Dominions (33) Canada (33)

Bombardiers

Avant-propos

Les bombardiers de la RCAF sont quasi-exclusivement britanniques. On trouvera durant le conflit quelques bombardiers américains (North American B-25 Mitchell) et français (Amiot 371) mais ce seront des exceptions qui confirmeront la règle.

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URSS (85) Armée de l’Air (2)

Organisation

Les forces aériennes soviétiques ne sont pas regroupées sous une forme unitaire comme c’est le cas en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne ou même aux Etats-Unis. Elles sont divisées en plusieurs entités.

En revanche aux échelons inférieurs, la situation est plus traditionnelle encore qu’aux désignations traditionnelles d’escadres, groupes et escadrons les soviétiques préfèrent l’armée, la division et le régiment.

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URSS (44) Aéronavale (3)

Les avions de l’aéronavale soviétique (2) : bombardiers et bombardiers-torpilleurs basés à terre

Avant-propos

La première utilisation du «plus lourd que l’air» était la reconnaissance, l’observation et le réglage des tirs de l’artillerie. Très rapidement pour ne pas dire immédiatement on envisagea une utilisation nettement plus offensive pour la chasse et le bombardement.

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Italie (83) Regia Aeronautica (5)

Les avions de la Regia Aeronautica (2) : les bombardiers

Avant-propos

Les premiers avions étaient de fragiles petites machines. Assemblage incertain de bois et de toile, les premiers avions militaire ne pouvaient faire outre chose que de la reconnaissance et de l’observation.

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Japon (49) Aéronavale (3)

Mitsubishi J2M Raiden

Mitsubishi J2M 4.jpg

Mitsubishi J2M Raiden testés après guerre par la Grande-Bretagne

Comme nous l’avons déjà vu, l’aéronavale japonaise dispose aussi bien d’unités de chasse embarquées que d’unités de chasse basées à terre pour défendre les bases mais surtout pour accompagner les bombardiers G3M et G4M.

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Etats Unis (132) Armée de l’Air (6)

Douglas A-26 Invader

Douglas A-26 Invader 14

 

Pour remplacer le DB-7/A-20 Havoc, la firme Douglas travaille dès 1940 sur un successeur. Il s’agit de suivre la croissance exponentielle des performances en terme de vitesse, d’armement défensif et de charge utile.

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Etats Unis (131) Armée de l’Air (5)

Les avions de l’USAAF (2) : les bombardiers

Avant-propos

La première mission de l’aviation fût la reconnaissance, l’observation et le guidage des tirs d’artillerie. Rapidement, le bombardement et l’attaque s’ajoutèrent, les premières missions voyant de courageux pionniers lancer des obus d’artillerie modifiés sur les positions ennemies.

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Grande Bretagne (95) Armée de l’Air (6)

Les avions de la Royal Air Force (RAF) (2) : les bombardiers légers et moyens

Avant-propos

Les premiers avions militaires furent utilisés pour la reconnaissance et l’observation des mouvements de troupes ennemis. C’est par exemple un aéronef français qui répéra le changement d’axe de progression de l’aile marchante de l’armée allemande permettant le «miracle de la Marne», transformant un remake de la guerre de 1870 en une guerre longue et terriblement meurtrière.

Les observateurs s’armèrent de carabine et les premiers combats aériens ressemblèrent aux joutes médievales entre preux chevaliers. Rapidement, les carabines cédèrent la place aux mitrailleuses marquant la naissance de l’aviation de chasse et de ses premiers as.

Après l’observation et la chasse apparut une nouvelle mission le bombardement. Là encore les premières missions furent menées avec des moyens rudimentaires, des paquets de grenades ou des obus d’artillerie plus ou moins profilé. La précision et l’efficacité étaient pour le moins limité.

Rapidement les bombardiers devinrent des appareils plus puissants et plus efficaces, les premiers bombardiers lourds apparaissant au cours du conflit qu’il s’agisse du Vickers Vimy, du Farman Goliath pour ne citez qu’eux.

Toutes les armées de l’air s’équipent de bombardiers légers, moyens et lourds pour les armées de l’air majeures.

Le bombardier est vu comme l’arme ultime, des théoriciens comme Mitchell et Douhet imaginant des escadres de bombardiers rasant tout sur leur passage, méprisant les chasseurs et les canons antiaériens, rasant cités et industries, entrainant la terreur chez les populations qui allaient se retourner contre leurs gouvernements et abréger le conflit.

Cette mission était plutôt du ressort des bombardiers lourds et non des bombardiers légers et moyens que nous allons voir maintenant.

Ces bombardiers légers et moyens étaient davantage destinés à l’appui du corps de bataille en frappant le front et les arrières immédiats.

A la différence de la France et de l’Allemagne, la Royal Air Force (RAF) ne crut pas au bombardier en piqué préférant le bombardement horizontal.

En septembre 1939, la flotte de bombardiers légers et médians était assez médiocre avec des appareils dépassés ou en voie de rapide déclassement.

Sur les quatre-vingt deux squadrons du Bomber Command, on trouve cinquante-huit squadrons de bombardement léger et moyen répartis entre des monomoteurs Fairey Battle (dix-sept squadrons), Hawker Hind (trois squadrons) Vickers Wellesley (trois squadrons) et des bimoteurs Bristol Blenheim (vingt-cinq squadrons) et Vickers Wellington (dix squadrons) autant dire une flotte disposant d’avions dépassés.

La situation évolue radicalement en septembre 1939 et septembre 1948. Les Fairey Battle, les Hawker Hind et les Vickers Wellesley ont tous quittés le service actif, rejoignant des unités d’entrainement ou la casse. Ils ont été remplacés soit par des chasseur-bombardiers Hawker Hurricane, Hawker Typhoon et Hawker Tempest ou par des bimoteurs d’attaque Bristol Beaufighter et De Havilland Mosquito.

Les Bristol Blenheim Mk I ont été retirés du service remplacés par des Blenheim Mk V _version améliorée du Mk IV avec des moteurs plus puissants et un armement défensif renforcé_ mais également par des bombardiers américains, des Martin 187 Baltimore qui aurait du devenir le nouveau bombardier médian de la RAF avant qu’au final le Bristol Beaumont soit choisit. Le Vickers Wellington était toujours en service.

Quand éclate le second conflit mondial, le Bomber Command dispose des unités de bombardememt léger/moyen suivantes :

-La Métropole dispose de quatre wings de trois squadrons de bombardememt moyen, trois équipés de Vickers Wellington et un équipé de Martin 187 Baltimore.

-En Egypte, on trouve un wing de trois squadrons équipés de Bristol Blenheim Mk V.

-En Inde, un wing de bombardement médian dispose de trois squadrons de Bristol Blenheim Mk IV.

-Deux wings déployés en Malaisie et à Singapour équipés de Vickers Wellington et de Martin 187 Baltimore, quatre squadrons équipés de Wellington et deux équipés de Baltimore.

Cela nous donne un total de vingt-quatre squadrons de bombardement médian. Sur le plan de la flotte, le Blenheim doit être remplacé par le Beaumont, le Wellington pourrait l’être également par le Beaumont ou par un bombardier médian américain à moins que Vickers ne dévellope un nouveau bombardier médian. Quand au Baltimore, il pourrait l’être par un autre bombardier américain comme le B-25 Mitchell ou le B-26 Invader….. .

..Mais tout ceci est une autre histoire

Hawker Hind

Hawker Hind

Hawker Hind 

En septembre 1939, trois squadrons de bombardement sont encore équipés de ce biplan dessiné par Sydney Camm (le père du Hurricane, du Typhoon, du Tempest et du Fury II/Sea Fury), biplan qui pourtant n’avait fait son premier vol que le 12 septembre 1934 mais nous étions à une époque où l’aviation évoluait à une vitesse stupéfiante.

A l’origine du Hind figure la spécification G.7/34 qui demandait un appareil interimaire destiné à faire la soudure entre le Hawker Hart et les nouveaux bombardiers monoplans “modernes” comme le Fairey Battle. Le Hind est tout simplement une évolution du Hart mis en service en 1931. L’appareil effectue son premier vol le 12septembre 1934, le premier appareil de série presque un an plus tard le 4 septembre 1935.

Officiellement mis en service en novembre, l’appareil va équiper jusqu’à vingt squadrons de la RAF sans oublier les commandes à l’export de l’Afghanistan, de la République d’Irlande, de la Lettonie, de l’Iran, du Portugal, de l’Afrique du Sud, de la Suisse et de la Yougoslavie.

Retiré progressivement des unités de première ligne à partir de 1937, il est essentiellement utilisé pour l’entrainement par la RAF mais également par la RCAF et la RNZAF.

Les trois unités encore équipées de Hind vont être rééquipées d’appareils plus moderne au cours de la guerre de Pologne ou dans les mois qui suivirent la fin de ce bref conflit.

Caractéristiques Techniques du Hawker Hind

Type : bombardier biplace biplan

Masse : à vide 1452kg maximale au décollage 2167kg

Dimensions : longueur 8.92m envergure 11.36m hauteur 3.23m

Motorisation : un moteur en ligne Rolls-Royce Kestrel V de 640ch

Performances : vitesse maximale 298 km/h à 15500 pieds distance franchissable 692km plafond opérationnel 8050m

Armement : une mitrailleuse Vicjers de 7.7mm synchronisé et une mitrailleuse Lewis dans le poste arrière plus de 231kg de bombes sous les ailes

Equipage : deux hommes

Vickers Wellesley

Vickers Wellesley

Vickers Wellesley

A l’origine du Vickers Wellesley figure l’Air Ministry Specification G.4/31 demande un appareil d’usage général (general purpose) capable d’être tout à la fois bombardier, avion de coopération, bombardier en piqué, avion de reconnaissance, avion d’évacuation sanitaire et avion-torpilleur ! Un vrai couteau suisse en somme à une époque où face à des budgets réduits, le ministère de l’Air se prend à rêver d’un avion bon à tout faire, un avion souvent bon en rien et mauvais en tout.

Vickers propose son type 253, un biplan utilisant une structure géodésique et qui annonce le Vickers Wellington. Il fait face au Fairey G.4/31, au Westland PV.7, au Handley-Page HP.47, Armstrong-Whitworth A.W 19, Blacburn B.7, Hawker P.V 4 et Parnall G.4/31.

Le Vickers type 253 est déclaré vainqueur, commandé à 150 exemplaires mais qui ne verront jamais le jour suite à un changement de priorité.

En effet parallèlement au dévellopement du type 253, Vickers dévellope à titre privé le type 246, un monoplan qui n’était capable que de mener des missions de bombardement. L’appareil effectua son premier vol le 19 juin 1935 et aussitôt offert à la RAF.

Les premiers appareils de série sont livrés en avril 1937 mais quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, l’appareil déjà dépassé est en voie de retrait du service actif notamment dans les unités stationnées en métropole. Il n’équipe d’ailleurs plus que les squadrons 14, 47 et 223 stationnés outre-mer.

Les Wellesley sont retirés du service dans le courant de l’année 1940 et remplacés par des appareils plus modernes.

Caractéristiques Techniques du Vickers Wellesley

Type : bombardier monomoteur monoplan biplace

Masse : à vide 3066kg en charge 5011kg maximale au décollage 5670kg

Dimensions : longueur 11.96m envergure 22.73m hauteur 4.67m

Motorisation : un moteur radial Bristol Pegasus XX de 925ch

Performances : vitesse maximale 369 km/h à 6000m vitesse de croisière 290 km/h à 4600m distance franchissable 1963km plafond opérationnel 7772m

Armement : une mitrailleuse Vickers de 7.7mm dans l’aile droite et une mitrailleuse Vickers K dans le cockpit arrière 907kg de bombes.

Fairey Battle

Fairey Battle

Fairey Battle

A l’origine du Fairey Battle figure la spécification du ministère de l’Air P.27/32 (Air Ministry Specification P.27/32) demandant un bombardier biplace destiné à remplacer le Hawker Hart et le Hawker Hind. Il fallait également anticiper sur l’éventuel banissement des bombardiers lourds par la conférence de désarmement de Genève.

Le prototype du Fairey Battle, un monoplan monomoteur à aile basse cantiveler, train d’aterrissage retractable et cockpit triplace effectue son premier vol le 10 mars 1936 et la production de l’appareil est prioritaire. La première commande de 155 exemplaires commence à être livrée en juin 1937.

Vite obsolescent, le Battle équipe dix-sept squadron quand la guerre de Pologne éclate et aurait connu de sévères mécomptes si le conflit s’était prolongé notamment en raison d’une vitesse et d’un armement insuffisant.

Néanmoins l’appareil peut se targuer d’être le premier avion britannique à remporter une victoire aérienne en l’occurence un Bf 109 abattu par le mitrailleur d’un Fairey Battle près d’Aix La Chapelle.

L’appareil va être peu à peu remplacé par le Hawker Hurricane rélégué au rang de chasseur-bombardier puis par le duo Typhoon et Tempest, les derniers Battle quittant les squadrons de première ligne début 1942 à l’exception d’un squadron déployé au Soudan.

Il va être utilisé pour des missions secondaires : entraînement, remorquage de cibles, liaison, évacuation sanitaires, rôles pour lesquels il était toujours opérationnel en septembre 1948.

Il à connu les joies du succès à l’export puisqu’il à été exporté en Afrique du Sud (des appareils ex-britanniques) utilisés essentiellement pour l’entrainement et les liaisons, en Grèce (là aussi des appareils ex-RAF), l’Inde britannique, la Pologne ou du moins son gouvernement en exil qui utilisa parmi les derniers Battle produits pour entrainer les équipages de ces unités de bombardement. A noter pour l’anecdote que la Pologne avait commandé 100 Fairey Battle au printemps 1939 mais aucun appareil ne fût livré, les 22 envoyés à Constanza furent finalement cédés à la Turquie.

Le Danemark à produit l’appareil sous licence, en livrant quelques exemplaires à la Norvège, ces appareils étant toujours en service en septembre 1948 mais ne jouèrent qu’un rôle limité durant l’opération Weserübung, la majorité des appareils de la force aérienne danoise étant détruits au sol.

Le Fairey Battle à été utilisé comme avion d’entrainement par le Canada, l’Australie, la Belgique et donc l’Afrique du Sud, moins pour l’entrainement au pilotage que pour l’entrainement au bombardement et à la navigation.

Caractéristiques Techniques du Fairey Battle

Type : bombardier léger monoplan monomoteur triplace

Masse : à vide 3015kg en charge 4895kg

Dimensions : longueur 12.91m envergure 16.46m hauteur 4.72m

Motorisation : un moteur Rolls-Royce Merlin II de 1030ch

Performances : vitesse maximale 413 km/h à 4600m distance franchissable 1610km plafond opérationnel 7620m

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm Browning dans l’aile droite et une mitrailleuse Vickers K à l’arrière 4 bombes de 110kg en soute et 230kg de bombes à l’extérieur sous les ailes.

Equipage : 3 hommes

Bristol Blenheim

Bristol Blenheim Mk IV

Bristol Blenheim Mk IV

A l’origine du Bristol Blenheim, bombardier léger standard de la RAF en septembre 1939 figure une demande de Lord Rothermere, magnat de la presse britannique et grand passionné d’aviation et un projet lancé à titre privé par la Bristol Aeronautic Company, le Bristol type 135.

Cet appareil était un avion civil de transport de passagers dévellopé par la firme Bristol, un élégant monoplan à aile basse cantilever pouvant transporter six à huit passagers.

Suite à l’achat par Lord Beaverbrook d’un DC-1, Lord Rothermere déclara à la firme Bristol qu’il pourrait acheter un type 135 si l’appareil était capable de relier les principales villes européennes ce que l’appareil était incapable de faire en l’état actuel.

Le projet fût donc remanié et le type 135 devint le type 142 dont le projet fût présenté le 27 avril 1934. C’était un appareil propulsé par des Bristol Mercury VI de 640ch pouvant atteindre 400 km/h et si la voilure du type 135 était conservé, le fuselage était différent.

Le prototype du Bristol type 142 effectua son premier vol le 12 avril 1935. Equipé d’hélices tripales Hamilton Standard à pas variable il atteint la vitesse de 495 km/h soit 48 km/h de plus que le dernier chasseur commandé par la RAF, le Gloster Gladiator.

Surpris et inquiet par ce résultat, l’Air Ministry demanda à lord Rothermere d’étudier son appareil ce que le magnat accepta, le Bristol type 142 ne fût jamais utilisé à titre civil mais utilisé pour des tests puis pour différentes missions de transport logistique jusqu’à sa réforme en juin 1942. Oublié dans un hangar, il fût retrouvé par hasard en 1980, restauré et maintenu en état de vol.

Parallèlement au type 142, la firme étudia le projet du type 143, un type 142 avec les moteurs prévus pour le type 135 mais ce projet qui intéressa un temps le Coastal Command et la Finlande ne firent pas le poids face au Bristol type 142M, une version militarisée plus connue sous le nom de Blenheim.

Le projet type 142M fût proposé aux services compétents le 9 juillet 1935, donnant un bombardier biplace transportant 450kg de bombes sur 1600km. En août, l’appel à projet B.29/35 fût lancé et une commande 150 exemplaires passée sans commande préalable de prototypes.

Le premier appareil de série effectue son premier vol le 25 juin 1936 et dès le moins de décembre une commande de 434 bimoteurs est passée. La production était rapide puisqu’en 1937 vingt-cinq appareils sortaient pas jour. 5500 Blenheim en différentes versions sont produits pour la RAF et pour l’export. L’appareil entre en service en mars 1937.

Suite au Mk I et à sa version de chasse lourde Mk IF, on trouve le Mk IV (premier vol le 24 septembre 1937, mise en service en mars 1939) qui lui aussi disposait d’une version de chasse lourde (Mk IVF) et d’entrainement/liaison/remorquage de cibles (Mk IVT).

Les Blenheim Mk II et Mk III n’ont été que des projets, le premier disposant d’ailes et de réservoirs agrandis, le second étant propulsé par un moteur en ligne Hispano-Suiza suite semble-t-il à un intérêt de la Suisse mais comme la Confédération Helvétique n’à pas donné suite, ce projet n’à pas vu le jour.

Le Blenheim Mk V est une version issue du Mk IV avec des moteurs plus puissants et un armement défensif plus important. Les Mk V vont remplacer les Mk I mais la production qui devait se poursuivre sous la forme d’un Mk VI avec des moteurs Bristol Hercules est finalement abandonné, la RAF préfèrant produire en masse le Bristol Beaumont, un bombardier moyen issu du Bristol Beaufort.

A noter que le Bristol type 149 Bolingbroke dérivé du Mk I n’à été produit que pour le Canada, la RAF un temps intéressée par l’appareil préféra au final poursuivre la production du Mk I. Sorti par la porte, le Bolingbroke revint par la fenêtre puisqu’il fût à l’origine du Mk IV.

Un projet de quadrimoteur baptisé Bristol type 150 ne dépassa pas le stade de la planche à dessin.

Le Blenheim à connu un grand succès à l’export puisqu’il à été exporté en Afrique du Sud, en Australie, au Canada (sous la forme du Bolingbroke), en Yougoslavie, en Finlande (construction sous licence), en Grèce (appareils ex-britanniques utilisés en attendant la livraison de Léo 451), Nouvelle-Zélande, Portugal, Roumanie, Suède et Turquie.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Bristol Blenheim est déployé en Egypte (trois squadrons équipés de Mk V), un wing de trois squadrons est déployé en Inde avec des Blenheim Mk IV. Un squadron de reconnaissance déployé en Extrême-Orient dispose de Blenheim Mk V qui ont remplacés des Mosquito prématurément usés par le chaud et lourd climat tropical.

Ce sont donc sept squadrons qui sont encore équipés de Blenheim au sein de la RAF, les appareils exportés étant encore largement en service dans leur mission initiale de bombardier.

Caractéristiques Techniques du Bristol Blenheim Mk I

Type : bombardier léger bimoteur triplace

Masse : à vode 3674kg en charge 5662kg

Dimensions : envergure 17.17m longueur 12.12m hauteur 3.05m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Mercury VIII dévellopant 840ch chacun

Performances : vitesse maximale 450 km/h rayon d’action 1800km plafond opérationnel 8475m

Armement : une mitrailleuse fixe de 7.7mm à l’avant et une autre en tourelle dorsale 454kg de bombes

Equipage : 3 hommes

Caractéristiques Techniques du Bristol type 149 Blenheim Mk IV

Type : bombardier léger bimoteur triplace

Masse : à vide 4065kg en charge 6576kg

Dimensions : longueur 13m envergure 17.2m hauteur 3m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Mercury XV dévellopant 905ch

Performances : vitesse maximale 422 km/h Rayon d’action 3140km plafond opérationnel 8660m

Armement : une mitrailleuse fixe de 7.7mm à l’avant et deux mitrailleuses identiques en tourelle dorsale 454kg de bombes.

Equipage : 3 hommes

Vickers Wellington

Vickers Wellington Mk I

Vickers Wellington Mk I

A l’origine du Vickers Wellington figure l’Air Ministry Specification B.9/32 demandant un bombardier bimoteur aux performances supérieures aux appareils en service pour éviter que l’appareil ne soit périmé lors de sa mise en service.

Le Vickers Wellington (deuxième appareil à rendre hommage à Arthur Wellesley, duc de Wellington, le vainqueur de Waterloo après le Vickers Wellesley) est reconnaissable entre-tous par la structure géodésique inventée par un ingénieur de talent, Barnes Wallis.

Cette méthode rendait certes la construction longue mais donnait à l’avion une résistance aux impacts remarquables. On ne compte plus le nombre de Wellington rentrés à la base avec des trous béants dans leur fuselage, trous qui auraient été fatals à des appareils construits de manière conventionnelle. Conçu comme bombardier, le Vickers Wellington va être développé dans de nombreuses versions, les versions plus connues concernant la lutte anti-sous-marine et la patrouille maritime.

Le prototype décolle pour la première fois le 15 juin 1936 et deux mois plus tard, le Vickers type 271 est accepté sous le nom de Wellington (après avoir un temps été baptisé Crecy).

En septembre 1939, la RAF dispose de dix squadrons de Vickers Wellington qui dès le 4 septembre 1939 attaquent la flotte allemande en mer du Nord, subissant des pertes sensibles sous les coups de la chasse allemande. Ce court conflit démontre de manière claire que le bombardement diurne sans escorte de chasse est une hérésie ce qui poussera la Grande-Bretagne à privilégier le bombardement nocturne.

Au cours de la Pax Armada, le nombre de squadron de Wellington augmente passant de dix à treize au sein du Bomber Command et faisant leur apparition au sein du Coastal Command pour des missions de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine.

En septembre 1948, ce commandement dispose au total de trois squadrons mais seulement deux en métropole. Seize squadrons de Wellington sont donc en service au sein de la RAF quand éclate le second conflit mondial.

Les appareils de bombardement de la RAF étaient des Vickers Wellington Mk I (A à D) et Mk II (moteurs plus puissants, appareils de navigation plus performants, armement défensif renforcé) alors que les bombardiers exportés étaient respectivement connus sous le nom de Mk III (Mk I exporté) et Mk IV (Mk II).

Le Vickers Wellington Mk VI est produit à deux exemplaires utilisés pour les essais de bombardiers à haute altitude alors que le Mk VII est un bombardier-torpilleur dont le projet à été dévellopé comme alternative à un éventuel échec du Bristol Beaumont.

Le Vickers Wellington GR Mk VIII est la variante patrouille maritime/lutte anti-sous-marine du Wellington, c’est cette version qui est utilisée par le Coastal Command qui quand le second conflit mondial éclate s’apprête à mettre en service le Mk IX.

Le Wellington va aussi être utilisé pour des missions de liaison, de transport et d’expérimentations, d’entrainement mais également de déminage contre les mines magnétiques.

L’appareil à été utilisé également par l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Portugal et l’Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Vickers Wellington Mark IC

Type : bombardier bimoteur multiplace

Masse : à vide 8435kg maximale au décollage 12955kg

Dimensions : longueur 19.69m envergure 26.27m Hauteur 5.31m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Pegasus Mk XVIII de 1050ch chacun

Performances : vitesse maximale 378 km/h à 4730m distance franchissable 4106km plafond opérationnel 5490m

Armement : six à huit mitrailleuses Browning de 7.7mm (deux en tourelle de nez, deux ou quatre en tourelle de queue, deux en positions latérales) 2041kg de bombes

Equipage : six hommes

Martin 187 Baltimore

Martin Baltimore

Martin Baltimore

Bien que possédant une puissante industrie aéronautique, la RAF passe commande avant guerre d’un modèle de bombardier américain, le Martin 187 Baltimore (Baltimore Mk I) pour équiper une partie des unités du Bomber Command.

Cet appareil est issu du Glenn-Martin 167W, un appareil qui répondait à un concours lancé par l’USAAC (United Stades Army Air Corps) en 1937 pour un bombardier bimoteur triplace volant au minimun à 322 km/h, emportant 544kg de bombes sur 1930km.

De ce programme furent issus le B-25 Mitchell, le Douglas Model 7 et le Glenn-Martin 167W, ces deux derniers appareils équipant l’armée de l’air française.

La RAF commanda une version améliorée du 167 (également commandée par la France), une version baptisée Martin 187 Baltimore.

Ces appareils vont équiper un wing de trois squadrons en Métropole et deux squadrons répartis dans deux wings différents en Extrême-Orient soit cinq squadrons opérationnels en septembre 1948.

Ces appareils doivent à terme être remplacés par soit des Vickers Wellington ou des Bristol Beaumont voir un nouveau bombardier médian américain, le B-25 ou le B-26.

Caractéristiques Techniques du Martin 187F Baltimore

Type : bimoteur quadriplace de bombardement léger et de reconnaissance

Poids à vide 7253kg en charge 10900kg

Dimensions : Envergure 18.7m Longueur 14.8m Hauteur 4.32m

Motorisation : deux moteurs radiaux Wright GR-2600-A5B 14 cylindres en double étoile de 1700ch chacun

Performances : vitesse maximale 488 km/h à 3540m vitesse de croisière 360 km/h Distance franchissable 1577km

Armement : quatre mitrailleuses de 7.7mm Browning montées dans les ailes, deux mitrailleuses identiques dans la tourelle dorsale et deux mitrailleuses en poste arrière. 910Kg de bombes en soute.

Handley-Page Hampden

Handley Page Hampden

Handley Page Hampden

A l’origine de cet appareil surnommé “la valise volante” (en raison de conditions de vol inconfortables) figure l’Air Ministry Specification B.9/32, le même appel d’offres qui donna naissance au Vickers Wellington.

Si ce dernier fût une réussite, ce n’est pas le cas du second et le seul squadron qui l’utilisait encore dans la RAF en septembre 1948 n’était pas vraiment envié par les autres unités.

Le premier prototype effectue son premier vol le 21 juin 1936 et une commande de 180 exemplaires est passée, le premier Hampden de série effectuant son premier vol le 24 mai 1938.

Si en septembre 1939, dix squadrons sont équipés de cet appareil mais neuf ans plus tard, seul un squadron déployé en Malaisie était équipé encore qu’il avait entamé sa transformation sur Short Stirling.

Les autres appareils ont été rapidement feraillés, le Coastal Command déclinant leur reprise comme bombardier-torpilleur à long rayon d’action.

L’appareil à été utilisé par le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande mais la carrière des Hampden des dominions à été aussi brève que celle de leurs homologues britanniques.

Le Handley-Page Hereford est une version du Hampden avec des moteurs différents. Il n’à équipé que deux squadrons du Bomber Command. Aucun appareil n’était encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Handley-Page HP.52 Hampden

Type : bombardier médian quadriplace

Masse : à vide 5789kg maximale au décollage 10206kg

Dimensions : longueur 16.32m envergure 21.09m hauteur 4.55m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Pegasus XVIII de 1000ch chacun à 910m

Performances : vitesse maximale 397 km/h à 4210m vitesse de croisière 332 km/h à 4580m distance franchissable 2768km avec le plein de carburant vitesse maximale de 332 km/h et 910kg de bombes plafond opérationnel 5790m

Armement : une mitrailleuse calibre .303 (7.7mm) Browning M1919 dans le nez + 3 à 5 mitrailleuses Vickers K (une dans le nez, une ou deux en position ventrale et dorsale) 1814kg de bombes ou une torpille ou des mines

Equipage : quatre hommes (pilote, navigateur-bombardier, opérateue radio-mitrailleur dorsal, mitrailleur ventral).

Allemagne (77) Armée de l’Air (10)

Les avions en service (3) : bombardiers moyens et lourds

Dornier Do-17

Dornier Do-17

Dornier Do-17, le premier sous couleurs finlandaises et le second sous les couleurs de la Luftwafe

Frankreich, Do 17

A l’origine du “crayon volant” figure un appel d’offres lancé en 1932 pour un courrier postal destiné à la Lufthansa et un avion cargo pour la Deutschebahn. La firme Dornier dont l’usine était installée à Friedrichshafen sur les rives du lac de Constance.

Le projet lancé en août 1932 puis accéléré par l’arrivée des nazis au pouvoir. La construction des prototypes ne commencent que le 20 mai 1934 et le 23 novembre, le Do-17V1 décolle pour la première fois.

Ce prototype est muni d’une dérive unique à la différence des deux autres, la configuration à double dérive se révélant plus stable et est donc sélectionné. Au total neuf prototypes furent produits.

L’appareil est mis en service début 1937 avec le Do-17E suivit d’une variante pour la reconnaissance tactique baptisée Do-17F mais cette variante est produite en petit nombre, la Luftwafe préférant utiliser le Focke-Wulf Fw-189 et des variantes de la famille Ju-88/Ju-188 pour la reconnaissance.

La variante Do-17L n’est pas produite en série à la différence de la variante Do-17M qui abandonnait les moteurs radiaux pour des moteurs en ligne. Une variante de reconnaissance baptisée Do-17P est envisagée mais non produite.

Quand commence la guerre de Pologne, cinq escadres sont équipées des différentes variantes du Do-17, trois équipées de Do-17E et deux équipées de Do-17M.

A l’origine il était prévu la production du Dornier Do-17Z mais les allemands préférèrent passer au Do-217, un appareil étroitement issu du Do-17.

Résultat en septembre 1948, les Do-17 ne sont plus en service. Des appareils sont utilisés pour les liaisons, l’entrainement, le remorquage des cibles et les expérimentations.

Il est encore en service en Yougoslavie, en Espagne, en Bulgarie, en Finlande, en Hongrie et en Roumanie.

Dornier Do17 3

Caractéristiques Techniques du Dornier Do-17

Type : bombardier moyen bimoteur quadriplace

Masse : à vide 5210kg à vide équipé 5963kg maximale au décollage 8837kg

Dimensions : longueur 15.8m envergure 18m hauteur 4.56m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bramo 323P 9 cylindres développant 986ch et entrainant des hélices tripales.

Performances : vitesse maximale 350 km/h au niveau de la mer vitesse de croisière 300km/h Distance franchissable 600km avec 1540 litres de carburant et 1000kg de bombes Plafond opérationnel 8200m

Armement : six mitrailleuses MG-15 de 7.92mm, 1000kg de bombes en soute, la charge pouvant être emportée à l’extérieur

Dornier Do-217

Dornier Do-217 en vol

Dornier Do-217 en vol

Alors que le Do-17 était en plein développement, les ingénieurs de chez Dornier et les autorités aéronautiques allemandes du RLM se penchèrent sur son successeur dès 1938. La raison à été expliquée à plusieurs reprises : le développement d’un avion prend plusieurs années et à l’époque un avion qui entre en service est quasi-périmé.

En février 1938 est officiellement lancé un programme pour un bombardier bimoteur capable également de mener des missions de reconnaissance à long rayon d’action. Les ingénieurs de la firme de Friedrichshafen partirent de la dernière version du Do-17, le Do-17M ainsi que du Do-17Z qui ne dépassa pas le stade du projet.

Le dévellopement pris du temps en raison d’une demande pour une version bombardement en piqué et pour une version d’attaque maritime. Au final d’autres appareils furent choisis et à partir de janvier 1939, les ingénieurs de Dornier se concentrèrent sur une version dédiée au bombardement.

Cet appareil fût d’abord baptisé Dornier Do-215 avant de recevoir la désignation de Do-217. Le premier prototype effectue son premier vol le 4 octobre 1938 mais s’écrase sept jours plus tard, le deuxième prototype effectuant son premier vol le 5 novembre 1938. Un troisième prototype décolle le 25 février 1939 avec une nouvelle motorisation, le quatrième prototype décollant en avril 1939 et le cinquième en juin 1939.

Les versions Do-217A et C furent produites en petit nombre, les D et F n’étant jamais produits en série, ne dépassant pas le stade de la planche à dessin. La première version de série produite en nombre allait donc être le Do-217E.

Alors que la production allait être lancée, le RLM préféra concentrer les capacités de Dornier sur le Do-17, repoussant sine die la production de son successeur qui n’est lancée qu’en septembre 1944 avec le Do-217E et une version améliorée, le Do-217G. Une version de reconnaissance à haute altitude, le Do-217P est produite en petit nombre.

Les premières unités sont équipées en octobre 1945, une escadre est équipée en mars 1946, une seconde en juin, une troisième en janvier 1947 et une quatrième en juillet de la même année. Les appareils de reconnaissance à haute altitude sont livrés entre septembre 1947 et mars 1948 pour équiper une escadre de reconnaissance spéciale.

Caractéristiques Techniques du Dornier Do-217

Type : bombardier médian bimoteur quadriplace

Masse : à vide 91000kg maximale au décollage 13180kg

Dimensions : longueur 17.20m envergure 19m hauteur 5.00m

Motorisation : deux moteurs en ligne Daimler-Benz DB-603A de 1726ch chacun

Performances : vitesse maximale 557 km/h à 5700m Vitesse de croisière 400 km/h Distance franchissable 2145km Plafond opérationnel : 7370m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.92mm MG-81 dans le nez et sur les côtés, deux mitrailleuses de 13mm MG-131 en tourelle dorsale et en position ventrale 4000kg de bombes dont 3000kg en soute.

24-Armée de l’air (29)

L-Les équipements associés (1) : les pièces antiaériennes

Préambule

«Une marine sans ailes _c’est à dire sans bases_ appartient au passé». Cette phrase du théoricien naval américain Alfred Mahan peut très bien s’appliquer à l’armée de l’air qui à besoin d’installations bien aménagées pour mettre en oeuvre ses chasseurs, ses bombardiers et ses avions de reconnaissance même si en temps de guerre, la mise en oeuvre de terrains de dispersion oblige l’armée de l’air à en rabattre beaucoup sur la qualité.

Ces terrains doivent être protégés contre les raids aériens ennemis surtout que depuis la guerre de Pologne, l’armée de l’air à pu voir le processus opérationnel de la Luftwafe à savoir des raids aériens sur les aérodromes ennemis pour détruire le maximum d’avions au sol.

D’où la nécessite d’une DCA puissante pour rendre coûteux l’attaque des terrains par les bombardiers horizontaux et les bombardiers en piqué.

Cette DCA est intégrée au sein même du groupe de chasse, de bombardement et de reconnaissance avec une compagnie extérieure chargée de la défense du périmètre aussi bien contre les menaces terrestres que contre les menaces aériennes et une compagnie intérieure chargée de la défense des plots logistiques, de la tour de contrôle, des zones de stationnement des avions.

Quand plusieurs groupes partagent un même terrain, la DCA des différents groupes forme un groupement de marche sous l’autorité de l’officier spécialiste le plus ancien dans le grade le plus élevé. Quand un Groupe quitte le terrain, il récupère ses unités de DCA.

En ce qui concerne les unités de transport, on ne trouve qu’une compagnie et certaines unités déployées dans les colonies disposent de moins de pièces en raison d’une menace aérienne plus faible qu’en Europe ou en Afrique du Nord.

L’armée de l’air à aussi sous son contrôle la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) chargée de couvrir le territoire d’une toile infrachissable de canons antiaériens. Ca c’est dans la théorie, dans la pratique, les mailles sont nettement plus lâches, les batteries antiaériennes fixes et mobiles étant concentrées autour des sites stratégiques : grandes villes, industries stratégiques, ports majeurs…… .

Elle est organisée en Zones de Défense Antiaérienne dont le tracé est calqué sur celui des ZAM. Au niveau de chaque province, un district de défense antiaérienne regroupe les moyens avec des batteries fixes et mobiles.

En effet les ZDA ne sont que des organismes de commandement et de soutien, les moyens feu et de détection (projecteurs, radars, postes de guêts) et de défense passive (ballons) sont du ressort du DDA ou District de Défense Antiaérienne qui correspond à une des régions militaires de la ZDA.

Les DDA portent comme numéro celui de leur ZDA puis en fonction d’un ordre arbitraire le chiffre 1 et suivants.
Les 1ère, 2ème et 6ème ZDA disposent de plus de moyens en raison de menaces potentielles plus grandes que les 3ème, 4ème et 5ème ZDA (NdA plus de détails dans la partie P).

Pour ce qui est de l’Afrique du Nord et du Levant, il n’y à pas d’équivalent de DAT, la seule défense antiaérienne étant celle chargée de défendre les bases aériennes de l’armée de l’air en dépit de plusieurs projets d’unités coloniales de défense antiaérienne notamment pour l’Afrique du Nord, le Levant et l’Indochine plus menacées que l’AOF, les Antilles ou l’AEF.

Il faudra attendre le déclenchement du conflit pour que de véritables mesures soit prises notamment les premiers bombardements italiens sur la Tunisie et l’Algérie ainsi que des vols de reconnaissance japonais sur le nord de l’Indochine.

En ce qui concerne l’équipement, les unités de DCA partagent les mêmes pièces légères (canons de 25mm, de 37mm et de 40mm, mitrailleuses de 13.2 et de 20mm) mais les pièces lourdes sont du ressort de la DAT avec des canons de 75 et de 90mm, des projets de canons antiaériens d’un calibre plus élévé ayant été étudiés avant guerre mais non réalisés.

Mitrailleuses antiaériennes

Bien que rapidement dépassées en terme de portée, les mitrailleuses étaient toujours considérées comme des armes antiaériennes potentielles en septembre 1948. Leur importance avait décrue et l’époque où l’on pouvait imaginer un dispositif antiaérien entièrement composé de mitrailleuses (c’est-à-dire pour moi une armé d’un calibre égal ou inférieur à 20mm) appartenait au passé et désormais elles servaient à la défense rapprochée des pièces en cas d’attaques des batteries lourdes (75 et 90mm).

Dans cette catégorie, l’armée de l’air disposait d’une mitrailleuse de 13.2mm, la Hotchkiss modèle 1929 et une mitrailleuse de 20mm de la firme Oerlikon.

La première arme fût conçue comme mitrailleuse d’infanterie mais l’infanterie la refusa en raison d’une cartouche trop lourde vue comme une menace sur les troupes au sol lors de sa retombée au sol. Elle fût néanmoins fabriquée en série comme nous l’avons vu pour équiper certains casemates du Rhin ainsi que des véhicules légers. Elle fut également commandée par la DAT (Défense Antiaérienne du Territoire) qui dépendait à l’époque de l’armée de terre.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur. Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Quand à la DAT, elle disposait de 360 de ces armes réparties entre les différentes batteries à raison de six à neuf armes par batteries de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

Caractéristiques Techniques de la Hotchkiss de 13.2mm

Calibre : 13.2mm Longueur du canon 1.67m Poids (non chargé) 37.5kg Portée : 2500m en tir horizontal 1600m en tir vertical Cadence de tir 450 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 coups pour le modèle 1929, alimentation par bandes de 150 coups pour les mitrailleuses sur véhicule blindé

La seconde mitrailleuse de la DAT est la mitrailleuse de 20mm Oerlikon modèle 1939, une arme acquise en raison des retards du programme de mitrailleuse antiaérienne et antichar de 9mm MAC 37, un programme qui fût finalement abandonné avant toute production en série.

La France passa commande en décembre 1939 de 1253 mitrailleuses antiaériennes de 20mm livrées entre janvier 1940 et septembre 1941 à la Défense Aérienne du Territoire, l’armée de terre ayant changé d’idée sur l’équipement de ces unités. Sur les 1253 armes commandées, seules 900 furent mises en ligne, les autres étant stockées.

Ces armes complétèrent l’équipement des batteries de 40mm équipées de Bofors et servirent également à la défense rapprochée des pièces lourdes de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

Caractéristiques Techniques de la mitrailleuse antiaérienne de 20mm Oerlikon modèle 1939

Calibre : 20mm Longueur hors tout : 2.21m Poids de l’arme : 300kg Pointage en site : -10° à +75° Pointage en azimut : 360° Alimentation : boitiers-chargeurs de 20 cartouches Cadence de tir pratique : 280 coups/minute

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1940

Canon de 25mm antiaérien

Canon de 25mm antiaérien

Dès le milieu des années trente, l’armée de l’air s’inquieta de la défense de ses terrains et chercha une pièce moderne et performante pour empêcher les bombardiers ennemis de ravager ses terrains et de l’empêcher de mener à bien ses missions.

Elle sélectionna ainsi une pièce de 25mm fabriquée par la maison Hotchkiss (qui produisait également un canon antichar de même calibre mais tirant des projectiles différents) de Levallois en banlieue parisienne pour équier ses unités de DCA mais également à terme la DAT.

Bien qu’ayant choisit cette pièce en dernière, l’armée de terre (qui dans un premier temps avait fait confiance à un canon de 37mm de la firme Schneider) fût servie avant même l’armée de l’air qui du se battre également avec la marine pour obtenir suffisamment de pièces.

Les canons de 25mm utilisés par l’armée de l’air étaient regroupés en compagnies extérieures et intérieures intégrées aux Groupes qu’ils soient de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

Les soixante-deux groupes de chasseurs déployés en Métropole et en Afrique du Nord disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 2976 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployée en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de quatre canons de 37mm soit un total de trente-deux canons par groupe et un total général de 256 pièces.

Les seize Escadrilles Régionales de Chasse et les quatre escadrilles coloniales indépendantes
disposent d’une section de huit canons de 25mm soit un total de 160 pièces.

Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 4512 pièces.

Les trois escadrilles indépendantes de bombardement disposent d’une section de six pièces de 25mm soit un total de dix-huit canons.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de six canons de 37mm soit un total de trente-six canons par groupe et un total général de 2232 canons.

Les neuf GCRO disposent d’une compagnie de seize canons de 25mm soit un total de 144 canons.

Les quatre GTM et les treize GTL disposent d’une compagnie de douze canons de 25mm soit un total de 204 canons.

Au total l’armée de l’air dispose de 10502 canons de 25mm en service au sein de ces groupes de combat et de soutien. Ces canons sont tractés à l’origine mais plus les années passent et pour rendre le train du groupe plus mobile, ces canons sont montés dans des affûts doubles sur plateau.

Quand à la DAT, elle dispose de 24 batteries de douze canons de 25mm soit un total de 288 pièces.

Caractéristiques Techniques du canon Hotchkiss modèle 1940

Calibre : 25mm Longueur du canon : 1.50m Poids en batterie : 850kg Poids du projectile : 0.290kg

Portée maximale théorique 7500m (pratique : 3000m) Cadence de tir : 350 coups/minute Alimentation : boitiers-chargeurs de quinze coups.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Comme nous l’avons vu plus haut, le canon de 25mm proposé par la firme Hotchkiss avait été rejeté par l’armée de terre au profit d’un canon de 37mm proposé par la firme Schneider. Comme nombre de projets d’avant la guerre de Pologne, le dévellopement prit énormément de retard et n’était pas encore en service en septembre 1939.

En dépit des difficultés, le dévellopement du canon fût mené à bien, canon officiellement adopté en mars 1941 sous le nom de canon CA modèle 1941.

Comme pour son petit frère Hotchkiss, le canon de la firme Schneider fût sélectionné par l’armée de l’air pour la défense de ses terrains et par la marine nationale qui lassée d’attendre l’ACAD modèle 1935 décida de presser les choses en adoptant un canon complémentaire qui avait l’avantage d’être disponible rapidement et pouvant être embarqué sur les navires en affûts simples, doubles ou quadruples.

L’armée de l’air qui fût servit après l’armée de terre utilisa son canon aussi bien au sein des compagnies intérieures et extérieures des groupes de combat mais également au sein de la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT).

Il était utilisé en affûts tractés ou portés voir pour certaines batteries de la DAT en batteries fixes pour protéger les sites stratégiques.

Les soixante-deux groupes de chasse disposent de deux compagnies antiaériennes qui alignent un total de seize canons de 37mm soit un total de 992 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployé en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies avec un total de huit canons de 37mm soit un total de 64 pièces.
Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies totalisant seize canons de 37mm soit un total de 1504 pièces.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies totalisant douze canons de 37mm soit un total de 744 pièces.

La Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) dispose de 24 batteries de douze pièces soit un total de 288 pièces.

L’armée de l’air dispose au total de 3304 pièces pour les compagnies pour les groupes et de 288 pièces pour la DAT soit un total de 3592 canons en affûts simples ou doubles.

Caractéristiques Techniques du Schneider modèle 1941

Calibre : 37mm Longueur du canon : 2.220m Poids en batterie 1340kg Portée maximale théorique 6800m (pratique 3000m) Cadence de tir théorique : 150 coups/minute Pointage : en azimut sur 360° et en site de -10° à +90° Alimentation : lame-chargeurs de 25 cartouches

Canon de 40mm Bofors CA modèle 1938 et 1940

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

En 1938, manquant de matériel antiaérien, la France passe commande de 21 canons Bofors de 40mm adoptés sous le nom de matériels de 40 CA modèle 1938. Avec quatre canons récupérés auprès de l’armée républicaine espagnole, cinq batteries de cinq pièces furent mises sur pied, l’activation d’une sixième batteries réduisant le parc à quatre pièces par batteries sauf une équipée de cinq canons.

La livraison d’autres canons fabriqués en France et baptisés matériels de 40 CA modèle 1940 permis au total de mettre sur pied huit batteries de six pièces soit un total de 48 canons en ligne et de 36 en réserve.

Ces batteries affectées à la Défense Antiérienne du Territoire (DAT) pour six d’entre-elles à Paris, un sur le port des pétroles à Rouen et un pour la région du Creusot.

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948 et leur action est renforcée par les mitrailleuses de 20mm modèle 1939 fournis par Oerlikon.

Caractéristiques Techniques du canon de 40mm Bofors

Calibre : 40mm Poids total : 1981kg Poids de l’affût : 522kg Longueur du projectile : 21.9cm Elevation en site : -5° à +90° (55° par seconde) En azimut : 360° (50° par seconde) Cadence de tir : 120 coups/minute Portée maximale : 7160m