tartu Maillé-Brézé Chevalier Paul) qui en raison de la surcharge de l’Arsenal de Lorient seront tous construits par les chantiers navals privés.

Le Vauquelin

Le Vauquelin à la mer

Le Vauquelin à la mer

Administrativement parlant, la construction d’un bâtiment ne commence par à la date de sa mise sur cale ni même à la date de sa mise en chantier mais dès la notification des marchés. En l’occurence pour le Vauquelin le 17 octobre 1929 quand est signé le marché 5268A entre la marine et les Ateliers et Chantiers de France sis à Dunkerque.

-Le Vauquelin est mis sur cale le 13 mars 1930 aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque. Il est lancé le 29 septembre 1932, cette date tardive s’expliquant par l’habitude prise par les chantiers dunkerquois de lancer des navires pour ainsi dire achever. Lors de sa mise à l’eau, l’ex Da-10 est ainsi achevé à 96% alors que ses sister-ships ne le sont qu’à 63 ou 64%.

Voilà pourquoi dès le 13 décembre 1932, le Vauquelin quitte Dunkerque pour Cherbourg. Il gagne ensuite Lorient, son port d’armement. Les essais se passent normalement sans réelles avaries jusqu’au 16 novembre 1933 quand il est sérieusement endommagé par un échouage alors qu’il rentrait à Lorient. Auparavant la clôture d’armement du Vauquelin avait été prononcée le 3 novembre 1933.

Le contre-torpilleur quitte Lorient le 23 février 1934 pour sa traversée de longue durée qui l’amène en Normandie et dans le sud de la Grande Bretagne avant un retour à Lorient le 3 mars 1934.

A son admission au service actif, le Vauquelin est affecté à une 6ème DL formée avec ses sister-ships Maillé-Brézé et Kersaint. Cette division de la 1ère Escadre quitte Brest le 22 octobre pour Toulon où ils arrivent le 31 octobre 1934, la 6ème DL devenant la 9ème DL avec le Maillé-Brézé comme navire chef de division.

A partir de 1936, le Vauquelin est intégrée à la 5ème DL, une des quatre divisions de contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère, division qu’il forme avec ses sister-ships Tartu et Chevalier Paul.

Comme la quasi-totalité de la marine nationale à l’époque, le Vauquelin va participer aux événements d’Espagne pour tenter d’éviter l’extension du conflit en faisant respecter la liberté de navigation dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Le 13 avril 1937, la 5ème DL devient 5ème DCT mais sa composition reste identique tout comme ses missions qui d’ailleurs perturbe significativement l’entrainement des équipages.

Quand éclate la guerre de Pologne le 3 septembre 1939, le Vauquelin appartient toujours à la 5ème DCT avec toujours les même compères à savoir le Tartu (Al) et le Chevalier Paul.

La division reste basée à l’issue du conflit à Toulon au sein de la 3ème Escadre Légère. La tensions est redescendue d’un cran mais cela n’empêche pas les trois contre-torpilleurs d’être toujours aussi actifs. L’entrainement est poussé au maximum pour obtenir un outil militaire aussi affuté que possible.

La 5ème DCT sort pour la première fois de l’année 1940 du 7 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant de mouiller aux Salins d’Hyères du 16 au 21 janvier pour des exercices au mouillage. Ils enchainent par une école à feu du 22 au 27 janvier, mouillant à nouveau aux salins du 28 janvier au 1er février, rentrant le lendemain 2 février 1940 à Toulon.

Le Vauquelin, le Tartu et le Chevalier Paul subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.
La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale. Après une école à feux du 27 mars au 3 avril, les trois contre-torpilleurs font escale à Calvi du 4 au 7 avril puis enchainent par un raid amphibie contre le port d’Ajaccio et ce du 8 au 10 avril.

Après une escale dans la ville natale de Napoléon du 11 au 15 avril, le Vauquelin accompagné par le Tartu et le Chevalier Paul effectuent un entrainement au combat de nuit du 16 au 20 avril, faisant alors escale à Port-Vendres.

Reprenant la mer le 25 avril 1940, les trois lévriers des mers effectuent un entrainement au combat antisurface jusqu’au 1er quand ils arrivent à Marseille pour une semaine d’escale jusqu’au 8 mai, reprenant la mer le lendemain pour une école à feux du 9 au 14 mai, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le 21 mai, le Vauquelin appareille seul de Toulon pour entrainement suivit quelques heures plus tard par ses deux compères de la 5ème DCT, le Tartu et le Chevalier Paul devant retrouver et détruire le Vauquelin avant qu’il n’atteigne Villefranche ce qu’ils échouent à faire, les deux contre-torpilleurs ayant la désagréable surprise de voir le Vauquelin déjà au mouillage le 23 mai.

La division reconstituée sert de but rapide aux sous-marins de la 5ème DSM (Espoir Pégase Monge) du 24 au 27 mai avant d’enchainer par une école à feux de jour comme de nuit du 28 mai au 5 juin, date de leur retour à Toulon.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Tartu du 23 juin au 12 juillet.

Alors que le Tartu est indisponible à son tour, le Vauquelin participe aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul qui avait été indisponible 23 juin au 15 juillet, les deux navires sortant du 16 juillet  au 1er août. Ils enchainent par les essais et la remise en condition du Tartu du 2 au 27 août 1940.

La 5ème DCT va alors sortit pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième navire de la division étant en grand carénage.

Le 5 septembre à l’aube, le Tartu appareille et traverse la rade de Toulon pour gagner la haute mer, suivit par le Chevalier Paul alors que le Vauquelin ferme la marche. Les trois navires vont mouiller aux Salins d’Hyères jusqu’au lendemain 6 septembre quand ils reprennent la mer pour une école à feu du 6 au 13 septembre 1940.

Après une escale à Sète du 14 au 18 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 septembre, date à laquelle ils arrivent à La Ciotat pour quelques jours d’escale.

Ils reprennent la mer le 1er octobre, effectuent une nouvelle école à feux du 2 au 7 octobre avant de rentrer le lendemain 8 octobre 1940 à Toulon.

Le Vauquelin débarque alors ses munitions et vidange ses soutes puis est échoué au bassin n°3 du Missiessy le 13 octobre, succédant à l’Albatros. Les trois mois de travaux qui s’achèvent le 14 janvier 1941 sont consacrés à une remise en état complète sans modernisation des capacités.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées, les locaux-vie remis en état tout comme l’armement……. .

Le Vauquelin sort pour essais du 15 au 18 janvier 1941 avant sa remise en condition mené du 19 janvier au 7 février 1941 en compagnie du Chevalier Paul qui avait remplacé le Tartu comme navire amiral de la 5ème DCT.

La 5ème DCT sort pour un entrainement de division du 11 au 21 février, les deux navires faisant escale à Alger du 22 au 25 février avant d’effectuer une école à feux qui est suivie par une escale à Tunis du 2 au 9 mars. Après un entrainement au combat antisurface du 10 au 20 mars, les deux navires rentrent à Toulon le 21 mars 1941.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 22 au 30 mars, le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feu et ce du 31 mars au 9 avril date de leur retour à Toulon, le premier devant participer à la remise en condition du Tartu et le second subir un grand carénage.

Du 19 avril au 12 mai, le Vauquelin participe à la remise en condition du Tartu qui venait de réaliser ses essais après son grand carénage qui s’était achevé le 12 avril 1941. Le Tartu redevient alors le navire-amiral de la 5ème DCT.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement au combat de nuit du 25 au 28 mai avant de faire escale à Sète du 29 mai au 4 juin puis d’enchainer par une école à feux du 5 au 12 juin, les deux navires rentrant à Toulon le 21 juin après une escale à Marseille du 13 au 20 juin 1941.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 21 juin au 10 juillet ce qui lui permet de reprendre la mer pour essais du 10 au 13 juillet avec une DCA modernisée en l’occurence six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Il participe ensuite à la remise en condition du Chevalier Paul en compagnie du Tartu et ce du 20 juillet au 11 août.

Le Tartu est à son tour indisponible du 12 au 31 août pour permissions de l’équipage et entretien (dont modernisation de la DCA) ce qui n’empêche par le Vauquelin et le Chevalier Paul de sortir pour entrainement au mouillage de mines.

En effet, l’une des missions de la 5ème DCT est d’assurer un mouillage de mines rapides. Les deux navires quittent Toulon le 15 août, traversent la Méditerranée du nord au sud en quelques heures pour mouiller leur chargement soit 80 mines d’exercices au large de Mers-El-Kébir.

Ils pensent échapper à la destruction mais un raid de bombardiers-torpilleurs Bloch MB-175 basés à Arzew est fatal au Vauquelin qui est coulé alors que le Chevalier Paul gravement endommagé doit être sabordé par son propre équipage. Bien entendu en réalité, les deux contre-torpilleurs après une escale à Ajaccio du 17 au 21 août rentrent à Toulon le lendemain 22 août 1941.

Après une école à feux du 24 au 30 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 31 août où les retrouvent le Tartu qui sort d’une période d’indisponibilité pour entretien et permissions de l’équipage.

Les trois navires sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941.

Après une école à feux du 9 au 16 octobre, les trois navires effectuent un entrainement au raid amphibie du 17 au 30 octobre, soit avec leurs compagnies de débarquement pour s’emparer d’une batterie côtière soit avec des tirailleurs sénégalais embarqués sur les lévriers des mers pour un assaut surprise du port de Dakar.

Après une période d’entretien et de détente pour l’équipage (31 octobre au 7 novembre), les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 8 au 19 novembre avant un entrainement au mouillage de mines du 21 au 30 novembre.

La 5ème DCT quitte Dakar le 1er décembre, se ravitaille à Casablanca le 5 décembre puis rentre à Toulon le 10 décembre 1941, terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la 5ème DCT devient 7ème DCT et est redéployée à Bizerte où elle intègre la 6ème Escadre Légère. Le Vauquelin devient le nouveau navire-amiral de cette division.

Le 4 janvier 1942, le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.

La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche.

Les trois contre-torpilleurs quittent Bizerte avec leur plein chargement de mines d’exercices pour un entrainement au mouillage de mines de jour et de nuit les 15 et 16 janvier, les mines étant ensuite récupérées par les aviso dragueurs Chamois Gazelle Surprise et Rageot de La Touche de la 5ème Division d’Escorte Légère (5ème DEL).

La 7ème DCT enchaine par une école à feux du 17 au 24 janvier avant une escale à La Valette du 25 au 28 janvier 1942 avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 29 janvier au 7 février avant une escale à Tunis du 8 au 11 février, terminant ce cycle d’entrainement par un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 20 février, date du retour des trois navires à Bizerte.

Alors que le Chevalier Paul est indisponible? le Vauquelin et le Tartu sortent pour un entrainement au combat antisurface avec école à feux du 25 février au 5 mars, faisant escale à Sfax à partir du 6 mars 1942.

Le lendemain 7 mars, le Chevalier Paul retrouve ses deux compères de la 7ème DCT après ses essais à la mer. Ainsi reconstituée, la division de contre-torpilleur sort pour remise en condition du Chevalier Paul, remise en condition effectuée du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien. Les trois contre-torpilleurs font escale à Alexandrie pour se ravitailler le 5 avril, franchissent le canal de Suez les 6 et 7 avril et rallient Djibouti le 11 avril 1942.
Après un entrainement de base avec école à feux du 13 au 18 avril, la 7ème DCT manoeuvre du 20 au 30 avril avec l’aviso Savorgnan de Brazza, les quatre navires après un ravitaillement à Aden du 1er au 3 mai, rallient Diego-Suarez le 6 mai 1942.

Les trois contre-torpilleurs et l’aviso colonial de Djibouti vont ensuite manoeuvrer avec l’aviso colonial D’Entrecasteaux stationné à Diego-Suarez du 8 au 17 mai, les cinq navires faisant ensuite escale à La Réunion du 18 au 22 mai.

Le 23 mai, les cinq navires effectuent une spectaculaire école à feux au large de Port des Galets avant de se séparer, le D’Entrecasteaux ralliant Diego-Suarez pendant que la 7ème DCT et le Savorgnan de Brazza rentrent à Djibouti le 30 mai 1942.

La 7ème DCT quitte la Côte Française des Somalis le 2 juin, franchissent le canal de Suez le 6 juin, se ravitaillent à Alexandrie avant d’enchainer par une période de présence au Levant. Les trois contre-torpilleurs sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol (Chypre) du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta.

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal. Après une école à feux du 29 août au 8 septembre, les trois navires se ravitaillent à Sfax le 9 septembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 19 septembre.

Après une escale à La Valette du 20 au 25 septembre, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat antisurface du 26 septembre au 6 octobre avant une escale à Tunis du 7 au 11 octobre puis à Alger du 12 au 15 octobre, terminant son cycle d’entrainement par un entrainement au mouillage de mines du 16 au 22 octobre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer au large d’Oran du 24 au 31 octobre, rentrant à Bizerte le 3 novembre 1942.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul continue l’entrainement par un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 janvier, date à laquelle ils arrivent à Sfax. Deux jours plus tard, le 15 janvier, le Tartu arrive à Sfax.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Égypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul effectuent tout d’abord une école à feux avec lancements de torpilles d’exercices au large de Bizerte et ce jusqu’au 19 février quand ils relâchent à Sfax.
Les trois navires reprennent la mer le 23 février pour un entrainement à la défense aérienne à la mer, devant à la fois déjouer la surveillance aérienne mais également repousser les attaques des hydravions torpilleurs de la marine et des bombardiers de l’armée de l’air.

Cet entrainement s’achève le 1er mars quand les trois navires arrivent à La Valette qui est devenu quasiment un port français tant les escales françaises dans la capitale de la colonie britannique de Malte sont devenues fréquentes.

Le 5 mars 1943 à l’aube, la 7ème DCT reprend la mer pour un exercice de combat antisurface, les trois navires de la division se poursuivant mutuellement jusqu’au 10 mars quand ils arrivent à Alexandrie.

La 7ème DCT va s’entrainer avec les destroyers britanniques, une joute nautiques de cinq jours du 12 au 17 mars quand les trois contre-torpilleurs et les quatre destroyers font escale à Haïfa.

La réalité rattrape alors les navires français et britanniques. De violentes émeutes opposent alors juifs et arabes. Le commandant de la 7ème DCT propose de son propre chef aux autorités britanniques de les aider à réprimer les émeutes.

Les britanniques acceptent mais les trois compagnies de débarquement des contre-torpilleurs soit une soixantaine d’hommes vont se contenter de relever des factionnaires britanniques à l’entrée de la zone militaire du port d’Haïfa. Cette mission statique n’est néanmoins pas sans risque : un matelot est tué par une grenade et un quartier-maitre blessé par une balle perdue.

La 7ème DCT qui devait repartir dès le 20 mars va rester jusqu’au 27 mars le temps que les émeutes s’apaisent. Le haut commissaire Sir Harold MacMichael félicitera les marins français par une lettre au contre-amiral Perrot, commandant de la 6ème EL.

La publication de cette lettre par le journal Le Tunisien déclenchera une virulente campagne de presse anglophobe de la presse d’extrême-droite, campagne qui s’apaisera bien vite cependant tant il y avait peu matière à polémiquer.

La 7ème DCT est à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines au large de Sfax du 7 au 9 juin, enchainant par une école à feux du 10 au 19 juin puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 30 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 1er juillet 1943.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 20 juillet, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 21 juillet au 13 août.

Alors que le Chevalier Paul est indisponible, le Vauquelin sort pour les essais et la remise en condition du Tartu qui avait été indisponible du 21 juillet au 13 août, les deux contre-torpilleurs sortant pour essais et remise en condition du 14 août au 3 septembre.
La 7ème DCT sort au complet pour la remise en condition du Chevalier Paul du 4 au 23 septembre 1943.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires.

Le Vauquelin est le premier le 1er octobre à embouquer le canal reliant le lac de Bizerte à la mer suivit par le Tartu et le Chevalier Paul. La 7ème DCT entame son cycle d’entrainement  par une école à feu jusqu’au 8 octobre, faisant escale à Sfax du 8 au 12 octobre, subissant ensuite un entrainement de la défense aérienne à la mer du 13 au 21 octobre, date à laquelle, les trois contre-torpilleurs arrivent à Tunis.

Reprenant la mer le 24 octobre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface jusqu’au 2 novembre quand ils rentrent à Bizerte.

Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le Jean de Vienne et La Marseillaise de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que plusieurs sous-marins.

Un défilé militaire à lieu également en ville avec des unités de l’armée de terre et des détachements des navires de la 6ème Escadre Légère y compris l’Emile Bertin alors en grand carénage. L’armée de l’air survole la ville avec les avions basés en Tunisie.

Le jour même, le Vauquelin transmet son pavillon de chef de division au Chevalier Paul, débarquant ensuite ses munitions et vidangeant ses soutes avant d’être échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Au sec du 12 novembre 1943 au 20 janvier 1944, le Vauquelin subit une remise en état complète (grattage et peinture de la coque, remplacement des hélices, retubage des chaudières, remise en état des turbines, remise en état des locaux vie) et une modernisation de ses capacités militaires. Il reçoit notamment un nouveau système de ravitaillement à la mer.

Le Vauquelin reçoit de nouveaux radars et un Asdic. Sur le plan de l’armement, les canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq  affûts simples sous masque modèle 1941.

La DCA est modernisée, les canons de 25mm sont remplacés par d’autres pièces de 37mm portant leur nombre à dix canons Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles. L’armement ASM est renforcée avec de nouvelles grenades légères plus nombreuses rendant le Vauquelin plus apte à des missions de lutte ASM.

Remis à flot, il sort pour essais du 23 au 27 janvier en compagnie du Chevalier Paul qui participe à sa remise en condition du 30 janvier au 15 février 1944. A l’issue de cette remise en condition, le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Alors que le Tartu est immobilisé pour grand carénage, le Vauquelin et le Chevalier Paul poursuivent inlassablement leur entrainement. Après une école à feux du 20 au 27 février, les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 29 février au 8 mars, date de leur retour à Bizerte.

Les deux navires disponibles de la 7ème DCT sortent à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 11 au 20 mars, rentrant ce dernier jour à Bizerte.

Du 25 au 28 mars, le Vauquelin participe aux essais du Tartu après son grand carénage puis sert de plastron pour sa remise en condition qui à lieu du 30 mars au 17 avril. Les deux navires rentrent à Bizerte le 22 avril après une escale à Alger du 18 au 21 avril 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement au mouillage de mines le 27 avril mais le mauvais temps annule l’exercice et pour ne rien arranger, les deux navires gênés par le mauvais temps entre en collision. Rentrés à Bizerte, ils sont indisponibles pour réparations jusqu’àu 12 mai quand ils ressortent pour essais et remise en condition jusqu’au 22 mai date de leur retour à Bizerte.

Le Vauquelin et le Tartu sortent à nouveau pour un entrainement au mouillage qui se déroule cette fois sans incident du 1er au 6 juin, date à laquelle ils rallient le Levant et Beyrouth pour une mission de surveillance des côtes libanaises et syriennes suite à une avarie de l’aviso La Grandière.

Les deux navires vont ainsi se relayer dans cette mission menée en liaison avec les hydravions de surveillance Loire 130 de la 10R et les CAO-700M de la 14B. Le Vauquelin est à la mer du 9 au 15 juin et du 24 juin au 1er juillet;  le Tartu lui étant en mission de surveillance du 16 au 23 juin et du 2 au 9 juillet, date à laquelle les deux contre-torpilleurs après un ravitaillement regagnent la Tunisie, arrivant à Bizerte le 12 juillet 1944.

Le 12 juillet, le Chevalier Paul est remis à flot. Il sort pour essais en solitaire du 15 au 18 juillet avant son stage de remise en condition en compagnie du Vauquelin et du Tartu du 20 juillet au 4 août quand les trois navires rentrent à Bizerte.

Le Vauquelin et le Tartu sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 21 août avant de sortir pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 22 août au 8 septembre 1944.

Le 12 septembre 1944, la 7ème DCT quitte Bizerte en compagnie de la 11ème DCT amputée du Hoche et du croiseur léger Emile Bertin pour un exercice de combat antisurface

Du 13 au 18 septembre, le croiseur léger et les cinq contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant une escale à Sfax du 19 au 22 septembre puis un exercice de combat antisurface de jour du 23 au 30 septembre, les contre-torpilleurs cherchant à intercepter l’Emile Bertin qui joue admirablement bien le raider ou le mouilleur de mines rapide, échappant aux interceptions des contre-torpilleurs sauf à deux reprises où il est considéré comme coulé.

Après une escale à Tunis du 1er au 6 octobre et à La Valette du 7 au 11 octobre, les cinq navires s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 octobre 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de la Tunisie à partir du 23 octobre, entamant un imposant cycle d’entrainement par une école à feux du 23 au 30 octobre avant une escale à Sfax du 31 octobre au 3 novembre.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 novembre, faisant escale à La Valette du 13 au 17 novembre avant un entrainement à  la lutte ASM avec les sous-marins L’Atalante et La Vestale du 18 au 27 novembre. Après une autre escale à Tunis du 28 novembre au 2 décembre, la 7ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 3 au 17 décembre, date de leur retour à Bizerte.
Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier au 5 février 1945, la 7ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Emile Bertin et de la 11ème DCT. Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

La 7ème DCT quitte Bizerte le 16 février pour un entrainement de division. Après un entrainement au mouillage de mines du 16 au 18 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Gabès avant d’enchainer par une école à feux contre terre dans le désert tunisien du 20 au 27 février avant une escale à Sfax du 28 février au 2 mars.

Le Vauquelin et ses deux sister-ships enchainent par un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 mars, un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins Turquoise et Nautilus du 12 au 21 mars et un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 31 mars, la division faisant escale à Tunis du 1er au 7 avril avant de rentrer à Bizerte le 8 avril.

Le Vauquelin est indisponible suite à une avarie mécanique du 9 au 20 avril, sortant pour essais et entrainement du 21 au 30 avril.

Après un entrainement avec les autres navires de sa division du 1er au 7 mai, les trois contre-torpilleurs quittent Bizerte pour se positionner entre Sfax et Kerkena pour tenter d’intercepter l’Emile Bertin chargé de mines.

Les contre-torpilleurs échouent à intercepter le 9 mai l’Emile Bertin qui parvient non seulement à mouiller son champ de mines puis à attaquer les dragueurs de mines sans que les contre-torpilleurs puissent l’intercepter.

Après une escale à Sfax du 12 au 18 mai, la 7ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 mai, faisant escale à La Valette du 28 au 31 mai avant d’enchainer par une école à feux du 1er au 8 juin. Après une nouvelle escale à Sfax du 9 au 13 juin, la division effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin, avant de rentrer à Bizerte le 1er juillet 1945.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 22 juillet, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 23 juillet au 12 août 1945. Le Vauquelin participe ensuite à la remise en condition du Tartu du 13 août au 2 septembre avant de participer en compagnie du Tartu aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 3 au 23 septembre.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre.

Successivement, les trois navires vont effectuer une école à feux du 12 au 20 octobre,  un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 30 octobre, un entrainement au combat antisurface du 31 octobre au 8 novembre avant de relâcher à Dakar du 9 au 13 novembre.

Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement ASM avec le sous-marin Sfax venu de Brest et ce du 14 au 21 novembre. Après une école à feux de jour et de nuit du 23 novembre au 2 décembre, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Vauquelin étant au sec du 28 décembre au 5 janvier.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un école à feux du 16 au 20 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 février et un entrainement au combat antisurface du 2 au 13 mars, faisant une escale à La Valette du 14 au 17 mars avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 mars 1946.

Après une école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne. Tout commence par un affrontement entre les deux divisions du 1er au 7 avril avant un ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès (8 et 9 avril).

Du 10 au 16 avril 1946, La Galissonnière prend la tête de la 7ème DCT pour tenter d’intercepter le Jean de Vienne qui simulait un raider cherchant à intercepter des navires marchands et du 18 au 25 avril, c’est La Galissonnière qui devient le «méchant» poursuivit par le Jean de Vienne et les contre-torpilleurs. La 2ème DC et la 7ème DCT rentrent à Bizerte le 27 avril 1946.

La 7ème DCT enchaine par un entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs vont ainsi manoeuvrer ensemble pendant plus d’un mois au large de la Tunisie. Après une école à feux du 4 au 8 mai, les trois navires se ravitaillent au dépôt pétrolier de Gabès avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 18 mai.

Après une escale à Sfax du 19 au 24 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la lutte ASM contre les deux sous-marins restant de la 17ème DSM en l’occurence la Vestale et la Sultane (du 25 mai au 2 juin).

Après un nouveau ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès le 3 juin, les trois navires s’entrainent au combat antisurface du 4 au 11 juin suivit du 13 au 19 juin par un entrainement au mouillage de mines. Après une escale à Tunis du 20 au 27 juin, les trois navires rentrent à Bizerte le 28 juin 1946.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux doublé d’un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 juillet, faisant escale à Alger du 13 au 15 juillet avant de rentrer à Bizerte le 16 juillet.

Le Vauquelin participe aux essais et à la remise en condition du Tartu du 17 juillet au 7 août avant d’être indisponible du 8 au 31 août pour entretien et permissions d’été de l’équipage. Il sort pour essais et remise en condition du 3 au 18 septembre 1946 en compagnie du Tartu et du Chevalier Paul.

Le 23 septembre 1946, la 7ème DCT embouque le canal reliant le lac de Bizerte à la haute mer pour exercice avec des unités de la 4ème Escadre basée à Mers-el-Kébir.

En haute mer, les contre-torpilleurs Vauquelin, Chevalier Paul et Tartu retrouvent ainsi les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta (8ème DC) et les contre-torpilleurs Dunois Magon La Hire de la 4ème DCT sans oublier le ravitailleur rapide Tarn.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre. La 7ème DCT mouille à Bizerte en compagnie de la 8ème DC et de la 4ème DCT du 28 octobre au 3 novembre, date à laquelle les navires «oranais» rentrent à leur port d’attache

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant neuf mois.

Le Vauquelin, le Tartu et le Chevalier Paul quittent Bizerte le 12 novembre, effectuent une école à feux du 12 au 20 novembre avant une escale à Tunis du 21 au 25 novembre. Les trois navires enchainent par un entrainement au combat antisurface du 26 novembre au 4 décembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 12 décembre, ce cycle d’entrainement étant terminé par un entrainement au mouillage de mines du 14 au 17 décembre et par un entrainement ASM avec les sous-marins Vendémiaire et Messidor du 19 au 26 décembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentre à Bizerte.

Le 2 janvier 1947, le Vauquelin transmet son pavillon de navire-amiral au Chevalier Paul avant de décharger ses munitions et de vidanger ses soutes. Le 4 janvier 1947, il est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour une remise en état complète, sans modernisation des capacités militaires.

Le Vauquelin est remis à flot le 9 avril 1947, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 10 avril au 4 mai, date à laquelle le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 12 au 21 mai, faisant escale à La Valette du 22 au 26 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 8 juin.

Après une nouvelle escale à Oran du 9 au 13 juin, les deux contre-torpilleurs s’entrainent au mouillage de mines du 14 au 17 juin avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Minerve et Junon  du 19 au 27 juin. Après une escale à Alger du 28 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 4 juillet 1947 à l’aube.

Après une sortie d’entrainement au large de Bizerte du 7 au 12 juillet, le Vauquelin va participer aux essais et à la remise en condition du Tartu qui est remis à flot après son grand carénage le 15 juillet 1947. Le Vauquelin et le Tartu sont ainsi à la mer du 16 au 19 juillet pour les essais puis du 21 juillet au 12 août pour la remise en condition.

Le Vauquelin est indisponible pour les permissions de l’équipage du 13 août au 9 septembre, sortant pour essais du 10 au 13 septembre et remise en condition du 14 au 25 septembre, rentrant à Bizerte le 26 septembre.

Le Vauquelin et le Tartu sort pour entrainement de base du 1er au 12 octobre, rentrant à Bizerte le 13 octobre pour participer aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul. Les trois navires sortent pour les essais du dernier navire nommé du 16 au 19 octobre puis pour sa remise en condition du 21 octobre au 2 novembre 1947.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT sort en compagnie de l’Emile Bertin pour un entrainement commun qui est suivi par une escale à Sfax du 25 au 29 novembre avant un retour à Bizerte le 1er décembre.

Du 8 au 20 décembre, la 7ème DCT sort en compagnie de la 11ème DCT et de l’Emile Bertin pour une série d’exercices. Les sept navires rentrent à Bizerte le 22 décembre 1947 et restent au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Vauquelin commence l’année 1948 par une sortie d’entrainement en solitaire le 7 janvier mais victime d’une avarie, il doit rentrer dès le 8 janvier pour réparations, étant indisponible jusqu’au 17 janvier quand ils sort pour essais du 18 au 21 janvier.

Le 22 janvier, le Vauquelin appareille de Bizerte pour Sfax où il retrouve ses deux compères de la 7ème DCT. La division ainsi reconstituée sort pour une école à feux du 23 au 30 janvier puis après un ravitaillement à Gabès le 31 enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 février avant une escale à Sousse du 11 au 14 février.

L’entrainement se poursuit à un rythme soutenu, les trois contre-torpilleurs effectuant un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 février avant une nouvelle escale à Tunis du 23 au 27 février où outre le ravitaillement en carburant, ils chargent des mines d’exercices au mouillage, loin du port, une leçon tirée de la perte du Pluton (bien que les mines d’exercices soient dépourvues d’explosif). Après un entrainement au mouillage de mines du 28 février au 3 mars, la 7ème DCT rentre à Bizerte le 5 mars 1948.

La 7ème DCT sort pour école à feux du 12 au 21 mars puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 31 mars, date de leur retour à Bizerte.

Le 5 avril 1948, le Vauquelin et ses compères de la 7ème DCT appareillent de Bizerte pour un entrainement commun avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin. Dans un premier temps (6 au 11 avril), le croiseur doit échapper à la meute des contre-torpilleurs lancé à sa poursuite et après un ravitaillement à la mer auprès du Mékong le 12 avril, le croiseur doit intercepter la 7ème DCT en compagnie de la 11ème DCT avant que les rôles ne s’inversent (13 au 24 avril). La petite escadre rentre à Bizerte le 26 avril 1948.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien à flot du 27 avril au 23 mai, sortant pour essais du 24 au 27 mai avant une sortie d’entrainement du 28 mai au 9 juin, date de son retour à Bizerte.

Après une sortie d’entrainement avec le Chevalier Paul du 12 au 16 juin, le Vauquelin participe toujours avec le Chevalier Paul à un entrainement avec le croiseur léger Emile Bertin  du 18 au 24 juin 1948 avant une escale à Sfax du 24 au 27 juin puis à Tunis du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain au port.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet 1948, sortant pour essais et remise en condition du 25 juillet au 17 août.

Le 20 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul passent à l’effectif de guerre et sort pour une mission de surveillance du 21 au 28 août. Elle devait rentrer à Bizerte mais elle reçoit l’ordre de gagner Sfax où elle charge des mines de guerre qu’elle mouille à la frontière entre la Tunisie et la Libye dans la nuit du 30 août au 1er septembre avant de rentrer à Bizerte le 3 septembre, couvert par le Tartu.

A partir de cette date, un navire reste en alerte chaudières allumées et les deux autres en alerte à 6h, feux bas.

10-Contre-torpilleurs (11)

Le Vauban

Le contre-torpilleur Vauban à la mer en février 1931

Le contre-torpilleur Vauban à la mer en février 1931

-Le Vauban est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 25 mars 1929. Comme pour de nombreux navires construits à Dunkerque, le Vauban est quasiment-achevé avant même le lancement. Il est ainsi armé pour essais le 1er janvier 1930 et lancé  un mois plus tard le 1er février 1930. Le Vauban quitte Dunkerque le 21 avril 1930 direction Lorient son port d’armement.

Il entre en armement définitif le 1er décembre, terminant ses essais que le 18 décembre quand il réalise l’essai de bon fonctionnement. La clôture d’armement est prononcée le 9 janvier 1931 et le Vauban est admis au service actif le 5 février 1931, deux jours avant son arrivée à Toulon qui survient le 7 février 1931.

A son admission au service actif, le Vauban est affecté à la 7ème DL formée également avec ses sister-ships Verdun et Valmy plus le Guépard  mais ce dernier est en disponibilité armée.

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre. Il se compose de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et de la 7ème DL (Verdun Vauban Valmy Guépard ce dernier étant toujours en disponibilité armée).

Le Vauban quitte Toulon le 1er septembre 1931 pour rallier Brest. Il arrive dans le grand port du Ponant le 5 septembre suivant, intégrant la 4ème DL en remplacement du Lynx.

Le 1er août 1932, la 2ème Escadre est de nouveau réorganisée, devant regrouper les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay-Trouin, la 4ème DL (Lion Vauban Lynx), la 6ème DL (Bison et Léopard) et la 1ère DT (L’Adroit, Orage, Ouragan et Bourrasque).

La composition des divisions de contre-torpilleurs est de nouveau modifiée le 15 avril 1933, la 6ème DL se composant du Bison Maillé-Brézé Vauban alors que la 4ème DL était composée des contre-torpilleurs Lion Léopard Lynx.

Le Vauban quitte la 4ème DL le 21 juin 1934, étant en travaux du 24 juin au 10 décembre 1934. Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées, la 4ème DL étant formé des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy, la 6ème DL des Bison Lion et Vauban et la 8ème DL des Chacal Léopard Lynx.

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre est rebaptisée Escadre de l’Atlantique et le 15 septembre, le groupe de contre-torpilleurs est rebaptisée 2ème Escadre Légère. Le Vauban quitte Brest le 8 octobre 1936 pour être détaché au Maroc avec le torpilleur d’escadre Simoun pour une mission de surveillance au large du Maroc Espagnol alors que l’Espagne à sombré dans la guerre civile.

Après une période de travaux à Lorient, le Vauban est de nouveau affecté en Méditerranée en février 1937, d’abord non endivisionné à Toulon puis au Levant au sein de la Division Naval du Levant (DNL).

La DNL depuis février 1935 voit ses moyens renforcés par un torpilleur ou un contre-torpilleur, le Vauban ayant été ainsi précédé par le Verdun, le Guépard, le torpilleur Trombe et donc l’Aigle. Les autres navires majeurs de la DNL sont l’aviso colonial D’Iberville et le remorqueur Djebel Sannin.

Relevé par l’Aigle le 30 septembre 1937, il rentre à Toulon le 4 octobre 1937 avant d’entrer en grand carénage du 1er novembre 1937 au 15 janvier 1938. Il est de nouveau affecté au sein de la DNL de mars à août 1938 avant d’intégrer la 3ème escadre légère à Toulon.

Le 15 septembre 1938 est créé une 1ère DCT avec le Vauban et le Lion. Cette division est affectée à l’EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d’instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l’Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d’instruction devient l’escadre d’instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l’Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939.

Le 1er juin 1939, le Vauban devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins en remplacement du contre-torpilleur Aigle.

Le 1er juillet est constituée la flotte de la Méditerranée sous le commandement du vice-amiral Ollive. La 1ère FSM est rattachée à la 2ème Escadre avec les cuirassés Provence Lorraine et Bretagne et la 1ère flottille de torpilleurs.

Ce rattachement est de courte durée car le même jour est créée une 4ème escadre basée à Bizerte pour attaquer les lignes de communications italiennes entre la Sicile et l’Afrique. Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier.

La 1ère DCT est ainsi formée du Lion, du Vauban et de l’Epervier en attendant la disponibilité de l’Aigle, le contre-torpilleur désigné pour compléter cette division. La 1ère DCT est cependant privée du Lion de décembre 1939 à mai 1940 pour cause de grand carénage à Bizerte, l’Aigle prévu un temps pour remplacer le Lion est finalement affecté à la 11ème DCT avec le Milan et le Bison.

Le Vauban et l’Epervier sortent pour un entrainement en commun du 4 au 12 décembre 1939, entrainement mêlant écoles à feux et lancement de torpilles, les deux navires rentrant à Bizerte le 21 décembre après une longue escale à Malte du 13 au 19 décembre.

La première sortie de l’année à lieu du 15 au 30 janvier après une période d’entretien à flot du 23 décembre au 12 janvier. La 1ère DCT rentre à  Bizerte le 2 février 1940. Le Vauban et l’Epervier sont à nouveau à la mer pour entrainement du 7 au 17 février, du 22 au 27 février et du 2 au 12 mars avant une nouvelle période d’entretien à flot du 13 mars au 3 avril, période suivie par des essais du 4 au 7 avril et une remise en condition du 8 au 22 avril 1940.

La 1ère DCT toujours limitée au Vauban (Al) et à l’Epervier sort pour un entrainement au combat de nuit du 30 avril au 7 mai, faisant escale à Tunis du 8 au 12 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain 13 mai 1940. La division de contre-torpilleurs est à nouveau à la mer pour entrainement du 20 au 31 mai, rentrant à Bizerte le 6 juin après une escale à Tunis du 1er au 5 juin 1940.

La 1ère DCT sort pour un entrainement de division du 17 juin au 2 juillet, une succession d’exercices de combat antisurface et d’écoles à feux. Ils rentrent à Bizerte le 8 juillet 1940 après une escale à Tunis du 3 au 7 juillet.

Les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT subissent une période d’entretien à flot du 9 au 21 juillet, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 16 août, les trois navires de la 1ère DCT rentrant à Bizerte le 21 août 1940 après une escale à Tunis du 17 au 20 août.

Le 2 septembre 1940, la 1ère DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division jusqu’au 17 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache. La division sort à nouveau pour un entrainement de division du 25 septembre au 8 octobre, les trois navires faisant escale à Sfax du 9 au 13 octobre avant de rentrer à Bizerte le 14 octobre 1940.

Le Vauban transmet alors son pavillon de navire-amiral au Lion pour entrer en grand carénage, étant échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 octobre au 7 décembre 1940 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre, remise en condition menée en compagnie du Lion.

Alors que l’Epervier est en grand carénage, le Vauban et le Lion sortent pour un entrainement de division avec école à feux et lancement de torpilles du 7 au 21 janvier, faisant escale à Tunis du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Bizerte le 28 janvier 1941. La 1ère DCT sort à nouveau pour entrainement du 30 janvier au 9 février, date de son retour à Bizerte.

Le 13 février 1941, l’Epervier ressort de son grand carénage qui comme le Vauban et comme le Lion s’était limité à une remise en état sans modernisation. Il sort pour essais du 14 au 19 février avant remise en condition en compagnie de ses deux compères du 22 février au 12 mars 1941.

Le croiseur léger Emile Bertin participe à un exercice avec les contre-torpilleurs sous ses ordres du 2 au 12 mai, un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et deux divisions de contre-torpilleurs ( 1ère DCT et 3ème DCT)  participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 3 au 17 juin,  les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot (ce qui permet à une partie de l’équipage de prendre ses permissions) au cours de laquelle la DCA des trois navires est modernisée.

Les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1932 en deux affûts doubles sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La division sort pour essais du 18 au 20 juin avant un entrainement de division du 21 juin au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs effectuant ensuite une escale à Alger du 15 au 20 juillet, à Ajaccio du 21 au 25 juillet avant de rentrer à Bizerte le 27 juillet à l’aube.

La 1ère DCT effectue un nouvel entrainement divisionnaire du 7 au 21 août, entrainement consacré essentiellement au combat antisurface mais également à la défense aérienne à la mer. Après une escale à Tunis du 22 au 25 août et à La Valette du 27 au 31 août, la 1ère DCT rentre à Bizerte le 2 septembre 1941.

Le 8 septembre, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte avec un chargement de mines d’exercices soit 60 mines. Profitant du mauvais temps, il échappe à la 1ère DCT chargés de l’intercepter. Les mines mouillées dans le golfe de Gabès, l’Emile Bertin est finalement intercepté et coulé par les trois contre-torpilleurs, le champ de mines étant dragué du 13 au 17 septembre.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL manoeuvre avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre.

La 6ème Escadre Légère fait escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs s’entrainant seuls avant que la 6ème Escadre Légère ne rentre à Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le Vauban quitte la 1ère DCT et Bizerte pour former une nouvelle 4ème DCT intégrée à la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir.

C’est ainsi que le 5 janvier 1942, le Vauban quitte Bizerte en compagnie de ses deux nouveaux compères de division à savoir le Valmy et le Verdun. Les trois contre-torpilleurs arrivent à Mers-El-Kébir le 9 janvier 1942. Ils subissent une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

La 4ème DCT sort pour un premier entrainement de division à partir du 4 mars 1942. Les trois contre-torpilleurs entament leur cycle d’entrainement par un école à feux du 4 au 13 mars, se ravitaillant le lendemain 14 mars au port avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface de jour du 15 au 21 mars.

Après un nouveau ravitaillement le 22 mars, la 4ème DCT effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 mars au 2 avril puis après un ravitaillement le 3 avril, les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun achève ce cycle d’entrainement par un exercice de combat antisurface de nuit du 5 au 11 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 12 avril 1942.

Le Vauban est indisponible du 13 avril au 2 mai, sortant pour essais du 3 au 7 mai avant remise en condition du 8 au 23 mai. Ils enchainent par un nouvel entrainement de division avec ses deux sister-ships.

Quittant Mers-El-Kébir le 27 mai, les trois contre-torpilleurs gagnent Casablanca le 1er juin pour ravitaillement avant d’arriver à Dakar le 5 juin 1942. Les contre-torpilleurs enchainent successivement un entrainement de défense aérienne à la mer (7 au 17 juin), une école à feux (18 au 30 juin) et un entrainement au combat antisurface (2 au 22 juillet). Après une nouvelle escale à Dakar du 23 au 27 juillet, les trois contre-torpilleurs reprennent la mer le 28 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.
La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 octobre quand les trois contre-torpilleurs franchissent le passage entre les deux digues artificielles. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer, la division fait escale à Oran du 21 au 25 octobre pour ravitaillement.

Reprenant la mer le lendemain 26 octobre, le Vauban, le Valmy et le Verdun effectuent une école à feux qui attire une grande foule de curieux qui admire le savoir faire de nos artilleurs qui tirent au crépuscule après avoir effectué plusieurs lancements simulés et réels de torpilles, les torpilles d’exercices étant récupérée par une gabare de la DP de Mers-El-Kébir.

Après un nouveau ravitaillement à Mers-El-Kébir le 2 novembre, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat de nuit du 3 au 13 novembre, rentrant à son port d’attache le 17 novembre après une escale à Alger du 14 au 16 novembre 1942.

Le Vauban est indisponible du 18 novembre au 4 décembre suite à une avarie de turbine. Il sort pour essais du 5 au 8 décembre avant remise en condition en compagnie de ses deux compères du 9 au 22 décembre, ne ressortant plus jusqu’à la fin de l’année.

La 4ème DCT effectue un premier entrainement de division à partir du 5 janvier quand les trois contre-torpilleurs sortent de Mers-El-Kébir pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 14 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 15 janvier avant d’enchainer au combat antisurface du 16 au 25 janvier. Après un dernier ravitaillement le 26 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de combat de nuit du 27 janvier au 3 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943.

Alors que le Valmy est indisponible, le Vauban et le Verdun sortent de Mers-El-Kébir le 17 février 1943 et vont au devant d’un remorqueur américain, l’Anglian Monarch qui remorquait depuis Charleston un dock flottant destiné à Mers-El-Kébir.

Le petit convoi arrive le 20 février dans sa nouvelle antre. Il va être inauguré par les contre-torpilleurs de la 4ème DCT qui vont passer à tour de rôle sur le dock pour un grand carénage bien mérité.

Le 27 février 1943, le Vauban transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DCT au Verdun et est échoué sur le dock-flottant le 1er mars pour remise en état et modernisation.

Il est ainsi au sec jusqu’au 4 juin 1943, recevant un Asdic, un système de ravitaillement à la mer mais la DCA déjà modernisée n’est pas modifiée. Sur le plan technique, la coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les chaudières sont retubées.

Il est armé pour essais le 6 juin 1943, sortant du 7 au 10 juin avant remise en condition du 12 au 30 juin en compagnie du Verdun, redevenant à la fin de sa remise en condition navire-amiral de la 4ème DCT.

Alors que le Valmy est en grand carénage, le Vauban et le Verdun sortent pour un entrainement de division consacré au combat antisurface (4 au 16 juillet) puis à la défense aérienne à la mer (18 au 25 juillet), les deux navires rentrant à Mers-El-Kébir le 30 juillet  après escale à Ajaccio du 26 au 29 juillet 1943.

Le Verdun étant indisponible (permissions de l’équipage) du 31 juillet au 17 août, le Vauban sort seul pour entrainement ASM avec le sous-marin Amphitrite au large des côtes de l’Oranie du 2 au 13 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 14 août.

Il sort pour un nouvel entrainement ASM avec le sous-marin Méduse du 16 au 23 août avant de participer à une sortie de remise en condition du Verdun du 24 août au 4 septembre 1943. Du 16 septembre au 3 octobre 1943, le Vauban participe à la remise en condition du Valmy après son grand carénage.

La 4ème DCT réduite au Vauban et au Valmy quitte Mers-El-Kébir le 8 octobre 1943, fait escale à Casablanca le 11 octobre pour ravitaillement avant de gagner Dakar le 15 octobre.

Les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 16 au 23 octobre, un exercice de défense aérienne à la mer du 25 octobre au 2 novembre puis un entrainement au combat de nuit du 4 au 12 novembre. Après une ultime escale à Dakar du 13 au 17 novembre, les deux contre-torpilleurs appareillent le 18 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 22 novembre et rentrent à Mers-El-Kébir le 26 novembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 27 novembre au 7 décembre,  le Vauban et le Valmy sortent pour essais et remise en condition du 8 au 17 décembre.

Du 26 décembre 1943 au 12 janvier 1944, le Vauban et le Valmy participent à la remise en condition du Verdun après son grand carénage, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs.

Après un entrainement au combat antisurface de jour du 27 janvier au 6 février, les trois navires se ravitaillent à Ajaccio le 7 février pour enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 18 février, exercice qui s’achève par une escale à Toulon du 19 au 22 février pour ravitaillement, entretien du navire et repos de l’équipage.

La 4ème DCT reprend la mer pour un exercice de combat de nuit du 23 au 28 février, exercice qui se termine le lendemain 29 février quand les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir pour ravitaillement. La série d’exercices se termine par un exercice de lutte ASM du 1er au 8 mars avec les sous-marins  L’Hermione et Clorinde avant un entrainement au lancement de torpilles du 10 au 17 mars, jour où les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT (Le Terrible, Le Triomphant et l’Indomptable). Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Vauban est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 30 juin, sortant pour essais du 1er au 4 juillet avant remise en condition du 5 au 17 juillet en compagnie du Verdun alors que le Valmy est indisponible (5 au 28 juillet).

Le Vauban et le Valmy sort pour essais du 29 juillet au 2 août et remise en condition du 3 au 17 août alors que le Verdun est indisponible du 29 juillet au 21 août, sortant pour essais du 22 au 27 août avant remise en condition du 29 août au 15 septembre 1944.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 22 septembre 1944. Le Vauban, le Valmy et le Verdun effectuent un entrainement à la défense aérienne du 22 au 30 septembre, se ravitaillant le 1er octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 2 au 12 octobre avec les sous-marins Emeraude et Agate puis un nouveau ravitaillement le 13 octobre 1944.

Après un exercice de combat antisurface de jour du 14 au 25 octobre, la 4ème DCT se ravitaille au port le 26 octobre avant un exercice de combat de nuit du 27 octobre au 8 novembre. Après une escale à Alger du 9 au 13 novembre, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944.

Le Vauban est indisponible du 15 novembre au 3 décembre suite à une avarie de propulsion, le contre-torpilleur sortant du 4 au 7 décembre pour essais avant remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 8 au 22 décembre, la division restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Cela n’empêche pas le Vauban et le Verdun de sortir du 8 au 21 janvier pour un entrainement commun en attendant la disponibilité de leur compère. Le Valmy est déclaré disponible le 25 janvier, sortant pour essais du 26 au 30 janvier mais jouant de malchance, il est victime d’une nouvelle avarie qui repousse sa disponibilité au 12 février 1945.

Pour ne pas perdre la main, le Vauban et le Verdun sortent pour un nouvel exercice _une école à feux_ du 27 janvier au 9 février 1945, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 10 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 26 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent le 27 février avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Clorinde et Andromède du 28 février au 8 mars 1945.

Après un nouveau ravitaillement le 9 mars, la 4ème DCT enchaine par un entrainement au combat antisurface de jour du 10 au 22 mars. Après une escale à Alger du 23 au 27 mars, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat de nuit du 28 mars au 5 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 6 avril 1945.

Victime d’une avarie d’hélice, le Vauban passe sur le dock-flottant du 11 au 17 avril pour changer ses hélices, cette immobilisation étant mise à profit pour réaliser des travaux sur les œuvres vivres de la coque. Il sort pour essais du 18 au 21 avril avant remise en condition du 22 avril au 3 mai 1945.

Le Vauban effectue trois entrainement en solitaire, enchainant un entrainement anti-surface du 10 au 19 mai, un entrainement de défense aérienne du 21 au 28 mai et une école à feux du 30 mai au 8 juin 1945.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 15 juin. Les contre-torpilleurs Vauban, Valmy et Verdun entame un imposant cycle d’entrainement par une école à feux qui censée durer du 15 au 22 juin s’achève dès le 20 pour le Vauban, victime d’une avarie sur les pièces II et III de 138mm. Il regagne Mers-El-Kébir pour réparations, retrouvant ses sister-ships à Oran où le Valmy et le Verdun étaient en escale depuis le 22 juin.

La 4ème DCT ressort pour entrainement au combat antisurface du 23 juin au 2 juillet, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 3 juillet, enchainant alors par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 15 juillet avant un nouveau ravitaillement au port le 16 juillet 1945.

Après un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Agate et L’Escarboucle et en coopération avec l’aviation du 16 au 30 juillet, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 5 août après une escale à Alger du 31 juillet au 4 août 1945.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division, le Vauban le Valmy et le Verdun effectuant une école à feux du 1er au 8 octobre, un entrainement de lutte ASM avec les sous-marins L’Hermione et Clorinde du 10 au 18 octobre, un entrainement au combat antisurface du 20 au 30 octobre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 novembre.

La 4ème DCT effectue ensuite des visites de courtoisie et de représentation, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Vauban entame sa dernière année de service actif par une sortie d’entrainement en solitaire du 4 au 13 janvier, sortie d’essais et d’amarinage notamment pour les nouveaux membres d’équipage.

Les choses sérieuses commencent le 21 janvier quand la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir pour Dakar afin de profiter du climat clément de l’AOF. Après une escale de ravitaillement à Casablanca le 25 janvier, les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun arrivent à Dakar le 30 janvier 1946.

La 4ème DCT effectue une école à feu à Rufisque du 2 au 7 février puis après un ravitaillement à Dakar un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 février.

Après une relâche à Dakar du 17 au 25 février, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux avec lancement de torpilles du 26 février au 6 mars. Ils enchainent après ravitaillement avec un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 18 mars.

Après une dernière escale à Dakar du 19 au 22 mars, les trois contre-torpilleurs quittent l’AOF le 23 mars, se ravitaillent à Dakar le 27 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le Vauban et le Valmy sortent pour un nouvel entrainement le 12 avril mais le 17 avril 1946, le vénérable contre-torpilleur est victime d’une grave avarie qui compromet sa disponibilité.

Son désarmement étant prévu initialement à l’automne, le contre-torpilleur est mis en position de complément le 18 avril, seules des réparations sommaires sont menées. Le 2 mai, le couperet tombe : le Valmy est désarmé, réduisant la 4ème DCT à deux unités.

Le Vauban et le Verdun sortent pour un exercice de lutte ASM avec le sous-marin Amirde du 21 au 28 avril, faisant escale à Alger du 29 avril au 4 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 5 au 12 mai. Les deux contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 16 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1946.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 30 mai, le Vauban sort pour essais du 1er au 3 juin avant de reprendre l’entrainement, sortant avec son sister-ship Verdun du 5 au 17 juin, faisant escale à Alger du 18 au 21 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 juin 1946.

Le 1er juillet 1946, le Vauban sort en compagnie du Verdun pour entrainement et école à feux au large de l’Oranie et ce jusqu’au 13 juillet quand les deux navires arrivent à Alger.  A l’issue de quatre jours d’escale, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 18 juillet 1946.

Le Vauban est placé en position de complément le 23 juillet 1946 ce qui entraina la dissolution de la 4ème DCT le même jour, le Verdun restant hors rang jusqu’à son désarmement prévu à la fin de l’année.

Le Vauban passe sur le dock flottant du 27 juillet au 5 août, le navire étant privé de son armement, de son électronique et de tout le matériel récupérable. Remis à flot, il est mouillé dans un coin de la base en attendant que l’on décide de son sort.

Le contre-torpilleur Vauban est officiellement désarmé le 8 août 1946. Le 6 septembre 1947, le contre-torpilleur est remorqué à Toulon et mouillé au cimetière naval du Brégaillon. Quelques semaines plus tard, le Valmy l’y retrouvera.

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Le Lion

Le contre-torpilleurs Lion lors de ses essais à la mer

Le contre-torpilleurs Lion lors de ses essais à la mer

-Le Lion est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers de France (ACF) le 27 juillet 1927 et lancé le 5 août 1929. Comme de coutume, les ACF lancent un navire quasiment achevé ce qui explique que le navire prend armement pour essais le 1er juillet 1929.

La clôture d’armement est prononcée le 21 janvier et la commission supérieure d’armement se réunit le 27 janvier. Le 5 février 1931, le contre-torpilleur Lion est admis au service actif

A son admission au service actif, le Lion est affecté à la 2ème escadre basée à Brest. Il forme la 4ème Division Légère (4ème DL) avec le Léopard et le Lynx (classe Jaguar). Il quitte Lorient le 8 février et arrive à Brest le même jour.

Du 10 au 27 juin 1931, il effectue une croisière en mer Baltique en compagnie de son sister-ship Bison. Au printemps 1932, la composition de la 4ème DL évolue puisque la division est désormais composée du Lion, du Vauban et du Lynx.

Le 15 avril 1933, la composition des Divisions Légères de l’Escadre du Ponant évolue encore, le Lion formant la 4ème DL en compagnie du Léopard et du Lynx. Le 15 octobre 1933, les divisions légères sont à nouveau réorganisées, le Lion formant désormais la 6ème DL avec le Maillé-Brézé.

Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées. La 4ème DL est ainsi formée du Milan, de l’Epervier et du Valmy, la 6ème DL du Bison, du Lion et du Vauban et la 8ème DL du Chacal, du Lynx et du Léopard. Le Bison cesse d’être navire-amiral remplacé par le Milan.

Un an après la précédente réorganisation, la composition des divisions légères de la 2ème Escadre est à nouveau modifiée avec une 4ème DL composée des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy (au lieu des Bison et Vauban), une 6ème DL composée des Bison Lion et Vauban (au lieu de Lion et Maillé-Brézé) et une 8ème DL composée des contre-torpilleurs Chacal Léopard Lynx (au changement).

En septembre 1936, le Lion est redéployé à Toulon au sein de la 1ère escadre où le 27 septembre devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins à Toulon. Il va assurer ce rôle jusqu’en août 1938, assurant le commandement de sous-marins fort occupés par le conflit espagnol. Outre les taches classiques de commandement, le Lion sert souvent de but pour des tirs simulés de torpilles ou des tirs réels.

Le 15 août 1938, le Lion quitte la 1ère FSM remplacé par l’Aigle. Son état matériel est jugé mauvais et il subit un grand carénage du 15 août au 1er novembre 1938.

Un mois plus tard est créé une 1ère DCT avec le Lion et le Vauban. Cette division est affectée à l’EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d’instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l’Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d’instruction devient l’escadre d’instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l’Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939. Le Lion quitte Toulon le 2 juin et rallie Oran le lendemain, la 1ère DCT étant dissoute la veille tout comme l’escadre d’instruction qui devient la 5ème Escadre.
La force navale d’Oran à été formée le 10 mai 1939 et placé sous le commandement du contre-amiral Donval. La mission de cette 6ème escadre (à partir du 1er juillet) est de compléter à l’est l’action des britanniques à l’ouest du détroit de Gibraltar.

Le Lion est affecté à ce groupement occasionnel jusqu’au 26 août quand il est transféré à la 4ème escadre (basée à Bizerte), formant une nouvelle 1ère DCT avec le Vauban et l’Aigle. La mission de cette escadre créée le 1er juillet 1939 est d’attaquer les communications italiennes entre la Sicile et l’Afrique.

Le Lion arrive à Bizerte le 23 août 1939, le Vauban arrivant lui le 25 août. La 1ère DCT est reconstituée le lendemain mais ne sera complète que le 9 octobre quand l’Aigle sera de nouveau disponible. Il va assurer des missions d’escorte, bien loin des missions prévues lors de leur conception à savoir l’attaque éclair des communications ennemies.

Après plusieurs missions d’escorte notamment un transport d’or, le Lion subit un grand carénage de décembre 1939 à mai 1940. A noter que ce grand carénage est mené à Bizerte dans un des trois bassins de radoub du port en raison de la saturation de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Il est en essais du 21 au 24 mai avant remise en condition du 25 mai au 8 juin. Il réintègre la 1ère DCT désormais formée par le Vauban (navire-amiral), le Lion et l’Epervier.

La 1ère DCT sort pour un entrainement de division du 17 juin au 2 juillet, une succession d’exercices de combat antisurface et d’écoles à feux. Ils rentrent à Bizerte le 8 juillet 1940 après une escale à Tunis du 3 au 7 juillet.

Les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT subissent une période d’entretien à flot du 9 au 21 juillet, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 16 août, les trois navires de la 1ère DCT rentrant à Bizerte le 21 août 1940 après une escale à Tunis du 17 au 20.

Le 2 septembre 1940, la 1ère DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division jusqu’au 17 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache. La division sort à nouveau pour un entrainement de division du 25 septembre au 8 octobre, les trois navires faisant escale à Sfax du 9 au 13 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Alors que le Vauban est en grand carénage, le Lion _devenu navire-amiral de la 1ère DCT_ et l’Epervier sortent pour un entrainement du 22 octobre au 3 novembre, faisant escale à Malte du 4 au 7 novembre avant de traverser la Méditerranée, direction Lattaquié où ils font escale du 10 au 15 novembre avant de reprendre la mer et de rentrer à Bizerte le 21 novembre 1940.

Le Lion sort à nouveau pour un entrainement du 24 novembre au 4 décembre 1940 avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 décembre. Il participe ensuite à la remise en condition du Vauban du 12 au 30 décembre 1940.

Alors que l’Epervier est en grand carénage, le Lion et le Vauban sortent pour un entrainement de division avec école à feux et lancement de torpilles du 7 au 21 janvier, faisant escale à Tunis du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Bizerte le lendemain. La 1ère DCT sort à nouveau pour entrainement du 30 janvier au 9 février, date de son retour à Bizerte. Le Lion participe ensuite avec le Vauban à la remise en condition de l’Epervier et ce du 22 février au 12 mars 1941.

Du 2 au 12 mai, les 1ère et 3ème DCT  participent à un exercice de défense et d’escorte de convois en compagnie de l’Emile Bertin.  Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et les deux divisions de contre-torpilleurs participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 3 au 17 juin,  les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot (ce qui permet à une partie de l’équipage de prendre ses permissions) au cours de laquelle la DCA des trois navires est modernisée.

Les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1932 en deux affûts doubles sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La division sort pour essais du 18 au 20 juin avant un entrainement de division du 21 juin au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs effectuant ensuite une escale à Alger du 15 au 20 juillet, à Ajaccio du 21 au 25 juillet avant de rentrer à Bizerte le 27 juillet à l’aube.

La 1ère DCT effectue un nouvel entrainement divisionnaire du 7 au 21 août, entrainement consacré essentiellement au combat antisurface mais également à la défense aérienne à la mer. Après une escale à Tunis du 22 au 25 août et à La Valette du 27 au 31 août, la 1ère DCT rentre à Bizerte le 2 septembre 1941.

Le 8 septembre, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte avec un chargement de mines d’exercices soit 60 mines. Profitant du mauvais temps, il échappe à ses «mouchards» en l’occurence trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT chargés d’intercepter un mouilleur de mines ennemi et va déposer son chargement dans le Golfe de Gabès le 10 septembre 1941.

L’Emile Bertin file plein nord mais est «intercepté» par la 1ère DCT  qui coule le navire à  la torpille et au canon le 11 septembre. Le champ de mines n’est pas repéré jusqu’à ce qu’un cargo ne «saute» sur une mine.

Une observation aérienne repère le champ de mines qui est dragué par des aviso-dragueurs et des dragueurs auxiliaires (des chalutiers réquisitionnés) du 13 au 17 septembre. Une mine dérivante est coulée à la mitrailleuse par un hydravion de grande patrouille Bréguet Bizerte.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer.

La 6ème EL fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

L’Emile Bertin et ses contre-torpilleurs font escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Le croiseur mouilleur de mines manoeuvre avec le Primauguet, navire-amiral de la DNL du 3 au 12 décembre avant que la 6ème EL ne rentre à sa base le 16 décembre et d’y rester jusqu’à la fin de l’année 1941.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Lion quitte Bizerte pour Toulon où il forme une nouvelle 2ème DCT avec ses sister-ship Guépard et Bison.

Le Lion quitte Bizerte le 5 janvier 1942, se ravitaille à Ajaccio le 8 janvier avant d’arriver à Toulon le lendemain 9 janvier en compagnie de ses deux nouveaux compagnons, le Guépard comme le Bison étant par le passé basés également en Tunisie.

Après une période d’entretien à flot commune du 9 au 24 janvier 1942, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT entament une importante phase d’entrainement pour trouver des automatismes, la division était censée ne faire qu’un au combat, cette phase les occupants jusqu’au 2 mars avant un retour à Toulon le lendemain.

La 2ème DCT quittent Toulon le 12 mars en compagnie de la 5ème DCT pour une série d’exercices. Jusqu’au 15 avril,enchainant les différents exercices avec tout de même une escale à Ajaccio du 21 au 24 mars et une escale à Tunis du 1er au 5 avril.

Le Lion sort pour un entrainement au combat de nuit du 22 au 30 avril, faisant escale à Calvi du 1er au 4 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mai. Il participe ensuite du 13 mai au 2 juin en compagnie du Bison à la remise en condition du Guépard. Les trois contre-torpilleurs font escale à Nice du 3 au 7 juin avant de rentrer à Toulon le 8 juin 1942.

La 2ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 15 juin, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage. La division de contre-torpilleurs enchaine les exercices jusqu’au 14 juillet 1942, date de leur retour à Toulon après une escale à Nice du 10 au 13 juillet.

Durant l’indisponibilité du Guépard, le Lion et le Bison sortent pour entrainement du 21 juillet au 12 août 1942 , faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 août, manquant d’entrer en collision avec un paquebot italien Comte Da Giovanni lors de leur départ du port catalan. Les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 19 août 1942 à l’aube.

Le Lion sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 25 août au 4 septembre avant de participer à la remise en condition du Bison du 9 au 23 septembre 1942.

Du 6 octobre 1942 au 7 janvier 1943 le Lion va subir un grand carénage doublé d’une modernisation. Il Lion reçoit un radar de veille combinée, un radar de navigation, un radar de conduite de tir et un Asdic plus de nouvelles grenades anti-sous-marines plus performantes.

Il sort pour essais du 8 au 11 janvier avant remise en condition en compagnie du Guépard du 14 janvier au 2 février, les deux navires rentrant à Toulon le 8 février après une escale à Marseille du 3 au 7 février 1943.

Le Lion sort pour un entrainement à la lutte ASM du 15 au 22 février en compagnie du sous-marin Pégase, rentrant à Toulon le lendemain 23 février 1943.

Le 27 février 1943, la 2ème DCT (réduite aux seuls Guépard et Lion) quitte Toulon pour un entrainement au combat antisurface du 27 février au 12 mars, rentrant le même jour à Toulon.

Le 15 mars 1943, le Bison est remis à flot à la fin de son grand carénage, sortant pour essais du 16 au 19 mars avant remise en condition en compagnie du Lion et du Guépard du 23 mars au 18 avril 1943.

La 2ème et la 5ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale du 22 avril au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain et après des escales à Ajaccio du 30 avril au 3 mai et à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai.
Après une période d’entretien à flot du 27 mai au 12 juin,  les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 13 au 16 juin avant remise en condition du 18 juin au 13 juillet 1943.

Le 20 juillet 1943, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DT et du contre-torpilleur Marceau pour un exercice commun à vocation antisurface du 20 au 31 juillet et à vocation antiaérienne du 2 au 13 août, rentrant à Toulon le 18 août après une escale à Nice du 14 au 17 août 1943.

Le Lion sort pour un entrainement à la lutte ASM du 24 août au 2 septembre en compagnie du sous-marin Astrée, faisant escale à Nice du 3 au 6 septembre avant de rentrer à Toulon le 7 septembre 1943.

La 2ème DCT ressort au complet pour entrainement du 12 septembre au 6 octobre, faisant escale à Bastia du 7 au 12 octobre avant de rallier Toulon le 14 octobre 1943. Elle enchaine par un exercice avec la 5ème DCT, le contre-torpilleur Marceau et le croiseur léger Primauguet du 21 au 31 octobre 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 2 au 13 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 14 au 17 novembre avant un stage de remise en condition du 18 au 30 novembre.

Rentrés à Toulon le 30 novembre au soir, le Guépard le Lion et le Bison sortent à nouveau pour un entrainement de division du 7 au 21 décembre, rentrant à Toulon  le lendemain 22 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de cette année 1943.

Le Lion sort pour entrainement au combat antisurface du 7 au 19 janvier, faisant escale à Marseille du 20 au 23 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 24 janvier 1944. Du 27 janvier au 13 février 1944, le Lion et le Bison sortent pour remise en condition du Guépard.  Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 22 février après une escale à Sète du 14 au 21 février 1944.

La 2ème DCT sort pour un entrainement de division du 26 février au 19 mars, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon pour quelques heures afin de se ravitailler. Ils reprennent la mer en compagnie de la 1ère DT pour un exercice en commun du 21 mars au 8 avril, les six navires faisant escale à Bastia du 9 au 12 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Du 25 avril au 8 mai 1944, le Lion et ses deux compères de la 2ème DCT sortent en compagnie de la 5ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix sortent pour un entrainement au combat antisurface. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

Victime d’une avarie mécanique, le Lion est indisponible du 19 au 27 mai, effectuant des essais à la mer concluants du 28 au 31 mai et reprenant alors l’entrainement. Le Lion sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 15 juin, rentrant à Toulon le 18 juin après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 17 juin 1944.

Du 21 au 30 juin 1944, le Lion participe à la remise en condition du Guépard avant d’être à son tour indisponible et ce du 1er au 18 juillet 1944 pour l’entretien et les permissions de l’équipage. Il sort pour essais et remise en condition en compagnie  Guépard du 19 juillet au 3 août 1944.

Le désarmement des Jaguar laissant seulement deux divisions de contre-torpilleurs à Brest, la marine décide de redéployer une division à Brest. C’est la 2ème DCT qui est choisit pour se déployer en Bretagne.

Après un ultime entrainement de division du 7 août au 2 septembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT prépare leur départ à Brest, quittant définitivement Toulon et ralliant Brest le 18 septembre, la 2ème DCT devenant la 1ère DCT. Du 19 au 27 septembre, ils sortent en compagnie du Léopard pour prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément.

Après une période d’entretien à flot du 29 septembre au 20 octobre 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 21 au 25 octobre avant remise en condition du 26 octobre au 12 novembre quand les trois navires rentrent à Brest.

La 1ère DCT effectue un entrainement de division du 15 novembre au 16 décembre, ne rentrant à Brest que le 22 décembre 1944 après une escale à Saint-Malo du 17 au 21 décembre. Elle enchaine par une période d’exercices au large de Dakar en compagnie du ravitailleur Lot du 12 janvier au 15 février. La 1ère DCT quitte Dakar le 16 février et rentre à Brest en compagnie du Lot le 23 février 1945.

Le Bison et le Lion sortent pour entrainement au combat antisurface du 27 février au 7 mars, les deux contre-torpilleurs gagnant Lorient le 8 mars pour retrouver leur compère Guépard. Les trois navires enchainent par une série d’exercice jusqu’au 3 avril, faisant escale à Saint-Nazaire du 18 au 22 mars et à Lorient du 4 au 8 avril avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Lion sort pour entrainement de combat de surface du 15 au 23 avril, faisant escale à  Saint-Nazaire du 24 au 27 avril avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 28 avril au 9 mai avant de rentrer à Brest le 10 mai 1945.

Du 17 mai au 2 juin 1945, le Lion participe avec le Bison à  la remise en condition du Guépard qui sortait d’une période d’indisponibilité.

La 1ère DCT sort à nouveau pour un entrainement de division, un entrainement très intense mené du 10 juin au 17 juillet, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Lion est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 2 août, sortant ensuite pour essais du 3 au 6 août, rentrant à Brest dans la soirée.

La 1ère DCT sort ensuite avec la 4ème DC du 7 au 21 août pour exercice de défense aérienne à la mer, combat antisurface et attaque/protection de convois avant de rentrer à Brest le 25 août après une escale à Cherbourg du 22 au.

Le 27 août 1945, le contre-torpilleur Bison est placé en position de complément, première étape vers son désarmement _effectif le 8 septembre_, laissant la 1ère DCT avec les Guépard et Lion.

Le Lion sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 7 septembre, rentrant à Brest le lendemain 8 septembre 1945.

La 1ère DCT ainsi réduite sort pour entrainement du 12 au 23 septembre, faisant escale à Cherbourg du 24 au 28 septembre avant de reprendre la mer pour un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Ile de Re et Ile d’Yeu du 29 septembre  au 7 octobre, date du retour du Guépard et du Lion à Brest.

Après une période d’entretien à flot du 8 au 12 octobre, le Guépard et le Lion sortent pour une école à feux du 13 au 21 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 23 octobre au 4 novembre 1945 avec le sous-marin Agosta.
Après un ultime entrainement dans le Golfe de Gascogne du 5 au 15 novembre, le Guépard est mis en position de complément le 18 novembre 1945, date à laquelle la 1ère DCT est dissoute, laissant le Lion en position de navire hors rang au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le Lion sort pour un ultime entrainement du 22 au 29 novembre avant d’être mis en position de complément le 30 novembre 1945. Il est échoué au bassin n°6 du 1er au 8 décembre 1945.

Le 9 décembre 1945, le contre-torpilleur Lion est désarmé. Le lendemain, il mouille à Landevennec en compagnie du Guépard et du Bison.

3-Industries et infrastructures (3)

E-Les chantiers de construction navale

A la fin des années trente et au début des années quarante, la perspective d’importantes commandes poussent les industriels français à investir dans les infrastructures.

Les formes de construction et les cales sont agrandies, d’autres sont construites, les ateliers sont modernisés avec notamment une quasi-généralisation de la soudure pour les navires construits à partir de 1941/42, le rivetage étant cependant conservé pour certaines parties sensibles comme la fixation du (ou des) gouvernail(s).

 L’industrie de la sidérurgie dévellope de hauts-fourneaux hors de portée des bombardiers allemands comme à Port de Bouc ou Arzew et surtout tente de fournir des aciers de meilleur qualité, en plus grande quantité, plus rapidement et à un coût raisonnable ce qui représente parfois une véritable quadrature du cercle.

D’ici à 1948, tous les chantiers de construction navale français vont participer à l’effort de guerre avec parfois certaines spécialisation comme Dubigeon à Nantes qui va essentiellement construire des sous-marins ou La Ciotat qui va construire contre-torpilleurs et croiseurs.

-Les Ateliers et Chantiers de France (ACF) sont implantés à Dunkerque à proximité du port de commerce. Ils se distinguent des autres chantiers français en lançant des navires quasiment achevés ce qui explique qu’une fois le lancement réalisé, l’armement est particulièrement rapide.

En 1940, les ACF disposent de quatre cales de construction, toutes longues de 180m. Une cinquième cale est inaugurée en septembre 1943. Mesurant 220m, elle va permettre aux chantiers dunkerquois de pouvoir construire des croiseurs lourds de type Saint Louis.

Une forme de radoub est également mise en chantier mais les travaux interrompus par la guerre ne furent pas repris après la fin du conflit, la forme servant de simple bassin de mouillage pour l’armement de navires.

-Le port du Havre dispose de trois chantiers de construction navale, les Ateliers et Chantiers du Havre ou ACH, les Forges et Chantiers de la Méditerranée qui dispose d’un chantier installé au «Havre de Grâce» _du nom sous lequel était connu la ville lors de sa création par François 1er_, le troisième chantier étant celui de la société Augustin Normand spécialisée dans les sous-marins et la «poussière navale», ce chantier étant le pionnier français des torpilleurs.

Les ACH (fondés en 1905) disposent en 1940 de quatre cales, la n°1 de 250m de long, la n°2 de 190m et les n°3 et 4 de 150m de long, bénéficiant dans le port de commerce, une forme pour l’armement des navires construits (longueur 319m largeur 38m tirant d’eau 8m. En 1948, elle à été agrandie à 350m et approfondie à 12m ce qui lui permet de caréner des cuirassés de type Alsace bien qu’elle soit surtout utilisée pour les paquebots Normandie et Bretagne).

En 1944, une cale n°5 de 200m est inaugurée tandis que les cales n°3 et 4 sont allongées à 190m. Un projet de bassin couvert n’aboutit finalement pas.

Les FCM disposent en 1940 dans le grand port normand de trois cale, la n°1 de 175m, les n°2 et 3 de 150m. En 1948 quand éclate la seconde guerre mondiale, la cale n°1 à été prolongée passant de 175 à 215m, la cale n°2 à 180m et la cale n°3 à 170m faute de place. Un bassin d’armement devait être construit mais on lui à finalement substitué un dock flottant de 220m et 30000 tonnes, dock flottant construit aux États-Unis et livré en 1943.

-Les chantiers Augustin Normand disposent en 1940 de trois cales de 120m. Faute de place, le chantier se contente de moderniser son outil de travail. En 1946, les chantiers Auguste Normand deviennent une filiale des ACH qui échouent cependant à s’emparer du site havrais des FCM.

Les Ateliers et Chantiers de Seine Inférieure (Worms & Cie) avec un ravitailleur rapide de classe Adour

-Les Ateliers et Chantiers de Seine Inférieure (Worms & Cie) installés au Trait construisent essentiellement des sous-marins bien que des pétroliers soient également commandés à ce chantier bien outillé.

En 1940, les ACSM disposent de huit cales, la n°1 et n°8 mesurant 170m, les n°2, 3 et 4 140m et les n°5, 6 et 7 plus spécifiquement consacrées aux sous-marins, 115m. En 1948, les installations de préfabrication sont  modernisées, les capacités de levage augmentées mais les cales faute de place ne sont pas agrandies.

-Les Chantiers Navals Français (CNF) sont implantés à Caen sur la Seine. Ce chantier dispose en 1940 de deux cales, la n°1 de 140m et la n°2 de 100m. En 1948, une troisième cale de 120m s’est ajoutée aux deux susnommées pour ce chantier qui construit surtout des navires marchands et assez peu de navires militaires.

L’Estuaire de la Loire peut être considéré comme la région phare de la construction navale en France avec pas moins de quatre compagnies de construction navale à Nantes et Saint Nazaire.

Plan des anciens chantiers Dubigeon avec les cales entourées en rouge

-Les Anciens Chantiers Dubigeon sont installés à quelques kilomètres du centre-ville de Nantes dans le quartier de Chantenay qui était jusqu’en 1908 une commune indépendante. Ce chantier  dispose en 1940 de quatre cales de construction orientées perpendiculairement à la Loire.

Les n°1 et 2 mesurent 150m de long et les n°3 et 4 115m de long. En 1948, les cales n°1 et 2 mesurent 180m de long alors que les cales 3 et 4 ont été agrandies également passant de 115 à 140m de long.

-Les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sont installés à la Prairie aux Ducs sur l’île Saint-Anne en plein centre-ville de Nantes. En 1940, ce chantier dispose de trois cales de construction, la n°1 de 180m et les n°2 et 3 de 150m de long chacune plus un dock flottant de 150m de 9000 tonnes.

Faute de place, seuls les ateliers et les capacités de levage sont augmentées.

-Les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sont installés à proximité des ACB à tel point qu’il est parfois bien difficile de séparer les deux chantiers qui travaillent d’ailleurs souvent ensemble. En 1940, les ACL disposent à Nantes d’une cale de 170m et de trois de 150m.

En 1948, les ACL disposent toujours de ces trois cales mais également d’une forme couverte de 180m de long utilisée pour les sous-marins et l’armement des navires lancés notamment la mise en place des hélices.

-Les ACL disposent également d’un site de construction navale à Saint-Nazaire, un site plus important puisqu’il à construit par exemple le croiseur de bataille Strasbourg. Il dispose d’une cale de 270m de long, de deux cales de 230m de long et de deux autres de 180m.

En 1948, ces cales ne sont pas agrandies mais simplement modernisées avec notamment une modernisation des capacités de levage. Un projet d’une nouvelle grande cale de plus de 300m était cependant dans les cartons mais repoussé par le début de la guerre.

-A ses côtés, un autre chantier est implanté, les Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët. Il dispose en 1948 d’une cale de 370m, d’une cale de 340m, d’une cale de 270m et deux cales de 180m, l’armement des navires se faisant souvent dans la Forme Joubert située à proximité.

Bordeaux réputée pour être une ville bourgeoise est également une ville où la conscience ouvrière est fortement ancrée notamment grâce aux chantiers navals implantés sur les rives de la Garonne.

 On trouve ainsi sur la rive gauche les Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan réunis. Ces derniers disposent d’une forme de construction de 210m (surtout utilisée pour l’armement des navires) et de trois cales de 150m qui sont prolongées à 190m, les travaux d’extension se poursuivant durant la construction des navires.

Sur la rive droite, nous trouvons la Société des Ateliers et Chantiers de la Gironde qui disposent en 1940 de trois cales de 190m. En 1948, ces trois cales sont toujours là mais elles sont complétées par une forme de 200m.

-La côté méditerranéenne n’est pas exclue par la construction navale. Elle dispose de trois grand chantiers de construction navale. Le plus important est installé à La Seyne sur Mer en face de Toulon. Il s’agit du chantier des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) qui dispose de quatre cales, les n°1 et n°2 de 200m et les n°3 et 4 de 175m. Ces installations sont modernisées et complétées par un dock flottant de 200m et de 25000 tonnes.

Au débouché de l’Etang de Berre sur la commune de Port-de-Bouc , nous trouvons les Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) qui disposent de six cales : deux cales de 190m (n°1 et n°2), deux cales de 175m (n°3 et 4) et deux cales de 150m (n°5 et 6), cales simplement modernisés en 1948 mais un dock flottant à été commandé aux Etats-Unis et livré en 1947. Mesurant 200m, il peut accueillir des navires de 25000 tonnes.

Enfin, le dernier chantier de la façade méditerranéenne est situé à La Ciotat. La Société Provençale de Construction Navale (SPCN) dispose en 1940 d’une forme de construction de 275m (parfois utilisée pour les radoubs de navires civils et militaires)et de quatre cales de 240m pouvant construire les plus grands navires de la marine nationale à l’exception des cuirassés.

En 1948, la SPCN est devenue la Société Anonyme des Chantiers Navals de la Ciotat (SACNC) et dispose d’installations modernisées avec notamment des capacités de levage plus importantes.

 -Sur la Saône, un chantier naval spécialisé dans les sous-marins existe à savoir le chantier Schneider de Chalons-sur-Saône avec quatre cales de 120m. En raison d’un tirant d’eau important et d’un fleuve dont la profondeur est parfois limité, les sous-marins sont armés à l’Arsenal de Toulon.

Quand éclate le second conflit mondial, l’industrie navale française dispose d’une importante capacité de construction avec dix cales de moins de 150m, trente-neuf entre 150 et 220m et dix de plus de 220m.

Plus important encore, les ateliers et les capacités de levage ont été modernisés augmentant la rapidité de construction qui voit l’introduction de la préfabrication durant les années précédent le conflit.

A ces grands chantiers hauturiers s’ajoutent un petit nombre de chantiers spécialisés dans les constructions fluviales et la poussière navale.

Citons le chantier Ziegler à Dunkerque qui dispose d’une cale de 100m et d’un slipway de 75m, ce chantier travaillant parfois comme sous-traitant des ACF.

A Boulogne, la Socarenam dispose de deux cales de 75m, se spécialisant dans la construction des remorqueurs et d’un grand nombre de navires appartenant à la catégorie de la battelerie portuaire.

A Lorient, nous trouvons dans l’emprise du port de commerce, les chantiers Leroux qui disposent d’une cale couverte de 100m

 A La Rochelle, les chantiers Garand disposent d’une cale de 75m et d’un slipway de 50m.