Italie (40) Navires légers (2)

Avisos rapides classe Diana

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Carrière opérationnelle

Au début des années quarante, la marine italienne passe commande aux Cantieri Navali del Quarnaro (CNQ) de Fiume d’un aviso rapide baptisé Diana. Ce navire est mis en service au printemps 1941.

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18-Bases et arsenaux (12)

P-Base navale de Fort de France

Carte de l'île de la Martinique

Carte de l’île de la Martinique

Avant propos

Fort de France en Martinique est la base qui couvre les Antilles. L’absence de réelle menace fait que cette base devrait être une base de souveraineté. Cependant la possibilité d’envoyer des navires dans le Pacifique nécessite une base bien équipée à proximité du canal de Panama. D’où des travaux importants pour lui permettre de ravitailler et de dépanner des navires de passage en direction du Pacifique sans oublier un soutien efficace aux navires des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA).

Un mot sur Cayenne. Bien qu’un aviso colonial y soit basé, il n’y à là aucune base navale, l’aviso étant basé dans le port de commerce.

Description du site

Le site de la base navale est située à l’ouest du port de commerce. Un bassin à flot fermé par deux digues artificielles.

Les navires stationnés à demeure ou étant de passage à Fort de France sont amarrés ou mouillés à l’entrée du bassin à flot.

Les installations d’entretien sont installés au fond du dit bassin. En septembre 1948, la base navale de Fort de France dispose d’une forme de radoub de 210m, d’un slipway de 75m et d’une cale de 100m pour la construction d’unités légères destinées à un usage local.

Fortifications

La défense de Fort de France est assurée par deux points d’appui installés au nord et au sud de la baie. Il s’agit d’empêcher une «descente» comme au temps de la marine à voile.

Chaque point d’appui est armé de deux canons de 100mm modèle 1932, de deux canons antiaériens de 75mm et quatre canons antiaériens de 37mm en deux affûts doubles. La défense rapprochée est assurée par quatre casemates armés de deux mitrailleuses de 7.5mm.

Chaque point d’appui est armé par une compagnie d’ouvrage et la défense de la base navale de Fort de France est défendue par une compagnie de fusiliers marins, la 8ème compagnie de fusiliers marins.

Navires stationnés à Fort de France en septembre 1948

-Avisos coloniaux Bougainville et Lapérouse (ce dernier est détaché en permanence à Cayenne)

-Patrouilleur Baliste

-Pétrolier Le Loing

-Remorqueur de 600ch Lamentin

-Remorqueur de 750ch Baobab et Bruyère

Q-Base navale de Dakar

En guise d’introduction

Capitale de l’AOF (Afrique Occidentale Française), Dakar était également le principal port de l’Empire. Son positionement stratégique en faisait également un point d’appui idéal pour opérer dans l’Atlantique Sud.

Seulement voilà en 1939, le port de Dakar serait bien incapable de soutenir des navires de premier plan comme des croiseurs et des cuirassés. Des travaux importants étaient nécessaires pour permettre Dakar de soutenir une escadre et de participer à la sécurisation des convois qu’ils soient ceux reliant l’Afrique du Sud aux îles britanniques où ceux alimentant l’effort de guerre français depuis les Antilles jusqu’à l’Afrique du Nord et la Méditerranée.

Les installations opérationnelles et d’entretien sont remises en état, modernisées, les fortifications sont également modernisées et accrues.

Description du site

La Rade-Abri dispose en 1939 de cinq moles numérotés 1 2 5 6 et 8 plus un Quai des pétroliers et un Quai des Escales. Le premier nommé est relié à un dépôt souterrain de carburant qui alimente en mazout les navires basés à Dakar et ceux y faisant escale.

Pour augmenter la surface abritée disponible, une jetée est construite entre 1939 et 1942 entre le continent et l’île de Gorée et une autre de 2000m entre la batterie de Bel Air et le large sous une forme circulaire, créant un nouveau plan d’eau.

Il est prévu que le plan d’eau entre le continent et l’île de Gorée serve de point de rassemblement pour des convois alors que le second plan d’eau doit servir pour des navires de guerre en escale notamment ceux se rendant au polygone de tir de Rufisque.

Officiellement créé en mai 1940, ce polygone de 50000 ha _toujours utilisé par l’armée française en 2012 _ (bien que sa taille ait été réduite de moitié) va servir pour la marine mais également pour l’aviation. Il ne s’agit pas d’un vaste terrain désertique mais d’un ensemble de cibles _blockhaus, postes de commandement, batteries d’artillerie, chars…….. _ régulièrement renouvelées.

En ce qui concerne les installations d’entretien, elles sont également modernisées. La forme unique installée dans le port est allongée à 220m et élargie à 24m ce qui permet le carénage d’un croiseur lourd de type Saint Louis.

Pour assurer des travaux sur un cuirassé de type Alsace, une forme de 260m de long sur 40m de large est creusée entre 1942 et 1945 de l’autre côté de la digue est de la Rade-Abri. Les ateliers sont modernisés et les capacités de levage augmentées.

Fortifications

En septembre 1940, le site de Dakar est défendu par les moyens suivants :

-A Mamelles à l’ouest de la base aérienne de Ouakam on trouve 3 canons de 240mm modèle 1902 modifié 1906.

-A Pointe Fann, on trouve 4 canons antiaériens de 90mm

-A Madeleines sont installés 4 canons de 138mm qui couvrent à l’ouest, la batterie du Cap Manuel qui dispose de 2 canons de 240mm modèle 1902 modifié 1906 en une tourelle double

-L’Ile de Gorée est sérieusement fortifiée avec 2 canons de 240mm en une tourelle double, 4 canons de 138mm en deux affûts doubles et quatre canons antiaériens de 90mm en deux affûts doubles.

-La batterie de Bel Air dispose de 2 canons de 240mm modèle 1902 modifié 1906 en une tourelle double

-A Rufisque, nous trouvons 2 canons de 95mm

Les canons de 240mm encore efficaces sont maintenus après une modernisation avec des tubes réalésés et une plate-forme tournante.

Les canons de 138mm de la Madeleines et de Gorée usés sont remplacés par six canons de 152mm modèle 1931 neufs montés sur plate-forme tournante et munis d’un bouclier.

Aux canons de 90mm antiaériens déjà en place s’ajoutent huit autres canons de 90mm modèle 1926 en quatre affûts doubles qui assurent la défense antiaérienne et rapprochée du port de Dakar en compagnie d’une batterie mobile de huit canons de 25mm Hotchkiss en quatre affûts doubles montés sur des camions.

Le polygone de Rufisque est défendu non plus par deux canons de 95mm mais par deux points d’appui armés chacun de deux canons de 100mm et de deux canons de 75mm. A l’intérieur des terres, des postes de sécurité empêchent l’intrusion de civils dans le périmètre du champ de tir.

Navires stationnés à Dakar en septembre 1948

-Aviso colonial Dumont d’Urville

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Bombarde

-Aviso-dragueurs coloniaux  La Précieuse L’Amiral Duperré La Rieuse et l’Amiral Gourdon  (10ème DEL)

-Corvettes La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise (7ème DEL)

-Remorqueur de haute mer Buffle

-Remorqueurs de 600cv L’Efficient et Cap Vert

-Remorqueur de 750cv Romarin

-Gabare La Patiente

16-Navires auxilaires (9)

G-Les inclassables : bâtiment-cible, voiliers-école et navires hydrographiques

Goelettes-écoles Etoile et Belle Poule

Bien que la voile appartient désormais à l’histoire de la marine de guerre, l’école de la voile pour la formation des marins est jugée indispensable ce qui explique la commande dans un lot complémentaire à la tranche 1930 de deux goélettes.

-L’Etoile est mise sur cale aux Chantiers navals de Normandie à Fecamp lancée le 7 juillet 1932 et mise en service en 1932

-La Belle Poule est mise sur cale  aux Chantiers navals de Normandie à Fecamp lancée le 8 février 1932 et mise en service en 1932.

Ces deux goelettes sont basées à Brest pour les élèves officiers de l’école navale.

Caractéristiques Techniques des goélettes-écoles

Déplacement : 225 tonnes Longueur hors tout 37.50m largeur 7.20m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : 425 m² de voilure et un moteur Sulzer de 125ch

Performances : vitesse sur moteur 6 noeuds rayon d’action 1500 miles nautiques à 8 noeuds autonomie : 10 jours

Armement : aucun

Equipage : 20 membres d’équipage et 30 élèves

Ces deux goélettes sont complétés par le cotre Mutin basé à Saint Servan près de Saint Malo au sein de l’école de pilotage.

-Le Mutin est commandé aux chantiers Florimond Guignardeau des Sables d’Olonnes le 10 novembre 1926. Il est mis en service le 19 mars 1927 et toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : lège 40 tonnes standard 57 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 33m longueur à la flottaison 21m maitre bau 6.35m tirant d’eau 3.40m tirant d’air 21m

Propulsion : 240 m² de voilure et un moteur diesel Baudoin de 112ch

Performances : vitesse maximale 6 noeuds distance franchissable 585 nautiques

Equipage : 12 hommes

Transport de littoral Golo

Pour remplacer le vieux transport Loiret, la marine nationale fait financer à la tranche 1931 un petit cargo officiellement appelé transport de littoral.

-Le Golo est mis sur cale aux Forges et Chantiers de Gironde (FCG) à Bordeaux en 1932 lancé le 8 juillet 1933 et mis en service en 1934.

Basé Toulon jusqu’en décembre 1939, il est redéployé en janvier 1940 à Bizerte pour soutenir la 6ème Escadre Légère effectuant du cabotage entre Tunis, Bizerte, Gabès et Sfax.

Du 5 février au 15 mars 1941, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires, il est armé pour essais le 26 mars, sortant pour essais le 27 mars puis pour remise en condition du 29 mars au 5 avril 1941.

Du du 3 mai au 15 juin 1944, le Golo subit un nouveau grand carénage en étant échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er juillet, sortant pour essais le 2 juillet puis pour remise en condition du 4 au 12 juillet 1944.

Le 24 septembre 1946, le Golo appareille en compagnie du croiseur léger Emile Bertin, des torpilleurs légers de la 3ème DT ( L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien), des contre-torpilleurs de la 11ème DCT (Mogador Volta Hoche) et du pétrolier Mékong pour une série une longue série d’exercice du 24 septembre au 2 octobre 1946.

Ils font escale à La Valette du 3 au 6 octobre pour se ravitailler en munitions et en vivres auprès du Golo qui les soutes vides regagna Bizerte pour un nouveau chargement. Le croiseur léger, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs reprennent la mer le lendemain pour un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 12 octobre au large de la Tunisie.

L’Emile Bertin fait ensuite escale à Patras du 13 au 16 octobre pendant que les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs sont à Zanthe. Le 17 octobre, l’escadre française se réunit à la mer pour se ravitailler en carburant auprès du Mékong avant de gagner Le Pirée où ils font escale du 21 au 25 octobre avant un exercice avec la marine grecque jusqu’au 30 octobre quand les navires français sont à Thessalonique jusqu’au 5 novembre.

La compagnie de débarquement de l’Emile Bertin et des détachements des différents navires rendent hommage à l’Armée d’Orient en déposant une gerbe devant le monument aux morts. Il reprend la mer pour une escale à Istanbul du 6 au 10 novembre puis à Iskenderun du 13 au 17 novembre et à Beyrouth du 20 au 24 novembre. Après un exercice avec la DNL, la petite escadre fait escale à Haïfa en Palestine mandataire du 30 novembre au 3 décembre avant de rentrer à Bizerte le 7 décembre 1946.

Le Golo subit un nouveau grand carénage en étant échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 5 février au 14 mars 1947 pour une remise en état complète. Il est armé pour essais le 24 mars, sortant pour essais le 25 mars et pour remise en condition du 27 mars au 2 avril 1947.

Il était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du transport de littoral Golo

Déplacement standard : 2239 tW

Dimensions : longueur hors tout 89.75m largeur 13.50m tirant d’eau 4.76m

Propulsion : deux moteurs diesels dévellopant 1850ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale 12.5 noeuds

Armement : deux canons de 75mm modèle 1897, deux canons de 37mm et deux mitrailleuses de 8mm, ces deux dernières armes étant remplacées par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Equipage : 80 officiers et marins

Transports côtiers

En septembre 1939, la marine nationale dispose encore de quatre navires de type Jacques Coeur mais aucun n’est utilisé comme patrouilleur. Le Champlain est un transport frigorifique, les Coetlogon et Forfait sont des transports côtiers et le Hamelin est un ravitailleur d’aviation.

Le Champlain est désarmé le 17 septembre 1942 puis vendu à la démolition, les Coetlogon et Forfait sont désarmés en juin 1941 et cédés à la marine marchande. Le Hamelin est désarmé le 5 janvier 1943 puis vendu à la démolition.

Aviso hydrographe Amiral Mouchez

Navire hydrographe financé la tranche 1932, l’Amiral Mouchez est également conçu pour servir d’aviso en cas de conflit. Sa construction est attribuée à l’Arsenal de Cherbourg plus habitué à construire des sous-marins que des navires de surface.

-L’Amiral Mouchez est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg en 1934 lancé le 3 août 1936 et mis en service en 1937.

Basé à Cherbourg, il sert durant la guerre de Pologne d’aviso en recevant deux canons de 100mm et des grenades ASM. A l’issue du conflit, il redevient au printemps 1940 aviso en perdant son armement.

A l’été 1948 alors que le conflit est plus une question de temps qu’autre chose, l’Amiral Mouchez est de nouveau armé, recevant un canon de 100mm modèle 1932 à l’avant, quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples et des grenades ASM pour mener des missions d’escorte au profit du trafic littoral Cherbourg-Le Havre-Boulogne-Calais et Dunkerque.

Caractéristiques Techniques de l’amiral Mouchez

Déplacement : standard 719 tW

Dimensions : longueur 62m largeur 10,30m tirant d’eau 3,35m

Propulsion : un moteur diesel Sulzer de 800ch

Vitesse maximale : 12 noeuds

Armement : (1939) deux canons de 100mm et des grenades ASM (1948) un canon de 100mm, quatre canons de 37mm en affûts simples et douze grenades ASM

Equipage : 81 officiers et marins

Bâtiment cible L’impassible

Si la flotte de l’Atlantique bénéficie du cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’ile de Rhuys pour servir de cible de tir, la flotte de la Méditerranée ne bénéficie pas de ce luxe. On envisagea bien de faire de même avec l’Océan (ex-Jean Bart) mais l’ancien cuirassé coula à quai avant même qu’une décision définitive soit prise.

A la tranche 1936 est cependant financé la construction d’un bâtiment cible baptisé L’Impassible. Il va certes servir pour quelques écoles à feux de «routine» mais va surtout être utilisé depuis Toulon pour tester les nouveaux obus et les nouvelles torpilles soit comme cible mobile soit au mouillage pour tester l’impact militaire de certains charges.

-L’Impassible est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en 1938 lancé le 17 juin 1939 et mis en service le 4 juillet 1940. Il est basé à Toulon.

Déplacement standard : 2410 tonnes Dimensions : longueur hors tout 100m largeur 12m tirant d’eau 4m Puissance propulsive : 10000ch Vitesse maximale : 20 noeuds

14-Navires légers (39) Corvettes classe La Malouine (8)

La Sablaise

-La Sablaise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 12 août 1943 lancée le 21 mai 1944 et mise en service le 5 janvier 1945.

Affecté à la 7ème DEO à Dakar, la corvette La Sablaise quitte Belfast le 8 janvier, fait escale à Brest du 10 au 15 janvier, à Casablanca du 19 au 22 février avant de rallier Dakar le 27 février 1945, retrouvant ses sister-ships La Lyonnaise et L’Oranaise.

Du 10 janvier au 25 février 1948, il est échoué dans le bassin n°2 du port de Dakar pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 11 mars, sortant pour ses essais réglementaires les 12 et 13 mars puis pour sa remise en condition du 15 au 30 mars, date à laquelle elle est de nouveau déclarée disponible.

Le 5 septembre 1948, la corvette La Sablaise était en patrouille anti-sous-marine au large de Dakar en compagnie de La Lyonnaise.  

La Quimperoise

-La Quimperoise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 5 mai 1944 lancée le 21 février 1945 et mise en service le 1er octobre 1945.

La trentième corvette de classe La Malouine quitte Belfast le 3 octobre, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 octobre avant de rallier Dunkerque le 9 octobre 1945, intégrant la 8ème DEO où elle retrouve L’Algéroise et L’Aixoise.

Le 8 juillet 1948, la corvette La Quimperoise quitte Dunkerque pour rallier Cherbourg le 9 juillet afin de subir son premier grand carénage. Il est échoué au bassin n°1 du 10 juillet au 30 août 1948 pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 7 septembre, ses essais et sa remise en condition étant accélérée par la guerre, la corvette étant sur le pied de guerre dès le 20 septembre 1948.

La Servannaise

-La Servannaise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 5 mai 1944 lancée le 21 février 1945 et mise en service le 1er octobre 1945.

Affectée à Dakar au sein de la 7ème DEO, la 31ème corvette quitte Belfast et l’Ulster le 5 octobre, font escale à Brest du 7 au 11 octobre, à Casablanca du 15 au 19 octobre avant de rallier Dakar le 23 octobre 1945.

Son arrivée permet à la 7ème DEO d’atteindre son format définitif à quatre navires lui apportant une vraie souplesse opérationnelle.

Du 16 juin au 30 juillet 1948, la corvette est échouée au bassin n°1 pour un grand carénage destiné à le remettre totalement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 14 août, sortant pour essais les 15 et 16 août puis pour remise en condition du 18 au 30 août 1948.

Le 5 septembre 1948, la Servannaise est à quai à Dakar et se prépare à assurer des patrouilles anti-sous-marines et des escortes de convois.

La Cherbourgeoise

-La Cherbourgeoise est mise sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 5 juin 1944 lancé le 2 avril 1945 et mise en service le 15 décembre 1945.

Affectée à Dunkerque au sein de la 8ème DEO, la 32ème et dernière corvette de classe La Malouine  quitte Belfast et l’Ulster le 17 décembre, fait escale à Cherbourg du 19 au 22 décembre avant de rallier Dunkerque le 23 décembre en fin de soirée.

Le 5 septembre 1948, la corvette de la 8ème DEO est à quai à Dunkerque et appareille aussitôt pour une patrouille ASM en Manche.

Caractéristiques Techniques des corvettes classe La Malouine

Déplacement : standard 940 tonnes pleine charge 1160 tonnes

Dimensions : longueur 62.50m largeur 10.10m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : machine à vapeur à triple détente de 4 cylindres et deux chaudières développant 2750ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 3456 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée air-surface et un Asdic

Armement : un canon de 100mm modèle 1932 en affût simple modèle 1939 (les six premières ayant le canon modèle 1927 à  l’origine), huit mitrailleuses de 13.2mm en un affût quadruple et deux affûts doubles plus soixante-quinze grenades ASM

Les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacées par six canons de 37mm en trois affûts doubles sauf celles équipés d’origine du modèle 1941

Equipage : 85 officiers et marins  

14-Navires légers (21) avisos-dragueurs coloniaux classe Chamois (6)

L’Heureuse

-L’Heureuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de La Loire (ACL) à Saint Nazaire le 10 décembre 1940 lancé le 13 mai 1942 et mis en service le 8 septembre 1943.

Affecté à Djibouti, il quitte son port d’armement _Lorient_ le 15 septembre 1943, se ravitaille à Casablanca le 20 septembre avant de pénétrer en Méditerranée, faisant escale à Bizerte du 25 au 28 septembre puis à Alexandrie du 2 au 5 octobre. Il franchit le canal de Suez les 6 et 7 octobre avant de rallier Djibouti le 17 octobre 1943.

Son arrivée permet l’activation de la 9ème DEL qu’il compose avec La Généreuse en attendant l’arrivée d’Alfred de Courcy et de La Victorieuse.

Le 20 septembre 1946, l’aviso-dragueur quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez où il arrive le 28 septembre pour subir un grand carénage. Il est échoué dans le bassin n°1 du 2 octobre au 17 novembre 1946 pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 28 novembre, il est sort pour essais le 29 et le 30 puis pour remise en condition du 2 au 14 décembre. Il quitte Diego-Suarez le 16 décembre et rallie Djibouti le 23 décembre 1946.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de La Victorieuse et de l’Alfred de Courcy. Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois.

La Rieuse

-La Rieuse est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 4 janvier 1941 lancé le 7 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Armé à Lorient, le vingt-deuxième aviso-dragueur colonial de classe Chamois quitte le Morbihan le 22 décembre et rallie Dakar le 31 décembre à l’aube, intégrant la 10ème DEL déjà composée de ses sister-ships Amiral Duperré et La Précieuse. La division atteindra son format définitif en février 1945 avec l’arrivée dans la capitale de l’AOF de l’Amiral Gourdon.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 2 janvier au 16 février 1946, l’aviso-dragueur La Rieuse est échoué dans le bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 28 février, effectuant ses essais officiels les 1er et 2 mars puis sa remise en condition du 4 au 18 mars 1946.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

L’Alfred de Courcy

-L’Alfred de Courcy est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nanzaire  le 4 janvier 1941 lancé le 7 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Affecté à Djibouti, il quitte Lorient son port d’armement le 20 décembre 1943, fait escale à Casablanca du 24 au 26 décembre, à Bizerte du 29 décembre 1943 au 1er janvier 1944 puis à Alexandrie du 5 au 7 janvier. Il franchit le canal de Suez les 8 et 9 janvier pour rallier Djibouti où il arrive le 17 janvier 1944 après presque un mois de mer.

Son arrivée permet à la 9ème DEL d’atteindre quasiment son format définitif à quatre navires, les deux  autres étant les aviso-dragueurs La Généreuse et L’Heureuse, l’arrivée de La Victorieuse étant iminente.

Le 21 décembre 1946, l’Alfred de Courcy quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez le 29 décembre 1946 afin de subir son premier grand carénage.

Il est échoué au bassin n°1 du 2 janvier au 6 février 1947. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 février, sortant pour essais le 21 et le 22 puis pour remise en condition du 24 février au 4 mars. Il quitte Madagascar le 6 mars pour rallier Djibouti le 15 mars 1947.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de La Victorieuse et de L’Heureuse. Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois.

L’Amiral Gourdon

-L’Amiral Gourdon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 20 septembre 1942 lancé le 12 mars 1944 et mis en service le 31 janvier 1945.

Affecté à Dakar au sein de la 10ème DEL, il quitte Toulon le 4 février 1945, se ravitaille à Casablanca les 10 et 11 février avant de rallier la capitale de l’AOF le 16 février 1945, retrouvant au sein de cette division, ses sister-ships Amiral Duperré La Rieuse et La Précieuse.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 16 mars au 30 avril 1948, il est échoué au bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 mai, effectuant ses essais réglementaires les 17 et 18 mai puis sa remise en condition du 20 mai au 3 juin 1948.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

Classe Chamois

Caractéristiques Techniques des aviso-dragueurs de classe Chamois

Déplacement : standard 647 tW aux essais 777 tonnes pleine charge 840 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 78.30m entre perpendiculaires 73.80m largeur au fort 8.68m tirant d’eau : 2,959m à l’arrière aux essais

Propulsion : deux moteurs diesel Sulzer de 2000ch chacun entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds autonomie 10000 miles nautiques à 4 noeuds 4000 miles nautiques à 9 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement : deux canons de 100mm modèle 1932 en une pseudo-tourelle modèle 1937 à l’arrière, 8 mitrailleuses de 13.2mm en un affût quadruple  à l’avant et deux affûts doubles latéraux derrière le bloc passerelle remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles.

Les aviso-dragueurs L’Ambitieuse, La Malicieuse,  La Sérieuse, L’Enseigne Bisson, La Généreuse, La Précieuse, La Victorieuse, L’Amiral Duperré, L’Heureuse, La Rieuse, Alfred de Courcy et Amiral Gourdon disposaient dès l’origine de canons de 37mm, leurs prédecesseurs les recevant au cours de grands carénages ou d’immobilisation pour entretien ou réparations

Ils disposent également d’un grenadeur de sillage et de deux (Gazelle et Laotien) ou quatre mortiers avec seize grenades. Une torpille remorquée Ginocchio et un filet indicateur devaient être embarqués mais ils ne l’ont jamais été.  

Equipage : 8 officiers, 17 officiers mariniers et 76 quartiers maitres et matelots soit 101 personnes.