Le Conflit (116) Europe Occidentale (81)

Ordre de Bataille allié (2) : Groupe d’Armées n°2

En guise d’avant-propos

Ce Groupe d’Armées n°2 était initialement tendu par trois armées françaises à savoir les 3ème, 4ème et 6ème Armées. Durant l’opération NIBELUNGEN elles ont multiplié les attaques locales courtes et brutales pour fixer le maximum de troupes ennemies et éviter leur transfert vers la Seine.

Une fois l’ultime offensive stratégique allemande à l’ouest terminée, ce groupe d’armées n°2 est profondément transformé par l’arrivée de la 3ème Armée US qui va remplacer la 3ème Armée qui après un temps en réserve va prendre un créneau capital sur le front puisque couvrant notamment la Ville Lumière.

Après le déclenchement d’AVALANCHE, de nouvelles divisions blindées et d’infanterie vont arriver en France permettant la création d’une 7ème Armée US ce qui par corollaire entrainera la création du 1st USAG (First United States Armies Group) mais ceci est une autre histoire qu’il sera utile de raconter en temps voulu.

-3ème Armée US

-Un Etat-Major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Groupement d’Artillerie Lourde

Huit groupes d’obusiers de 203mm et huit groupes de canons de 240mm

-Groupement de Bataillons de Chars

-1st 3rd 5th & 7th Independent Heavy Tank Bataillon disposant de chars lourds M-26 Pershing

-Groupement de chasseurs de chars

Quatre bataillons de chasseurs de chars équipés de M-18 Hellcat et deux bataillons de chasseurs de chars équipés de M-36 Jackson

-3rd US Corps

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de canons de 155mm M-1 155mm Gun on Carriage M1 «Long Tom»

-Un Groupement de chasseurs de chars disposant de deux bataillons de M-18 Hellcat et de deux bataillons de M-36 Jackson.

-Un Bataillon de reconnaisance disposant de chars légers M-24 Chaffee et d’autos blindées M-17

-1st Armored Division

-24th Infantry Division (US)

-58th Infantry Division (US)

-8th US Corps

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de canons de 155mm M-1 155mm Gun on Carriage M1 «Long Tom»

-Un Groupement de chasseurs de chars disposant de deux bataillons de M-18 Hellcat et de deux bataillons de M-36 Jackson

-Un Bataillon de reconnaissance disposant de chars légers M-24 Chaffee et d’autos blindées M-17

-1st Infantry Division (US)

-42nd Infantry Division (US)

-12th US Corps

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de canons de 155mm M-1 155mm Gun on Carriage M1 «Long Tom»

-Un Groupement de chasseurs de chars disposant de deux bataillons de M-36 Jackson et de quatre bataillons de M-18 Hellcat

-Un Bataillon de reconnaisance disposant de chars légers M-24 Chaffee et d’autos blindées M-17

-10th Armored Division (US)

-38th Infantry Division (US)

-52th Infantry Division (US)

4ème Armée Française

-Un Etat-Major d’Armée

-Unités dépendant directement de la 4ème Armée

-Groupement Anti-Aérien de Campagne de la 4ème Armée (GAAC-IV) :

Après l’opération NIBELUNGEN, il est réorganisé sur le même modèle que les GAAC du GA n°1 à savoir des batteries polyvalentes regroupant pièces lourdes et pièces légères pour tenter de créer un barrage aux avions ennemis.

Initialement il y avait huit batteries, quatre lourdes (deux de 75mm et deux de 90mm) et quatre légères disposant de canons de 37mm. Comme désormais il n’y aura plus que trois corps d’armée en ligne au lieu de quatre, le nombre de batteries va donc tomber à trois au lieu de quatre initialement prévues, deux batteries disposant de 75mm et de 37mm, une disposant de canons de 90mm et de 37mm, les pièces et les artilleurs en surnombre étant transférées vers d’autres unités.

-Groupement d’Aviation de la 4ème Armée (GRAVIA-IVA)

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 504 :

74ème, 76ème et 77ème BCC disposant chacun de trente-quatre chars lourds ARL-44 à canon de 90mm soit un total de 102 chars.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-25ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est en réserve d’armée au moment du déclenchement de l’opération AVALANCHE et ne doit monter en ligne qu’une fois le front fermement stabilisé au nord de Paris mais bien entendu tout se passe rarement comme les planificateurs l’ont prévu. Ce corps d’armée comprend les moyens suivants :

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-625ème RP

-25ème GRCA : seize AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-181ème RALT : deux groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T

-EACA 525

-1ère DIM

-47ème DI

-61ème DI

-26ème Corps d’Armée (26ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-626ème Régiment de Pionniers (626ème RP)

-26ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (26ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-182ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (182ème RALT) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T

-Unités du génie et de soutien

-Elément Aérien de Corps d’Armée 526 (EACA-526)

-4ème Division d’Infanterie Coloniale (4ème DIC)

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI)

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI)

-8ème Corps d’Armée (8ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-608ème Régiment de Pionniers

-8ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (8ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-108ème Régiment d’Artilerie Lourde à Tracteurs (108ème RALT) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T

-Unité de Génie et de Soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 508 (EACA-508)

-45ème Division d’Infanterie (45ème DI)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA)

-2ème Division d’Infanterie Tchécoslovaque (2ème DIT)

-16ème Corps d’Armée (16ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-616ème Régiment de Pionniers

-16ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (16ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-142ème RALT (ex-142ème RALH) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de 155L modèle 1945S

-Unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 516 (EACA-516)

-6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (6ème DINA)

-8ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (8ème DINA)

-52ème Division d’Infanterie (52ème DI)

6ème Armée Française

-Un Etat-Major d’Armée

Unités dépendant de la 6ème Armée

-Groupement Anti-Aérien de Campagne de la 6ème Armée (GAAC-VIA) :

Réorganisé selon un modèle proche de celui de la 4ème Armée, le 6ème GAAC est organisé désormais en un état-major et trois batteries polyvalentes disposant chacune de canons de 75mm et de canons de 37mm pour protéger les trois corps d’armée en ligne, le quatrième étant mis en réserve d’armée pour ménager une ressource humaine que l’on sait difficilement extensible.

-Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA)

-Unités du génie et de soutien logistique

-34ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est placé en réserve d’armée pour faire face à une nouvelle attaque allemande ou plutôt pour relever un CA en ligne pour préserver un réservoir humain qu’il convient déjà de ménager. Il comprend les éléments suivants :

-Un Etat-major de corps d’armée

-634ème RP

-34ème GRCA : douze chars légers AMX-42, douze automitrailleuses AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-147ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (147ème RALT) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T.

-EACA-534

-Unités du génie et de soutien

-28ème Division d’Infanterie Alpine (28ème DIAlp)

-66ème Division d’Infanterie (66ème DI)

-67ème Division d’Infanterie (67ème DI)

-9ème Corps d’Armée (9ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-609ème Régiment de Pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) : seize AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (121ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L modèle 1945S

-Elément Aérien de Corps d’Armée 509 (EACA-509)

-Unités du génie et de soutien

-31ème Division d’Infanterie Alpine (31ème DIAlp)

-32ème Division d’Infanterie (32ème DI)

-13ème Division d’Infanterie (13ème DI)

-12ème Corps d’Armée (12ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-612ème Régiment de Pionniers (612ème RP)

-12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-112ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (ex-122ème RALH) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Elément Aérien de Corps d’Armée 512 (EACA-512)

-Unités du génie et de soutien

-35ème Division d’Infanterie (35ème DI)

-40ème Division d’Infanterie (40ème DI)

-1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT)

-28ème Corps d’Armée (28ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-628ème Régiment de Pionniers (628ème RP)

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) : douze chars légers AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) : deux groupes de 105 équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T.

-Elément Aérien de Corps d’Armée 528 (EACA-528)

-Unités du génie et de soutien

-43ème Division d’Infanterie (43ème DI)

-27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp)

-54ème Division d’Infanterie (54ème DI)

2ème Corps de Combat Blindé (2ème CCB)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-Un groupement de soutien logistique

-638ème Régiment de Pionniers

-2ème Groupement de Reconnaissance de Combat Blindé (2ème GRCB) :

seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses puissantes, un escadron motocycliste et le 15ème Bataillon de Chasseurs Portés (15ème BCP)

-119ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (119ème RALT) :

deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T

-4ème Division Blindée (ex-4ème Division Cuirassée)

-6ème Division Blindée (ex-3ème DLM)

-7ème Division Blindée (ex-5ème DLM)

Le Conflit (100) Europe Occidentale (66)

3ème Armée Française

Déployée à l’est de Paris c’est la première armée du Groupe d’Armées n°2 (GA n°2). Epargnée par l’opération HUBERTUS, elle ne s’est pas tournée les pouces menant des reconnaissances offensives et des attaques locales pour rendre les allemands plus prudents.

Selon certains historiens ces attaques quoi que limitées et décousues ont empêché les allemands d’engager davantage de troupes à l’ouest de Paris.

Cette armée va conserver ces différents corps d’armée avec parfois des transferts de divisions, certaines ralliant la Réserve Stratégique pour une potentielle/possible/hypothétique reconstitution.

-Un état-major

-Unités dépendant directement de la 3ème Armée

-GRAVIA-IIIA (Groupement d’Aviation de la 3ème Armée)

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 3ème Armée :

Reconstitué après la Campagne de France (1949) il va comprendre six batteries permettant d’affecter deux batteries à chaque corps d’armée, une batterie légère avec douze canons de 37mm et une batterie lourde avec huit canons de 75mm. Certes cela ne permet pas de dresser un barrage infranchissable mais cela peut compléter les unités de DCA des unités de combat.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 503 :

74ème, 76ème et 77ème BCC disposant chacun de trente-quatre chars lourds ARL-44 à canon de 90mm soit un total de 102 chars lourds.

-2ème Corps d’Armée Polonais (2ème CAPol)

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement Antichar avec des chasseurs de chars Laffly W17TCC (6×6 à canon de 75mm)

-Un Groupement Antiaérien avec des canons de 40mm Bofors

-2ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée Polonais (2ème GRCA Pol) disposant de douze chars légers AMX-44 et de douze Humber Armoured Car.

-2ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonais (2ème RALPol) deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T et deux groupes de 194mm équipés de 194L GPF-T.

-1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-1er Groupement de Reconnaissance au Contact Polonais (2ème GRCPol) disposant de douze AMX-42, douze Daimler Dingo et des fusiliers motocyclistes

-6ème bataillon divisionnaire antichar polonais (huit canons de 75mm et douze canons de 47mm)

-6ème bataillon Anti-Aérien Divisionnaire polonais (trente-six canons de 37mm)

-6ème Régiment d’Artillerie Polonais (6ème RAPol) avec deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm.

-Trois régiments de grenadiers : 4ème, 5ème et 6ème régiments de grenadiers

-1er bataillon de chasseurs de chars polonais disposant de M-10 Tank Destroyer

-74ème Bataillon du Génie

2ème Division de Grenadiers de la Garde (2ème DGG)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-4ème Groupement de Reconnaissance au Contact Polonais (4ème GRCPol) disposant de douze AMX-42, douze Daimler Armoured Car et des fusiliers motocyclistes

-8ème bataillon divisionnaire antichar polonais (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-8ème bataillon Anti-Aérien Divisionnaire polonais (douze canons de 40mm et vingt-quatre canons de 20mm)

-8ème Régiment d’Artillerie Polonais (8ème RAPol) avec deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm.

-Trois régiments de grenadiers : 7ème, 8ème et 9ème régiments de grenadiers

-1er bataillon de chasseurs de chars polonais disposant de M-10 Tank Destroyer

-110ème Bataillon du Génie

-23ème Corps d’Armée (23ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-623ème Régiment de Pionniers

-23ème Groupement de Reconnaissance Corps d’Armée (23ème GRCA) (seize AMX-42, seize AM modèle 1940P, fusiliers motocyclistes)

-11ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial à Tracteur (11ème RALCT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Elément Aérien de Corps d’Armée 523 (EACA-523) (ex-GAO-523)

2ème Division d’Infanterie (2ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-2ème Groupement de Reconnaissance au Contact (2ème GRC) disposant de douze AMX-44, de douze AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes

-602ème Bataillon Divisionnaire Antichar (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-602ème Bataillon de Défense Antiaérienne (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-34ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (34ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 33ème, 73ème et 127ème RI

-2ème Bataillon de canons d’assaut équipés de canons d’assaut modèle 1949H

-2ème Bataillon de chasseurs de chars équipés de chasseurs de chars modèle 1950

-77ème Bataillon du Génie

56ème Division d’Infanterie (56ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-56ème Groupement de Reconnaissance au Contact (56ème GRC) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes

-656ème Bataillon Divisionnaire AntiChar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-656ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trente-six canons de 37mm)

-26ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (26ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 294ème RI, 306ème et 332ème RI

-56ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (issu du 3ème BCC)

-56ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 3ème BCC)

-78ème Bataillon du Génie

5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-5ème Groupement de Reconnaissance au Contact (5ème GRC) : douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-605ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons dee 47mm)

-605ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (11ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie : 8ème, 39ème et 129ème RI

-5ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (issu du 13ème BCC)

-5ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 13ème BCC).

-17ème Bataillon du Génie

-24ème Corps d’Armée (24ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-624ème Régiment de Pionniers

-24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-103ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (103ème RALT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

26ème Division d’Infanterie (26ème DI)

-Un Etat-Major divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-26ème Groupement de Reconnaissance au Contact (26ème GRC) : douze AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-626ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-626ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-36ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (36ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie de Ligne : 86ème, 98ème et 105ème RI

-26ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H

-26ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950

-79ème Bataillon du Génie

42ème Division d’Infanterie (42ème DI)

-Un Etat-Major divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-42ème Groupement de Reconnaissance au Contact (42ème GRC) : douze chars légers FCM-42, douze AM modèle 1940P et un escadron motocycliste

-642ème Bataillon Divisionnaire Antichar (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-642ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (vingt-quatre canons de 37mm)

-61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (61ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie : 80ème Régiment d’Infanterie Alpine (80ème RIA), 94ème et 151ème Régiments d’Infanterie

-42ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (issu du 21ème BCC)

-42ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 21ème BCC)

-30ème Bataillon du Génie

-2ème Division d’Infanterie Coloniale (2ème DIC)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-2ème Groupement de Reconnaissance au Contact Colonial (2ème GRCCol) : douze AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-2ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-2ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (douze canons de 37mm et douze canons de 25mm)

-2ème Régiment d’Artillerie Colonial (2ème RAC) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie : Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), 4ème et 8ème Régiments de Tirailleurs Sénégalais (4ème et 8ème RTS)

-2ème Bataillon Mixte de canons d’assaut et de chasseurs de chars colonial : deux groupes de canons d’assaut modèle 1949H et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950. (issu du 36ème BCC)

-71ème Bataillon du Génie

-7ème Corps d’Armée (7ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-607ème Régiment de Pionniers

-7ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (7ème GRCA) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-107ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (107ème RALT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Element Aérien de Corps d’Armée 507 (EACA-507)

1ère Division Marocaine (1ère DM)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-1er Groupement de Reconnaissance au Contact Marocain : douze Hotchkiss H-39, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-601ème Bataillon Divisionnaire Antichar Marocain (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-601ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Marocain (douze canons de 37mm et douze canons de 25mm)

-64ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (64ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments de tirailleurs marocains : 1er, 2ème et 7ème RTM

-1er Bataillon Marocains de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars : deux groupes de canons d’assaut modèle 1949H et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 12ème BCC)

-43ème Bataillon du Génie

18ème Division d’Infanterie (18ème DI)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-18ème Groupement de Reconnaissance au Contact (18ème GRC) : douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-618ème Bataillon Divisionnaire AntiChar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-618ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trente-six canons de 37mm)

-19ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (19ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie de Ligne : 66ème, 77ème et 125ème RI

-18ème Bataillon de canons d’assaut équipé de canons d’assaut modèle 1949R (issu du 23ème BCC)

-18ème Bataillon de chasseurs de chars équipé de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 23ème BCC)

-70ème Bataillon du Génie

4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-4ème Groupement de Reconnaissance au Contact Nord-Africain (4ème GRCNA) : douze AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-604ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-604ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Nord-Africain (douze canons de 37mm et vingt-quatre de 25mm)

-Trois régiments d’infanterie : 13ème régiment de zouaves, 23ème et 25ème régiment de tirailleurs algériens

-33ème Régiment d’Artillerie Nord-Africaine (33ème RANA) : deux groupes de 105 et deux groupes de 155mm

-4ème Bataillon Mixte Nord-Africain de canons d’assaut et de chasseurs de chars (issu du 38ème BCC) avec deux groupes de canons d’assaut modèle 1949H et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950.

-38ème Bataillon du Génie

4ème Armée Française

-Un Etat-Major d’Armée

Unités dépendant directement de la 4ème Armée

-4ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (4ème GAAC) :

offre aux unités socles des quatre corps d’armée des moyens de Défense Contre-Avions. On trouve huit batteries, quatre batteries lourdes disposant de canons de 75mm (deux) et de 90mm (deux), quatre batteries légères disposant de canons de 37mm.

-Groupement d’Aviation de la 4ème Armée (GRAVIA-IVA)

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-26ème Corps d’Armée (26ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-626ème Régiment de Pionniers (626ème RP)

-26ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (26ème GRCA) : douze chars légers AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-182ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (182ème RALT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 526 (EACA-526)

4ème Division d’Infanterie Coloniale (4ème DIC)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-4ème Groupement de Reconnaisance au Contact Colonial (4ème GRCCol) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron motocycliste

-604ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-604ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-12ème Régiment d’Artillerie Colonial (12ème RAC) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie : 2ème régiment d’infanterie coloniale, 16ème et 24ème régiments de tirailleurs sénégalais

-4ème Bataillon Mixte Colonial de chasseurs de chars et de canons d’assaut (issu du 6ème BCC) : deux groupes de canons d’assaut modèle 1949H et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950

-39ème Batailon du Génie

22ème Division d’Infanterie (22ème DI)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-22ème Groupement de Reconnaissance au Contact (22ème GRC) : seize AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron motocycliste

-622ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-622ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trente-six canons de 37mm)

-18ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (18ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 19ème, 62ème et 116ème RI

-22ème Bataillon de canons d’assaut (issu du 20ème BCC) disposant de canons d’assaut modèle 1949H

-22ème Bataillon de chasseurs de chars (issu du 20ème BCC) disposant de chasseurs de chars modèle 1950

-24ème Bataillon du Génie

53ème Division d’Infanterie (53ème DI)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-53ème Groupement de Reconnaissance au Contact (53ème GRC) disposant de seize chars légers AMX-42, de seize AM modèle 1940P et d’un escadron motocycliste.

-653ème Bataillon Divisionnaire Antichar (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-653ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-22ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (22ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie : 208ème, 239ème et 329ème RI

-53ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (issu du 31ème BCC)

-53ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 31ème BCC)

-27ème Bataillon du Génie

-8ème Corps d’Armée (8ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-608ème Régiment de Pionniers

-8ème Groupement de Reconnaisance de Corps d’Armée (8ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-108ème Régiment d’Artilerie Lourde à Tracteurs (108ème RALT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Unité de Génie et de Soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 508 (EACA-508)

45ème Division d’Infanterie (45ème DI)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-45ème Groupement de Reconnaisance au Contact (45ème GRC) : douze chars légers AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron motocycliste

-645ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-645ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trente-six canons de 37mm)

-55ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (55ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm.

-Trois régiments d’infanterie : 31ème, 85ème et 113ème RI

-45ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (issu du 40ème BCC)

-45ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 40ème BCC)

-80ème Bataillon du Génie

2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-2ème Groupement de Reconnaisance au Contact Nord-Africain (2ème GRCNA) : seize AMX-44, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-602ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm

-602ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Nord-Africain (douze canons de 25mm et vingt-quatre de 37mm)

-40ème Régiment d’Artilerie Nord-Africain (40ème RANA) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie : 13ème et 22ème Régiments de Tirailleurs Algériens (13ème et 22ème RTA), 11ème régiment de zouaves.

-2ème Bataillon Mixte Nord-Africain de canons d’assaut et de chasseurs de chars avec deux groupes de canons d’assaut modèle 1949R et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950

-36ème Bataillon du Génie

2ème Division d’Infanterie Tchècoslovaque (2ème DIT)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-2ème Groupement de Reconnaisance au Contact Tchécoslovaque : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron motocycliste

-2ème Bataillon Divisionnaire Antichar Tchécoslovaque (huit canons de 75mm et douze canons de 47mm)

-2ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Tchécoslovaque (douze canons de 37mm et douze canons de 25mm)

-3ème Régiment d’Artilerie Tchèque (3ème RAT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie : 4ème, 5ème et 6ème RIT

-2ème Bataillon Mixte Tchéque de canons d’assaut et de chasseurs de chars avec deux groupes de canons d’assaut modèle 1949H et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950.

-96ème Bataillon du Génie

-16ème Corps d’Armée (16ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-616ème Régiment de Pionniers

-16ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (16ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-142ème RALT (ex-142ème RALH) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 516 (EACA-516)

6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (6ème DINA)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-6ème Groupement de Reconnaisance au Contact Nord-Africain : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-606ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-606ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Nord-Africain (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm).

-6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain (6ème RANA) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie : deux régiments de tirailleurs algériens (9ème et 10ème RTA) et un régiment de tirailleurs marocains (12ème RTM)

-6ème Bataillon Mixte Nord-Africain de canons d’assaut et de chasseurs de chars : deux groupes de canons d’assaut modèle 1949H et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950. (issu du 22ème BCC)

-98ème Bataillon du Génie.

8ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (8ème DINA)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-8ème Groupement de Reconnaisance au Contact Nord-Africain : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-608ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-608ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Nord-Africain (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm).

-8ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain (8ème RANA) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois Régiments d’Infanterie : deux régiments de tirailleurs tunisiens (6ème et 7ème RTT) et un régiment de tirailleurs algériens (17ème RTA)

-8ème Bataillon Mixte Nord-Africain de canons d’assaut et de chasseurs de chars : deux groupes de canons d’assaut modèle 1949R et deux groupes de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 33ème BCC).

-99ème Bataillon du Génie.

52ème Division d’Infanterie (52ème DI)

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-52ème Groupement de Reconnaisance au Contact (52ème GRC) : huit Hotchkiss H-39, douze automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et un escadron motocycliste

-652ème Bataillon Divisionnaire Antichar (652ème BDAC) (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-652ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (652ème BAAD) (trente-six canons de 37mm)

-17ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (17ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Deux régiments d’infanterie de ligne : 291ème et 348ème RI

-Une demi-brigade de chasseurs à pied : 5ème DBCP avec les 42ème, 46ème et 50ème BCP.

-52ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 48ème BCC)

-52ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 48ème BCC)

-82ème Bataillon du Génie

25ème Corps d’Armée (25ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-625ème Régiment de Pionniers (625ème RP)

-25ème Groupement de Reconnaisance de Corps d’Armée (25ème GRCA) : douze AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-181ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée (181ème RALT) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Element Aérien de Corps d’Armée 525 (EACA 525)

1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM)

NdA : Cette division est une division hybride issue de la fusion des 1ère et 11ème DIM. A noter que le 43ème RI dans lequel à servit le général Villeneuve va devenir le régiment de garde du quartier général, un rôle qui est loin de se limiter à des missions de parade et de protocole. Certains y verront la volonté du «Général Tornade» de se créer une garde prétorienne aux veilleitées putschistes.

-Un Etat-Major Divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-1er Groupement de Reconnaissance au Contact (1er GRC) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-601ème Bataillon Divisionnaire Antichar (601ème BDAC ) : (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-601ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (601ème BAAD) (trente-six canons de 37mm)

-15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (15ème RAD) : deux groupes de canons automoteurs de 105mm Renault R-40 Au 105B et deux groupes de 155mm tractés 155C modèle 1946S (en attendant un canon automoteur de 155mm compact)

-Deux régiment d’infanterie : 1er RI et 110ème RI

-1er demi-brigade de chasseurs à pied (8ème, 16ème et 30ème BCP)

-1er Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950

-1er Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R

-15ème Bataillon du Génie

47ème Division d’Infanterie (47ème DI)

-Un Etat-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-47ème Groupement de Reconnaissance au Contact (47ème GRC) : douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-647ème Bataillon Divisionnaire Anti-Char (647ème BDAC) : (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-647ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (647ème BAAD) : (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-5ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (5ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Deux régiments d’infanterie : 44ème et 109ème RI

-2ème Demi-brigade de chasseurs à pied (41ème, 45ème et 49ème BCP)

-47ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H

-47ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950

-42ème Bataillon du Génie

61ème Division d’Infanterie (61ème DI)

-Un Etat-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-61ème Groupement de Reconnaissance au Contact (61ème GRC) : douze Hotchkiss H-39, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-661ème Bataillon Divisionnaire Anti-Char (647ème BDAC) : (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-661ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (647ème BAAD) : (douze canons de 37mm et vingt-quatre canons de 25mm)

-51ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (51ème RAD) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Trois régiments d’infanterie : 248ème, 265ème et 337ème RI

-61ème Bataillon de canons d’assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H

-61ème Bataillon de chasseurs de chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950

-72ème Bataillon du Génie

Le Conflit (89) Europe Occidentale (55)

Ordre de Bataille des forces alliées (1) Forces Terrestres

Préambule

Quand les allemands déclenchent l’opération HUBERTUS, les forces alliées sont entre deux eaux, elles ont un peu récupéré des terribles combats sur la terre de France mais sont encore loin d’être capables de repasser à l’offensive pour libérer les territoires occupés.

Le dispositif allié à l’ouest de Paris mélange unités expérimentées mais éprouvées avec des unités fraiches mais sans réelle expérience du combat.

Dans la mesure du possible, le général Villeneuve à essayé d’associer les deux dans l’espoir que les premières infusent leur expérience aux secondes et que ces dernières apportent leur énergie encore intacte.

Si quelques positions de campagne ont été construites, bien entendu les alliés savent qu’en cas de franchissement de La Seine par des unités allemandes il faudra tenir le plus longtemps possible puis se replier étapes par étapes.

Ce choix d’une défense en profondeur est une leçon des combats à l’ouest. Si une percée durant la première guerre mondiale n’était pas forcément rédhibitoire car les troupes d’exploitation mettait du temps à intervenir, en 1949 avec des unités motomécaniques c’est nettement plus problématique ce qui impose de multiplier les moyens de freinage.

Au delà de la zone des armées (50km au sud de La Seine, des positions de surêté sont aménagées pour contrer un raid motorisé surprise.

Ces positions sont tenus par les régiments territoriaux, par la gendarmerie et par des unités en cours de reconstitution. Une 10ème Armée est créée le 19 septembre 1949 pour commander ce dispositif et soulager les autres armées qui peuvent se concentrer sur les rives de La Seine.

7ème Armée

Passablement éprouvée, cette 7ème armée est un temps menacée d’être rayée des registres mais finalement pour des questions de moral des troupes et de propagande on décide de la maintenir en ligne pour tenir la rive sud de l’Estuaire de La Seine.

Les deux corps d’armée encore présents (14ème et 18ème CA) sont toujours là et vont être renforcés par le 17ème Corps d’Armée (17ème CA) issu de la Réserve Stratégique et qui brûle d’en découdre, frustré d’être rester spectateur des combats depuis le 10 mai 1949.

-Unités dépendant de la 7ème Armée :

-401ème RAAC : n’aligne plus que trois batteries antichars, une batterie de six canons de 75mm et deux batteries de douze canons antichars de 47mm soit un total de trente pièces.

-407ème Régiment de Pionniers (407ème RP) : aménage des positions défensives et sert de sentinelle pour compléter les unités en ligne.

-Groupement des BCC de la 7ème Armée (GBCC-507) : 7ème BCC douze FCM-42 et 32ème BCC seize FCM-42.

-18ème Corps d’Armée (18ème CA) :

618ème Régiment de Pionniers (618ème RP), 18ème GRCA (huit AMX-42 et huit AM modèle 1940P), 101ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 27ème GRDI (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 21ème DI, 68ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), 9ème DIM, 91ème GRDI (seize AMX-44 et seize AMP) et 1ère DINA.

-17ème Corps d’Armée (17ème CA) :

617ème Régiment de Pionniers (617ème RP), 17ème GRCA (douze AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 143ème RALH (deux groupes de 105mm _canons de 105L modèle 1941T_ et deux groupes de 155mm _canons de 155L modèle 1945S_), 97ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), la 7ème DINA, le 75ème GRDI (seize AMX-42 et douze AMD) et la 5ème DIC.

-14ème Corps d’Armée (14ème CA) :

14ème GRCA (douze Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P), 125ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 190ème RALT (deux groupes de 220C modèle 1916), 6ème GRDI (douze FCM-42 et huit AM modèle 1940P), 3ème DIM, 28ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD), 24ème DI, 18ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et 23ème Division d’Infanterie (23ème DI).

1ère Armée

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée :

-GBCC-501 : 1er BCC (douze Renault R-40), 11ème BCC (trente-deux Renault R-40), 24ème BCC (six FCM-42), 34ème BCC (vingt-quatre FCM-42)

-1er GAAC : une batterie mixte (37 et 75mm)

-402ème RAAC : quatre batteries de douze canons antichars de 47mm et deux batteries de six canons antichars de 75mm soit un total de 60 pièces réparties entre les différents corps d’armée.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA) placé en réserve d’armée avec son 619ème RP, son 19ème GRCA (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), son 106ème RALH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), un 3ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), la 15ème DIM, le 80ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et la 1ère Division Marocaine.

-4ème Corps de Cavalerie/1er Corps de Cavalerie Polonais : Un groupement antichar et antiaérien disposant de canons de 47mm Puteaux modèle 1937 et de canons de 40mm Bofors, les premiers étant antichars et les seconds antiaériens, Un régiment d’artillerie lourde disposant de trois groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T, une 10ème Division Blindée (Humber Armoured Car, Hotchkiss H-39, Renault R-40 et B-1bis) et une 21ème Division Blindée (Humber Armoured Car, Hotchkiss H-39, B-1bis). Ce corps d’Armée est également placé en réserve d’armée mais uniquement pour une contre-attaque offensive ou défensive.

31ème Corps d’Armée (31ème CA) :

631ème Régiment de Pionniers (631ème RP), 31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte, 144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH), 76ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (76ème GRDI) (Hotchkiss H-39 et AMD) , 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC), 3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (3ème GRDIPol) disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers AMX-44, 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP)

-20ème Corps d’Armée (20ème CA) :

620ème RP, 20ème GRCA (douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P), 104ème RALT (un groupe de 105mm et d’un groupe de 155mm), 4ème GRDI (douze AMX-42 et de douze AM modèle 1940P), 12ème DIM, 95ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B des «Pan Pan » à canon de 47mm) et la 5ème DINA.

-1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol) :

un groupement antichar et antiaérien (canons antichars de 47mm et canons antiaériens de 40mm Bofors), un GRCA disposant de Daimler Armoured Car, un bataillon du génie, une régiment d’artillerie de marche avec deux groupes de 155mm et un groupe de 194mm, le 5ème GRDIPol (12 Daimler Dingo et 8 AMX-42), la 5ème DIP, le 6ème GRDIPol (huit Daimler Dingo et huit AMX-42) et la 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG).

-2ème Corps d’Armée :

602ème RP, 2ème GRCA (huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 105ème RALH (un groupe de 155mm et deux groupes de 105mm), 191ème RALT (deux groupes de 220C), 7ème GRDI (dix AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 1ère DIM, 92ème GRDI (dix AMX-44 et huit AM modèle 1940P) et la 2ème DINA.

2ème Armée

Unités dépendant directement de la 2ème Armée :

-412ème Régiment de Pionniers (412ème RP)

-2ème GAAC avec deux batteries mixtes de campagne qui se sont repartis les hommes disponibles, les hommes en surnombre ont été évacués vers la Bretagne et le Sud-Ouest pour préparer la mise au point de nouvelles unités.

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 502 (GBCC-502) : 2ème BCC (16 Renault R-40 à son arrivée sur la Seine, nombre qui remonte à vingt avec l’arrivée de chars de réserve), 10ème BCC (16 FCM-42), 18ème BCC (douze FCM-42 à l’arrivée sur la Seine mais seize a moment de l’attaque allemande) et 35ème BCC (vingt FCM-42)

A l’origine on trouvait d’ouest en est, les 5ème, 6ème et 22ème CA. Le 33ème CA issu de la Réserve Stratégique ne va pas relever l’un de ces trois CA mais va s’inserrer entre le 22ème CA et le 3ème CA qui dépend lui de la 9ème Armée, le 3ème Corps d’Armée couvrant le flanc sud-ouest de la Poche de Paris.

-5ème Corps d’Armée (5ème CA) :

605ème Régiment de Pionniers (605ème RP), 5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 110ème RALCH (un groupe de 105 et un groupe de 155mm), 194ème RALT (trois groupes de 220C modèle 1916), 93ème GRDI (huit FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 3ème DINA, 64ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et 55ème DI.

-6ème Corps d’Armée (6ème CA) :

606ème Régiment de Pionniers (606ème RP), 6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) (dix FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 118ème RALH (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 71ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), 1ère DIC, 36ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et 41ème DI.

-22ème Corps d’Armée (22ème CA) :

622ème RP, 22ème GRCA (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 180ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 73ème GRDI (huit AMX-44 et seize AM modèle 1940P), 3ème DIC, 60ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B) et 71ème DI.

-33ème Corps d’Armée (33ème CA) :

633ème Régiment de Pionniers (633ème RP), 33ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (33ème GRCA) (seize AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 146ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 57ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P), 62ème DI, 56ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P) et 63ème DI.

9ème Armée

Unités dépendant de l’état-major de la 9ème Armée :

-9ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne (canons de 37mm et de 75mm)

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 509 (GBCC-509) : 16ème BCC (seize puis vingt-quatre Renault R-40), 29ème BCC (seize Renault R-40)

-102ème DIF (défense de la Ligne Chauvineau) : 42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux, 148ème RIF, deux groupes du 160ème RAP. Il s’appuie sur le 21ème CA.

-3ème Corps d’Armée (3ème CA) : (couvre le flanc sud-ouest de la «Poche de Paris»)

3ème GRCA (12 AMX-44 et 12 AM modèle 1940P), 102ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 361ème RALP (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 1er GRDI (huit FCM-42 et douze AMP), 5ème DI, 30ème GRDI (12 FCM-42 et 12 AM modèle 1940P) et 18ème DI.

-15ème Corps d’Armée (15ème CA) : (couvre le flanc nord-ouest de la «Poche de Paris» entre le 3ème CA et le 21ème CA)

615ème RP, 15ème GRCA (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), 141ème RALH (un groupe de 105mm et deux groupes de 155mm), 72ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 2ème DIC, 74ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et 4ème DIC.

-21ème Corps d’Armée (21ème CA) : (couvre le nord de la «Poche de Paris»)

621ème RP, 21ème GRCA (huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 109ème RALH (un groupe de 105 et un groupe de 155mm), 66ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 53ème DI, 9ème GRDI (six AMX-42 et six AM modèle 1940P), 61ème DI.

-4ème Corps d’Armée (4ème CA) : (couvre le flanc est de la «Poche de Paris»)

604ème RP, 4ème GRCA (douze AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 111ème RALCH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 356ème RALP (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 94ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 4ème DINA, 24ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P) et 22ème DI.

-32ème Corps d’Armée (32ème CA) :

(sud de la «Poche de Paris» sur La Seine) 632ème RP, 32ème GRCA (douze AMX-42 et douze AMD-178B), 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 77ème GRDI (douze AMX-44 et douze AMD-178B), 7ème DIC, 4ème GRDIPol (douze AMX-44 et douze Daimler Dingo) 4ème DIP.

Le Conflit (78) Europe Occidentale (44)

Le BEF (British Expeditionnary Force) à rapidement fait taire les soupçons de certains concernant leur volonté de combattre en France notamment en les accusant de rester à proximité des ports pour fuir vers la mer patrie.

Ces soupçons revienne en force quand le BEF se décalant vers l’ouest prend la place de la 7ème Armée. Le général Villeneuve à beau vitupérer contre ces racontars il ne peut éradiquer cette rumeur qui s’éteint définitivement après les violents combats pour Rouen et Le Havre.

Clairement les différentes unités britanniques n’ont pas démérité mais ont besoin de temps pour souffler et pour retrouver tonus et cohérence opérationnelle. Il faut aussi regrouper les hommes dispersés certains parvenant à franchir La Seine alors que d’autres ont été évacués vers l’Angleterre.

Le général Villeneuve place le Corps Expéditionnaire Britannique en Réserve d’Armée en espérant que les allemands laisse le temps aux alliés de faire remonter une nouvelle armée britannique fraiche et dispo. Comme nous le savons cela ne va vraiment se passer ainsi….. .

C’est ainsi que la brigade antiaérienne à été virtuellement éliminée. Si nombre d’hommes ont pu être évacués en revanche la quasi-totalité des pièces à été perdue au combat ou par sabotage.

Le régiment antichar de marche à combattu jusqu’au bout, les dernières pièces sabotées, les artilleurs britanniques vont rallier la Grande-Bretagne où après un temps de repos vont mettre sur pied de nouvelles unités bien décidées à casser du blindé allemand.

Le régiment de cavalerie à pu lui franchir la Seine avec une partie de ses véhicules mais il n’est plus considéré comme opérationnel. Ces hommes vont rester en France et vont recevoir directement leurs nouveaux véhicules ce qui suscite la réprobation dans les rangs, nombre d’entre-eux ayant espéré un crochet par l’Angleterre pour revoir ne serait-ce qu’un jour ou deux femmes, enfants et proches.

En ce qui concerne les unités de mêlée, elles ont connu des destins divers et variés. La 44th «Home Counties Division» par exemple à conservé jusqu’au bout sa cohésion opérationnelle. Elle à pu franchir La Seine en combattant avant d’être repliée dans le Contentin. Des hommes obtiennent des permissions tandis que d’autres préparent la remontée en puissance de la division qui pourrait si besoin est être engagée avec un court préavis.

Ce n’est pas le cas de la 1st Canadian Division de quasiment tous les combats depuis le 10 mai et qui doit à terme intégrer une armée canadienne en France. Cette division reste sur le continent à la différence des 2nd and 3rd Canadian Division.

Plus malmenées que leur consœur, elles ont besoin de temps pour être à nouveau considérées comme opérationnelles. Elles ne seront d’ailleurs de retour sur le continent qu’au début de l’année 1950 soit bien après la fin de la première campagne de France.

Les deux divisions du 2nd British Corps (2nd et 3rd Infantry Division) avaient mises en réserve d’armée au sud de La Somme pour récupérer des violents combats. Après quelques jours de repos, les deux divisions sont remontées en ligne, combattant jusqu’à La Seine, traversant le fleuve non sans mal pour rejoindre la zone de regroupement et ainsi se préparer à reprendre la lutte.

Le 3rd British Corps (3rd BC) à lui souffert des combats puisque la 50th Northumberland Division s’est littéralement désintégrée en combattant à Rouen et au Havre.

La division est virtuellement dissoute et à cette époque se pose clairement la question de savoir si elle doit être reconstituée. La 6th Infantry Division à combattu jusqu’au bout avant de franchir le fleuve dans la nuit du 26 au 27 septembre, quelques volontaires acceptant de se sacrifier pour donner le change aux allemands qui réagissent férocement mais trop tardivement pour empêcher le dit franchissement. La 46th North Middland Division qui avait bénéficié d’une période de repos au sud de La Somme est à nouveau engagée mais parvient à combattre en ordre jusqu’à ce que les nécessités de l’évacuation impose une séparation des hommes.

Enfin le 1st British Armoured Corps (1st BAC) à subit des pertes sensibles notamment en ce qui concerne la 1st Armoured Division (UK) qui à laissé beaucoup de plumes, des gros plumes puisqu’il s’il s’agissait essentiellement de chars Cromwell et Churchill difficilement évacuables.

Dans la mesure du possible les véhicules étaient soigneusement sabotés mais ce n’était pas toujours possible et si les films de propagande allemands ont montré un certain nombre de ces chars paradant en Allemagne, peu ont été revus par la suite avec la Balkenkreuze.

Comme à chaque fois dans ces moments là, les hommes sont prioritaires sur les véhicules mais on verra tout de même quelques chars être évacués sur la rive sud de La Seine. La plupart nécessitant une sérieuse remise en état ils seront soit réformés pour être utilisés comme réservoir de pièces détachées ou seront utilisés pour l’entrainement, cédant la place à des véhicules neufs.

La 1ère Armée à combattu entre La Somme et La Seine devant étendre sa zone opérationnelle pour permettre au BEF de se décaller vers l’ouest.

Le 401ème RP à subit de lourdes pertes et doit être dissous une fois La Seine atteinte. Il sera ultérieurement reconstitué à la différence de nombre de régiments de pionniers.

Le 1er BCC mis en réserve avec huit Renault R-40 reçoit de nouveaux chars, le nombre de R-40 remontant à vingt-quatre exemplaires. Quand le bataillon repasse La Seine, le nombre est tombé à douze.

Le 11ème BCC qui disposait sur la Somme de 45 Renault R-40 n’en aligne plus que trente-deux sur La Seine mais ce chiffre ne doit pas être trompeur puisque de nouveaux chars ont été livrés tant bien que mal par les services de l’arrière.

Le 24ème BCC qui disposait de 18 FCM-42 n’en à plus que 6 quand il parvient à passer La Seine. L’unité est dissoute de facto à défaut de l’être de jure du moins pour le moment.

Le 34ème BCC qui disposait de 28 FCM-42 n’en possède plus que seize véhicules sur La Seine. L’unité reste en ligne, remontant à vingt-quatre chars légers au moment du lancement de l’offensive allemande.

Le 1er GAAC qui possédait deux batteries mixtes de campagne (canons de 75 et de 37mm) n’en possède plus qu’une sur La Seine, les pièces couvrant le fleuve contre l’aviation allemande (et parfois contre les troupes au sol).

Le 402ème RAAC qui disposait sur la Somme de six batteries de 47mm et de six batteries de 75mm ne possède plus sur la Seine que quatre batteries de 47mm et deux batteries de 75mm, les servants sans pièces étant rapidement évacués vers l’arrière pour ne pas perdre un personnel précieux.

A la fin du mois de juin le 2ème Corps d’Armée (2ème CA) avait été mis au repos après avoir été relevé par le 1er Corps d’Armée polonais. Il remonte en ligne début septembre pour remplacer le 19ème CA qui est à son tour mis au repos en réserve d’armée.

Le 2ème CA parvient à franchir la Seine en bon ordre avec son 602ème RP, un 2ème GRCA réduit à huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P, le 105ème RALH (un groupe de 155mm et deux groupes de 105mm), le 191ème RALT (deux groupes de 220C), le 7ème GRDI (dix AMX-44 et douze AM modèle 1940P), la 1ère DIM, le 92ème GRDI (10 AMX-44 et huit AM modèle 1940P) et la 2ème DINA.

Le 20ème Corps d’Armée (20ème CA) arrive sur La Seine avec un 620ème RP disposant de bonnes capacités opérationnelles, un 20ème GRCA disposant encore de douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P, d’un 104ème RALT disposant d’un groupe de 105mm et d’un groupe de 155mm, un 3ème GRDI disposant de douze AMX-42 et de douze AM modèle 1940P, la 12ème DIM, le 95ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B _des «Pan Pan » à canon de 47mm_) et la 5ème DINA. Ce corps d’armée va participer à la défense de La Seine lors de l’opération HUBERTUS.

Le 1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol) parvient lui aussi sur la Seine avec un groupement antichar et antiaérien, un GRCA disposant de Daimler Armoured Car, un bataillon du génie, une régiment d’artillerie de marche avec deux groupes de 155mm et un groupe de 194mm, le 5ème GRDIPol (12 Daimler Dingo et 8 AMX-42), la 5ème DIP, le 6ème GRDIPol (huit Daimler Dingo et huit AMX-42) et la 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG).

Le 19ème Corps d’Armée (19ème CA) à été mis en réserve d’armée après le repli sur La Somme. Il se régénère peu à peu et va pouvoir remonter en ligne. On trouve sur la Seine un 619ème RP très affaiblit, un 19ème GRCA remonté à douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P, un 106ème RALH disposant d’un groupe de 105mm et un groupe de 155mm,un 4ème GRDI disposant de huit FCM-42 et de douze AM modèle 1940P, la 15ème DIM, le 80ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et la 1ère Division Marocaine. Ce Corps d’armée est placé en réserve d’armée en compagnie du 4ème Corps d’Armée Polonais qui est en réalité un corps de cavalerie.

La 2ème Armée couvre le flanc oriental de la 1ère Armée et le flanc occidental de la 9ème Armée qui couvre la capitale. Elle comprend encore ses trois corps d’armée plus des unités dépendant directement d’elle.

On trouve le 412ème RP qui disposait encore de bonnes capacités utilisées pour aménager le terrain et sécuriser certains passages pour soulager les troupes de première ligne. Le 2ème GAAC n’aligne plus que deux batteries mixtes sur les trois d’origine.

Les différents Bataillons de Chars de Combat de la 2ème Armée ont également souffert. Le 2ème BCC ne possède plus sur la Seine que seize chars sur les trente-deux R-40 présents sur la Somme, le 10ème BCC n’alignait plus que seize FCM-42, le 18ème BCC ne disposait plus que douze FCM-42 alors que le 35ème BCC n’alignait plus que vingt chars (Certes il y en avait 28 sur la Somme mais des chars neufs ou reconditionnés ont été livrés).

D’ouest en est on trouvait le 5ème, le 6ème et le 22ème CA qui disposent encore de solides capacités opérationnelles malgré la dureté des combats sur la terre de France.

Le 5ème Corps d’Armée (5ème CA) disposait encore d’un 605ème RP affaiblit, d’un 5ème GRCA disposant encore de douze FCM-42 et de douze AM modèle 1940P, du 110ème RALCH qui aligne encore d’un groupe de 105 et d’un groupe de 155mm, du 194ème RALT disposant encore de trois groupes de 220C, du 93ème GRDI (huit FCM-42 et de douze AM modèle 1940P), de la 3ème DINA, du 64ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et du 55ème DI.

Le 6ème Corps d’Armée (6ème CA) alignait un 606ème RP très affaiblit, d’un 6ème GRCA disposant enccore de dix FCM-42 et de douze AM modèle 1940P, d’un 118ème RALH disposant encore de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm, du 71ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), de la 1ère DIC, du 36ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P) et de la 41ème DI.

Le 22ème Corps d’Armée (22ème CA) alignait le 622ème RP, le 22ème GRCA (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), le 180ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), le 73ème GRDI (huit AMX-44 et seize AM modèle 1940P), la 3ème DIC, le 60ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B) et la 71ème DI.

La 9ème Armée à un rôle clé car elle couvre Paris, une partie de ses forces formant la Garnison de la Place de Paris (GPP) qui s’appuie sur la Ligne Chauvineau censée interdire la prise de Paris même si il est peu probable qu’elle aurait résister à une offensive allemande d’ampleur.

Les combats menés depuis le bassin versant de la Somme ont été rudes. Le 418ème Régiment de Pionniers est tellement affaiblit qu’il doit être dissous.

Le 5ème BCC qui disposait sur la Somme de douze Renault R-35 avait été placé en réserve d’armée mais il à du être engagé et est donc rayé des registres, le bataillon dissous n’étant d’ailleurs pas reconstitué au grand dam des survivants.

Le 16ème BCC en meilleur état alignait encore trente-six Renault R-40. Ce bataillon va appuyer l’infanterie dans ces missions offensives comme défensives. Quand le bataillon parvient sur Paris, il ne dispose plus que de seize chars qui vont traverser la ville dans un défilé symbolique pour renforcer la détermination des défenseurs.

Le 29ème BCC ne disposait plus sur la Somme que de dix-huit Renault R-40 mais bénéficie de l’arrivée de chars issus du stock, portant le nombre à vingt-huit mais sur la Seine le nombre est tombé à seize. Il va être détaché auprès de la GPP.

La 102ème DIF s’est repliée tant bien que mal sur Paris. Comme il est décidé de défendre la ville, cette «division» va tenir la Ligne Chauvineau avec une partie de ses moyens à savoir la 42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux, le 148ème RIF et deux groupes du 160ème RAP. Ils vont bénéficier du «soutien» d’un 21ème Corps d’Armée (21ème CA) affaiblit (voir ci-après).

Le 9ème GAAC disposait lui encore de deux batteries mixtes (37 et de 75mm) qui vont couvrir Paris contre les raids aériens.

Le 3ème Corps d’Armée (3ème CA) à été mis au repos après le repli général sur La Somme et relevé par le 15ème CA. Il va remonter en ligne après trois semaines de repos et va combattre jusqu’à son rempli sur la Seine, couvrant le flanc sud-ouest de la «poche de Paris».

Il comprend à cette date le 3ème GRCA (12 AMX-44 et 12 AMP), le 102ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), le 361ème RALP (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), le 1er GRDI (huit FCM-42 et douze AMP), la 5ème DI, le 30ème GRDI (12 FCM-42 et 12 AMP) et la 18ème DI.

Le 15ème Corps d’Armée (15ème CA) avait relevé le 3ème CA. Il va combattre jusqu’au bout se repliant sur Paris pour couvrir le nord-ouest à l’ouest du 21ème CA qui couvrait le nord de Paris.

Ce corps d’armée dispose encore de l’essentiel de ces moyens avec le 615ème RP, le 15ème GRCA (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), le 141ème RALH (un groupe de 105mm et deux groupes de 155mm), le 71ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMP), la 2ème DIC, le 74ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et la 4ème DIC.

Le 4ème Corps d’Armée (4ème CA) occupait le flanc sud-est de la «poche de Paris» avec le 21ème CA sur son flanc occidental. Il comprend alors le 604ème RP (assez affaiblit), le 4ème GRCA (douze AMX-44 et douze AMP), le 111ème RALCH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), le 356ème RALP (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), le 94ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMP), la 4ème DINA, le 24ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMP) et la 22ème DI.

Le 21ème Corps d’Armée (21ème CA) disposait lui d’un 621ème RP très affaiblit, d’un 21ème GRCA réduit à huit AMX-44 et douze AMP, d’un 109ème RALH disposant d’un groupe de 105 et d’un groupe de 155mm, du 66ème GRDI (huit AMX-42 et douze AMP), de la 53ème DI, du 9ème GRDI (six AMX-42 et six AMP) et de la 61ème DI.

Le 32ème Corps d’Armée (32ème CA) est déployé au sud de Paris pour fermer la poche et éviter qu’une attaque brusquée des allemands n’entraine par exemple le franchissement rapide du fleuve.

Il comprend à l’époque le 632ème RP, le 32ème GRCA (douze AMX-42 et douze AMD-178B), le 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), le 77ème GRDI (douze AMX-44 et douze AMD-178B), la 7ème DIC, le 4ème GRDIPol (douze AMX-44 et douze Daimler Dingo) et la 4ème DIP.

Le Conflit (77) Europe Occidentale (43)

La 9ème Armée à été moins exposée par les combats en Belgique ce qui explique des pertes moins élevées. Les hommes et le matériel ont néanmoins été éprouvés par des combats aussi violents que durant le première conflit mondial.

C’est ainsi que le 481ème régiment de pionniers voit ses effectifs complétés par ceux du 402ème qui est dissous à cette occasion.

En ce qui concerne les bataillons de chars le 5ème BCC n’alignait plus que trente-deux Renault R-35 le 22 juin 1949. Au début août il est tombé à douze chars et est donc placé en réserve d’armée.

Le 16ème BCC qui disposait de quarante-cinq Renault R-40 le 22 juin 1949 n’aligne plus que trente-six au début du mois d’août.

Le 29ème BCC lui disposait de quarante chars à la fin du mois de juin, nombre tombé début août à trente-deux avec des chars réparés et des chars issus des stocks. Le 39ème BCC qui disposait de trente-deux chars à la fin du mois de juin n’en à plus que dix-huit début août même si le nombre va très vite remonter avec le retour des blessés et l’arrivée de nouveaux chars.

La 102ème DIF qui est l’équivalent d’un corps d’armée à combattu pour tenir le secteur de frontière dont elle assurait la défense. Elle à subit des pertes sensibles et doit être placée en réserve pour reconsitution si reconsitution il y à ce qui n’est pas certain à 100%.

Le 9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) n’aligne plus que deux batteries mixtes de campagne tirant aussi bien contre-avions que contre-terre.

Eprouvé par les combats en Belgique et dans le nord de la France, le 3ème Corps d’Armée (3ème CA) est mis au repos et remplacé en première ligne par le 15ème CA issu de la Réserve Stratégique.

Le 3ème GRCA avait connu une relative période de repos après son aventure en Belgique. Il avait néanmoins repris rapidement le combat avec de nouveaux chars (des AMX-44) et des nouvelles automitrailleuses puissantes.

Le 102ème RALT voit ses moyens réduits faute de matériel à un groupe de 105mm et un groupe de 155mm. Sa remontée en puissance est prévue mais va dépendre moins du matériel que du retour et/ou de l’arrivée de nouveaux artilleurs. Même chose pour le 361ème RALP qui ne comprend plus qu’un groupe de 105L et un groupe de 155L.

Le 1er GRDI voit ses moyens être réduits à six FCM-42 et huit AM modèle 1940P alors que le 30ème GRDI qui à bénéficié d’un premier recomplément dispose encore de huit FCM-42 et de douze automitrailleuses puissantes.

Si la 5ème DIM est restée sous l’autorité de son corps d’armée, la 1ère division de chasseurs ardennais à été placée en réserve d’armée le 27 juin 1949 pour éviter les complications politiques suite à la capitulation des troupes belges à Ostende. Elle est relevée par la 18ème DI qui à eu le temps de récupérer de ses durs combats dans les Ardennes Belges.

Après accord du gouvernement belge en exil cette division va rallier le sud de La Seine comme «réserve stratégique». Comme nous le verrons par la suite, cette division sera finalement dissoute pour permettre de faire renaitre une armée belge digne de ce nom.

Le 15ème Corps d’Armée (15ème CA) qui remplace le 3ème CA est donc en pleine possession de ses moyens. Il comprend le 615ème RP, le 15ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39 et vingt-quatre automitrailleuses de découverte), le 141ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S), le 72ème GRDI (chars légers AMX-42 et automitrailleuses puissantes), la 2ème Division d’Infanterie Coloniale (2ème DIC), le 74ème GRDI (chars légers Hotchkiss H-39 et automitrailleuses puissantes) et la 4ème Division d’Infanterie Coloniale (4ème DIC).

Le 4ème Corps d’Armée (4ème CA) est toujours là avec un 604ème RP affaiblit mais qui à conservé toute sa cohésion opérationnelle. Même chose pour le 4ème GRCA qui aligne seize AMX-44 et seize automitrailleuses puissantes pour éclairer, couvrir et flanquer. En revanche le 111ème RALCH à perdu un peu de sa superbe avec seulement deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm.

Ce corps d’armée dispose également du 356ème RALP issu de la réserve générale avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm de quoi compenser les pertes en bouches à feu.

Le 94ème GRDI qui assure l’éclairage de la 4ème DINA aligne encore douze AMX-42 et douze automitrailleuses puissantes. Même chose pour le 24ème GRDI rattaché à la 22ème DI.

Le 21ème Corps d’Armée (21ème CA) dispose d’un 621ème RP très affaiblit (au point que sa dissolution à été évoquée), d’un 21ème GRCA qui possède seize AMX-44 et seize automitrailleuses puissantes, d’un 109ème RALH qui possède encore ses quatre groupes (deux de 105mm et deux de 155mm), du 66ème GRDI qui assure l’éclairage de la 53ème DI avec ses douze chars légers AMX-42 et ses seize automitrailleuses puissantes. Même mission pour le 9ème GRDI qui avec douze AMX-42 et douze automitrailleuses puissantes assure l’éclairage de la 61ème DI.

Le 32ème Corps d’Armée (32ème CA) est moins entamé que les autres car issu de la Réserve Stratégique et déployé uniquement après le repli sur la France des éléments de la 9ème Armée engagés outre-quiévrain.

Il comprend toujours le 632ème RP, le 32ème GRCA (qui dispose de seize AMX-42 et de seize AMD-178B), du 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), du 77ème GRDI (seize AMX-42 et seize automitrailleuses de découverte), de la 7ème DIC, du 4ème GRDI Pol (seize AMX-44 et seize Daimler Dingo) et de la 4ème DIP.

La 2ème Armée chargée de couvrir les Ardennes depuis le sol français à été peu entamée par les combats en Belgique, un peu plus par les combats sur la terre de France.

Elle assure la défense de Sedan, Montmedy et Rethel, la 2ème Armée s’arquant vers le sud pour couvrir le flanc nord de la 3ème Armée chargée notamment de la défense de Reims où les preux polonais vont s’illustrer.

Quand elle se replie vers le sud elle dispose encore des moyens suivants :

-Le 412ème Régiment de Pionniers est toujours là et peu entamé. Il continue son travail de l’ombre à construire des obstacles et à sécuriser des zones, déchargeant les unités d’active de missions secondaires.

-Au 10 mai 1949 le GBCC (Groupement des Bataillons de Chars de Combat) de la 2ème Armée disposait de quatre bataillons de chars légers soit 180 chars. Début août le nombre est tombé à seulement 126 mais cela s’explique par la réparation rapide de chars endommagés et surtout l’arrivée de chars issus des stocks.

C’est ainsi que le 2ème BCC disposait encore de 32 Renault R-40, le 10ème BCC de 36 FCM-42, le 18ème BCC de 30 FCM-42 et le 35ème BCC de 28 Renault R-40.

-Le 2ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (2ème GAAC) est toujours là. Il à adopté l’organisation de campagne avec trois batteries mixtes en remplacement des deux batteries légères et des deux batteries lourdes du temps de paix. Comme les autres GAAC il va à la fois tirer contre-avions et contre-terre.

Le 5ème Corps d’Armée (5ème CA) dispose encore du 605ème Régiment de Pionniers (quasiment intact), du 5ème GRCA (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), du 110ème RALCH (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1917), du 194ème RALT issu de la Réserve Générale (quatre groupes de 220C), du 93ème GRDI (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), de la 3ème DINA, du 64ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et vingt-quatre automitrailleuses puissantes) et de la 55ème DI.

Le 6ème Corps d’Armée (6ème CA) dispose encore du 606ème Régiment de Pionniers, du 6ème GRCA (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), du 118ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917), du 71ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et dix-huit AM modèle 1940P), de la 1ère DIC, du 36ème GRDI (composition identique du 71ème GRDI) et de la 41ème DI.

Le 22ème Corps d’Armée (22ème CA) comprend encore le 622ème Régiment de Pionniers (622ème RP), du 22ème GRCA (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), du 180ème RALT (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes disposant de canons de 155 GPF-T), d’unités du génie et de soutien, du 73ème GRDI (douze AMX-44 et vingt AM modèle 1940P), de la 3ème DIC, du 60ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et seize AMD-178B) et de la 71ème DI.

Les 1er et 2ème Corps de Cavalerie placés sous l’autorité du GA n°1 ont mené des raids, des coups de sonde pour couvrir le repli des unités de mêlée et surtout user les pointes avant des unités allemandes. Ces opérations appelées après guerre «opérations-éclairs» étaient menés en liaison avec l’artillerie et l’aviation.

Pour éviter que ce repli ne soit trop rapidement suivit d’un second, le général Villeneuve décide d’engager enfin le 1er Corps d’Armée Cuirassé (1er CAC) et ses trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DCui) face aux unités allemandes notamment le 1. Panzerkorps qui fait face à une opposition nettement plus musclée que celle des troupes néerlandaises.

Cet engagement va se faire dans le secteur de la 9ème Armée qui est la première armée à ne pas bénéficier du cours de la Somme comme «barrière naturelle» même si comme le dira le général Villeneuve «une barrière naturelle comme des obstacles cela n’à d’utilité que si c’est battu par les feux pour empêcher sapeurs et pontonniers de travailler».

Es-ce le seul objectif ? On peut en douter car le 12ème GRDI et la 4ème DI sont associés à cet assaut comme si le général Villeneuve avait une autre idée derrière la tête. Comme les mémoires du «Général Tornade» et les archives sont muettes à ce sujet cela restera une énigme de l’histoire militaire.

Les français tirent les premiers le 9 août 1949 et surprennent les allemands. L’assaut se fait sans préparation d’artillerie ni attaques aériennes, l’arrivée des ARL-44 et autres Renault G1R surprend l’infanterie allemande.

D’un seul coup l’artillerie se déchaine selon un ballet bien plus savant que le simple matraquage du premier conflit mondial. Des frappes rapides et brutales suivit d’un tir de barrage, un ballet savant orchestré de main de maitre par les artilleurs du 1er CAC et du reste de la 9ème Armée qui déclenchent le feu de Wotan.

Dans certains cas on assiste à des moments de panique digne de ceux qu’avaient connu les soldats allemands confrontés aux premiers chars.

Es-ce le renversement tant attendu ? Hélas non car les allemands se ressaisissent très vite en faisant donner l’aviation et l’artillerie pour bloquer l’avancée de la 1ère Division Cuirassée alors que la 3ème avance toujours. De son côté la 5ème se tiens prêts à soutenir l’une des deux divisions. Même chose pour la 4ème DI et le 12ème GRDI.

Les combats sont violents, les pertes terribles dans les deux camps. Nombre de blindés sont abandonnés sur le champ de bataille, certains chars changeant de camp de manière plus ou moins définitive.

Si les français vont dominer du 9 au 13 août avec l’engagement de tous les moyens à partir du 14 août 1949 les allemands reprennent la maitrise des opérations même si les français vont tenir encore trois jours jusqu’au 17 août 1949 quand le 1er Corps d’Armée Cuirassé passablement affaiblit se repli non sans lancer une ultime charge pour calmer les ardeurs des envahisseurs venus d’outre-Rhin.

A l’issue de cette bataille les allemands restent maitres du champ de bataille mais leur affaiblissement est tel que les allemands ne peuvent reprendre aussitôt leur avancée. Il leur faut regrouper leurs unités, évacuer leurs chars endommagés pour les réparer, évacuer les chars ennemis. Certaines épaves seront encore là à la fin de l’année !

Sans l’intervention des «gros frères» du 1er CAC les alliés auraient du probablement se replier bien plus vite sur la Seine avec le risque que la retraite ne tourne à la déroute.

Finalement les allemands ne vont reprendre leur avancée sur La Somme qu’à partir du 18 août en tenant à trois reprises de franchir un fleuve qui n’est pourtant ni le Nil, ni la Volga et encore moins l’Amazone. Seulement voilà ce fleuve qui arrose Amiens et Abbeville est solidement tenu par des unités expérimentés et surtout motivés.

Ce n’est donc qu’au quatrième assaut le 22 août que le fleuve est franchit, les alliés réculant méthodiquement sans panique. Même l’arrivée des chars ou des unités motocyclistes ne troublent plus les troupes alliées. Même les réservistes sur lesquels certains émettaient des doutes sur leurs capacités font face aux troupes allemandes avec vigueur et motivation.

A cette époque la décision à été prise de se replier sur La Seine aussi la mission des corps d’armée présents sur La Somme c’est de se replier progressivement sur le grand fleuve en infligeant le plus de pertes possibles aux allemands .

Comme ailleurs, les villes sont autant de points d’appui sur lesquels peut s’appuyer la résistance alliée mais les populations sont là moins favorables aux combats urbains. On assiste à quelques mouvements d’humeur de la population civile et des autorités locales (vite rappelées à l’ordre par le gouvernement) mais aussi à des bagarres entre soldats et civils ! Si ce dernier phénomène n’est pas la norme cela tempère l’image d’une France unie et combattant les allemands comme un seul homme.

En dépit du fait qu’il y à très peu de fortifications (tout juste quelques blockhaus de campagne, quelques positions sommairement aménagées), les villes de la région vont tenir longtemps. C’est ainsi que le port de Dieppe ne tombe que le 5 septembre 1949 après dix jours d’une folle résistance qui stupéfie la France et le monde. Bon cela se paye au prix fort puisque la ville est détruite à 95%.

C’est le 18ème Corps d’Armée (18ème CA) qui à donné de sa personne et autant dire qu’il n’à pas laissé sa part aux chiens comme le dit la sagesse populaire. Son affaiblissement est pattant mais son commandant le général Galnier-Denis refuse d’être évacué annonçant qu’ils combattront jusqu’au bout et qu’il est pour eux hors de question de quitter «La sainte terre de France».

Devant une telle détermination le général Villeneuve dont le général Galnier-Denis est l’un des protégés ordonne que le 18ème CA couvre la côte puis franchisse La Seine pour tenir le fleuve en soutien des autres unités alliés et des Corps d’Armée de la Réserve Stratégique qui n’ont pas encore été engagés. En fait c’est toute la 7ème Armée qui va passer le fleuve en laissant le BEF tenir la rive nord et les villes de Rouen et du Havre.

Le 18ème CA va également défendre le port de Fécamp qui tombe le 12 septembre 1949. Il est clairement réduit à peu de choses mais est encore plein de vigueur comme le reconnaît son chef qui blessé à trois reprises refuse d’être évacué.

Quand il franchit La Seine le 19 septembre, le 18ème CA n’aligne plus qu’un 618ème RP réduit à peu de chose, d’un 18ème GRCA qui possède encore une poignée de véhicules, d’un groupe de 105mm et un groupe de 155mm au sein du 101ème RALT, d’un 27ème GRDI très affaiblit, d’une 21ème DI réduite à 60% de ses effectifs, d’un 68ème GRDI qui dispose encore de bonnes capacités opérationnelles alors que la 9ème DIM possède encore 75% de ses effectifs et de ses moyens opérationnels.

Le 14ème CA franchit La Seine le lendemain après avoir été relevé par des troupes britanniques non sans que la Luftwaffe ne vienne saluer ce repli par quelques menus bombardements et mitraillages ce qui occassionne quelques pertes malgré l’intervention vigoureuse de la chasse et de la DCA.

La Seine devient pour les pilotes allemands «L’allée de la mort» (Todeselle) tant les alliés ont déployé de pièces de DCA lourdes et légères pour couvrir le passage de leurs troupes sur la rive sud de La Seine. A cela s’ajoute la chasse mais aussi des générateurs de fumée, des ballons de barrage et un savant camouflage.

Le 14ème Corps d’Armée à moins souffert que le 18ème CA mais à naturellement laissé des plumes dans des combats bien plus violents qu’entre 1914 et 1918, la puissance de feu décuplée, l’omniprésence de l’aviation et des facteurs politico-idéologiques à mon sens bien plus prononcés que trente ans plus tôt.

Si le 614ème RP détruit sur La Somme n’à pas été reconstitué, le 14ème GRCA très affaiblit à retrouvé des couleurs en recevant de nouveaux Hotchkiss H-39 et de nouvelles AM modèle 1940P en l’occurrence douze et seize véhicules. Les vétérans cohabitent avec de jeunes conscrits frais émoulus des centres d’entrainement.

Le 125ème RALT est parvenu à sauver l’essentiel de ses moyens avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm mais le 190ème RALT à perdu de nombreux canons de 220C modèle 1916, réduisant sa puissance de feu à deux groupes seulement ce qui est toujours mieux que rien.

Le 6ème GRDI à perdu une partie de ses moyens mais reste une unité d’un bon niveau opérationnel tout comme la 3ème DIM. En revanche le 28ème GRDI est clairement affaiblit tout comme la 24ème DI.

A ces deux corps d’armées s’ajoutent des unités dépendant directement de la 7ème Armée comme le 401ème Régiment d’Artillerie Anti-Char qui après avoir combattu sur la Somme et sur les côtes de la Manche parvient à faire passer quelques pièces sur la rive sud tout en laissant quelques canons de 75mm aux canadiens avec des artilleurs volontaires pour les servir.

Le 407ème Régiment de Pionniers (407ème RP) qui à bénéficié de la dissolution du 417ème RP à continué son travail de l’ombre, aménageant positions défensives, créant des obstacles en liaison avec les sapeurs du génie pour ralentir les allemands. Ils faisaient parfois le coup de feu et si au début certains fantassins les prenaient de haut très vite ils se faisaient accepter comme des combattants à part entière.

Le 7ème BCC qui ne disposait plus que de douze FCM-42 avait été mis en réserve d’armée une fois la 7ème Armée passée sur la rive sud de la Somme. Le repit accordé par les allemands ont permis le retour des blessés, l’arrivée de nouveaux membres d’équipage et surtout de nouveaux chars légers permettant de faire remonter le nombre de chars à trente-six. Ils vont combattre jusqu’au passage de la 7ème Armée au sud de La Seine. Il ne lui restait alors que douze FCM-42.

Le 17ème BCC dissous suite au passage de La Somme sans chars n’est pas reconstitué avant la fin de la Campagne de France. Le 32ème BCC disposait encore de seize FCM-42 qui vont recevoir le renfort de douze engins. Une fois le bataillon sur la rive sud de La Seine, il ne lui restait que seize chars en plus ou moins bon état.

Le 7ème GAAC qui avait été dissous avant le passage de la Somme (son personnel à été évacué vers la Grande-Bretagne) n’à pas été reconstitué, le personnel ralliant la France pour armer d’autres unités de DCA.

A noter que la 4ème DI et le 12ème GRDI qui ont combattu aux côtés du 1er CAC retrouvent le commandement de la 7ème Armée mais sont placés en réserve d’armée pour repos et recomplément des moyens et des effectifs.

Pour faire face à l’affaiblissement de la 7ème Armée, décision est prise non sans débats et hésitation de transférer des divisions de la 5ème Armée qui monte la garde sur les Alpes contre une probable/possible/potentielle/hypothétique attaque italienne (rayez les mentions inutiles).

Deux divisions vont rallier l’estuaire de La Seine, la 23ème DI placée sous le commandement du 14ème CA et la 1ère DINA placée sous le commandement du 18ème CA.

Le Conflit (67) Europe Occidentale (33)

Combats à l’ouest (2): La France à nouveau

Avant-propos

Dans cette partie je vais (enfin certains dirons) parler des combats qui vont ensanglanter notre territoire de la mi-juin à la fin du mois d’octobre, cinq mois de violents combats qui vont aboutir après l’échec de l’opération HUBERTUS à la glaciation du front sur La Seine, le Morvan et la rive méridionale du lac Leman.

Je vais me concentrer sur les combats terrestres sur le front nord-est mais je vais aussi parler d’incidents dans le massif Alpin mais aussi sur les Pyrénées. Les combats du front est seront abordés dans la partie suivante avec l’opération TIGER.

Je vais également aborder les combats aériens au dessus du territoire national mais aussi au dessus de l’Allemagne dont les villes, les infrastructures et l’industrie sont soumises à des attaques multiples.

Il y à également des combats navals mais ils sont mineurs par rapport à ceux de la Campagne de Norvège.

Cette partie va se terminer quand le front se fige sur La Seine mais la Campagne de France n’est alors pas totalement terminée.

Situation au 22 juin 1949

Le 18 juin 1949 les premières troupes allemandes franchissent la frontière franco-belge marquant le début de la Bataille de France (1949). Avant de parler des combats stricto sensu il faut parler de la situation des troupes alliées et allemandes, la lame GA n°1 étant passablement émoussée même si l’arrivée de troupes fraiches (un corps d’armée du dispositif NorBourg et un corps d’armée polonais de l’APF) permet de gagner du temps face à des troupes allemandes moins fringantes que cinq semaines plus tôt.

A noter que le BEF à reçu le renfort d’un corps d’armée canadien qui relève un 2nd British Corps très affaiblit par les violents combats en Belgique.

Il faut dire que les combats non pas été simplement violents mais impitoyables. On compte plusieurs cas d’exactions vis à vis de civils mais aussi vis à vis de prisonniers. Forcément le contentieux devient tel que les combats de la Campagne de Belgique s’éloignent très vite des combats de gentlemen.

Le franchissement de la frontière menée par les allemands le 18 juin est un franchissement local, une reconnaissance en force bien loin d’entamer le dispositif allié. Disons que c’est un événement symbolique à mille lieux de l’opération TIGER déclenchée le 22 juin 1949 par le Heeresgruppe C dans l’espoir de relancer une campagne qui s’essoufflait qui s’enlisait.

A l’annonce du déclenchement de cette offensive, le général Villeneuve ordonne le repli sur la frontière française, un retour à la situation du 10 mai 1949 même si cette fois on ne peut plus compter sur les troupes belges et néerlandaises. En même temps en face les unités sont émoussées par des combats dont la violence n’à rien à envier avec celle du premier conflit mondial.

Les allemands se trouvent donc confrontés avec le scénario qu’ils redoutaient le plus à savoir une guerre d’usure.

Avant de parler des combats dans la partie suivante il est important de parler du dispositif allié et du dispositif allemand :

Ordre de Bataille des forces alliées pour la Campagne de France (1) : Groupe d’Armées n°1

7ème Armée

-407ème et 417ème régiments de pionniers (les 427ème et 437ème ont été dissous pour recompléter les effectifs des deux premiers)

-7ème et 17ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°507 (GBCC n°507)

-7ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 au 10 mai 1949 trente-deux au 22 juin 1949

-17ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 au 10 mai 1949 vingt-quatre au 22 juin 1949

-32ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M) au 10 mai 1949 vingt-huit au 22 juin 1949

-43ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M) dix-huit au 22 juin 1949. Mis au repos pour recomplément à l’arrière du front

-Parc des engins blindés n°7

-Des unités du génie et de soutien

-7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) : un état-major, une batterie hors-rang, et trois batteries mixtes de campagne combinant quatre pièces de 75mm et huit de 37mm.

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA)

NdA pour les pertes voir la partie consacrée aux forces aériennes françaises et britanniques

-8ème Escadre de Chasse : 81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair au 10 mai 1949

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA I/35 et II/35 volant respectivement sur 27 Bréguet Br691 et 27 Bréguet Br693.

-Un Groupe de Bombardement en Piqué, le GB I/40 volant sur vingt-sept Loire-Nieuport LN-430 au 10 mai 1949.

-Un Groupe de Bombardement Median, le GBM II/12 volant sur vingt-sept Lioré et Olivier Léo 451 au 10 mai 1949.

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/35 volant sur trente-six Bloch MB-176 au 10 mai 1949,

-Deux puis trois GAO (GAO-501, GAO-514 et GAO-518) regroupant au total huit Bloch MB-175, seize Bloch MB-176, trente-six Dewoitine D-720 et quarante-cinq ANF-Les Mureaux ANF-123.

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-601ème régiment de pionniers

-1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) : douze chars légers AMX-42, seize automitrailleuses AM modèle 1940P + fusiliers motocyclistes au 10 mai 1949. Au 22 juin 1949, l’unité dispose de douze chars légers et de douze automitrailleuses puissantes mais d’un escadron de fusiliers motocyclistes passablement amoindri.

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien 

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) : ce groupement comprend au 22 juin 1949 dix chars légers Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P (huit AMP, quatre AMP-S, deux AMP-Dépannage et deux AMP-PC)

-25ème Division d’Infanterie Motorisée (25ème DIM) 

-12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) : mis au repos à l’arrière du front mais prêt à être réengagée en cas de besoin

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI) mise au repos à l’arrière du front non remplacée

-27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) : cette unité dispose au 22 juin 1940 de seize chars légers FCM-42 et de douze AM modèle 1940P (six AMP, quatre AMP-S, une AMP-DÉPANNAGE et une AMP-PC)

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) 

18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : au 22 juin 1949, l’unité dispose de huit AMX-42 et de huit AMP (six AMP et deux AMP-S)

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (115ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917S

-Unités du génie et de soutien 

-2ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (2ème GRDI) : au 22 juin 1949 l’unité dispose de dix chars légers Hotchkiss H-39 et de seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-DÉPANNAGE et une AMP-PC)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) 

-68ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (68ème GRDI) : au 22 juin 1949 l’unité dispose de dix chars légers Hotchkiss H-39 et de seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-DÉPANNAGE et une AMP-PC)

-60ème Division d’Infanterie (60ème DI) 

-59ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (59ème GRDI) : détruit à Anvers son personnel à rembarqué début juin 1949 en direction de la Grande-Bretagne puis renvoyé en France. En cours de reconstitution avec de nouveaux véhicules (AMX-44, AM modèle 1940P…..)

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI) : Cette division qui s’est couverte de gloire à Anvers à été évacuée passablement amochée vers la Grande-Bretagne. Elle est rentrée en France le 8 juin 1949 et est en cours de reconstitution dans le Sud-Ouest avec des vétérans et de nouvelles recrues.

14ème Corps d’Armée (14ème CA)

NdA : Corps d’Armée issu de la Réserve Stratégique

-614ème régiment de pionniers (614ème RP)

-14ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (14ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-125ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (125ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipé de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (6ème GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 3ème Division d’Infanterie Motorisée (3ème DIM)

-28ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (28ème GRDI) disposant de Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte

-La 24ème Division d’Infanterie (24ème DI)

British Expeditionnary Force (BEF)

-Etat-major implanté à Lille

-Un régiment d’artillerie légère

-Un régiment d’artillerie de campagne

-Un régiment d’artillerie lourde

-Une brigade antiaérienne

-Deux régiments antichars

-Un régiment de cavalerie

-1st British Corps

-1st Infantry Division

-1st Canadian (Infantry) Division

-44th «Home Counties» Division mise au repos

-2nd British Corps

NdA : corps d’armée placé en réserve pour repos et reconstitution des forces

-2nd Infantry Division

-3rd Infantry Division

-48th «South Middland» Division détruite en cours de reconstitution en Grande-Bretagne

1st Canadian Army Corps (1st CANAC)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien

-Un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée

-2nd Canadian (Infantry) Division

-3rd Canadian (Infantry) Division

-3rd British Corps

-4th Infantry Division détruite en cours de reconstitution en Grande-Bretagne

-6th Infantry Division mise au repos à l’arrière du front tenu par le BEF

-50th «Northumberland» Division

-46th North Middland Division

-1st British Armoured Corps

-1st Armoured Division (UK)

-2nd Armoured Division (UK)

1ère Armée

-401ème régiment de pionniers (les deux autres ont été dissous pour recompléter le premier nommé)

-1ère et 11ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°501 (GBCC n°501)

-1er BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 au 10 mai 1949 tombé à dix-huit au 22 juin 1949 mais toujours en ligne

-11ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 modifiés au 10 mai 1949. Le bataillon qui ne possède plus que quatorze chars en état est placé en réserve pour repos et surtout transformation sur Renault R-40.

-24ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 au 10 mai 1949 trente-deux au 22 juin 1949

-34ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 au 10 mai 1949 quarante au 22 juin 1949 après l’arrivée de chars issus des stocks.

-Parc des engins blindés n°1

-Des unités du génie et de soutien logistique

-1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC) avec un état-major, une batterie hors-rang et trois batteries mixtes de campagne avec quatre canons de 75mm et huit canons de 37mm


-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA)

-2ème Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322 répartis en trois groupes de trente-six appareils.

-3ème Escadre de Chasse : 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils.

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA II/35 et II/51 volant respectivement sur Bréguet Br695 et Bréguet Br693.

-Deux groupes de bombardement en piqué, les GBp I/42 et GBp II/42 volant sur Bréguet Br698 soit un total de cinquante-quatre appareils en ligne.

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451.

-Un Groupe de reconnaissance, le GR II/35 volant sur trente-six Bloch MB-176. A cela il faut ajouter 16 autres MB-176 pour deux GAO, huit Bloch MB-175 pour un troisième GAO, trente-six Dewoitine D-720 et quarante-cinq ANF-Les Mureaux ANF-123.

-2ème Corps d’Armée (2ème CA)

NdA : corps d’armée mis au repos et remplacé en ligne par le 1er Corps d’Armée polonais de l’Armée Polonaise Française (voir ci-après)

-602ème régiment de pionniers

-2ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (2ème GRCA) : vingt chars légers AMX-44 et seize AM modèle 1940P. Lors de sa mise au repos le 2ème GRCA ne possède plus que neuf AMX-44 et huit AM modèle 1940P

-105ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (105ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1918.

-Unités du génie et de soutien

-7ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (7ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC). A la mise au repos du corps d’armée, le nombre est tombé à seize AMX-44 et seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-Dépannage et une AMP-PC)

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM) 

-92ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (92ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

A la mise au repos du corps d’armée, le nombre est tombé à seize AMX-44 et seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-Dépannage et une AMP-PC)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA) 

-1er Corps d’Armée Polonais

-Un groupement antichar disposant de canons de 47mm Puteaux modèle 1937

-Un groupement antiaérien disposant de canons de 40mm Bofors

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA) disposant d’autos blindées Daimler Armoured Car.

-1er Bataillon du 1er Régiment du Génie polonais

-301ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise avec trois groupes de canons de 155mm GPF-T et un groupe de canons de 194mm détaché du 302ème RALPol

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (5ème GRDI Pol) disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers en l’occurence des AMX-42.

-5ème Division d’Infanterie Polonaise (5ème DIP) : Cette division comprend trois régiments d’infanterie (13ème, 15ème et 17ème RIP), deux régiments d’artillerie (5ème RAPol et 205ème RAPol), de la 5ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 5ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

-6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (6ème GRDI) qui comprend des autos blindées Daimler Dingo et des chars légers FCM-42

-1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG) : Cette division comprend trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (6ème RAPol et 206ème RAPol), de la 6ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 6ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA)

-619ème Régiment de Pionniers

-19ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (19ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes. Au 22 juin 1948 le nombre est de douze AMX-42, de dix-huit AM modèle 1940P et d’un escadron motocycliste.

-106ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (106ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945S.

-Unité du génie et de soutien

-4ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (4ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 22 juin l’unité dispose de seize chars et de douze automitrailleuses

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM) :

-80ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (80ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AM modèle 1940P respectivement douze et seize au 22 juin 1949.

-1ère Division Marocaine (1ère DM) :

-20ème Corps d’Armée (20ème CA)

-620ème Régiment de Pionniers

-20ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (20ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AM modèle 1940P en différents modèles. Au 22 juin 1949 on trouve dix chars légers et douze automitrailleuses AM modèle 1940P

-104ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (104ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unité du génie et de soutien

-3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (3ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P. Au 22 juin 1949 ce nombre est tombé à douze chars légers et vingt-quatre automitrailleuses AM modèle 1940P

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) :

-95ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (95ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P, ces automitrailleuses n’étant toujours pas arrivées le 10 mai 1949. Au 22 juin 1949 ce groupement dispose de douze Hotchkiss H-39 et de vingt-quatre AMD-178D.

-5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (5ème DINA) 

9ème Armée

-402ème et 481ème régiments de pionniers (les deux autres régiments ont été dissous pour recompléter les deux restants)

-9ème et 19ème compagnies de garde de quartier général

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°509 (GBCC-509)

-5ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 modifiés au 10 mai 1949. Au 22 juin le bataillon ne dispose plus que de trente-deux chars

-16ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 au 10 mai 1949. Le bataillon à laissé douze chars dans les forêts ardennaises, la plupart ayant été rendus irrécupérables pour éviter toute réutilisation par les allemands. Au 22 juin 1949 ce bataillon à retrouvé sa pleine capacité opérationnelle avec quarante-cinq chars

-29ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M) au 10 mai 1949 mais seulement trente-deux le 22 juin 1949, le chiffre remontant le 27 à quarante chars.

-39ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M) au 10 mai 1949 mais seulement trente-six le 22 juin 1949. Faute de personnel ce bataillon ne peut remonter à quarante-cinq chars en ligne.

-102ème Division d’Infanterie de Fortereresse 

-Unités du génie et de soutien

-9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) : Un Etat-Major, une Batterie Hors-Rang (soutien logistique) et trois batteries mixtes de campagne (quatre canons de 75mm et huit canons de 37mm)

-Groupement d’Aviation de la 9ème Armée (GRAVIA-IXA)

-1ère Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs) au 10 mai 1949.

-Un groupe de bombardement en piqué, le GBp II/40 volant sur vingt-sept Loire-Nieuport LN-430 au 10 mai 1949.

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA I/51 volant sur douze Bréguet Br691 et quinze Br693.

-Un groupe de bombardement médian, le GB III/12 volant sur vingt-sept Lioré et Olivier Léo 451 le 10 mai 1949

-Un groupe de reconnaissance, le GR III/35 volant sur trente six Bloch MB-176 auxquels il faut ajouter huit appareils d’un GAO plus 16 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123. Néanmoins l’arrivée du 32ème CA permet l’engagement du GAO-532 qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux.

-3ème Corps d’Armée (3ème CA)

-3ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (3ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39, d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes. L’unité doit recevoir à terme des AMX-44 et des AM modèle 1940P sans oublier de nouvelles motos side-car pour les fusiliers motocyclistes

-102ème Régiment d’Artillerie Lourde Automobile/A Tracteurs (102ème RALA/T) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T.

-361ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (361ème RALP) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155mm GPF-T.

-1er Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (1er GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P respectivement douze et seize au 10 mai 1949. L’unité dispose encore de huit et de douze véhicules respectivement le 22 juin 1949.

-5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM) :

-30ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (30ème GRDI) : vingt chars légers FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P qui ont remplacé les AMD-178B à canon de 47mm. Au 22 juin 1949 ce groupement dispose de douze FCM-42 et dix-huit AM modèle 1940P.

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI) : Cette division est mise au repos pour recomplément et remplacée par la 1ère Division de Chasseurs Ardennais

-4ème Corps d’Armée (4ème CA)

-604ème Régiment de Pionniers (604ème RP)

-4ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (4ème GRCA) disposait à l’origine de Hotchkiss H-39 et d’AM modèle 1940P sans oublier les fusiliers motocyclistes. Après les pertes de la Campagne de Belgique, l’unité à enfin reçu ses AMX-44, de nouvelles AM modèle 1940P et de nouvelles motos side-cars pour les fusiliers motocyclistes.

-111ème Régiment d’Artillerie Lourde à Cheval (111ème RALCH) équipéé de deux groupes de 105mm disposant de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945S.

-Unités du génie et de soutien

-94ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (94ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 22 juin 1949 l’unité dispose de dix AMX-42 et de vingt-deux AM modèle 1940P.

-4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA)

-24ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (24ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P nombre tombé à seize AMX-42 et à dix-huit AM modèle 1940P.

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI) :

21ème Corps d’Armée (21ème CA)

-621ème Régiment de Pionniers

-21ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (21ème GRCA) disposant de Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AMD-178 en attendant les AMX-44 et les AM modèle 1940P. Après l’engagement dans la Campagne de Belgique, les H-39 sont remplacés par des AMX-44 et les automitrailleuses de découverte par des automitrailleuses puissantes.

109ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (109ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1918S.

-Unités du génie et de soutien

-66ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (66ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’AM modèle 1940P. Au 22 juin 1949 cette unité dispose de quinze AMX-42 et de vingt-quatre AM modèle 1940P.

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI) :

-9ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (9ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’AM modèle 1940P.

-61ème Division d’Infanterie (61ème DI) :

32ème Corps d’Armée (32ème CA)

-632ème Régiment de Pionniers (632ème RP)

-32ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (32ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses de découverte (les fameuses «Pan-Pan») et de fusiliers motocyclistes

-145ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (145ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-77ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (77ème GRDI) : disposant de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses de découverte et de fusiliers motocyclistes

-7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC) 

-4ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (4ème GRDIPol) : disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers AMX-44.

-4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) 

2ème Armée

-412ème régiments de pionniers

-2ème et 12ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°502 (GBCC n°502)

-2ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-10ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-18ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M)

-35ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-2ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (2ème GAAC) : Un état-major, une Batterie Hors-Rang, deux batteries de canons de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de canons de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Unité du génie et de soutien

-Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA)

-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) : 81 Curtiss H-81 et 27 Lockheed H-322 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six chasseurs.

-Deux groupes de bombardement léger, les GBI/32 et GB II/32 volant sur un total de cinquante-quatre Douglas DB-7D.

-Un groupe de bombardement médian, le GB I/34 volant sur vingt-sept Amiot 351

-Un groupe de reconnaissance, le GR IV/35 volant sur trente-six Bloch MB-176. A cela s’ajoute les appareils des GAO en l’occurence 16 Bloch MB-176, 8 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

-5ème Corps d’Armée (5ème CA)

-605ème Régiment de Pionniers (605ème RP)

-5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) : chars légers Hotchkiss H-39 et automitrailleuses de découverte AMD-178B à la mobilisation. Au 10 mai 1949, l’équipement est mixte avec des H-39, des FCM-42, des AMD-178B et des AM modèle 1940P. On trouve également des fusiliers motocyclistes.

A la fin juin l’équipement à été simplifié, les FCM-42 sont toujours là mais les H-39 sont parties tout comme les AMD-178B qui ont été toutes remplacées par des AM modèle 1940P

-110ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Hippomobile (110ème RALCH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm modèle 1917L

-93ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (93ème GRDI) qui dispose de FCM-42 et d’AM modèle 1940P.

-3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) :

-64ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (64ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-huit automitrailleuses de découverte AMD-178 toujours là au 10 mai 1949. Au 22 juin 1949 si les Hotchkiss H-39 sont toujours là, les AMD-178 ont été remplacées par des AM modèle 1940P.

-55ème Division d’Infanterie (55ème DI) :

-6ème Corps d’Armée (6ème CA)

-606ème Régiment de Pionniers (606ème RP)

-6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) qui dispose de chars légers FCM-42 et et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-118ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (118ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917.

-Unités du génie et de soutien

-71ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (71ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC) :

-36ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (36ème GRDI) qui dispose de vingt Hotchkiss H-39 et de vingt-huit AM modèle 1940P

-41ème Division d’Infanterie (41ème DI) :

-22ème Corps d’Armée (22ème CA)

-622ème Régiment de Pionniers

-22ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (22ème GRCA) disposant de chars légers FCM-42 et des AM modèle 1940P.

-180ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (180ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155 GPF-T.

-Unités du génie et de soutien

-73ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (73ème GRDI) disposant de vingt chars légers AMX-44 et de vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC) 

-60ème Groupement de Reconnaissance d’Infanterie (60ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-quatre AMD-178B en attendant la disponibilité des AM modèle 1940P qui ne sont pas arrivées au 10 mai 1949. Au 22 juin 1949 les AMD sont toujours là.

-71ème Division d’Infanterie (71ème DI) 

Le Conflit (62) Europe Occidentale (28)

La Campagne de Belgique (1) : batailles aux frontières

La première phase de la Campagne de Belgique (1949) est une phase de combats à la frontière belgo-allemande, frontière couverte par des fortifications, la Position Fortifiée de Liège (PFL), des fortifications plus ou moins anciennes, modernisées durant l’entre-deux-guerre avec la construction de nouveaux ouvrages comme l’imposant fort d’Eben-Emael. Cette PFL est couverte au sud par la Position Fortifiée de Namur et au nord par la Position Fortifiée d’Anvers.

Initialement les belges ne voulaient pas défendre les Ardennes, les chasseurs ardennais devant couvrir des destructions pour gêner les mouvements allemands avant de se replier mais l’insistance des français et peut être des doutes sur une telle stratégie _rappelons qu’un obstacle ou une destruction non battue par les feux ne sert à rien_ ont provoqué un changement majeur : désormais les Ardennes seront défendues avec l’aide d’unités françaises placées sous commandement belge.

Ces unités comme nous le verrons par la suite seront la 18ème Division d’Infanterie (18ème DI), la 3ème Brigade de Spahis, le 3ème GRCA (chars légers Hotchkiss H-39, d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes) et la 16ème BCC (quarante-cinq chars légers Renault R-40), les autres unités du 3ème Corps d’Armée (3ème CA) restant en France prêts à pénétrer en Belgique (Nda récit des combats dans la partie (3)).

Tout comme en 1914 la défense de la Belgique repose sur des lignes fortifiées qui offrent un «triangle de fer» Liège-Anvers-Namur. La plupart de ces ouvrages étaient déjà là en 1914 et avaient offert une magnifique résistance aux troupes du Kaiser.

Si certains ouvrages avaient été modernisés a minima d’autres trop endommagés par les combats ou jugés inutiles n’avaient pas été remis en état et/ou modernisés.

Quelques ouvrages modernes avaient vu le jour dont le splendide fort d’Eben-Emael qui dominait de toute sa masse le canal Albert.

Les lignes fortifiées belges ont un rôle crucial dans la stratégie générale de Bruxelles : bloquer le plus longtemps possible les troupes allemandes pour donner le temps aux alliés d’arriver dans de bonnes conditions mais aussi appuyer les unités de manœuvres par leurs feux (sans oublier naturellement le soutien moral).

Je ne vais pas ici me lancer dans un panorama exhaustif des fortifications frontalières belges mais il semble quand même important d’effectuer une présentation a minima.

-Position Fortifiée de Liège (PFL) : construite entre 1888 et 1891 elle se compose initialement de douze forts en béton armé situé à 7km du centre-ville de l’ancienne capitale de la principauté épiscopale de Liège. A cette occasion la citadelle de Liège et le fort de la Chartreuse sont déclassés mais intégrés dans le schéma général.

Ces forts sont ceux de Barchon, d’Evegnée, du Fleron, de Chaudfontaine, d’Embourg, de Boncelles, de Flemalle, d’Hollogne, de Lancin, de Lantin, de Liers et du Pontice.

Tous sont attaqués par les allemands en août 1914, le fort d’Hollogne étant d’ailleurs tellement endommagé qu’il ne sera pas concerné par les travaux de modernisation décidés dans les années trente.

En effet durant la période 1919-39 des travaux importants sont menés pour moderniser ces forts avec le remplacement de l’armement obsolète, l’amélioration des locaux vie, le renforcement de la protection des zones sensibles…… .

Moderniser ne suffisant pas des forts neufs sont construits à l’écart de cette première ligne fortifiée comme le fort d’Eben-Emael pour couvrir le canal Albert et empêcher une nouvelle invasion allemande par ce qu’on appelle «la trouée du Limbourg», le fort d’Aubin-Neufchâteau, le fort de Battice ou le fort de Tancremont (appelé également fort Pepinster).

Ces nouveaux forts reprennent grosso modo le schéma des forts du XIXème siècle ce qui est un choix très conservateur par rapport à celui fait par exemple en France pour la ligne Maginot.

A noter que deux autres forts devaient être construits mais n’ont jamais vu le jour : le fort des Waides et le fort de Sougé-Remouchamps.

Durant la Pax Armada des travaux complémentaires ont été entrepris pour renforcer notamment la défense rapprochée de certains forts pour éviter une attaque surprise de type coup de main. Ces travaux ont été menés en liaison avec la construction de P.O à la frontière et d’une ligne antichar, la ligne KW (voir ci-après)

-Position Fortifiée de Namur (PFN) : Cette position est contemporaine de celle de Liège à savoir la fin du 19ème siècle (1888-1891). Elle se compose de neuf forts situés soit sur la rive gauche (Fort de Cognelée, Fort de Marchavelette, Fort de St Heribert, Fort de Malonne, Fort de Suarlée, Fort de l’Emires) ou sur la rive droite de la Meuse (Fort de Maizeret, Fort d’Andoy, Fort de Dave).

Ces forts ont été attaqués durant le premier conflit mondial avec la douloureuse chance que la chute de Liège avait libéré des moyens côté allemand et que les troupes du Kaiser avaient appris de leurs échecs.

Durant les années trente certains ouvrages ont été modernisés (les forts de Cognelée et de l’Empires sont restés si l’on peut dire dans leur jus), les travaux étant semblables à ceux menés à Liège avec le remplacement de l’armement obsolète par un armement moderne, l’amélioration des locaux-vie, l’augmentation de la protection.

Durant la Pax Armada des travaux sont menés mais les projets de construire de nouveaux forts comme au nord à Liège n’aboutissent pas.

De septembre 1948 à mai 1949 de nouveaux travaux sont menés avec le renforcement de la protection antiaérienne et antichar et la construction de petits ouvrages pour entraver les mouvements de l’infanterie allemande et rendre plus difficile et plus sanglante l’approche.

-Ligne Fortifiée d’Anvers : Les forts ont été construits entre 1859 et 1914, deux lignes de forts représentant 95km de circonférence. C’était la théorie du réduit national où le gouvernement belge espérait résister le temps qu’arrive l’aide alliée aka britannique.

En 1914 les allemands ont attaqué les forts avec les pièces les plus lourdes de leur arsenal (305 et 420mm), ces canons tirant des obus qui ne laissaient aucune chance aux forts anversois qui révélèrent les limites de la fortification. Néanmoins ce siège retint 150000 hommes loin de la Marne.

Après guerre les fortifications sont pour beaucoup déclassées mais certaines sont modernisées moins pour refaire d’Anvers une place-forte inexpugnable que pour permettre à l’armée en campagne d’y trouver un appui et une protection.

Comme pour les autres forts belges, les forts d’Anvers sont pour certains rénovés avec une protection améliorée, des locaux-vie plus moderne, un armement régénéré par le remplacement des armes obsolètes par des armes modernes. Signe qui traduit un changement de rôle : les pièces longue portée sont remplacés par des armes ayant une plus courte portée mais étant mieux adaptées à l’appui de l’infanterie.

Durant la période comprise entre septembre 1948 et mai 1949 de petits ouvrages supplémentaires ont été construits, un fossé antichar inondable aménagé….. .

-Ligne KW et postes d’alerte :

La Ligne KW est aménagée en 1939 et surtout en 1948/49 suivant le cours de la Dyle allant globalement d’Anvers à la frontière française en passant par Namur. Elle comprend plus de 400 bunkers.

Plus précisément elle part du fort de Koningshooikt (position fortifiée d’Anvers), passe par Lierre,Louvain, Wavre, Gembloux et Rhisnes où elle fait sa jonction avec la position fortifiée de Namur.

Elle était comparable à notre ligne Doumer ou la ligne Chauvineau avec des blockhaus tactiques couvrant un fossé antichar, des obstacles antichars (tétraedres) et antipersonnelles (barrières Cointet).

C’est sur cette ligne que les troupes alliées devaient se déployer pour soutenir les troupes belges à un délai de huit à dix jours.

Cette ligne KW est le cœur de la stratégie de défense belge en septembre 1948 avec également des éléments avancés sur la frontière même. Il s’agissait de prévenir le franchissement de la frontière plus que pour résister fermement même si certains «observateurs» ne se sont pas contentés de signaler l’invasion allemande.

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Le plan général de l’offensive à l’ouest est donc grosso modo une redite du plan Schlieffen à savoir une offensive en Belgique, un mouvement tournant pour prendre à revers les troupes alliées qui n’hésiteront pas à pénétrer en Belgique comme en 1914.

Plusieurs plans vont être envisagés donc prévoyant le largage sur la ligne Liège-Namur-Charleroi de trois divisions parachutistes pour déstabiliser le dispositif belge et faciliter l’avancée du corps de bataille que ce soit des divisions d’infanterie ou des divisions blindées.

Ce plan est rejeté car jugé trop audacieux. Les Fallschirmjäger vont être engagés mais uniquement dans un assaut contre le fort d’Eben-Emael sous la forme d’un Kampfgruppe Granit issu de la 5. Fliegerdivision engagée aux Pays-Bas.

Une fois ce fort neutralisé les allemands espèrent déborder le dispositif belge et foncer dans la profondeur du territoire belge avant l’arrivée des alliés qui ont besoin selon des calculs d’avant-guerre de huit à dix jours pour être sereinement en place et ne pas avoir à combattre pour se mettre en position sur la ligne KW.

Cela ne va pas se passer comme ça puisque le raid sur Eben-Emael est un semi-échec ou une demi réussite. Les troupes belges mises en alerte vont résister pied à pied en dépit d’une infériorité manifeste en terme de puissance de feu.

Les raisons de cette résistance sont multiples : volonté d’imiter les ainés de 1914, discours galvanisant de Léopold III mais aussi comme nous le savons les premières exactions allemandes qui rendent fou de rage les soldats et civils belges. Il y à aussi la promesse de l’intervention alliée, les premières unités françaises et britanniques recevant un accueil délirant sur les routes du plat-pays.

Pour frapper la Belgique, l’Allemagne va engager pas moins de cinq armées, douze corps d’armées (dont un S.S) et un Panzerkorps soit un total de trente-cinq divisions d’infanterie et quatre divisions blindées dont une S.S.

En face les moyens belges sont nettement moins importants ce qui aurait du rendre la campagne facile mais bien entendu à la guerre ce n’est jamais aussi simple que cela. De plus toutes les divisions ne sont pas engagées en même temps pour à la fois ménager un outil militaire pas extensible à l’infini et parce que la logistique allemande fonctionne toujours à flux tendu et connait de nombreux goulots d’étranglements.

La bataille des frontières commence aux premières heures du 10 mai 1949 quand des planeurs DFS-230 remorqués par des Heinkel He-111 s’approchent du fort d’Eben-Emael pour se poser sur le toit du fort qui domine de toute sa puissance le canal Albert et trois ponts vitaux pour la future offensive allemande.

L’approche des planeurs est bien signalée mais dans un premier temps comme sidérés les belges ne réagissent pas. Ils se reprennent assez rapidement et si douze planeurs se posent sur le toit de la forteresse, quatre sont abattus par la DCA belge même si lucides les artilleurs antiaériens d’outre-quievrain reconnaitront qu’il s’agissait davantage de chance que d’autre chose.

Les parachutistes allemandes neutralisent plusieurs coupoles amoindrissant la capacité de résistance du fort mais ne parviennent pas à le neutraliser complètement. Se repliant sur le toit ils en sont chassés par le tir de l’artillerie du 7ème Corps d’Armée puis par une contre-attaque de la 5ème DI.

Les paras allemands doivent se replier sur les ponts du canal Albert, deux d’entre-eux sautent (Kane Vroenhoven) mais un est capturé intact (Weldwezelt) ce qui permettra aux allemands de franchir la voie d’eau mais de manière moins confortable que si ils avaient pu neutraliser totalement la forteresse et si ils avaient pu s’emparer des trois ponts intacts.

Plus au sud des parachutistes allemands sont largués sur Aubin-Neufchauteau, Battice et Tancremont mais ils sont dispersés et sont quasiment tous anéantis par de vigoureuses contre-attaques des garnisons et des troupes de couverture.

Clairement l’assaut aéroporté est un échec. Si certains l’attribue au manque de moyens engagés d’autres estiment que les parachutistes seuls ne peuvent faire basculer le sort d’une campagne à eux seuls.

Dans la foulée de ces largages de parachutistes les bombardiers allemands escortés par la chasse se lancent dans une série de raids sur les aérodromes belges mais aussi français dans l’espoir de neutraliser au sol les aviations ennemis ou du moins de provoquer une telle pagaille que leur intervention serait aussi tardive qu’inefficace.

Là encore les résultats sont decevants surtout à la hauteur des moyens et des espoirs engagés. Non seulement les pertes d’avions au sol sont assez faibles mais en plus des avions sont en vol ou décollent et surprennent bombardiers et chasseurs allemands, en abattant certains.

Après l’aviation le «dieu de la guerre» entre en action en l’occurence l’artillerie sous la forme de pièces lourdes qui tentent de neutraliser les postes d’observation frontaliers, les lignes fortifiées de campagne, de couper les lignes de communication, de frapper les infrastructures routières et ferroviaires pour géner au maximum les mouvements des troupes belges.

L’artillerie en question est celle de la Heeres-Artillerie qu’il s’agisse de canons de 150mm, de 170mm, de 210mm mais aussi de lance-roquettes multiples (Nebelwerfer) et de pièces lourdes sur voie ferrée (280mm).

Cette préparation d’artillerie ressemble à celle du premier conflit mondial même si à la différence de celle qui ne fût pas la Der des ders la préparation d’artillerie est plus ciblée en visant des cibles particulières plutôt que tout vouloir écraser sous un déluge de feu.

Les troupes belges sont soumises à un déluge de feu qui provoquent des dégâts qu’ils soient physiques ou psychologiques. Certains craquent mais d’autres tiennent bon.

Comme le dira le caporal Edouard Demorel «J’ai tellement eu peur sous ce bombardement d’artillerie ! Mon dieu ! J’ai cru mourir un nombre incalculable de fois ! Quand le bombardement à cessé j’ai vu que j’étais encore en vie. Cela m’à vacciné contre le désespoir et contre toute tentative téméraire. Je n’avais qu’une hâte ! Que les allemands arrivent pour que je règle quelques contentieux familiaux avec eux».

Très vite les allemands passent à l’assaut. Pas une offensive massive mais des coups de sonde pour neutraliser les postes d’observation et les postes d’alerte situés sur la frontière.

A la différence de la France il n’y à pas vraiment de maisons fortes avec des moyens non-négligeables mais plutôt de simples bunkers, de simples blockhaus qui à part donner l’alerte ne permettent pas de faire grand chose. On trouve également des tourelles monoplaces dans des encuvements avec des mitrailleuses.

Selon les endroits de la frontière le comportement de ces unités frontalières et variables. Certains se rendent immédiatement sans la moindre résistance, d’autres préviennent le haut-commandement, tiraille avant de se replier (certains vont piéger l’accès à leur poste provoquant un certain nombre de pertes) alors que certains décident de combattre jusqu’à la mort, les allemands devant neutraliser certains blockhaus et certaines tourelles démontables au lance-roquettes, au lance-flammes ou au canon antichar.

La réaction des allemands sera également variable. Certaines brutes ne vont pas hésiter à exécuter sommairement un prisonnier de guerre alors que d’autres plus «chevaleresques» rendront les honneurs militaires à des prisonniers ou même à des corps de braves.

Cette résistance était tout simplement symbolique mais le symbole en temps de guerre est capital que ce soit pour le moral des troupes, le moral de l’arrière ou pour des questions de politique (confere le Luxembourg qui veilla à ne pas rééditer l’erreur de 1914 où les troupes allemandes ne connurent aucune opposition).

Les premiers combats majeurs de la Campagne de Belgique (1949) ont lieu dans le nord du pays opposant les 5ème et 7ème Corps d’Armée belges aux deux corps d’armée de la 5ème Armée allemande (6.AK 12.ID 13.ID 1.S.S Division Leibstandarte Adolf Hitler et 7.AK _27.ID 30.ID et 2. S.S Division Deutschland) soit quatre divisions belges contre six divisions allemandes.

En apparence les allemands doivent l’emporter facilement mais rien ne va se passer comme prévu, les belges se montrant bien plus mordants qu’espéré et côté allemand toute les divisions ne s’illustrent pas notamment les divisions S.S. Comme le dira un combattant de la Division Deutschland «Heureusement que nous avions un bon service de propagande pour masquer nos déficiences».

Comme expliquer un tel écart ? Les raisons sont multiples mais il y à un manque de motivation pour le combat, un niveau général médiocre, la Heer ne faisant rien pour aider ces divisions à devenir meilleures.

Avec le temps la sélection naturelle fera son œuvre et les divisions S.S verront leur niveau global s’améliorer.

Le 4ème Corps d’Armée belge est engagé à la marge pour épauler le 6ème CA et surtout éviter que les allemands ne prennent à revers le dispositif belge avec les conséquences que l’on imagine, aucun soldat n’aimant combattre en sachant que l’ennemi est devant et derrière.

Les combats sont âpres et violents, on ne se fait aucun cadeau notamment lors des combats rapprochés, les duels à l’arme blanche et à la grenade sont légions. On signale ainsi plusieurs charges belges à la baïonnette et plusieurs échanges de grenades d’un camp à l’autre !

Très vite le haut-commandement belge prend la décision de déployer la 1ère Division d’Infanterie (BEL) pour couvrir Anvers en vue d’une éventuelle évacuation ou pour éviter un effondrement trop rapide de la partie septentrionale du dispositif.

Cette division va bénéficier très vite du soutien de la 68ème Division d’Infanterie (FRA) qui va rallier Anvers par la mer (NdA dans le plan Dyle-Breda cette division devait rallier Breda), ces deux divisions vont donner du fil à retorde aux unités allemandes mais nous y reviendront.

La division française quitte Dunkerque à bord de ferrys transmanches réquisitionnés escortés par l’Escadre Légère du Nord (ELN) le 11 mai 1949 et parvient à Anvers le lendemain 12 mai. Son arrivée sera saluée par les allemands qui bombardent le port mais fort heureusement les pertes parmi les fantassins français sont limités. Ces deux division vont former le 1er Corps d’Armée Belgo-Français (1er CABF) à l’existence éphémère.

De son côté la 12ème Armée allemande bouscule le 3ème Corps d’Armée qui bénéficie très vite du renfort de la 14ème Division d’Infanterie (BEL) issue de la Réserve Stratégique.

Les belges parviennent à transférer leurs divisions jusqu’au front avec relativement peu de pertes ce qui est une véritable gageure quand on sait que très vite la Luftwaffe à dominé le ciel belge (hors zone où étaient déployées les unités franco-anglaises) et qui à provoqué une série de limogeage parmi les hautes sphères de l’armée de l’air allemande toujours pas en odeur de sainteté auprès du duo Himmler/Heydrich guerre civile passée oblige.

Plus au sud le 8ème Corps d’Armée Belge est engagé par les 9. et 11.ArmeeKorps (4ème Armée allemande) et sérieusement bousculé ce qui oblige le haut-commandement belge à engager le 1er Corps de Cavalerie (BEL) qui doit néanmoins se partager entre les 3ème et 8ème CA.

Il restait alors au haut-commandement belge deux divisions mais celles-ci se déploient dès le 12 mai pour couvrir Bruxelles (16ème et 18ème DI).

En clair dès cette époque la Belgique n’à plus aucune réserve opérationnelle disponible. Certes des jeunes conscrits sont mobilisés, certes des vétérans de l’armée reprennent du service mais il faudrait plusieurs semaines pour que ces unités soient opérationnelles avec un résultat pour le moins incertains.

Très vite d’ailleurs le gouvernement belge avec l’accord du roi Léopold III et du gouvernement français prend la décision de transférer les recrues en France pour anticiper une reconstitution d’une armée belge moins sur le territoire national qu’en France.

Voilà pourquoi les belges attendent avec impatience l’arrivée des alliés, des français et des britanniques.

Dès le premier jour le gouvernement belge solicite l’aide des alliés. Signe qui ne trompe pas, la demande belge transmise à 06.15 est acceptée à 07.30 par le président du conseil, le ministre de la Guerre et le général Villeneuve.

Ce dernier préssentait que l’offensive allemande était imminente, les informations recueillies allaient toutes dans le même sens.

Le «Général Tornade» qui devait se rendre aux Etats-Unis pour discuter avec des officiels américains avaient ainsi obtenu le report de ce voyage «Tant pis dira-t-il à sa femme Agnès nous prendront le Normandie une autre fois».

Il avait donc fait préciser les ordres de marche, avaient demandé à toutes les unités d’être capables de «décaler» le plus vite possible «Dans la journée de l’offensive allemande si cela était possible».

Les différentes unités firent des prodiges pour accéder aux demandes du généralissime. On vit même des permissionnaires renoncer à deux jours de perm pour être là «avec les copains». Inutile de préciser que jamais le prédécesseur de Villeneuve n’aurait obtenu un tel dévouement.

Si aujourd’hui on déploie très vite une division d’infanterie, à l’époque c’est plus compliqué, il faut plusieurs jours pour la transporter à bord de camions et surtout à bord de trains. Outre le temps incompressible, il faut compter sur la possibilité que les infrastructures soient bombardées par l’aviation.

Il faut donc gagner du temps et pour cela envoyer en avant des unités conçues pour aller le plus vite possible : des unités motomécaniques.

Pas surprenant que les premières unités alliées à franchir la frontière belge sont côté français les GRCA (Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée) et les GRDI (Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie) en attendant les Divisions Légères Mécaniques (DLM), des unités qui n’ont rien à envier aux Panzerdivisionen qu’aligne le camp adverse.

Les GRCA et les GRDI disposaient de chars légers, d’automitrailleuses puissantes (AMP) et de fusiliers motocyclistes.

Ces unités devaient éclairer et flanquer, ouvrir la voie aux Grandes Unités mais en théorie ne devaient pas combattre en l’absence des DI ou des DLM. Bien entendu ça c’est dans la théorie parce que dans la pratique ce sera différent.

En théorie les unités motomécaniques françaises et britanniques doivent rallier en trois ou quatre jours maximum la ligne KW pour soutenir les unités belges et freiner les unités allemandes toujours dans l’optique de gagner du temps pour permettre aux DI et aux DIM de s’installer sans avoir à combattre en même temps.

Ces mouvements vont se faire sous une solide couverture aérienne, les unités de la Luftwaffe persuadés de faire de jolis cartons sur les chars, les véhicules de dragons portés et autres automitrailleuses puissantes vont avoir la désagréable surprise de tomber sur une aviation alliée mordante.

A cela s’ajoute une DCA qui si elle ne possède pas l’aura historique de la Flak est tout sauf à prendre à la légère.

Selon un processus imaginé avant-guerre et rodé par différentes exercices sur carte, les différentes unités du GA n°1 vont «décaler». Certaines unités vont cependant rester initialement en France au grand dam des principaux concernés qui regrettaient de ne pas participer à la «grande bagarre».

Les différents GRCA et GRDI vont former des groupements occasionnels prenant le nom du commandant du GRCA.

C’est ainsi que les unités du 1er Corps d’Armée (FRA) vont former le Groupement Marchand du nom du commandant du 1er GRCA. Ce dernier comprenait douze chars légers AMX-42, seize automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

A cela s’ajoute les 5ème et 27ème GRDI qui disposent pour le premier de chars légers Hotchkisss H-39 et des automitrailleuses puissantes et pour le second de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes. En revanche le 12ème GRDI reste en «réserve».

Ce groupement occasionnel bénéficie de l’aide du GAO-501 qui comprend comme les autres Groupements Aériens d’Observation des bimoteurs de reconnaissance tactique (en l’occurrence ici huit Bloch MB-175), des triplaces de travaille Dewoitine D-720 (douze appareils) et quinze petits monomoteurs à aile haute et train fixe ANF-Les Mureaux ANF-123.

Les Bloch MB-175 décollent en premier pour ouvrir la voie et repérer les grandes axes de progression, les Dewoitine D-720 doivent eux assurer davantage la coordination air-sol alors que les ANF-123 sont mis à la disposition du groupement Marchand pour lui permettre d’avoir un coup d’avance en repérant par exemple précocement l’ennemi.

La couverture aérienne est assurée par les Bloch MB-157 et les Lockheed H-322 Eclair de la 8ème Escadre de Chasse (8ème EC). En revanche les unités de bombardement et d’assaut sont conservées à l’écart, le haut-commandement allié voulant en savoir plus avant de lancer des attaques aériennes.

Les divisions d’infanterie de ce corps (25ème DIM et 21ème DI) suivent, la première par la route grâce à une motorisation totale et la seconde par la route et par la voie ferrée ce qui peut entrainer un découplage relançant l’idée de créer avant-guerre des corps d’armée entièrement motorisés vus par ces partisans comme le prolongement des Corps de Cavalerie et des Corps Cuirassés mais ceci est une autre histoire.

Au même moment le 18ème Corps d’Armée (FRA) franchit la frontière belge, le 18ème GRCA formant le Groupement Terrachini avec les 2ème, 68ème et 59ème GRDI qui doivent couvrir respectivement les 9ème Division d’Infanterie Motorisées, 60ème DI et 68ème DI, cette dernière comme on l’à vu ralliant Anvers par bateau mais son GRDI probablement pour des raisons logistiques prenant le chemin de la Belgique par la route sans qu’il soit question du moins pour l’instant de l’envoyer dans le grand port belge.

L’équipement de ce groupement est hétéroclite avec des AMX-42 (18ème GRCA), des Hotchkisss H-39 (2ème et 68ème GRDI) et des AMX-44 (59ème GRDI) mais uniquement des AM modèle 1940P sans oublier les différents modèles de motos side-cars utilisés par les fusiliers motocyclistes sans compter les véhicules légers pour remorquer les armes lourdes.

Le groupement Terrachini bénéficie lui aussi de «jumelles aéroportées» avec le GAO-518 qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123. Ces trente-cinq appareils vont être utilisés de manière nettement plus offensive puisque leur commandant le commandant Vatrillier va mener des missions de reconnaissance armée sur tout ce qui était allemand.

En ce qui concerne les divisions d’infanterie là encore risque élevé de découplage puisqu’on trouve une division d’infanterie motorisée (la 9ème DIM) et une division de type Nord-Est (60ème DI).

Le BEF engage lui aussi ses unités motorisées pour gagner le plus de temps possible et permettre aux divisions d’infanterie de se déployer le plus sereinement possible. Ces unités motorisées en question étant deux régiments de cavalerie qui ont depuis très longtemps abandonné le cheval pour des autos blindées, des canons portés et de l’infanterie portée, ces deux régiments ressemblant aux GRDI français.

Le 2ème GRCA forme le cœur du Groupement Pellosi avec ces douze AMX-44, ses seize AM modèle 1940P et ses fusiliers motocyclistes. Ce groupement intègre également les 7ème et 92ème GRDI qui disposant du même équipement permet au colonel Pellosi de disposer un équipement homogène.

Les deux divisions de ce corps d’armée ne tardent pas à se mettre en route, deux solides divisions d’actives, la 1ère DIM et la 2ème DINA (Division d’Infanterie Nord-Africaine).

Sur le plan aérien le groupement Pellosi bénéficie du soutien du GAO-502 (huit Bloch MB-175, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et des chasseurs Arsenal VG-33 de la 2ème EC.

Le Groupement Montanier porte le nom du commandant du 19ème GRCA chargé d’éclairer le 19ème Corps d’Armée (FRA) avec des chars légers AMX-42, des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

Il bénéficie de l’aide et de l’appui du 80ème GRDI (chars légers Hotchkiss H-39 et AM modèle 1940P) et du 4ème GRDI (FCM-42 et AM modèle 1940P), ces deux groupements assurant normalement l’éclairage de la 1ère Division Marocaine et de la 15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM).

Pour voir plus loin le groupement Montanier peut compter sur le GAO-520 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et comme une intervention de la Luftwaffe est toujours possible sur celle de la 2ème Escadre de Chasse et de ses Arsenal VG-33 (sans oublier le Lockheed H-322).

Le 20ème Corps d’Armée (20ème CA) n’est pas immédiatement engagé pour éviter de surcharger et d’engorger le réseau routier et ferroviaire belge. Il va ainsi se mettre en mouvement que le 13 mai 1949 (J+3) pour être en place le 21 mai 1949.

Une fois engagé il va former le Groupement Dutilleux avec le 20ème GRCA (Hotchkiss H-39 et AM modèle 1940P ainsi que fusiliers motocyclistes), le 3ème GRDI (AMX-42, AM modèle 1940P, fusiliers motocyclistes) et le 95ème GRDI (Hotchkiss H-39 et automitrailleuses de découverte AMD-178B), ces deux dernières entités assurant en temps normal l’éclairage de la 12ème DIM et de la 5ème DINA.

Ce groupement va être couvert par le GAO-520 (Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et par les Dewoitine D-520 de la 3ème Escadre de Chasse enfin engagée après plusieurs jours en retrait.

Le 3ème GRCA est lui engagée dans les Ardennes et placé sous commandement belge, ses Hotchkiss H-39 et ses AM modèle 1940P étant très appréciés des chasseurs ardennais qui ne sont pas aussi bien équipés en chars.

Ce groupement de reconnaissance de corps d’armée s’engage dans les sous-bois ardennais avec la 3ème brigade de spahis (qui se déplace à cheval mais combat à pied tels les dragons d’autrefois), le 30ème GRDI (chars légers FCM-42 et AM modèle 1940) et la 18ème DI. On trouve également le 16ème BCC (16ème Bataillon de Chars de Combat) qui dispose de quarante-cinq Renault R-40. Les autres unités du 3ème Corps reste en France.

Le GAO-503 est engagé au dessus des Ardennes avec ses huit Bloch MB-175, ses douze Dewoitine D-720 et ses quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 tout comme la 1ère Escadre de Chasse avec ses Arsenal VG-33 et ses Bréguet Br700C2.

Le 4ème GRCA est lui aussi engagé en Belgique mais reste sous commandement français. Cette unité d’éclairage du 4ème Corps d’Armée (FRA) forme le cœur du Groupement Moustier avec ses H-39 (qui remplacent les AMX-44 qui se font attendre), ses AM modèle 1940P et ses fusiliers motocyclistes.

Son action est relayée et renforcée par le 24ème GRDI (AMX-42 et AM modèle 1940P) et le 94ème GRDI (AMX-42 et AM modèle 1940P) qui normalement doit flanquer et éclairer respectivement la 22ème DI et la 4ème DINA.

Il bénéficie du soutien du GAO-504 (Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et de la 1ère Escadre de Chasse (1ère EC) (Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2).

A la base du Groupement Degravier figure le 21ème GRCA qui dispose encore de son matériel de mobilisation (H-39 et AMD-178B) à défaut du matériel prévu (AMX-44 et AM modèle 1940P). Ce groupement intègre également les 9ème et 66ème GRDI qui disposent pour le premier de H-39 et de AMD-178 alors que le second dispose d’AMX-42 et d’AM modèle 1940P. Ces deux GRDI doivent couvrir l’engagement des 61ème et 53ème DI.

Le Groupement Degravier est couvert par le GAO-521 (Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et par la 1ère Escadre de Chasse (1ère EC) (Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2).

Dans la foulée des différents groupements le 1er Corps de Cavalerie (1er C.C) décale pour atteindre le plus vite possible la Dyle voir la Meuse et ainsi affronter les allemands le plus loin possible de la ligne KW où doivent se déployer les troupes alliées.

La première unité à prendre la route est le 35ème GRCA qui dispose de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses de découverte AMD-178B et de fusiliers motocyclistes. Il est suivit par le 329ème RATTT qui avec ses canons de 105L modèle 1936S doit couvrir l’engagement des deux DLM et si besoin appuyer les troupes belges en repli.

En dépit des progrès techniques, l’envoi de chars par la route est impossible sur d’aussi grandes distances. Si les chars et les canons d’assaut vont prendre place sur des wagons spéciaux, les véhicules à roues vont logiquement prendre la route.

La 1ère DLM répartit ses moyens sur trois colonnes mêlant automitrailleuses puissantes du 6ème Régiment de Cuirassiers, Voitures de Dragons Portés (VDP), véhicules antiaériens et antichars (des Laffly W15 disposant soit d’un canon antichar de 47mm ou d’un bitube de 25mm)

La 5ème DLM va faire pareille que son ainée, les chars et les canons d’assaut sur des wagons spéciaux, les véhicules à roues (VDP, chasseurs de chars, VDAA _Véhicules de Défense Anti-Aérienne_ , automitrailleuses puissantes du 11ème Régiment de Cuirassiers) prenant la route sous la forme de trois colonnes.

Le haut-commandement allié craint un embouteillage sur les routes belges voir des attaques aériennes et va donc veiller à protéger ces mouvements du mieux possible. On déploie des unités de DCA, des unités de chasse et surtout on donne de strictes consignes de camouflage et de dispersion pour échapper aux avions de reconnaissance et de bombardement à la Balkenkreuz.

Cette crainte explique probablement pourquoi le 2ème Corps de Cavalerie et le 1er Corps d’Armée Cuirassé sont préservés dans le nord de la France et pas engagés en Belgique.

Les mouvements des divisions d’infanterie vont se faire par la route et par voie ferrée. On étudiera même l’utilisation des voies fluviales avant d’y renoncer probablement pour des raisons techniques.

Si les DIM disposant de leurs propres moyens de transport pouvaient rallier plus vite le front, les DI type Nord-Est devaient être véhicules par les groupements du train de Corps d’Armée et par la voie ferrée.
Pour ne pas alourdir inutilement le récit je ne vais pas détailler le mouvement de chaque division mais en général les régiments d’infanterie partaient séparément, chaque régiment de la division (ou demi-brigade quand il s’agissait de chasseurs à pied) partant sur une colonne, l’artillerie étant également séparée.

Si les organes de commandement se trouvaient au milieu, les unités de soutien fermaient la marche avec généralement un détachement d’infanterie ad hoc pour protéger des éléments aussi précieux pour la résilience de la division.

Des mouvements aussi amples ne peuvent échapper aux allemands qui vont tenter de les contrer en engageant leur aviation contre les gares, les gares de triage, les aiguillages. Ils vont également tenter d’attaquer les colonnes en mouvement.

Ces opérations d’interdiction vont rencontrer quelques succès mais dans l’ensemble cette phase critique du mouvement allié s’est passé presque comme les planificateurs de Vincennes l’avait prévu.

C’est ainsi que des divisions d’infanterie parties de leurs garnisons et/ou de leurs bases avancées le 11 mai 1949 vont être en position dès le 17 mai soit à J+6 ce qui constitue un prodige.

Les alliés annoncent au gouvernement belge le 17 au soir qu’une solide position de repli peut accueillir les troupes belges mais à condition que les unités soient en mesure de combattre, le général Villeneuve refusant que ces hommes accueille des trainards et des fuyards qui font souvent plus de mal que de bien.

Voilà pourquoi les soldats belges isolés sont regroupés à l’arrière du front et fonction de leur état seront soit intégrés à des unités qui manquaient d’hommes ou évacués vers la France et la Grande-Bretagne en vue de préparer la reconstitution et la régénération d’une armée belge qui à passablement souffert des premiers combats.

Alors que le Corps de Cavalerie et certains groupements occasionnels vont combattre le Panzerkorps et d’autres unités allemandes les DI et les DIM vont pouvoir s’installer et préparer un solide comité d’accueil aux allemands qui vont apprendre que la conquête de la Belgique ne sera pas une partie de plaisir (NdA la suite dans la partie «d’une ville à l’autre mais jusqu’à quand)

Le Conflit (60) Europe Occidentale (26)

La Belgique comme en 1914 !

Rappel (1) : ordre de bataille de la Belgique

Armée de Terre

NdA : liste des corps d’armées selon leur position du nord au sud, des Pays-Bas à la France

-Un état-major

-Réserve stratégique : Quatre Divisions d’Infanterie placées hors rang au sein de la réserve stratégique : 1ère, 14ème, 16ème et 18ème DI, 9ème Corps d’Armée (9ème CA) dit Corps de Cavalerie : 1ère et 2ème Divisions de Cavalerie (divisions dites «pétrole-picotin»)

-2ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 4ème Division d’Infanterie (4ème DI) et 7ème Division d’Infanterie (7ème DI)

-4ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 2ème Division d’Infanterie (2ème DI) et 3ème Division d’Infanterie (3ème DI)

-5ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 12ème Division d’Infanterie (12ème DI) et 15ème Division d’Infanterie (15ème dI)

-7ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 5ème Division d’Infanterie (5ème DI) et 10ème Division d’Infanterie (10ème DI)

-3ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 9ème Division d’Infanterie (9ème DI) et 11ème Division d’Infanterie (11ème DI)

-8ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 6ème Division d’Infanterie (6ème DI) et 8ème Division d’Infanterie (8ème DI)

-6ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 13ème Division d’Infanterie (13ème DI) et 17ème Division d’Infanterie (17ème DI)

-1er Corps d’Armée des Ardennes (1er CAA) : unités d’appui et de soutien, 1ère Division de Chasseurs Ardennais et 2ème Division de Chasseurs Ardennais

Aviation de l’Armée de Terre

-Un état-major

-1er régiment (chasse) : un groupe de seize Morane-Saulnier MS-410, deux groupes de seize Hawker Hurricane et un groupe de seize Renard R-36M soit un total de soixante-quatre chasseurs

-2ème régiment (chasse) : un groupe de seize Morane-Saulnier MS-410, deux groupes de seize Supermarine Spitfire et un groupe de seize Bréguet Br700C2 soit un totale de soixante-quatre chasseurs.

-3ème régiment (bombardement) : un groupe de seize bombardiers légers Douglas DB-7 et trois groupes de seize Lioré et Olivier Léo 451 soit un total de soixante-quatre appareils

-4ème régiment (attaque) : deux groupes de seize Caproni Ca.313, un groupe de seize Renard R-40A et un groupe de Loire-Nieuport LN-430 soit un total de soixante-quatre appareils.

-5ème régiment (reconnaissance) : deux groupes de seize Bréguet Br694, un groupe de seize Renard R-31B et un groupe de seize Renard R-40B soit un total de soixante-quatre appareils

-6ème régiment (observation et coopération) : deux groupes de seize Renard R-40B et deux groupes de seize Dewoitine D-720 soit un total de soixante-quatre appareils.

-Des avions d’entrainements

-Des avions de transport fournis à la demande par la Sabena

Corps Naval Belge

-Un état major implanté à Ostende

-Le croiseur-éclaireur Léopold 1er hors rang et navire-amiral du CNB

-La 1ère flottille de torpilleurs : torpilleurs légers Genk Liège Bruxelles Zeebrugge

-2ème et 3ème flottilles de torpilleurs : huit vedettes lance-torpilles chacune, la première disposant des V-1 V-3 V-5 V-7 V-9 V-11 V-13 V-15 et la seconde des V-2 V-4 V-6 V-8 V-10 V-12 V-14 et V-16.

-4ème groupe de patrouilleurs-dragueurs : patrouilleurs-dragueurs A-1, A-2 et A-4.

-Groupe de soutien : pétrolier Wallonie cargo Flaminsch Transport côtier Yser, châlutiers réquisitionnés

-Flottillle Aéronavale : quatre Supermarine Walrus et six Latécoère Laté 298

Rappel (2) : unités terrestres alliées engagées en Belgique

En vertu de la manœuvre AUSTERLITZ, les unités alliées du Groupe d’Armées n°1 entrent en Belgique pour une toujours risquée bataille de rencontre avec les unités allemandes.

On espère que les belges vont tenir suffisamment longtemps pour éviter que les DI n’aient à combattre pour s’installer sur la ligne prévue à savoir la rivière Dyle (même si secrètement le général Villeneuve espérait atteindre pourquoi pas la frontière belge!) et attendre de pied ferme le hun/fridolin/boche.

Si la 2ème Armée reste en France, les autres unités (7ème Armée, BEF, 1ère Armée et 9ème Armée) passant en Belgique, couvert par les unités motomécaniques.

7ème Armée

Zone de responsabilité : Dunkerque-Armentières

-407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments de pionniers

-7ème et 17ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°507 (GBCC n°507) : 7ème BCC (45 FCM-42), 17ème BCC : (45 Renault R-40) 32ème BCC (45 FCM-42) et 43ème BCC (45 Renault R-40)

-Parc des engins blindés n°7

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

-7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) organisé en un état-major, une batterie hors rang pour le soutien logistique, deux batteries de 75mm équipés de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-1er Corps d’Armée (1er CA) : 601ème régiment de pionniers, 1er GRCA (douze AMX-42, seize automitrailleuses AM modèle 1940P + fusiliers motocyclistes), 101ème RALT (deux groupes de
105L modèle 1936S et un groupe de 155 GPF-T), unités du génie et de soutien

-5ème GRDI : vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-25ème Division d’Infanterie Motorisée (25ème DIM) 

-12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) : vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) : vingt FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) :

18ème Corps d’Armée (18ème CA) : 618ème régiment de pionniers, 18ème GRCA (douze AMX-42, dix-huit AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes), 115ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S), unités du génie et de soutien.

-2ème GRDI : vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) 

-68ème GRDI : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P

-60ème Division d’Infanterie (60ème DI) :

-59ème GRDI : vingt chars légers AMX-44 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI) 

British Expeditionnary Force (BEF)

-Etat-major implanté à Lille

-Deux régiments d’artillerie légère

-Deux régiments d’artillerie de campagne

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Deux brigades antiaériennes

-Trois régiments antichars

-Deux régiments de cavalerie

-1st British Corps : 1st Infantry Division, 1st Canadian (Infantry) Division et 44th «Home Counties» Division

-2nd British Corps : 2nd Infantry Division, 3rd Infantry Division et 48th «South Middland» Division

-3rd British Corps : 4th Infantry Division, 6th Infantry Division 50th «Northumberland» Division et 46th North Middland Division (en réserve)

-1st British Armoured Corps : 1st Armoured Division (UK) et 2nd Armoured Division (UK)

1ère Armée

Secteur opérationnel : Condé sur l’Escaut à Fourmies

-401ème, 411ème et 421ème régiments de pionniers

-1ère et 11ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°501 (GBCC n°501) : 1er BCC  (45 Renault R-40) 11ème BCC (45 Renault R-35 mod), 24ème BCC (45 FCM-42) et 34ème BCC (45 FCM-42)

-Parc des engins blindés n°1

-Des unités du génie, de transmissions et de soutien logistique

-1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC) organisé comme les autres en un Etat-Major, une Batterie Hors-Rang pour le soutien logistique, deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-2ème Corps d’Armée (20ème CA) : 602ème régiment de pionniers, 2ème GRCA ( 20 AMX-44 et seize AM modèle 1940P), 105ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1918), différentes unités du génie et de soutien.

-7ème GRDI (vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P)

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM) 

-92ème GRDI (vingt AMX-44 et vingt-huit AM modèle 1940P)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA) 

-19ème Corps d’Armée (19ème CA) : 619ème Régiment de Pionniers, 19ème GRCA ( 20 AMX-42, 16 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes), 106ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de canons de 155L modèle 1945S) et unité du génie et de soutien

-4ème GRDI (vingt chars légers FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P)

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM) 

-80ème GRDI (vingt chars légers Hotchkiss H-39 et ving-huit AM modèle 1940P)

-1ère Division Marocaine (1ère DM) 

-20ème Corps d’Armée (20ème CA) : 620ème Régiment de Pionniers, 20ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit AM modèle 1940P), 104ème RALT (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm GPF-T) et unité du génie et de soutien.

-3ème GRDI (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P)

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) 

-95ème GRDI (vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B)

-5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (5ème DINA) 

9ème Armée

NdA Secteur opérationnel : Fourmies-Sedan

-402ème 403ème 445ème et 481ème régiments de pionniers

-9ème et 19ème compagnies de garde de quartier général

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°509 (GBCC-509) : 5ème BCC  (45 légers Renault R-35 mod.), 16ème BCC  (45 Renault R-40), 29ème BCC  (45 Renault R-40) et 39ème BCC  (45 Renault R-40)

-La 3ème brigade de spahis est rattaché directement à l’état-major de la 9ème armée mais peut être mis à disposition pour emploi à l’un des trois corps d’armée.

-102ème Division d’Infanterie de Forteresse

-Unités du génie, des transmissions, de soutien

-9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) organisé en un état-major, une batterie hors-rang pour le soutien logistique, deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-3ème Corps d’Armée (3ème CA) : 3ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39, vingt-huit AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes), 102ème RALA/T (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm GPF-T), 361ème RALP (deux groupes de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm GPF-T), différentes unités du génie et de soutien.

-1er GRDI : (vingt FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P)

-5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM) :

-30ème GRDI (vingt FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P)

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI) 

-4ème Corps d’Armée (4ème CA) : 604ème Régiment de Pionniers (604ème RP), 4ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39, vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P sans oublier des fusiliers motocyclistes), 111ème RALCH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 1155L modèle 1945S) et des unités du génie et de soutien.

-94ème GRDI : (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P).

-4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA) 

-24ème GRDI : (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P)

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI) :

21ème Corps d’Armée (21ème CA) : 621ème Régiment de Pionniers, 21ème GRCA (Hotchkiss H-39 et automitrailleuses AMD-178), 109ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1918) plus différentes unités du génie et de soutien.

-66ème GRDI (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit AM modèle 1940P)

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI) :

-9ème GRDI (vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178)

-61ème Division d’Infanterie (61ème DI)

Rappel (3) : unités aériennes alliées engagées en Belgique

France

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA) : 8ème Escadre de Chasse  (81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair), GBA I/35 et II/35 (Bréguet Br691 pour le premier et Bréguet Br693 pour le second), GBp I/40 (Loire-Nieuport LN-430), GBM II/12 (Lioré et Olivier Léo 451) et GR I/35 (Bloch MB-176)

-GAO n°501 (Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°518 (Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA) : 2ème Escadre de Chasse (81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322), 3ème Escadre de Chasse (81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2), GBA II/35 et II/51 (équipés respectivement de Bréguet Br695 et de Bréguet Br693), GBp I/42 et GBp II/42 (Bréguet Br698), GBM II/12 (Lioré et Olivier Léo 451) et le GR II/35 (Bloch MB-176)

-GAO n°502 : (Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°519 : (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°520 : (Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 9ème Armée (GRAVIA-IXA) : 1ère Escadre de Chasse : (81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2), le GBp II/40 (Loire-Nieuport LN-430), le GBA I/51 (Bréguet Br691 et 693), le GBM III/12 (Lioré et Olivier Léo 451) et le GR III/35 (Bloch MB-176)

-GAO n°503 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°504 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°521 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

Royal Air Force (RAF)

L’Armée de l’Air britannique déploie des moyens non négligeables d’abord dépendant directement de l’état-major présent en Grande-Bretagne avant de dépendre d’une force spécifique l’Advanced Air Strike Force (AASF). Cette force occasionnelle comprend les éléments suivants :

-9th Medium Bomber Wing (9th MBW) : squadrons 9, 99, 215 (Vickers Wellington) et 57 (Martin 187 Baltimore).

-9th Tactical Air Wing (9th TAW) : squadron 35 (Hawker Typhoon), squadron 88 (De Havilland Mosquito), squadron 40 (Hawker Typhoon), squadron 616 (Bristol Beaufighter)

-17th Fighter Wing : squadron 1 (Supermarine Spitfire Mk IX) squadron 23 (Bristol Beaufighter Mk IF), le squadron 67 (Supermarine Spitfire Mk V), le squadron 85 (Supermarine Spitfire Mk V), squadron 146 (Supermarine Spitfire Mk V), le squadron 213 (Supermarine Spitfire Mk V) et le squadron 602 (Spitfire Mk V).

-Unités de coopération : squadron 59 volant (Westland Lysander) squadron 245 (De Havilland Mosquito), squadron 2 (Westland Lysander)

-1st Tactical Transport Wing : Squadron 254 (Vickers Valetta Mk I) Squadron 255 (Douglas DC-3) et Squadron 256 (Avro York)

-3rd Tactical Transport Wing : Squadron 257 (Vickers Valetta Mk I) Squadron 258 (Handley-Page Hasting) et Squadron 259 (Vickers VC-1)

Le Conflit (41) Europe Occidentale (7)

9ème Armée

NdA Secteur opérationnel : Fourmies-Sedan

-402ème 403ème 445ème et 481ème régiments de pionniers

-9ème et 19ème compagnies de garde de quartier général

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°509 (GBCC-509)

-5ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 mod.

-16ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-29ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-39ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-La 3ème brigade de spahis est rattaché directement à l’état-major de la 9ème armée mais peut être mis à disposition pour emploi à l’un des trois corps d’armée.

-102ème Division d’Infanterie de Fortereresse

Cf la partie sur la ligne Maginot

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°9, parc de réparation des équipages et des ferrures n°9, le parc de réparation automobile n°9, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°9 et le parc de munitions d’armée n°9).

-On trouve également des unités du génie notamment trois bataillons de sapeurs mineurs, des compagnies d’électromécaniciens ou un parc de génie d’armée. Les transmissions sont représentées par le 809ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée et le 824ème parc de transmissions d’armée.

Le train dispose de quatre compagnies automobiles et d’une compagnie hippomobile pour le transport et le soutien sanitaire; l’intendance déployant une compagnie de ravitaillement en viande, deux détachements et une section de transport tout comme le service de santé qui dispose de plusieurs unités spécialisées pour l’évacuation et le traitement des blessés.

La gendarmerie dispose d’une force prévôtale avec notamment deux compagnies pour assurer l’ordre et la gestion des prisonniers.

-9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC)

-Un Etat-Major

-Une Batterie Hors-Rang (soutien logistique)

-Deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Groupement d’Aviation de la 9ème Armée (GRAVIA-IXA)

-1ère Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs)

-Un groupe de bombardement en piqué, le GBp II/40 volant sur Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA I/51 volant sur Bréguet Br691 et 693

-Un groupe de bombardement médian, le GB III/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451

-Un groupe de reconnaissance, le GR III/35 volant sur Bloch MB-176

-3ème Corps d’Armée (3ème CA)

-Etat-Major mis sur pied par la 3ème Région Militaire de Rouen

-3ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (3ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39, d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes

-102ème Régiment d’Artillerie Lourde Automobile/A Tracteurs (102ème RALA/T) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T.

-361ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (361ème RALP) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155mm GPF-T.

-Groupe Aérien d’Observation 503 (GAO-503) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-1er Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (1er GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P

-5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM) : Cette division dispose de dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (8ème, 39ème et 129ème RI), deux régiments d’artillerie (le 11ème RAD et le 211ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 605ème bataillon de défense antiaérienne, du 17ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-30ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (30ème GRDI) : vingt chars légers FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P qui ont remplacé les AMD-178B à canon de 47mm

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (66ème, 77ème et 125ème RI), de deux régiments d’artillerie (19ème et 219ème RALD), de la 618ème batterie divisionnaire antichar, du 618ème bataillon de défense antiaérienne, du 70ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-4ème Corps d’Armée (4ème CA)

-Etat-major mis en place par la 4ème Région Militaire (Nantes)

-604ème Régiment de Pionniers (604ème RP)

-4ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (4ème GRCA) équipé de Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité des AMX-44 (NdA les «39» sont toujours là le 10 mai 1949) et des automitrailleuses AM modèle 1940P sans oublier des fusiliers motocyclistes.

-111ème Régiment d’Artillerie Lourde à Cheval (111ème RALCH) équipéé de deux groupes de 105mm disposant de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945S.

-Unités du génie et de soutien

Groupe Aérien d’Observation 504 (GAO-504) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-94ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (94ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie à savoir le 13ème régiment de zouaves, les 23ème et 25ème régiment de tirailleurs algériens; de deux régiments d’artillerie (33ème RANA et 233ème RALNA), de la 604ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 604ème bataillon de défense antiaérienne nord-africaine, du 38ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-24ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (24ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (19ème, 62ème et 116ème RI), de deux régiments d’artillerie (18ème RAD et 218ème RALD), de la 622ème batterie divisionnaire antichar, du 622ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

21ème Corps d’Armée (21ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 4ème Région Militaire (Nantes)

-621ème Régiment de Pionniers

-21ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (21ème GRCA) disposant de Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AMD-178 en attendant les AMX-44 et les AM modèle 1940P (NdA ces deux véhicules sont toujours là le 10 mai 1949)

109ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (109ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1918.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation 521 (GAO-521) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-66ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (66ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’AM modèle 1940P qui ont remplacé in extremis les AMD-178 utilisés depuis la mobilisation.

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI) : Cette division dispose de de trois régiments d’infanterie de ligne (208ème, 239ème et 329ème RI); de deux régiments d’artillerie (22ème RAD et 222ème RALD), de la 653ème batterie divisionnaire antichar, du 653ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-9ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (9ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’AMD-178 toujours là, les premières AM modèle 1940P arrivant le…..9 mai 1949 et donc pas vraiment encore utilisées par l’unité.

-61ème Division d’Infanterie (61ème DI) : Cette division dispose de de trois régiments d’infanterie de ligne (248ème, 265ème et 337ème RI), de deux régiments d’artillerie (51ème RAD et 251ème RALD), de la 661ème batterie divisionnaire antichar, du 661ème bataillon de défense antiaérienne, du 72ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

2ème Armée

NdA Secteur Sedan-Longuyon

-412ème et 422ème régiments de pionniers

-2ème et 12ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°502 (GBCC n°502)

-2ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-10ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-18ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M)

-35ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-2ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (2ème GAAC)

-Un état-major

-Une Batterie Hors-Rang

-Deux batteries de canons de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de canons de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Unité du génie et de soutien

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°2, parc de réparation des équipages et des ferrures n°2, le parc de réparation automobile n°2, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°2 et le parc de munitions d’armée n°2).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électromécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 802ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 817ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 2ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 2ème armée.

-Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA)

-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) : 81 Curtiss H-81 et 27 Lockheed H-322 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six chasseurs (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs)

-Deux groupes de bombardement léger, les GBI/32 et GB II/32 volant sur Douglas DB-7D

-Un groupe de bombardement médian, le GB I/34 volant sur Amiot 351

-Un groupe de reconnaissance, le GR IV/35 volant sur Bloch MB-176

-5ème Corps d’Armée (5ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 5ème Région Militaire (Poitiers)

-605ème Régiment de Pionniers (605ème RP)

-5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) : chars légers Hotchkiss H-39 et automitrailleuses de découverte AMD-178B à la mobilisation. Au 10 mai 1949, l’équipement est mixte avec des H-39, des FCM-42, des AMD-178B et des AM modèle 1940P. On trouve également des fusiliers motocyclistes.

-110ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Hippomobile (110ème RALCH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm modèle 1917L

-Groupe Aérien d’Observation n°505 (GAO-505) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-93ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (93ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-huit automitrailleuses de découverte AMD-178B en attendant la disponibilité de FCM-42 et de AM modèle 1940P. Au 10 mai 1949 l’équipement est mixte comme pour le 5ème GRCA.

-3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) : Cette division dispose de deux régiments de tirailleurs, les 14ème et 15ème régiments de tirailleurs algériens ainsi qu’un régiment de zouaves, le 12ème régiment de zouaves.

Elle dispose également de deux régiments d’artillerie (20ème RANA et 220ème RALNA), de la 603ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 603ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 37ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-64ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (64ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-huit automitrailleuses de découverte AMD-178 toujours là au 10 mai 1949.

-55ème Division d’Infanterie (55ème DI) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (213ème, 295ème et 331ème RI), de deux régiments d’artillerie (45ème RAD et 245ème RALD), de la 655ème batterie divisionnaire antichar, du 655ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-6ème Corps d’Armée (6ème CA)

-Etat-major de corps d’armée mis sur pied par la 6ème Région Militaire (Bordeaux)

-606ème Régiment de Pionniers (606ème RP)

-6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité de FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 (en attendant AM modèle 1940P) + fusiliers motocyclistes. Au 10 mai 1949, le 6ème GRCA dispose de FCM-42 mais encore des AMD, les AMP se faisant encore désirer.

-118ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (118ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°506 (GAO-506) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-71ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (71ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC) : Cette division dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (3ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (12ème et 14ème RTS). Elle aligne également deux régiments d’artillerie (1er Régiment d’Artillerie Colonial et 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale), de la 601ème batterie divisionnaire antichar coloniale, du 601ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 35ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-36ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (36ème GRDI) qui dispose de vingt Hotchkiss H-39 et de vingt-huit AMD-178 en attendant la disponibilité des AM modèle 1940P qui ne sont pas encore là en mai 1949.

-41ème Division d’Infanterie (41ème DI) : Cette division dispose de de trois régiments d’infanterie de ligne (101ème, 103ème et 104ème RI), de deux régiments d’artillerie (13ème RAD et 213ème RALD), de la 641ème batterie divisionnaire antichar, du 641ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-22ème Corps d’Armée (22ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 5ème Région Militaire (Poitiers)

-622ème Régiment de Pionniers

-22ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (22ème GRCA) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité des FCM-42 et des AMD-178 en attendant les AM modèle 1940P. Le rééquipement est achevé à la fin du mois d’avril 1949 donc à temps pour l’offensive allemande.

-180ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (180ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de eux groupes de 155mm disposant de canons de 155 GPF-T.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°522 (GAO-522) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-73ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (73ème GRDI) disposant de vingt chars légers AMX-44 et de vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC) : Cette division d’active dispose de trois régiments d’infanterie coloniale (1er, 21 et 23ème RIC), de deux régiments d’artillerie (3ème RAC et 203ème RALC), la 603ème batterie divisionnaire antichar coloniale, du 603ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 37ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-60ème Groupement de Reconnaissance d’Infanterie (60ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-quatre AMD-178B en attendant la disponibilité des AM modèle 1940P qui ne sont pas arrivées au 10 mai 1949.

-71ème Division d’Infanterie (71ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie (120ème, 205ème et 246ème RI), de deux régiments d’artillerie (38ème RAD et 238ème RALD), la 671ème batterie divisionnaire antichar, du 671ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

1er Corps de Cavalerie

-635ème régiment de pionniers

-35ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) : chars légers AMX-42 Panhard AMD-178 (en attendant les AMP qui ne sont toujours pas là au moment de l’offensive allemande) et fusiliers motocyclistes.

-329ème Régiment d’Artillerie Tout-Terrain à Tracteurs (329ème RATTT)

Trois groupes de 105mm équipés canons de 105L modèle 1936S

-1ère Division Légère Mécanique (1ère DLM)

-Un Etat-major de Division (EMD)

-Unités du génie et de soutien : 11ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 4ème régiment de cuirassiers, quatre compagnies du génie formant bataillon, le 1er bataillon du génie, deux compagnies de transmission, deux compagnies du train (301ème compagnie automobile du QG et 401ème compagnie automobile de transport), un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 6ème Régiment de Cuirassiers disposant d’AM modèle 1940P et différents modèles dérivés d’appui ou de soutien.

-1ère brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 4ème régiment de cuirassiers (4ème RCui) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 15ème Régiment de Dragons Portés (15ème RDP) disposant de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers FCM-44 associés au 1er groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 1er escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), au 1er escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec un bitube de 25mm) et au 1er groupe de reconnaissance disposant de FCM-44.

-2ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 18ème Régiment de Dragons (18ème RD) disposant de Somua S-45 et un Régiment de Dragons Portés le 14ème Régiment de Dragons Portés (14ème RDP) disposant de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers FCM-44 associés au 2ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 2ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), au 2ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec un bitube de 25mm ) et au 2ème groupe de reconnaissance disposant lui aussi de FCM-44.

-74ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (74ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B.

-5ème Division Légère Mécanique (5ème DLM)

-Un état-major de division

-Unités du génie et de soutien : 15ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 6ème régiment de dragons, quatre compagnies du génie formant bataillon, le 5ème bataillon du génie, deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé), deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport), un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire.

-Un régiment de découverte, le 11ème régiment de cuirassiers disposant d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P sans compter différentes variantes d’appui et de soutien.

-9ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 6ème Régiment de Dragons (6ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 2ème Régiment de Dragons Portés (2ème RDP) disposant VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers de FCM-44.

Ces deux régiments sont associés au 9ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 9ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), au 9ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec bitube de 25mm) et au 9ème groupe de reconnaissance équipé d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-10ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 4ème Régiment de Hussards (4ème RH) disposant de Somua S-45 et un Régiment de Dragons Portés, le 8ème Régiment de Dragons Portés (8ème RDP) qui dispose de Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers FCM-44.

Ils sont associés au 10ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 10ème escadron antichar porté (Laffly W15TCC) au 10ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec bitube de 25mm) et au 10ème groupe de reconnaissance organisé en un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-Un régiment d’artillerie, le 72ème Régiment d’Artillerie de Division Légère Mécanique (72ème RADLM) disposant comme les autres de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B.

2ème Corps de Cavalerie

-636ème régiment de pionniers

-36ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (36ème GRCA) : chars légers AMX-42 et des automitrailleuses de découverte (AMD) en attendant des automitrailleuses puissantes (AMP) qui ne sont toujours pas là en mai 1949.

-359ème Régiment d’Artillerie Tout-Terrain à Tracteurs (359ème RATTT)

Trois groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S

-3ème Division Légère Mécanique (3ème DLM)

-Un Etat-major Divisionnaire (EMD)

-Unités du génie et de soutien : 13ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons, quatre compagnies du génie formant bataillon en l’occurence le 3ème bataillon du génie, deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé), Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport),un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire.

-Un régiment de découverte, le 1er Régiment de Hussards (1er RH) disposant d’automitrailleuses puissantes

-5ème Brigade Légère Mécanique : un état major de brigade, un régiment de chars le 1er régiment de Chasseurs à Cheval (1er RCh) disposant de Somua S-45 et un Régiment de Dragons Portés, le 5ème Régiment de Dragons Portés (RDP) qui dispose de VDP Laffly S20T, des motos side-cars et surtout des chars légers FCM-44.

Ces deux régiments sont associés au 6ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 6ème escadron antichar (Laffly W15TCC), au 6ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec bitube de 25mm) et au 6ème groupe de reconnaissance disposant lui aussi de FCM-44

-Un régiment d’artillerie, le 75ème Régiment d’Artillerie de Division Légère Mécanique (75ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B.

-7ème Division Légère Mécanique (7ème DLM)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien : 7ème bataillon du génie, 13ème compagnie télégraphique, 14ème compagnie radio, 307ème compagnie automobile de quartier général, 407ème compagnie automobile de transport, 43ème bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 1er régiment de cuirassiers disposant d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-13ème brigade légère mécanique : un état-major de brigade, un régiment de chars le 3ème Régiment de Hussards (3ème RH) disposant encore de Somua S-40 et un régiment de dragons portés, le 11ème Régiment de Dragons Portés (11ème RDP) qui dispose comme les autres RDP de motos side-cars, de véhicules de dragons portés Laffly S20T et de chars légers FCM-44.

Ces deux régiments sont associés au 13ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 13ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), au 13ème escadron antiaérien porté (Laffly w15 avec bitube de 25mm sous masque) et au 13ème groupe de reconnaissance équipé lui aussi de chars légers FCM-44.

-14ème brigade légère mécanique : un état-major de brigade, un régiment de chars le 5ème Régiment de Dragons (5ème RD) monté sur Somua S-40 et un régiment de dragons portés, le 12ème Régiment de Dragons Portés (12ème RDP) qui dispose comme les autres RDP de motos side-cars, de véhicules de dragons portés Laffly S20T et de chars légers FCM-44.

Ces deux régiments sont associés au 14ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), au 14ème escadron antichar porté (canon antichar de 47mm sur Laffly W15), au 14ème escadron antiaérien porté (bitube de canons antiaériens de 25mm montés sur Laffly W15) et au 14ème groupe de reconnaissance équipé de FCM-44.

-Un régiment d’artillerie, le 76ème Régiment d’Artillerie de Division Légère Mécanique (76ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B.

Mitteleuropa Balkans (117) Yougoslavie (5)

La Yougoslavie dans le second conflit mondial

La Yougoslavie en guerre : une courte mais héroïque résistance

Situation politique et militaire de la Yougoslavie en septembre 1948

Le 5 septembre 1948 ce que de nombreuses personnes redoutaient se produit : l’Europe bascule dans la guerre.

Cette fois tout le monde est certain, cette guerre n’allait pas durer trois mois mais partait pour plusieurs années, presque six pour être exact avec à la clé des dizaines de millions de morts et des milliards de francs, de dollars et de livres sterling de dégats.

La Yougoslavie est dans une situation très inconfortable. Elle n’est ni pro-alliée (malgré l’accord le 14 septembre 1945) ni pro-Axe, elle cherche une troisième voie en maintenant une forme de neutralité.

Neutralité ne veut pas dire faiblesse puisque dès le 30 août 1948 le gouvernement de Pierre II ordonne la mobilisation générale officiellement pour préserver «la paix et la neutralité dans la région».

Cette mobilisation se passe bien. Le plan rédigé en 1930 et révise à plusieurs reprises (la dernière fois en 1947 avec l’influence de la MMFY) est bien exécuté. Il y à des incidents dans quelques régions mais dans l’ensemble les croates et les slovènes acceptent de rejoindre les casernes et de renforcer l’armée royale yougoslave.

En septembre 1948 le roi Pierre II est officiellement au pouvoir depuis six ans, sa majorité et la fin de la régence de son oncle Paul. Ce dernier à quitté le pays en septembre 1943 et partage sa vie entre la Grande-Bretagne, la France (Riviera) et l’Amérique du Sud.

Paul de Yougoslavie

Il rejoint le pays en août 1948 pour offrir ses services. Il est nommé officiellement inspecteur général des forces armées yougoslaves et en pratique il est le commandant en chef de l’armée yougoslave ce qui est critiqué par une partie de l’opinion qui estime que le jeune roi (25 ans) devait imiter son grand père Pierre 1er en 1914 oubliant à cette occasion que le roi serbe déjà âgé avait confié le rôle effectif à son fils Alexandre.

Ce choix n’est pas forcément heureux moins en raison d’une éventuelle l’incompétence de l’ancien régent (ce n’est pas Napoléon mais ce n’est pas un ignare en matière militaire) que parce qu’il ne s’entend pas avec le commandant en chef officiel, le général Dusan Simovic, ancien premier ministre. Il y aura donc comme on dit de la friture sur la ligne, une mésentente sur la stratégie à suivre.

Dusan Simovic

La mobilisation se passe bien comme nous l’avons vu. Il y à néanmoins des lacunes sur le plan de l’équipement notamment en matière de chars et d’armes automatiques.

Renault R-35. Avec le Hotchkiss H-39 il était le char majeur de l’armée yougoslave

L’armée de terre yougoslave aligne à sa mobilisation vingt-huit divisions d’infanterie, deux divisions d’infanterie de montagne, trois divisions de cavalerie et une brigade mécanisée regroupant une bonne partie des chars de l’armée royale yougoslave. On trouvait également des unités de forteresse, de garde-frontières, d’artillerie et de génie.

Rogozarski IK-3

L’armée de l’air yougoslave dispose d’environ 500 appareils plus ou moins modernes de différents origines (françaises, britanniques, italiennes, allemandes et même yougoslaves).

Le conducteur de flottille Dubrovnil

La marine yougoslave est une Green Water Navy, une marine essentiellement composée d’unités légères (destroyers, torpilleurs, vedettes lance-torpilles), de quelques sous-marins, une marine à l’équipement assez ancien, les moyens ayant manqué pour renforcer une marine qui aurait de toute façon du affronter une marine italienne puissante.

Sur le plan stratégique l’armée yougoslave souhaite conserver l’intégrité totale du territoire national mais il s’agit plus d’un vœux pieux qu’autre chose. Elle à cependant aménagé des positions fortifiés aux frontières pour freiner l’assaillant qu’il soit italien, allemand, hongrois voir roumain ou bulgare.

Contrairement à ce qu’à écrit la propagande à l’époque il ne s’agit par d’une «Ligne Maginot Slave» mais d’une série de positions tactiques avec blockhaus de campagne disposant de canons et de mitrailleuses, de tranchées, de barbelés et de champ de mines.

Ces dispositifs seront renforcés jusqu’en juillet 1949, les yougoslaves informés par des officiers amis des leçons tirées de la campagne de France ayant compris l’importance de la profondeur du dispositif pour casser l’énergie cinétique des offensives blindées. Ils manqueront néanmoins de temps pour appliquer ce retour d’expérience et surtout manqueront d’une ou plusieurs unités motomécaniques pour contre-attaquer et éviter de s’enfermer dans une défensive stérile.

Les yougoslaves tentent de s’entendre avec la Grèce et souhaite le déploiement de troupes grecques dans le Vardar Macédonien. Athènes décline estimant ne pas avoir suffisamment de troupes pour une telle mission. Elle est de toute façon engagée contre les italiens qui ont attaqué depuis l’Albanie dans l’espoir de mener une guerre parallèle.

Belgrade n’à pas plus de succès avec les alliés occidentaux. Ces derniers sont fortement engagés sur le front français et ne peuvent guère divertir de troupes pour une véritable aventure militaire car sans le dire trop ouvertement Paris et Londres doutent des capacités de la Jugoslovenska vojska pour résister suffisamment longtemps pour permettre l’arrivée dans le sud de la Serbie de troupes capables de soutenir les divisions yougoslaves encore opérationnelles.

Le gouvernement de Belgrade comprend très vite qu’il sera seul face au minimum à une offensive italienne ou au pire face à une offensive combinée germano-italo-hongroise (voir pire).

Quand l’Axe attaque la Yougoslavie (opération MARITSA) l’ordre de bataille de l’armée de terre yougoslave est le suivant (NdA il s’agit d’une version simplifiée, la version détaillée sera présentée dans la partie concernant l’armée de terre).

En 1949 l’armée yougoslave était toujours équipée à la française, les projets de changement d’équipement n’ayant pas aboutit faute de temps, faute de moyens et peut être faute de volonté ou de scepticisme sur l’utilité de changer l’uniforme alors qu’il y à bien d’autres priorités comme la modernisation de l’armement individuel, de l’artillerie et des armes collectives de l’infanterie.

La Jugoslovenska vosjka déploie ses forces en groupes d’armées, armées et divisions, l’échelon corps d’armée n’existant pas essentiellement parce que l’armée yougoslave manque d’officiers compétents pour faire fonctionner à la fois des états-majors de groupes d’armées, d’armées et de corps d’armées.

Le 1er Groupe d’Armées couvre la frontière avec l’Italie et celle avec l’Autriche. C’est elle qui à priori va recevoir le choc principal même si certains officiers yougoslaves estiment qu’il ne faut pas écarter un assaut par la Hongrie pour ainsi foncer rapidement sur Belgrade et déstabiliser tout le pays.

Il comprend la 1ère Armée disposant de la 1ère, de la 7ème et de la 10ème DI ainsi que la 2ème Armée qui aligne la 17ème, la 24ème et la 30ème DI. A ces six divisions s’ajoutent pour chaque armée des moyens d’appui (artillerie, reconnaissance aérienne) et de soutien ainsi qu’en réserve de groupes d’armée la 1ère division de cavalerie et la 1ère division de montagne.

Le 2ème Groupe d’Armées couvre la frontière avec la Hongrie. Son rôle est donc crucial pour protéger la capitale Belgrade.

Il comprend la 4ème Armée disposant de trois divisions d’infanterie (27ème, 40ème et 42ème DI) alors que la 7ème Armée dispose des 32ème, 36ème et 38ème DI. A ces six divisions s’ajoutent pour chaque armée des moyens d’appui (artillerie, reconnaissance aérienne) et de soutien ainsi qu’en réserve de groupes d’armée la 3ème division de cavalerie et la 2ème division de montagne.

Le 3ème Groupe d’Armées couvre le sud du pays contre une éventuelle offensive italienne depuis l’Albanie que Rome a occupé puis annexé au printemps 1939.

Elle comprend la 3ème Armée qui dispose de trois divisions d’infanterie (13ème, 15ème et 25ème DI) alors que la 8ème Armée (ex-3ème Armée territoriale) comprend les 5èmes, 20ème et 46ème DI. A cela s’ajoute des unités d’appui, de soutien ainsi qu’une division d’infanterie en réserve générale, la 22ème DI.

La 5ème Armée indépendante couvre la frontière que la Yougoslavie partage avec la Roumanie et la Bulgarie. Elle aligne les 8ème, 9ème, 34ème et 50ème DI ainsi que la 2ème division de cavalerie.

La 6ème Armée indépendante déployée à cheval sur la Serbie et la Bosnie Herzegovine doit servir de réserve opérationnelle immédiate pour se porter à l’aide de l’un des groupes. Elle comprend trois divisions d’infanterie (3ème, 49ème et 14ème DI) plus trois régiments indépendants de cavalerie (49ème, 75ème et 94ème régiments) ainsi que des unités d’appui et de soutien

La Réserve Stratégique comprend les deux dernières divisions d’infanterie (4ème et 6ème DI) ainsi que la 1ère brigade mécanisée.

Sur le papier ces moyens sont importants mais ils ne doivent pas faire illusions. Les divisions d’infanterie yougoslave manquent souvent d’entrainement et l’armement pourrait être meilleur même si il n’est pas aussi obsolète que raconté.

Cela s’ajoute la question nationale. Malgré une politique de promotion des nationalités aux postes de responsabilités, le gouvernement yougoslave qui a du mal à se débarrasser de son tropisme serbe craint une défaillance des unités croates et slovènes.

Ce qui est certain c’est qu’en l’absence d’une garantie ferme des alliés occidentaux peu de généraux yougoslaves se pensent capables de repousser une attaque combinée de l’Allemagne, de l’Italie voir de la Hongrie.

Les plus optimistes espèrent tenir suffisamment longtemps pour que Paris et Londres revenant sur leur répugnance initiale ne se décident à voler au secours des yougoslaves.

La Yougoslavie au combat

Face à ce déploiement imposant sur le papier, l’Axe germano-italo-hongrois décide de mobiliser des moyens conséquents. Il s’agit d’aller vite et de neutraliser la péninsule balkanique, d’en faire une zone sous total contrôle de l’Axe pour éviter que les alliés n’utilisent ce territoire pour frapper le flanc de la future opération BARBAROSSA.

Il faut en effet le répéter encore et toujours : l’opération MARITSA n’à pas été décidé en urgence pour sauver Mussolini de sa débâcle militaire grecque mais était prévue et planifiée par les allemands.

Panzerkampfwagen Panzer IV

Les allemands ne déploient pas moins de douze divisions, trois divisions blindées (1ère, 5ème et 12ème Panzerdivisionen), une division d’infanterie de montagne (1. Gebirgjäger Division), une division parachutiste (3. Fallschitmjäger Division) et sept divisions d’infanterie (3ème, 9ème, 14ème, 25ème, 31ème, 35ème DI + la 5. Leichte Division).

Les italiens déploient six divisions dépendant de la 2ème Armée, armée disposant de deux corps d’armées à deux divisions, les deux dernières divisions dépendant directement de l’Armée comme réserve stratégique.

C’est ainsi que le 5ème Corps d’Armée dispose de la 3ème division alpine «Julia» et la 5ème DI «Cosseria» alors que le 7ème Corps d’Armée dispose de la 14ème DI «Isonzo» et la 17ème DI «Pavia». La 47ème DI «Bari» ainsi que la 48ème DI «Taro» sont en réserve d’armée.

Enfin les hongrois sont de la partie avec leur 3ème Armée qui aligne pas moins de neuf divisions d’infanterie réparties en trois corps d’armée. Le 1er Corps d’Armée comprend les 16ème, 21ème et 25ème DI, le 2ème CA engerbe les 17ème, 22ème et 26ème DI alors que le 3ème CA à sous son commandement les 18ème, 24ème et 27ème DI.

Potentiellement ce sont donc 21 divisions ennemies qui vont attaquer un nombre inférieur de Grandes Unités (G.U) yougoslaves. De plus les allemands vont mobiliser trois divisions blindées, un type d’unité que ne possède pas l’armée de terre yougoslave, la brigade mécanisée était bien plus faible qu’une Panzerdivision.

Les yougoslaves vont choisir une défense élastique s’appuyant sur les coupures humides, les obstacles offerts par le relief et des lignes fortifiées aménagées durant la Pax Armada.

Les Tcheniks vont commencer dès l’opération Maritsa à mener des opérations de guérilla, tuant par exemple dans l’œuf certaines mutineries dans des unités croates et slovènes. Leur harcèlement va ressusciter la peur du franc-tireur chez les troupes allemandes pour le plus grand malheur des populations civiles qui paieront lourdement les attaques qui ont été magnifiées par la propagande mais dont l’impact militaire a été limité.

Le 7 juillet 1949 4h45 l’opération MARITSA est déclenchée. Les allemands sont les premiers à attaquer avec un barrage d’artillerie comme durant le premier conflit mondial et des frappes aériennes.

Fallschirmjager

Les parachutistes de la 3. Fallschirmajger sont largués non en bloc (par exemple sur Zagreb) mais par petits paquets pour tenter déstabiliser le dispositif yougoslave avec des résultats contrastés montrant encore une fois que le largage de parachutistes est très aléatoire.

Les troupes yougoslaves encaissent même si il y a des mouvements de panique et de découragement devant une telle puissance de feu. Il y a quelques cas de mutineries et de refus de combattre mais dans l’ensemble le haut-commandement yougoslave (à majorité serbe) est agréablement surpris par la résistance et la résilience des unités de recrutement slovène ou croate.

Difficile de connaitre la ou les causes de cette résistance. Nul doute que la politique libérale de Pierre II et auparavant du régent Paul ont permis à une partie des slovènes et des croates d’avoir envie de se battre pour un pays qui pour beaucoup leur paraissait étranger.

Les italiens attaquent quelques heures plus tard mais pour le Jour J de l’opération MARITSA ils se contentent de reconnaissances armées auxquelles les yougoslaves ripostent de manière féroce.

Les hongrois vont attaquer le 8 juillet 1949 ce qui aurait pu compliquer la tâche des yougoslaves mais les troupes magyares ne montrent guère d’ardeur au combat, étant probablement persuadés que leur offensive serait une promenade militaire.

Les combats sont violents à terre comme en l’air même si très vite l’armée de l’air yougoslave va perdre le contrôle de l’espace aérien au profit de la Luftwaffe et de la Regia Aeronautica. Elle parviendra à tenir plus longtemps face à la MKHL (armée de l’air hongroise).

En dépit d’un grand courage, les troupes yougoslaves doivent rapidement se replier sur les montagnes de Bosnie mais cette retraite est méthodique.

Les grandes villes tombent les unes après les autres, Lubjana tombe dès le 10, Zagreb le 14 et dès le lendemain des oustachis proclament l’indépendance de la Croatie. Cette déclaration va accélérer la désagrégation des unités de recrutement croate au point que les dernières unités venant de cette région seront désarmées.

Certaines unités croates cacheront soigneusement leur origine pour ne pas être désarmées et continuer la lutte.

Le 16 juillet une partie de la marine yougoslave se mutine. Certains navires parviennent à quitter les ports de Split et de Kotor pour rallier la Crète puis l’Egypte.

Le 17 juillet Belgrade tombe aux mains des hongrois. La ville à été dévastée par de nombreuses attaques aériennes menées par les allemands.

Les combats perdent en intensité. Non seulement les allemands, les italiens et les hongrois doivent retrouver leur second souffle mais en plus la logistique peine à suivre. De leur côté les yougoslaves sont au bord de l’effondrement.

L’invasion italo-germano-hongroise se poursuit de manière inexorable, les yougoslaves continuant de se battre. Le 9 août les troupes hongroises et bulgares font leur jonction.

Les bulgares n’ont pas participé directement à l’opération MARITSA mais vont occuper la partie bulgarophone de la Macédoine.

Les allemands de leur côté se sont arrêtés dans le sud de la Serbie, les italiens opérant au Monténégro qu’ils considèrent comme leur pré-carré.

Les dernières troupes yougoslaves passent en Grèce à l’automne 1949 mais déjà dans les territoires occupés par les italiens, les allemands, les hongrois et les bulgares des mouvements de résistance plus ou moins spontanées commencent à tendre des embuscades voir à attaquer des personnels isolés (voir la partie «résistance et collaboration»).

D’autres vont faire le choix de la collaboration, opérant aux côtés des allemands, des italiens, des hongrois et des bulgares pour participer aux sinistres opérations de nettoyage avec son lot de massacres et d’exactions.

Les troupes yougoslaves épuisées vont rallier la Crète puis l’Egypte pour permettre la reconstitution d’une véritable armée capable de participer à la libération de l’ancien Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.