Le Conflit (114) Europe Occidentale (80)

Ordre de Bataille allié (1) : Groupe d’Armées n°1

NdA l’organisation est la même que celle au moment de l’opération NIBELUNGEN à la différence que la 3ème Armée Française après sa relève par les troupes américaines est passé sous le commandement du GA n°1.

Pour le schéma voici la légende : GR = Groupe de reconnaissance P = Pionniers AL = Artillerie Lourde EACA = Elément Aérien de Corps d’Armée, LRM = Lance-Roquettes Multiples G = Génie GRAVIA = Groupement d’Aviation d’Armée GAAC = Groupement Antiaérien de Campagne GBCC = Groupement des Bataillons de Chars de Combat ATK = Artillerie Antichar AA= Artillerie Antiaérienne

Armée Canadienne en France (ACF)

En dépit de la volonté britannique de placer sous le commandement de Londres toutes les troupes de Commonwealth, les canadiens encouragés par les français ont accepté la proposition du général Villeneuve de tenir une portion sensible du front à savoir l’estuaire de la Seine. La composition de l’ACF/CAF (Canadian Army in France) est la même qu’un an plus tôt :

-Un état-major implanté d’abord à Salisbury puis à Orléans

-1er Corps d’Armée Canadien (1er CACAN) :

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers Tetrach II et autos blindées Daimler Armoured Car)

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un bataillon de lance-roquettes multiples équipé de lance-roquettes multiples Land Matress

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Canadienne (1st Canadian (Infantry) Division)

-3ème Division Canadienne (3rd Canadian (Infantry) Division)

-2ème Corps d’Armée Canadien (2ème CACAN)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers Tetrach II et autos blindées Daimler Armoured Car)

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun

-Un bataillon de lance-roquettes multiples Land Matress

-Un bataillon de pontonniers

-2ème Division Canadienne (2nd Canadian (Infantry) Division)

-4ème Division Canadienne (4th Canadian (Infantry) Division)

-3ème Corps d’Armée Canadien (3ème CACAN)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers Tetrach II et autos blindées Daimler Dingo)

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun et de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un bataillon de lance-roquettes multiples Land Matress

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Blindée Canadienne (1st Canadian Armoured Division) disposant de chars moyens M-4 Sherman et de chars lourds Churchill

-2ème Division Blindée Canadienne (2nd Canadian Armoured Division) disposant de chars moyens M-4 Sherman et de chars lourds Churchill.

1ère Armée Française

Cette 1ère Armée couvre donc le flanc oriental de l’ACF/CAF et doit jouer un rôle capital soit en cas de nouvelle tentative allemande de franchissement ou lorsque l’offensive avec un grand O sera lancée. Elle à donc bénéficié de la priorité pour l’arrivée de renforts et de matériels modernes.

-Un état-major implanté à Dreux

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée

-GRAVIA-IA (Groupement d’Aviation de la 1ère Armée) :

Etat-major chargé comme nous le savons de prendre sous son contrôle les unités de chasse, de chasse lourde, d’attaque, de bombardement en piqué, de bombardement et de reconnaissance destinées à la couverture, à l’éclairage et à l’appui de la 1ère Armée. A l’usage on essayera dans la mesure du possible de confier aux mêmes unités aériennes le soutien des unités terrestres pour créer des automatismes entre appuyant et appuyés.

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 1ère Armée (GAAC-IA) :

Ce Groupement six batteries polyvalentes avec pour chacune d’entre-elles huit canons de 75mm modèle 1944 et douze canons de 37mm modèle 1950 soit un total de cent vingt pièces pour l’ensemble du GAAC.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 501 :

71ème, 73ème et 75ème BCC disposant chacun de trente-quatre ARL-44 soit un total de 102 chars lourds.

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-Un état-major

-601ème Régiment de Pionniers (601ème RP)

-1er GRCA : seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 501 (EACA-501): remplace le GAO-501 mais comme le GRAVIA-IA il est un simple état-major qui prend son autorité des avions essentiellement de reconnaissance et d’observation mais on verra des chasseurs et des avions d’attaque passer sous son contrôle.

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI)

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) :

-18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (115ème RALT) deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T

-Différentes unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 518 (EACA-518)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) :

-1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA)

-5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC)

-17ème Corps d’Armée (17ème CA)

-617ème Régiment de Pionniers

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) : douze AMX-44, douze AM modèle 19940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (143ème RALT) (ex-143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S (NdA pièce initialement hippomobile mais devenue ensuite automobile)

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Elément Aérien de Corps d’Armée 517 (EACA-517)

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM)

-3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC)

-24ème Division d’Infanterie (24ème DI)

Le Conflit (98) Europe Occidentale (64)

Vingt mois d’inactivité ou presque

Ordre de Bataille des Forces Alliées (1) : Forces Terrestres

Après l’échec de l’opération HUBERTUS les alliés peuvent enfin souffler ce qu ne les empêchent pas de rester vigilants en cas d’un nouveau coup de Jarnac des allemands. Tout en maintenant une garde vigilante sur le front qui balafre à nouveau le territoire national, les troupes françaises vont se réorganiser selon un format plus réduit, les pertes ne permettant pas de maintenir un format identique à celui de la mobilisation.

Cela ne se fera pas sans déchirements et murmures, certaines unités qui s’étaient brillamment illustrées se retrouveront dissoutes par la force des choses. Ces mouvements d’humeur ne durent cependant pas.

A cela s’ajoute la remontée en puissance progressive des britanniques, des canadiens, des belges et des néerlandais ces derniers formant une armée commune appelée Armée Belge Libre (ABL).

Ce ordre de bataille est daté du 31 mars 1950 à une date où les plaies d’HUBERTUS et de la Campagne de France ont été pansées et où on commence à envisager la contre-attaque, contre-attaque espérée pour l’été 1950. comme nous le verrons ce ne serra pas encore le cas.

Le dispositif allié est à l’époque essentiellement tenu par les français. Les américains qui viennent d’entrer en guerre ne sont naturellement pas là mais le président Lindbergh à promis l’envoi rapidement de plusieurs divisions pour participer à la lutte contre l’Allemagne.

Aux côtés des différentes armées françaises, on trouve deux armées britanniques composées essentiellement des divisions de l’ancien BEF reconstituées mais avec aussi de nouvelles divisions ainsi qu’une Armée Canadienne en France, une armée théoriquement sous commandement britannique mais qui dispose en réalité d’une grande autonomie.

En Réserve Stratégique, nous avons une Armée Belge Libre (ABL) (en réalité belgo-néerlandaise), une armée britannique et deux armées françaises qui ne sont en réalité que des état-majors, des coquilles vides.

Le dispositif allié se compose de deux groupes d’armées, le GA n°1 qui va de la Mer du Nord à Paris et le GA n°2 qui couvre le front de l’est de Paris à la frontière suisse. A noter que la 5ème Armée dite Armée des Alpes devient indépendante, le GA n°3 ayant été mis en sommeil puisqu’une offensive alpine n’est pas ou n’est plus d’actualité.

Au printemps 1950 le GA n°1 comprend de l’ouest à l’est l’Armée Canadienne en France (ACF), la 1ère Armée Française, la 1ère Armée Britannique et la 2ème Armée Française qui couvre Paris.

Le GA n°2 lui dispose d’ouest en est la 3ème Armée Française (qui doit à terme être relevée par les américains pour rallier le GA n°1), la 4ème Armée Française et la 6ème Armée Française.

A ces armées de première ligne on trouve à la fois des unités en Réserve Stratégique à savoir l’Armée Belge Libre (ABL), la 2ème Armée Britannique, les 7ème et 9ème Armée Françaises qui ne sont que des état-major, de véritables coquilles vides qui vont prendre sous leur commandement des divisions au repos et/ou en reconstitution.

La question des unités motomécaniques à été rapidement tranchée. Alors qu’initialement on voulait créer des Corps Blindés intégrés aux différentes armées on préféra finalement recréer des Corps Autonomes dépendant des état-majors de Groupe d’Armée sous la forme des Corps de Combat Blindé (CCB) qui vont regrouper les différentes Divisions Blindées.

C’est ainsi que le 1er CCB va regrouper les 1ère, 3ème et 5ème DB, le 2ème CCB les 4ème, 6ème et 7ème alors que le 3ème CCB va prendre sous son aile les 3ème et 8ème DB.

En ce qui concerne les deux divisions parachutistes, elles sont placées sous le commandement direct du commandant en chef de l’armée de terre, étant considérées comme des unités à vocation stratégique.

La Réserve Générale est toujours là même si structures et moyens ont été rationalisés là encore pour compenser les pertes et les déficits en effectifs alors que l’industrie à produit largement de quoi remplacer les centaines de canons et d’obusiers détruits et perdus durant la Campagne de France.

On trouve des régiments d’artillerie lourde à tracteur (RALT) à trois groupes de trois batteries de six pièces soit des régiments de 54 pièces. Les canons utilisés sont des canons de 155mm, de 194mm et un nouveau venu un canon de 220L modèle 1950, une évolution radicale du 220L modèle 1917S avec un tube plus long et plus épais (pour permettre d’utiliser des obus plus lourds), de nouveaux outils de pointage et un affût inspiré des 194GPF en attendant une version automotrice (NdA ce canon remplace en production le 194GPF qui reste en service mais va peu à peu céder sa place au nouveau venu).

On trouve également des régiments d’artillerie lourde portée non pas que les canons soient portés comme des automoteurs mais qu’il s’agisse de pièces plus lourdes à savoir du 220mm et du 280mm.

Enfin on trouve des régiments d’artillerie lourde sur voie ferrée, des pièces qui vont parvenues non sans mal à rallier le territoire français sous contrôle allié. Deux régiments sont remis sur pied avec des canons de 320mm, des obusiers de 400mm et des canons de 240mm, ces pièces étant préservées pour la future offensive majeure.

De nouvelles unités de DCA et de défense antichar sont également créées aux côtés d’unités de lance-roquettes multiples pour contrer les Wurfgranate Abteilung.

Armée Canadienne en France (ACF)

Dès la mise en place du BEF il était prévu la mise sur pied d’une Armée Canadienne en France, une Canadian Army in France pour combattre les allemands et renouer avec les heures aussi sanglantes que glorieuses de Passenchdaele et de Vimy.

Cette armée était en théorie sous commandement britannique mais le choix fait par les français de la placer sur le front occidental avec la Manche à l’ouest était un habile coup politique puisqu’entre les canadiens et les britanniques se trouvait la 1ère Armée Française.

Certains britanniques y vont un «coup de Jarnac» du «Général Tornade» ce qui n’est pas forcément impossible mais je ne suis pas là pour sonder les cœurs et les esprits.

Justement en ce printemps 1950 avant l’opération NIBELUNGEN quel visage affiche l’Armée Canadienne en France ?

-Un état-major implanté à Salisbury (qui doit rallier Orléans à terme)

-1er Corps d’Armée Canadien (1er CACAN) :

-Un état-major

-Unités de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un bataillon de lance-roquettes multiples

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Canadienne (1st Canadian (Infantry) Division)

-3ème Division Canadienne (3rd Canadian (Infantry) Division)

-2ème Corps d’Armée Canadien (2ème CACAN) :

-Un état-major

-Unités de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un bataillon de lance-roquettes multiples

-Un bataillon de pontonniers

-2ème Division Canadienne (2nd Canadian (Infantry) Division)

-4ème Division Canadienne (4th Canadian (Infantry) Division)

-3ème Corps d’Armée Canadien (3ème CACAN)

-Un état-major

-Unités de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un bataillon de lance-roquettes multiples

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Blindée Canadienne (1st Canadian Armoured Division)

-2ème Division Blindée Canadienne (2nd Canadian Armoured Division)

1ère Armée Française

Cette 1ère Armée couvre le flanc oriental de l’ACF et est considérée comme celle devant encaisser le choc d’une nouvelle tentative allemande de franchissement de la Seine.

Ce n’est pas un hasard si elle va comprendre trois corps d’armée à trois divisions d’infanterie et que le 1er CCB est placé dans sa zone de responsabilité opérationnelle (AOR Area of Responsability) pour réagir rapidement à une éventuelle percée teutonne.

De plus les divisions destinées à la composer ont bénéficié de la plus haute priorité en terme d’affectation de personnels et de matériels au point que cela à susciter certaines jalousies et certaines aigreurs que l’on trouvait moins dans les rapports officiels que dans les lettres des soldats.

-Un état-major implanté à Dreux

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée

-GRAVIA-IA (Groupement d’Aviation de la 1ère Armée) : à la différence de la situation avant l’offensive allemande, ce groupement ne possède plus en propre d’unités aériennes qui ont toutes rejoint le giron de l’armée de l’air.

Ce n’est qu’un simple état-major prenant sous son commandement des unités de chasse, d’assaut, de bombardement, de bombardement en piqué, de reconnaissance en fonction des besoins du moment.

Les «terriens» ont d’abord eu peur que les «aviateurs» rechignent à détacher les unités mais cette peur va être très vite balayée.

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 1ère Armée : Reconstitué après la Campagne de France (1949) il va comprendre six batteries permettant d’affecter deux batteries à chaque corps d’armée, une batterie légère avec douze canons de 37mm et une batterie lourde avec huit canons de 75mm. Certes cela ne permet pas de dresser un barrage infranchissable mais cela peut compléter les unités de DCA des unités de combat.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 501 : A la différence du GBCC-501 première version, ce nouveau groupement regroupe des bataillons de chars lourds pour offrir une réserve blindée en cas de besoin.

Pour la trouver l’état-major de l’armée de terre n’à pas eu besoin de chercher très loin puisque c’était le prétexte pour préserver les BCC dits de quartier général que certains auraient bien aimé voir disparaître.

C’est ainsi que le GBCC-501 comprend les 71ème, 73ème et 75ème BCC qui ont troqué leurs B-1ter dépassés pour de rutilants ARL-44, ce remplacement déjà prévu avant guerre étant vu comme une récompense pour les actes de bravoure menés durant la Campagne de France.

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-Un état-major

-601ème Régiment de Pionniers (601ème RP)

-1er GRCA : seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien

-Elément Aérien de Corps d’Armée 501 (EACA-501): remplace le GAO-501 mais comme le GRAVIA-IA il est un simple état-major qui prend son autorité des avions essentiellement de reconnaissance et d’observation mais on verra des chasseurs et des avions d’attaque passer sous son contrôle.

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-68ème Groupement de Reconnaissance au Contact (68ème GRC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-668ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-68ème Bataillon Antiaérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (89ème RAD _deux groupes de 105C et deux groupes de 155C_)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 224ème, 225ème et 341ème RI

-68ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (Hotchkiss H-39 avec canon de 75mm en superstructure) (issu du 7ème BCC)

-68ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 associé à un canon de 90mm en superstructure) (issu du 7ème BCC)

-68ème Bataillon du Génie

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-4ème Groupement de Reconnaissance au Contact (4ème GRC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-604ème Bataillon Divisionnaire Antichar (vingt-quatre canons de 47mm)

-4ème Bataillon de Défense Antiaérienne (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (29ème RAD _deux groupes de 105C et deux groupes de 155C_)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 45ème, 72ème et 124ème RI

-4ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) (issu du 17ème BCC)

-4ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon 90mm en superstructure) (issu du 17ème BCC)

-66ème Bataillon du Génie

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-21ème Groupement de Reconnaissance au Contact (21ème GRC) (douze FCM-42 _remplacement prévu à terme par l’AMX-44_, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-621ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm vingt-quatre canons de 47mm)

-21ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (35ème RAD deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 48ème, 65ème et 137ème RI

-21ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 32ème BCC)

-21ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure). (issu du 32ème BCC)

-29ème Bataillon du Génie

-18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (115ème RALT) (ex-115ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1936S et un groupe de 155L GPF-T (NdA un deuxième groupe est en cours de création quand l’opération NIBELUNGEN est lancée)

-Différentes unités du génie et de soutien

-Elément Aérien de Corps d’Armée 518 (EACA-518)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-9ème Groupement de Reconnaissance au Contact (9ème GRC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-609ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-9ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (35ème RAD deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 13ème, 95ème et 131ème RI

-9ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949X (châssis d’AMX-42 avec une superstructure disposant d’un obusier de 105mm muni d’un frein de bouche) (issu du 1er BCC)

-9ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure) (issu du 1er BCC).

-18ème Bataillon du Génie

1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-1er Groupement de Reconnaissance au Contact Nord-Africain (1er GRCNA) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-601ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-601ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-54ème Régiment d’Artillerie Nord-Africaine (54ème RANA) (deux groupes de 105C et un groupe de 155C NdA un deuxième est en cours de création à l’époque de NIBELUNGEN)

-Trois Régiments de Tirailleurs : 27ème Régiment de Tirailleurs Algériens (27ème RTA), 28ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (28ème RTT) et le 5ème Régiment de Tirailleurs Marocains (5ème RTM)

-1er Bataillon Mixte de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars Nord-Africain avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure). Il est issu du 11ème BCC.

-119ème Bataillon du Génie

5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-5ème Groupement de Reconnaissance au Contact Colonial (5ème GRCC) (douze AMX-42, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-605ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-605ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-13ème Régiment d’Artillerie Coloniale (13ème RAC) (un groupe de 105C et deux groupes de 155C. NdA un groupe de 105C est en cours de création à cette époque)

-Trois Régiments de Tirailleurs Sénégalais : 11ème, 21ème et 23ème RTS

-5ème Bataillon Mixte de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars Colonial avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure) (issu du 24ème BCC)

-101ème Bataillon du Génie

-17ème Corps d’Armée (17ème CA)

-617ème Régiment de Pionniers

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) : douze AMX-44, douze automitrailleuses de découverte (NdA solution d’attente en attendant la livraison d’automitrailleuses puissantes)

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (143ème RALT) (ex-143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S (NdA un deuxième groupe est en cours de constitution au moment de l’opération NIBELUNGEN).

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Elément Aérien de Corps d »Armée 517 (EACA-517)

15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-15ème Groupement de Reconnaissance au Contact (15ème GRC) (douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-615ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm vingt-quatre canons de 47mm)

-615ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire (1er RAD) (deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois Régiments d’infanterie de ligne : 4ème, 27ème et 134ème RI

-15ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 34ème BCC)

-15ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950. (issu du 34ème BCC également).

-20ème Bataillon du Génie

3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-3ème Groupement de Reconnaissance au Contact Colonial (3ème GRCC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-603ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-603ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-3ème Régiment d’Artilerie Coloniale (3ème RAC) (deux groupes de 105C et deux groupes de 155C. )

-Trois Régiments d’infanterie coloniale : 1er, 21ème et 23ème RIC

-3ème Bataillon Mixte de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars Colonial avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure). Il est issu du 5ème BCC.

-41ème Bataillon du Génie

24ème Division d’Infanterie (24ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-24ème Groupement de Reconnaissance au Contact (24ème GRC) (douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-624ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-624ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (21ème RAD) (deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois Régiments d’infanterie de ligne : 50ème, 63ème et 78ème RI

-24ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 16ème BCC)

-24ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 16ème BCC)

-97ème Bataillon du Génie

Le Conflit (93) Europe Occidentale (59)

Hubertus : échec et mat

Dès le début du mois d’octobre 1949 les alliés sentent que les allemands préparent un mauvais coup. La question de savoir quoi, quand et surtout où. Vont-ils s’emparer de Paris ? Vont-ils tenter de franchir La Seine à l’ouest de Paris pour foncer plein ouest en direction de la Bretagne ? Vont-ils attaquer dans le Morvan pour par un coup de faux dévastateur détruire le corps de bataille ennemi ?

Des consignes de vigilance sont transmises à l’ensemble du front. Toutes les informations même les plus anodines doivent être rapportées, charge aux échelons les plus élevés de synthétiser tout cela pour permettre au général Villeneuve de prendre les bonnes décisions.

Assez rapidement les alliés sont convaincus que les allemands ne vont pas s’engager dans des combats urbains pour s’emparer de Paris mais ils ne savent pas si ils vont attaquer à l’ouest ou à l’est. La logique militaire voudrait que l’attaque se fasse à l’est de Paris car cela évite un aléatoire franchissement de la Seine mais justement si la solution choisie était celle la moins attendue ?

C’est effectivement la solution occidentale qui est choisie à savoir un franchissement de La Seine entre Paris et l’estuaire pour foncer vers l’ouest.

Les difficultés ne manquent pas. Il faut écraser les unités alliées sous un déluge de feu puis franchir un fleuve qui n’est pas un ruisseau de montagne, La Seine est un fleuve large et qui peut avoir ses humeurs et ses caprices. Une fois sur la rive sud il faut très vite faire passer artillerie et chars pour éviter d’être rejetés, d’être culbutés. Autant dire que le plan de l’opération HUBERTUS tel qu’il est mis au point par l’OKH est loin de faire l’unanimité.

En face les alliés en cas de franchissement hésitent entre une défense ferme et une défense élastique . Comme souvent ce sont les combats qui vont décider.

Le plan allemand prévoit une violente préparation d’artillerie courte et ciblée accompagnée par des frappes aériennes pour interdire l’arrivée de renforts sur les rives de La Seine. Plusieurs franchissements sont prévus, franchissements menés par des unités d’infanterie avant que ne soient engagés les unités de chars pour l’exploitation.

En exploitant les archives et différents témoignages on à pu reconstituer le déroulé de l’opération HUBERTUS avec une relative précision même si il reste et restera forcément des zones d’ombre ou des zones d’incertitudes.

L’ordre de lancer l’opération HUBERTUS est donné le 4 octobre 1949 pour une exécution initialement prévue le 11 mais très vite le haut-commandement allemand doit revoir ses plans : les délais sont trop courts. Son exécution est d’abord repoussée au 15 puis au 17 en raison d’une météo capricieuse.

Les préparations sont dans la mesure du possible masquées mais bien entendu les alliés peuvent observer depuis la rive sud de La Seine ou depuis Paris la concentration d’embarcations motorisées, de pontons, l’aménagement de positions d’artillerie, l’arrivée de colonnes motorisées voir de convois ferroviaires.

Les alliés tentent de stopper ce processus en bombardant avec l’artillerie et l’aviation mais ont le «cul entre deux chaises» car ils ne voudraient pas consommer toutes leurs cartouches et se retrouver gros jean comme devant au moment de l’attaque allemande.

De plus si les frappes aériennes entrainent une réaction de la Luftwaffe, dévoiler les positions d’artillerie en tirant sur la rive de La Seine pourrait entrainer une contre-batterie et donc affaiblir un potentiel allié déjà en convalescence.

Le 15 octobre 1949 des frappes aériennes sont menées par les allemands, visant les aérodromes, les gares, les infrastructures pour paralyser l’arrivée potentielle de renforts. Les alliés réagissent avec vigueur, les unités de chasse alliées se taillant de jolis tableaux de chasse au dessus de La Seine, plusieurs devenant des as comme le sergent Jean Macheski qui remporte ses cinq premières victoires le 15 octobre 1949, devenant ce que les anglo-saxons appellent un «one-day as» (un as en un jour).

Les troupes alliées sont mises en alerte, s’attendant à une attaque immédiate mais rien ne passe le 16 en dépit d’un mauvais temps qui clouant l’aviation alliée au sol aurait permis aux allemands de franchir le fleuve dans une relative sécurité.

On signale tout juste des duels d’artillerie entre l’artillerie lourde française et l’artillerie lourde allemande avec des calibres allant du 105 au 400mm côté allié et du 105 au 240mm côté allemand, les pièces allemandes plus lourdes étant bloquées plus au nord par les sabotages et les destructions du réseau ferré français.

Le jour J est fixé à l’aube du 17 octobre 1949. Dès 04.45, l’artillerie allemande ouvre le feu sur des objectifs ciblés depuis plusieurs jours par des missions de reconnaissance mais aussi par l’infiltration de commandos chargés de répérer des cibles intéressantes. Des combats ont lieu entre unités françaises et ces commandos dont certains sont sommairement exécutés.

L’artillerie française riposte très vite mais de manière erratique ce qui surprend alliés comme allemands habitués à une riposte rapide et efficace.

Dès que le jour se lève les bombardiers et les chasseurs-bombardiers allemands complètent l’artillerie qui se concentre sur les positions situées sur la rive sud de La Seine.

Ces attaques aériennes se heurtent à une violente riposte de l’aviation française. Pendant que la chasse attaque leurs homologues, les bombardiers et les avions de reconnaissance, des bombardiers alliés (français et britanniques) vont tenter d’attaquer des aérodromes et des zones de rassemblement pour pertutber leur montée en ligne.

Les pertes sont lourdes des deux côtés et le sergent Macheski est abattu (il le sera à quatre reprises durant le conflit ! Il deviendra pilote d’essai à l’issue de son quatrième saut et fera le premier vol de l’Arsenal VG-52 Phenix)

Les troupes au sol matraquées réagissent différemment en fonction de leur état physique et moral et contrairement à ce qu’on aurait pu croire les novices ne paniquent pas forcément plus que les «vieilles moustaches» qui ont connu nombre de bombardements d’artillerie et d’aviation. En fait cela dépend de la qualité de l’encadrement, des officiers mais surtout des sous-officiers qui pour les jeunes soldats sont souvent des pères de substitution.

Sur les coups de 07.30 alors que nous sommes encore entre chien et loup les allemands déclenchent un nouveau barrage d’artillerie, barrage assuré par des Wurfgranate Abteilung, des bataillons de lance-roquettes multiples. Ces roquettes doivent tendre sur le fleuve un mur de fumigène pour protéger le franchissement des unités.

Si les premiers utilisent des embarcations pneumatiques motorisées, d’autres vont utiliser des MFP (MarineFahrPrahm), des ferry Siebel et des chalands de débarquement.

Ces unités sont solidement accueillies par les unités françaises retranchées. Certes il n’y à pas encore les solides fortifications de la Ligne Morice (du général Pierre-Antoine Morice, directeur du Service Technique du Génie, décédé dans un accident d’avion en septembre 1948) mais les retranchements sont assez solide avec tranchées, sacs de sable, barbelés et pour certains secteurs tourelles démontables.

La première attaque est menée par le 18.ArmeeKorps (18.AK), une unité de la 12.Armee. Ce corps d’armée comprend notamment les 53 et 55.InfanterieDivision aux côtés d’unités d’appui et de soutien.

Il va franchir la Seine dans la zone de responsabilité du 20ème CA. Agressifs et motivés, les allemands bousculent sérieusement la 12ème DIM et la 5ème DINA qui doivent très vite se replier sur les lignes secondaires de résistance.

Quelques contre-attaques menées avec les deux GRDI (3ème et 95ème GRDI) et le 20ème GRCA ne parviennent pas à entamer sérieusement la tête de pont. Pire même les unités motomécaniques sont durement châtiées par l’artillerie et l’aviation.

Très vite les allemands se lancent dans un nouveau franchissement. Cette fois c’est le 9.ArmeeKorps (9.AK) qui est engagé avec ses trois divisions d’infanterie qui franchissent très vite La Seine (15. 17. et 19.ID) mais ils sont attendus de pied ferme par le 5ème CA.

Ce dernier déclenche très vite son artillerie et lance sous la protection des «bouches à feu» des contre-attaques par des éléments motomécaniques.

Non seulement le 5ème GRCA, les 93ème et 64ème GRDI mais aussi les 2ème et 10ème BCC du GBCC-502.

Face à cette masse blindée, les fantassins allemands sont bousculés et ne peuvent tenir une tête de pont suffisamment solide pour permettre par exemple l’introduction du 4.Panzerkorps.

Ils ne sont pas culbutés dans l’eau mais reçoivent l’ordre de fixer les troupes françaises et de tenir le plus longtemps possible.

Clairement ici le haut-commandement allemand estime que ce serait une perte de temps et d’énergie d’envoyer des renforts ou de tenter de construire un pont de bateau pour consolider la tête de pont.

Le lendemain 18 octobre 1949 le 6.ArmeeKorps (6.AK) franchit La Seine avec la 13.InfanterieDivision et la 1ère Division S.S. Il tombe sur le 17ème Corps d’Armée qui bien que fraichement monté en ligne doit très vite se replier permettant aux allemands de batir une solide tête de pont. Instruits par l’échec du 9.AK, les allemands engagent très vite la 263.ID pour consolider leurs positions.

Toujours le même jour, le 1. S.S ArmeeKorps franchit La Seine et tombe sur le 31ème Corps d’Armée (31ème CA) qui est lui aussi bousculé mais la tête de pont n’est pas aussi ferme qu’espéré. On assiste à de véritables combats d’usure.

Parallèlement le 1.PanzerKorps (1.PzK) est engagé dans le secteur du 18.ArmeeKorps (18.AK) pour tenter d’exploiter cette solide tête de pont. Ce franchissement mené sur des ponts de bateau et par des embarcations ne se fait pas sans mal, l’aviation alliée tentant de détruire les ponts. On largue même des mines dérivantes ! Le franchissement est ralenti mais n’est pas stoppé, les pontonniers allemands construitsant et reconstruisant sans cesse les ponts endommagés ou même détruits.

Le 19 octobre 1949 l’avancée reprend dans les secteurs des 6. et 18.ArmeeKorps (18.AK) avec notamment l’engagement des divisions de réserve, la 264.ID pour le premier et la 266.ID pour le second. Les têtes de pont sont ici particulièrement solides.

En revanche le 1.S.S Korps ne peut neutraliser le 31ème CA qui s’est bien ressaisit avec l’arrivée du GBCC-501 (1er, 11ème, 24ème et 34ème BCC) et du 4ème Corps d’Armée Polonais qui est un Corps de Cavalerie. Là encore le corps d’armée reçoit pour mission de fixer les troupes françaises.

Dans le secteur du 18.ArmeeKorps (18.AK) les allemands pensent obtenir la percée avec un grand P mais ils sont bousculés par le 19ème CA remonté en ligne plus tôt que prévu. L’engagement du 1.PzK entraine celui du 1er CCM qui bien qu’affaiblit dispose encore de capacités non négligeables.

Après une semaine de durs combats (20-27 octobre 1949), les allemands comprennent qu’ils ne pourront plus avancer. Ils vont donc tenter d’affaiblir le plus possible les troupes françaises pour empêcher le scénario redouté celui de devoir repasser La Seine avec l’épée dans les reins.

De son côté le 6.ArmeeKorps (6.AK) qui alignait pas moins de quatre divisions d’infanterie (263. 264. 13.ID et 1. S.S Division) doit fixer la 7ème Armée qui à bénéficié de l’engagement de la 44th «Home Counties» Division, seule division britannique à participer à HUBERTUS.

Les combats sont particulièrement violents et le 30 octobre 1949 les derniers éléments du 6.AK doivent repasser le fleuve, talonnés par les alliés qui ont à cette date clairement repris le dessus.

Le lendemain 31 octobre 1949 c’est le 1.S.S ArmeeKorps qui doivent repasser la Seine alors que le 18.AK et le 1.PzK ont repassé la Seine dès le 29 octobre 1949. Après des opérations de nettoyage, les alliés considèrent que l’opération HUBERTUS se termine le 1er novembre 1949.

Comme jadis les troupes vont passer en hivernage, les allemands qui doivent s’engager à l’est s’arc-boutent sur La Seine et entament également la construction de nombreuses lignes fortifiées qui vont balafrer la France et servir de défense avancée pour le Vaterland.

Les allemands vont alors se lancer dans un poker particulièrement risqué : espérer régler la «question judéo-bolchevique» en six mois un an maximum puis redéployer le maximum de forces à l’ouest pour repousser la contre-offensive alliée qui ne peut que venir.

De leur côté les alliés sont conscients d’être passés à deux doigts du point de rupture et que la chance n’y à pas été étrangère. Voilà pourquoi ils vont préparer méticuleusement la remontée en puissance de leur dispositif pour libérer la France et le Benelux de la domination allemande.

Le Conflit (89) Europe Occidentale (55)

Ordre de Bataille des forces alliées (1) Forces Terrestres

Préambule

Quand les allemands déclenchent l’opération HUBERTUS, les forces alliées sont entre deux eaux, elles ont un peu récupéré des terribles combats sur la terre de France mais sont encore loin d’être capables de repasser à l’offensive pour libérer les territoires occupés.

Le dispositif allié à l’ouest de Paris mélange unités expérimentées mais éprouvées avec des unités fraiches mais sans réelle expérience du combat.

Dans la mesure du possible, le général Villeneuve à essayé d’associer les deux dans l’espoir que les premières infusent leur expérience aux secondes et que ces dernières apportent leur énergie encore intacte.

Si quelques positions de campagne ont été construites, bien entendu les alliés savent qu’en cas de franchissement de La Seine par des unités allemandes il faudra tenir le plus longtemps possible puis se replier étapes par étapes.

Ce choix d’une défense en profondeur est une leçon des combats à l’ouest. Si une percée durant la première guerre mondiale n’était pas forcément rédhibitoire car les troupes d’exploitation mettait du temps à intervenir, en 1949 avec des unités motomécaniques c’est nettement plus problématique ce qui impose de multiplier les moyens de freinage.

Au delà de la zone des armées (50km au sud de La Seine, des positions de surêté sont aménagées pour contrer un raid motorisé surprise.

Ces positions sont tenus par les régiments territoriaux, par la gendarmerie et par des unités en cours de reconstitution. Une 10ème Armée est créée le 19 septembre 1949 pour commander ce dispositif et soulager les autres armées qui peuvent se concentrer sur les rives de La Seine.

7ème Armée

Passablement éprouvée, cette 7ème armée est un temps menacée d’être rayée des registres mais finalement pour des questions de moral des troupes et de propagande on décide de la maintenir en ligne pour tenir la rive sud de l’Estuaire de La Seine.

Les deux corps d’armée encore présents (14ème et 18ème CA) sont toujours là et vont être renforcés par le 17ème Corps d’Armée (17ème CA) issu de la Réserve Stratégique et qui brûle d’en découdre, frustré d’être rester spectateur des combats depuis le 10 mai 1949.

-Unités dépendant de la 7ème Armée :

-401ème RAAC : n’aligne plus que trois batteries antichars, une batterie de six canons de 75mm et deux batteries de douze canons antichars de 47mm soit un total de trente pièces.

-407ème Régiment de Pionniers (407ème RP) : aménage des positions défensives et sert de sentinelle pour compléter les unités en ligne.

-Groupement des BCC de la 7ème Armée (GBCC-507) : 7ème BCC douze FCM-42 et 32ème BCC seize FCM-42.

-18ème Corps d’Armée (18ème CA) :

618ème Régiment de Pionniers (618ème RP), 18ème GRCA (huit AMX-42 et huit AM modèle 1940P), 101ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 27ème GRDI (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 21ème DI, 68ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), 9ème DIM, 91ème GRDI (seize AMX-44 et seize AMP) et 1ère DINA.

-17ème Corps d’Armée (17ème CA) :

617ème Régiment de Pionniers (617ème RP), 17ème GRCA (douze AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 143ème RALH (deux groupes de 105mm _canons de 105L modèle 1941T_ et deux groupes de 155mm _canons de 155L modèle 1945S_), 97ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), la 7ème DINA, le 75ème GRDI (seize AMX-42 et douze AMD) et la 5ème DIC.

-14ème Corps d’Armée (14ème CA) :

14ème GRCA (douze Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P), 125ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 190ème RALT (deux groupes de 220C modèle 1916), 6ème GRDI (douze FCM-42 et huit AM modèle 1940P), 3ème DIM, 28ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD), 24ème DI, 18ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et 23ème Division d’Infanterie (23ème DI).

1ère Armée

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée :

-GBCC-501 : 1er BCC (douze Renault R-40), 11ème BCC (trente-deux Renault R-40), 24ème BCC (six FCM-42), 34ème BCC (vingt-quatre FCM-42)

-1er GAAC : une batterie mixte (37 et 75mm)

-402ème RAAC : quatre batteries de douze canons antichars de 47mm et deux batteries de six canons antichars de 75mm soit un total de 60 pièces réparties entre les différents corps d’armée.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA) placé en réserve d’armée avec son 619ème RP, son 19ème GRCA (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), son 106ème RALH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), un 3ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), la 15ème DIM, le 80ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et la 1ère Division Marocaine.

-4ème Corps de Cavalerie/1er Corps de Cavalerie Polonais : Un groupement antichar et antiaérien disposant de canons de 47mm Puteaux modèle 1937 et de canons de 40mm Bofors, les premiers étant antichars et les seconds antiaériens, Un régiment d’artillerie lourde disposant de trois groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T, une 10ème Division Blindée (Humber Armoured Car, Hotchkiss H-39, Renault R-40 et B-1bis) et une 21ème Division Blindée (Humber Armoured Car, Hotchkiss H-39, B-1bis). Ce corps d’Armée est également placé en réserve d’armée mais uniquement pour une contre-attaque offensive ou défensive.

31ème Corps d’Armée (31ème CA) :

631ème Régiment de Pionniers (631ème RP), 31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte, 144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH), 76ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (76ème GRDI) (Hotchkiss H-39 et AMD) , 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC), 3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (3ème GRDIPol) disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers AMX-44, 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP)

-20ème Corps d’Armée (20ème CA) :

620ème RP, 20ème GRCA (douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P), 104ème RALT (un groupe de 105mm et d’un groupe de 155mm), 4ème GRDI (douze AMX-42 et de douze AM modèle 1940P), 12ème DIM, 95ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B des «Pan Pan » à canon de 47mm) et la 5ème DINA.

-1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol) :

un groupement antichar et antiaérien (canons antichars de 47mm et canons antiaériens de 40mm Bofors), un GRCA disposant de Daimler Armoured Car, un bataillon du génie, une régiment d’artillerie de marche avec deux groupes de 155mm et un groupe de 194mm, le 5ème GRDIPol (12 Daimler Dingo et 8 AMX-42), la 5ème DIP, le 6ème GRDIPol (huit Daimler Dingo et huit AMX-42) et la 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG).

-2ème Corps d’Armée :

602ème RP, 2ème GRCA (huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 105ème RALH (un groupe de 155mm et deux groupes de 105mm), 191ème RALT (deux groupes de 220C), 7ème GRDI (dix AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 1ère DIM, 92ème GRDI (dix AMX-44 et huit AM modèle 1940P) et la 2ème DINA.

2ème Armée

Unités dépendant directement de la 2ème Armée :

-412ème Régiment de Pionniers (412ème RP)

-2ème GAAC avec deux batteries mixtes de campagne qui se sont repartis les hommes disponibles, les hommes en surnombre ont été évacués vers la Bretagne et le Sud-Ouest pour préparer la mise au point de nouvelles unités.

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 502 (GBCC-502) : 2ème BCC (16 Renault R-40 à son arrivée sur la Seine, nombre qui remonte à vingt avec l’arrivée de chars de réserve), 10ème BCC (16 FCM-42), 18ème BCC (douze FCM-42 à l’arrivée sur la Seine mais seize a moment de l’attaque allemande) et 35ème BCC (vingt FCM-42)

A l’origine on trouvait d’ouest en est, les 5ème, 6ème et 22ème CA. Le 33ème CA issu de la Réserve Stratégique ne va pas relever l’un de ces trois CA mais va s’inserrer entre le 22ème CA et le 3ème CA qui dépend lui de la 9ème Armée, le 3ème Corps d’Armée couvrant le flanc sud-ouest de la Poche de Paris.

-5ème Corps d’Armée (5ème CA) :

605ème Régiment de Pionniers (605ème RP), 5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 110ème RALCH (un groupe de 105 et un groupe de 155mm), 194ème RALT (trois groupes de 220C modèle 1916), 93ème GRDI (huit FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 3ème DINA, 64ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et 55ème DI.

-6ème Corps d’Armée (6ème CA) :

606ème Régiment de Pionniers (606ème RP), 6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) (dix FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 118ème RALH (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 71ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), 1ère DIC, 36ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et 41ème DI.

-22ème Corps d’Armée (22ème CA) :

622ème RP, 22ème GRCA (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 180ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 73ème GRDI (huit AMX-44 et seize AM modèle 1940P), 3ème DIC, 60ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B) et 71ème DI.

-33ème Corps d’Armée (33ème CA) :

633ème Régiment de Pionniers (633ème RP), 33ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (33ème GRCA) (seize AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 146ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 57ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P), 62ème DI, 56ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P) et 63ème DI.

9ème Armée

Unités dépendant de l’état-major de la 9ème Armée :

-9ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne (canons de 37mm et de 75mm)

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 509 (GBCC-509) : 16ème BCC (seize puis vingt-quatre Renault R-40), 29ème BCC (seize Renault R-40)

-102ème DIF (défense de la Ligne Chauvineau) : 42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux, 148ème RIF, deux groupes du 160ème RAP. Il s’appuie sur le 21ème CA.

-3ème Corps d’Armée (3ème CA) : (couvre le flanc sud-ouest de la «Poche de Paris»)

3ème GRCA (12 AMX-44 et 12 AM modèle 1940P), 102ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 361ème RALP (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 1er GRDI (huit FCM-42 et douze AMP), 5ème DI, 30ème GRDI (12 FCM-42 et 12 AM modèle 1940P) et 18ème DI.

-15ème Corps d’Armée (15ème CA) : (couvre le flanc nord-ouest de la «Poche de Paris» entre le 3ème CA et le 21ème CA)

615ème RP, 15ème GRCA (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), 141ème RALH (un groupe de 105mm et deux groupes de 155mm), 72ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 2ème DIC, 74ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et 4ème DIC.

-21ème Corps d’Armée (21ème CA) : (couvre le nord de la «Poche de Paris»)

621ème RP, 21ème GRCA (huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 109ème RALH (un groupe de 105 et un groupe de 155mm), 66ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 53ème DI, 9ème GRDI (six AMX-42 et six AM modèle 1940P), 61ème DI.

-4ème Corps d’Armée (4ème CA) : (couvre le flanc est de la «Poche de Paris»)

604ème RP, 4ème GRCA (douze AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 111ème RALCH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 356ème RALP (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 94ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 4ème DINA, 24ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P) et 22ème DI.

-32ème Corps d’Armée (32ème CA) :

(sud de la «Poche de Paris» sur La Seine) 632ème RP, 32ème GRCA (douze AMX-42 et douze AMD-178B), 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 77ème GRDI (douze AMX-44 et douze AMD-178B), 7ème DIC, 4ème GRDIPol (douze AMX-44 et douze Daimler Dingo) 4ème DIP.

Le Conflit (79) Europe Occidentale (45)

Sur le front de l’est l’opération TIGER à permis aux allemands de s’emparer de deux solides têtes de pont au nord et au sud non sans mal, non sans pertes. Les alliés veulent tenir le plus longtemps possible pour éviter un «coup de faux» soit mené depuis la tête de pont en direction soit de la Suisse voir de La Manche si les allemands voulaient tenter une nouvelle «course à la mer».

Après avoir contenu le plus possible les allemands, les alliés se replient vers l’ouest couverts par les différentes unités motomécaniques. «On accroche et on tient puis on se replie» comme le dira un caporal français anonyme d’un GRDI.

Ce repli laisse les troupes de forteresse seules dans leurs blockhaus avec aucune troupe d’intervalles ce qui rappelle à certains soldats issus des troupes coloniales les postes isolés dans l’Empire.

Vont-ils rester ainsi isolés en espérant se faire oublier par l’ennemi ? Que nenni les «fantassins du béton» vont opérer toutes proportions gardées comme les forces spéciales d’aujourd’hui à savoir d’effectuer des opérations rudes et brutales, des sorties pour attaquer la logistique et des éléments ennemis isolés.

On verra même certains ouvrages simuler leur neutralisation pour tromper l’ennemi pour mieux les attaquer le moment venu. Cela rendra les allemands à la fois plus prudents mais aussi moins chevaleresques si vous voyez ce que je veux dire……. .

Mi-août la majorité des ouvrages ont été pris, neutralisés ou évacués par leurs garnisons. Des ouvrages isolés vont continuer la lutte jusqu’à la fin du mois d’août voir même début septembre. Ils vont se rendre, recevront les honneurs militaires avant de rallier oflags et stalags sur le territoire allemand.

Les villes de l’est vont tomber successivement avec Luneville le 2 août, Nancy le 8 août, Verdun le 8 août également (malgré l’intervention du 3ème Corps de Cavalerie), Bar le Duc le 12 août, St Dizier le 13 août, Vitry le François le 14 août,

Troyes occupée par les allemands le 15 août est repris le lendemain par les troupes françaises du 12ème CA qui tentent de pousser vers Chaumont mais les allemands sont trop forts. Troyes sera finalement reprise par la Heer le 20 après trois attaques.

Le 18 août 1949 les allemands parviennent à percer en Champagne et menacent de disloquer le dispositif allié en séparant les deux Groupes d’Armées, le GA n°1 d’un côté et le GA n°2 de l’autre.

Les combats sont violents, acharnés, impitoyables, on se rend coup pour coup à l’arme à feu, à l’arme blanche, à la grenade.

Une bataille symbolise cette violence, la Bataille de Reims (20-24 août 1949) où la 1ère DIP (1ère Division d’Infanterie Polonaise) va s’illustrer. Mieux que ça elle va entrer dans la légende.

Encore aujourd’hui ses faits d’armes sont pieusement préservés en France mais aussi en Pologne. Même sous le régime communiste cette bataille de Reims était citée comme un fait d’arme majeur de l’histoire polonaise même si on taisait le caractère iminement religieux de la lutte.

Cette bataille est en effet considérée comme une véritable croisade, l’archevêque de Reims ayant accordé le statut de croisé aux soldats polonais.

«Fils de Pologne ! Enfants du Christ ! Soyez digne de vos ancêtres ! Luttez contre ces païens qui menacent notre civilisation chrétienne ! Combattez et vous prendrez place à la droite de notre Seigneur Jesus-Christ».

Ce discours impressionna naturellement les polonais mais aussi les français qu’ils soient croyants ou non. On verra même certains soldats libre-penseurs se faire baptiser dans la foulée de cette bataille après avoir connu une illumination digne de St Paul sur le chemin de Damas.

Cela explique la violence des combats. La gare de Reims est prise et reprise à douze reprises ! Les combats se font au corps à corps au couteau, à la baïonnette et à la grenade. La cathédrale de Reims déjà endommagée pendant le premier conflit mondial l’est à nouveau.

Cependant à la différence du premier conflit mondial la cathédrale va être détruite par des bombardements aériens, des tirs d’artillerie et des combats d’infanterie !

Les polonais sont particulièrement motivés à l’idée de défendre la cathédrale où étaient sacrés les rois de France (à l’exception d’Henri IV _sacré à Chartres_ et de Louis XVIII _jamais sacré_). Comme le dira le lieutenant Jaczonek de la 1ère DIP «L’un de vos rois à été roi de Pologne et ça ça compte !».

C’est alors qu’on passe de l’histoire à la légende voir au surnaturel. Des flots de sang vont maculer le sol de la cathédrale martyre. Malgré le nettoyage effectué par des reimois réquisitionnés par l’occupant allemand, du sang à coulé dans la crypte.

On parle de phénomènes étranges, de fantômes, de soldats allemands foudroyés alors qu’ils visitent l’édifice mais surtout de miracles dignes de ceux survenus à Lourdes.

En dépit des menaces allemandes nombre de chrétiens viendront y chercher dans ces ruines en ces temps difficiles un précieux réconfort. Des miracles ont été recensés par le Vatican. Encore aujourd’hui Reims est un haut lieu de pèlerinage qu’il soit chrétien ou militaire.

Chaque 24 août (qui est aussi la date de la Saint Barthelemy) un détachement franco-polonais effectue une marche au flambeau dans les rues de Reims.

Une vasque du souvenir est rallumé à la nuit tombée sur le parvis de la cathédrale. Six soldats _ trois polonais et trois français_ montent la garde durant la nuit avant d’éteindre la flamme à l’aube.

Cette vasque à été inaugurée en 1959 pour les dix ans de cette bataille. Sur un support en granit rose de 80cm de haut, une vasque faite avec le bronze des cloches de la cathédrale. Devant cette vasque une plaque en pophyre noir avec le discours de l’archevêque.

La Cathédrale sera reconstruite après guerre, les travaux entamés en 1956 ne s’achevant qu’en 1980 !

Face à la pression allemande, le général Villeneuve ordonne au 2ème Corps d’Armée Cuirassé (2ème CAC) et au 3ème Corps de Cavalerie (3ème C.C) de lancer une grande offensive pour préparer le repli sur La Seine.

Cette bataille à lieu du 25 au 30 août 1949 contre les 1. et 4. Panzerkorps soit cinq divisions blindées et une division S.S contre six divisions motomécaniques. Les unités environnantes qu’elles soient allemandes ou alliées fixent leurs homologues pour «encager» le champ de bataille.

Certes les grandes batailles de chars qui ont marqué l’imaginaire collectif ont eu lieu sur le front de l’est mais cette Bataille de Mourmelon à été particulièrement intense.

Les deux adversaires se rendent coup pour coup, des manœuvres tactiques de génie impressionnent alliés comme ennemis.

Les pertes en chars et en véhicules sont lourdes même si les allemands parviennent à récupérer davantage de véhicules endommagés que les alliés qui souvent doivent se résoudre à incendier et/ou à saboter des véhicules qui en théorie étaient récupérables et réparables dans des délais plus ou moins longs.

Le général Villeneuve demandera une étude sur cette récupération impossible et des réformes permettront d’accélérer le retour en ligne des chars endommagés.

A l’issue de cette bataille les allemands restent maitre du terrain pour la simple et bonne raison que cette bataille était destinée à permettre un repli général sur La Seine et le Morvan.

Cette hypothèse était loin de faire l’unanimité pour la simple et bonne raison que nombre de politiques et de généraux craignaient un découragement de la troupe.

Certes celle-ci avaient conscience d’avoir infligé de lourdes pertes à l’ennemi mais ne comprennait pas toujours ce repli permanent depuis plusieurs semaines. Quelques «mouvements d’humeur» sont signalés ici et là.

Le conseil militaire interallié organisé à Tours le 20 août 1949 prend la décision de faire de La Seine une véritable ligne d’arrêt et la base d’une contre-offensive générale à moyen terme. Cette décision dont la troupe à conscience même de manière implicite fait remonter le moral en flèche même si certains sceptiques restent dubitatifs.

Le général Villeneuve n’à pas attendu les décisions politiques pour prendre des mesures. Dès le 19 août il fait repasser La Seine aux corps d’armée de la Réserve Stratégique qui n’ont pas été encore engagés mais aussi toutes les unités au repos et ou en reconstitution même si ces dernières se trouvaient surtout en Bretagne ou dans le Sud-Ouest.

En ce qui concerne les Corps de la Réserve Stratégique deux autres sont montés en ligne, le 16ème CA pour contrer la percée allemande en Champagne et le 34ème CA pour couvrir le repli des unités du GA n°2 sur le Morvan avec une question cruciale : doit-on tenir ou non Dijon ?

Ces deux corps d’armée vont contenir l’avancée allemande mais ne vont pas connaître des combats aussi violents que ces devanciers.

Cela signifie que les 17ème CA, les 31ème, 33ème CA, les 2ème, 3ème et 4ème CA armée polonais (ce dernier est un Corps de Cavalerie) vont repasser La Seine sans connaître le feu au grand dam des principaux intéressés qui ont eu l’impression d’être des soldats de «deuxième classe».

Autant dire que quand ils auront l’occasion de combattre ils le feront avec vigueur, agressivité voir même témérité, générant des pertes qui auraient peut être pu être évitées.

Surtout il fait transformer La Seine en corridor fortifié avec des fortifications de campagne sur la rive sud mais aussi sur la rive nord. Il prépare des ponts, rassemble tout ce qui peut flotter pour faire passer un fleuve qui n’est pas toujours bon compagnon, l’accueil de civils fuyant les combats avec l’aide de la Croix Rouge, fait accélérer la production des usines de l’arrière….. .

Debout 20h par jour, dormant peu mais usant et abusant de café (au point qu’un célèbre bar de Londres donnera le nom de Villeneuve à un produit de sa carte à savoir un café servit avec une crème fouettée au cidre de Normandie), il impressionne tout le monde par son énergie, sa vitalité. Il sait se faire bonhomme et pince sans rire, rangeant sa panoplie de chef colérique et tonitruant. Comme il le raconte dans ses mémoires :

«Je ne vais pas vous mentir, il y avait une part de bluff et de théâtre dans mes démonstrations de colère, je surjouai, cela plaisait à mes subordonnés, aux journalistes et cela faisait peur aux politiques. Avec l’invasion du territoire j’ai compris qu’il fallait rassurer, montrer une façade optimiste. Je pourrai toujours me remettre en colère plus tard».

Pour tenir ces positions il fait appel aux régiments territoriaux composés de soldats trop âgés pour servir pour en première ligne, de jeunes recrues à l’instruction.

Cela doit permettre aux unités qui combattent pour certaines quasiment non-stop depuis le 10 mai de souffler, de recevoir un nouvel armement, d’intégrer de jeunes recrues ou des blessés de retour de convalescence.

Son épouse Agnès de Villeneuve prend une nouvelle dimension. Elle ne peut naturellement pas combattre en première ligne mais peu offrir son réconfort aux blessés et encourager toutes les femmes de France à aider les soldats en envoyant lettres et colis, le système des Marraines de Guerre étant à nouveau à l’œuvre pour que les Furieux se sentent pleinement soutenus.

L’ordre de repli est transmis aux organes de commandement le 21 août pour une exécution prévue dans un délai maximal de 10 jours. Comme d’habitude les unités motomécaniques doivent couvrir le repli des unités d’infanterie. Les unités motomécaniques vont de plus en plus combattre en groupements de circonstance plutôt qu’en unités constituées.

A l’époque (mi-août) le front soit (très) grossièrement une ligne Abbeville-Amiens-Soisson-Reims-Troyes-Chaumont-Mulhouse. Cela ne va hélas pas durer….. .

Les allemands ont bien conscience de ce répli car si les alliés prennent le maximum de précautions il est impossible de tout masquer de tout camoufler. Ils vont donc tenter de prendre les alliés de vitesse.

Si atteindre La Seine et bloquer le repli allié est de l’ordre du fantasme et de l’irréalisme en revanche gagner des têtes de pont pour empêcher de franchir aisement le fleuve c’est du domaine du possible.

Plusieurs unités allemandes parviennent à atteindre La Seine mais ne peuvent se maintenir étant violement combattus par l’artillerie stationnée sur la rive sud, l’aviation mais aussi quelques unités motomécaniques détachées du front. Pour certains historiens c’est le premier exemple d’un combat lacunaire sans front fixe (pour d’autres c’est la guerre civile russe).

Paris est un temps menacée par les allemands. On craint à plusieurs reprises un raid motorisé surprenant les défenseurs de la place de Paris (qui dépendaient de la 9ème Armée). Il y à certes la Ligne Chauvineau mais malgré des travaux constants ce n’est qu’un ersatz de la Ligne Maginot.

En théorie rien n’aurait pu empêcher les allemands de s’emparer de la capitale mais jamais la svatiska ne flottera sur Paris moins à cause de la résistance française que du refus allemand de s’engager dans une nouvelle guerre urbaine. Au final une poche se forme le 26 septembre 1949.

Il faut dire que le 27 septembre 1949 la ville du Havre est tombée aux mains des allemands après des combats dantesques contre les troupes canadiennes.

La logique aurait voulu que ce soit la 7ème armée qui assure la défense du Havre mais cette armée est passablement affaiblie et le général Villeneuve décide de lui faire passer la Seine pour couvrir les canadiens qui devront assurer la défense de la ville fondée par François 1er. En revanche les autres armées du GA n°1 vont combattre jusqu’au bout sur la rive nord de La Seine.

La ville à été bombardée par l’aviation et la marine, les installations du port et des chantiers navals sont méthodiquement sabotées. Deux jours plus tôt le 25 septembre c’est Rouen la ville du martyre de Sainte Jeanne d’Arc qui est tombée aux mains des allemands.

Les combats pour Rouen ont été moins violents, le BEF se concentrant sur Le Havre, donnant l’ordre à la 50th Northumberland Division de tenir le temps que tout ce qui peut et doit être saboté soit détruit que ce soit le pont transbordeur, les installations portuaires, des usines….. . Elle devra ensuite soit se replier sur Le Havre ou franchir la Seine.

Elle n’aura le temps de faire ni l’un ni l’autre car elle de désintègre et ce sont des éléments isolés et épars qui pour certains vont aider les canadiens au Havre de Grâce et pour d’autres vont être évacués au sud de La Seine avant de rejoindre des unités en cours de reconstitution. L’évacuation se faisant de manière acrobatique avec tout ce qui pouvait flotter pour passer La Seine.

Cette nouvelle expérience de ratkrieg dissuade les allemands de s’emparer de Paris plus qu’une secrète admiration des officiers allemands envers les monuments parisiens qu’ils ne voulaient pas détruire (NdA toujours se méfier des mémoires écrites après guerre où il faut se montrer sous son meilleur jour surtout quand on appartient au camp des vaincus).

A l’époque le général Villeneuve s’est installé à Paris dans un lieu tenu secret (on apprendra après guerre qu’un blockhaus de commandement avait été aménagé dans le jardin de l’Hôtel des Invalides, bunker transformé en musée dans les années quatre-vingt après des années d’abandon) estimant que le rôle d’un chef est d’être en première ligne même si la guerre moderne rend plus délicate une telle exposition.

Si le «Général Tornade» à la confiance du politique, certains n’hésitent pas à prononcer mezzo voce l’idée d’une paix avec l’Allemagne. Certains tentent de remplacer le général Villeneuve rendu responsable de la situation militaire. Ces deux manœuvres échouent lamentablement. Certains responsables seront placés en résidence surveillée jusqu’à la fin du conflit.

A la fin du mois de septembre la majeure partie des troupes alliées à franchit La Seine avant de se retrancher sur la rive sud après avoir relevé les régiments territoriaux. Cela est facilité par le fait que les allemands ont privilégié la progression à l’est avec la prise de Dijon le 24 septembre et Besançon le 25.

Pour faciliter la transition, chaque régiment territorial avait été adossé à un régiment d’active, permettant par exemple aux jeunes recrues entrainées par les territoriaux de mieux intégrer les régiments d’active.

C’est à cette période que le général Villeneuve reçoit l’ordre IMPERATIF d’évacuer à Paris. Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1949 avec son aide de camp et quatre «garde du corps» il repasse La Seine et rallie par la route la ville de Bourges où il va s’installer dans un nouveau PC souterrain comparable à l’ancien PC ATLANTIDE devenu un tas de ruines fumantes.

Vingt minutes après son passage, le lieu d’embarquement est bombardé par l’artillerie allemande (sans que l’on sache si les artilleurs teutons étaient au courant qu’ils auraient pu porter un coup mortel à l’effort de guerre allié). Vous avez dit baraka ?

Le repli des dernières unités au sud de La Seine est épique, digne de l’Anabase de Xénophon. Le fleuve qui arrose Paris est franchit sous le feu ennemi façon opération amphibie. Des ponts de bateaux sont détruits et reconstruits sans arrêt, les pontonniers français et britanniques se montrant digne de ceux du général Elbée à la Berezina.

Très vite la priorité est donnée aux hommes au détriment du matériel. Si les canons sauf les pièces les plus lourdes et/ou les plus anciennes sont évacués en revanche pour les chars c’est moins évident notamment pour les plus lourds comme l’ARL-44 Estienne ou le B-1ter.

Ces derniers sont plus ou moins cachés, plus ou moins sabotés. Si certains seront récupérés par les allemands, d’autres seront retrouvés par les alliés au moment de l’opération AVALANCHE.

Es-ce la fin de la Campagne/Bataille de France ? Les alliés l’espère pour enfin souffler et préparer la future contre-offensive. Reste à savoir si les allemands sont du même avis…… .

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