Le Conflit (43) Europe Occidentale (9)

6ème Armée

NdA : couvre la frontière entre Colmar et Montbéliard soit les secteurs fortifiés de Colmar, de Mulhouse et d’Altkirch

-406ème, 416ème, 426ème et 436ème régiments de pionniers

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°506 (GBCC n°506)

-6ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-20ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-31ème BCC : bataillon de mobilisation disposant d’abord de seize Hotchkiss H-39 en attendant l’arrivée de quarante-cinq AMX-44

-40ème BCC : bataillon de mobilisation disposant d’abord de vingt Hotchkiss H-39 en attendant l’arrivée de quarante-cinq AMX-44

-6ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (6ème GAAC)

-Un Etat-major

-Une Batterie Hors Rang

-Deux batteries de canons de 75mm équipés de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de canons de 37mm équipés de canons de 37mm contre-avions Schneider modèle 1941

Unités du génie et de soutien

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°6, parc de réparation des équipages et des ferrures n°6, le parc de réparation automobile n°6, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°6 et le parc de munitions d’armée n°6).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 806me bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 820ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la sixième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 6ème armée.

-Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA)

-14ème Escadre de Chasse (14ème EC) : cinquante-quatre Arsenal VG-33, vingt-sept VG-36 et vingt-sept Bréguet Br700C2 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs).

-Un Groupe de Bombardement léger, le GB III/32 volant sur Douglas DB-7

-Un Groupe de Bombardement léger, le GB I/62 volant sur Glenn-Martin 167F et 187F

-Deux Groupes de Bombardement Median, les GB I/11 et III/11 volant sur Lioré et Olivier Léo 458

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR III/33 volant sur Bloch MB-175

-9ème Corps d’Armée (9ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 9ème Région Militaire de Marseille

NdA couvre le secteur fortifié de Colmar

-609ème régiment de pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) équipé dès la mobilisation de chars légers AMX-42 et d’Automitrailleuses de Découverte (AMD) en attendant les AM modèle 1940P. En revanche les fusiliers motocyclistes sont toujours là.

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (121ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm disposant de canons de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1945S

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°509 (GAO-509) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-17ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (17ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-13ème Division d’Infanterie (13ème DI) : Cette division dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (21ème et 60ème RI), d’un régiment de tirailleurs marocains (8ème RTM); de deux régiments d’artillerie (28ème RAD et 228ème RALD); de la 613ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 613ème bataillon de défense antiaérienne, du 25ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-38ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (38ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-32ème Division d’Infanterie (32ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (7ème, 122ème et 143ème RI); de deux régiments d’artillerie (3ème RAD et 203ème RALD); de la 632ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 632ème bataillon de défense antiaérienne, du 84ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

12ème Corps d’Armée (12ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 12ème Région Militaire de Dijon

NdA couvre le secteur fortifié de Mulhouse

-612ème régiment de pionniers

-12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) disposant à la mobilisation de fusiliers motocyclistes, de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des chars légers AMX-44 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 10 mai 1949, le rééquipement à été réalisé.

-112ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (112ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917 puis modèle 1945S.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation 512 (GAO n°512) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-29ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (29ème GRDI) disposant de chars légers Renault R-40 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des chars légers FCM-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 10 mai 1949, les FCM sont là mais pas les AMP toujours dans les dépôts au 10 mai 1949.

-35ème Division d’Infanterie (35ème DI) : Cette division dispose de de trois régiments d’infanterie avec deux régiments de ligne (11ème et 123ème RI) et un régiment de la Légion Etrangère (8ème REI); deux régiments d’artillerie (14ème et 214ème RALD), la 635ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 635ème Bataillon Antiaérien, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

-43ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (43ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’Automitrailleuses de Découverte (AMD) en attendant les AMP qui ne sont toujours pas là le 10 mai 1949.

-40ème Division d’Infanterie (40ème DI) : Cette division dispose de trois demi-brigades de chasseurs à pied avec la 6ème (43ème, 47ème et 51ème BCP), la 7ème (44ème, 48ème et 52ème BCP) et la 8ème demi-brigade de chasseurs à pied (53ème, 54ème et 55ème BCP).

L’appui-feu est assuré par deux régiments d’artillerie (79ème RAD et 279ème RALD), de la 640ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 640ème bataillon de défense antiaérienne, du 86ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

28ème Corps d’Armée (28ème CA)

NdA : Ce corps couvre le secteur Fortifié d’Altkirch

-Etat-Major mis sur pied par la 11ème Région Militaire de Lyon

-628ème Régiment de Pionniers (628ème RP)

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) qui dispose de fusiliers motocyclistes, de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des automitrailleuses puissantes qui vont arriver à la fin du mois d’avril au point que le commandant de l’unité décidera de conserver par devers lui une flotte mixte.

-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) qui dispose de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°528 (GAO-528) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-32ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (32ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-43ème Division d’Infanterie (43ème DI) : Elle dispose d’un régiment d’infanterie de ligne (le 158ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (la 4ème DBCP) et d’un régiment de tirailleurs (le 3ème Régiment de Tirailleurs Marocains); de deux régiments d’artillerie (12ème RAD et 212ème RALD), de la 643ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 643ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-20ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (20ème GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des automitrailleuses puissantes. Au 10 mai 1949 les AM modèle 1940P se font encore désirer.

-27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) : Elle dispose de la 53ème brigade d’infanterie alpine (99ème RIA et 5ème demi-brigade de chasseurs alpins) et de la 54ème brigade d’infanterie alpine (159ème RIA et 7ème demi-brigade de chasseurs alpins) ; de deux régiments d’artillerie (93ème Régiment d’Artillerie de Montagne et 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne); de la 627ème Batterie Divisionnaire Antichar; du 627ème Bataillon de défense antiaérienne, du 32ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

8ème Armée

NdA cette armée couvre les secteurs fortifiés de Montbéliard et du Jura

-408ème, 418ème, 428ème, 438ème régiments de pionniers

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°508 (GBCC n°508)

-9ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-22ème BCC : quarante-cinq chars légers Hotchkiss H-39

-33ème BCC : quarante-cinq chars légers AMX-44 (M)

-48ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-8ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (8ème GAAC)

-Un Etat-major

-Une Batterie Hors Rang

-Deux batteries de canons de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de canons de 37mm équipées de canons de 37mm contre-avions Schneider modèle 1941.

-Unités du génie et de soutien

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°8, parc de réparation des équipages et des ferrures n°8, le parc de réparation automobile n°8, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°8 et le parc de munitions d’armée n°8).


-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 808me bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 821ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 8ème armée.

-Groupement d’Aviation de la 8ème Armée (GRAVIA-VIIIA)

-15ème Escadre de Chasse (15ème EC) : deux groupes volant sur Arsenal VG-36 et Bréguet Br700C2, un troisième groupe volant sur Arsenal VG-39 et Bréguet Br700C2

-Un Groupe de Bombardement Médian, le GB III/11 volant sur Lioré et Olivier Léo 458

-Deux Groupes de Bombardements légers, les GB II et III/62 volant sur Glenn-Martin 167F et 187F

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR IV/33 volant sur Bloch MB-175

-10ème Corps d’Armée (10ème CA)

NdA couvre le Secteur Fortifié de Montbéliard

-Etat-major mis sur pied par la 10ème Région Militaire (Grenoble)

-610ème Régiment de Pionniers (610ème RP)

-10ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (10ème GRCA) disposant de fusiliers motocyclistes, de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-113ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (113ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°510 (GAO-510) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-61ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (61ème GRDI) disposant de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P qui ont remplacé les véhicules utilisés à la mobilisation retournés au dépôt (Hotchkiss H-39 et AMD).

-58ème Division d’Infanterie (58ème DI) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (204ème, 227ème et 334ème RI); de deux régiments d’artillerie (48ème et 248ème RALD), de la 658ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 658ème Bataillon de défense antiaérienne, du 87ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-1er Groupe de cavalerie tchèque : unité montée qui doit être motorisée mais ce n’est pas encore le cas en mai 1949 en raison de problèmes d’approvisionnement et de la priorité donnée aux unités françaises.

-1ère Division d’Infanterie Tchèque (1ère DIT) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), de deux régiments d’artillerie (1er régiment d’artillerie tchèque et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

11ème Corps d’Armée (11ème CA)

NdA couvre le Secteur Fortifié du Jura

-Etat-major mis sur pied par la 11ème Région Militaire (Lyon)

-611ème Régiment de Pionniers (611ème RP)

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) disposant de chars légers FCM-42 (qui ont remplacé les H-39), de fusiliers motocyclistes et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes même si le terrain est un atout pour les AMD plus légères que les AMP.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1917.

-Groupe Aérien d’Observation n°511 (GAO-511) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-54ème Division d’Infanterie (54ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

-62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-57ème Division d’Infanterie (57ème DI) : Cette division dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

27ème Corps d’Armée (27ème CA)

NdA : en réserve locale pour par exemple aider la Suisse à faire face à une agression allemande

-Etat-major mis sur pied par la 10ème Région Militaire de Grenoble

-627ème Régiment de Pionniers (627ème RP)

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) disposant de chars légers Hotchkiss H-39, de fusiliers motocyclistes et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes qui ne sont toujours pas là au 10 mai 1949.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1917.

-Groupe Aérien d’Observation n°527 (GAO-527) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes qui ne sont toujours pas là au 10 mai 1949.

-7ème Division d’Infanterie (7ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes qui ont remplacé les automitrailleuses de découverte utilisées pour mettre sur pied l’unité lors de la mobilisation générale.

-28ème Division d’Infanterie Alpine (28ème DIAlp) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

3ème Corps de Cavalerie

-637ème régiments de pionniers (637ème RP)

-37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (37ème GRCA) : chars légers AMX-42 associés à des Automitrailleuses de Découverte (AMD) en attendant des Automitrailleuses Puissantes (AMP), ces dernières arrivant en mars 1949. On trouve aussi des fusiliers motocyclistes.

-339ème Régiment d’Artillerie Tout-Terrain à Tracteur (339ème RATTT)

-Trois groupes de 105mm équipés d’obusiers de 105mm en l’occurence des canons de 105L modèle 1936S

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Des unités de génie et de soutien : le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons, quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie, deux compagnies de transmission, deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport), un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 8ème régiment de cuirassiers équipé d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-3ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars, le 13ème Régiment de Dragons (13ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 1er Régiment de Dragons Portés (1er RDP) disposant de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 3ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 3ème escadron antichar (Laffly W15TCC), le 3ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 associé à un bitube de 25mm sous masque) et le 3ème groupe de reconnaissance disposant de chars légers AMX-42.

-4ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars, le 29ème Régiment de Dragons (29ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 6ème Régiment de Dragons Portés (6ème RDP) disposant comme les autres de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 4ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), le 4ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 4ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm sous masque) et le 4ème groupe de reconnaissance disposant de chars légers AMX-42.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Des unités de génie et de soutien : le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons, quatre compagnies du génie formant bataillon à savoir le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont), deux compagnies de transmission, deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport), un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 5ème régiment de cuirassiers disposant d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-7ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 8ème Régiment de Dragons (8ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 3ème Régiment de Dragons Portés (3ème RDP) disposant de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 7ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 7ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 7ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm sous masque) et le 7ème groupe de reconnaissance disposant de chars légers AMX-42.

-8ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 18ème Régiment de Chasseurs à Cheval (18ème Rch) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 7ème Régiment de Dragons Portés (7ème RDP) disposant comme les autres RDP de motos side-cars, de VDP Laffly S20T et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 8ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 8ème escadron antichar porté (Laffly W15TCC), le 8ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm) et le 8ème groupe de reconnaissance équipé de chars légers AMX-42.

-Un Régiment d’Artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B.

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Unités du génie et de soutien : Un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont), une compagnie télégraphique et une compagnie radio, deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport, un bataillon sanitaire divisionnaire, un groupe d’exploitation divisionnaire et le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

-Un régiment de découverte, le 3ème régiment de cuirassiers disposant d’AM modèle 1940P

-15ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars, le 2ème Régiment de Hussards (2ème RH) disposant encore de Somua S-40 et un régiment de dragons portés, le 13ème Régiment de Dragons Portés (13ème RDP) qui disposait de motos side-cars, de Laffly S20T et de chars légers AMX-44 accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 15ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 15ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec bitube de 25mm) et le 15ème groupe de reconnaissance qui disposait lui aussi de chars légers AMX-44.

-16ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 3ème Régiment de Chasseurs à cheval (3ème Rch) disposant de Somua S-40 et un régiment de dragons portés le 14ème Régiment de Dragons Portés (14ème RDP) qui comme les autres RDP disposait de Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-44, le tout appuyé et protégé par le 16ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), le 16ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 16ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm) et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.


-Un Régiment d’Artillerie, Le 77ème Régiment d’Artillerie de DLM (77ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

24-Armée de l’Air (44)

Groupement d’Aviation de la 6ème armée

La 6ème Armée qui couvre un secteur compris entre Colmar et Montbéliard dispose comme les autres armées d’un groupement d’aviation pour assurer la couverture aérienne, l’appui et l’éclairage à l’aide des unités suivantes :

Arsenal VG-36

Arsenal VG-36

-La 14ème escadre de chasse est déployée sur la base aérienne 149 de Luxeuil dispose de deux groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 soit un total de 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2.

Glenn-Martin 167F

Glenn-Martin 167F

-L’appui-feu est assuré par deux groupes de bombardement léger, le GB III/32 équipé de Douglas DB-7 et le GB I/62 équipé de Glenn-Martin 167 et 187F stationnés sur la base aérienne 154 d’Epinal et deux groupes de bombardement moyens, les GB I/11 et GB III/11 équipés de Lioré et Olivier Léo 458, groupes stationnés sur la base aérienne 181 de Martigny.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne 182 de Neufchâtel par le GR II/33 équipé de trente-six Bloch MB-175.

Le GRAVIA VI-A dispose de 108 chasseurs, de 108 bombardiers légers et moyens et de 36 avions de reconnaissance soit un total de 252 avions.

A ces avions directement sous le commandement de l’armée peuvent s’ajouter les avions des trois corps d’armée, de leurs trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

Le GAO-509 stationné sur la base aérienne de Luxeuil dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-512 stationné sur la base aérienne d’Epinal dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-528 stationné sur la base aérienne 193 de Belfort dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Cela porte le nombre d’avions disponibles à 357 répartis entre 108 chasseurs ( 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2), 54 bombardiers légers (27 Douglas DB-7D, 18 Glenn-Martin 167F et 9 Glenn-Martin 187F), 54 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 458, 44 avions de reconnaissance Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

Groupement d’Aviation de la 8ème armée

Le GRAVIA VIII-A dispose pour assurer la couverture aérienne, l’appui-feu et la reconnaissance des moyens suivants :

-La 15ème Escadre de Chasse stationnée à Chissey (base aérienne 183) dispose de deux groupes équipés d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

Comparaison en l'Arsenal VG-36 (haut) et l'Arsenal VG-39 (bas)

Comparaison en l’Arsenal VG-36 (haut) et l’Arsenal VG-39 (bas)

-L’appui-feu est assurée depuis la base aérienne 184 de Lure-Malbouhans par un groupe de bombardiers moyens, le GB III/11 équipé de Lioré et Olivier Léo 458 et deux groupes de bombardement légers, les GB II et GB III/62 équipés de Glenn-Martin 167/187F.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne 150 de Dole-Tavaux par le GR IV/33 équipée de 36 Bloch MB-175.

Le GRAVIA VIIIA dispose de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 225 avions.

A ces avions s’ajoute trois GAO, les GAO-510, GAO-511 et GAO-527.

-Le Groupe Aérien d’Observation 510 stationné à Malbouhans dispose de dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 511 stationné à Dole-Tavaux dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 527 stationné à Chissey dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le nombre d’avions disponibles pour le GRAVIA VIII-A atteint le chiffre de 330 appareils avec 108 chasseurs (81 monomoteurs _54 Arsenal VG-36 et 27 Arsenal VG-39_ et 27 Bréguet Br700C2), 81 bombardiers (27 Lioré et Olivier Léo 458, 36 Glenn-Martin 167F et 18 Glenn-Martin 187F), de 44 Bloch MB-175, de 16 Bloch MB-176, de 36 Dewoitine D-720 et de 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

Groupement d’Aviation de la 5ème armée dite armée des Alpes

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes (GRAVIA-AA ou GRAVIA VA) dispose pour assurer sa mission d’une escadre de chasse, de trois groupes de bombardement légers et d’un groupe de reconnaissance.

-La 16ème escadre de chasse stationnée à Loyettes (BA 185) dispose de trois groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

Douglas DB-7

Douglas DB-7

-La 33ème escadre de bombardement léger à Saint Etienne de Geoirs (BA 196) dispose de trois groupes de bombardement léger équipés de Douglas DB-7D.

-Le GR I/39 assure les missions de reconnaissance depuis la base aérienne 195 Chambarand avec 36 Bloch MB-176.

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes dispose au total de 225 avions répartis entre 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs), 81 bombardiers légers et 36 avions de reconnaissance.

Il peut bénéficier du soutien des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO), le GAO-513 stationné à St Etienne de Saint Geoirs avec huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-529 stationné à Chambarand dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir tout comme le GAO-530 stationné à Sisteron qui dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

24-Armée de l’air (26)

Bloch MB-174 MB-175/176

Bloch MB-174 en vol

Bloch MB-174 en vol

A la fin 1936, une équipe d’ingénieurs de la SNCASO (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Sud-Ouest) issus de la compagnie «Avions Marcel Bloch» commença à travailler sur un projet de bimoteur bi ou triplace pouvant mener plusieurs missions et destinés à faire le lien entre les avions type B4 (bombardiers quadriplaces comme l’Amiot 351 ou le Lioré et Olivier Léo 451), les bimoteurs légers C3 (chasseurs triplaces comme le Potez 631) et les avions d’assaut et de bombardement type AB2 (comme le Bréguet 691).

Il s’agissait d’un élégant bimoteur à ailes bases cantilever pouvant accueillir un équipage de deux ou trois hommes sous une large verrière placée très avant d’un fuselage ovoïde. La soute à bombes était réduite et l’armement composé dun canon de 20mm à l’avant gauche du fuselage, deux mitrailleuses d’ailes et deux autres de défense arrière, une en poste supérieure et une dans une coupole ventrale.

Deux prototypes du MB-170 furent réalisés, le premier effectuant son premier vol le 15 février 1938 mais fût perdu le 17 mars 1938, le second restant seul en piste, un second prototype à la configuration modifiée (suppression de la coupole ventrale notamment).

Les besoins officiels ayant changé, les projets MB-171/172/173 ne dépassèrent pas le stade la planche à dessin et seul resta en piste, le MB-174 conçu pour la reconnaissance stratégique, le premier prototype quittant le plancher des vaches la première fois le 5 janvier 1939.

Seuls cinquante MB-174 furent construits (après un temps de service, ils furent stockés ou utilisés pour l’entrainement et différents essais), l’armée de l’air préférant miser sur le Bloch MB-175 plus adapté à la mission de bombardement avec notamment une soute à bombes agrandie qui lui fit prendre quinze centimètres.

En septembre 1939, les plans officiels prévoyaient pour l’armée de l’air la commande de 814 MB-175 et de 323 MB-176. Ce dernier modèle était identique en tout point au MB-175.

La seule différence était cependant de taille : les Gnôme Rhône 14N très employés sur les chasseurs de l’époque cédaient la place aux Pratt & Whitney Twin Wasp. Ce plan fût revisé en février 1940 avec 660 MB-175 et 1550 MB-176 à livrer entre avril 1940 et juillet 1941.

Les Bloch MB-174/175/176 vont équiper à la fois des unités existantes en remplacement notamment des Potez 63-11 mais également de nouvelles unités, participant à la prodigieuse expansion des unités de reconnaissance.

Les Bloch MB-175/176 sont chargés de la reconnaissance tactique au profit de la force de manoeuvre, éclairant les unités mécanisées, cuirassées et d’infanterie dans un rayon de 50 à 100km derrière le front.

En septembre 1948, le CRC dispose comme nous l’avons vu de quatre escadres de reconnaissance tactique qui chacune dispose de quatre groupes de quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 appareils par groupe, 144 par escadre soit un total d’appareils en ligne de 576 appareils. A cela s’ajoute pour le MB-175, les seize appareils destinés aux GCRO d’Indochine, les huit pour le GRCO de Corse et les MB-175T de la marine (144 appareils).

L’ambitieux planning de février 1940 prévoyant la livraison d’ici juillet 1941 de 660 MB-175 et de 1550 MB-176 (soit 1710 appareils) va vite être révisé en faveur d’un étalement permettant une montée en puissance plus régulière et dans l’intérêt du constructeur par ailleurs fort occupé avec d’autres appareils notamment ces chasseurs MB-152/MB-155/MB-700 (pour la Pologne et la Tchécoslovaquie).

-Le MB-175 va au final équiper douze des trente-six GAO (GAO-501,503,505, 507,509,511,513,515, 517,519,521 et 523) soit un total de 96 appareils, les deux GCRO d’Indochine soit 16 appareils et la 33ème escadre de reconnaissance soit 144 appareils.

On arrive à 256 appareils en ligne auxquels s’ajoutent 296 appareils qui sont stockés portant le total à 550 comme prévus dans le contrat initial, les appareils étant livrés entre mai 1940 et septembre 1943.

En mars 1944, les Potez 63-11 des deux groupes de reconnaissance de la Force Aérienne Polonaise Libre (FAPL) équipés de seize appareils chacun sont remplacés par des bloch MB-175 réduisant le stock à 264 avions.

-Le MB-176 va au final équiper les vingt-quatre autres GAO (GAO 502, 504,506,508,510,512,514,516,518,520,522,524,525,526,527,528,529,530,531,532,533,534,535 et 536) soit un total de 192 appareils et trois escadres de reconnaissance tactiques (35ème,39ème et 55ème), le GCRO de Corse avec huit appareils soit 440 appareils. On arrive à 624 appareils en ligne et avec les appareils en réserve, le nombre passe à 1248 ! Les MB-176 sont livrés entre septembre 1943 et septembre 1948 à raison d’une vingtaine d’appareils par mois ce qui représente une cadence plus qu’honorable.

En juin 1944, deux groupes indépendants de reconnaissance composés de pilotes tchèques remplacent leurs Potez 63-11 par vingt-quatre Bloch MB-176 soit douze appareils par groupe, réduisant le stock à 600 avions.

On est donc en légère baisse par rapport au contrat initial qui prévoyait 2200 appareils. Le total final est donc de 1798 appareils dont seulement 936 appareils en ligne. Ce fort taux de réserve s’expliquant par les craintes d’une saignée dans les unités de reconnaissance.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, ces avions sont toujours en service mais le stock de MB-175 est tombé à 248 et celui du MB-176 est passé de 600 à 540 entre les accidents, l’usure et la réforme d’appareils victimes de problèmes structurls.

La production n’est pas reprise mais des versions améliorées sont produites avec des moteurs plus puissants et un armement défensif renforcé avec quatre mitrailleuses dans les ailes.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-174/75

Type : bimoteur de reconnaissance et de bombardement triplace

Poids : à vide 5600kg maximal 7150kg

Dimensions : Envergure 17.80m Longueur 12.15m (12.30m pour le MB-175) Hauteur 3.50m. Le MB-176 affichent les dimensions suivantes : 17.95m d’envergure, 12.25m de longueur et 3.55m de hauteur

Motorisation : deux moteurs Gnôme-Rhône 14N-48 (gauche) N-49 (droite) 14 cylindres en étoile, refroidis par air et développant 1140ch au décollage. Les MB-176 disposaient des Pratt & Whitney Twin Wasp R-1830 SC 3G de 1050 ch

Performances : vitesse maximale 530 km/h autonomie maximale 1800km plafond pratique 11000m

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm dans les ailes (1000 coups chacune), un jumelage de deux MAC en défense arrière, une puis trois MAC 34 en défense inférieure arrière (une orientée vers l’avant, deux vers l’arrière) 400 kg de bombes (500kg de bombes pour le MB-175)

Bloch MB-178

Issu du MB-174, le Bloch MB-178 est une version de bombardement à haute altitude, pressurisée comparable au Lioré et Olivier Léo 457 et Amiot 357. Il effectua son premier vol le 24 septembre 1940 et en dépit d’essais prometteurs, son dévellopement ne fût pas poursuivit comme bombardier mais comme avion de reconnaissance stratégique chargé de surveiller les sites stratégiques italiens et allemands.

Deux prototypes d’une version de reconnaissance sont commandés le 12 janvier 1941 et livrés par le constructeur à l’armée de l’air en avril 1941.

L’équipage est rassemblée dans une bulle préssurisée qui regroupe le poste triplace et l’emplacement vitré à l’avant. La soute à bombes est munie de six appareils photos verticaux et obliques sur une charpente démontable pour servir éventuellement de bombardier.

Quand à l’armement, il se compose de quatre mitrailleuses de 7.5mm dans les ailes et de deux mitrailleuses installées dans le fuselage et orientées vers l’arrière.

Après trois mois de tests intensifs, l’armée de l’air décide de passer commande de quoi équiper deux escadres de reconnaissance stratégique, la 14ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (14ème ERS) basée à Reims et la 36ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (36ème ERS) à Orange, la première devant viser l’Allemagne et la seconde l’Italie.

Les 162 appareils nécessaires pour équiper ces deux ERS furent commandés en quatre commandes distinctes, les appareils étant fabriqués à Courbevoie.

La première commande de 41 appareils passée en septembre 1941 est honorée entre décembre 1941 et septembre 1942.

La deuxième commande de 41 appareils passée en janvier 1943 est honorée entre février et novembre 1943.

La troisième commande de 41 appareils passée en janvier 1944 est honorée entre mars et décembre 1944.

La quatrième commande de 39 appareils passée en février 1945 est honorée entre avril 1945 et janvier 1946.

En janvier 1948, 41 appareils de réserve sont commandés et livrés entre février et décembre 1948, ces appareils étant utilisés pour combler les premières pertes au dessus de l’Allemagne et de l’Italie.

Quand éclate le second conflit mondial, la flotte globale de Bloch MB-178 était passée de 190 avions à 186, quatre appareils ayant été perdu par accident (un accident mortel et trois sans pertes humaines).

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-178

Type : avion de reconnaissance stratégique à haute altitude

Poids : à vide 5400kg maximal 7000kg

Dimensions : Envergure 17.95m Longueur 12.25m Hauteur 3.55m.

Motorisation : deux moteurs Gnôme-Rhône 14R 14 cylindres en étoile, refroidis par air et développant 1300ch au décollage.

Performances : vitesse maximale 560 km/h autonomie maximale 2000km plafond pratique 13500m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.5mm dans les ailes (deux dans l’aile droite et deux dans l’aile gauche), deux mitrailleuses de 7.5mm dans le fuselage orientée vers l’arrière.

Bréguet Br694

Le 20 juin 1940, le prototype du Bréguet 694 effectua son premier vol. Il est issu d’un projet lancé à l’origine pour l’exportation vers la Suède qui cherchait un avion de reconnaissance tactique. Douze exemplaires sont commandés et livrés à l’été 1940. La Belgique intéressée dans la foulée commandera six exemplaires et vingt-six autres exemplaires seront fabriqués sous licence par la SABCA.

La France un temps ne donna pas suite au Bréguet 694 estimant avoir suffisamment à faire avec les Bloch MB-174/175/176/178 mais finit par changer d’avis et demande un prototype à są convenance, prototype effectuant son premier vol le 20 juin suivit par un deuxième prototype qui décolla le 4 août 1940.

La priorité allant aux versions d’assaut, ce n’est qu’au printemps 1942 que 117 appareils sont commandés et livrés entre juin 1942 et avril 1943 pour équiper trois groupes de reconnaissance tactique indépendants appelés Groupes Indépendants de Reconnaissance (GIR), deux étant destinés aux Corps de Cavalerie des GA n°1 et GA n°2 et le troisième aux deux Corps d’Armée Cuirassé.

Des commandes additionnelles pour servir de volant de fonctionnement sont passés en octobre 1946, 56 appareils sont livrés entre novembre 1946 et mai 1947.

Chacun de ces groupes dispose de quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 triplaces de reconnaissance.

Un quatrième groupe est créé en mars 1948 pour le 2ème CAC, les appareils en question, des Bréguet 697 étant la version améliorée du Bréguet 694 avec des moteurs et un armement plus puissant. 54 appareils sont commandés en avril 1948 et livrés entre mai et octobre 1948. Ces quatre groupes forment à la mobilisation la 22ème ERT.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte globale de 227 appareils étant tombée à 219 appareils (54 Bréguet Br697 et 165 Bréguet Br694).

Caractéristiques Techniques du Bréguet Br694 et 697

Type : bimoteur triplace de reconnaissance tactique

Poids : à vide 2980kg en charge 4750kg

Dimensions : envergure 15.36m longueur 10.30m hauteur 3.19m

Motorisation : deux Gnôme-Rhône 14M-6 de 725ch entrainant des hélices tripales. Le Bréguet 697 disposait de Gnôme-Rhône 14N de 1100ch

Performances : vitesse maximale 490km à 5000m (520 pour le 697) Plafond 9500m (10200m pour le 697) Autonomie 2000km

Armement : deux mitrailleuses MAC 34 de 7.5mm dans le nez et une mobile arrière pour le 694, quatre mitrailleuses de 7.5mm dans le nez et deux mobiles arrières pour le 697.

Les prototypes

-Dans le cadre du programme BCR, plusieurs modèles n’ont pas été retenus : le SEMC-Amiot 144, le Bréguet 460, le Farman 420, le SAB (Société Aéronautique Bordelaise) 80, le Couzinet 190 et le Dewoitine 420, ces trois derniers restant de simples projets.

-Le Hanriot NC-530 était un triplace de reconnaissance opposé au Potez 63.11. Jamais vraiment au point (problèmes insolubles de vibrations), il resta à l’état d’exemplaire unique.

-Le Potez 220 était un triplace de reconnaissance et de coopération avec l’armée qui aurait pu succéder au Potez 63.11 mais qui ne dépassa pas le stade du prototype tout comme une version améliorée le Potez 221 qui renaquit sous la forme du bimoteur d’appui-rapproché Potez 640.