Le Conflit (87) Europe Occidentale (53)

La Marche à la Seine

Les allemands reprennent leur avancée le 4 septembre 1949 mais privilégient l’avance à l’ouest de Paris. De plus les unités du Heeresgruppe C bien qu’engagées plus tardivement que celles du Heeresgruppe A et B ont souffert. Elles doivent récupérer du matériel, intégrer des blessés de retour de convalescence et de nouvelles recrues.

Côté français, les différents corps d’armée en ligne se replient étape par étape. Pour couvrir ce repli et éviter que par exemple la retraite se transforme en déroute, le général Villeneuve fait monter en ligne le 34ème Corps d’Armée qui déployé dans le Morvan au nord de Dijon doit servir de socle pour les autres unités. Il va bénéficier du soutien direct de deux bataillons de chars de corps d’armée, les 73ème et 74ème BCC, d’unités d’artillerie issues de la Réserve Générale (188ème RALT et ses quatre groupes de 155 GPF-T, 190ème RALT et ses quatre groupes de 220C16 et 351ème RALP avec ses trois groupes de 105L modèle 1936S) et du soutien indirect du 603ème GIA.

Celui-ci est largué à dix kilomètres nord de Dijon le 8 septembre 1949 pour couvrir le repli des dernières unités de la 8ème Armée durement accrochées par les allemands.

L’arrivée de ces paras surprend les allemands et les désarçonne. Agressifs et accrocheurs, motivés, enthousiastes jusqu’à la témérité, les fantassins de l’air font définitivement taire ceux qui doutaient de l’utilité d’une telle unité.

Certes il y à eu l’engagement du 602ème GIA dans l’opération BAYARD mais c’était contre les italiens donc on estimait assez injustement que cela ne valait pas grand chose (d’autant que durant MERKUR les paras transalpins ont montré qu’ils avaient le niveau des meilleures unités aéroportées). Ce raid augmente aussi le moral de troupes françaises passablement démotivées par une retraite qui ne semble jamais devoir se terminer.

Avant d’intégrer la 25ème DP, le 603ème GIA (futur 1er régiment de chasseurs-parachutistes) va donc s’illustrer en bousculant unités de reconnaissance et d’infanterie allemande. Il va subir des pertes sensibles mais sa mission terminée va parvenir à rallier un territoire sous contrôle allié pour apprendre son transfert à l’armée de terre qui ne fait pas que des heureux.

Certains vont même envisager une protestation officielle mais très vite ce mouvement d’humeur cesse car on pourrait penser à une mutinerie et on sait ce qui arrive aux mutins en temps de guerre.

L’armée de terre fera cependant les choses bien en ménageant les susceptibilités, en évitant une intégration trop brutale. Avec le temps les fantassins de l’air vont être amalgamés avec les premiers parachutistes de l’armée de terre pour donner naissance à des unités d’élite, l’amalgame se faisant comme souvent au combat.

Rappelons que le 34ème Corps d’Armée est composée des unités suivantes :

-634ème Régiment de Pionniers (634ème RP) qui dès sa mise en ligne multiplie les travaux de fortification pour améliorer la zone de déploiement.

-34ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (34ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Ce groupement motomécanique va former le Groupement Metallier (du nom du commandant du 34ème GRCA) avec les deux BCC de QG (73ème 74ème BCC) pour former une sorte de «poing blindé» pour contrer par exemple une percée allemande.

-147ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (147ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1945S. Ces pièces sont déployées pour pouvoir couvrir Dijon qui semble avoir été d’emblée sacrifiée au grand dam de ces habitants.

Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Groupe Aérien d’Observation 534 (GAO-534) : Huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-53ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (53ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte AMD-178B.

-66ème Division d’Infanterie (66ème DI)

-52ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (52ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte AMD-178B.

-67ème Division d’Infanterie (67ème DI)

Ce 34ème Corps d’Armée est en ligne le 12 septembre 1949. Le lendemain il entre en contact avec le 603ème GIA qui est placé sous le commandement du 34ème CA comme corps franc, les fantassins de l’air servant de pompier pour récupérer des soldats isolés ou pour calmer la témérité de certaines unités allemandes. Néanmoins dès le 17 pour préserver une ressource précieuse, le 603ème GIA est renvoyé à l’arrière. A l’époque ils ne savent pas qu’ils vont bientôt rejoindre l’armée de terre.

L’ultime Corps d’Armée de la Réserve Stratégique à monter en ligne va combattre avec ardeur et agressivité au point que certains prisonniers de guerre allemand confieront leur écœurement à croire que les alliés possédaient encore des dizaines, des centaines d’unités en réserve.

C’est dire si les soldats français ne ménageaient ni leur sang ni leur sueur pour repousser le Hun comme les appellent les britanniques.

Les pertes ne sont pas très importantes mais ne sont pas négligeables non plus. Il peut mener à bien sa mission à savoir servir de socle pour permettre le repli en bon ordre des autres corps d’armée de la 8ème Armée (sous laquelle est placé le 34ème CA), de la 3ème, de la 4ème et de la 6ème Armée.

A partir du 18 septembre 1949 les combats baissent clairement d’intensité. Les alliés parce que leur repli est quasiment terminé et les allemands parce qu’ils préparent une nouvelle offensive majeure censée être décisive à savoir l’opération HUBERTUS.

Dijon tombe le 24 septembre 1949 après quelques combats retardateurs menés par les unités de la 6ème Armée et Besançon le 25 septembre, les unités de la 8ème Armée notamment le 27ème CA se contentant de gagner du temps avant de se replier pour empêcher les allemands de déboucher au sud de la cité fortifiée par Vauban.

Benelux (58) Belgique (19)

Artillerie de Campagne
En septembre 1948, le parc d’artillerie belge est composé d’un mélange de pièces modernes et de pièces anciennes, des canons belges et surtout des canons étrangers. Durant la Pax Armada un effort important est mené pour moderniser et rationnaliser le parc mais c’est loin d’être suffisant.

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Benelux (55) Belgique (16)

Organisation

Division d’Infanterie

En septembre 1939, les divisions d’infanterie belges sont organisées ou doivent être organisées ainsi après mobilisation :

-Des éléments de commandement et de soutien

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon du génie

-Un escadron cycliste

T-13

Char léger T-13

-Une unité de chasseurs de chars équipés de douze T-13 (sauf 5ème, 6ème et 12ème)

-Un bataillon de transmissions

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Benelux (36) Pays-Bas (36)

Une Histoire de l’Aviation Militaire Néerlandaise (2) : les Indes Néerlandaises

Imaginez un pays européen s’étendant des côtes irlandaises au Caucase. Impossible ? Et pourtant c’est ce que les néerlandais avaient sous leur autorité sous la forme des Indes Néerlandaises la future Indonésie.

Milieu archipélagique, la défense était un véritable casse-tête, casse-tête renforcé par une menace extérieure. En effet à partir des années trente, il devient évident que les japonais veulent s’emparer du pétrole et du caoutchouc néerlandais et qu’une guerre est probable à court ou à moyen terme.

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Benelux (30) Pays-Bas (30)

La Koniklijke Nederlands Indische Leger (KNIL) dans le second conflit mondial

Le dilemme qui se pose à la KNIL est le suivant : comment défendre efficacement un territoire absolument gigantesque qui rapporté à l’Europe équivaudrait à couvrir un territoire allant de l’Irlande à la mer Caspienne ?

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Dominions (82) Australie (26)

La RAAF dans le second conflit mondial (2) Asie-Pacifique

Naturellement l’armée de l’air australienne va engagement la majeure partie de ses moyens sur le théâtre d’opérations Asie-Pacifique. Des combats très durs vont opposer les pilotes aussies aux pilotes de l’armée et de la marine japonaise.

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