22-Armée de terre : armement et matériel (93) ordre de bataille (27

16ème Corps d’Armée

-616ème régiment de pionniers

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-16ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (16ème GRCA) qui doit être équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrialleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant leur disponibilité, le 16ème GRCA reçoit douze Hotchkiss H-39 et des AMD 178.

-142ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (142ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°516 (GAO-516) ne doit être placé sous le commandement du 16ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Le 16ème Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie nord-africaine, deux divisions de mobilisation.

-La 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (6ème DINA) dispose de deux régiments de tirailleurs algériens, les 9ème et 10ème RTA et un régiment de tirailleurs marocains, le 12ème RTM; deux régiments d’artillerie (6ème RANA et 206ème RALNA), de la 6ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 6ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 98ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 96ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (96ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

-La 8ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (8ème DINA) dispose de trois régiments de tirailleurs à savoir le 17ème régiment de tirailleurs algériens, le 6ème et le 7ème régiment de tirailleurs tunisiens.

Elle dispose de deux régiments d’artillerie (8ème RANA et 208ème RALNA), de la 8ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 8ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 99ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 98ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (98ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

17ème Corps d’Armée

-617ème régiment de pionniers

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant leur disponibilité, les AMX-42 sont remplacés par des Renault R-35 et des automitrailleuses de découverte.

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°517 (GAO-517) ne doit être placé sous le commandement du 17ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Le 17ème Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie nord-africaine et une division d’infanterie coloniale.

-La 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA) est une division de mobilisation disposant d’un régiment de tirailleurs tunisiens (le 5ème RTS) et deux régiments de tirailleurs algériens (12ème et 16ème RTA); de deux régiments d’artillerie (81ème RANA et 281ème RALNA), de la 7ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 7ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 100ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 97ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (97ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC) est une division de mobilisation qui dispose de trois régiments de tirailleurs sénégalais (11ème, 21ème et 23ème RTS); de deux régiments d’artilerie coloniale (13ème RAC et 213ème RALC), de la 605ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 605ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 101ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 75ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (75ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 _tout juste sortis des chaines_ et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

21-Armée de terre (62)

Les régiments d’artillerie nord-africain (RANA)

Comme leur nom l’indique, les régiments d’artillerie nord-africain sont les régiments d’artillerie des Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (DINA).  En août 1939, ils sont au nombre de quatre :

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

Lors de la guerre de Pologne, d’autres régiments sont mis sur pied pour équiper les DINA, les DIA (Divisions d’Infanterie d’Afrique) ainsi que certaines divisions «non-africaines» :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africain est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africain est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Comme pour les Régiments d’Artillerie Divisionnaire, certains RANA se dédoublent, formant un RANA de guerre et un Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain :

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.
-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème RANA.

A l’issue de la démobilisation menée à l’été et à l’automne 1940, les quatre RANA sont maintenus en compagnie d’un régiment de mobilisation, le 386ème RANA intégré à l’unique 182ème DIA déployée an Levant, ce régiment qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm, étant rebaptisé 61ème RANA en mars 1941. Cela donne nous donne le paysage suivant :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon fait partie intégrante de la Réserve Générale.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 61ème régiment d’artillerie nord-africaine de Lyon est rattaché à la 182ème Division d’infanterie d’Afrique et déployé au Levant.

En septembre 1939, les Régiments d’Artillerie Nord-Africain sont organisés comme les Régiments d’Artillerie Divisionnaire. Cette situation n’évoluant pas, les RANA suivent la réforme des RAD disposant avant mobilisation de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Six groupes de tir (trois de 75mm, deux de 105mm et un de 155mm) soit un total de 72 pièces (36 de 75mm, 24 pièces de 105mm et 12 de 155mm), chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces.

Lorsque la mobilisation est entamée à la fin août 1948, les RANA d’active se dédoublent, formant un «régiment léger» avec les trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et une batterie antichar de 47mm (affecté à la division mais rattachée administrativement au RANA)  et un régiment lourd appelé RALNA avec les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 6ème RANA de la Réserve Générale et mis sur pied avec l’aide du CMA 14 de Lyon. Ces deux régiments intègrent la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

A noter que le 61ème RANA ne se dédouble pas à la différence des régiments d’artillerie nord-africain de métropole.

La mobilisation voit la mise sur pied de six nouveaux régiments d’artillerie nord-africain, quatre en métropole et deux en Afrique du Nord.

Les régiments de métropole sont formés selon le même principe que les RANA d’active avec trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et d’une batterie antichar de 47mm, des RALNA étant également mis sur pied avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm quand naturellement les pièces étaient disponibles.

Quand aux deux régiments mis sur pied en Afrique du Nord, ils sont organisés selon un nouveau modèle avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et une batterie antichar de 47mm.

-Le 126ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est intégré à la mobilisation à la 6ème DINA, quittant donc la réserve générale pou cette nouvelle division.

-Le 81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-Le 127ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

-Le 128ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 3ème Division Marocaine

-Le 129ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 85ème Division d’Infanterie Africaine.

Les régiments d’artillerie nord-africaine des 5ème, 7ème et 8ème DINA donnent par ricochet naissance à des RALNA.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-le 326ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA
-Le 327ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et les autres unités d’artillerie dans l’Empire

Bien que les menaces concernant l’Empire sont assez limitées (sauf cas particulier de la Tunisie et dans une grande improbabilité le Maroc), cela n’empêche pas le déploiement dans ces régions d’unités d’artillerie, des régiments ou des unités plus petites.

Après la mobilisation d’août/septembre 1939, la situation est la suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunis basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

Suite à la démobilisation, le nombre de régiments et d’unités diminue mais parallèlement, la qualité de leur matériel augmente, les derniers canons de 65mm sont ainsi retirés du service et l’entrainement nettement amélioré. Cela nous donne la situation suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis rendu indépendant

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de trois groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155mm.

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA et dispose pour l’appuyer de deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm.

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis, disposant pour l’appuyer de trois groupes de 75mm.

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA avec pout équipement deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale équipé de canons de 75mm

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne qui disposent de canons de 75mm.

-Pour ce qui est de l’Indochine, les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniaux intègrent les 6ème et 7ème DLI alors que le groupe autonome déployé en Chine est dissous;

Au printemps 1944, décision est prise de standardiser l’équipement et l’organisation des RAA selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces soit un total de 24 canons de 75mm modèle 1897 et douze canons de 105mm, des Schneider modèle 1917 retirés du service de métropole mais toujours capable de servir dans l’Empire.

Le nombre de Régiments d’Artillerie d’Afrique ne change pas à la mobilisation d’août/septembre 1948, une batterie d’instruction étant activée pour former les recrues destinées aux RAA mais également aux RANA.

21-Armée de terre (6)

Les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (D.I.N.A)

Les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine ou D.I.N.A sont des unités semblables aux D.I type Nord-Est mais leur recrutement est comme leur nom l’indique issu de l’Afrique du Nord, les régiments d’infanterie étant ici des régiments de tirailleurs marocains, algériens et tunisiens ainsi que de zouaves. Comme les D.I.C, ils connaissent une motorisation partielle notamment de l’artillerie mais leurs capacités de transport sont inférieures aux D.I.C rendant ces divisions moins manoeuvrantes.

On trouve en septembre 1939, quatre divisions d’infanterie nord-africaine puis à la suite de la mobilisation, leur nombre est porté à sept avec les 5ème, 6ème et 7ème DINA dont l’existence est brève puisqu’elles ne survivent pas à la démobilisation.

La 1ère DINA est stationnée à Lyon (du moins pour son état-major), la 2ème DINA à son état-major est à Toul, la 3ème DINA est à Poitiers et la 4ème DINA est à Epinal. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Elements de Quartier Général

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons. Ce sont des régiments de tirailleurs et non des régiments d’infanterie.

La 1ère DINA dispose d’un régiment de tirailleurs marocains, d’un régiment de tirailleurs algériens et d’un régiment de tirailleurs tunisiens.  La 2ème DINA dispose d’un régiment de zouaves et de deux régiments de tirailleurs algériens. La 3ème DINA dispose elle de deux régiments de tirailleurs algériens et d’un régiment de zouaves (avant de retrouver le 28ème RTT) alors que la 4ème DINA dispose de deux régiments de tirailleurs algériens et d’un régiment de zouaves.

-Un Régiment d’Artillerie Nord-Africaine équipé de deux groupes de canons de 75mm, deux groupes de 105 et un de 155mm à traction hippomobile puis automobile.

-Un batterie antichar de division équipé de pièces tractées

-Un bataillon antiaérien de division équipé de pièces tractées et de pièces motorisées, les premières plus destinées à la protection de l’arrière, les pièces motorisées pour la protection de l’avant

-Une compagnie de pionniers

-Une Compagnie de sapeurs mineurs

-Une compagnie radio

-Une compagnie télégraphique

Ces quatre dernières compagnies forment en 1944 un bataillon du génie comme dans toutes les DI.

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Un groupement de transport du train pour le transport de l’infanterie

-Une Compagnie automobile de transport pour le transport du matériel
-Une compagnie automobile de quartier général qui contrairement à ce que son nom indique regroupe  les éléments du train du QG (secrétaires, plantons…), des formations de santé et d’intendance, une section sanitaire auto, et un détachement de circulation routière.

En temps de guerre, le R.A.N.A doit être subdivisé entre un R.A.N.A équipé des pièces de 75mm et un R.A.L.N.A. équipé des canons de 105 et de 155mm. Un GRDI est rattaché pour emploi à la division tout comme pourrait l’être un Bataillon de Chars de Combat (B.C.C.)

A la mobilisation d’août 1948, quatre nouvelles divisions d’infanterie nord-africaine sont mises sur pied :

-La 5ème DINA dispose du 8ème régiment de tirailleurs algériens, des 10ème et 11ème régiments de tirailleurs marocains

-La 6ème DINA dispose des 9ème et 10ème régiments de tirailleurs algériens et du 12ème régiment de tirailleurs marocains

-La 7ème DINA dispose du 5ème régiment de tirailleurs tunisiens ainsi que des 12ème et 16ème régiments de tirailleurs algériens

-La 8ème DINA dispose du 17ème régiment de tirailleurs algériens ainsi que des 6ème et 7ème régiments de tirailleurs tunisiens.

Les Divisions d’Infanterie d’Afrique (D.I.A) et les Divisions Marocaines (D.M)

Ces deux type de divisions sont des unités de souveraineté. En septembre 1939, ces unités sont pour la plupart des grandes unités médiocres, tout juste capables d’assurer la défense des colonies, à réprimer le brigandage mais certainement pas de participer à un conflit moderne en Europe.

Avant la mobilisation d’août/septembre 1939, le dispositif français en Afrique du Nord (puisque c’est la région la plus concernée) est le suivant :

Algérie

Dans la seule colonie de peuplement, on trouve le 19ème Corps d’Armée d’Alger avec trois divisions territoriales, des divisions qui sont circonscriptions territoriales disposant de brigades d’infanterie.

La Division d’Alger dispose d’une 1ère brigade d’infanterie algérienne à deux régiments d’infanterie (9ème régiment de zouaves et 13ème régiment de tirailleurs sénégalais), de la 5ème brigade d’infanterie algérienne à trois régiments de tirailleurs algériens (1er, 5ème et 9ème RTA) .

La Division d’Oran dispose comme son homologue d’Alger de deux brigades et d’un régiment d’artillerie, la 2ème brigade d’infanterie algérienne alignant le 1er REI (jusqu’à son intégration à la 4ème DLI basée au Maroc), le 2ème régiment de zouaves et le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais, la 4ème brigade d’infanterie algérienne dispose des 2ème et 6ème régiments de tirailleurs algériens.

La Division de Constantine dispose elle de la 3ème brigade d’infanterie algérienne avec le 3ème régiment de zouaves et le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais, de la 7ème brigade d’infanterie algérienne avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens.

Tunisie

Le protectorat tunisien dispose de deux divisions territoriales, celles de Tunis et celle de Sousse qui alignent les moyens suivants :

-La Division de Tunis dispose du 4ème régiment de zouaves, des 4ème et 8ème régiments de tirailleurs tunisiens.

-La Division de Sousse dispose de trois régiments d’infanterie, les 5ème, 10ème et 18ème régiments de tirailleurs sénégalais.

Maroc

Les troupes territoriales marocaines pour ce qui concerne l’infanterie comprennent dix régiments et un bataillon autonome.

Si les zouaves n’ont qu’un régiment (le 1er), les tirailleurs marocains ont quatre régiments (les 1er  2ème et 4ème à quatre bataillons, le 7ème à trois bataillons), la Légion Etrangère dispose de trois régiments étrangers d’infanterie, les 2ème 3ème et 4ème REI (Le 2ème REI intégrant ultérieurement la 4ème DLI), les tirailleurs sénégalais des 3ème et 6ème RTS, le dispositif étant complété par un bataillon autonome d’infanterie coloniale.

Levant

On trouve dans les mandats une demi-brigade algéro-marocaine qui aligne le 4ème bataillon du 6ème RTA, le 4ème bataillon du 7ème RTA, le 5ème bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 16ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais.

On trouve également le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant et le groupement de la Légion Etrangère du Levant avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI ainsi que le 2ème bataillon du 2ème REI. Le 1er octobre 1939, ce groupement est dissous et les différents bataillons forment le 6ème Régiment Étranger d’Infanterie.

Lorsqu’elle éclate la guerre de Pologne on trouve douze Divisions d’Infanterie d’Afrique ou DIA et  deux Divisions Marocaines ou DM répartis de la façon suivante  :

-En métropole, la 87ème DIA

-Au Maroc, les 2ème et 3ème Divisions Marocaines
-En Algérie : les 81ème, 82ème 85ème, 181ème, 182ème et 183ème DIA

-En Tunisie, les 83ème, 84ème, 88ème

-Au Levant dans les mandats, les 86ème, 191ème et 192ème DIA (ex-191ème et 192ème DI)

-La 1ère Division Marocaine dispose ainsi de trois régiments de tirailleurs recrutés dans le royaume chérifien en l’occurence, les 1er, 2ème et 7ème RTM.

-La 81ème DIA est issue de la transformation de la 5ème brigade d’infanterie algérienne de la Division d’Alger et aligne d’abord trois régiments de tirailleurs algériens, les 1er, 5ème et 9ème RTA avant que le 5ème RTA ne soit transférer à la 180ème DIA et remplacé par le 218ème RI formé en France.

-La 82ème DIA est mise sur pied par la Division d’Oran et aligne trois régiments d’infanterie, le 1er régiment de zouaves, le 4ème régiment de tirailleurs marocains et le 6ème régiment de tirailleurs algériens.

-La 83ème DIA est l’ancienne 7ème brigade d’infanterie algérienne de la Division de Constantine avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens qui à son arrivée en Tunisie troque le 11ème RTA contre le 344ème RI.

-La 84ème DIA est l’ancienne Division de Tunis alignant trois régiments, le 4ème régiment de zouaves et deux régiments de tirailleurs tunisiens, les 4ème et 8ème régiments.

-La 85ème DIA est issue elle aussi de la Division de Constantine et dispose de trois régiments d’infanterie, le 3ème régiment de zouaves ainsi que les 11ème et 19ème régiments de tirailleurs algériens.

-La 86ème DIA est formée à Alger le 30 août 1939 avec deux régiments de zouaves (3ème et 9ème régiment) ainsi qu’un régiment de tirailleurs tunisiens, le 20ème RTT. Sa composition aurait du évoluer mais au final, cette division resta en l’état et fût envoyée au Levant.

-La 87ème DIA devait être formée du 9ème régiment de zouaves et des 17ème et 18ème régiments de tirailleurs algériens mais au final lors de son envoi en métropole en octobre, elle ne dispose que des deux RTA, le 9ème zouave restant au sein de la 86ème DIA.

-La 88ème DIA est l’ancienne division de Sousse alignant à l’origine, les 5ème, 10ème et 18ème régiments de tirailleurs sénégalais puis le 10ème RTS, le 18ème RTS et enfin le 257ème régiment d’infanterie

-La 181ème DIA aligne le 29ème régiment de zouaves, le 11ème régiment de tirailleurs sénégalais et le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais

-La 182ème DIA aligne le 1er régiment étranger d’infanterie, le 22ème zouave et deux bataillons sénégalais détachés en Afrique occidentale.

-La 183ème DIA aligne le 23ème régiment de zouaves, le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais et un bataillon de marche sénégalais.

-La 191ème DIA est stationnée au Levant avec deux régiments de tirailleurs tunisiens (12ème et 16ème RTT) ainsi que le bataillon mixte d’infanterie coloniale qui devient ensuite le 24ème régiment mixte d’infanterie coloniale puis le 24ème RIC.

-La 192ème DIA est stationnée au Levant avec le 6ème REI et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais

-La 2ème division marocaine aligne les 2ème et 4ème régiments étrangers d’infanterie ainsi que le 3ème régiment de tirailleurs sénégalais. C’est une division de protection chargée de la défense du Maroc contre un éventuel coup de force espagnol.

-La 3ème division marocaine aligne le 3ème régiment étranger d’infanterie, le 21ème régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurs sénégalais.

Démobilisation et réorganisation

Le général Villeneuve se préoccupe de renforcer ces divisions, d’améliorer leur équipement et leur entrainement pour en faire des divisions aptes si nécessaires à s’inserrer dans une manoeuvre moderne en Europe.

Pour cela, les D.I.A et les deux Divisions Marocaines sont réorganisés selon le même schéma organisationnel que les Divisions Légères d’Infanterie ce qui donne le schéma suivant :

-Éléments de QG

-Deux régiments d’infanterie à trois bataillons (quatre pour les régiments de tirailleurs), ces régiments organisés selon le même modèle que les R.I type Nord-Est sont de recrutement local avec un encadrement européen.

-Un Régiment d’Artillerie Divisionnaire à trois groupes de trois batteries de 75mm modèle 1897 (et parfois de rares TAZ modèle 1939) et un groupe de trois batteries de quatre canons de 155mm Schneider modèle 1917, ce régiment étant hippomobile sauf pour les D.I.A de Tunisie de type automobile.

-Une compagnie antichar avec des pièces remorquées de 25 et de 47mm (respectivement une batterie de six et deux batteries de quatre)

-Une compagnie antiaérienne avec des pièces remorquées de 25mm

-Une compagnie de pionniers

-Une Compagnie de sapeurs mineurs

-Une compagnie mixte de transmissions

Ces trois compagnies forment bataillon à partir de 1946.

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Un groupe de transport du train de type réduit
-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

La démobilisation s’accompagne partout d’une réduction du nombre de grandes unités, des régiments et des divisions sont dissous après qu’un tri sévère eut été fait entre soldats, sous-officiers et officiers pour ne pas perdre des éléments brillants. A l’issue de la démobilisation, on trouve ainsi les unités suivantes :

Maroc

-La 1ère Division Marocaine aligne deux régiments de tirailleurs marocains avec le 1er et le 7ème RTM, le 2ème RTM étant dissous

-La 2ème Division Marocaine aligne le 2ème régiment étranger d’infanterie et le 4ème régiment étranger d’infanterie, le 3ème régiment de tirailleurs sénégalais étant dissous.

-La 3ème Division Marocaine est elle dissoute mais si le 21ème régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurrs sénégalais sont dissous, le 3ème REI est préservé, étant déployé dans le Sud marocain.

Algérie

-La 81ème DIA remplace la Division d’Alger et aligne pour cela le 1er et le 9ème RTA, le 218ème RI étant lui dissous.

-La 82ème DIA remplace la Division d’Oran avec le 1er régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurs algériens, le 4ème RTM étant lui dissous

-La 83ème DIA remplace la Division de Constantine avec le 3ème et le 7ème régiments de tirailleurs algériens, le 11ème RTA étant dissous (avec la 85ème DIA) tout comme le 344ème régiment d’infanterie.

-La 87ème DIA fût un temps menacée de dissolution mais elle est préservée avec ses 17ème et 18ème régiments de tirailleurs algériens et déployée dans le sud Algérien.

-La 181ème DIA déployée en Algérie est dissoute en compagnie de ses trois régiments (29ème zouave, 11ème et 13ème régiment de tirailleurs sénégalais)

-La 182ème DIA est maintenue après avoir été un temps menacée de dissolution et aligne le 1er régiment étranger d’infanterie ainsi que le 22ème régiment de zouaves. En septembre 1944, elle quitte l’Algérie pour le Maroc avec les 22ème et 23ème régiments de zouaves, le 1er REI ayant rejoint la 4ème DLI.

-La 183ème DIA qui aligne le 23ème régiment de zouaves, le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais et un bataillon de marche sénégalais est dissoute avec deux de ses trois grandes unités, le 23ème zouaves étant transféré à la 182ème DIA.

Tunisie

-Le 84ème DIA remplace la Division de Tunis avec le 4ème régiment de zouaves et le 8ème régiment de tirailleurs tunisiens, le 4ème régiment de tirailleurs tunisiens après avoir été menacé de dissolution est finalement affecté à la place de Bizerte.

-La 85ème DIA et ses deux régiments (11ème et 19ème RTA) est dissoute

-La 88ème DIA remplace la Division de Sousse et aligne deux régiments de tirailleurs sénégalais, les 10ème et 18ème RTS.

Levant

-La 86ème DIA déployée au Levant est dissoute avec ses trois régiments (3ème et 9ème zouaves, 20ème régiment de tirailleurs tunisiens).

-La 191ème DIA stationnée au Levant aligne le 12ème régiment de tirailleurs de tunisiens et le 24ème régiment mixte d’infanterie coloniale puis 24ème régiment d’infanterie coloniale, le 16ème RTT étant dissous.

-La 192ème DIA est dissoute en septembre 1940.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, il est décidé de maintenir ces dix divisions sur place en attendant que la situation géopolitique s’éclaircisse.

Pour ne pas être pris au dépourvu, il est même décidé de réactiver en Afrique deux divisions dissoutes en septembre 1940 et par la même occasion, des régiments mis en sommeil huit ans plus tôt.

-La 3ème Division Marocaine est réactivée le 4 septembre 1948 avec deux régiments, le 2ème régiment de tirailleurs marocains et le 21ème régiment de zouaves. Elle est déployée en Corse et va connaître son baptême du feu au moment d’une certaine opération Merkur.

-La 85ème Division d’Infanterie d’Afrique est réactivée le 3 septembre 1948 avec le 3ème régiment de tirailleurs sénégalais et le 20ème régiment de tirailleurs tunisiens.

Elle est ensuite déployée en Tunisie pour renforcer les moyens du commandement des Forces Armées de Tunisie (et non Forces Armées Tunisiennes comme on l’écrit parfois, ce nom désignant les troupes terrestres de la Tunisie indépendante) qui dispose alors de trois division puis d’une quatrième avec le transfert de la 87ème DIA.

Au Levant, la 86ème DIA est réactivée avec deux régiments d’infanterie, les 3ème et 9ème régiments de zouaves.