Etats Unis (100) OdB et Programme de guerre (10)

Porte-avions classe Independence

Avec l’entrée en guerre active des Etats-Unis, les besoins en porte-avions se démultiplient en dehors des missions de combat. Il faut assurer la protection des convois, le transport d’avions, la formation de jeunes pilotes……. .

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Etats Unis (62) navires légers (1)

NAVIRES LEGERS

Avant-propos

Une marine comme une armée de terre dépend très clairement de sa géographie. Elle dicte sa stratégie et ses tactiques. La marine américaine n’échappe pas à cette règle d’or, cette règle d’airain.

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Etats Unis (54) destroyers (14)

USS Stephen Potter (DD-528)

USS Stephen Potter (DD-538) 2
-Le USS Stephen Potter (DD-528) est mis en service le 17 mai 1949 après trente-mois de construction, la mise sur cale à lieu le 12 décembre 1946 et la mise en service était prévue en février 1949 mais un incendie survenu le 4 octobre 1948 à retardé sa mise en service.

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Etats Unis (52) destroyers (12)

USS Terry (DD-507)

USS Terry (DD-513) 3

-Le USS Terry (DD-507) est mis en service le 1er août 1945 après vingt-cinq mois de construction, la mise sur cale ayant eu lieu le 30 juin 1943.

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Etats Unis (46) destroyers (6)

USS Grayson (DD-435)

USS Plunkett

-Le USS Grayson (DD-435) est mis en service le 8 septembre 1942 après vingt-huit mois de fabrication, la mise sur cale ayant eu lieu le 4 mai 1940.

-Il effectue sa mise en condition opérationnelle du 10 septembre au 2 octobre avant de subir une période de travaux et de modification du 4 au 18 octobre 1942.

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23-Armée de terre ligne Maginot (2)

Les Alpes

Si la frontière nord-est est la plus sensible car directement menacée par l’Allemagne (dont on connait très rapidement les sentiments revanchards symbolisé par le Dolchloss _le coup de poignard dans le dos_), la frontière du sud-est face à l’Italie et la Suisse ne doit pas être négligée non seulement parce que les allemands pourraient choisir de passer par la Suisse plutôt que par la Belgique et que rapidement les relations franco-italiennes virent à l’aigre.

La faute à la frustration italienne qui n’à pas obtenu les terres irrédentes promises par le traité de Londres de 1915, une situation économique difficile et l’arrivée au pouvoir de Benito Mussolini qui ne tarda pas à réclamer le retour de la Savoie et de Nice à la «mère patrie italienne».

Des fortifications existent déjà en 1918, des fortifications héritées du passé qu’il s’agisse de l’oeuvre de Vauban ou de Serré de Rivière qui construisirent des ouvrages d’interdiction d’accès aux vallées, d’ouvrages haut-perchés pour pour protéger les ouvrages inférieurs et des ouvrages de surveillance.

En 1920, pour les deux pays, l’organisation de 1914 demeure la norme de leur système fortifié mais en 1930, cette norme aura radicalement changé tant du côté français que du côté italien.

En juin 1920, le ministre de la guerre André Lefèvre demande au Conseil Supérieur de la Guerre (CSG) une étude, un état des lieux sur les fortifications. Le général Nivelle est chargé des Alpes et de la Méditerranée. Son constat est alarmant : fortfications à l’abandon, garnisons désertées mais ce cri d’alarme tombe dans le vide, l’Italie n’est pas la menace principale pour la France.

Tout change avec donc l’arrivée au pouvoir de Mussolini qui comme tout dictateur joue sur la corde nationaliste pour asseoir son pouvoir. La potentialité d’un conflit franco-italien croit chaque jour et la question des fortifications alpines cesse d’être secondaire.

Si l’Italie seule serait bien incapable de mener un conflit contre la France, elle pourrait très bien renouer avec les manes de la Triplice de 1882 et se rapprocher de Berlin. La France fait alors un terrible cauchemar d’une attaque allemande sur la frontière du nord-est associée à une attaque italienne dans le Sud-Est, immobilisant des troupes qui auraient été utiles ailleurs.

Le 25 février 1925, le général Nollet, ministre de la Guerre du gouvernement Herriot demande au général Degoutte, commandant désigné de l’Armée des Alpes de «préciser le tracé d’une ligne de résistance de l’Armée des Alpes», événement qui peut être considéré comme le premier acte de la future «Ligne Maginot alpine».

La nature du milieu et le caractère secondaire de ce théâtre d’opérations dans la stratégie française impose des contraintes différentes par rapport à celle du TONE.

Avec des effectifs réduits, elle doit tenir le terrain. Point positif cependant, les ouvrages anciens encore loin d’être déclassés sont en bien meilleur état que les forts Serré de Rivière de l’Est victimes des bombardements du premier conflit mondial et de la nécessité de disposer d’artillerie lourde.

Le projet imaginé par le général Degoutte est composé essentiellement de petits ouvrages qui vont s’insérer dans le système existant. Plus encore que sur le front nord-est, il s’agit d’établir une véritable défense profondeur pour compenser ainsi l’infériorité numérique des troupes françaises face aux italiens qui pourraient aligner 340000 hommes.

Le programme global (ouvrages fortifiés, amélioration des infrastructures de transport) est estimé à 1.2 milliards (5 milliards pour le dispositif Nord-Est).

Des crédits sont débloqués dès 1927 notamment pour améliorer les défenses de Nice mais alors que le programme Degoutte n’à pas encore atteint sa vitesse de croisière, le CDF estime le 23 août 1927 que les ouvrages sont trop prêts de la frontière pour être efficaces.

Un programme réduit destiné à moderniser les défenses de Nice est cependant adopté, la défense de la métropole azuréenne étant jugée prioritaire face aux menaces italiennes, menaces verbales pour le moment.

Au cours de l’année 1927, on renonce à un front continu, le programme initial qui prévoyait 440km à fortifier est réduit à 155km ce qui nécessite tout de même la construction de 400 ouvrages pour un budget global de 400 à 500 millions plus 150 millions pour les routes et téléphériques. Au niveau des troupes, cela nécessite dix-huit bataillons d’infanterie dont douze de chasseurs alpins.

Le «programme Degoutte» est mis en pièces par le CDF le 11 janvier 1928 et il est décidé de tout reprendre à zéro pour uniformiser la situation de la frontière alpine par rapport à la frontière du nord-est. C’est à partir de cette date que l’on peut véritablement parler de «Ligne Maginot alpine», l’étude concernant la défense du Sud-Est étant publié par le CDF le 12 février 1929.

Le 28 mars 1928, en effet, le CORF avait vu son autorité étendue à toutes les frontières de la France, les Alpes vont être l’objet de soins attentifs du Comité d’Organisation des Régions Fortifiées.

Dès le 12 novembre 1928, le comité rend ses conclusions. On renonce à une protection continue au profit de la protection des points vitaux : Nice et les grandes vallées de pénétration, protection s’appuyant sur les reliefs et plus encore que dans le Nord-Est sur les fortifications existantes ce qui génère de substansielles économies.

Concrètement le CDF propose un programme estimé à 700 millions de francs (dont 328 pour la construction et 105 pour l’armement et les munitions), comprennant 103 ouvrages (75 ouvrages à construire, 28 existants à améliorer) représentant 298 organes de feux. Un programme restreint de 205 millions est lancé immédiatement.

Alors que la conception des ouvrages commence en tirant partie du terrain et des conditions météos plus difficiles que dans le Nord-Est, le calendrier est affiné suite à l’approbation du ministre Painlevé.

Dans un premier temps, un programme restreint de 208 millions destiné à parer au plus pressé à savoir le barrage des grands axes, ce programme restreint englobant le programme réduit de la défense de Nice.

Dans un second temps, les travaux complémentaires qui doivent s’achever en six ans (1935-40), ce programme de deuxième urgence allait comme en Alsace-Lorraine être relégué aux oubliettes. La réalisation est confiée au CORF à l’aide de trois délégations à Grenoble, Briançon et Nice qui vont dessiner respectivement les ouvrages des secteurs de Savoie, de Durance et des Alpes-Maritimes.

Ce premier projet est remis en cause par le général Belhague le 31 mars 1930 qui dénonce des insuffisances de ce projet restreint, des insuffisances notamment budgétaires, le projet estimé à 208 millions étant maintenant estimé à 366 millions (+80%).

Le général Degoutte réapparaît alors et propose à nouveau son projet de petits ouvrages plus économiques alors que l’heure est aux économies mais à nouveau, il n’à pas gain de cause, le choix de son projet ayant pour conséquence de provoquer un retard d’un an au minimum.

Néanmoins, le projet Degoutte de petits ouvrages renaît sous la forme des ouvrages d’avant-postes (AP) qui seront construits par la Main d’Oeuvre Militaire (MOM).

Après d’ultimes discussions, le projet est approuvé, un projet de 362 millions qui à la fin de décembre 1930 atteint sa phase de croisière, le projet étant approuvé par le général Weygand le 26 janvier 1931.

Pour résumé cette genèse douloureuse, la ligne maginot alpine présente le même visage que sa consœur alsaco-lorraine, une ligne fortifiée à base d’ouvrages puissants à base d’artillerie avec le renfort d’ouvrages légers dans les intervalles et dans les avant-postes.

Gros ouvrage de Rimplac, Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

Gros ouvrage de Rimplac, Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

Devant les menaces italiennes, les travaux vont commencer en même temps qu’au Nord-Est à savoir en septembre 1928 avec  l’ouvrage de Rimplas dans les Alpes Maritimes à 80km de Nice.

Pour le reste de la Ligne Maginot Alpine, le gros des travaux commence au printemps 1931 au plus tard à l’été pour les ouvrages en altitude. Outre le gros oeuvre, on commence également le tracé des routes d’accès aux ouvrages. Ce n’est cependant que le 15 décembre 1931 que les derniers marchés sont passés avec des entreprises locales.

Les travaux sont menés à une allure soutenue mais le climat lié à l’altitude réduit pour nombre d’ouvrages la période de travail effective à trois ou quatre mois. Début 1931, six ouvrages de Savoie sont commencés, six en Haute Durance et dix dans les Alpes Maritimes. Dès l’automne 1931 certains ouvrages méridionaux (où le climat permet de travailler toute l’année) peuvent être considérés comme achevés à défaut d’être pleinement opérationnels.

Comme dans le Nord-Est, on assiste à des dépassements de budget, 110 millions de francs dès la fin 1932 ce qui nécessite pour rester dans les clous des ajournements acceptés par le ministre le 28 janvier 1933 mais cela n’économisant que 17 millions, d’autres ajournements ont lieu au printemps 1933.

Comme de nouveaux ajournements seraient préjudiciables à la solidité des positions, on se résout à demander une rallonge au contribuable. C’est chose faite le 6 juillet 1934 quand le Parlement autorise une nouvelle rallonge de 800 millions, nouvelle et dernière rallonge pour régulariser les dépassements des crédits au Nord-Est et dans les Alpes.
En 1935, Paris et Rome se rapprochent et on s’interroge sur l’opportunité de poursuivre la construction des ouvrages défendant les Alpes contre une possible agression italienne. Cette embellie sera cependant de courte durée. En octobre, l’Italie envahit l’Ethiopie, menace l’Angleterre d’une guerre et le 1er novembre 1936 se rapproche définitivement de l’Allemagne, abandonnant sa menace d’intervention en cas d’Anschluss.

La France doit donc se résigner à reprendre les travaux défensifs. La CORF et ses délégations locales ayant été dissoutes depuis le 1er janvier 1936 par le ministre Fabry, la direction des travaux est décentralisée. Celle de l’organisation défensive du Sud-Est est confiée au général Mittelhauser qui en cas de guerre doit prendre la tête de l’armée des Alpes.

Pour le général Mittelhauser, la priorité c’est de terminer l’oeuvre engagée par la CORF et ensuite simplement de remédier aux lacunes constatées. Les travaux sont loins d’être achevés quand éclate le conflit resté dans l’histoire sous le nom de guerre de Pologne et même quand ce conflit se termine, il reste beaucoup de travail et le programme d’avenir décidé par Mittelhauser et approuvé par son successeur le général Besson est loin d’être achevé, fusionnant dans la pratique avec le CEZF.

Le programme CEZF va lui aussi avoir un impact sur le front alpin, des ouvrages de campagne musclés ou des gros ouvrages simplifiés c’est selon vont être construits, amélioration sensiblement la défense de certains secteurs notamment les plus négligés comme le SD-Rhône.

La Corse

Quand il arrive au pouvoir en 1922, Mussolini va jouer sur la corde nationaliste, profitant de la frustration d’une Italie qui s’estime volée dans ses revendications territoriales. Aux traditionnelles régions irrédentes de Dalmatie, de l’Istrie et du Tyrol, le dictateur italien ajoute d’autres terres ayant autrefois appartenu à l’Italie : le duché de Savoie, le comté de Nice et la Corse.

L’Ile de Beauté n’étant situé qu’à 12km de la Sardaigne, celle-ci clairement menacée par les armées italiennes. Aussi dès 1926, le général Debeney s’inquiète des fortifications protégeant la Corse et s’en ouvre au chef d’état-major de la marine, le vice-amiral Salaun.

Le constat fait par ce dernier n’est guère rassurant. Si Ajaccio bénéficie d’une défense de côte assez solide, ce n’est pas le cas de Bastia et de la région Bonifaccio-Porto-Vecchio. Un débarquement amphibie italien n’aurait aucun mal à investir le sud de l’île en profitant également de la médiocrité des infrastructures routières et ferroviaires de l’île.

Cette préoccupation est également partagée par les parlementaires à partir de mars 1927 quand le sénateur Tissier de la commission de la Marine au Sénat attire l’attention de ses collègues. Les premiers projets ébauchés prévoit un renforcement des défenses des approches de Bonifaccio et d’Ajaccio et néglige la défense de Bastia.

Contrairement aux défenses du Nord Est ou aux défenses alpines, les premiers travaux sont menés au coup par coup avec par exemple la construction d’une batterie de 4 canons de 138mm à Boca di Valle qui est achevée en 1930. un projet nettement plus ambitieux avec deux tourelles de 340mm et quelques batteries annexes est repoussée à plus tard en raison de son coût démesuré (200 millions).

Cependant les défenses réalisées au coup par coup jusqu’au début des années trente sont très vulnérables à une attaque par l’arrière au cas ou l’ennemi débarquerait dans les baies situées à l’est et à l’ouest de Bonifaccio. C’est là que la CORF va intervenir pour parer à cette menace.

Le 13 avril 1928, le ministre de la guerre demande au général Fournier, commandant supérieur de la défense de la Corse de lui proposer un programme de défense de l’île. Son projet très complet (défenses des côtes, infrastructures de transport, terrains d’aviation) pour un coût global de 6 milliards de francs.

On ne lui accorde que 42 millions et pas un centime dans la loi-programme du 14 janvier 1930 alors qu’un exercice combiné armée-marine exécuté en mars 1929 avait montré la position stratégique de Bonifaccio et la nécessité de protéger l’arrière.

En octobre 1930, le général Fournier revient à la charge en proposant pour dix millions, la constructions de 25 petits blocs de campagne pour défendre les plages du sud de l’île et barrer les routes menant à Bonifaccio.

Ce projet reçoit un accueil favorable du parlement qui estime néanmoins nécessaire de consulter la CORF. Après une reconnaissance sur le terrain réalisé en février 1931, un rapport est publié en avril 1931.

Le 25 juin 1931, ce rapport est examiné par le sénateur Charles Dumont _rapporteur général du budget au Sénat_, le général Gamelin et l’amiral Levavasseur _inspecteur général des forces maritimes du Midi_. Le projet est approuvé par le ministre de la Marine le 7 juillet et par le ministre de la Guerre le 14 août 1931.

Parallèlement le 15 juin 1931, le projet 344/F du colonel André qui reprend en partie le plan du général Fournier, détaille le programme qui bénéficie d’un budget de 25 millions pour construire des routes, développer un réseau de transmission et construire de petits casemates destinés à protéger les approches terrestres de Bonifacio.

En octobre 1933, les travaux sont désormais évalués à 27 millions (casemates, routes et rocades, nouvelle caserne de Bonifacio) auxquels il convient d’ajouter un montant de deux millions pour l’armement et les munitions.

La réalisation effective commence en 1932, les derniers travaux sont approuvés par le ministre le 1er octobre. L’ensemble réalisé par la CORF représente trois casemates d’artillerie et douze casemates d’infanterie auxquelles s’ajoutent cinq abris réalisés par la Main d’Oeuvre Miliaire.

Les travaux réalisés au début des années trente sont complétés en 1939/40 au cours de la guerre de Pologne et immédiatement après celle-ci par des travaux complémentaires, complétant les défenses de Bonifacio et améliorant nettement celles des approches de Bastia.

Comme ailleurs le CEZF va réaliser des travaux en Corse notamment dans la région de Porto Vecchio et de Solenzara où une importante base aérienne est construite avec comme but évident d’attaquer l’Italie et de rendre invivable la mer Tyrrhénienne ce qui devrait considérablement gêner la marine italienne qui dispose là de deux bases importantes : La Spezia près de Gênes et Gaète près de Naples.

13-Sous-marins (26) sous-marins classe Rolland Morillot (3)

Le Kerguelen

Carte de l'île de Kerguelen

Carte de l’île de Kerguelen

-Le Kerguelen est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 janvier 1941 lancé le 12 juillet  1943 et mis en service le 12 janvier 1945.

Le 12 janvier 1945, il est rejoint en grande rade l’aviso-dragueur La Batailleuse. Les deux navires quittent Cherbourg le lendemain  et arrivent à Brest le 14 janvier à l’aube. Il est aussitôt affecté à la 25ème DSM où il retrouve ses sister-ships Ile de Ré et Ile d’Yeu.

Du 20 au 27 avril 1945, le Kerguelen participe avec l’Ile de Re à l’entrainement ASM de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs. La 25ème DSM devient 6ème DSM le 27 octobre 1945 à une époque où le sous-marin La Guadeloupe à permis à la division d’atteindre son format définitif.

Du 10 au 15 avril 1946, le sous-marin Kerguelen participe à l’exercice «Entente Cordiale 46» en compagnie de ses compères Rolland Morillot Ile de France et La Guadeloupe.

Du 28 octobre au 7 novembre 1947, les contre-torpilleurs Dupetit-Thouars et Du Chayla effectuent un entrainement anti-sous-marin avec comme plastron les sous-marins Kerguelen et La Guadeloupe

Du 10 mars au 20 mai 1948, le sous-marin Kerguelen est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour son premier grand carénage.  Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 juin 1948. Ses essais réglementaires ont lieu du 5 au 7  et sa remise en condition du 9 au 23 juin 1948. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 30 juin au 8 juillet 1948.

Quand les allemands lancent l’opération Weserübung le 5 septembre 1948, le Kerguelen venait d’appareiller pour un exercice dans le golfe de Gascogne. L’exercice est interrompu et le sous-marin rentre à Brest pour se ravitailler en carburant et en vivres pour effectuer sa première mission de guerre.

Le Crozet

Carte de l'île de Crozet

Carte de l’île de Crozet

-Le Crozet est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 20 octobre 1941 lancé le 12 janvier 1944 et mis en service le 4 juin 1945

Le Crozet et La Réunion admis au service actif le même jour permettent la réactivation de la 3ème DSM. Le 5 juin 1945, division appelée à être basée à Toulon, intégrant la 3ème escadrille et donc par voie de conséquence la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM).

Le 6 juin 1945, le mouilleur de filets Gladiateur arrive à Cherbourg pour escorter les deux sous-marins jusqu’à Toulon. La petite escadre quitte le port bas-normand le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin puis arrive à Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 1er au 13 juillet 1945, le sous-marin Crozet participe à l’exercice «Némo» en compagnie des sous-marins La Réunion Le Glorieux Le Tonnant L’Antigone et L’Aurore.

Du 25 août au 7 septembre 1945, le Crozet participe à un entrainement commun au croiseur lourd Algérie et aux sous-marins Le Héros et L’Espoir.

Le 4 mars 1946, l’Ile d’Oleron arrive à Toulon, renforçant la 3ème DSM qui atteint donc quasiment son format définitif. Le Crozet et La Réunion participent ensuite à un entrainement ASM des contre-torpilleurs Desaix et Kléber du 14 au 22 mars 1946.

Le 13 février 1947, le sous-marin Belle-Ile arrive à Toulon ce qui permet à la 3ème DSM d’atteindre son format définitif.

Du 7 au 17 mai 1947, les sous-marins Crozet et La Réunion participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin et Turenne.

Après un exercice commun de la 3ème DSM avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT, Le Crozet et La Réunion vont subir un grand carénage. Les deux sous-marins sont hissés sur le slipway du Mourillon le 11 juin 1948.

Les travaux étaient censés durer jusqu’au 20 septembre mais devant l’imminence du conflit, ce grand carénage est accélérer.

Ce qui est sur c’est que Le Crozet est armé pour essais dès le 24 août, sortant pou essais le 25 août et effectuant une remise à condition à minima du 26 août au 3 septembre, étant déclaré disponible le……….5 septembre 1948 tout comme son sister-ship La Réunion.

Le Belle-Ile

Carte de Belle-Île

Carte de Belle-Île

-Le Belle-Ile est  mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 15 juillet 1943 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 30 janvier 1947.

Le 1er février 1947, le sous-marin Belle-Ile quitte Cherbourg en compagnie du Gladiateur pour rallier Toulon, faisant escale à Casablanca du 7 au 10 février, ralliant Toulon le 13 février 1947, intégrant la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships La Réunion Crozet et Ile d’Oleron.

Du 7 au 17 avril 1947, les sous-marins Belle-Ile et Ile d’Oleron participent à l’entrainement anti-sous-marin des torpilleurs d’escadre Le Hardi et L’Epée, ces derniers qui assurent la protection du croiseur de bataille Dunkerque étaient privés de leur protégé alors en grand carénage.

Quand le second conflit mondial éclate en Scandinavie, le sous-marin Belle-Ile avait appareillé pour une patrouille en Méditerranée. Informé des bombardements allemands, il reçoit l’ordre de surveiller attentivement les mouvements des navires italiens stationnés à La Spezia.

L’Ile d’Oleron

Image satellitaire de l'Ile d'Oleron

Image satellitaire de l’Ile d’Oleron

-L’Ile d’Oleron est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 mars 1943 lancé le 4 février 1945 et mis en service le 25 février 1946

L’Ile d’Oleron quitte Cherbourg le 25 février 1946 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon, se ravitaillant le 1er mars à Casablanca avant de rallier Toulon le 4 mars et de rejoindre ses sister-ships La Réunion et Crozet au sein de la 3ème DSM.

Du 20 mars au 21mai 1946, l’Ile d’Oleron accompagne La Réunion dans une croisière en URSS en compagnie du cuirassé Alsace, du croiseur lourd Saint Louis, des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et le pétrolier ravitailleur Liamone.

Du 7 au 17 avril, il participe en compagnie du Belle-Ile à l’entrainement anti-sous-marin des torpilleurs d’escadre Le Hardi et L’Epée.

Le 5 septembre 1948, l’Ile d’Oleron était à la mer en Mer Tyrrhénienne. Averti des bombardements allemands, elle reçoit des consignes de vigilance, notamment de suivre les mouvements de la flotte italienne.