24-Armée de l’air (46)

 

Bombardement Lourd

Consolidated modèle 32F Géant

Consolidated modèle 32F Géant

-La 15ème Escadre de Bombardement Lourd (15ème EBL) dispose de trois groupes tous équipés de Consolidated modèle 32F, le 1er groupe étant stationné à Caen-Carpiquet (BA 245), le 2ème étant installé à Avord (BA 127) et le 3ème l’étant à Compiègne (BA 152).

-La 17ème Escadre de Bombardement Lourd (17ème EBL) dispose de trois groupes tous équipés de Bloch MB-162 tous stationnés à Lyon-Bron (BA 105). A la mobilisation, le 1er groupe reste à Lyon mais le 2ème groupe rallie la BA 170 de Valence et le 3ème groupe la base aérienne 165 implantée à Orange.

-La 27ème Escadre de Bombardement Lourd (27ème EBL) stationnée à Tunis (BA 204) dispose de trois groupes, le 1er groupe est équipé de Bréguet Br482, le 2ème groupe équipé de CAO-700 et le 3ème groupe équipé de CAO-710 et d’Amiot 415. A la mobilisation, le 2ème groupe rejoint Sfax (BA 209) pour déconcentrer les forces et réduire leur vulnérabilité.

Groupes Indépendants d’Appui Rapproché (GIAR)

-Le 1er groupe indépendant d’appui rapproché (1er GIAR) est stationné à Meaux-Esbly (BA 135)

-Le 2ème groupe indépendant d’appui rapproché (2ème GIAR) est stationné au Buc (BA 129)

-Le 3ème groupe indépendant d’appui rapproché (3ème GIAR) est stationné à Dijon ((BA 102)

-Le 4ème groupe indépendant d’appui rapproché (4ème GIAR) est stationné à Saint-Dizier (BA 192)

Reconnaissance

-39ème Escadre de Reconnaissance Tactique (39ème ERT). Si le GR I/39 est stationné à Chambarand (BA 195), les trois autres groupes sont stationnés au sud de la Loire, le GR II/39 étant installé à Istres (BA 125), le GR III/39 à Perpignan (BA 163) et  le GR IV/39 à Pau (BA 136).

La 55ème Escadre de Reconnaissance Tactique (55ème ERT) dispose de quatre groupes stationnés dans l’Ouest de la France, devenant gagner des terrains de guerre dans l’Est de la France ou en région parisienne.

En attendant, le GR I/55 est stationné à Chateauroux (BA 103), le GR II/55 à Tours (BA 109), le GR III/55 à Montoir de Bretagne (BA 161) et le GR IV/55 à Rouen-Boos sur la base aérienne 146.

-14ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (14ème ERS) stationné sur la base aérienne de 112 de Reims avec ses quatre groupes. A la mobilisation, cette unité se déconcentre pour réduire sa vulnérabilité, deux groupes (GR II/14 et GR IV/14) rallient la base aérienne de Chaumont-Sémoutiers (BA 156).

36ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (36ème ERS) stationnée sur la base aérienne d’Orange avec ses quatre groupes. A la mobilisation, elle se disperse, le GR II/36 ralliant Le Luc (BA 186) et le GR IV/36 s’installant sur la base aérienne BA 169 Solenzara en Corse, les deux groupes restant à Orange jusqu’en octobre quand le GR III/36 s’installe à Romans dans l’Isère.

Quatre groupes indépendants de reconnaissance (GIR) chargés d’éclairer les CAC et les CC. A la mobilisation, ces groupes sont regroupés administrativement parlant au sein de la 22ème escadre de reconnaissance qui renait après avoir été dissoute lors de la réorganisation des unités de reconnaissance.

Le 1er groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948, le GR I/22 est déployé sur la base aérienne de Paris-Issy (BA 117)

Le 2ème groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948 le GR II/22 est déployé sur la base aérienne de Roye-Amy (BA 158)

Le 3ème groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948 le GR III/22 est déployé sur la base aérienne de Montdidier (BA 158)

Le 4ème groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948 le GR IV/22 est déployé sur la base aérienne de Luxeuil (BA 149).

Huit Groupes Aériens d’Observation. Ces GAO sont destinés à éclairer les Corps d’Armée de réserve stationnés sur un arc de cercle allant de la Normandie à la Bourgogne. Tant que les corps d’armée ne sont pas engagés, ils restent sous le contrôle du CSA.

-Groupe Aérien d’Observation n°514 (GAO-514) stationné à Le Havre-Octeville (BA 147), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°515 (GAO-515) stationné à Dugny/Le Bourget (BA 104), unité équipée de huit Bloch MB-175, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°516 (GAO-516) stationné à La Ferté-Gaucher (BA 140), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°517 (GAO-517) stationné à Nangis (141), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°531 (GAO-531) stationné à Chantilly-les-Aigles (BA 145), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°532 (GAO-532) stationné à Plessis-Belleville (BA 174), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°533 (GAO-533) stationné à Chamblay (BA 239), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°534 (GAO-534) stationné à Mourmelon (BA 111), unité équipée de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

Les GCRO d’Indochine deviennent en septembre 1948 les GAO n°535 et n°536. Le Groupe Colonial de Reconnaissance d’Observation de Corse stationné à Solenzara et disposant du même équipement que les GAO à savoir huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 devient le GAO-538.

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24-Armée de l’Air (44)

Groupement d’Aviation de la 6ème armée

La 6ème Armée qui couvre un secteur compris entre Colmar et Montbéliard dispose comme les autres armées d’un groupement d’aviation pour assurer la couverture aérienne, l’appui et l’éclairage à l’aide des unités suivantes :

Arsenal VG-36

Arsenal VG-36

-La 14ème escadre de chasse est déployée sur la base aérienne 149 de Luxeuil dispose de deux groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 soit un total de 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2.

Glenn-Martin 167F

Glenn-Martin 167F

-L’appui-feu est assuré par deux groupes de bombardement léger, le GB III/32 équipé de Douglas DB-7 et le GB I/62 équipé de Glenn-Martin 167 et 187F stationnés sur la base aérienne 154 d’Epinal et deux groupes de bombardement moyens, les GB I/11 et GB III/11 équipés de Lioré et Olivier Léo 458, groupes stationnés sur la base aérienne 181 de Martigny.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne 182 de Neufchâtel par le GR II/33 équipé de trente-six Bloch MB-175.

Le GRAVIA VI-A dispose de 108 chasseurs, de 108 bombardiers légers et moyens et de 36 avions de reconnaissance soit un total de 252 avions.

A ces avions directement sous le commandement de l’armée peuvent s’ajouter les avions des trois corps d’armée, de leurs trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

Le GAO-509 stationné sur la base aérienne de Luxeuil dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-512 stationné sur la base aérienne d’Epinal dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-528 stationné sur la base aérienne 193 de Belfort dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Cela porte le nombre d’avions disponibles à 357 répartis entre 108 chasseurs ( 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2), 54 bombardiers légers (27 Douglas DB-7D, 18 Glenn-Martin 167F et 9 Glenn-Martin 187F), 54 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 458, 44 avions de reconnaissance Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

Groupement d’Aviation de la 8ème armée

Le GRAVIA VIII-A dispose pour assurer la couverture aérienne, l’appui-feu et la reconnaissance des moyens suivants :

-La 15ème Escadre de Chasse stationnée à Chissey (base aérienne 183) dispose de deux groupes équipés d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

Comparaison en l'Arsenal VG-36 (haut) et l'Arsenal VG-39 (bas)

Comparaison en l’Arsenal VG-36 (haut) et l’Arsenal VG-39 (bas)

-L’appui-feu est assurée depuis la base aérienne 184 de Lure-Malbouhans par un groupe de bombardiers moyens, le GB III/11 équipé de Lioré et Olivier Léo 458 et deux groupes de bombardement légers, les GB II et GB III/62 équipés de Glenn-Martin 167/187F.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne 150 de Dole-Tavaux par le GR IV/33 équipée de 36 Bloch MB-175.

Le GRAVIA VIIIA dispose de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 225 avions.

A ces avions s’ajoute trois GAO, les GAO-510, GAO-511 et GAO-527.

-Le Groupe Aérien d’Observation 510 stationné à Malbouhans dispose de dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 511 stationné à Dole-Tavaux dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 527 stationné à Chissey dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le nombre d’avions disponibles pour le GRAVIA VIII-A atteint le chiffre de 330 appareils avec 108 chasseurs (81 monomoteurs _54 Arsenal VG-36 et 27 Arsenal VG-39_ et 27 Bréguet Br700C2), 81 bombardiers (27 Lioré et Olivier Léo 458, 36 Glenn-Martin 167F et 18 Glenn-Martin 187F), de 44 Bloch MB-175, de 16 Bloch MB-176, de 36 Dewoitine D-720 et de 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

Groupement d’Aviation de la 5ème armée dite armée des Alpes

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes (GRAVIA-AA ou GRAVIA VA) dispose pour assurer sa mission d’une escadre de chasse, de trois groupes de bombardement légers et d’un groupe de reconnaissance.

-La 16ème escadre de chasse stationnée à Loyettes (BA 185) dispose de trois groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

Douglas DB-7

Douglas DB-7

-La 33ème escadre de bombardement léger à Saint Etienne de Geoirs (BA 196) dispose de trois groupes de bombardement léger équipés de Douglas DB-7D.

-Le GR I/39 assure les missions de reconnaissance depuis la base aérienne 195 Chambarand avec 36 Bloch MB-176.

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes dispose au total de 225 avions répartis entre 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs), 81 bombardiers légers et 36 avions de reconnaissance.

Il peut bénéficier du soutien des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO), le GAO-513 stationné à St Etienne de Saint Geoirs avec huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-529 stationné à Chambarand dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir tout comme le GAO-530 stationné à Sisteron qui dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

24-Armée de l’air (43)

Groupement d’Aviation de la 3ème armée

Couvrant le secteur compris entre Longuyon et Sarreguemines, la 3ème armée et ses quatre corps d’armée (trois français et un britannique) s’appuie sur des ouvrages de la ligne Maginot et dispose également d’un groupement d’aviation pour assurer la couverture, l’appui et l’éclairage.

Le Dewoitine D-520 est au printemps 1940 le chasseur le plus moderne de l'armée de l'air

Le Dewoitine D-520 est au printemps 1940 le chasseur le plus moderne de l’armée de l’air et en septembre 1948, il fait encore bonne figure

Le GRAVIA IIIA dispose de deux escadres de chasse, la 5ème escadre équipée de Curtiss H-81 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne 138 de Metz Frescaty et la 7ème escadre équipée de Dewoitine D-520 et de Bréguet Br700C2 soit un total de 216 chasseurs répartis entre 162 monomoteurs et 54 bimoteurs, la 7ème EC étant stationnée à Toul-Ochey sur la base aérienne 159.

L’appui-feu est assuré par le GBA III/40 équipé de Loire-Nieuport LN-430 stationné sur la BA 239 de Chamblay en compagnie d’un groupe de bombardement d’assaut, le GBA III/51 équipé de Bréguet Br695.

L'élégant Amiot 351

L’élégant Amiot 351

Le bombardement horizontal est assuré depuis la base aérienne de Saint Dizier par les GB II/34 et III/34 équipés chacun de 27 Amiot 351.

La reconnaissance est assurée par le GR I/33 équipé de Bloch MB-175 qui décolle depuis la base de Châtel-Cléhery (BA 177) en compagnie du GAO-507.

Le GRAVIA III-A dispose de 216 chasseurs, 27 bombardiers en piqué,27 avions d’assaut, 54 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit 360 appareils.

A ce total appréciable s’ajoute les trois Groupes Aériens d’Observation (GAO), le GAO-507 déployé depuis la base aérienne de Châtem-Cléhery dispose pour éclairer le 7ème Corps d’Armée dispose de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le GAO-523 qui opère depuis la base aérienne 238 de Mars-la-Tour dispose pour éclairer le 23ème CA ou Corps d’Armée Colonial dispose de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le GAO-524 qui opère depuis la base aérienne 180 de Velaine en Haye près de Nancy éclaire le 24ème CA avec huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le total d’appareils disponibles pour le GRAVIA III-A est de 465 appareils (216 chasseurs, 108 bombardiers et avions d’assaut, 141 avions de reconnaissance et d’observation).

Groupement d’Aviation de la 4ème armée

La 4ème armée qui couvre le secteur Sarreguemines-Selestat dispose pour assurer sa couverture aérienne, son appui au sol et son éclairage d’un groupement d’aviation qui comprend les éléments suivants :

Lockheed P-38 Ligthning de l'USAAF

Lockheed P-38 Ligthning de l’USAAF, l’équivalent du H-322 Eclair de notre armée de l’air

-Deux escadres de chasse : la 6ème EC équipée de Dewoitine D-520 et de Lockheed H-322 basée à Strasbourg-Entziheim (BA 244) et la 19ème EC équipée de Dewoitine D-551, de Bréguet Br700C2 (deux escadrilles) et de Lockheed H-322 (une escadrille) stationnée à Xaffevillers sur la base aérienne 173.

-Une escadre de bombardement d’assaut, la 41ème Escadre de Bombardement d’Assaut (41ème EBA) composée de trois groupes de Bréguet Br696 tous stationnés à Morhange sur la BA 242.

Schéma de l'Amiot 354

Schéma de l’Amiot 354

-Une escadre de bombardement moyen la 21ème EBM stationnée à Adelot sur la BA 240 avec trois groupes d’Amiot 354.

-Un groupe de reconnaissance, le GR II/33 équipé de Bloch MB-175 ayant pour base la base aérienne 241 de Delme

Bloch MB-175

Bloch MB-175

Le GRAVIA IVA dispose de 216 chasseurs, 81 avions d’assaut, 81 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit un total de 414 appareils.

A cela s’ajoute les 105 appareils du GAO-508 (Strasbourg-Entziheim), du GAO-525 (Xaffevilliers) et du GAO-526 (Morhange) tous équipés de avec huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le total d’appareils disponibles pour la 4ème armée et son GRAVIA IV-A s’établit à 519 avions.

24-Armée de l’Air (42)

Groupement d’Aviation de la 9ème armée

Dernière armée concernée par la manoeuvre Dyle-Breda, la 9ème Armée dispose comme les autres d’un groupement d’aviation pour assurer sa couverture aérienne, son appui et son éclairage.

Le GRAVIA-IXA dispose de la 1ère escadre de chasse stationnée à Laon-Couvron (BA 178) avec pour équipement l’Arsenal VG-33 (neuf escadrilles sur douze) et le Bréguet Br700C2 (trois escadrilles sur douze) soit un total de 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs).

Il dispose également d’un groupe de bombardiers en piqué, le GB II/40 équipé de Loire-Nieuport LN-430 et stationné sur la BA 230 de Villiers-Les Guise en compagnie du GBA I/51, un groupe de bombardement d’assaut équipé de Bréguet Br691 et Br693.

Le GB III/12 équipé de Lioré et Olivier Léo 451 quitte sa base du temps de paix sur la BA 139 de Persant Baumont pour rejoindre sa base du temps de guerre, la base aérienne 232 d’Athiès où il cohabite avec le GAO-504.

Enfin le Groupement Aviation de la 9ème armée dispose du GR III/35, un groupe de reconnaissance stationné sur la base aérienne 235 d’Attigny où ses Bloch MB-176 cohabitent avec les avions du GAO-521.

Le GRAVIA IX-A dispose de 108 chasseurs (81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2), de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, de 27 avions d’assaut Bréguet 691/693, de 27 Lioré et Olivier Léo 451 et de 36 Bloch MB-176 soit un total de 225 avions.

A ce total peut s’ajouter les trois GAO de la 9ème armée, le GAO 503 qui dispose de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123, le GAO 504 qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux AN-123 et du GAO 521 qui dispose de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux AN-123 soit un total de 16 Bloch MB-175, 8 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux AN-123 soit un total de 105 appareils.

Le total d’appareils disponibles pour ce groupement est donc de 330 appareils.

Groupement d’Aviation de la 2ème armée

Le pivot de la manoeuvre Dyle-Breda, la 2ème armée chargée de couvrir le massif Ardennais dispose elle aussi d’un groupement d’aviation pour couvrir les troupes au sol et assurer leur appui ou celui de la manoeuvre stratégique qui se déroule plus au nord.

Curtiss H-81

Curtiss H-81

Le GRAVIA II-A dispose de la 4ème escadre de chasse stationnée sur la base aérienne 172 de Suippes avec pour équipement 81 Curtiss H-81 (plus connu sous le nom de P-40 Warhawk) et 27 Lockheed H-322 Eclair.

Douglas DB-7

Douglas DB-7

L’appui-feu est assuré par deux groupes de bombardement léger, les GB I/32 et II/32 équipés de Douglas DB-7D stationnés sur la base aérienne 190 (B.A 190) de Challerange et un groupe de bombardement moyen, le GB I/34 équipé d’Amiot 351 stationné lui sur la base aérienne 157 de Vitry le François en compagnie du GR IV/35 équipé de Bloch MB-176.

L'élégant Amiot 351

L’élégant Amiot 351

Le GRAVIA II-A dispose de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 227 avions.

A ce total peut s’ajouter les trois Groupes Aériens d’Observation des trois corps d’armée de la 2ème armée en l’occurence le GAO-505 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 qui est stationné sur la base aérienne 237 d’Etain, le GAO-506 déployé sur la base aérienne 236 de Spincourt qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 et enfin le GAO-522 déployé sur la base aérienne 234 de Stenay qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 soit un total de 105 avions.

Au final, le GRAVIA II-A peut compter sur 332 appareils de disponible pour mener à bien sa mission.

Le Groupe d’Armée n°1 dispose de 1476 avions pour appuyer sa manœuvre sans oublier les avions rattachés à la «Réserve générale» (GIR et GIAR).

24-Armée de l’air (41)

Commandement d’Action Tactique (CAT)

Groupement d’Aviation de la 7ème armée

Zones de responsabilités (approximatives) des différentes armées et de leurs Groupements d'Aviation (GRAVIA)

Zones de responsabilités (approximatives) des différentes armées et de leurs Groupements d’Aviation (GRAVIA)

Comme les neuf autres armées massées aux frontières, la 7ème armée chargée de couvrir les côtes de la mer du Nord et de tendre la main aux néerlandais dispose d’un groupement d’aviation formé d’unités de chasse, d’attaque, de bombardement et de reconnaissance.

Des escadrilles de transport peuvent y être rattachées temporairement tout comme les deux Groupes Aériens d’Observation (GAO) rattachés en temps normal aux corps d’armée mais qui peuvent être placés sous la direction du GRAVIA VIIA.

Ces avions sont déployés dans des aérodromes du Nord et du Pas de Calais. Des accords secrets signés au printemps 1948 permettent à ces unités d’utiliser des aérodromes anglais et belges.

Bloch MB-157

Bloch MB-157

Il dispose ainsi de la 8ème escadre de chasse déployée depuis la Base Aérienne 197 de Dunkerque avec 108 chasseurs, 81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair répartis en trois groupes de trente-six appareils (27 monomoteurs et 9 bimoteurs).

Avion d'assaut Bréguet Br693

Avion d’assaut Bréguet Br693

Au niveau des unités d’attaque, le GRAVIA VIIA dispose de deux groupes de bombardement d’assaut stationnés sur la BA 143 de Saint Omer, les GBA I/35 et II/35 équipés respectivement de Bréguet Br691 et de Bréguet Br693 et d’un groupe de bombardement en piqué équipé de Loire-Nieuport LN-430, le GB I/40 stationné sur la base aérienne BA 144 Norrent-Fontes.

Ce groupement intégre également un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 équipé de Lioré et Olivier Léo 451 stationné en temps de paix sur la BA 139 de Persan-Beaumont avec le reste de la 12ème escadre, le 2ème groupe de la 12ème escadre ralliant à la mobilisation l’aérodrome de Lille-Lesquin.

L'élégant Lioré et Olivier Léo 451

L’élégant Lioré et Olivier Léo 451

Quand à la reconnaissance, elle est assurée par le le GR I/35 équipé de 36 Bloch MB-176 installé à Norrent-Fontes.

Le GRAVIA-VIIA dispose donc de 108 chasseurs (81 monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockheed H-322 Eclair), de 54 bombardiers d’assaut (27 Bréguet Br691 et 27 Bréguet Br693), de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176 soit un total de 252 avions de combat.

Il peut prendre sous son aile, le GAO 501 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 ainsi que le GAO 518 équipé de équipé de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 soit un total de soixante-dix appareils, le premier nommé étant stationné sur la base aérienne de Dunkerque et le second sur la base de Saint Omer.

Bloch MB-175

Bloch MB-175

Au final, dans une configuration extensive, le GRAVIA-VIIA peut aligner 322 chasseurs, avions d’assaut, bombardiers et avions de reconnaissance.

Groupement d’Aviation de la 1ère armée

La 1ère armée chargée de couvrir la trouée de Gembloux au sud-sud est de Bruxelles dispose d’un groupement d’aviation important avec pas moins de deux escadres de chasse, de deux groupes de bombardement d’assaut, de deux groupes de bombardement en piqué, d’un groupe de bombardement moyen, d’un groupe de reconnaissance sans oublier le renfort éventuel d’escadrilles de transport et la mise sous le commandement du GRAVIA IA des GAO-502, GAO-519 et GAO-520.

Arsenal VG-33

Arsenal VG-33

La 2ème escadre de chasse stationnée sur la BA 142 Cambrai dispose de trois groupes de trente-six appareils, vingt-sept Arsenal VG-33 et neuf Lockheed H-322 Eclair. Elle est chargée de la couverture de la 1ère armée en liaison avec la 3ème escadre stationnée sur la BA 188 de Beauvais qui dispose de trois groupes de trente-six appareils répartis entre vingt-sept Dewoitine D-520 et neuf Bréguet Br700C2.

Bréguet Br700C2, l'un des chasseurs biplaces de l'armée de l'air

Bréguet Br700C2, l’un des chasseurs biplaces de l’armée de l’air

Au niveau des unités d’attaque, le GRAVIA I-A dispose du GBA III/35 équipé de Bréguet Br695 stationné sur la base aérienne BA 198 de Denain tout comme le GBA II/51 équipé lui de Bréguet Br693.

Le GB I/42 et le GB II/42 équipés de bombardiers en piqué bimoteurs Bréguet Br698 sont stationnés sur la BA 200 du Quesnoy en compagnie du GB II/12 équipé de Lioré et Olivier Léo 451, groupe stationné en temps de paix sur la base BA 139 de Persant-Beaumont en région parisienne.

Le GB II/35 équipé de Bloch MB-176 est stationné sur la BA 176 de Clastres-Saint-Simon en compagnie du GAO-520.
Outre les 216 chasseurs (162 monomoteurs _81 Arsenal VG-33 et 81 Dewoitine D-520_et 54 bimoteurs _27 Bréguet Br700C2 et 27 Lockheed H-322_), le GRAVIA IA dispose de 54 avions d’assaut (27 Bréguet 693 et 27 Bréguet 695), 54 bombardiers en piqué Bréguet 698, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176 soit un total de 387 avions.

Outre cette force importante, le Groupement d’Aviation de la 1ère Armée peut bénéficier du concours des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

Le GAO-502 est stationné à sur la BA 199 de Valenciennes et dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123, le GAO 519 stationné sur la base aérienne 198 de Denain et qui dispose pour mener à bien sa missions de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 alors que le GAO 520 stationné sur la base aérienne 176 de Clastres-Saint-Simon dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux AN-123.

Dewoitine D-720

Dewoitine D-720

Cela porte le nombre total d’avions disponibles pour le GRAVIA IA à 492 chasseurs, avions d’attaque, bombardiers et avions de reconnaissance.

24-Armée de l’air (26)

Bloch MB-174 MB-175/176

Bloch MB-174 en vol

Bloch MB-174 en vol

A la fin 1936, une équipe d’ingénieurs de la SNCASO (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Sud-Ouest) issus de la compagnie «Avions Marcel Bloch» commença à travailler sur un projet de bimoteur bi ou triplace pouvant mener plusieurs missions et destinés à faire le lien entre les avions type B4 (bombardiers quadriplaces comme l’Amiot 351 ou le Lioré et Olivier Léo 451), les bimoteurs légers C3 (chasseurs triplaces comme le Potez 631) et les avions d’assaut et de bombardement type AB2 (comme le Bréguet 691).

Il s’agissait d’un élégant bimoteur à ailes bases cantilever pouvant accueillir un équipage de deux ou trois hommes sous une large verrière placée très avant d’un fuselage ovoïde. La soute à bombes était réduite et l’armement composé dun canon de 20mm à l’avant gauche du fuselage, deux mitrailleuses d’ailes et deux autres de défense arrière, une en poste supérieure et une dans une coupole ventrale.

Deux prototypes du MB-170 furent réalisés, le premier effectuant son premier vol le 15 février 1938 mais fût perdu le 17 mars 1938, le second restant seul en piste, un second prototype à la configuration modifiée (suppression de la coupole ventrale notamment).

Les besoins officiels ayant changé, les projets MB-171/172/173 ne dépassèrent pas le stade la planche à dessin et seul resta en piste, le MB-174 conçu pour la reconnaissance stratégique, le premier prototype quittant le plancher des vaches la première fois le 5 janvier 1939.

Seuls cinquante MB-174 furent construits (après un temps de service, ils furent stockés ou utilisés pour l’entrainement et différents essais), l’armée de l’air préférant miser sur le Bloch MB-175 plus adapté à la mission de bombardement avec notamment une soute à bombes agrandie qui lui fit prendre quinze centimètres.

En septembre 1939, les plans officiels prévoyaient pour l’armée de l’air la commande de 814 MB-175 et de 323 MB-176. Ce dernier modèle était identique en tout point au MB-175.

La seule différence était cependant de taille : les Gnôme Rhône 14N très employés sur les chasseurs de l’époque cédaient la place aux Pratt & Whitney Twin Wasp. Ce plan fût revisé en février 1940 avec 660 MB-175 et 1550 MB-176 à livrer entre avril 1940 et juillet 1941.

Les Bloch MB-174/175/176 vont équiper à la fois des unités existantes en remplacement notamment des Potez 63-11 mais également de nouvelles unités, participant à la prodigieuse expansion des unités de reconnaissance.

Les Bloch MB-175/176 sont chargés de la reconnaissance tactique au profit de la force de manoeuvre, éclairant les unités mécanisées, cuirassées et d’infanterie dans un rayon de 50 à 100km derrière le front.

En septembre 1948, le CRC dispose comme nous l’avons vu de quatre escadres de reconnaissance tactique qui chacune dispose de quatre groupes de quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 appareils par groupe, 144 par escadre soit un total d’appareils en ligne de 576 appareils. A cela s’ajoute pour le MB-175, les seize appareils destinés aux GCRO d’Indochine, les huit pour le GRCO de Corse et les MB-175T de la marine (144 appareils).

L’ambitieux planning de février 1940 prévoyant la livraison d’ici juillet 1941 de 660 MB-175 et de 1550 MB-176 (soit 1710 appareils) va vite être révisé en faveur d’un étalement permettant une montée en puissance plus régulière et dans l’intérêt du constructeur par ailleurs fort occupé avec d’autres appareils notamment ces chasseurs MB-152/MB-155/MB-700 (pour la Pologne et la Tchécoslovaquie).

-Le MB-175 va au final équiper douze des trente-six GAO (GAO-501,503,505, 507,509,511,513,515, 517,519,521 et 523) soit un total de 96 appareils, les deux GCRO d’Indochine soit 16 appareils et la 33ème escadre de reconnaissance soit 144 appareils.

On arrive à 256 appareils en ligne auxquels s’ajoutent 296 appareils qui sont stockés portant le total à 550 comme prévus dans le contrat initial, les appareils étant livrés entre mai 1940 et septembre 1943.

En mars 1944, les Potez 63-11 des deux groupes de reconnaissance de la Force Aérienne Polonaise Libre (FAPL) équipés de seize appareils chacun sont remplacés par des bloch MB-175 réduisant le stock à 264 avions.

-Le MB-176 va au final équiper les vingt-quatre autres GAO (GAO 502, 504,506,508,510,512,514,516,518,520,522,524,525,526,527,528,529,530,531,532,533,534,535 et 536) soit un total de 192 appareils et trois escadres de reconnaissance tactiques (35ème,39ème et 55ème), le GCRO de Corse avec huit appareils soit 440 appareils. On arrive à 624 appareils en ligne et avec les appareils en réserve, le nombre passe à 1248 ! Les MB-176 sont livrés entre septembre 1943 et septembre 1948 à raison d’une vingtaine d’appareils par mois ce qui représente une cadence plus qu’honorable.

En juin 1944, deux groupes indépendants de reconnaissance composés de pilotes tchèques remplacent leurs Potez 63-11 par vingt-quatre Bloch MB-176 soit douze appareils par groupe, réduisant le stock à 600 avions.

On est donc en légère baisse par rapport au contrat initial qui prévoyait 2200 appareils. Le total final est donc de 1798 appareils dont seulement 936 appareils en ligne. Ce fort taux de réserve s’expliquant par les craintes d’une saignée dans les unités de reconnaissance.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, ces avions sont toujours en service mais le stock de MB-175 est tombé à 248 et celui du MB-176 est passé de 600 à 540 entre les accidents, l’usure et la réforme d’appareils victimes de problèmes structurls.

La production n’est pas reprise mais des versions améliorées sont produites avec des moteurs plus puissants et un armement défensif renforcé avec quatre mitrailleuses dans les ailes.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-174/75

Type : bimoteur de reconnaissance et de bombardement triplace

Poids : à vide 5600kg maximal 7150kg

Dimensions : Envergure 17.80m Longueur 12.15m (12.30m pour le MB-175) Hauteur 3.50m. Le MB-176 affichent les dimensions suivantes : 17.95m d’envergure, 12.25m de longueur et 3.55m de hauteur

Motorisation : deux moteurs Gnôme-Rhône 14N-48 (gauche) N-49 (droite) 14 cylindres en étoile, refroidis par air et développant 1140ch au décollage. Les MB-176 disposaient des Pratt & Whitney Twin Wasp R-1830 SC 3G de 1050 ch

Performances : vitesse maximale 530 km/h autonomie maximale 1800km plafond pratique 11000m

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm dans les ailes (1000 coups chacune), un jumelage de deux MAC en défense arrière, une puis trois MAC 34 en défense inférieure arrière (une orientée vers l’avant, deux vers l’arrière) 400 kg de bombes (500kg de bombes pour le MB-175)

Bloch MB-178

Issu du MB-174, le Bloch MB-178 est une version de bombardement à haute altitude, pressurisée comparable au Lioré et Olivier Léo 457 et Amiot 357. Il effectua son premier vol le 24 septembre 1940 et en dépit d’essais prometteurs, son dévellopement ne fût pas poursuivit comme bombardier mais comme avion de reconnaissance stratégique chargé de surveiller les sites stratégiques italiens et allemands.

Deux prototypes d’une version de reconnaissance sont commandés le 12 janvier 1941 et livrés par le constructeur à l’armée de l’air en avril 1941.

L’équipage est rassemblée dans une bulle préssurisée qui regroupe le poste triplace et l’emplacement vitré à l’avant. La soute à bombes est munie de six appareils photos verticaux et obliques sur une charpente démontable pour servir éventuellement de bombardier.

Quand à l’armement, il se compose de quatre mitrailleuses de 7.5mm dans les ailes et de deux mitrailleuses installées dans le fuselage et orientées vers l’arrière.

Après trois mois de tests intensifs, l’armée de l’air décide de passer commande de quoi équiper deux escadres de reconnaissance stratégique, la 14ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (14ème ERS) basée à Reims et la 36ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (36ème ERS) à Orange, la première devant viser l’Allemagne et la seconde l’Italie.

Les 162 appareils nécessaires pour équiper ces deux ERS furent commandés en quatre commandes distinctes, les appareils étant fabriqués à Courbevoie.

La première commande de 41 appareils passée en septembre 1941 est honorée entre décembre 1941 et septembre 1942.

La deuxième commande de 41 appareils passée en janvier 1943 est honorée entre février et novembre 1943.

La troisième commande de 41 appareils passée en janvier 1944 est honorée entre mars et décembre 1944.

La quatrième commande de 39 appareils passée en février 1945 est honorée entre avril 1945 et janvier 1946.

En janvier 1948, 41 appareils de réserve sont commandés et livrés entre février et décembre 1948, ces appareils étant utilisés pour combler les premières pertes au dessus de l’Allemagne et de l’Italie.

Quand éclate le second conflit mondial, la flotte globale de Bloch MB-178 était passée de 190 avions à 186, quatre appareils ayant été perdu par accident (un accident mortel et trois sans pertes humaines).

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-178

Type : avion de reconnaissance stratégique à haute altitude

Poids : à vide 5400kg maximal 7000kg

Dimensions : Envergure 17.95m Longueur 12.25m Hauteur 3.55m.

Motorisation : deux moteurs Gnôme-Rhône 14R 14 cylindres en étoile, refroidis par air et développant 1300ch au décollage.

Performances : vitesse maximale 560 km/h autonomie maximale 2000km plafond pratique 13500m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.5mm dans les ailes (deux dans l’aile droite et deux dans l’aile gauche), deux mitrailleuses de 7.5mm dans le fuselage orientée vers l’arrière.

Bréguet Br694

Le 20 juin 1940, le prototype du Bréguet 694 effectua son premier vol. Il est issu d’un projet lancé à l’origine pour l’exportation vers la Suède qui cherchait un avion de reconnaissance tactique. Douze exemplaires sont commandés et livrés à l’été 1940. La Belgique intéressée dans la foulée commandera six exemplaires et vingt-six autres exemplaires seront fabriqués sous licence par la SABCA.

La France un temps ne donna pas suite au Bréguet 694 estimant avoir suffisamment à faire avec les Bloch MB-174/175/176/178 mais finit par changer d’avis et demande un prototype à są convenance, prototype effectuant son premier vol le 20 juin suivit par un deuxième prototype qui décolla le 4 août 1940.

La priorité allant aux versions d’assaut, ce n’est qu’au printemps 1942 que 117 appareils sont commandés et livrés entre juin 1942 et avril 1943 pour équiper trois groupes de reconnaissance tactique indépendants appelés Groupes Indépendants de Reconnaissance (GIR), deux étant destinés aux Corps de Cavalerie des GA n°1 et GA n°2 et le troisième aux deux Corps d’Armée Cuirassé.

Des commandes additionnelles pour servir de volant de fonctionnement sont passés en octobre 1946, 56 appareils sont livrés entre novembre 1946 et mai 1947.

Chacun de ces groupes dispose de quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 triplaces de reconnaissance.

Un quatrième groupe est créé en mars 1948 pour le 2ème CAC, les appareils en question, des Bréguet 697 étant la version améliorée du Bréguet 694 avec des moteurs et un armement plus puissant. 54 appareils sont commandés en avril 1948 et livrés entre mai et octobre 1948. Ces quatre groupes forment à la mobilisation la 22ème ERT.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte globale de 227 appareils étant tombée à 219 appareils (54 Bréguet Br697 et 165 Bréguet Br694).

Caractéristiques Techniques du Bréguet Br694 et 697

Type : bimoteur triplace de reconnaissance tactique

Poids : à vide 2980kg en charge 4750kg

Dimensions : envergure 15.36m longueur 10.30m hauteur 3.19m

Motorisation : deux Gnôme-Rhône 14M-6 de 725ch entrainant des hélices tripales. Le Bréguet 697 disposait de Gnôme-Rhône 14N de 1100ch

Performances : vitesse maximale 490km à 5000m (520 pour le 697) Plafond 9500m (10200m pour le 697) Autonomie 2000km

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm dans le nez et une mobile arrière pour le 694, quatre mitrailleuses de 7.5mm dans le nez et deux mobiles arrières pour le 697.

Les prototypes

-Dans le cadre du programme BCR, plusieurs modèles n’ont pas été retenus : le SEMC-Amiot 144, le Bréguet 460, le Farman 420, le SAB (Société Aéronautique Bordelaise) 80, le Couzinet 190 et le Dewoitine 420, ces trois derniers restant de simples projets.

-Le Hanriot NC-530 était un triplace de reconnaissance opposé au Potez 63.11. Jamais vraiment au point (problèmes insolubles de vibrations), il resta à l’état d’exemplaire unique.

-Le Potez 220 était un triplace de reconnaissance et de coopération avec l’armée qui aurait pu succéder au Potez 63.11 mais qui ne dépassa pas le stade du prototype tout comme une version améliorée le Potez 221 qui renaquit sous la forme du bimoteur d’appui-rapproché Potez 640.

24-Armée de l’air (25)

Potez 637

Triplace de reconnaissance Potez 637

Triplace de reconnaissance Potez 637

Comme nous l’avons vu plus haut, le programme de multiplace de défense avait donné naissance au duo Potez 630/631, un chasseur bimoteur utilisable en configuration bi ou triplace. C’est sur cette base que tout une famille d’appareils fût dévellopée.

Suite au Potez 633 de bombardement léger (produit uniquement pour l’export en l’occurence la Grèce pour 24 exemplaires, la Roumanie pour 44 avions et la Chine pour 9 avions), Potez dévellopa des versions de chasse qui ne dépassèrent pas le stade de l’étude, les Potez 635 de chasse de nuit et le 636 de chasse destiné à être produit sous licence en Tchécoslovaquie.

Le Potez 637 était une variante triplace d’observation reprenant le fuselage et les moteurs du Potez 633 avec une gondole ventrale où se trouvait l’observateur. La capacité en carburant avait été augmentée et des appareils photos installés à l’arrière.

Cet avion qui vola pour la première fois au cours de l’été 1938 n’était qu’un avion de transition en attendant la disponibilité d’un véritable avion de reconnaissance, le Potez 63.11. Soixante exemplaires du Potez 637 furent commandés en août 1938 et livrés à l’automne.

Les Potez 63.11 ayant été livrés à partir de novembre 1939, les 637 furent peu à peu rélégués à l’entrainement au grand dam des pilotes qui le trouvait plus rapide et plus agréable à piloter que son successeur.

A la démobilisation en septembre 1940, il restait seulement douze Potez 637 en service et six au printemps, le dernier étant retiré du service à l’automne 1941.

Un temps stockés, les trente Potez 637 encore en état de vol furent revendus à la Grèce (huit exemplaires) et à la Roumanie (six exemplaires), six restant utilisés comme appareils d’entrainement sur multimoteurs (en attendant que suffisamment de D-720 soient disponibles) et les dix autres trop usés féraillés. Les six appareils d’entrainement volèrent jusqu’en juin 1944 et mis à part un exemplaire installé sur un socle devant l’usine de Meaulte, tous les autres furent feraillés.

Caractéristiques Techniques du Potez 637

Type : triplace de reconnaissance

Poids : à vide 2450kg maximale 4225kg

Dimensions : envergure 16.00m longueur 11.07m hauteur 3.61m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône 14 M-4/5 de 700ch

Performances : vitesse maximale 435 km/h Autonomie 1550km Plafond : 8000m

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm dans le nez tirant en chasse, une mitrailleuse MAC 34 de 7.5mm mobile arrière et une mitrailleuse identique installé à l’arrière de la gondole ventrale.

Potez 63.11

Potez 63-11

Potez 63-11

Le Potez 637 étant considéré comme un appareil de transition, l’armée de l’air était toujours à la recherche d’un avion de reconnaissance destiné à remplacer les Bréguet 270, Potez 390 et ANF-Les Mureaux.

La Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Nord (SNCAN) dans laquelle la société Avions Henri Potez avait été intégrée proposa une version de son bimoteur de chasse reprennant les ailes, les moteurs, le train et la partie arrière du fuselage avec une partie avant totalement redessinée avec une partie avant totalement vitrée domaine de l’observateur, le poste de pilotage et celui du mitrailleur le surplombant.

Avant même le premier vol survenu le 31 décembre 1938, l’armée de l’air commanda 145 exemplaires de ce nouvel avion qui devait équiper tous les Groupes Aériens d’Observation (GAO) ce qui entraina des commandes massives soit 1684 appareis pour la seule année 1939.

Néanmoins à l’usage cet appareil se révéla décevant et seulement 660 appareils furent produits, les autres commandes étant annulées, l’armée de l’air préférant désormais le Bloch MB-174/175/176 nettement plus performant.

Le Potez 63.11 équipa à son apogée les trente-six GAO à raison de neuf appareils par groupe soit 324 appareils en ligne, les autres étant stockés ou même cédés à des pays alliés, la Pologne libre mettant sur pied deux groupes de reconnaissance équipés de seize appareils chacuns imités par la Tchécoslovaquie qui mit sur pied deux groupes de douze appareils.

Le rééquipement des GAO par le Bloch MB-175/176 ne commença qu’à l’automne 1941, la priorité ayant été donnée aux Escadres de Reconnaissance Tactique. Les derniers Potez 63-11 quittèrent le service actif que cinq plus tard à l’automne 1946 à une époque où ils étaient totalement dépassés.

Sur la flotte globale de 660 appareils produits, 324 furent mis en ligne par l’armée de l’air, 56 par la Pologne et la Tchécoslovaquie et 180 stockés.

Une fois retirés du service (la Pologne les remplaça par des Bloch MB-175 et la Tchécoslovaquie par des Bloch MB-176), la majorité des Potez 63-11 furent feraillés, les stocks d’avions modernes étant plus que suffisants pour mettre sur pied des unités de mobilisation.

Caractéristiques Techniques du Potez 63-11

Type : triplace d’observation

Poids : à vide 3135kg maximale 4530kg

Dimensions : Envergure 16.00m longueur 10.93m hauteur 3.08m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône 14 M-4/5 de 700ch

Performances : vitesse maximale 425 km/h à 5000m Autonomie 1550km Plafond : 8500m

Armement : trois mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm : une sous le fuselage tirant en chasse, une en défense supérieure arrière, une tirant vers le bas actionnée au pied.

Certaines machines ont eu un armement augmenté avec deux nacelles de mitrailleuses sous chaque aile, deux mitrailleuses supplémentaires sous le fuselage, un jumelage de MAC en poste arrière et deux mitrailleuses supplémentaires tirant vers le bas.

Quatre pylônes alaires pour 200kg de charge militaire.

Bloch MB-131

Bloch MB-131

Bloch MB-131

En août 1933, l’armée de l’air avait lancé le programme BCR pour un avion polyvalent à laquelle répondirent de nombreux constructeurs (même si certains ne dépassèrent pas le stade du projet) dont l’entreprise Avion Marcel Bloch qui présenta son MB-130 qui perdit la compétition face au Potez 54, cet avion ayant effectué son premier vol en juin 1934.

Cela n’empêcha pas l’armée de l’air de commander quarante exemplaires du MB-130 en octobre 1935 à une époque où le concept BCR avait clairement montré ces limites.

Ayant anticipé l’abandon de ce concept, Bloch avait travaillé sur un dérivé du MB-130, le MB-131 RB4 (Reconnaissance, Bombardement, quatre membres d’équipage) et la commande originale un temps suspendue fût transférée sur ce nouvel appareil (en avril 1936), le prototype du MB-131 effectuant son premier vol le 12 août 1936.

Un deuxième prototype qui effectua son premier vol le 5 mai 1937 présentait un certain nombre de différence avec le premier : cinquième membre d’équipage, tourelle dorsale avancée, ajout d’une tourelle ventrale, corde de l’aile augmentée et les jambes de force de l’empennage horizontal augmentée.

Les essais entraînèrent également d’autres modifications sur la structure de l’avion, la gondole ventrale semi-retractable devint fixe tandis que le canon de 20mm un temps installé dans le nez fût remplacé par une unique mitrailleuse.

Au total l’armée de l’air reçut quatorze MB-131R4 spécialisés dans la reconnaissance, cinq avions d’entrainement (MB-131ins) et cent MB-131R4 soit un total de cent-dix neufs appareils.

Des variantes furent envisagées mais ne dépassèrent pas le stade du projet ou du prototype en l’occurence le MB-133 (double-dérive, Hispano-Suiza 14 A4) et le MB-134B4 qui ne fût pas fabriqué en série car le Lioré et Olivier Léo 451 lui à été préféré.

Cet appareil comme souvent dans l’histoire de l’aviation à cette époque était périmée à son entrée en service au sein de l’armée de l’air qui décida très rapidement de le remplacer par des appareils plus modernes et plus efficaces.

Les Bloch MB-131 furent peu à peu remplacés par des Potez 63.11 ainsi que par des Bloch MB-174/175/176 au sein des Escadres de Reconnaissance Tactique, les derniers Bloch MB-131 étant retirés du service à l’automne 1940 et utilisés pour des missions secondaires (liaison, remorquage de cibles) jusqu’au printemps 1942. Les appareils survivants ont été féraillés ou transférés à l’Aviation Navale pour entrainement et mettre sur pied des escadrilles de multimoteurs qui devaient ensuite être équipés de Lioré et Olivier Léo 456 ainsi que de CAO-700M.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-131

Type : bimoteur multiplace (pilote, copilote, observateur-mitrailleur et deux mitrailleurs) de reconnaissance et de bombardement

Poids : à vide 4685kg en charge 7900kg

Dimensions : Envergure 20.30m Longueur 17.80m Hauteur 4.10m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône 14N-10/11 14 cylidnres en étoile refroidis par air dévellopant 950ch et entrainant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 302 km/h au niveau de la mer (349 km/h à 3700m) vitesse de croisière 270 km/h Autonomie 1000 à 1300km plafond pratique 7140m

Armement : une mitrailleuse MAC 34 dans le nez avec 500 coups, une autre en tourelle dorsale avec 1500 coups et une troisième en gondole ventrale avec 1500 coups. 800 kg de bombes