Pologne et Pays Neutres (93) Pologne (5)

Les Grandes figures de l’histoire polonaise

Nicolas Copernic

Né à Thorn le 19 février 1473 et mort à Frauenburg le 24 mai 1543 c’est un astronome polonais (ou allemand c’est selon), chanoine, médecin et mathématicien.

Il est issu d’une riche famille hanséatique, son père Nicolas est négociant en cuivre qui doit son nom à son village d’origine (Koperniki). Sa mère Barbara Watzenroode est issue d’une vieille famille de Thorn. Il à trois frères et sœurs plus âgés : Andrzej, Barbara et Katarsyn.

Bien que considéré comme polonais , il est davantage allemand car il parle allemand et latin mais n’aura jamais qu’une connaissance élémentaire du polonais. Il suit des études sans forcément de diplôme à Cracovie, Bologne, Padoue et Ferrare.

Son père meurt en 1483, son oncle futur évêque de Varmie va assurer son éducation. En 1503 il devient à Ferrare docteur en droit canon. Humaniste, c’est également un médecin réputé. A noter qu’il s’intéresse aussi bien à l’astronomie qu’à l’économie.

On à longtemps écrit que la publication posthume de son œuvre majeure De revolutionibus Orbium Coelestium (Des Révolutions des sphères célestes) s’expliquait la crainte d’une réaction violente de l’Eglise.

En réalité il s’agit davantage d’une rigueur scientifique, Nicola Copernic peinant à confirmer ses théories et ses intuitions. Cela s’explique par le fait que le mouvement des planètes n’est pas circulaire et uniforme mais légèrement elliptique c’est Keppler qui le découvrira en 1609. De plus le temps sur la Vistule est souvent mauvais et Copernic doit s’appuyer sur des sources pas toujours fiables.

Le texte circule avant même sa publication et y compris dans les milieux écclesiastiques. Ce n’est qu’en 1616 dans la foulée des démélés de Galilée que l’oeuvre de Copernic sera mise à l’index et ce jusqu’en 1835.

On à longtemps ignoré le lieu de sa sépulture. En 2005 des ossements sont retrouvés près de l’autel de la cathédrale de Frombrok. Un test ADN confirme en 2008 que ses ossements appartiennent bien à l’astronome polonais. Il est enterré dans une nouvelle tombe le 22 mai 2010.

Jean III Sobieski

Né au château d’Olesko près de Lviv le 17 août 1629 et décédé à Varsovie le 17 juin 1696, il est roi de Pologne et grand-duc de Lituanie (21 mai 1674 ay 17 juin 1696).

Fils de Jakub Sobieski et de Zofia Teofila Danilowiczovna, marié à Marie-Casimire Louise de la Grande d’Arquie, il eut cinq enfants (Jacques Louis Henri, Louise-Adelaïde, Thérèse-Cunégonde, Alexandre-Benoit et Constantin-Philippe).

Son père est voïvode de Ruthénie et Kaszetlan de Cracovie. Il l’envoie effectuer des études de philosophie à Cracovie puis un voyage en Europe avant d’entamer une carrière militaire. En 1668 Jean III Casimir le nomme Grand Hetman soit le poste de commandant en chef des armées polonaises. Il est élu roi le 21 juin 1674 et couronné le 2 février 1676.

Il veut chasser les ottomans d’Europe et rejoint pour cela la Ligue Catholique organisée par le pape Innocent XI. Il bat les ottomans à Zunawno en 1676 et surtout à Kalenberg en 1683, son armée de 80000 hommes chassant Kara Mustafa des murs de Vienne. Il devient le héros de la chrétienté. C’est le dernier roi de Pologne à avoir voulu imposer l’autorité monarchique sur une noblesse particulièrement indocile et turbulente ce qui allait conduire le pays à sa perte.

Auguste II

Frédéric-Auguste 1er de Saxe est né à Dresde le 12 mai 1670 et mort à Varsovie le 1er février 1733. Si son corps est enterré à Cracovie, son cœur à été placé dans un cénotaphe à Dresde.

Prince de la Maison de Wettin, il est prince-électeur de Saxe (27 avril 1694 au 1er février 1733) et surtout roi de Pologne grand-duc de Lituanie du 27 juin 1697 au 1er septembre 1704 et du 8 juillet 1709 au 1er février 1733.

Sous son règne la Saxe connait un véritable âge d’or, sa capitale Dresde devient la «Florence de l’Elbe».

Il perd temporairement sa couronne au cours de la Grande Guerre du Nord (1700-1721) par son alliance avec la Russie et suite à l’invasion du flamboyant roi de Suède Charles XII. Né luthérien, il se convertit au catholicisme pour devenir roi de Pologne et grand-duc de Lituanie.

C’est le deuxième fils de l’électeur Jean-Georges III et de la princesse Anne-Sophie de Danemark. A la mort de son frère ainé Jean-George IV, il devient prince-électeur de Saxe, comte palatin de Saxe et Margrave de Misnie.

Elu roi de Pologne et grand-duc de Lituanie avec le soutien de Pierre le Grand il bat le candidat de Louis XV, le prince de Conti.

Marié à Christiane-Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth, il n’à qu’un fils le futur Auguste III de Pologne. Il à plusieurs enfants naturels comme un certain Maurice de Saxe le vainqueur de Fontenoy fruit de sa liaison avec Marie-Aurore de Koenigsmark qui lui donna également une fille Anna-Karolina Orzelska. De sa liaison avec Ursule-Catherine de Tesche est né un fils, Jean-Georges chevalier de Saxe.

Stanislas Leszczynski

Né à Lwow (Lviv) le 20 octobre 1677 et mort à Luneville le 23 février 1766, c’est un aristocrate polonais, roi de Pologne sous le nom de Stanislas 1er de 1704 à 1709 et de 1733 à 1736. Beau-père de Louis XV il est ensuite duc de Lorraine et de Bar de 1737 à sa mort.

Issu d’une grande famille de Pologne aux lointaines (Xème siècle) origines bohémiennes. Il est l’héritier du Palatinat de Grande Pologne. Il bénéficie d’une éducation soignée avec des cours de littérature et de sciences, maitrisant le polonais, l’allemand, l’Italien, le français et le latin. Il effectue son Grand Tour.

Marié à Katarzyna Opalinska (1682-1747), il eut deux filles, Anna et surtout une certaine Marie Leszczynska, reine de France et épouse de Louis XV.

Elu roi de Pologne le 12 juillet 1704 grâce au soutien de Charles XII de Suède, il est chassé de Pologne en 1709. En 1714 il reçoit la jouissance de la Principauté de Deux-Ponts près de la Lorraine.

En 1718 à la mort de son protecteur suédois il se réfugie auprès de Léopold 1er de Lorraine, beau frère du Régent. En 1719 il s’installe à Wissembourg.

Le mariage de sa fille avec Louis XV doit beaucoup aux manœuvres du duc de Bourbon, rival du Régent. En revanche les relations avec Louis XV furent toujours très froides, le Bien Aimé cachant mal son mépris pour son beau-père.

En Lorraine il doit faire face à une grande impopularité, les lorrains étant très attachés à la famille ducale, le dernier duc de Lorraine étant un certain François-Etienne futur François 1er du Saint-Empire et accessoirement époux de Marie-Thérèse d’Autriche.

Cette impopularité à aussi pour origine le fait qu’à sa mort les territoires qu’ils contrôlent intégreront à terme la France, Stanislas n’étant qu’un outil destiné à préparer cette annexion, cette absorption.

Prince philosophe et mécène des Lumières, il se rend chaque automne à Versailles pour revoir sa fille et ses nombreux petits enfants logeant à l’occasion au Trianon.

N’ayant aucun pouvoir réel, il mène une active politique de culturelle avec la création de la Bibliothèque Royale de Nancy, la Société Royale des Sciences et Belles Lettres future Académie de Nancy. Il s’illustre par sa politique architecturale avec le château de Luneville ou la place royale future place Stanislas.

Il meurt à 88 ans des suites de graves brûlures.

Auguste III

Né à Dresde le 17 octobre 1696 et mort dans la même ville le 5 octobre 1763, il est le fils unique d’Auguste II et de Christiane-Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth.

Marié à Marie-Joséphe d’Autriche, il aura quatorze enfants, sept fils (Frédéric, Joseph, Frédéric IV, François-Xavier, Charles-Christian, Albert et Clément) et sept filles (Marie-Amélie, Marguerite, Marie-Anne, Marie-Joséphe, Christine, Marie-Elizabeth et Cunégonde).

L’un d’elle Marie-Josèphe allait épouser le Dauphin, donnant trois des quatre derniers rois de France à savoir Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, elle même ne régnant jamais puisqu’elle est morte en compagnie de son mari avant son beau-père.

L’avant-dernier roi de Pologne effectue son grand tour en Autriche, en Italie où il se convertit au catholicisme, en France où il est présenté à la truculente Elisabeth d’Orléans plus connu sous le nom de la Princesse Palatine, belle sœur de Louis XIV (Marié à Philippe d’Orléans dont l’homosexualité n’était un secret pour personne, c’était selon certains «le mariage d’une libellule et d’un marcassin»).

Il doit s’imposer pour être élu roi de Pologne et grand-duc de Lituanie, étant soutenu par la Russie et l’Autriche pour contrer le retour du beau-père de Louis XV Stanislas Leczynski soutenu par son gendre.

Stanislas est élu dans un premier temps ce qui déclenche la Guerre de Succession de Pologne (1733-1738).

Il est élu et couronné roi le 17 janvier 1734. Après des négociations entre la France et l’Autriche, Stanislas renonce à la couronne de Pologne (mais pas au titre) en échange du duché de Lorraine qui reviendra à la France à sa mort. En 1736 les partisans de Stanislas reconnaissent Auguste comme roi de Pologne et grand-duc de Lituanie.

Avec la Saxe il participe brièvement à la guerre de Succession d’Autriche puis à la Guerre de Sept Ans au cours de laquelle le territoire saxon est ravagé par les armées prussiennes, la famille royale est même prise en otage ce qui scandalise toutes les cours d’Europe. Pas certains que cela ait beaucoup chagriné le roi de Prusse.

A sa mort, le trône de Pologne passe à Stanislas Antoine Poniatowski le 7 septembre 1764 sous le nom de Stanislas II Auguste.

Marie Leszczynska

Née à Trzebnica le 23 juin 1703 et morte à Versailles le 24 juin 1768, elle est la fille de Stanislas Leszczynski et de Catherine Opalinska. Elle épouse Louis XV en 1725 et lui donna dix enfants en dix ans. Elle est reine de France et de Navarre du 5 septembre 1725 au 24 juin 1768.

Née en 1703, elle n’à qu’un an quand elle doit suivre son père en exil d’abord dans la Principauté des Deux-Ponts appartenant au roi de Suède puis à Wissembourg en Alsace. Elle est mariée par procuration le 15 août 1725 à Strasbourg puis avec Louis XV le 5 septembre 1725.

Cette union à été prolifique car dix enfants sont nés en dix ans, deux fils dont un seul survit à l’enfance et huit filles dont des jumelles.

Successivement sont nées Louise-Elisabeth et Anne-Henriette nées le 14 août 1727 (décédées respectivement le 6 décembre 1759 et le 10 février 1752), Marie-Louise (28 juillet 1728 19 février 1733), Louis (4 septembre 1729-20 décembre 1765), Louis (4 septembre 1729-20 décembre 1765), Philippe (30 août 1730-7 avril 1733), Marie-Adelaïde (23 mars 1732 27 février 1800), Victoire Louise Marie Thérèse (11 mai 1733 7 juin 1799), Sophie Phillipine Elisabeth Justine (27 juillet 1734 2 mars 1782), Thérèse-Félicité (16 mai 1736 28 septembre 1744) et Louise Marie (15 février 1737 23 décembre 1787).

A propos de ces grossesses multiples, elle aurait dit «Eh quoi ! Toujours couchée, toujours grosse, toujours accouchée». Elle souffre de la mort de deux enfants en bas âge. Avertie par les médecins qu’une nouvelle grossesse pourrait lui être fatale, elle n’accueille plus dans sa chambre son mari mais sans lui expliquer la raison de ce choix. Après quelques années d’entente, le couple royal est entré dans une forme de cohabitation, Louis XV multipliant les aventures et les maitresses.

Comme elle n’à aucune influence politique, les courtisans intéressés ne viennent pas la voir et ses familliers sont des gens sincèrement attachés à sa personne. Amoureuse des arts elle fait venir à Versailles le castrat Farinelli et un certain Wolfang Amadeux Mozart.

Elle repose à la Basilique de Saint-Denis, son cœur est auprès de ses parents en l’Egise Notre Dame de Bonsecours à Nancy.

Stanislas Antoine Poniatowski (Stanislas II Auguste)

Né à Wowchyn (aujourd’hui en Biélorussie) le 17 janvier 1732 et décédé à Saint Pétersbourg le 12 février 1798, c’est le dernier roi de Pologne de 1764 à 1795. Il est élu grâce au soutien de son ancienne maitresse une certaine Catherine II de Russie. Il tente de faire ce qu’il peut avec les limites imposées par la Russie bien décidé à maintenir la Pologne-Lituanie dans un profond état de faiblesse.

Fils de Stanislas Poniatowski et de Konstancja Czartoryska, il est marié à Elzbieta Szydlowska.

Sur le plan politique il est un temps ambassadeur de Russie en Saxe. Il participe aux diètes de 1758, 1760 et 1762. La même année son père meurt lui laissant un confortable héritage.

Il est élu roi sans réelle opposition le 7 septembre 1764. Il est couronné le 25 novembre 1764.

Il lance des tentatives de réforme mais elles ne vont jamais assez loin entre pressions russes, noblesse turbulente et peut être une situation trop dégradée pour être changée. En clair peut être que la République des Deux-Nations était déjà condamnée avant l’élection du roi.

En 1770/71 il est brièvement emprisonné par la Confédération de Bar qui regroupent les polonais opposés à l’ingérence étrangère. L’Autriche, la Prusse et la Russie interviennent ce qui aboutit au premier partage de la Pologne. Stanislas II Auguste proteste mais ne se révèle impuissant. Varsovie est occupée par la Russie de 1773 à 1775.

Quelques réformes mais toujours à la marge. La Grande Diète (1788-1792) est la dernière tentative pour sauver la Pologne avec la succès que l’on sait. L’insurrection de Koczuisko qu’il soutient du bout des lèvres porte un coup fatal à la République des Deux-Nations.

Stanislas II Auguste part le 7 janvier 1795 escorte par des militaires russes direction Grodno. Le troisième partage de la Pologne se fait le 24 octobre 1795, le dernier roi de Pologne signant son abdication le 25 novembre 1795.

Ce n’est qu’après la mort de Catherine II qu’il peut rejoindre Saint-Pétersbourg (15 février 1797) mais il n’obtiendra jamais l’autorisation de voyager à l’étranger. Il meurt le 12 février 1798, les honneurs royaux lui sont rendus par Paul 1er. Il est enterré à l’Eglise St Catherine de Saint-Pétersbourg. Sa dépouille est transférée en Pologne en 1938 puis à Varsovie en 1990.

Tadeusz Kocsiuszko

Andrej Tadeusz Bonaventura Kosciuszko né à Mereczowszczyzna le 4 février 1746 et mort à Soleure (Suisse) le 15 octobre 1817 est un officier polonais connu pour avoir participé à la guerre d’indépendance américaine et avoir été l’âme de la rébellion qui porta son nom en 1794.

Il peut ainsi se targuer d’être un héros national en Pologne, Biélorussie, en Lituanie et même aux Etats-Unis.

Noble polonais, il est diplômé de l’académie militaire de Varsovie de 1766. Il rejoint la France et ne rentre en Pologne qu’en 1774 mais pour peu de temps. Il repart très vite en France avant de rejoindre le camp des insurgents. Il participe à la guerre d’indépendance américaine au sein de l’Armée du Nord d’août 1776 à août 1780 et d’octobre 1780 à décembre 1782 dans l’Armée du Sud.

Ses talents d’officier du génie sont très appréciés par les américains que ce soit pour les fortifications comme un certain fort de West Point ou pour franchir rapidement les cours d’eau et ainsi échapper aux anglais.

Il est général de brigade en 1783 et rentre en Pologne en 1784 pour s’occuper d’abord du domaine familial avant d’intégrer l’armée polonais en 1790.

Après l’échec de la rébellion de 1794 il est emprisonné mais libéré dès 1797 suite à une grâce de Paul 1er. Il part pour les Etats-Unis puis pour la France mais il se montre déçu par la politique polonaise de Napoléon Bonaparte comme de celle d’Alexandre 1er.

Il meurt en 1817 des suites d’une chute de cheval. Il est inhumé en 1818 dans la cathédrale de Warwel à Cracovie, la nécropole nationale de la Pologne.

Joseph Antoine Poniatowski

Né à Vienne le 7 mai 1763 et mort à Leipzig le 19 octobre 1813 c’est un prince, militaire et homme d’état polonais. Surnommé le «Bayard polonais» il est le fils d’André Poniatowski (1734-1773), frère du roi de Pologne Stanislas II Auguste et de Thérèse-Hérulie Kinsky. Son père à été ambassadeur de Pologne, prince polonais et prince du Saint-Empire grâce à Joseph II.

Il perd son père alors qu’il n’avait que dix ans, sa mère et son oncle assurent son éducation. Il mène une carrière militaire et des missions de représentation. Il participe à la guerre austro-ottomane en 1788.

En 1789 il rejoint l’armée polonaise bien secondée par un certain Tadeusz Kosciuszko. Il participe au conflit avec la Russie, s’illustrant par ses talents de tacticien ce qui compense une inféiorité numérique (90000 russes contre 20000 polonais).

Ulcéré par la capitulation de son oncle, il rompt avec ce dernier. En 1794 il participe au soulèvement polonais mené par Tadeus Kosciuszko. Il se retire sur ses terres mais en 1806 il est nommé gouverneur de Varsovie par Frédéric-Guillaume III de Prusse.

Se ralliant à Napoléon, il devient ministre de la guerre et généralissime des armées du Duché de Varsovie même si Napoléon lui rappelle rapidement les limites de son/ses pouvoirs. Il défend le duché contre les autrichiens en 1809.

Approché par Alexandre 1er il refuse de changer de camp. Il participe à la Campagne de Russie (1812), franchissant le Niémen, s’emparant de Grodno, affrontant le prince Bagration. Il est à Moghilev, à Smolensk puis aux batailles de la Moskova et de la Berezina.

Fait Maréchal d’Empire le 16 octobre 1813, il n’à pas le temps d’en profiter car est tué trois jours plus tard. En effet après la bataille de Leipzig, blessé il doit franchir l’Elster Blanche à la nage mais trop affaiblit il s’y noie.

A ses funérailles de Leipzig les deux camps sont présents. Il est enterré à Cracovie aux côtés de Jean III Sobieski et de Tadeusz Kosciuszko.

Adam Jerzy Czartoryski

Né à Varsovie le 14 janvier 1770 et décédé à Montfermeil le 15 juillet 1861 c’est un aristocrate et homme d’état polonais.

En 1795 il est envoyé à la cour impériale de Russie où il devient l’ami du futur Alexandre 1er. Il lui doit certainement un poste d’ambassadeur auprès du roi de Sardaigne (1798-1801) tout comme celui de curateur de l’université de Wilno (1803-1823). Vice ministre des affaires étrangères le 20 septembre 1802, il est ministre en titre en février 1804 et ce jusqu’en juin 1806.

En disgrâce il reste loyal à Alexandre 1er même après la création du duché de Varsovie par Napoléon en 1807. Au Congrès de Vienne en 1814/15 il obtient que la Pologne soit reconstituée sous la forme d’un royaume confié à Alexandre.

En retrait de 1823 à 1830, il prend la tête du gouvernement provisoire suite à l’insurrection de novembre puis du gouvernement national en janvier 1831. Il est exilé suite à la défaite des polonais.

Résidant à Londres et à Paris, il continue à oeuvrer en faveur de la cause polonaise même si son courant monarchiste et conservateur est contesté par les républicains polonais. A chaque conflit européen, Czartoryski tente de profiter pour faire valoir les droits des polonais avec le succès que l’on sait.

Jozef Dwernicki

Né à Varsovie le 19 mars 1779 et mort à Lopatyn dans l’actuelle Ukraine le 22 septembre 1857 c’est un général polonais qui joue un rôle majeur dans l’insurrection de 1830/31.

Issu d’une famille nobiliaire, il entre dans une école militaire en 1791 mais quitte la Pologne en 1795 après le troisième partage. Il combat ensuite aux côtés de Napoléon au sein de l’Armée du Grand Duché de Varsovie, participant aux campagnes de Russie (1812), d’Allemagne (1813) et de France (1814).

Se ralliant à la Russie à la fin 1814, il participe à l’insurrection de 1830/31, se réfugiant en Autriche le 27 avril 1831. Il est interne et n’est libéré qu’en octobre quand l’insurrection est écrasée par l’armée russe. Il se réfugie à Paris, s’inscrivant dans la mouvance monarchiste et conservatrice comme Adam Czartoryski. Rentré en Pologne en 1848, il ne fait plus parlé de lui jusqu’à sa mort.

Marie Waleska

Née à Kiernozia le 7 décembre 1786 et morte à Paris le 11 décembre 1817 c’est une dame de la noblesse polonaise surtout connue pour avoir été la maitresse de Napoléon. De cette union est née un fils Alexandre Colonna Walewski qui sera ministre des affaires étrangères de son «cousin» Napoléon III.

Issue d’une veille famille de noblesse polonaise très patriote, son père participe par exemple à la révolte de Kosciuszko, les terres de la famille Waleski étant intégrées après les partages au territoire prussien.

Son précepteur est un français venu en Pologne quelques années plus tôt un certain Nicolas Chopin (oui le père de…..). Elle à un frère ainé Teodor et deux sœurs cadettes Antonina et Emilia.

Après des études au couvent Notre Dame de l’Assomption de Varsovie, elle épouse en 1804 un noble quasi-septuagénaire Anastazy Waleswski. Son patriotisme polonais est ardent. Un premier fils Antoni nait en 1805.

Elle rencontre Napoléon à un bal organisé par Talleyrand en 1807. Son mari l’autorise à devenir la maitresse de l’empereur. Le 4 mai 1810 un fils Alexandre nait mais est reconnu par le comte Waleski (même si il est peu probable que des gens aient été dupes).

Elle divorce de son mari pour des raisons financières le 24 août 1812. Elle s’installe à Paris avec son fils. Veuve en 1814, elle rend visite à l’Ile d’Elbe à Napoléon du 1er au 3 septembre 1814. Elle se remarie le 7 septembre 1816 avec Philippe Antoine d’Ornano, un général d’Empire, cousin éloigné de l’Empereur. Elle meurt des suites d’une maladie des reins aggravée par une grossesse.

Frédéric Chopin

Frédéric François Chopin né à Zelazowa Wola (Duché de Varsovie) le 1er mars 1810 et mort à Paris le 17 octobre 1849 est un compositeur virtuose polonais. Fils de Nicolas Chopin et de Justyna Krzyzanowska, il à eu une sœur Ludwika Jedrzepewicz.

Il effectue ses études au conservatoire de Varsovie, travaillant dans la capitale polonaise, à Vienne puis à Paris de 1831 à 1847, travaillant un peu à Londres avant de revenir très malade à Paris.

Considéré comme l’un des plus grands compositeur de musique romantique, Chopin est aussi connu pour sa liaison passionnée avec la romancière George Sand, la fin de cette romance ayant un terrible impact sur une santé fragile.

Ses œuvres qui ont influencé Gabriel Fauré, Claude Debussy, Maurice Ravel,Alexandre Scriabine, Serguei Rachmaninov et Olivien Messionen sont nombreuses. Je citerai les principales à savoir la Sonate pour Piano n°3 (1844), les concertos pour pianos n°1 et n°2 (1830) ainsi que des pièces pour piano seul : Nocturnes, Préludes, Scherzos, Ballades, Valses, Mazurkas, Polonaises et Barcarolle.

De santé fragile, il meurt à Paris des suites d’une péricardite, une complication rare de la tuberculose. Certains historiens ont également parlé de la mucovisidose. Il est enterré au cimetière du père Lachaise mais son cœur à été ramené dans un cénotaphe à Varsovie.

Marie Curie

Marie Salomea Sklowoska née à Varsovie le 7 novembre 1867 et morte à Passy (Haute-Savoie) le 4 juillet 1934 est une physicienne et chimiste polonaise naturalisée française par son mariage avec le physicien Pierre Curie en 1895.

En 1903 elle obtient le prix nobel de Physique avec son mari (A un journaliste qui lui demandait ce que cela faisait d’être mariée à un grand savant elle aurait répondu «Demandez à mon mari») et Henri Becquerel pour leurs travaux sur les radiations. La même année elle à obtenu avec son mari la médaille Davy pour des travaux sur le radium. En 1911 elle obtient le prix nobel de Chimie pour sa découverte du polonium et du radium.

Issue d’une famille nobiliaire, la jeune Marie Sklowoska (toute sa vie elle utilisera son nom de jeune fille et celui de son mari) est la fille d’un père professeur de mathématique et de physique alors que sa mère était institutrice. Avant Marie sont nées trois filles et un fils (Zofia, Jozef, Bronislawa et Helena).

Excellente élève, elle est adepte du positivisme d’Auguste Comte et participe aux cours de l’université volante, des cours clandestins en polonais organisés pour contrer la politique de russification.

Elle étudie à Paris de 1891 à 1894, étant première de sa promotion en licence de physique et deuxième pour la licence de mathématiques. Elle rentre brièvement à Varsovie mais rentre à Paris pour épouser Pierre Curie. Irène nait le 12 septembre 1897 suivie de sa sœur Eve le 6 décembre 1903.

Elle soutient sa thèse de doctorat le 25 juin 1903. Le 19 avril 1906 Pierre meurt renversé par une voiture à cheval, Marie aura beaucoup de mal à s’en remettre.

Elle devient la première femme à enseigner à la Sorbonne en reprennant le cours de son mari.

Durant le premier conflit mondial elle construit des ambulances mobiles munis d’appareils de radiologie, des véhicules rétrospectivement baptisées les «Petites Curies». Elle pour cela accompagnée par sa fille Irène pas encore majeure.

Après guerre elle met en place l’Institut du Radium pour étudier l’usage du radium dans le traitement des cancers. Elle meurt à l’âge de 66 ans des suites d’une leucémie causée par les doses massives de radiation absorbées durant ses années de recherche. Enterré au Panthéon avec son mari, les cercueils des époux Curie sont d’ailleurs recouverts de plomb.

Sa fille Irène recevra le prix nobel de Chimie en 1936 avec son époux Frédéric Joliot-Curie, sa cadette Eve recevra le prix novel de la paix en 1965 attribué à l’UNICEF qu’elle dirigeait à l’époque.

Jozef Pilsudski

Né à Zulow près de Vilinius le 5 décembre 1867 et mort à Varsovie le 12 mai 1935, c’est un militaire et homme d’état polonais. Il est chef de l’Etat de la République de Pologne du 14 novembre 1918 au 11 décembre 1922, président du conseil des ministres de Pologne du 2 octobre 1926 au 7 juin 1928 et du 15 août au 15 décembre 1930 et ministre des Forces Armées du 16 mai 1926 au 12 mai 1935.

Issu de la petite aristocratie polonaise, il est le deuxième fils de la famille. Il fait des études au gymnasium russe de Vilna où il à pour camarade un certain Felix Dzerjinski, le fondateur de la Tchéka.

En 1885 il est à la faculté de médecine à l’université de Kharkov. Il est exilé cinq ans en Sibérie, revenant en Pologne en 1892. En 1893 il adhère au parti socialiste polonais, son activisme politique lui valant un nouveau séjour en prison en 1900/01. Il s’exile en Autriche-Hongrie.

En 1904/05 il tente de convaincre le Japon de l’aider à libérer la Pologne mais à part de l’argent et des armes il ne reçoit rien. Il continue son action clandestine et paramilitaire.

Il s’engage aux côtés des Empires Centraux dans l’espoir d’obtenir l’indépendance de la Pologne. Il prévient secrètement la France et la Grande-Bretagne qu’ils ne combattront que la Russie.

En refusant de combattre ailleurs que sur le front oriental, Pilsduski est arrêté en juillet 1917, les légions polonaises sont dissoutes, les effectifs dispersés dans les régiments des Empires Centraux. Il est relâché le 8 novembre 1918.

A la tête de la Pologne, il mène son pays dans une guerre contre les bolcheviks, une guerre où la Pologne est passé tout proche de la catastrophe.

Refusant d’occuper une présidence d’apparat, Pilsudski se met à l’écart mais reprend le pouvoir par un coup d’état du 12 au 14 mai 1926 mais n’occupe pas le poste de président aux pouvoirs trop limités. C’est clairement l’homme fort de la Pologne jusqu’à sa mort.

Ayant perdu toutes ses illusions sur la démocratie, il mène une politique autoritaire, stabilisant le pays. Contrairement à une partie de la classe politique polonaise adepte de la polonisation il refuse tout antisémitisme. Au plan extérieur il reste méfiant vis à vis de l’URSS mais tente de garder des relations équilibrées avec ses voisins comme avec les grandes puissances.

Il meurt en mai 1935 des suites d’un cancer du foie. Son activité est certes critiquable mais encore aujourd’hui il est considéré comme un héros national polonais, l’homme qui à permis la renaissance de la Pologne comme état indépendant.

Il à aussi été considéré comme celui qui à empêché la modernisation de l’armée polonaise mais il semble que le costume était bien trop grand pour lui et que les lacunes de l’armée polonaise en septembre 1939 étaient davantage dues à un manque d’argent et de temps.

Jozef Beck

Né à Varsovie le 4 octobre 1894 et mort à Stanesti (Roumanie) le 5 juin 1944, c’est un militaire et homme d’Etar polonais.

Il passe une partie de sa jeunesse à Riga puis à Lumawowa (Autriche-Hongrie) avant de faire ses études à Cracovie , à Lwow (Ecole polytechnique) puis à l’Exportakademie de Vienne.

Diplômé en 1914, il s’engage dans les légions polonaises de Pilsudski qui sont dissoutes en juillet 1917 quand leur chef refuse de se battre ailleurs qu’en Pologne. Beck muté dans une unité hongroise intègre une unité polonaise clandestine (Organisation Militaire Polonaises POW). Il participe ensuite à la guerre polono-soviétique de 1920-1921.

Pilsudski lui confie des missions diplomatiques à Bucarest, Budapest, Bruxelles puis à Paris où il est attaché militaire de janvier 1922 à l’automne 1923. En 1926 il participe au coup d’état de celui que les polonais ont familièrement appelé «Grand-Père».

De 1926 à 1930 il est le chef de cabinet du ministre des affaires étrangères Auguste Zaleski puis vice premier-ministre et vice ministre des affaires étrangères de 1930 à 1932. Il tente de maintenir des relations stables avec l’Allemagne.

Réfugié en Roumanie il se tient à l’écart du gouvernement en exil et meurt de la tuberculose en 1944. Il est enterré en Roumanie ne rejoignant la Pologne qu’à la chute du communisme.

Son action reste aujourd’hui controversée encore que les historiens contemporains semblent se montrer plus compréhensifs que leurs ainés.

Mitteleuropa Balkans (213) Slovaquie (7)

En bref : une histoire de l’armée tchécoslovaque

Une armée puissante vraiment ?

Infanterie tchécoslovaque en 1938

Comme l’armée tchécoslovaque n’à pas combattu avant la disparition du pays en mars 1939 il est difficile de se faire une idée précise de son niveau exact. Si elle disposait d’armes d’excellentes qualité, elle souffrait également de nombreuses carences notamment son caractère multinational ce qui faisait craindre au gouvernement de Prague des problèmes lors de la mobilisation et lors des combats contre notamment l’Allemagne.

En septembre 1938 au moment des accords de Munich elle possède 42 divisions ce qui en fait au moins sur le papier la sixième armée d’Europe et la huitième armée du monde.

Entre 1936 et 1938 Prague investit 24 milliards de couronnes pour sa défense soit la moitié du budget national. A cela s’ajoute 2.6 milliards de couronnes pour les fortifications et également un usage important de l’emprunt.

En octobre 1933 la Tchécoslovaquie avait créé le Nejvyssi rada Obrany statu ou conseil supérieur de défense national, une entité aux pouvoirs élargis en temps de guerre ce qui fait dire à certain qu’en cas de conflit la Tchécoslovaquie rare démocratie en Europe centrale et orientale serait devenu une véritable dictature.

En 1934 le service militaire passe de 18 mois à deux ans mais ultérieurement la France et la Grande-Bretagne refuse qu’il passe à trois ans. En 1936 une loi sur la défense nationale est votée.

Au moment de la crise des Sudètes l’armée tchécoslovaque aligne 42 divisions dont 33 sur la frontière tchéco-allemande, 2250 pièces d’artilerie, 418 chars et 600 avions.

Si les canons et les chars sont de bonne qualité les avions sont dans leur ensemble dépassés voir obsolètes. La motorisation est insuffisante, la DCA et la défense antichar idem.

Le 13 septembre 1938 les réservistes sont convoqués, la mobilisation étant assurée depuis un état-major installé à Klanovice près de Prague puis à Vyskov près de Brno.

Le 23 septembre 1938 le gouvernement de Prague décrète la mobilisation générale. Cela doit permettre la mise sur pied de 22 divisions d’infanterie dont une motorisée, 12 divisions de troupes de couverture et quatre divisions rapides (divisions qui disposent d’une brigade blindée, d’une brigade de cavalerie et d’unités d’artillerie motorisée). Cela donne au total 34 divisions d’infanterie, 4 divisions rapides, trois formations spéciales (deux de taille de la division et un de la taille des brigades).

8cm PL vz.37

On trouve également des régiments antiaériens médium au niveau de l’armée (NdA ou du corps d’armée ?) avec des canons 7.5cm PL vz.37 et de 8cm PL vz.37, des régiments d’artillerie lourde au niveau de l’armée ou du corps d’armée.

Le plan de mobilisation prévoit 970000 hommes sous les drapeaux dont 720000 slaves, presque 200000 allemands et 62000 hongrois. On compte 43500 officiers mais 37575 slaves, 140 allemands et 579 hongrois.

Pour les officiers d’active c’est encore pire avec 11820 officiers dont seulement 422 slovaques. Sur 8333 sous-officiers pas plus de 421 dont slovaques. Pour une centaine de généraux tchèques on trouve un général slovaque et un général allemand. On se pose la question du comportement des soldats germanophones face à l’Allemagne et des mesures sont prévues pour isoler d’éventuels mutins.

Soldats tchécoslovaques déployés dans la région des Sudètes au moment de la Crise du même nom

La mobilisation est achevée mais pour rien en raison des Accords de Munich. L’ordre de démobilisation arrive le 6 octobre 1938.

A partir de 1935 un système de fortification inspiré des ouvrages Maginot est construite dans les Monts Métallifères pour couvrir la frontière avec l’Allemagne.

Ouvrage d’infanterie avec un affût double de mitrailleuses et un canon de 47mm

En août 1934 une délégation tchécoslovaque se rend en France pour visiter les ouvrages de la ligne Maginot construits ou en cours de construction dans le Nord, l’Alsace, le Rhin et les Alpes.

En mai 1935 la France organise pour des officiers tchécoslovaques un stage à Strasbourg, une formation théorique doublée de la visite des ouvrages Maginot de Schiesseck et de Simserhof.

Le premier est situé dans le sous-secteur de Bitche (37ème RIF) dans le secteur fortifié de Rorbach, un secteur fortifié qui s’étend de l’ouest de Singling à l’est de l’ouvrage du Grand-Hohékirkel.

-L’ouvrage du Schiesseck est un ouvrage d’artillerie à neuf blocs et deux entrées. Si le Bloc 1 est armé d’une tourelle de 81mm, d’une cloche M et d’une cloche GFM, le Bloc 2 est une casemate d’infanterie flanquant vers l’ouest disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, de deux cloches M, d’une cloche GFM sans oublier un observatoire avec une cloche obs./VDP.

Le Bloc 3 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M et d’une cloche GFM alors que le Bloc 4 combine une casemate de 81mm, deux créneaux de 81 en sous-sol, une cloche M et une cloche GFM. Le Bloc 5 est une casemate d’infanterie armée d’une cloche M et de deux cloches GFM alors que le Bloc 6 est armée d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM.

Les Bloc 7 et 8 sont des ouvrages d’artillerie, le premier disposant d’une tourelle de 75mm modèle 1932R, d’une cloche GFM et d’une cloche LG alors que le second dispose d’une tourelle de 135mm, une cloche GFM et une cloche obs./VDP. Le Bloc 9 est un bloc observatoire avec une cloche obs/VDP et une cloche GFM.

L’Entrée des Hommes en puit est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM alors que l’Entrée des Munitions de type B de plain pied défendue par deux créneaux JM/AC 47 et deux cloches GFM.

-L’ouvrage du Simserhof est situé dans le sous-secteur du Légeret (153ème RIF) dans le même secteur fortifié que le précédent.

C‘est un ouvrage d’artillerie à huit blocs et deux entrées. Le Bloc 1 est un bloc mixte combinant une chambre de tir d’artillerie avec un créneau de 135, une chambre de tir infanterie avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM flanquant vers l’ouest, une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM.

Le Bloc 2 est également un bloc mixte à une chambre de tir d’infanterie(un créneau JM/AC 47 et un créneau JM), une tourelle de 81mm, une cloche GFM et un observatoire avec une cloche obs./VDP tout comme le Bloc 3 qui combine une casemate d’infanterie armée d’un créneau JM/AC 37 et d’un créneau JM flanquant vers l’ouest, une tourelle de 81mm et deux cloches GFM.

Le Bloc 4 est un bloc mixte à une chambre de tir d’artillerie (un créneau de 135mm), une chambre de tir d’infanterie ( un créneau JM/AC 37 et d’un créneau JM) flanquant vers l’est, une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM.

Le Bloc 5 est une casemate d’infanterie flanquant vers l’ouest avec trois matériels de 75mm modèle 1932, deux cloches GFM, une cloche LG et une cloche obs./VDP alors que le Bloc 6 est une casemate d’infanterie flanquant vers l’est avec trois matériels de 75mm modèle 1932, deux cloches GFM, une cloche LG et une cloche obs./VDP.

Le Bloc 7 dispose d’une tourelle de 135mm et deux cloches GFM alors que le Bloc 8 est armée d’une tourelle de 75mm modèle 1933 et deux cloches GFM.

L’Entrée des Hommes en puit est défendue par deux créneaux JM/AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG alors que l’Entrée des munitions type A de plain-pied est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM.

Le 20 mars 1935 est créé la Reditelstvi opevnovacich proci (ROP) soit en français la direction des travaux de fortification. Pour la conseiller une mission militaire française permanente est envoyée en Bohème pour la conseiller.

Il est prévu qu’entre 1936 et 1941 on construise des fronts fortifiés puissants au nord face à l’Allemagne (Elbe et Oder) et au sud face à la Hongrie s’y ajoute également des défenses sur le Danube.

Entre 1941 et 1945, le système doit être étendu avec des fortifications plus allégée en Slovaquie du Sud et à l’ouest en Bohème. En 1946 les fortifications doivent voir le jour sur la frontière austro-tchécoslovaque. Les plus optimistes estiment que tout ne pourra être achevé qu’au début des années cinquante. On connait la suite………… .

La France conseille mais ne fournit aucun plan et aucun équipement qui sont 100% tchécoslovaques, des équipements souvent plus modernes que leurs équivalents français car les tchécoslovaques pouvaient tirer les leçons de l’utilisation par la France de ses ouvrages.

Au deuxième semestre 1938, 20% des ouvrages et des casemates sont réalisés tout comme 70% des fortifications légères.

Après l’annexion des Sudètes, les allemands récupèrent 227 casemates (sur les 539 projetées), deux observatoires, plus de 10000 blocs légers réalisés plus cinq ouvrages sur les quatorze planifiés (gros œuvre terminé, armement non encore installé). En mars 1939 la proclamation du Protectorat de Bohême-Moravie permet aux allemands de récupérer l’armement évacué lors de la crise des Sudètes.

Les allemands vont démanteler les ouvrages, récupérant du matériel, des équipements, des armes pour leur Westwall et ainsi accélérer les travaux. Les ouvrages sont également utilisés pour tester des tactiques et des techniques de lutte anti-fortification, les allemands répétant des tactiques d’assaut qui se montrèrent efficaces contre les ouvrages belges et français.

Quand le cours de la guerre devint défavorable aux allemands certains ouvrages encore en relatif bon état vont être remis en ordre de marche pour offrir une barrière face à l’avancée soviétique mais comme la RKKA s’arrêta à la frontière tchécoslovaque ils furent utilisés ni contre les soviétiques ni contre les occidentaux.

Durant la guerre froide des ouvrages furent transformés en abris anti-atomique pour les autorités communistes tchécoslovaques et depuis l’an 2000 des ouvrages ont été restaurés et transformés comme musées.

La Légion tchécoslovaque en Pologne

La Legion Czechoslowacki est créée en 1939 par des tchécoslovaques qui souhaitent combattre les allemands aux côtés des polonais en dépit du fait Varsovie se joint à la curée après les désastreux accords de Munich.

C’est donc davantage par haine des allemands que par sympathie pour les polonais que des tchèques et des slovaques choisissent de passer en Pologne. Nul doute que le précédent des légions tchécoslovaques en Italie, en Russie et en France à également joué.

Des civils et des militaires tchécoslovaques trouvent refuge à l’ambassade de Tchécoslovaquie à Varsovie et au consulat à Cracovie. Les militaires de l’ancienne arrmée tchécoslovaque sont les seuls à vraiment vouloir rester en Pologne. De son côté le gouvernement polonais se montre réticent.

Plus de 4000 tchèques et slovaques quittent la Pologne via six transports du 22 mai au 21 août 1939 pour rejoindre la Légion Etrangère.

1000 décident de rester ce qui représente 700 fantassins et 200 aviateurs. Si les premiers tardent à être équipés, les seconds vont former un escadron de reconnaissance.

Quand les allemands attaquent le 1er septembre 1939, la Légion Tchécoslovaque n’est pas encore opérationnelle, la Legion Czechow i Slowakow devenant réalité si on peut dire le 3 septembre 1939 soit le jour où la France et la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne.

Elle ne dispose pas d’uniformes et manque d’armes. Elle n’est pas engagée au combat. En revanche les aviateurs combattent à bord de Potez 25, de RWD-8 et de PWS-26.

Les fantassins sont évacués de Bronowice (près de Cracovie) vers l’est. Plusieurs sont tués par des bombardements aériens. Si certains sont internés par les soviétiques le 19 septembre 1939, d’autres parviennent à franchir la frontière polono-roumaine avant d’être internés en Roumanie.

Leur situation est délicate car ils peuvent être considérés comme des traitres. Nombre d’entre-eux s’évadent de crainte d’être livrés aux allemands. Ils vont rallier la France soit seuls ou dans les bagages des soldats polonais évacués vers la France par la marine marchande roumaine.

Le 2 octobre 1939 l’Armée Tchécoslovaque en France est créée mais son existence réelle sera limitée puisque les divisions seront placées sous commandement français. En janvier 1940 les tchécoslovaques internés en URSS sont libérés et peuvent rallier l’ouest sauf les communistes qui demandent à rester en URSS.

L’Armée Tchécoslovaque en France

Si la mise sur pied d’une Armée polonaise en France ne fait guère de débat en revanche la mise sur pied d’une Armée Tchécoslovaque en France à été plus difficile, plus douloureuse. De nombreuses négociations politiques ont été nécessaires pour permettre la mise sur pied d’unités de combat tchécoslovaques.

Les premiers militaires tchèques et slovaques arrivent à l’automne 1939 et faute d’unités doivent s’engager dans la Légion Etrangère. Ils sont envoyés en Algérie où ils sont soumis à des vexations venant notamment de sous-officiers allemands.

La guerre de Pologne ne permet pas la mise sur pied de grandes unités mais le gouvernement tchécoslovaque en exil à Londres avec une antenne à Lyon veut préserver l’avenir et après de longues et douloureuses négociations un accord est signé en septembre 1940 pour mettre sur pied des unités du temps de paix dont les effectifs doivent être augmentés avec la mobilisation de tchèques, de slovaques, de ruthènes vivant en France mais aussi de volontaires venus de la diaspora vivant notamment aux Etats-Unis.

Une infrastructure est nécessaire. Un premier camp est aménagé à Agde suivit d’un deuxième à Nimes, d’un troisième à Avignon et d’un quatrième à Chalons sur Saone, des camps cohabitant souvent avec des installations de l’armée française ce qui favorisait les synergies pour utiliser un terme moderne.

Dès l’été 1948 plusieurs grandes unités aériennes et terrestres vont être mises sur pied. Cette mise sur pied est délicate en raison de relations parfois houleuses entre les tchèques et les slovaques. Il faudra des pressions, une habile propagande et des sanctions pour que le gouvernement français et le général Villeneuve estime les unités tchécoslovaques capables de combattre.

On trouve d’abord la 1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT) qui va intégrer le 10ème Corps d’Armée qui lui même dépendait de la 8ème Armée (Groupe d’Armées n°2) qui couvrait le secteur compris entre le Montbéliard et le lac Léman.

Cette division est organisée sur le modèle français avec trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), deux régiments d’artillerie (1er et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Un GRDI monté, le 1er groupe de cavalerie tchèque complète le dispositif, sa motorisation prévue n’à pas été réalisée avant septembre 1948.

La 2ème Division d’Infanterie Tchécoslovaque (2ème DIT) dépend du Détachement d’Armées du Sud-Ouest (DASO) _successeur du Détachement d’Armées des Pyrénées (DAP)_ et plus précisément du Secteur Opérationnel de l’Adour.

Cette division comprend trois régiments d’infanterie tchèques (4ème, 5ème et 6ème régiments tchèques), deux régiments d’artillerie (3ème et 4ème régiments d’artillerie tchèques _le premier étant un RAD et le second un RALD_), la 2ème Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 2ème Bataillon de défense antiaérienne tchèque, du 96ème bataillon du génie et diverses unités de soutien. Un GRDI est prévu mais n’à pas le temps et/ou les moyens de voir le jour.

A la mobilisation, deux divisions de travailleurs sont levées, des divisions destinées à des travaux de fortification complémentaires et d’aménagement au Havre pour protéger ce port pétrolier mais également à Paris pour compléter la ligne Chauvineau.

Plan de la ligne Chauvineau

Ces travaux terminés, ces deux divisions sont transformées en 3ème et 4ème Divisions d’Infanterie Tchèque (3ème et 4ème DIT), divisions organisées sur le modèle des D.L.I avec un équipement français.

Concrètement elles comprennent deux régiments d’infanterie au lieu de trois, un régiment d’artillerie divisionnaire, une batterie divisionnaire antichar, une batterie de défense antiaérienne, un bataillon du génie et des unités de soutien.

La 3ème D.I.T est envoyée au Levant en novembre 1948 et la 4ème D.I.T sera envoyée dans le sud de la France comme réserve pour un renforcement des défenses de la Corse.

La 1ère DIT va participer à la Campagne de France notamment quand les allemands lancent l’opération TIGER, le franchissement en force du Rhin. Ils vont se montrer à la hauteur de leurs grands anciens du premier conflit mondial, la division se repliant en bon ordre sur la Seine mais est passablement affaiblie.

Elle est retirée du front une fois le front stabilisé. La 2ème DIT est transférée sur la Seine toujours sous commandement français.

Après avoir envisagé de fusionner les deux divisions, décision est prise de réorganiser les deux divisions sous la forme de DLI. Ces deux divisions légères vont combattre en France puis en Allemagne.

En septembre 1953 la 2ème DLIT (Division Légère d’Infanterie Tchécoslovaque) est dissoute pour compléter les effectifs de la 1ère qui va terminer la guerre en Bavière et ne va pas tarder à rentrer en Bohème-Moravie. Elle va participer après guerre à la reconstitution d’une armée tchécoslovaque digne de ce nom.

La 3ème DIT est envoyée au Levant en novembre 1948 pour défendre les mandats. Elle mène des missions de police coloniale puis rallie l’Afrique du Nord pour assurer le «service après vente» de l’opération BAYARD.

En février 1949 l’opération MERKUR est lancée par les germano-italiens contre la Corse qui est conquise, la Sardaigne qui est reconquise mais Malte est préservée. La division tchèque est transférée à Malte et va combattre les parachutistes italiens. Elle s’illustre et voit son moral remonter en flèche.

De son côté la 4ème DIT va défendre la Corse où elle subit de lourdes pertes à tel point qu’elle est évacuée rapidement pour reconstitution en Algérie. Pour cela la 3ème DIT quitte Malte pour rallier également l’Algérie.

Pour ne fâcher personne, les deux divisions sont fusionnées pour devenir la 7ème Division Légère d’Infanterie Tchécoslovaque, la division à nouveau opérationnelle en décembre 1949 va participer à la libération de la Corse lors de l’opération MARIGNAN (août 1951).

La division reste déployée en Corse jusqu’en juin 1953 quand elle passe en Italie participant notamment à l’opération AURORE (11 janvier 1954), terminant la guerre dans le sud de l’Autriche.

Elle va rallier la Tchécoslovaquie dès le mois d’octobre 1954, la 7ème DLIT servant de creuser à une nouvelle division de la nouvelle armée tchécoslovaque.

Les forces armées du protectorat de Bohème-Moravie

Peloton d’honneur de la Vladni vojsko

Le 25 juillet 1939 est créée la Vladni vojsko ou armée gouvernementale. C’est le bras armé du protectorat de Bohème-Moravie. Sa création répond à trois critères principaux :

-Eviter une trop forte augmentation du chomage en raison de la dissolution de l’Armée Tchécoslovaque

-Légitimer leur occupation en faisant croire aux crédules et aux naïfs que rien n’avait vraiment changé

-Protéger le président Hacha, un «président fainéant» au sens où les historiens l’entendait pour les derniers mérovingiens (c’est les maires du palais comme Charles Martel qui possédaient la réalité du pouvoir).

Les allemands qui connaissaient les avantages d’une armée réduite avaient fixé à 7000 hommes les effectifs maximum de l’armée gouvernementale. En septembre 1948 les effectifs ont péniblement atteint les 6500 hommes répartis en douze bataillons avec un armement léger mais tout de même 40 généraux !

Le 1er bataillon était destiné à protéger le président Hacha, son gouvernement et garder avec des troupes allemandes le château de Prague. Ces bataillons dépendaient de trois inspections générales : Prague, Brno et Hradec-Kralove.

Dans un premier temps les soldats, sous-officiers et officiers venaient de la défunte armée tchécoslovaque mais pour des raisons politiques ils sont peu à peu remplacées par de nouvelles recrues.

Elles étaient recrutées chez les tchèques âgés de 18 à 24 ans, d’ethnie aryenne, 1.65m comme taille minimum, en bonne santé et sans casier judiciaire.

Les allemands n’ont jamais vraiment eu confiance dans cette arme ce qui explique les sérieuses limites en matière d’armement. Ces limites sont levées à partir de septembre 1948 avec quelques pièces d’artillerie, des véhicules blindés mais les demandes pour l’acquisition de chars seront retoquées par les allemands.

Au printemps 1949 les douze bataillons sont fusionnés en six régiments répartis en trois brigades avec un peu d’artillerie et quelques unités de soutien.

Le projet de créer des unités montées se heurta au manque de chevaux et seule la première brigade recevra une compagnie montée qui lors de son engagement contre la résistance tchèque passa avec armes et bagages à l’ennemi !

Même chose pour le projet de créer une unité S.S. La Compagnie de St Wenceslas créée en juillet 1953 ne fût jamais engagée au combat faute de moyens humains et matériels.

Cette armée gouvernementale va se dissoudre au printemps 1954, des hommes ralliant les allemands d’autres la résistance, combattant notamment à Prague et accueillant les troupes de la RKKA lui servant de guide.

A la différence de la Garde Hlinka cette force armée ne fût pas considérée comme une force armée collaborationiste et leurs chefs ne furent pas inquiétés par le gouvernement Benes une fois ce dernier revenu au pays.

Scandinavie (42) Danemark (13)

Reconstruire la flotte (bis) et l’engager : la marine danoise et le 19ème siècle

Danemark 23

Pavillon de la marine danoise

Le traité de Kiel signé en 1814 est en quelque sorte l’année zéro pour la marine danoise puisqu’elle doit faire le deuil de ses bases, de ses navires et de ses marins norvégiens. En clair tout est à reconstruire. Pour ne rien arranger les navires restants sont généralement en mauvais état en raison d’un manque d’entretien ou d’une construction avec du bois de mauvaise qualité.

Lire la suite

Dominions (23) Canada (23)

La (Royal) Canadian Army dans le second conflit mondial

La Canadian Army en Europe : de la Norvège aux plaines d’Europe occidentale

Le 5 septembre 1948, les allemands déclenchent l’opération WESERUBUNG, l’invasion du Danemark et de la Norvège. Il s’agit de verrouiller les accès à la Baltique et d’offrir aux forces navales et aériennes des tremplins pour opérer en mer du Nord voir dans l’Atlantique.

Lire la suite

Dominions (6) Canada (6)

Le Canada dans le second conflit mondial

Mobilisation

Comme nous venons de le voir, les premiers éléments de la 1ère division canadienne arrivent en France à la mi-septembre pour préparer l’arrivée du reste de la division.

Au même moment la 2ème division canadienne se préparer à passer en Europe. Il semble qu’à l’origine la division devait permettre de constituer un Corps d’Armée Canadien sous commandement français mais pour des raisons politiques, une seule division est envoyée en France sous commandement britannique. La 2nd Canadian Division rejoint donc l’East Anglia pour être capable soit de rejoindre la Norvège ou de passer sur le continent.

Lire la suite

URSS (53) Armée de Terre (1)

ARMEE DE TERRE (ARMEE ROUGE)

Avant-propos

Si l’Armée Rouge à acquis un statut mythique lié en partie à une propagande habile, l’histoire militaire russe n’à pas commencé en 1917.

800px-Alexander-Nevski-cathedral-icon.JPG

Icone représentant Aleksandr Nevski 

Elle est bien plus ancienne et bien plus riche qu’il s’agisse des exploits d’Alexandre Nevski contre les chevaliers teutoniques, des conquêtes d’Ivan le Terrible, des guerres de Pierre le Grand contre Charles XII, des conquêtes de la Grande Catherine, du rôle crucial de la Russie dans la défaite de Napoléon 1er («le général Hiver»), de la guerre de Crimée, des guerres balkaniques en attendant bien entendu les deux guerres mondiales.

Lire la suite

URSS (13) Histoire et Géopolitique (12)

Opération Barbarossa

Le 5 septembre 1948 l’Allemagne déclenche l’opération Weserübung, l’invasion du Danemark et de la Norvège même si officiellement il s’agit de protéger Oslo et Copenhague contre la menace d’un assaut franco-britannique.

Lire la suite

Italie (52) Regio Esercito (2)

Une histoire militaire de l’Italie

Senatus Populus Que Romanus (SPQR)

Romulus et Remus.jpg

La Louve et les jumeaux

Selon la légende ce sont deux jumeaux élevés par une louve, Romulus et Remus _fils d’une vestale et du dieu Mars_ qui créérent la ville de Rome même si il fallu pour cela que le premier assassine le second.

Lire la suite

Italie (48) Bases Navales (3)

Base Navale de Leros (Dodécanèse)

En guise d’historique ces quelques phrases

En 1911, l’Italie entre en guerre contre l’Empire ottoman, «l’homme malade» de l’Europe. Cette guerre à pour but de s’emparer de la Tripolitaine et de la Cyrenaïque, régions qui allaient devenir l’Africa Septentrionale Italiana (ASI) avant que cette colonie italienne devienne une Libye indépendante.

Lire la suite

Italie (46) Bases Navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

Qui dit marine de guerre dit bases navales et la Regia Marina possède un certain nombre d’installations plus ou moins développées. Possédant 7400 km de côtes, l’Italie est particulièrement vulnérable aux offensives ennemies.

Lire la suite