Mitteleuropa Balkans (117) Yougoslavie (5)

La Yougoslavie dans le second conflit mondial

La Yougoslavie en guerre : une courte mais héroïque résistance

Situation politique et militaire de la Yougoslavie en septembre 1948

Le 5 septembre 1948 ce que de nombreuses personnes redoutaient se produit : l’Europe bascule dans la guerre.

Cette fois tout le monde est certain, cette guerre n’allait pas durer trois mois mais partait pour plusieurs années, presque six pour être exact avec à la clé des dizaines de millions de morts et des milliards de francs, de dollars et de livres sterling de dégats.

La Yougoslavie est dans une situation très inconfortable. Elle n’est ni pro-alliée (malgré l’accord le 14 septembre 1945) ni pro-Axe, elle cherche une troisième voie en maintenant une forme de neutralité.

Neutralité ne veut pas dire faiblesse puisque dès le 30 août 1948 le gouvernement de Pierre II ordonne la mobilisation générale officiellement pour préserver «la paix et la neutralité dans la région».

Cette mobilisation se passe bien. Le plan rédigé en 1930 et révise à plusieurs reprises (la dernière fois en 1947 avec l’influence de la MMFY) est bien exécuté. Il y à des incidents dans quelques régions mais dans l’ensemble les croates et les slovènes acceptent de rejoindre les casernes et de renforcer l’armée royale yougoslave.

En septembre 1948 le roi Pierre II est officiellement au pouvoir depuis six ans, sa majorité et la fin de la régence de son oncle Paul. Ce dernier à quitté le pays en septembre 1943 et partage sa vie entre la Grande-Bretagne, la France (Riviera) et l’Amérique du Sud.

Paul de Yougoslavie

Il rejoint le pays en août 1948 pour offrir ses services. Il est nommé officiellement inspecteur général des forces armées yougoslaves et en pratique il est le commandant en chef de l’armée yougoslave ce qui est critiqué par une partie de l’opinion qui estime que le jeune roi (25 ans) devait imiter son grand père Pierre 1er en 1914 oubliant à cette occasion que le roi serbe déjà âgé avait confié le rôle effectif à son fils Alexandre.

Ce choix n’est pas forcément heureux moins en raison d’une éventuelle l’incompétence de l’ancien régent (ce n’est pas Napoléon mais ce n’est pas un ignare en matière militaire) que parce qu’il ne s’entend pas avec le commandant en chef officiel, le général Dusan Simovic, ancien premier ministre. Il y aura donc comme on dit de la friture sur la ligne, une mésentente sur la stratégie à suivre.

Dusan Simovic

La mobilisation se passe bien comme nous l’avons vu. Il y à néanmoins des lacunes sur le plan de l’équipement notamment en matière de chars et d’armes automatiques.

Renault R-35. Avec le Hotchkiss H-39 il était le char majeur de l’armée yougoslave

L’armée de terre yougoslave aligne à sa mobilisation vingt-huit divisions d’infanterie, deux divisions d’infanterie de montagne, trois divisions de cavalerie et une brigade mécanisée regroupant une bonne partie des chars de l’armée royale yougoslave. On trouvait également des unités de forteresse, de garde-frontières, d’artillerie et de génie.

Rogozarski IK-3

L’armée de l’air yougoslave dispose d’environ 500 appareils plus ou moins modernes de différents origines (françaises, britanniques, italiennes, allemandes et même yougoslaves).

Le conducteur de flottille Dubrovnil

La marine yougoslave est une Green Water Navy, une marine essentiellement composée d’unités légères (destroyers, torpilleurs, vedettes lance-torpilles), de quelques sous-marins, une marine à l’équipement assez ancien, les moyens ayant manqué pour renforcer une marine qui aurait de toute façon du affronter une marine italienne puissante.

Sur le plan stratégique l’armée yougoslave souhaite conserver l’intégrité totale du territoire national mais il s’agit plus d’un vœux pieux qu’autre chose. Elle à cependant aménagé des positions fortifiés aux frontières pour freiner l’assaillant qu’il soit italien, allemand, hongrois voir roumain ou bulgare.

Contrairement à ce qu’à écrit la propagande à l’époque il ne s’agit par d’une «Ligne Maginot Slave» mais d’une série de positions tactiques avec blockhaus de campagne disposant de canons et de mitrailleuses, de tranchées, de barbelés et de champ de mines.

Ces dispositifs seront renforcés jusqu’en juillet 1949, les yougoslaves informés par des officiers amis des leçons tirées de la campagne de France ayant compris l’importance de la profondeur du dispositif pour casser l’énergie cinétique des offensives blindées. Ils manqueront néanmoins de temps pour appliquer ce retour d’expérience et surtout manqueront d’une ou plusieurs unités motomécaniques pour contre-attaquer et éviter de s’enfermer dans une défensive stérile.

Les yougoslaves tentent de s’entendre avec la Grèce et souhaite le déploiement de troupes grecques dans le Vardar Macédonien. Athènes décline estimant ne pas avoir suffisamment de troupes pour une telle mission. Elle est de toute façon engagée contre les italiens qui ont attaqué depuis l’Albanie dans l’espoir de mener une guerre parallèle.

Belgrade n’à pas plus de succès avec les alliés occidentaux. Ces derniers sont fortement engagés sur le front français et ne peuvent guère divertir de troupes pour une véritable aventure militaire car sans le dire trop ouvertement Paris et Londres doutent des capacités de la Jugoslovenska vojska pour résister suffisamment longtemps pour permettre l’arrivée dans le sud de la Serbie de troupes capables de soutenir les divisions yougoslaves encore opérationnelles.

Le gouvernement de Belgrade comprend très vite qu’il sera seul face au minimum à une offensive italienne ou au pire face à une offensive combinée germano-italo-hongroise (voir pire).

Quand l’Axe attaque la Yougoslavie (opération MARITSA) l’ordre de bataille de l’armée de terre yougoslave est le suivant (NdA il s’agit d’une version simplifiée, la version détaillée sera présentée dans la partie concernant l’armée de terre).

En 1949 l’armée yougoslave était toujours équipée à la française, les projets de changement d’équipement n’ayant pas aboutit faute de temps, faute de moyens et peut être faute de volonté ou de scepticisme sur l’utilité de changer l’uniforme alors qu’il y à bien d’autres priorités comme la modernisation de l’armement individuel, de l’artillerie et des armes collectives de l’infanterie.

La Jugoslovenska vosjka déploie ses forces en groupes d’armées, armées et divisions, l’échelon corps d’armée n’existant pas essentiellement parce que l’armée yougoslave manque d’officiers compétents pour faire fonctionner à la fois des états-majors de groupes d’armées, d’armées et de corps d’armées.

Le 1er Groupe d’Armées couvre la frontière avec l’Italie et celle avec l’Autriche. C’est elle qui à priori va recevoir le choc principal même si certains officiers yougoslaves estiment qu’il ne faut pas écarter un assaut par la Hongrie pour ainsi foncer rapidement sur Belgrade et déstabiliser tout le pays.

Il comprend la 1ère Armée disposant de la 1ère, de la 7ème et de la 10ème DI ainsi que la 2ème Armée qui aligne la 17ème, la 24ème et la 30ème DI. A ces six divisions s’ajoutent pour chaque armée des moyens d’appui (artillerie, reconnaissance aérienne) et de soutien ainsi qu’en réserve de groupes d’armée la 1ère division de cavalerie et la 1ère division de montagne.

Le 2ème Groupe d’Armées couvre la frontière avec la Hongrie. Son rôle est donc crucial pour protéger la capitale Belgrade.

Il comprend la 4ème Armée disposant de trois divisions d’infanterie (27ème, 40ème et 42ème DI) alors que la 7ème Armée dispose des 32ème, 36ème et 38ème DI. A ces six divisions s’ajoutent pour chaque armée des moyens d’appui (artillerie, reconnaissance aérienne) et de soutien ainsi qu’en réserve de groupes d’armée la 3ème division de cavalerie et la 2ème division de montagne.

Le 3ème Groupe d’Armées couvre le sud du pays contre une éventuelle offensive italienne depuis l’Albanie que Rome a occupé puis annexé au printemps 1939.

Elle comprend la 3ème Armée qui dispose de trois divisions d’infanterie (13ème, 15ème et 25ème DI) alors que la 8ème Armée (ex-3ème Armée territoriale) comprend les 5èmes, 20ème et 46ème DI. A cela s’ajoute des unités d’appui, de soutien ainsi qu’une division d’infanterie en réserve générale, la 22ème DI.

La 5ème Armée indépendante couvre la frontière que la Yougoslavie partage avec la Roumanie et la Bulgarie. Elle aligne les 8ème, 9ème, 34ème et 50ème DI ainsi que la 2ème division de cavalerie.

La 6ème Armée indépendante déployée à cheval sur la Serbie et la Bosnie Herzegovine doit servir de réserve opérationnelle immédiate pour se porter à l’aide de l’un des groupes. Elle comprend trois divisions d’infanterie (3ème, 49ème et 14ème DI) plus trois régiments indépendants de cavalerie (49ème, 75ème et 94ème régiments) ainsi que des unités d’appui et de soutien

La Réserve Stratégique comprend les deux dernières divisions d’infanterie (4ème et 6ème DI) ainsi que la 1ère brigade mécanisée.

Sur le papier ces moyens sont importants mais ils ne doivent pas faire illusions. Les divisions d’infanterie yougoslave manquent souvent d’entrainement et l’armement pourrait être meilleur même si il n’est pas aussi obsolète que raconté.

Cela s’ajoute la question nationale. Malgré une politique de promotion des nationalités aux postes de responsabilités, le gouvernement yougoslave qui a du mal à se débarrasser de son tropisme serbe craint une défaillance des unités croates et slovènes.

Ce qui est certain c’est qu’en l’absence d’une garantie ferme des alliés occidentaux peu de généraux yougoslaves se pensent capables de repousser une attaque combinée de l’Allemagne, de l’Italie voir de la Hongrie.

Les plus optimistes espèrent tenir suffisamment longtemps pour que Paris et Londres revenant sur leur répugnance initiale ne se décident à voler au secours des yougoslaves.

La Yougoslavie au combat

Face à ce déploiement imposant sur le papier, l’Axe germano-italo-hongrois décide de mobiliser des moyens conséquents. Il s’agit d’aller vite et de neutraliser la péninsule balkanique, d’en faire une zone sous total contrôle de l’Axe pour éviter que les alliés n’utilisent ce territoire pour frapper le flanc de la future opération BARBAROSSA.

Il faut en effet le répéter encore et toujours : l’opération MARITSA n’à pas été décidé en urgence pour sauver Mussolini de sa débâcle militaire grecque mais était prévue et planifiée par les allemands.

Panzerkampfwagen Panzer IV

Les allemands ne déploient pas moins de douze divisions, trois divisions blindées (1ère, 5ème et 12ème Panzerdivisionen), une division d’infanterie de montagne (1. Gebirgjäger Division), une division parachutiste (3. Fallschitmjäger Division) et sept divisions d’infanterie (3ème, 9ème, 14ème, 25ème, 31ème, 35ème DI + la 5. Leichte Division).

Les italiens déploient six divisions dépendant de la 2ème Armée, armée disposant de deux corps d’armées à deux divisions, les deux dernières divisions dépendant directement de l’Armée comme réserve stratégique.

C’est ainsi que le 5ème Corps d’Armée dispose de la 3ème division alpine «Julia» et la 5ème DI «Cosseria» alors que le 7ème Corps d’Armée dispose de la 14ème DI «Isonzo» et la 17ème DI «Pavia». La 47ème DI «Bari» ainsi que la 48ème DI «Taro» sont en réserve d’armée.

Enfin les hongrois sont de la partie avec leur 3ème Armée qui aligne pas moins de neuf divisions d’infanterie réparties en trois corps d’armée. Le 1er Corps d’Armée comprend les 16ème, 21ème et 25ème DI, le 2ème CA engerbe les 17ème, 22ème et 26ème DI alors que le 3ème CA à sous son commandement les 18ème, 24ème et 27ème DI.

Potentiellement ce sont donc 21 divisions ennemies qui vont attaquer un nombre inférieur de Grandes Unités (G.U) yougoslaves. De plus les allemands vont mobiliser trois divisions blindées, un type d’unité que ne possède pas l’armée de terre yougoslave, la brigade mécanisée était bien plus faible qu’une Panzerdivision.

Les yougoslaves vont choisir une défense élastique s’appuyant sur les coupures humides, les obstacles offerts par le relief et des lignes fortifiées aménagées durant la Pax Armada.

Les Tcheniks vont commencer dès l’opération Maritsa à mener des opérations de guérilla, tuant par exemple dans l’œuf certaines mutineries dans des unités croates et slovènes. Leur harcèlement va ressusciter la peur du franc-tireur chez les troupes allemandes pour le plus grand malheur des populations civiles qui paieront lourdement les attaques qui ont été magnifiées par la propagande mais dont l’impact militaire a été limité.

Le 7 juillet 1949 4h45 l’opération MARITSA est déclenchée. Les allemands sont les premiers à attaquer avec un barrage d’artillerie comme durant le premier conflit mondial et des frappes aériennes.

Fallschirmjager

Les parachutistes de la 3. Fallschirmajger sont largués non en bloc (par exemple sur Zagreb) mais par petits paquets pour tenter déstabiliser le dispositif yougoslave avec des résultats contrastés montrant encore une fois que le largage de parachutistes est très aléatoire.

Les troupes yougoslaves encaissent même si il y a des mouvements de panique et de découragement devant une telle puissance de feu. Il y a quelques cas de mutineries et de refus de combattre mais dans l’ensemble le haut-commandement yougoslave (à majorité serbe) est agréablement surpris par la résistance et la résilience des unités de recrutement slovène ou croate.

Difficile de connaitre la ou les causes de cette résistance. Nul doute que la politique libérale de Pierre II et auparavant du régent Paul ont permis à une partie des slovènes et des croates d’avoir envie de se battre pour un pays qui pour beaucoup leur paraissait étranger.

Les italiens attaquent quelques heures plus tard mais pour le Jour J de l’opération MARITSA ils se contentent de reconnaissances armées auxquelles les yougoslaves ripostent de manière féroce.

Les hongrois vont attaquer le 8 juillet 1949 ce qui aurait pu compliquer la tâche des yougoslaves mais les troupes magyares ne montrent guère d’ardeur au combat, étant probablement persuadés que leur offensive serait une promenade militaire.

Les combats sont violents à terre comme en l’air même si très vite l’armée de l’air yougoslave va perdre le contrôle de l’espace aérien au profit de la Luftwaffe et de la Regia Aeronautica. Elle parviendra à tenir plus longtemps face à la MKHL (armée de l’air hongroise).

En dépit d’un grand courage, les troupes yougoslaves doivent rapidement se replier sur les montagnes de Bosnie mais cette retraite est méthodique.

Les grandes villes tombent les unes après les autres, Lubjana tombe dès le 10, Zagreb le 14 et dès le lendemain des oustachis proclament l’indépendance de la Croatie. Cette déclaration va accélérer la désagrégation des unités de recrutement croate au point que les dernières unités venant de cette région seront désarmées.

Certaines unités croates cacheront soigneusement leur origine pour ne pas être désarmées et continuer la lutte.

Le 16 juillet une partie de la marine yougoslave se mutine. Certains navires parviennent à quitter les ports de Split et de Kotor pour rallier la Crète puis l’Egypte.

Le 17 juillet Belgrade tombe aux mains des hongrois. La ville à été dévastée par de nombreuses attaques aériennes menées par les allemands.

Les combats perdent en intensité. Non seulement les allemands, les italiens et les hongrois doivent retrouver leur second souffle mais en plus la logistique peine à suivre. De leur côté les yougoslaves sont au bord de l’effondrement.

L’invasion italo-germano-hongroise se poursuit de manière inexorable, les yougoslaves continuant de se battre. Le 9 août les troupes hongroises et bulgares font leur jonction.

Les bulgares n’ont pas participé directement à l’opération MARITSA mais vont occuper la partie bulgarophone de la Macédoine.

Les allemands de leur côté se sont arrêtés dans le sud de la Serbie, les italiens opérant au Monténégro qu’ils considèrent comme leur pré-carré.

Les dernières troupes yougoslaves passent en Grèce à l’automne 1949 mais déjà dans les territoires occupés par les italiens, les allemands, les hongrois et les bulgares des mouvements de résistance plus ou moins spontanées commencent à tendre des embuscades voir à attaquer des personnels isolés (voir la partie «résistance et collaboration»).

D’autres vont faire le choix de la collaboration, opérant aux côtés des allemands, des italiens, des hongrois et des bulgares pour participer aux sinistres opérations de nettoyage avec son lot de massacres et d’exactions.

Les troupes yougoslaves épuisées vont rallier la Crète puis l’Egypte pour permettre la reconstitution d’une véritable armée capable de participer à la libération de l’ancien Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.

Mitteleuropa Balkans (15) Hongrie (15)

Organisation

Organisation simplifiée de l’armée hongroise en septembre 1948

Généralités

Suite à la mobilisation entamée dès le 1er septembre 1948 mais officialisée le 10 après un incident de frontière avec la Roumanie dans la région de Cluj-Napoca, l’armée hongroise aligne les unités suivantes :

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22-Armée de terre : armement et matériel (92) ordre de bataille (26)

Réserves métropolitaines

Préambule

A la mobilisation générale de septembre 1948, l’une des préoccupations du généralissime Villeneuve est de se ménager des réserves stratégiques.

Les troupes montant à la frontière doivent assurer la défense du territoire national, préter main forte aux alliés voir attaquer l’Allemagne et l’Italie ce qui nécessite d’importants moyens militaires mais gérer une masse aussi importante peu s’avérée compliquée.

Aussi, tirant les leçons de la guerre de Pologne, le «général Tornade» décide de nas déployer toutes ses troupes à la frontière et de conserver des division en réserve pour faire face à toutes les situations mêmes imprévues.

C’est ainsi que sur un arc de cercle allant de la Normandie à la Bourgogne, pas moins de seize divisions répartis en huit corps d’armée.

A cette masse déjà importante s’ajoute deux Divisions Légères d’Infanterie (D.L.I), la 1ère et la 11ème DLI, des divisions expéditionnaires destinés pour la première à intervenir en Scandinavie et la seconde dans les Balkans ainsi qu’une Armée polonaise composée de trois corps d’armée à trois divisions d’infanterie plus un corps de cavalerie composé de deux divisions blindées équipées de chars français notamment des Hotchkiss H-39, des Renault R-40 et des B1bis et ter.

B1ter

Le B1ter, dernier rejeton de la famille B1

14ème Corps d’Armée

-614ème régiment de pionniers

-14ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (14ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrialleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-125ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (125ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipé de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm équipés de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°514 (GAO-514) ne doit être placé sous le commandement du 14ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-La 3ème Division d’Infanterie Motorisée est une division d’active dont l’état-major est en temps de paix stationné à Amiens. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (51ème, 67ème et 91ème RI), de deux régiments d’artillerie (42ème RAD et 242ème RALD), de la 603ème Batterie Divisionnaire AntiChar, du 603ème bataillon de défense antiaérienne, du 16ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

La 3ème DIM bénéficie du soutien du 6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (6ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 24ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie (50ème, 63ème et 78ème RI), de deux régiments d’artillerie (21ème RAD et 221ème RALD), de la 624ème Batterie Divisionnaire AntiChar, du 624ème bataillon de défense antiaérienne, du 97ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

15ème Corps d’Armée

-615ème régiment de pionniers

-15ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (15ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrialleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-141ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (141ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°515 (GAO-515) ne doit être placé sous le commandement du 15ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Les deux divisions d’infanterie de ce CA étant des divisions d’infanterie coloniale d’active, le 15ème CA est aussi connu sous le nom de 2ème Corps d’Armée Colonial (2ème CA-Col) bien que cette dernière appélation ne soit pas officielle mais officieuse.

-La 2ème Division d’Infanterie Coloniale est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Toulon.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie, le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), du 4ème régiment de tirailleurs sénégalais, du 8ème régiment de tirailleurs sénégalais; de deux régiments d’artillerie (2ème RAC et 202ème RALC), de la 2ème batterie antichar divisionnaire coloniale, du 2ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 36ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 72ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (72ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 4ème Division d’Infanterie Coloniale est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Toulouse.

Elle dispose d’un régiment européen, le 2ème régiment d’infanterie coloniale et deux régiments «indigènes», les 16ème et 24ème régiments de tirailleurs sénégalais, deux régiments d’artillerie les 12ème RAC et 212ème RALC, de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar Coloniale, du 604ème bataillon de défense antiaérienne colonial, du 39ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 74ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (74ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

21-Armée de terre (60)

Les régiments d’artillerie lourde divisionnaire (RALD)

Comme nous venons de le voir, à la mobilisation d’août/septembre 1948 comme neuf ans plutôt, les Régiments d’Artillerie Divisionnaire du temps de paix se dédoublent, formant deux régiments de guerre, le RAD qui conserve le numéro du RAD du temps de paix et le RALD qui prend comme le numéro celui de son corps d’origine augmenté de 200.

Comme son nom l’indique, le Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire (R.A.L.D.) récupère les pièces lourdes du RAD du temps de paix en l’occurence les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.  Cela nous donne l’organisation suivante :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Trois groupes de tir à trois batteries de quatre pièces, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de tir.

La mobilisation terminée, on trouve les Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire suivants au nombre de quarante-trois comme les RAD :

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 1er RAD et donc intégré à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée.

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé à partir du CMA 16 de Montpelier qui avait également formé le régiment-mère en l’occurence le 3ème RAD, les deux régiments étant intégrés à la 32ème DI.

-Le 204ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 4ème RAD et comme lui est intégré à la 14ème DI.

-Le 205ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 47ème DI

-Le 207ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 327 de Belfort et intégré à la 20ème DI en compagnie du 7ème RAD.

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 27 de Clermont et issu du 8ème RAD. Il est donc intégré à la 11ème DIM.

-Le 209ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 16 de Montpelier en même temps que le 9ème RAD, les deux régiments intégrant la 66ème DI.

-Le 210ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 10ème RAD de la 19ème DI et formé par le CMA 24 de Rennes et donc intégré à la même division.

-Le 211ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 11ème RAD (5ème DIM) et formé par le CMA 303 de Vernon. Il est donc intégré à la même division.

-Le 212ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 12ème RAD (43ème DI) et formé par le CMA 40 de Neufchâteau. Il est donc intégré à la même division.

-Le 213ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 13ème RAD (41ème DI) et formé par le CMA 21 de Paris. Il est donc intégré à la même division.

-Le 214ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 14ème RAD (35ème DI) et formé par le CMA 38 de Rochefort. Il est donc intégré à la même division.

-Le 215ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 15ème RAD (1ère DIM) et formé par le CMA 1 de Douai, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 216ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 16ème RAD de la 25ème DIM et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 218ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 18ème RAD de la 22ème DI et formé par le CMA 11 de Vannes, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 219ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 19ème RAD de la 18ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 221ème   Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 21ème RAD de la 24ème DI et formé par le CMA 29 d’Angoulême, il est affecté à la même division.

-Le 222ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 22ème RAD de la 53ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers. Il est affecté à la même division.

-Le 224ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 24ème RAD de la 36ème DI et formé par le CMA 18. Il est affecté à la même division.

-Le 225ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 25ème RAD de la 12ème DIM avec l’aide du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 226ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 26ème RAD de la 56ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 227ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 27ème RAD de la 51ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté à la même division.

-Le 228ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 28ème RAD de la 13ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la même division.

-Le 229ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 29ème RAD de la 4ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté à la même division.

-Le 230ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 30ème RAD de la 9ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 231ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 31ème RAD de la 7ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division.

-Le 232ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 32ème RAD de la 10ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 21 de Paris et affecté à la même division.

-Le 234ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 34ème RAD de la 2ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 23 de Rouen et affecté à la même division.

-Le 235ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 35ème RAD de la 21ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 236ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 36ème RAD de la 26ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la même division.

-Le 237ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 37ème RAD de la 16ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 238ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnsaire est issu du 38ème RAD de la 71ème DI, mis sur pied par le CMA 21 de Paris et donc intégré à la même division

-Le 241ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 41ème RAD de la 23ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulème et affecté à la même division.

-Le 242ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 42ème RAD de la 3ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 302  de La Fère et affecté à la même division.

-Le 243ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 43ème RAD de la 6ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté à la même division.

-Le 244ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 44ème RAD de la 54ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division

-Le 245ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 45ème RAD de la 55ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 d’Orléans et affecté à la même division

-Le 247ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 47ème RAD de la 57ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 7 et affecté à la même division.

-Le 248ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 48ème RAD de la 58ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 8 de Dijon et affecté à la même division.

-Le 250ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 50ème RAD de la 60ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 24 de Rennes et affecté à la même division

-Le 251ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 51ème RAD de la 61ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division

-Le 256ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne est issu du 56ème RAD de la 31ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la même division.

-Le 261ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 61ème RAD de la 42ème DI et mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté à la même division.

-Le 289ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire (289ème RALD) est intégré à la 68ème DI. Il est mobilisé au Centre Mobilisateur d’Artillerie n°1 installé à Rambouillet tout comme son régiment-mère, le 89ème RAD.

21-Armée de terre (59)

Les différentes type de régiments et d’unités d’artillerie

Les régiments d’artillerie divisionnaire (RAD)

Ce sont les régiments les plus «connus» des régiments d’artillerie car intégrés aux dix divisions d’infanterie type Nord-Est et aux sept divisions d’infanterie motorisées, nombre qui passe respectivement à neuf et huit, la 11ème DI de Nancy devenant une D.I.M.

L’organisation et l’équipement d’un RAD quelque soit son type est identique qu’il soit hippomobile pour les Divisions type Nord-Est ou automobile pour les D.I.M.

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Cinq puis six groupes de tir

Le régiment type 1939 disposait de trois groupes de 75mm et de deux groupes de 155mm ou d’un groupe de 105 et d’un de 155mm, groupes formant ensuite un RAD et un RALD, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries à quatre pièces.

Le régiment type 1944 dispose lui de trois groupes de 75mm soit 36 pièces, de deux groupes de 105mm soit 24 pièces et un groupe de 155mm soit 12 pièces, le total de canons par RAD atteignant le chiffre appréciable de 72 canons et obusiers.

En août 1948 quand la France entame les prémices de la mobilisation générale (officiellement déclenchée le 5 septembre 1948 à 13.00 heure, heure de Paris), les régiments d’artillerie divisionnaire sont au nombre de dix-huit, dix type hippomobile (neuf DI et une DIAlp) et sept type motorisé (D.I.M) :

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est intégré à la 15ème DIM

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DIM

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est intégré à la  5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est intégré à la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est intégré à la 25ème DIM

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne est intégré à la 12ème DIM

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI
-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est intégré à la 9ème DIM

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est intégré à la 3ème DIM

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

Dès que la mobilisation est entamée et à l’aide des centres mobilisateurs, les RAD du temps de pais se dédoublent, formant un RAD de guerre qui conserve le numéro du RAD du temps de paix avec trois groupes de 75mm et prend sous son aile une batterie antichar indépendante à 12 canons de 47mm (modèle 1937 ou modèle 1939) affecté à chaque division.

Les deux groupes de 105mm (équipés soit d’obusiers Schneider 105C modèle 1934S ou le Bourges 105C modèle 1935B) et le groupe de 155mm (équipé de canons Schneider 155C modèle 1946S) forment un RALD qui prend le numéro du corps d’origine augmenté de 200 (voir ci-après).

D’autres régiments d’artillerie divisionnaire sont mis sur pied par les Centres Mobilisateurs d’Artillerie pour armer les divisions de série A et les divisions de série B avec généralement du matériel ancien (canons de 75mm modèle 1897 et canons de 155mm Schneider modèle 1917 notamment).

Durant la guerre de Pologne, un total de cinquante et un régiments d’artillerie divisionnaire avaient été mis sur pied (dix-huit d’active et trente-trois de réserve). Quand éclate le second conflit mondial, le nombre est réduit à quarante-quatre (dix-huit d’active existant en juillet 1943 et vingt-six de réserve).

Cette situation s’explique par le nombre de DI plus réduit mobilisées en août 1948, le grand nombre d’unités de l’armée blindée-cavalerie avait réduit la ressource humaine disponible.

A l’issue de la mobilisation, quarante-trois régiments d’artillerie divisionnaire à trois groupes de 75mm et une batterie antichar de 47mm sont sur pieds : (NdA : en bleu, les régiments de mobilisation)

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est le RA de la 15ème DIM

-Le 3ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Montpelier et rattaché à la 32ème DI

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 5ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 27 de Chaumont est rattaché à la 47ème DI

-Le 7ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes est rattaché à la 20ème DI.

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DIM

-Le 9ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Castres et affecté à la 66ème DI.

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est le RA de la 5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 13ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 41ème DI

-Le 14ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 38 de Rochefort et affecté à la 35ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est le RA de la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est le RA de la 25ème DIM

-Le 18ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et affecté à la 22ème DI.

-Le 19ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 9 de Poitiers et affecté à la 18ème DI.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied en août 1939 et affecté à la 24ème DI.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 53ème DI.

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne de la 12ème DIM

-Le 26ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la 56ème DI

-Le 27ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 1 de Douai et affecté à la 57ème DI

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 4ème DI.

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est le RA de la 9ème DIM

-Le 31ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 7ème DI.

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 34ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 23 de Rouen et affecté à la 2ème DI.

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 36ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et affecté à la 26ème DI

-Le 37ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et affecté à la 16ème DI

-Le 38ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (RAD) est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 71ème DI.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est le RA de la 3ème DIM

-Le 43ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 6ème DI.

-Le 44ème Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 4 du Mans et affecté à la 54ème DI.

-Le 45ème Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 5 d’Orleans et affecté à la 55ème DI.

-Le 47ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 7 de Besançon et rattaché à la 57ème DI.

-Le 48ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et rattaché à la 58ème DI.

-Le 50ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes et rattaché à la 60ème DI.

-Le 51ème  Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et rattaché à la 61ème DI

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

-Le 89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (89ème RAD) est intégré à la 68ème DI. Il est mobilisé au Centre Mobilisateur d’Artillerie n°1 installé à Rambouillet.

Si les régiments d’active sont tous équipés de canons de 75mm TAZ modèle 1939 apte aussi bien au tir de campagne qu’au tir antichar, la majorité des régiments de mobilisation doivent se contenter du vénérable modèle 1897 même si toutes les pièces à hayon en bois ont été retirées du service.

Seul une partie des régiments de mobilisation disposent à leur mise sur pied du TAZ, les autres devant le recevoir progressivement dès que les productions de guerre auront atteint leur vitesse de croisière

Neuf régiments d’artillerie de division de mobilisation reçoivent donc le TAZ modèle 1939 en l’occurence le 29ème RAD (4ème DI), 50ème RAD (60ème DI),89ème RAD (68ème DI), 19ème RAD (18ème DI),18ème RAD (22ème DI),51ème RAD (61ème DI),45ème RAD (55ème DI),13ème RAD (41ème DI) et 38ème RAD (71ème DI).

21-Armée de terre (50)

Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire/Régiment d’Artillerie Lourde Nord Africaine

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon des RALD/RALNA en septembre 1939

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon des RALD/RALNA en septembre 1939

Ces régiments sont issus de la division des RAD du temps de paix. Les RAD du temps de guerre conserve les groupes de 75mm, les RALD recevant les deux groupes lourds soient tous les deux équipés de 155mm ou avec un groupe de 105 et un groupe de 155mm. Ils prennent comme numéro celui de leur corps d’origine augmenté de 200.

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 1er RAD et donc intégré à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée.

-Le 202ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé ex-nihilo par le CMA 34 de Grenoble et affecté à la 28ème DIAlp

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé à partir du CMA 16 de Montpelier qui avait également formé le régiment-mère en l’occurence le 3ème RAD, les deux régiments étant intégrés à la 32ème DI.

-Le 204ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 4ème RAD et comme lui est intégré à la 14ème DI.

-Le 205ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 47ème DI

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est formé par le CMA 27 de Clermont et rattaché à la 6ème DINA en compagnie du 6ème RANA.

-Le 207ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 327 de Belfort et intégré à la 20ème DI en compagnie du 7ème RAD.

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 27 de Clermont et issu du 8ème RAD. Il est donc intégré à la 11ème DI.

-Le 209ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 16 de Montpelier en même temps que le 9ème RAD, les deux régiments intégrant la 66ème DI.

-Le 210ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 10ème RAD (19ème DI) et formé par le CMA 24 de Rennes et donc intégré à la même division.

-Le 211ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 11ème RAD (5ème DIM) et formé par le CMA 303 de Vernon. Il est donc intégré à la même division.

-Le 212ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 12ème RAD (43ème DI) et formé par le CMA 40 de Neufchâteau. Il est donc intégré à la même division.

-Le 213ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 13ème RAD (41ème DI) et formé par le CMA 21 de Paris. Il est donc intégré à la même division.

-Le 214ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 14ème RAD (35ème DI) et formé par le CMA 38 de Rochefort. Il est donc intégré à la même division.

-Le 215ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 15ème RAD (1ère DIM) et formé par le CMA 1 de Douai, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 216ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 16ème RAD de la 25ème DIM et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 217ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 17ème RAD de la 52ème DI et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 218ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 18ème RAD de la 22ème DI et formé par le CMA 11 de Vannes, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 219ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 19ème RAD de la 18ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RAD (3ème DINA). Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 221ème   Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 21ème RAD de la 24ème DI et formé par le CMA 29 d’Angoulême, il est affecté à la même division.

-Le 222ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 22ème RAD de la 53ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers. Il est affecté à la même division.

-Le 224ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 24ème RAD de la 36ème DI et formé par le CMA 18. Il est affecté à la même division.

-Le 225ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 25ème RAD de la 12ème DIM avec l’aide du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 226ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 26ème RAD de la 56ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 227ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 27ème RAD de la 51ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté à la même division.

-Le 228ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 28ème RAD de la 13ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la même division.

-Le 229ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 29ème RAD de la 14ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté à la même division.

-Le 230ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 30ème RAD de la 9ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 231ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 31ème RAD de la 7ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division.

-Le 232ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 32ème RAD de la 10ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 21 de Paris et affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 33ème RANA (4ème DINA). Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 234ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 34ème RAD de la 2ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 23 de Rouen et affecté à la même division.

-Le 235ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 35ème RAD de la 21ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 236ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 36ème RAD de la 26ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la même division.

-Le 237ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 37ème RAD de la 16ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 40ème RANA (2ème DINA) et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 241ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 41ème RAD de la 23ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulême et affecté à la même division.

-Le 242ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 42ème RAD de la 3ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 302  de La Fère et affecté à la même division.

-Le 243ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 43ème RAD de la 6ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté à la même division.

-Le 247ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 47ème RAD de la 57ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 7 et affecté à la même division.

-Le 248ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 48ème RAD de la 58ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 8 de Dijon et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 255ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 55ème RAD de la 45ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 25 de Bourges et affecté à la même division.

-Le 256ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne est issu du 56ème RAD de la 31ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la même division.

-Le 258ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 58ème RAD de la 27ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 14 de Lyon et affecté à la même division.

-Le 261ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 61ème RAD de la 42ème DI et mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté à la même division.

-Le 262ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Armée est formé par le CMA d’Afrique n°2 en septembre 1939 mais dissous dès le mois de janvier, les éléments formant les 289ème et 291ème RALD.

-Le 264ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 64ème RAD de la 1ère DM et mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 266ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 5 de Orleans et affecté à la 82ème DIA.

-Le 267ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 17 de Toulouse et affecté à 83ème DIA. Il est cependant dissous en novembre 1939 et ses éléments forment le 287ème RALD.

21-Armée de terre (49)

Evolution des structures de l’artillerie française entre septembre 1939 et septembre 1948.

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Quand la mobilisation générale est déclenchée le 3 septembre 1939, l’artillerie française connait une spectaculaire mutation avec le dédoublement des Régiments d’Artillerie en régiments légers et lourds, la levée de nouveaux régiments pour équiper les divisions de mobilisation, le dévellopement de l’artillerie antichar et antiaérienne…….. .

A noter que les RAD, les RAC et les RAM reçoivent une batterie d’instruction et d’une batterie autonome antichar de 47mm à douze pièces.

Liste des régiments mis sur pied à la mobilisation de septembre 1939

Régiments d’artillerie divisionnaire

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est le RA de la 15ème DIM

-Le 3ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Montpelier et rattaché à la 32ème DI

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 5ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 27 de Chaumont est rattaché à la 47ème DI

-Le 7ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes est rattaché à la 20ème DI.

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DI

-Le 9ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Castres et affecté à la 66ème DI.

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est le RA de la 5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 13ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 41ème DI

-Le 14ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 38 de Rochefort et affecté à la 35ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est le RA de la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est le RA de la 25ème DIM

-Le 18ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et affecté à la 22ème DI.

-Le 19ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 9 de Poitiers et affecté à la 18ème DI.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied en août 1939 et affecté à la 24ème DI.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 53ème DI.

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne de la 12ème DIM

-Le 26ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la 56ème DI

-Le 27ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 1 de Douai et affecté à la 57ème DI

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 4ème DI.

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est le RA de la 9ème DIM

-Le 31ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 7ème DI.

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI
-Le 34ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 23 de Rouen et affecté à la 2ème DI.

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 36ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et affecté à la 26ème DI

-Le 37ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et affecté à la 16ème DI

-Le 38ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire (RAMD) est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 71ème DI.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est le RA de la 3ème DIM

-Le 43ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 6ème DI.

-Le 44ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 4 du Mans et affecté à la 54ème DI.

-Le 45ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 5 d’Orleans et affecté à la 55ème DI.

-Le 47ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 7 de Besançon et rattaché à la 57ème DI.

-Le 48ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et rattaché à la 58ème DI.

-Le 50ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes et rattaché à la 60ème DI.

-Le 51ème  Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et rattaché à la 61ème DI

-Le 52ème  Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 29 d’Angoulême et rattaché à la 62ème DI

-Le 53ème  Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et rattaché à la 63ème DI.

-Le 55ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 5 d’Orléans et rattaché à la 45ème DI.

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 57ème Régiment d’Artillerie Mixte Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 17 de Toulouse et affecté à la 67ème DI

-Le 58ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 14 de Lyon et affecté à la 27ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

-Le 68ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le Centre Mobilisateur d’Artillerie n°20 de Nancy et affecté à la 70ème Division d’Infanterie.

-Le 89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 68ème DI.

-Le 91ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la 44ème DI.

-Le 329ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied par le CMA 303 du Vernon et affecté au Corps de Cavalerie

21-Armée de terre (40)

Liste des différents G.R.D.I.

Motorisés avec ou sans AM

-1ère GRDI : mis sur pied à partir du 7ème régiment de chasseurs d’Evreux, il est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie Motorisée et donc préservé à la démobilisation.

-2ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème régiment de dragons de Limoges, il est rattaché à la 9ème Division d’Infanterie Motorisée et donc préservée à la démobilisation

-3ème GRDI : mis sur pied à partir du 9ème régiment de dragons d’Epernay, il est rattaché à la 12ème Division d’Infanterie Motorisée et préservé à la démobilisation

-4ème GRDI : mis sur pied à partir du 11ème régiment de chasseurs de Vesoul, il est rattaché à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée et préservé à la démobilisation.

-5ème GRDI : mis sur pied à partir du 10ème dragon d’Orange, il est rattaché à la 25ème DIM et préservé à la démobilisation

-6ème GRDI : mis sur pied à partir du 6ème groupe d’automitrailleuses de Compiègne, il est rattaché à la 3ème DIM et préservé à la démobilisation

-7ème GRDI :  mis sur pied à partir du 7ème groupe d’automitrailleuses de Saint Omer, il est rattaché à la 1ème DIM et préservé à la démobilisation

Montés

-8ème GRDI : mis sur pied à Moulins au profit de la 17ème Division d’Infanterie. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché.

-11ème GRDI : mis sur pied à Saint Omer au profit de la 2ème DI. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-12ème GRDI : mis sur pied à Compiègne au profit de la 4ème DI. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-13ème GRDI : mis sur pied à Saint Lô au profit de la 6ème DI. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-14ème GRDI : mis sur pied par le CMC 13 au profit de la 26ème DI. Dissous en juillet 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-15ème GRDI : mis sur pied à partir du 7ème régiment de chasseurs d’Evreux, il est affecté à la 10ème DI, une unité d’active. Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-16ème GRDI : mis sur pied à partir du 3ème régiment de hussards de Strasbourg, il est affecté à la 11ème DI, une unité d’active. Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-17ème GRDI : mis sur pied à partir du 11ème régiment de chasseurs de Vesoul, il est affecté à la 13ème DI, une unité d’active. Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-18ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème régiment de dragons de Limoges, il est affecté à la 23ème DI, une unité d’active.  Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-19ème GRDI : mis sur pied par le centre mobilisateur de cavalerie n°8 (CMC8), il est affecté à la 16ème DI, une unité de réserve. Il est dissous en même temps que la division à laquelle il est rattachée.

-20ème GRDI : mis sur pied à partir du 9ème cuirassiers de Lyon, ce groupement est rattaché à la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) et donc survis à la démobilisation, bien qu’il soit transformé en unité motorisée.

-21ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème dragon de Limoges, ce groupement est rattaché à la 19ème Division d’Infanterie et donc survis à la démobilisation, bien qu’il soit transformé en unité motorisée

-22ème GRDI : mis sur pied à partir du 9ème cuirassiers de Lyon, ce groupement est rattaché à la 28ème DIAlp. Ce groupement est  dissous en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-23ème GRDI : mis sur pied à partir du 2ème régiment de hussards de Tarbes, ce groupement est rattaché à la 31ème Division d’Infanterie Alpine de Montpelier. Il survit donc à la démobilisation même si il est transformé en groupement motorisé.

-24ème GRDI : mis sur pied à partir le CMC de Pontivy, il est rattaché à la 22ème DI, une unité de mobilisation. Il est donc dissous en même temps que la division à laquelle il est rattaché à l’été 1940.

-25ème GRDI : mis sur pied à partir du 11ème chasseurs de Vesoul, ce groupement est rattaché à la 14ème DI, une unité d’active. Il survit donc à la démobilisation et est transformée en unité motorisée comme tous les GR.

-26ème GRDI : mis sur pied à partir du 10ème régiment de dragons d’Orange, ce groupement est rattaché à la 30ème DIAlp. Il survit à la démobilisation et est transformée en unité motorisée comme tous les GR.

-27ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème dragons de Limoges, ce groupement est rattaché à la 21ème DI, une unité d’active. Il survit donc à la démobilisation et est transformée en unité motorisée comme tous les GR.

-28ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 29 de Bellac, ce groupement est rattaché à la 24ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en août 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-29ème GRDI : mis sur à partir du CMC 18 de Saintes, ce groupement est rattaché à la 35ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en août 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-30ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 9 d’Angers, ce groupement est rattaché à la 18ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en août 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-31ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 24 de Dinan, ce groupement est rattaché à la 20ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-32ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 20 de Strasbourg, ce groupement est rattaché à la 43ème DI, une unité d’active. L’unité survit à la démobilisation et est transformée en GRDI motorisée.

-33ème GRDI : mis sur pied à partir des CMC 5 d’Orléans et CMC 9 de Niort, ce groupement est rattaché à une unité de mobilisation, la 45ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-34ème GRDI : mis sur pied à partir du 10ème régiment de dragons, ce groupement est rattaché à une unité de mobilisation, le 29ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-35ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 7 de Vesoul-Lure, il est rattaché à une unité de mobilisation, la 47ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-36ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 3 de Saint Lo et du CMC 41 de Melun, il est rattaché à une unité de mobilisation, la 41ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-37ème GRDI : mis sur pied à partir du 30ème dragons de Metz, ce GRDI est rattaché à une unité d’active, la 42ème Division d’Infanterie. Survivant à la démobilisation, ce GRDI est motorisé comme l’ensemble des groupements de ce type.

-38ème GRDI : mis sur pied par les CMC 16 de Carcassonne et CMC 17 d’Auch, ce groupement est affecté à la 32ème Division d’Infanterie, une unité de mobilisation ce qui explique qu’il est dissous le 1er août 1940 en même temps que la division à laquelle il était rattaché.

-39ème GRDI : mis sur pied par le 2ème régiment de hussard de Tarbes, ce groupement est affecté à la 36ème Division d’Infanterie, une unité d’active ce qui explique que le 39ème GRDI est pérénnisé après la démobilisation, étant transformé en groupement motorisé.

-40ème GRDI : mis sur pied par le CMC 4 d’Alençon, ce groupement est affecté à une unité de mobilisation, la 7ème Division d’Infanterie qui est dissoute le 15 juin 1940, entrainant la dissolution du 40ème GRDI.

-41ème GRDI : mis sur pied par le DC 14 de Lyon, ce groupement est affecté à la 44ème Division d’Infanterie qui est dissoute le 15 juillet 1940 entrainant la dissolution du 41ème GRDI.

-42ème GRDI : mis sur pied par le CMC 15 de Tarascon, ce groupement est issu de la fusion des 84ème et 98ème GRDI (mars 1940). Affecté à la 8ème Division d’Infanterie, une unité de mobilisation qui est dissoute le 1er septembre 1940  à la différence du 42ème GRDI transféré en Tunisie au profit de la 84ème DIA.

-44ème GRDI : mis sur pied par le 30ème dragons de Metz, ce groupement est affecté à la Région Fortifié de Metz jusqu’à sa dissolution le 1er juillet 1940.

-45ème GRDI : mis sur pied par le 30ème dragons de Metz, ce groupement est affecté à la Région Fortifié de Metz jusqu’à sa dissolution le 1er juillet 1940.

-46ème GRDI : mis sur pied par le 3ème hussard de Metz, ce groupement affecté à la Région Fortifié du Lauter jusqu’à sa dissolution le 15 juillet 1940

-51ème GRDI : mis sur pied par les CMC 21 (Vincennes) et 41 (Melun), ce groupement est affecté à la 70ème DI, une unité de mobilisation dissoute le 12 août 1940 en même temps que le 51ème GRDI.

-52ème GRDI : mis sur pied par le CMC 17 de Auch, il est rattaché à la 67ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 22 juillet 1940, entrainant la dissolution du 52ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie.

-53ème GRDI : mis sur pied par le CMC 16 de Carcassonne, il est rattaché à la 66ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 1er août 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-54ème GRDI : mis sur pied par le CMC 15 de Tarascon et le CMC 17 d’Auch, il est rattaché à la 65ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 10 août 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-55ème GRDI : mis sur pied par le CMC 14 de Vienne, il est rattaché à la 64ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 30 août 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-56ème GRDI : mis sur pied par le CMC 13 de Moulins, il est rattaché à la 63ème DI, une unité de mobilisation dissoute le 30 juillet 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-57ème GRDI : mis sur pied par le CMC 29 de Bellac, il est rattaché à la 62ème DI, une unité de mobilisation dissoute le 31 juillet 1940, entrainant la dissolution du groupement.
-60ème GRDI : mis sur pied par le CMC 3 de Caen et le CMC 41 de Melun, ce groupement est affecté à la 71ème DI, une unité de mobilisation dissoute dès le 30 mai 1940, entrainant la dissolution du groupement de reconnaissance n°60.

-61ème GRDI : mis sur pied par le CMC 8 de Beaune, ce groupement est affecté à la 58ème DI et dissous en même temps qu’elle le 8 août 1940.

-62ème GRDI : mis sur pied par le CMC 7 de Lure et le CMC 9 de Niort, il est affecté à la 57ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 10 juin 1940

-63ème GRDI : mis sur pied par le CMC 3 de Caen et le CMC 26 d’Épernay, il est affecté à la 56ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 15 juin 1940

-64ème GRDI : mis sur pied par le CMC 5 d’Orléans, il est affecté à la 55ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 20 juin 1940.

-65ème GRDI : mis sur pied par le CMC 4 d’Alençon, il est affecté à la 54ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 25 juin 1940

-66ème GRDI : mis sur pied par le 7ème régiment de chasseurs à cheval d’Évreux et le CMC 3 de Saint Lô, il est affecté à la 53ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 30 juin 1940

-68ème GRDI : mis sur pied par le CMC 24 de Dinan, il est affecté à la 60ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 4 juillet 1940.

-70ème GRDI : mis sur pied par le CMC 1 de Saint-Omer, il est affecté à la 51ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 9 juillet 1940.

-71ème GRDI : mis sur pied par le 2ème régiment de hussards et le CMC 18, il est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale. Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-72ème GRDI : mis sur pied par le 10ème régiment de dragons et le CMC 15, il est rattaché à la  2ème Division d’Infanterie Coloniale. Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-73ème GRDI : mis sur pied par le 7ème régiment de chasseurs à cheval ainsi que les CMC 3 et 61, il est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale. Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-74ème GRDI : mis sur pied par le 2ème régiment de hussards ainsi que par les CMC 17 et 18, il est affecté à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale.  Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-75ème GRDI : mis sur pied par les CMC 16 et 17, ce groupement est affecté à la 5ème Division d’Infanterie Coloniale et dissous en même temps qu’elle le 15 juillet 1940.

-76ème GRDI : mis sur pied par le CMC 9, ce groupement est affecté à la 6ème Division d’Infanterie Coloniale et dissous en même temps qu’elle le 20 juillet 1940.