22-Armée de terre : armement et matériel (94) ordre de bataille (28)

31ème Corps d’Armée

-631ème régiment de pionniers

-31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes. A noter que les AMX-42 ne sont livrés qu’à la fin du mois de septembre.

-144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°531 (GAO-531) ne doit être placé sous le commandement du 31ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 6ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 3ème DIP.

-La 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation qui dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (5ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (19ème et 22ème RTS); de deux régiments d’artillerie coloniaux (14ème RAC et 214ème RALC), la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne colonial, du 102ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 76ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP) est une division composée de polonais de France, volontaires ou conscrits.

Elle est organisée sur le modèle d’une DI française et dispose donc de trois régiments d’infanterie (7ème régiment d’infanterie polonaise, 8ème régiment d’infanterie polonaise et 9ème régiment d’infanterie polonaise); deux régiments d’artillerie (3ème RAPol et 203ème RAPol), de la 603ème Batterie Divisionnaire Antichar Polonaise, du 603ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 103ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 3ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

32ème Corps d’Armée

-632ème régiment de pionniers

-32ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (32ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 _reçus à la mi-octobre_ et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes.

-145ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (145ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°532 (GAO-532) ne doit être placé sous le commandement du 32ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 7ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 4ème DIP.

-La 7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation composée d’un régiment d’infanterie coloniale (7ème RIC), de deux régiments de tirailleurs sénégalais (20ème et 25ème RTS); de deux régiments d’artillerie (15ème RAC et 215ème RALC), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 104ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 77ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) dispose de trois régiments d’infanterie, les 10ème 11ème et 12ème RIP; deux régiments d’artillerie (4ème RAPol et 204ème RAPol), de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar polonaise, du 604ème Bataillon de défense antiaérienne polonais, du 105ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 4ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

22-Armée de terre : armement et matériel (12)

Canon  105 L modèle 1936S

Canon de 105L modèle 1936S

Canon de 105L modèle 1936S

Ayant acquis ses lettres de noblesse durant le premier conflit mondial, l’artillerie française va vivre sur ses acquis durant toutes les années vingt. Le pacifisme ambiant, les budgets réduits ne permettent pas de renouveler les matériels du premier conflit mondial.

Au début des années trente pourtant, l’usure du matériel et sa quasi-peremption pousse l’armée française à lancer de nouveaux programmes d’artillerie.

Parmi les matériels à remplacer figure le 105L modèle 1913 comme pièce d’artillerie de corps d’armée, une pièce qui avait de beau restes mais dont la portée devenait bien insuffisante. C’est ce que constate un rapport du 5 mars 1934 qui réclame une pièce de CA d’une portée de 15 à 20km.

Le programme est officiellement lancé le 21 juin 1935 dans le cadre d’un programme d’armement plus global. Schneider propose deux matériels : un de 5 tonnes portant à 20km et un pesant 3.5 tonnes portant à 17km.

L’urgence du besoin et les qualités du matériel propose permettent l’adoption du matériel proposé par l’industriel du Creusot en l’occurence celui de 3.5 tonnes qui est l’évolution d’un matériel mis au point à l’origine pour  la Roumanie, le matériel roumain se distinguant par un bouclier et par un frein de bouche.

Adopté sous le nom de canon de 105L modèle 1936, il va donc équiper les Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile (RALH) et les Régiments d’Artillerie Lourde Automobile/A Tracteurs (RALA/T).

Pour ce qui est des RALH, ils reçoivent ce canon bien après la démobilisation, la priorité ayant été donné aux RALA.

-Le 11ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial de Lorient dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Bourges dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné au Mans dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Châteaudun dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Limoges dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Nîmes dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 114ème régiment d’artillerie lourde hippomobile  pérennisé après la démobilisation dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Castres dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 116ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est pérennisé après la démobilisation et dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.
-Le 117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Toulouse dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 118ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est pérennisé après la démobilisation et dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Le 149ème régiment d’artillerie lourde hippomobile déployé au Levant et dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

Douze RALH sont donc équipés de ce canon soit vingt-quatre groupes, quatre-vingt seize batteries et 384 canons livrés entre janvier 1941 et mars 1944. A cela s’ajoute ultérieurement deux groupes destinés au 149ème RALH.

A noter que suivant une décision prise dès le 1er septembre 1948, il est prévu que les nouveaux groupes d’artillerie lourde mis sur pied après la mobilisation générale soit des groupes à tracteurs, l’objectif étant de parvenir à une motorisation complète de l’artillerie.

Pour ce qui est des Régiments d’Artillerie Lourde Automobile/Tractée, au printemps 1940, douze groupes soit 144 pièces sont en service : un groupe pour les 101ème, 102ème, 103ème, 104ème, 108ème, 123ème, 124ème et 352ème RALA et deux groupes pour le 107ème et le 120ème RALA.

Comme dans les autres domaines, la démobilisation voit le nombre de régiments se réduire même si outre des régiments d’active, des régiments de mobilisation sont maintenus en ligne. A noter que le L36 ne sera pas le seul canon de 105mm équipant les RALA, un canon concurrent produit par l’Etablissement de Tarbes étant également en service.

-Le 102ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée est maintenu après la démobilisation avec pour équipement deux groupes de 105 L36 et deux groupes de 155GPF

-Le 103ème régiment d’artillerie lourde tractée dispose pour assurer sa mission de deux groupes de 105L 36 et de deux groupes de 155GPFT.

-107ème régiment d’artillerie lourde tractée : stationné à Belfort, il appartient à la Réserve Générale et dispose de deux groupes de 105L 36 et deux groupes de 155 GPFT.

-108ème régiment d’artillerie lourde tractée : stationné à Dijon,  il appartient à la Réserve Générale et dispose de deux groupes de 105L 36 et deux groupes de 155mm équipés de Schneider L18 jusqu’en mars 1943 quand ils sont remplacés par des 155GPFT

-Le 120ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée est mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal et pérennisé à la démobilisation. Il dispose de deux groupes équipés de 105L Schneider L36 et un groupe de 155L équipés de 155 GPF. Un deuxième groupe de 155mm est ultérieurement mis sur pied.

Les RALT au nombre de cinq disposent donc de dix groupes et trente-batteries soit 120 canons de 105L modèle 1936S.

En septembre 1947, le 119ème et le 122ème RALT sont créés pour équiper les 1er et 2ème CAC avec deux groupes de 105L.

A la mobilisation de septembre 1948, cinq RALT sont réactivés, les 101ème, 104ème, 123ème, 124ème et 180ème mais seuls les deux premiers sont équipés de 105L modèle 1936 soit quatre groupes, douze batteries et 48 canons.

Caractéristiques Techniques du canon de 105L modèle 1936S

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièce (en batterie) 6.385m (route) 7.550m Poids total en batterie : 3540kg (route 4090kg) Poids de l’obus 15.770kg Cadence de tir : 5 coups/minute Portée maximale : 17000m Pointage en site : 0 à +43° Pointage en azimut 50° de chaque côté Equipe de pièce : six hommes

Canon de 105L modèle 41T (Etablissement de Tarbes)

Comme nous l’avons vu plus haut, quand l’armée française décida enfin d’équiper ses RAD d’un obusier court après plus de vingt-ans d’atermoiements et de blocages, Schneider proposa son excellent matériel bientôt connu sous le nom de canon de 105C (C pour Court) modèle 1934S (Schneider) et rien n’aurait pu empêcher qu’il devienne l’obusier standard de l’armée française.

Rien sauf la maxime qui veut qu’en France, il n’y ait point de salut en dehors de l’état. Hors de question pour les «colbertistes» qu’un manufacturier privé n’empiète sur leurs plate-bandes.

L’Etablissement de Bourges (ABS) fût donc chargé de développer le 105C modèle 1935B, un excellent matériel qui allait dominer de la tête et des épaules, le produit de la firme du Creusot.

Le même processus se reproduit quand il s’agit de remplacer le canon de 105L modèle 1913 comme pièce des RALA/RALH, les régiments de corps d’armée. Le remplacement s’imposait d’autant plus que la pièce de Schneider n’avait qu’une avance de 1500m sur les obusiers en cours de mise en service.

Schneider propose un canon de 3.5 tonnes portant à 17km, rapidement accepté en raison de l’urgence du besoin. Une décision heureuse car la mise au point de son concurrent «public» ne débouchera qu’au printemps 1941.

Assez semblable à son concurrent de Schneider, ce canon est légèrement plus lourd avec une portée un peu plus faible. Il est aussitôt mis en production pour remplacer le 105L modèle 1913 au sein des régiments d’artillerie lourde.

Le canon de Tarbes va ainsi équiper trois régiments d’artillerie lourde automobile (RALA), les 123ème, 124ème et 180ème RALA disposant chacun de deux groupes à trois batteries à quatre pièces soit un total de 24 pièces par régiment soit 72 canons pour les trois régiments. Un quatrième, le 125ème RALA (ou RALT) est ultérieurement équipé avec deux groupes à trois batteries.

Il va également équiper comme son homologue Schneider les RALH en l’occurence des régiments mobilisés en août 1948 à savoir les 110ème et 111ème Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile Coloniaux (RALHC), les 121ème, 141ème, 142ème, 143ème, 144ème, 145ème, 146ème et 147ème, tous disposant de deux groupes à trois batteries de quatre pièces soit 24 pièces par régiment un total de 240 pièces en ligne.

Le 355ème RALP (Régiment d’Artillerie Lourde Portée) dispose de trois groupes à trois batteries de quatre canons soit un total de trente-six pièces, le 361ème RALP dispose de deux groupes à trois batteries de quatre canons soit un total de vingt-quatre pièces.
Courant octobre, deux nouveaux régiments sont mis sur pied, le 356ème équipé de deux groupes de 105L41 et un groupe de 155 GPFT et le 357ème équipé de trois groupes de 105L41 soit un total pour ces deux régiments de cinq groupes à quinze batteries qui alignent un total de soixante canons.

Au final, quand éclate la seconde conflagration mondiale, on trouve 420 canons de ce modèle en service.

22-Armée de terre : armement et matériel (10)

Canon de 105mm de montagne modèle 1909

Canon de 105mm de montagne modèle 1909

Canon de 105mm de montagne modèle 1909

Comme son nom l’indique, ce canon de 105mm est une pièce plus légère que son équivalent de campagne car conçu pour opérer en milieu montagneux où il est utile d’alléger le plus possible les équipements.

Les canons de ce type ne sont cependant plus en service en septembre 1939, ayant été remplacés par des pièces modernes mais je les cite car quelques pièces de ce type sont déstockés à la mobilisation en septembre 1948 pour servir de pièces d’instruction et si besoin est de pièce opérationnelle.

Canon de 105mm Schneider L13

Canon de 105L modèle 1913S

Canon de 105L modèle 1913S conservé dans un musée militaire finlandais

Avant le premier conflit mondial, la culture offensive de l’armée de terre avait paré le canon de 75mm modèle 1897 de toutes les vertus au point de négliger l’obusier apte aux tirs courbes ou des pièces lourdes pour vaincre les retranchements ennemis.

Ce manque d’intérêt pour l’artillerie lourde se double d’une querelle entre les établissements d’état et les manufacturiers privés comme Schneider, la présence des seconds étant peu goûtée des premiers dans un domaine considéré comme leur chasse gardée ce qui n’empêchait pas les ingénieurs militaires de se reclasser la retraite venue chez les dits manufacturiers.

Le remplacement du système De Bange devenant urgent, plusieurs projets sont mis en chantier (155L Rimailho et 120L à grande portée Regnault) mais aucun n’aboutit.

Comme souvent dans ce genre de situation, il faut un électrochoc extérieur pour que la situation se débloque en l’occurence la crise d’Agadir en 1911 qui est à deux doigts de provoquer une véritable conflagration mondiale.
C’est ainsi que le 5 avril 1913, le ministre de la guerre Etienne choisit un projet présenté par la firme Schneider, un canon de 105 issu d’un projet plus ancien destiné à la Russie, un canon de 42 lignes ou 106.7mm. C’est l’acte de naissance du canon de 105L modèle 1913 qui va entrer en service dans l’armée française en septembre 1914, ce canon équipant aussi certaines armées alliées.

En septembre 1939, son remplacement à été initié, son successeur étant également une création de la maison Schneider en l’occurence le Schneider 105L modèle 1936S mis au point bien plus rapidement que son «concurrent» de l’Etablissement de Tarbes qui ne sera réellement au point que courant 1941 et donc adopté sous le nom de canon de 105L modèle 1941T.

Quand éclate la guerre de Pologne, le vétéran du premier conflit mondial équipe encore les unités suivantes :

-Six régiments d’artillerie de position du Nord-Est à raison de huit pièces pour le 153ème, de douze pièces pour les 159ème, 161ème et 166ème et de vingt-quatre pièces pour les 160ème et 169ème.

-Six régiments d’artillerie de position du Sud-Est en sont équipés : Le 154ème RAP de Grenoble dispose de quatre puis de huit canons alors que son homologue de Nice, le 157ème RAP dispose de quatre canons de ce modèle, le 158ème RAP dispose de deux canons de ce modèle, le 162ème RAP dispose de quatorze pièces de ce modèle, le 164ème RAP dispose de vingt pièces et le 167ème RAP de quatre pièces.

Outre les 144 canons en service dans les RAP, ce canon est encore en service dans les Régiments d’Artillerie Lourde Automobile/ à Tracteurs (RALA/T) ainsi que dans les Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile (RALH)

-Le 11ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial de Lorient est ensuite affecté au Corps d’Armée Colonial dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Bourges dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné au Mans dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Châteaudun dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Limoges dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Nîmes dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Castres dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Toulouse dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

A la mobilisation d’août/septembre 1939, de nouveaux régiments d’artillerie lourde hippomobile sont mis sur pied :
-Le 110ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial est mis sur pied par les CMA 31 et CMA 29 et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 111ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial est mis sur pied par le CMA 31 et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 114ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 14 de Lyon et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913 soit un total de 24 canons.

-Le 116ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 118ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 121ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 141ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 142ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 145ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et le CMA 404 de Chartres et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

-Le 146ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et dispose de deux groupes de trois batteries de quatre canons 105L modèle 1913S soit un total de 24 canons.

Suite à la démobilisation menée à l’été 1940, les régiments d’artillerie lourde hippomobile d’active sont maintenus auxquels s’ajoute quatre régiments créés durant la guerre de Pologne, le 149ème RALH au Levant ainsi que trois régiments de métropole, les 114ème, 116ème et 118ème RALH.

Au plus fort de la mobilisation, les RALH alignent un total de 432 canons Schneider 105L modèle 1913S. Pour ce qui est de la situation des RALT/RALA, la situation est la suivante :

-Le 103ème régiment d’artillerie lourde tractée stationné à Rouen dispose de deux groupes de 105 L13S rapidement remplacés par le Schneider L36.

-Le 101ème régiment d’artillerie lourde tractée mis sur pied par le CMA 1 dispose d’un groupe équipé de trois batteries de quatre Schneider L13S.
-Le 102ème régiment d’artillerie lourde tractée est mis sur pied par le CMA 302/2 et dispose d’un groupe équipé de trois batteries de quatre Schneider L13S.

-Le 104ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée est mis sur pied par le CMA 8 de Dijon et dispose d’un groupe équipé de trois batteries de quatre Schneider L13S.

-Le 123ème régiment d’artillerie lourde tractée est mis sur pied par le CMA 9/341 et dispose un temps de deux groupes à trois batteries de quatre Schneider L13S soit un total de 24 exemplaires.

-Le 124ème régiment d’artillerie lourde tractée est mis sur pied par le CMA 9/27 et dispose d’un groupe équipé de trois batteries de quatre Schneider L13S.

-Le 180ème régiment d’artillerie lourde tractée dispose de deux groupes de 105L13S, chaque groupe disposant de trois batteries à quatre pièces.

Au plus fort de la mobilisation, les RALT/RALA disposent de soixante canons 105L13.

La démobilisation menée à l’été 1940 voit le nombre de régiments se réduire. Les régiments d’active présents en août 1939 sont maintenus mais des régiments de mobilisation sont naturellement maintenus en ligne.

Le 105L13 équipe aussi deux régiments d’artillerie lourde portée, les 351ème et 355ème mobilisés en septembre 1939 avec chacun deux groupes de trois batteries de quatre pièces soit un total de 48 canons.

Au final, on trouve en ligne au maximum 648 canons de ce type. Si les RAP conservent leurs canons y compris au moment de la mobilisation en septembre 1948 des régiments dissous huit ans plus tôt, les RALH, les RALT et les RALP ont remplacés leurs canons par des pièces plus modernes en l’occurence le Schneider L36 ou le L41 de Tarbes.

Les RAP mettent encore en œuvre 138 canons Schneider L13, quatre canons pour les 157ème et 167ème RAP; huit pièces pour les 150ème, 153ème, 154ème et 155ème RAP; douze canons pour les 159ème et 161ème RAP; quatorze canons pour le 162ème RAP; seize canons pour le 168ème RAP; vingt canons pour le 164ème RAP et enfin vingt-quatre pour les 160ème, 165ème et 169ème RAP.

Caractéristiques Techniques du canon de 105mm Schneider modèle 1913S

Calibre : 105mm Longueur du canon 2.982m Poids totale en batterie 2300kg Poids de l’obus : 15.6kg Cadence de tir : 7 coups/minute Portée : 11800m Pointage en site : -5° à +37° Pointage en azimut sur 6°  Equipe de pièce : sept hommes

21-Armée de terre (68)

Les régiments d’artillerie lourde (RALH, RALT, RALP, RALVF)

Le premier conflit mondial à consacré la supériorité de l’artillerie française respectée par ses alliés et crainte par ses ennemis. Cette artillerie est pourtant entrée dans le conflit dans un état d’infériorité criant avec l’artillerie allemande.

Si le 75mm modèle 1897 était nettement supérieur au canon de 77 allemand et que le 105L modèle 1913S n’avait rien à envier à ses homologues ennemis, les autres pièces françaises étaient dépassées et le déficit en pièces lourdes était criant.

Le système D voit l’armée française dépouiller les forts littoraux et certains forts de Verdun de leurs pièces lourdes sans oublier la réutilisation de pièces de marine avec leurs servants dont un certain François Darlan, le futur amiral de la flotte. Ces expédients permettent à l’artillerie française de tenir la dragée haute à l’artillerie allemande en attendant l’arrivée de pièces neuves et modernes.

En septembre 1939, l’artillerie lourde française dispose de nombreux régiments avec des pièces hétéroclites, certaines anciennes et d’autres plus modernes.

Il existe des Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile (RALH), des Régiments d’Artillerie Lourde à Tracteurs (RALT), des Régiments d’Artillerie Lourde Portée (RALP), des Régiments d’Artillerie Lourde d’Armée (RALA), des Régiments d’Artillerie lourde sur Voie Ferrée (RALVF).

Les régiments d’artillerie lourde sont organisé en un état-major, une batterie hors-rang et deux, trois ou quatre groupes avec un état-major, une colonne de ravitaillement et trois batteries de quatre pièces.

Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile

Comme son nom l’indique, un régiment d’artillerie lourde hippomobile voit ses pièces et ses caissons tractées par de nobles destriers bien qu’il s’agisse plus de solides percherons que d’élégants pur-sangs plus à leur aise dans les unités montées.

Avant la mobilisation de septembre 1939, on trouve les RALH suivants, intégrés à la Réserve Générale :

-Le 11ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial de Lorient est ensuite affecté au Corps d’Armée Colonial et dispose comme bien d’autres de deux groupes de 105L modèle 1913S et deux groupes de 155L modèle 1917.

-105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Bourges et affecté ensuite au 3ème corps d’armée disposait de deux groupes de 105L modèle 1913S et deux groupes de 155L modèle 1917

-106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné au Mans et affecté ensuite au 6ème corps d’armée disposait de deux groupe de 105L modèle 1913S et un groupe de 155L.

-109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Châteaudun et affecté ensuite au 21ème corps d’armée disposait de  deux groupes de 105L modèle 1913S et de deux groupes de 155L modèle 1917.

-112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Limoges et affecté au 12ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Nîmes et affecté au 15ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Castres et affecté au 16ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Toulouse et affecté au 17ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.
A la mobilisation d’août/septembre 1939, de nouveaux régiments d’artillerie lourde hippomobile sont mis sur pied :

-Le 110ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial est mis sur pied par les CMA 31 et CMA 29 (Angoulême) et affecté au 10ème corps d’armée. Il disposait pour cela de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-Le 111ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial est mis sur pied par le CMA 31 et affecté au 11ème corps d’armée. Il disposait de  deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-Le 114ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 14 de Lyon et affecté au 14ème corps d’armée. Il est équipé  de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-Le 116ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté au 13ème corps d’armée. Il est équipé de  de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-Le 118ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et affecté au 18ème corps d’armée.  Il est équipé de  de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1918.

-Le 121ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et affecté au 9ème corps d’armée.  Il est équipé de  de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1917.

-Le 141ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et affecté au 6ème Corps d’Armée. Il est équipé de  de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1917.

-Le 142ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté au 20ème Corps d’Armée. Il dispose de deux groupes de 105L modèle 1913S.

-Le 143ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et affecté au 42ème Corps d’Armée de Forteresse. Il dispose de deux groupes de 155L modèle 1917 et deux groupes de 105 de montagne qui en mars 1940 sont envoyés au Levant pour former le 352ème RA.

-Le 144ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 25 de Bourges et affecté au 43ème Corps d’Armée de Forteresse. Il dispose de deux groupes équipés de 155L modèle 1917.

-Le 145ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et le CMA 404 de Chartres. Affecté au 18ème Corps d’Armée, il dispose de deux groupes de 105L modèle 1913S.

-Le 146ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes. Il est affecté au 41ème Corps d’Armée de Forteresse, il dispose pour assurer sa mission de deux groupes de 105L modèle 1913S.

-Le 147ème régiment d’artillerie lourde hippomobile est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire. Il est affecté au 45ème Corps d’Armée de Forteresse avec quatre groupes équipés de canons de 155L modèle 1918. Deux groupes vont former le 149ème RALH.

-Le 148ème régiment d’artillerie lourde hippomobile aurait du être mobilisé avec des canons de 105L modèle 1936S _le remplaçant du vénérable 105L modèle 1913_ mais cette mobilisation n’est pas menée.

-Le 149ème régiment d’artillerie lourde hippomobile à été créée à partir du 147ème RALH et formée au Levant de deux groupes de 155L modèle 1918.

Suite à la démobilisation menée à l’été 1940, les régiments d’artillerie lourde hippomobile d’active sont maintenus auxquels s’ajoute quatre régiments créés durant la guerre de Pologne en l’occurence le 149ème RALH au Levant et trois régiments de métropole en l’occurence les 114ème, 116ème et 118ème.

-Le 11ème régiment d’artillerie lourde hippomobile colonial de Lorient est ensuite affecté au Corps d’Armée Colonial et dispose comme bien d’autres de deux groupes de 105L modèle 1913S et deux groupes de 155L modèle 1917.

-105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Bourges et affecté ensuite au 3ème corps d’armée disposait de deux groupes de 105L modèle 1913S et deux groupes de 155L modèle 1917

-106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné au Mans et affecté ensuite au 6ème corps d’armée disposait de deux groupe de 105L modèle 1913S et un groupe de 155L.

-109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Châteaudun et affecté ensuite au 21ème corps d’armée disposait de de deux groupes de 105L modèle 1913S et de deux groupes de 155L modèle 1917.

-112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Limoges et affecté au 12ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Nîmes et affecté au 15ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-114ème RALH mis sur pied par le CMA 14 et affecté au 24ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérennisé après la démobilisation.
-115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Castres et affecté au 16ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-116ème RALH mis sur pied par le CMA 13 et affecté au 13ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérennisé après la démobilisation

-117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile stationné à Toulouse et affecté au 17ème corps d’armée disposait de deux groupes équipés de 105L modèle 1913S et de deux groupes équipés de 155L modèle 1877-14.

-118ème RALH mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et affecté au 18ème Corps d’Armée durant la guerre de Pologne. Il est pérennisé après la démobilisation
-149ème RALH : ce régiment est mis sur pied avec deux groupes du 147ème RALH et envoyé au Levant. Il est maintenu après la démobilisation.

Au niveau de l’équipement, les canons de 105L modèle 1913 sont progressivement remplacés par des 105L modèle 1936S alors que les canons de 155L modèle 1877-14 sont remplacés par des canons de 155L modèle 1917, modèle 1918 ou modèle 1945.

Tous les régiments d’artillerie lourde hippomobile en août 1948 disposent de deux groupes de 105 et de deux groupes de 155 à trois batteries de quatre pièces soit un total de 48 canons par régiments.

Lors de la mobilisation d’août/septembre 1948, les RALH dissous à l’été 1940 sont réactivés avec d’abord des pièces anciennes sorties des stocks (105L 13, 155L modèle 1877-14) puis des pièces plus modernes.
A noter que suivant une décision prise dès le 1er septembre 1948, il est prévu que les nouveaux groupes d’artillerie lourde mis sur pied après la mobilisation générale soit des groupes à tracteurs, l’objectif étant de parvenir à une motorisation complète de l’artillerie.

21-Armée de terre (51)

-Le 268ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la 70ème DI en même temps que le régiment-mère, le 68ème RAD.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 20 et par des éléments du 285ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Armée et affecté à la 7ème DINA.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème DI.

-Le 285ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Armée est mis sur pied en septembre 1939 par le CMA d’Afrique n°1 mais dissous en mars 1940.

-Le 286ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Armée est formée par le CMA d’Afrique 2/16 et affecté à la 86ème DIA.

-Le 287ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est formé par le CMA 16 de Castres et affecté à la 87ème DIA.

-Le 289ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est formé par le CMA 35 de Draguignan et affecté à la 68ème DI.

-Le 291ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est formé par le CMA 35 ainsi que par des éléments du 262ème RALA et affecté à la 44ème DI qui disposait du 91ème RAD.
-Le 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 34 de Grenoble et affecté à la 64ème Division d’Infanterie qui disposait déjà du 93ème RAM.

-Le 294ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 35 de Draguignan et affecté à la 29ème Division d’Infanterie Alpine, complétant le 94ème RAM.

-Le 296ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 35 de
Draguignan et affecté à la 65ème DI, complétant le 96ème RAM

-Le 297ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 35/29 et affecté à la 17ème DI.

Régiments d’Artillerie Lourde à Tracteurs

-Le 101ème RALT est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté au 1er Corps d’Armée

-Le 102ème RALT est mis sur pied par le CMA 302 de La Fère et affecté au 2ème Corps d’Armée

-Le 104ème RALT est mis sur pied par le CMA 8 e Dijon et affecté au 5ème Corps d’Armée

-Le 120ème RALT est mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal et affecté au 20ème Corps d’Armée

-Le 123ème RALT est mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et affecté au 23ème Corps d’Armée

-Le 124ème RALT est mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et affecté au 24ème Corps d’Armée

Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobile

-110ème RALHC (Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile Colonial) mis sur pied par le CMA 31/29 est affecté au 10ème Corps d’Armée

-111ème RALHC (Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile Colonial) mis sur pied par le CMA 31 est affecté au 11ème Corps d’Armée

-114ème RALH mis sur pied par le CMA 14 et affecté au 24ème Corps d’Armée

-116ème RALH mis sur pied par le CMA 13 et affecté au 13ème Corps d’Armée

-118ème RALH mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et affecté au 18ème Corps d’Armée

-121ème RALH mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et affecté au 9ème Corps d’Armée

-141ème RALH mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers et affecté au 6ème Corps d’Armée

-142ème RALH mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté au 20ème Corps d’Armée

-143ème RALH mis sur pied par le CMA 38 de Rochefort et affecté au 42ème Corps d’Armée de Forteresse

-144ème RALH mis sur pied par le CMA 25 de Bourges et affecté au 43ème Corps d’Armée de Forteresse

-145ème RALH mis sur pied par le CMA 404 de Chartres et affecté au 18ème Corps d’Armée

-147ème RALH mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté au 45ème Corps d’Armée de Forteresse

-149ème RALH : ce régiment est mis sur pied avec deux groupes du 147ème RALH et envoyé au Levant.

Régiments d’Artillerie de Montagne

-Le 92ème Régiment d’Artillerie de Montagne est déployé en Corse avec d’abord deux groupes légers

-Le 93ème Régiment d’Artillerie de Montagne de Grenoble est le régiment d’artillerie de la 27ème Division d’Infanterie Alpine avant d’être transféré à la 64ème DI, le 58ème RAD le remplaçant.

-Le 94ème Régiment d’Artillerie de Montagne de Nice est le régiment d’artillerie de la 29ème DIAlp

-Le 96ème Régiment d’Artillerie de Montagne est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté à la 65ème DI.

Régiments d’artillerie  tout-terrain tractés

-Le 71ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Fontainebleau est le régiment d’artillerie de la 2ème DLM

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 3ème Division de Cavalerie

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 2ème Division de Cavalerie

-Le 74ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Verdun est le régiment d’artillerie de la 1ère DLM

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 1ère Division de Cavalerie

-Le 309ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est mis sur pied par le CMA 7/40 et affecté à la 3ème Division Cuirassée de réserve.

-Le 322ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée est mis sur pied par le CMA 303 du Vernon et affecté à la 4ème Division Cuirassée de réserve.