Benelux (50) Belgique (11)

Les navires en service

Croiseur-éclaireur Léopold 1er

HMS Argonaut

Le croiseur léger antiaérien Argonaute. Le Léopold 1er s’est inspiré des Dido britanniques

Quand la décision fût prise de pérenniser la marine belge une fois la guerre de Pologne terminée, se posa immédiatement la question du format.

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Benelux (12) Pays-Bas (12)

La marine néerlandaise sous la Révolution et l’Empire

Bien entendu, la marine néerlandaise ne va pas échapper à la tornade de la Révolution Française et de l’Empire. Elle est même aux premières loges et sa marine va être mise à contribution par la France dans une vaine tentative de rétablir l’équilibre avec la Royal Navy.

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Dominions (18) Canada (18)

Navires de soutien et navires amphibies

Navires de soutien

USS Cimarron (AO-22) 4

Les pétroliers canadiens sont inspirés des Cimarron américains

En septembre 1948, la marine canadienne possède six pétroliers et deux navires-ateliers, quatre pétroliers et un navire-atelier sur la côte Atlantique, deux pétroliers et un navire-atelier sur la côte Pacifique.

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Dominions (9) Canada (9)

La Royal Canadian Navy au combat

Patrouiles anti-raiders et escortes de convois

Alors que l’opération Weserübung à commencé et que le Canada s’est immédiatement engagé aux côtés de l’ancienne puissance coloniale, la marine canadienne propose son aide pour combattre en mer du Nord. Cette aide est appréciée par Paris et Londres mais dans un premier temps on demande à la RCN d’assurer l’escorte des convois transatlantiques et de mener des patrouilles anti-raiders.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (4)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

18-Bases et arsenaux (4)

D-Base Navale de Lorient

L'Arsenal de Lorient en 1910

L’Arsenal de Lorient en 1910

Un peu d’histoire

Bien que ce site ait été peuplé dès la préhistoire, la ville de Lorient à été fondée officiellement en 1666 sous le nom de L’Orient sous l’impulsion de Colbert qui voulait doter la Compagnie Française pour le commerce des Indes Orientales créée le 27 août 1664 d’une base de départ.

Lors de la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697), le chantier naval implanté à L’Orient est réquisitionné par la marine royale, marquant le début de la présence de la marine nationale sur le site bientôt connu sous le nom d’Arsenal Royal de Lorient.

Pendant longtemps cependant, le port vivote, reste chétif. Des travaux sont bien menés avec la création d’un avant port et d’un bassin à flot entre 1839 et 1848 qui suivent les travaux de modernisation menés dans l’enceinte de l’Arsenal avec une forme de radoub et une cale couverte.

Il  était cependant dit que Lorient, 26ème port commercial de France en 1860 ne serait jamais un port majeur en dépit des efforts de la chambre de commerce et l’essentiel (pour ne pas dire la totalité) de l’activité maritime serait celle de l’Arsenal.

Longtemps, l’Arsenal de Lorient va mener des constructions neuves et des entretiens mais la loi du 3 avril 1926 fait de l’établissement morbihanais un établissement consacré aux constructions neuves mais cette situation va de nouveau changer au début de la décennie 1940 en raison de l’augmentation d’unités à caréner et de la saturation régulière de Brest qui ne manque pas de travail entre les navires à armer, ceux à désarmer et ceux à entretenir.

Comme tous les établissements de la marine, l’Arsenal de Lorient va connaître des travaux pour améliorer ses capacités d’entretien et de soutien, le port morbihanais implanté à la confluence Scorff-Blavet et sur la rive orientale du Scorff devant devenir une base majeure en cas de conflit contre l’Espagne et pour nettoyer le Golfe de Gascogne des submersibles ennemis.

Les installations

-Le site original situé donc sur la confluence Scorff-Blavet dispose d’une forme de radoub (utilisée également pour l’armement des navires) de 240m de long sur 28m de large accompagnée de  deux cales, les cales n°4 et n°7 qui mesurent 175m de long sur 20m de large.

-Sur la rive orientale du Scorff nous trouvons la forme dite de Lanester, une forme de 240m de long sur 30m de large. Elle est accompagnée de trois cales.

La cale n°1 (couverte) mesure 230m de long sur 32m de large pouvant donc construire tous les navires jusqu’au croiseur lourd. La cale n°2 mesure 195m de long sur 28m de large et la n°3 de 175m de long sur 25m de large.

Ces cales étaient présentes en 1939 et ne sont pas agrandies mais installations annexes sont modernisées avec des grues plus puissantes et des ateliers totalement repensées pour prendre le virage de la soudure et de la préfabrication de plus en plus utilisée.

Quand la guerre éclate, une base de ravitaillement est inaugurée à Lorient avec des dépôts de carburant souterrains et plusieurs postes de ravitaillement ce qui facilite la mise en oeuvre de navires depuis Lorient.

Les fortifications

Comme toutes les autres positions fortifiées, celles défendant les accès à Lorient étaient dans un état lamentables, la faute à l’absence de menace crédible et un sous-investissement chronique.

Il était cependant hors de question de laisser une base de ravitaillement de premier ordre, une base opérationnelle pour opérer dans le Golfe de Gascogne à la merci d’un coup de main ennemi.

En septembre 1939, les fortifications défendant les approches de Lorient se compose des batteries et des moyens suivants :

-Au Talud sont implantés 4 canons de 240mm

-Au Mène sur l’île de Groix sont implantés 4 canons de 120mm

-Au Gâvres, sont implantés 3 canons de 105mm

-A Port Louis, sont implantés 3 canons de 75mm

-A Loquetas, sont implantés 2 canons de 75mm.

Plusieurs batteries de circonstance sont implantés dans les approches de Lorient avec des canons de 95mm, batteries désactivées à la fin de la guerre de Pologne.

Des travaux importants sont menés à partir de 1944. on fait table rase des fortifications passées pour construire des nouveaux points d’appui intermédiaires entre de véritables forts à l’ancienne et des fortifications de campagne.

Toutes les batteries existantes en septembre 1939 sont démantelés en 1942/43, la marine préférant repartir de zéro.

Les deux points d’appui sont installés respectivement à Port-Louis et à Larmor-Plage, leur construction est semblable à celle des fortifications défendant l’accès au Goulet de Brest avec quatre canons de 152mm modèle 1931 _ayant appartenu au Jean Bart_ montés sur affût circulaire sous masque, quatre canons de 90mm modèle 1939 en affûts doubles sous masque et une DCA légère composée de huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts doubles.

La défense des approches terrestres du point d’appui est assuré par quatre affûts jumelés armés d’un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm. En temps de guerre, un fossé est creusé, des mines et des barbelés mis en place.

Sur l’ile de Groix est implantée la Batterie Ronar’ch qui couvre les approches lointaines de Lorient avec quatre canons de 240mm ayant appartenus au cuirassé Voltaire. Ces canons sont montés en affûts simples sur plate-forme circulaire permettant au canon de pointer à 360°.

Leur action est complétée par deux canons de 138mm modèle 1910 ayant appartenu au cuirassé Bretagne et par quatre canons de 90mm modèle 1939 en deux affûts doubles. La DCA de la batterie Ronar’ch est assurée par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts doubles.

La défense des approches terrestres du point d’appui est assuré par quatre affûts jumelés armés d’un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm. En temps de guerre, un fossé est creusé, des mines et des barbelés mis en place.
Ces trois positions forment une sorte de «triangle de la mort» rendant inexpugnables les approches de Lorient.

En ce qui concerne les défenses terrestres, rien n’est entrepris mais à la mobilisation, des postes de sécurité sont mis en place par la 3ème compagnie de fusiliers marins (3ème CFM) chargée de la défense de Lorient, compagnie qui à la mobilisation devient bataillon avec le rappel de territoriaux.

Navires stationnés à Lorient au 5 septembre 1948

Lorient est essentiellement une base de ravitaillement au profit des navires opérant dans le Golfe de Gascogne pour une mission ou pour entrainement. Néanmoins, un certain nombre de navires de combat et de soutien sont basés dans le port militaire morbihanais.

-Torpilleurs légers  L’Algérien Le Sénégalais L’Arabe Le Marocain (classe Kabyle) formant la 6ème DT

-Patrouilleurs anti-sous-marins La Havraise et La Nantaise

-Corvettes anti-sous-marines La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise de la 3ème DEO

-Chasseurs de sous-marins CH-11 et CH-12

-Vedettes lance-torpilles  VTB-16, VTB-18, VTB-20 et VTB-22 de la 1ère Escadrille Légère de l’Atlantique.

-Remorqueur de 1000cv L’Actif

-Remorqueur de 600cv Morbihan

E-Station navale de Casablanca

Un point de passage obligé

Principal port marocain sur la façade atlantique du royaume chérifien, Casablanca devient au cours de la décennie quarante un point d’appui majeur de la marine nationale.

Elle n’est pas une base de premier plan comme Brest, Toulon ou Bizerte mais est le point de passage  obligé des navires venant de Brest et se rendant à Toulon ou de ceux allant de la Méditerranée à l’Atlantique.

Son rôle augmente avec la création du polygone de Rufisque près de Dakar, voyant ainsi la multiplication des escales des navires revenant d’un entrainement intense sur ce champ de tir quasi unique au monde.

Pour faire face à cet afflux, une base mobile de ravitaillement est construite et si des ateliers sont également mis sur pied, aucune forme de radoub et les capacités d’entretien se limite à la présence de deux petits docks flottants (un de 90m de long et un autre de 120m). Les défenses côtières sont également améliorées.

Les navires en escale à Casablanca mouillent à l’est de la Jetée Delure ou Grande Jetée et les installations de ravitaillement sont installés dans son prolongement avec trois grands réservoirs enterrés.
Les ateliers d’entretien et les autres dépôts sont cependant installés à l’ouest de la Grande Jetée et une digue flottante constituée de pontons est établie, digue qui aurait du être durcie mais le déclenchement de la guerre stoppe les travaux qui avaient à peine commencés.

Fortifications

La défense de Casablanca est assurée par deux batteries, la Batterie d’El Hank à l’ouest et la Batterie d’Oukacha à l’est, chacune disposant de quatre canons de 194mm modèle 1902 et de quatre canons de 138mm modèle 1910.

Ces deux batteries sont modernisées entre 1945 et 1947. Si les canons de 194mm sont maintenus, les canons de 138mm sont remplacés par quatre canons de 130mm provenant des torpilleurs d’escadre de classe Bourrasque et L’Adroit désarmés.

La DCA inexistante est assurée dans chacun des points d’appui par quatre canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles et six canons de 25mm Hotchkiss en affûts doubles. Quand à la défense contre un assaut d’infanterie, elle est assurée par deux affûts jumelés, un canon de 47mm et deux mitrailleuses de 7.5mm pour chacun d’entre-eux.

Chaque batterie est armée par une compagnie d’ouvrage et une compagnie de fusiliers marins est chargée de la défense des approches terrestres, les 4ème et 5ème CFM.

Navires basés à Casablanca au 5 septembre 1948

Les navires basés à Casablanca sont amarrés à l’ouest de la Grande Jetée

-Patrouilleur anti-sous-marin L’Incomprise

-Patrouilleur anti-sous-marin Jutland (P-37)

-Corvettes anti-sous-marines La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise et L’Antillaise (2ème DEO)

-Aviso-dragueurs Enseigne Balande La Trompeuse L’Ambitieuse et La Sérieuse (7ème DEL)

-Chasseurs de sous-marins CH-17 CH-18 et CH-19

-Remorqueur de 600cv Lavandou

-Navire-hydrographe Cormoran

17-Aviation navale (61)

Latécoère Laté 290

Latécoère Laté 290

Latécoère Laté 290

Le Latécoère 290 est un hydravion bi-flotteur monoplan monomoteur qui effectue son premier vol le 3 octobre 1931. Il est commandé à 32 exemplaires mais en septembre 1939, seuls six exemplaires sont encore en service au sein de l’escadrille 1S2 basée à Lorient. La dissolution de l’escadrille en janvier 1940 entraine le retrait du service de l’appareil.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 290

Type : hydravion-torpilleur triplace

Poids : à vide 2871kg en charge 4799kg

Dimensions : Envergure 19.25m Longueur 14.62m Hauteur 6.06m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Nbr de 650ch

Performances : vitesse maximale 210 km/h plafond opérationnel 4760m autonomie 700km

Armement : une mitrailleuse Darne de 7.5mm mobile arrière et une torpille de 400mm

Farman NC.470 et 471

SNCAC (Farman) NC-470

SNCAC (Farman) NC-470

En 1935, Farman décida de développer un hydravion bimoteur d’entrainement. Intéressée la marine passa commande de dix appareils le 8 mars 1936.

Devenu le NC-470 suite aux nationalisations, le prototype effectua son premier vol en configuration terrestre le 27 décembre 1937. Un unique NC-471 fût commandé et construit mais une commande ultérieure pour 23 NC-471 ne fût finalement pas confirmée par la marine.

Trois NC-470 et un NC-471 furent utilisés par l’escadrille 3S4 pour des missions de surveillance dans la région de Marseille. A la dissolution de l’unité le 5 janvier 1940, les appareils sont stockés à Hourtin.

Caractéristiques Techniques du Farman NC.471

Type : hydravion bimoteur multiplace d’entrainement et de reconnaissance

Poids à vide 3717kg en charge 6013kg

Dimensions : Envergure 24.45m Longueur 16.10m Hauteur 4.85m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme et Rhône 9Kgr de 500ch chacun

Performances : vitesse maximale 230 km/h vitesse de croisière 190 km/h Distance franchissable 1140km Plafond opérationnel 6000m

Armement : une mitrailleuse Darne de 7.5mm et 200kg de bombes (quatre bombes de 50kg)

Bréguet-Short Calcutta

Version produite sous licence du  Short Calcutta, cet appareil à été construit à quatre exemplaires dans les usines Bréguet du Havre. Ce fût la base de départ du Bréguet Bizerte.

En septembre 1939, deux exemplaires étaient en service au sein de l’escadrille 3S4, une escadrille de mobilisation basée à Berre pour couvrir les approches du port de Marseille, le principal port d’accueil des convois venant d’Afrique du Nord avec des troupes, du matériel et des matières premières. A la dissolution de l’unité le 5 janvier 1940, ces appareils sont retirés du service et feraillés.

Caractéristiques Techniques du Short S.8 Calcutta

Type : hydravion de transport de passagers

Equipage : 3 + 15 passagers

Poids : à vide 6293kg maximal au décollage 10227kg

Dimensions : Envergure 28.35m Longueur 20.35m Hauteur 7.24m

Motorisation : trois moteurs radiaux Bristol Jupiter IXF de 540ch chacun

Performances : vitesse maximale 190 km/h vitesse de croisière 156 km/h Distance franchissable 1046km plafond opérationnel 4120m

CAMS-110

Le seul CAMS 110 fabriqué

Le seul CAMS 110 fabriqué

Cet hydravion à coque biplan avec une hélice propulsive et une hélice tractive avait été construit dans le cadre du même programme que le Bréguet 521 Bizerte et le Loire 70 mais à la différence de ces deux compères, il ne fût pas produit en série et resta le seul de son espèce.

Stocké à Berre, il est confié à l’escadrille 3S4 mais faute de pièces détachées, il n’est pas utilisé opérationnellement parlant et condamné au cours de la guerre de Pologne. Il à probablement été ferraillé durant la guerre.

Caractéristiques Techniques du CAMS-110

Type : hydravion bimoteur biplan de surveillance

Poids à vide 5520kg totale 9250kg

Dimensions : Envergure 22.50m Longueur 16.30m Hauteur 6.00m

Motorisation : deux moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Y drs de 860ch entrainant une hélice propulsive et une hélice tractive

Performances : vitesse maximale 240 km/h plafond opérationnel 6500m Autonomie 2700km

Armement : nc

Equipage : six hommes