Mitteleuropa Balkans (188) Grèce (32)

Fusils

Fusil Mannlicher modèle 1888

Le Mannlicher modèle 1888est un fusil à répétition développé pour l’armée austro-hongroise. Il à donc été utilisé par l’armée de la Double-monarchie, les pays lui ayant succédé et l’Italie qui récupéra une grande quantité d’armes soit au cours du conflit soit au titre des réparations de guerre.

La production à dépassé le million d’exemplaires, les fusils ayant été également utilisé par l’Equateur, la Bulgarie, la Chine, le Chili, l’Ethiopie, la Grèce (fusils bulgares capturés), la Perse, les Philippines, la Roumanie, la Russie, la Thaïlande, l’Espagne et même la Grande-Bretagne.

Côté italien ces fusils ont servit jusqu’au début des années quarante au sein notamment d’unités de seconde ligne, des unités de milice voir dans certaines régions de l’empire colonial italien ce qui explique que des fusils de ce type ont été capturés par les britanniques.

La Grèce à donc récupéré des fusils anciennement bulgares qu’il s’agisse de fusils capturés lors de la deuxième guerre Balkanique ou durant la première guerre mondiale ou encore de fusils issus des surplus d’après guerre.

Il semble que cette arme n’à pas connu une grande carrière après guerre puisque l’armée grecque à choisit le Mannlicher-Schönauer comme fusil standard. Les armes ont été stockées puisque les nombreuses photos prises lors de la mobilisation de 1948 montre des unités équipées de ce fusil. Des armes ont également été capturées par les italiens et les allemands, armes réutilisés par leurs supplétifs grecs.

Le Mannlicher modèle 1888 était un fusil de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 4.41kg mesurent 1280mm de long dont 765mm pour le canon, tirant la cartouche 8x52mmR à une distance maximale de 900m à raison de cinq à dix coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un clip de cinq cartouches placé à l’intérieur du corps du fusil.

Mannlicher modèle 1895

Ce fusil austro-hongrois à été mis en service à la fin du XIXème siècle. Exporté dans les Balkans, il va être également utilisé par l’Italie soit via des armes capturées sur le terrible front de l’Isonzo ou cédées au titre des réparations de guerre.

Après le premier conflit mondial il à été utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie mais également la Bulgarie voir des pays extra-européens. La production totale est estimée à 3.7 millions d’exemplaires, un chiffre plus que respectable.

Outre la version standard, une version courte à été mise sur pied pour les chasseurs et autres unités d’élite ayant besoin d’une arme moins encombrante. On trouve également un fusil destiné aux tireurs de précision.

Après guerre, certains fusils furent transformés pour tirer une cartouche plus puissante en l’occurence le 8x56mm. Les armes transformées ont été essentiellement utilisées par l’Autriche et la Bulgarie

Pour résumer ce fusil à été utilisé par l’Autriche-Hongrie, l’Italie, l’Albanie, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, l’Ethiopie (ex-armes italiennes), l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Turquie, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Espagne (républicains durant la guerre d’Espagne),la Roumanie, la Russie, la Yougoslavie, la Somalie (ex-fusils italiens).

La Grèce va récupérer cette arme non pas directement mais via la Yougoslavie qui après avoir réutilisé cette arme comme tous les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à rechambrer ses armes avec sa nouvelle cartouche standard à savoir la célèbre 7.92x57mm. Ces fusils étaient toujours en service en septembre 1948 et certains capturés par les allemands vont être rétrocédés à leurs unités supplétives. Une façon de boucler la boucle en quelque sorte.

Ce fusil parvient jusqu’au Péloponnèse et en Crète mais ne va pas être utilisé par la nouvelle armée grecque qui comme son homologue yougoslave va être rééquipée avec des fusils français, essentiellement le MAS-36 même si quelques unités ont eu le privilège d’aller au combat avec le remarquable MAS-40.

Le Mannlicher modèle 1895 était un fusil de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 3.78kg mesurant 1272mm de long dont 765mm pour le canon et tirant initialement la cartouche 8x50mmR Mannlicher. A l’aide de clips de cinq cartouches insérés à l’intérieur du corps de l’armé, ce fusil pouvait toucher une cible à 2000m (800m en pratique) avec une cadence de tir de 20 à 25 coups par minute.

Mannlicher-Carcano modèle 1891

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 est une création du lieutenant-colonel Carcano de l’Arsenal de Turin qui s’inspira du système Mauser et pour être plus précis du Mauser modèle 1889 utilisé par l’armée belge.

C’était une arme fiable, son seul point faible étant sa cartouche de 6.5mm qui bien que stable et précise manquait de puissance d’arrêt. Les italiens en étaient conscients mais il faudra du temps pour commencer le passage à la cartouche de 7.35mm, une cartouche à l’utilisation au final très limitée.

C’est avec ce fusil que la jeune armée italienne va participer à différentes interventions coloniales mais aussi au premier conflit mondial, à la guerre italo-abyssinienne, à la guerre d’Espagne, à l’expédition d’Albanie et bien entendu au second conflit mondial.

Au modèle standard se sont ajoutés une version carabine (Moschetto Mannlicher-Carcano modelo 1938), version plus courte avec un levier d’armement coudé, une petite hausse et une baïonnette repliable sous le canon.

Comme toutes les carabines, le recul est plus violent car l’arme est plus courte. La deuxième version est une version courte à crosse repliable mise au point pour les parachutistes mais sa production à été très limitée.

Ce fusil était toujours en service en septembre 1948 bien que depuis 1943 la décision avait été prise de remplacer le 6.5 par le 7.35mm plus puissant.

Ce fusil va donc participer à son second conflit mondial, étant toujours en service en avril 1954 moins dans l’armée co-belligérante (rééquipée par les anglo-saxons) que dans l’armée du régime pro-allemand largement rééquipée avec des armes saisies lors de l’opération Asche, les armes italiennes les plus modernes étant utilisées par les allemands qui n’avaient qu’une confiance limitée dans les troupes italiennes.

Cette arme à été utilisée également par l’Albanie, la Yougoslavie, la Libye, l’Ethiopie, la Grèce, généralement des armes capturées sur le champ de bataille ou dans l’immédiat après guerre notamment lors de la liquidation dans des circonstances douteuses des surplus militaires.

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 était un fusil de conception et de fabrication italienne pesant 3.9kg à vide mesurant 1290mm de long (780mm pour le canon). Tirant la cartouche 6.5x52mm, il pouvait toucher une cible à 800m avec une cadence de tir de quinze coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des magasins de six cartouches.

Mannlicher-Schönauer modèle 1903/14 et suivants

En septembre 1948 le fusil standard de l’armée grecque est le Mannlicher-schönauer modèle 1903/27, un fusil de conception austro-hongroise que la Grèce à continué à produire après guerre dans des modèles améliorés, les derniers n’ayant guère de liens avec le fusil d’origine.

Ce fusil qui à également été utilisé par l’Autriche-Hongrie et les seigneurs de guerre chinois à participé aux guerres balkaniques, à la première guerre mondiale, à la guerre gréco-turque et au second conflit mondial. Le nombre d’exemplaires produit varie selon les sources entre 350 et 520000 exemplaires.

Apparu en 1900, le Mannlicher-Schönauer à été proposé à l’armée austro-hongroise, à l’export mais aussi pour le tir sportif. Seule la Grèce se montra intéressée par la version militaire, demandant une version standard pour l’infanterie et une version raccourcie (une carabine donc) pour la cavalerie, l’artillerie et les transporteurs de munitions.

Comme de coutume, l’arme était soigneusement produite avec des matériaux de grande qualité avec peu de tolérance.

L’arme était certes chère mais robuste et durait. En dépit de ses qualités seule l’armée grecque l’adopta, les autres clients un temps intéressés ou approchés préférant au final le Mannlicher modèle 1895.

Comme sa désignation l’indique c’est en 1903 que la Grèce à signé le contrat d’acquisition de ce fusil. Pour l’armée hellène c’est un bon en avant puisque le nouveau fusil remplace des fusils Gras à un coup à poudre noire alors que la poudre sans fumée est apparue dans les années 1880 (le Lebel modèle 1886 utilise une cartouche sans fumée).

On peut se demander pourquoi le Lebel n’à pas été sélectionné. Peut être parce que c’est la firme Steyr qui produisait les fusils Gras destinée à l’armée grecque.

La première commande comprennait 130000 exemplaires (Steyr Y1903) qui auraient été tous livrés en 1906/07. C’est donc avec ce fusil que la Grèce allait l’emporter durant les deux guerres balkaniques.

Satisfaite l’armée grecque passe commande de 50000 exemplaires supplémentaires en 1914, la désignation de ces nouveaux fusils étant Steyr Y1903/14, les changements étant mineurs par rapport au modèle originel. Cette commande ne fût que partiellement honorée car suite à l’entrée en guerre de l’Autriche-Hongrie, la firme Steyr stoppa ses exportations.

Suite à la désastreuse campagne d’Asie mineure, l’armée grecque chercha par tous les moyens possibles à se procurer des Mannlicher-Schönauer, la moitié des fusils ayant été capturés par les turcs.

A partir de 1927, la Grèce reçu 105000 Mannlicher-Schönauer produits par la firme Breda (Y1903/14/27) à moins que la firme italienne ait servit de société écran pour permettre à la firme autrichienne de pouvoir exporter. Un dernier contrat fût signé en 1930 pour 25000 carabines Y1903/14/30, armes vendues directement par Steyr.

En dépit de ses qualités, le fusil était clairement dépassé et la Grèce chercha à produire un fusil plus moderne. Plusieurs projets furent lancés mais aucun n’allait aboutir. De guerre lasse, le gouvernement grec décida de produire à Volos de nouveaux Mannlicher-Schönauer.

Le Mannlicher-Schönauer modèle 1903/44 était un fusil entièrement revisité, tentant de conserver la base du fusil mais en ajoutant un certain nombre de modifications pour tenir compte du progrès dans le domaine des armes à feu.

Il fût un temps question de changer de cartouche mais les projets de modèle 1903/44 avec la cartouche française 7.5x54mm ou allemande 7.92x57mm n’aboutirent pas et l’ultime fusil à répétition de l’armée grecque allait conserver une cartouche fiable mais à la puissance d’arrêt un peu faible.

En septembre 1948 l’armée grecque possédait environ 340000 fusils Mannlicher-Schönauer (une partie des archives ayant disparu on ignore le chiffre exact tout comme la répartition entre les différents modèles) et c’est avec ce fusil que le soldat grec allait combattre les allemands, les italiens et les bulgares.

Si l’Armée Grecque de Libération (AGL) à été rééquipée avec des MAS-36 (et quelques MAS-40) cela signifie par la fin de carrière pour le Mannlicher-Schönauer qui à été utilisé par les différents groupes de résistance mais aussi par les forces de sécurité de Soriotis.

Le Mannlicher-Schönauer modèle 1903/14 était un fusil à répétition de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 3.77kg (3.58kg pour la version carabine), mesurant 1226mm (1025mm pour la version carabine) dont 725mm pour le canon (525mm pour la carabine) tirant la cartouche 6.5x54mm Mannlicher-Schönauer à une distance maximale effective de 600m (théorique 2000m), à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisant par des chargeurs rotatifs de 5 coups.

Fusils anciens réutilisés en petit nombre

Outre les fusils que nous avons vu et ceux que nous allons voir l’armée grecque possédait d’autres modèles de fusils utilisés en petit nombre. Leur utilisation durant le premier conflit mondial est attestée mais est plus incertaine pour les conflits suivants. Cette liste est donc à prendre avec des pincettes.

Le fusil Lebel modèle 1886 modifié 1893

-Parmi les fusils utilisés on trouve par exemple le Lebel modèle 1886/93, notre célèbre «Canne à pêche» que l’armée grecque à reçu à raison de 16000 exemplaires. Cette arme déjà déclassée en 1914 est toujours là moins pour ces performances comme fusil que pour sa capacité à tirer les grenades VB.

En septembre 1948 la compagnie d’infanterie grecque standard disposait d’un état-major de compagnie (commandant de compagnie et sergent de compagnie armés d’un pistolet, sept hommes armés d’un fusil modèle 1903/14) et quatre pelotons de fusiliers disposant d’un état-major avec un lieutenant commandant, un sergent comme adjoint _tous deux armés d’un pistolet_ et trois hommes armés d’un fusil modèle 1903/14 et surtout de trois groupes de fusiliers.

Chaque groupe est commandé par un sergent assisté par un caporal _tous les deux armés d’un fusil modèle 1903/14_ et dispose d’un demi-groupe organisé autour d’un fusil mitrailleur (un tireur armé d’un pistolet, un pourvoyeur armé d’un pistolet, deux transporteurs de munitions armés d’une carabine) et d’un demi-groupe de fusiliers composé d’un caporal armé d’un fusil, de quatre soldats armés d’un fusil et d’un grenadier disposant d’un fusil modèle 1886/93 avec huit grenades à fusil.

Ironie de l’histoire le Lebel depuis longtemps retiré du service par son pays d’origine à encore été utilisé au combat par la Grèce.

Le Lebel modèle 1886/93 était un fusil de conception et de fabrication française mesurant 1300mm de long (dont 800mm pour le canon), pesant 4.41kg chargé. Tirant la cartouche 8x50mmR, le fusil pouvait atteindre en théorie une cible à 1800m même si en pratique cela dépassait rarement 400m, la cadence de tir étant de 12 coups par minute, l’alimentation se faisant par un chargeur tubulaire de huit coups.

fusil modèle 1907 modifié 1915

-Parmi les autres fusils utilisés par l’armée grecque citons le Berthier modèle 1892, le Berthier modèle 1892/16 mais aussi le Berthier modèle 1907 et modèle 1907/15. Certaines sources citent également la présence de Mauser modèle 1930 de fabrication belge.

Manufacture d’Armes de St-Etienne modèle 1936 (MAS-36)

MAS 36

La France sort victorieuse du premier conflit mondial avec un gigantesque stock d’armes en calibre 8mm. En ces temps de paix, de pacifisme et de crise économique, rien ne presse pour changer d’arme et de calibre en dépit des défauts de la munition Lebel.

Outre sa surpuissance, la forme de sa cartouche la rend inadaptée à son utilisation par des armes automatiques comme l’avait démontré le calamiteux Chauchat (même si tous les défauts de cette arme ne venaient pas de la munition, sa conception et sa fabrication la rendant très sensible à la boue et à la poussière, la preuve le Chauchat adapté au calibre .30.06 des américains était encore plus mauvais).

L’étude d’une nouvelle cartouche est lancée, la cartouche 7.5×58 avec comme première arme utilisatrice, le fusil-mitrailleur modèle 1924. Suite à plusieurs incidents de tir, la cartouche est modifiée et raccourcie devenant la 7.5x54mm modèle 1929C, le fusil-mitrailleur devenant le modèle 1924 modifié 1929 ou plus familièrement «24 29».

Après un long processus de mise au point le 17 mars 1936 le fusil de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne soit adopté sous le nom de fusil de 7.5mm modèle 1936 plus connu sous le nom de MAS-36.

Les débuts de la fabrication sont très lents et en septembre 1939, seulement 63000 exemplaires ont été livrés aux unités de combat, chiffre qui passe à 430000 à la fin du mois de juin 1940. La production se poursuit pour rééquiper la majeure partie des unités de combat avec son lot de variantes.

On trouve ainsi le MAS 36/39, une version courte, l’équivalent d’un mousqueton destiné à équiper la cavalerie et l’artillerie ou encore le MAS 36 CR à crosse repliable destiné à l’infanterie de l’air.

La production du MAS 36 continua jusqu’en juin 1948 et atteignant le chiffre plus que respectable de 4.5 millions de fusils produits dont une grande partie est stockée pour la mobilisation des unités de réserve.

Quand éclate le second conflit mondial, le MAS-36 est naturellement encore en service, le MAS-40 et le MAS-44 étant réservés en priorité aux chasseurs et aux dragons portés des DC et des DLM même si certaines des meilleures divisions d’infanterie l’ont également reçu notamment la 1ère DIM et la 1ère DINA.

L’armée grecque choisit pour rééquiper son armée le fusil français après avoir évalué le Garand et le Lee-Enfield. L’arme produite dans le Forez va devenir le fusil standard de l’Armée Grecque de Libération (AGL), seules quelques unités d’élite recevant ultérieurement le MAS-40 plus moderne.

C’est donc avec cette arme que la Grèce va libérer son territoire, combattre jusque dans le nord de la Yougoslavie avant de participer à la guerre civile grecque. Il à été remplacé par un fusil belge, le FN FAL (Fusil Automatique Léger), le MAS-40 faisant la soudure, la France cédant à vil prix un grand nombre de fusils à son allié grec.

Le MAS-36était un fusil de conception et de fabrication française pesant 3.720kg à vide et 3.850kg chargé, mesurant 1020mm (1290mm avec baïonnette), disposant d’un canon de 575mm. D’un calibre de 7.5mm, il pouvait atteindre une cible à un portée pratique utile de 400m à raison de 10 à 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des magasins internes de cinq cartouches.

Manufacture d’Armes de St-Etienne modèle 1940 (MAS-40)

Le fusil MAS-36 était une arme moderne, fiable et facile à produire mais c’était encore une arme à répétition manuelle, en somme un lointain descendant du Lebel.

Or plusieurs pays étaient déjà passés au fusil semi-automatique et la France de regretter de ne pas avoir su (ou pu ?) poursuivre dans la voie du fusil automatique, voie défrichée par les FA modèle 1917 et modèle 1918.

Après avoir mis au point le MAS-36, la Manufacture d’Armes de Saint Etienne reçoit l’ordre de mettre au point un fusil semi-automatique appelé à devenir le MAS modèle 1940.

Ce fusil moderne dont les caractéristiques n’ont rien à envier au Garand américain ou au Tokarev soviétique est mis en expérimentation à partir du printemps 1940 au sein de la 1ère Division d’Infanterie Motorisée l’une des meilleures divisions d’active de l’armée (QG : Lille avec le 1er RI à Cambrai, le 43ème RI à Lille et le 110ème RI à Dunkerque).

Les essais intensifs menés au cours de nombreux exercices et de nombreuses manoeuvres montre que l’arme est prometeuse même si certains problèmes se font jour, certains mécanismes sont fragiles et l’arme s’échauffe vite.

Les défauts sont vite corrigés et la production est lancée en décembre 1940, la priorité étant d’équiper les dragons portés des Divisions Légères Mécaniques (D.L.M) et les chasseurs portés des Divisions Cuirassés (Dcr _le r étant destiné à les différencier des Divisions de Cavalerie et n’à jamais désigné le mot réserve_), le combat mécanisé justifiant pleinement un fusil-semi-automatique pouvant délivrer rapidement une grande puissance de feu à savoir 25 coups/minute soit de quoi faire baisser la tête à l’ennemi.

Le MAS-40 est développé avec trois type de chargeurs, un chargeur de cinq cartouches, un chargeur de dix cartouches et un chargeur de vingt-cinq cartouches, identiques à celui du FM modèle 1924/29.

Le chargeur de dix cartouches est choisit, celui de cinq étant jugé trop petit et celui de vingt-cinq est jugé trop gros, donnant une arme trop lourde et trop encombrante.

Comme le MAS-36, des variantes sont mises au point comme le MAS-40CR pour l’infanterie de l’air, avec une crosse repliable, le MAS-40 LG équipé pour le tir de grenades à fusil et le MAS-40 TP pour le tir de précision avec une lunette permettant un grossissement X6.

Cette arme produite à 10000 exemplaires par mois est disponible à un nombre conséquent en septembre 1948 avec près d’un million d’exemplaires disponible au moment de la mobilisation, une grande partie stockée en réserve alors qu’un MAS-44 est déjà en production avec un imposant chargeur de 25 cartouches et un bipied.

Comme nous l’avons vu la Grèce à choisit le MAS-36 mais contrairement à la Yougoslavie elle ne cherchait pas forcément à recevoir le MAS-40. Quelques exemplaires ayant atterrit entre les mains grecs, le 1er bataillon d’evzones de l’AGL est chargée de l’expérimenter au combat sur le front du Péloponnèse.

Les rapports sont élogieux et le gouvernement grec solicite la France pour acquérir ce fusil en complément du MAS-36. Paris accepte de livrer ce fusil «qui entre les mains des dignes descendants des hoplites de Thermopyles et de Platées ne pourra que faire des merveilles».

Le nombre de MAS-40 livrés à l’armée grecque est incertaine mais n’à certainement pas dépassé les 10000 exemplaires. Il à été utilisé essentiellement par le bataillon sacré et par les evzones lors de leurs raids commandos et lors de leurs actions opératives. Quelques unités régulières ont pu l’utiliser mais ce n’est attesté ni par des photos ni par des archives.

Après guerre en revanche le MAS-40 est devenu une arme majeure de l’infanterie grecque, relevant le MAS-36 mais il s’agissait d’une mesure provisoire en attendant un fusil de conception nouvelle, le futur FN FAL.

Le Fusil semi-automatique modèle 1940 dit MAS-40 était un fusil de conception et de fabrication française pesant 3.940kg à vide mais 4.52kg chargé. Mesurant 1065mm de long dont 580mm pour le canon, il tirait la cartouche standard 7.5x54mm à une distance maximale de 1200m à raison de 20 à 25 coups par minute sachant que la capacité du magasin était de dix cartouches.

22-Armée de terre : armement et matériel (4)

NdA Suite à un compliment de Schmit Pit qui m’à fait remarqué que j’avais oublié de poster une partie sur l’armement de l’infanterie française je profite de cette « semaine blanche » pour poster cette partie.

Fusils

Préambule

Quand éclate le premier conflit mondial, le fusil standard du poilu est le Lebel modèle 1886 modifié 1893, un fusil tirant la cartouche de 8mm. Le Lebel qualifié par sa longueur de «canne à pèche» devait être rechargé cartouche par cartouche dans un magasin tubulaire alors que le soldat allemand dispose du fusil Mauser qui peut recevoir d’un seul coup cinq cartouches soit une puissance de feu inférieure.

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22-Armée de terre : armement et matériel (87) ordre de bataille (21)

-29ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 29ème CA mis sur pied par la 12ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-629ème régiment de pionniers

-29ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité  d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

-123ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (123ème RALT) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155 GPF.

– Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 29ème CA du Groupe Aérien d’Observation  n°529 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 14ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (35ème et 152ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (3ème DBCP); de deux régiments d’artillerie (4ème RAD et 204ème RALD), de la 614ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 614ème Bataillon de défense antiaérienne, du 26ème  bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 25ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (25ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 16ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (29ème,56ème et 89ème RI); de deux régiments d’artillerie (37ème et 237ème RALD), de la 616ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 616ème Bataillon de Défense Antiaérienne, du 93ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39. Faute de pouvoir lutter contre les chars ennemis, le petit H-39 termina sa carrière comme char léger de reconnaissance

Elle bénéficie également du soutien du 19ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (19ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 30ème Division d’Infanterie Alpine (30ème DIAlp) est une division de mobilisation de série A qui dispose de deux régiments d’infanterie alpine (55ème et 81ème RIA), d’une demi-brigade de chasseurs alpins (26ème DBCA avec les 65ème, 67ème et 86ème BCA); de deux régiments d’artillerie (95ème RAM et 295ème RALM); de la 630ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 630ème bataillon de défense antiaérienne, du 94ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 26ème Groupement de Reconnaissance de Divison d’Infanterie (26ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte (qui ne doivent normalement pas être remplacées par des automitrailleuses puissantes).

-30ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 30ème CA mis sur pied par la 13ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-630ème régiment de pionniers

-30ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-124ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (124ème RALT) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155 GPF.

– Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 30ème CA du Groupe Aérien d’Observation  n°530 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 17ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation qui comprend deux régiments d’infanterie de ligne (83ème et 135ème RI) associés à une demi-brigade de chasseurs alpins, la 27ème DBCA (87ème, 91ème et 95ème BCA); deux régiments d’artillerie (84ème RAD et 284ème RALD), de la 617ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 617ème bataillon de défense antiaérienne , du 95ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

A noter qu’en novembre 1948, la 27ème DBCA sera envoyée en Corse pour renforcer les défenses de l’île, laissant la division avec seulement deux régiments.

La 17ème DI bénéficie du soutien du 46ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (46ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

-La 29ème Division d’Infanterie Alpine (29ème DIAlp) est une division d’infanterie d’active chargée d’assurer la défense de la région de Nice et des contreforts méridionaux du massif alpin.

Elle dispose pour cela de deux brigades d’infanterie alpine, la 57ème BIAlp avec la 6ème DBCA   (22ème 24ème et 25ème BCA) et le 3ème Régiment d’Infanterie Alpine et la 58ème BIAlp avec  la 2ème DBCA (9ème 18ème 20ème BCA) et le 141ème Régiment d’Infanterie Alpine.
Cette division dispose également du 94ème Régiment d’Artillerie de Montagne associé au 294ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne; de la 629ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 629ème Bataillon de défense antiaérienne, du 33ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle dispose également du soutien du 34ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (34ème GRDI) qui dispose de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte dont le remplacement n’est pas prévu.

-La 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA) est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Lyon.

Elle dispose de trois régiments de tirailleur, le 27ème régiment de tirailleurs algériens, le 28ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 5ème régiment de tirailleurs marocains; de deux régiments d’artillerie (54ème RANA et 254ème RALNA), de la 601ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 601ème Bataillon de défense aérienne nord-africain, du 35ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter également sur le soutien du 91ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (91ème GRDI) équipé de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (39)

Panhard 201 (AutoMitrailleuse Puissante AM modèle 40 P)

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Développement

Le 3 mai 1938, un programme d’AutoMitrailleuse Puissante est lancée pour équiper l’armée de terre d’un véhicule de reconnaissance rapide, bien protégé et bien armé.

La rapidité est une caractéristique commune avec les AMD mais leur blindage est nettement plus important avec 40mm (identique aux chars légers de l’époque) tout comme l’armement avec un canon de 37mm semi-automatique modèle 1938, le nouveau canon standard des chars légers.

L’AMP va remplacer à la fois l’AMR et l’AMD suite à la décision prise le 27 février 1940 par le général Gamelin de cesser la production des véhicules de combat peu blindé, signant l’arrêt de mort de la Gendron-Somua et de la voiture spéciale modèle 178.

Le programme demande une voiture de 7 tonnes en ordre de marche, blindée à 40mm, armée d’un canon de 37mm et d’une mitrailleuse, pouvant circuler en tout-terrain (25 à 40 km/h) et sur route de 80 à 100 km/h.

Bucciali et Laffly sont consultés mais ne dépassent pas le stade de l’avant projet, laissant Gendron et Panhard continuer même si la première firme n’ayant pas les reins solides, elle laissa Panhard poursuivre seul le dévellopement d’une AMP qui devait désormais avoir un blindage de 60mm et un canon de 47mm comme les chars légers appelés à remplacer les AMR à mitrailleuses.

Le prototype de la Panhard 201 est présenté au printemps 1940, une première commande de 600 exemplaires étant passée le 1er mai 1940 mais la production ne commence qu’en septembre, la Panhard AM modèle 1940 P remplaçant alors son ainée «Pan Pan» sur les chaines de montage.

La montée en puissance va se faire progressivement avec vingt exemplaires produits par mois entre septembre 1940 et juin  1941, vingt-cinq entre juillet et décembre 1941, portant alors le total de véhicules produits à 350 sur les 600 de la commande initiale.

La production passe alors à trente véhicules par mois permettant à Panhard d’honorer cette première commande en septembre 1942.

Une deuxième commande est passée en septembre 1941 pour à nouveau 600 exemplaires pour équiper les régiments de découverte des DLM (384 exemplaires) et pour rééquiper les GRDI motorisés encore équipés d’AMD 178 Panhard (175 exemplaires) soit un total de 559 exemplaires auxquels s’ajoutent 41 exemplaires qui vont rejoindre le stock de réserve.

Ces véhicules suivent sur la chaine de montage les véhicules de la première commande, toujours au rythme de trente-véhicules par mois, commande qui est donc honorée en avril 1944, la chaine de montage continuant à sortir d’autres véhicules, des versions spécialisées de l’AMP.

En mars 1943, Panhard propose une version PC avec superstructure (et en temps de guerre, un canon factice dont on peut douter de l’efficacité en terme de camouflage) ainsi qu’une version d’appui rapproché disposant d’un obusier court de 75mm inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

La commande est passée en janvier 1944 pour 328 AMP-Support (200 pour les GRDI et 128 pour les régiments de découverte), 43 véhicules PC (un par GRDI et un par RD) et 82 véhicules de dépannage soit un total de 443 véhicules qui vont être livrés entre septembre 1944 et novembre 1945, marquant la fin de la production pour équiper les unités en ligne.

Ces deux versions ainsi qu’une version de dépannage sont commandés en série par l’armée de terre à la différence d’une version antiaérienne (bitube de 25mm) et d’une version équipée d’un mortier de 120mm.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (dix par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 320 véhicules produits, les ¾ soit 240 véhicules étant en version AMP, 60 en version AMP-S, 10 en version PC et 10 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Unités équipées

Suite à la démobilisation de l’été 1940, décision est prise de motoriser tous les GRDI survivants pour en faire de petites unités à vocation interarmes. Elles doivent toujours avoir comme mission prioritaire la reconnaissance au profit de leur division de rattachement mais elles doivent également pouvoir mener des combats retardateurs notamment en combat défensif.

Les premières AM modèle 1940 P vont donc équiper les GRDI de type normal avant même les régiments de découverte ainsi que les GRDI motorisés équipés d’AMD 178.

Tout ceci concerne la métropole, les GRDI du Levant et d’Afrique du Nord recevant des AMD 178 de fabrication neuve tout comme les trois GRDI rattachés aux trois Divisions d’Infanterie Alpine.

Les premières automitrailleuses sortent des chaines de production au mois d’octobre et dès le mois de novembre, les premières unités vont recevoir leurs automitrailleuses début 1941.

Chaque GRDI reçoit un groupe d’escadrons de découverte avec un escadron d’automitrailleuses, chaque escadron disposant d’un véhicule PC, d’une AMP pour le chef de corps et de quatre pelotons à quatre automitrailleuses.

Ultérieurement, s’ajoutent deux AMP d’appui aux quatre AMP de reconnaissance plus deux véhicules de dépannage. Cela porte le total à 24 automitrailleuses (16 AMP et 8 AMP d’appui) plus un véhicule PC, une AMP pour le chef de corps et deux véhicules de dépannage soit un total de 28 véhicules.

Le 15ème GRDI rattaché à la 10ème Division d’Infanterie est le premier groupe à recevoir le nouveau fleuron de la cavalerie française, ses vingt-cinq véhicules étant livrés en janvier 1941.

Le 16ème GRDI chargé d’éclairer la 11ème DI est équipé en février 1941 suivit en mars par le 17ème GRDI rattaché à la 13ème DI.

Le 18ème GRDI chargé d’éclairer la 23ème DI est équipé en avril suivit en mai du 21ème GRDI (19ème DI) et en juin du 25ème GRDI chargé d’éclairer la 14ème DI.

Ce n’est ensuite qu’en septembre que l’équipement se poursuit, le 27ème GRDI chargé d’éclairer la 21ème DI recevant ses véhicules en septembre suivit en octobre du 32ème GRDI (43ème DI), du 37ème GRDI (42ème DI) en novembre et du 39ème GRDI (36ème DI) en décembre 1941.

A l’issue de cette première année de livraison et de ces quinze mois de production, Panhard à sortit 350 véhicules de son usine de la rue d’Ivry, 250 véhicules étant en service au sein des GRDI, les cent autres stockés attendant soit d’être mis en service en unités ou utilisés pour les essais et la formation.

Le 71ème GRDI chargé d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en janvier 1942 tout comme le 72ème GRDI de la 2ème DIC, laissant cinquante véhicules en réserve, chiffre montant à quatre-vingt avec la production du mois.

Le 73ème GRDI chargé d’éclairer la 3ème Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en février 1942 suivit au mois de mars par le 74ème GRDI qui lui éclaire la 4ème Division d’Infanterie Coloniale.

Au 1er avril 1942, on trouve en ligne un total de 350 AM modèle 1940 P en service sur les 440 véhicules sortis d’usine ce qui laisse en réserve 90 véhicules.

En avril 1942, c’est le 91ème GRDI qui reçoit ses véhicules pour lui permettre d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine. Il est suivit en mai 1942 par le 92ème GRDI (2ème DINA), en juin par le 93ème GRDI (3ème DINA) et enfin par le 94ème GRDI chargé d’éclairer la 4ème DINA qui reçoit ses véhicules en juillet 1942.

450 véhicules sont en ligne, la production de la première commande s’achevant en septembre 1942, elle laisse donc sur le papier 150 véhicules, je dis bien sur le papier car dans les faits la situation est plus compliquée.

Les régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques vont alors commencer leur rééquipement avec une automitrailleuse puissante, chaque régiment de découverte disposant de deux groupes d’escadrons avec deux escadrons d’automitrailleuses.

Chaque escadron dispose de quatre pelotons de cinq voitures auxquelles il faut ajouter une voiture pour le commandant de l’escadron soit 21 voitures, 42 en cumulant les AMP des deux GE, laissant une voiture pour le commandant du régiment, une pour son adjoint et quatre voitures de réserve soit un total de 48 AMP en attendant les AMP-S et les versions commandement et dépannage.

Le 6ème cuirassier, régiment de découverte de la 1ère DLM commence son rééquipement en septembre 1942 et l’achève au mois d’octobre avec un total de 48 véhicules prélevés sur les stocks de réserve qui tombent au 31 octobre à 102 véhicules, les trente véhicules produits en septembre et les trente véhicules produits en octobre ayant servit à équiper complètement un autre régiment de découverte et partiellement un troisième.

L’autre régiment de découverte en question est le 8ème régiment de cuirassiers, le régiment de découverte de la 2ème DLM qui reçoit ses quarante-huit véhicules en octobre et en novembre 1942.

Le 1er régiment de hussards, régiment de découverte de la 3ème DLM reçoit ses véhicules entre novembre 1942 et janvier 1943. Il est suivit par le 5ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 4ème DLM_ qui reçoit ses véhicules en janvier et février 1943.

Le 11ème cuirassiers qui est le régiment de découverte de la 5ème DLM reçoit ses véhicules en mars et avril 1943.

Au 30 avril 1943, un total de 18 GRDI et de cinq régiments de découverte sont équipés de l’AM modèle 1940 P soit un total de véhicules en ligne de 690 sur un total produit de 800 véhicules.

Le 2ème cuirassiers, régiment de découverte de la 6ème DLM reçoit ses véhicules en mai et juin 1943, la dernière DLM à être équipée en attendant la création à l’époque encore hypothétique de deux DLM.

Cela porte le nombre de véhicules en ligne à 738 sur un total produit de 860 véhicules, laissant donc 122 véhicules en réserve.

C’est ensuite au tour des sept GRDI motorisés, encore équipés d’AMD-178 de suivre le chemin du rééquipement, le 1er GRDI recevant ses vingt-cinq véhicules en juillet, le 2ème GRDI en août, le 3ème GRDI en septembre, le 4ème GRDI en octobre, le 5ème GRDI en novembre, le 6ème en décembre 1943 et le 7ème GRDI en janvier 1944.

Cela porte le total de véhicules produits à 1070 véhicules avec en ligne 913 véhicules, laissant un total de 157 véhicules en réserve, réserve qui gonfle avec la fin de production de véhicules prévus pour deux nouvelles DLM, la réserve atteignant le chiffre respectable de 287 véhicules qui permettra d’équiper les RD des deux DLM (96 véhicules) ainsi que servir de volant de fonctionnement.

La production et la livraison vont alors concerner les versions spécialisées de l’AM modèle 1940 P (appui-rapproché, dépannage,PC), les GRDI étant servis en premier avant les RD. Les 443 véhicules sont livrés entre septembre 1944 et novembre 1945.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (quinze par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 480 véhicules produits, les 2/3 soit 320 véhicules étant en version AMP, 100 en version AMP-S, 30 en version PC et 30 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, on trouve un total de 1356 véhicules en ligne plus 671 véhicules de réserve donc beaucoup vont rejoindre les unités de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse modèle 1940 P

Poids en ordre de combat : 9750 kg

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur Panhard SK 6 C12 délivrant 92ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : 60mm maximum

Armement : tourelle monoplace avec un canon de 47mm semi-automatique modèle 1935 avec 90 obus associé à une mitrailleuse de 7.5mm MAC 31 avec 3500 cartouches

Equipage : un mécanicien-pilote et un chef-de char tireur

22-Armée de terre : armement et matériel (11)

Canon de 105mm de montagne modèle 1919 et 1928

Ces deux canons _quasiment identiques_ équipent les Régiments d’Artillerie de Montagne réorganisés en 1943 sous la forme d’un RAM type 1943 avec trois groupes à deux batteries de 75mm et un groupe de trois batteries à quatre canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

Ces canons vont équiper un total de cinq régiments d’artillerie de montagne soit cinq groupes et donc quinze batteries et soixante canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

En dépit de projets, ces canons sont donc toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques des canons de montagne modèle 1919 et 1928

Calibre : 105mm Poids total 750kg Poids de l’obus 12kg Portée effective 7850m Pointage en site : 0 à +40° Pointage en azimut : 9°

Obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Cet obusier léger développé par l’établissement de Bourges à mis fin à un débat de plus de trente ans sur l’opportunité de doter les divisions d’un obusier léger et puissant.

Les projets ont été nombreux pour combler cette lacune notamment en 1912 quand Schneider parallèlement à son canon de 105L proposera  un obusier de 105C qui bien que donnant satisfaction ne sera pas adopté sous le prétexte qu’on fera du tir courbe avec le canon de 75.

Ce choix essentiellement financier se fracassera sur les réalités du terrible conflit qui éclate en août 1914. Plus grave, il va créer une véritable lacune capacitaire pour nos armées entre le canon de 75mm modèle 1897 et les canons de 155C Schneider et Saint Chamond dont la puissance se payait par une mobilité réduite et un obus de 43kg difficile à manier.

En 1924, les régiments d’artillerie divisionnaire (un par division d’infanterie) adoptent la structure qui sera la leur jusqu’à la mobilisation de septembre 1939 (et qui redeviendra la leur après la démobilisation un an plus tard) avec trois groupes de 75 et deux groupes de 155C.

L’idée d’un obusier léger ressurgit mais là encore, rien ne se passe et il faut attendre 1932 pour qu’enfin la situation bouge. A l’époque, le seul matériel existant en France est un obusier de la firme Schneider fabriqué pour le Japon (voir ci-après).

L’adoption directe de ce matériel aurait été possible mais comme dans d’autres pays, il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat et l’établissement de Bourges est chargé de donner la réplique à la firme du Creusot.

Fin 1932 donc, l’Établissement de Bourges (ABS) est chargé de développer un obusier léger pour enfin mettre fin à une lacune vieille de près de vingt ans.

Le dévellopement initial est rapide et le prototype est présenté en mai 1934, le nouvel obusier reprenant l’affût biflèche de 75 modèle 1897/33 qui avait été comme son nom l’indique étudié pour moderniser le vénérable «75» mais à part quelques pièces confinés dans les casemates de la ligne Maginot, cet affût n’avait pas été généralisé.

Le 18 octobre 1934 après des essais intensifs, le conseil consultatif de l’armement décide de……ne pas choisir en préconisant de commander les deux modèles en dépit du fait que sur un certain nombre d’aspects, la pièce de Bourges était supérieure à celle du Creusot.

C’est ainsi que la première commande passée le 17 janvier 1935 prévoit l’acquisition de 84 pièces répartis entre 36 matériels Schneider et 48 de Bourges bien que ce dernier n’ait été officiellement adopté que le 4 mai 1935 sous le nom de matériel de 105C modèle 1935B.

Quand éclate la guerre de Pologne, le total des pièces commandées s’établit pour Bourges à 768 pièces soit de quoi équiper 64 groupes et 32 régiments d’artillerie. Sur ce total, 16 groupes ont été équipés soit un total théorique de 192 pièces en ligne plus un petit nombre en réserve pour l’instruction et pour servir de volant de réserve.

Quatre Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire motorisés sont ainsi équipés en septembre 1939 suivit d’un cinquième au printemps 1940  en l’occurence le 215ème RALD (1ère DIM), le 216ème RALD (25ème DIM), le 225ème RALD (12ème DIM) et le 230ème RALD (9ème DIM), le 201ème RALD de la 15ème DIM recevant un groupe en avril 1940 puis un second en juin 1940.

Quatre groupes équipés également les régiments d’artillerie des Divisions Légère Mécanique et des Divisions de Cavalerie, en l’occurence un groupe au 71ème RA (2ème DLM), un groupe au 72ème RA (3ème DC), un groupe au 73ème RA (2ème DC) et enfin un quatrième au 74ème RA (1ère DLM). Les autres régiments d’artillerie des DC et des DLM recevront avant juillet le groupe de 105C prévu.

Trois groupes tractés par véhicule motorisé équipent le 309ème RATTT qui après avoir été rattaché à la Réserve Générale rallie la 2ème DCr avec seulement deux groupes, l’un de ses groupes ralliant le 319ème RATTT de nouvelle création, le régiment d’artillerie de la 3ème DCr  qui dispose d’un deuxième groupe équipé de 105C modèle 1934S.

On trouve également treize groupes à traction hippomobile au sein des DI, DINA et DIC  en l’occurence sept RALD (le 204ème de la 14ème DI, le 208ème de la 11ème DI, le 212ème de la 43ème DI, le 228ème de la 13ème DI, le 256ème de la 31ème DI et le 261ème de la 42ème DI), quatre RALNA (le 220ème rattaché à la 3ème DINA, le 233ème à la 4ème DINA, le 240ème à la 2ème DINA et le 254ème à la 1ère DINA) et deux RALC, le 201ème rattaché à la 1ère DIC et le 212ème rattaché à la 4ème DIC.

En juin 1940, la situation n’à pas beaucoup évolué et le haut commandement suspend le rééquipement des groupes pour entamer le plus discrètement possible, le processus de démobilisation.

C’est ainsi que ce n’est qu’à partir de septembre 1940 que le rééquipement des RAD d’active _les seuls maintenus en ligne_ reprend. La production n’ayant pas cessé, ce processus est relativement rapide et on peut considérer que les seize RAD équipés sont totalement équipés de canons de 105 courant juin 1941.

Pourquoi seulement seize RAD (à deux groupes soit un total de trois batteries soit 96 batteries et 384 canons) alors qu’il en existe dix-huit RAD (dix-sept pour les DI et un pour la 31ème DIAlp).

Tout simplement parce que pour des raisons de cohérence, les 11ème et 42ème RAD appartenant respectivement à la 5ème et à la 3ème DIM disposaient d’un groupe équipé d’obusiers de 105C modèle 1934S. trois nouveaux groupes sont commandés pour homogénéiser l’équipement de ces deux régiments ainsi que le 319ème RATTT qui renvoie ses 105C modèle 1935B dans un dépôt.

Les Régiments d’Artillerie Divisionnaire ne sont pas les seuls à recevoir le nouveau petit bijou de l’artillerie française, les RANA et les RAC (de métropole) reçoivent également ce canon en l’occurence comme les RAD, deux groupes à trois batteries de quatre groupe soit un total de seize groupes, quarante-huit batteries et 192 pièces.

Les RATTT rattachés aux DCr, DC et aux DLM sont en septembre 1940 au nombre de huit. Un neuvième s’ajoute avec la création de la 4ème DCr. Si les régiments d’artillerie des DLM et des Divisions de Cavalerie ne disposent que d’un seul groupe de 105C, les Divisions Cuirassées disposent de deux groupes.

En juillet 1948, on trouve donc au total huit DLM à huit RADLM et huit groupes de 12 canons de 105C  modèle 1935B soit un total de 96 pièces, les quatre premières divisions cuirassées disposaient elles de huit groupes de douze pièces, deux équipés de 105C modèle 1934S et six équipés de 105C modèle 1935B jusqu’à leur transformation en RAAP.

Certains de ces canons vont équiper le 78ème RATTT de la 1ère DLC avec trois groupes de douze pièces répartis en trois batteries de quatre pièces.

A la mobilisation, les RALD sont remis sur pied avec pour équipement le 105C modèle 1935B dont la production à continué à cadence réduite pour approvisionner les stocks.

On trouvait donc en octobre 1948, une fois la mobilisation achevée un total de quarante-trois RALD soit quatre-vingt six groupes à douze canons soit un total de 1032 canons de 105C, l’immense majorité étant des modèle 1935B à savoir quatre-vingt deux groupes soit un total  984 canons, seuls les 211ème et 242ème RALD conservant leurs pièces Schneider.

L’obusier de Bourges équipe également les régiments d’artillerie coloniale qui en métropole sont organisés de la même façon que les RAD. Ils disposent donc de dix groupes à trente batteries soit cent vingt canons de ce type. Ce nombre augmente avec la mobilisation et la création de trois RALC à deux groupes de trois batteries de quatre canons soit vingt-quatre pièces supplémentaires.

Les Régiments d’Artillerie Nord-Africain ne sont pas en reste. Au nombre de quatre avant mobilisation, ils disposent de huit groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 96 obusiers de 105C modèle 1935 qui forment des RALNA.

Six nouveaux RANA sont mis sur pied à la mobilisation avec leur double RALNA mais  seuls quatre adoptent la pièce de Bourges, soit huit groupes et quatre-vingt seize pièces, les deux autres mis sur pied dans l’Empire étant équipé de la pièce Schneider.

Au final, ce sont pas moins de 1392 obusiers de 105C modèle 1935B qui sont en service en octobre 1948 plus un nombre non négligeable de pièces dans les écoles et dans les parcs.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1935B

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 4.00m Longueur du canon 1.76m Poids total en batterie 1725kg (Poids avec l’avant-train 2800kg) Poids de l’obus : 15.85kg Cadence de tir : 5 à 6 coups/minute Portée : 10400m Pointage en site : -8° à +50° Pointage en azimut sur 60°  

Equipe de pièce : huit hommes (un chef de pièce, un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs, un artificier et un auxiliaire.

Obusier de 105C modèle 1934S

Après plus de trente ans d’atermoiements, la décision est enfin prise en 1934 pour doter l’artillerie divisionnaire d’un obusier léger et puissant. A l’époque, seul Schneider produit en France une arme de ce type, une arme qu’elle exporte déjà au Japon.

L’armée française est intéressé par ce modèle alors connu sous les noms d’obusier de 105 S BC 11km ou de canon de 105 court de campagne Schneider sur affût biflêche. La firme du Creusot propose de mettre à disposition son canon pour essais.

L’acquisition de ce matériel aurait été possible rapidement mais comme souvent il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat qui travaillent sur un canon équivalent. Les deux pièces vont finalement être commandé en série, l’obusier de Schneider devenant le matériel de 105 C (Court) modèle 1934 S (Schneider).

Dans un premier temps, l’obusier Schneider ne va être commandé qu’à 72 exemplaires, une première commande de 36 exemplaires soit trois groupes passée le 17 janvier 1935 et livrée en mars 1936 et une seconde passée le 23 mai 1936 pour une seconde commande de 36 exemplaires et livrée en juin 1938.

Un groupe est cédé à la Turquie réduisant le nombre de pièces disponibles à soixante réparties en cinq groupes. Si le 305ème RATTT de la 1ère DCr aligne deux groupes, les autres régiments ne disposent que d’un groupe en l’occurence le 211ème RALD de la 5ème DIM, le 242ème RALD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT de la 3ème Dcr (qui dispose d’un deuxième groupe équipé de l’obusier de Bourges).

La démobilisation achevée, l’armée décide de reprendre la fabrication de cet obusier pour compléter les régiments déjà équipé de cette pièce. Trois nouveaux groupes soit 36 exemplaires sont commandés le 5 octobre 1940 et livrés en juin 1941, un groupe complétant le 11ème RAD de la 5ème DIM, le 42èmeRAD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT qui remplace ses 1935B par des 1934S.

En septembre 1941, décision est prise d’équiper les régiments de l’Empire avec cet obusier jugé plus adapté que celui de Bourges. Il va équiper les RAC de l’Empire et les Régiments d’Artillerie d’Afrique ainsi que deux RANA mobilisés en Afrique du Nord soit un total de dix-neuf groupes.

Pour les équiper, l’armée passe commande de 228 pièces entre octobre 1941 et janvier 1945 pour équiper dans un premier temps les Régiments d’Artillerie Colonial type Empire (neuf groupes) avant d’équiper les huit groupes des Régiments d’Artillerie d’Afrique puis enfin les deux groupes des RANA de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1934S

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 5.00m Longueur du canon 2.09m (19.9 calibres) Poids total en batterie 1722kg Poids de l’obus : inconnu  Cadence de tir : 7 coups/minute Portée : 11100m Pointage en site : -5° à +43° Pointage en azimut sur 40°  Equipe de pièce : sept hommes (un chef de pièce,un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs et un artificier)

21-Armée de terre (62)

Les régiments d’artillerie nord-africain (RANA)

Comme leur nom l’indique, les régiments d’artillerie nord-africain sont les régiments d’artillerie des Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (DINA).  En août 1939, ils sont au nombre de quatre :

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

Lors de la guerre de Pologne, d’autres régiments sont mis sur pied pour équiper les DINA, les DIA (Divisions d’Infanterie d’Afrique) ainsi que certaines divisions «non-africaines» :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africain est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africain est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Comme pour les Régiments d’Artillerie Divisionnaire, certains RANA se dédoublent, formant un RANA de guerre et un Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain :

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.
-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème RANA.

A l’issue de la démobilisation menée à l’été et à l’automne 1940, les quatre RANA sont maintenus en compagnie d’un régiment de mobilisation, le 386ème RANA intégré à l’unique 182ème DIA déployée an Levant, ce régiment qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm, étant rebaptisé 61ème RANA en mars 1941. Cela donne nous donne le paysage suivant :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon fait partie intégrante de la Réserve Générale.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 61ème régiment d’artillerie nord-africaine de Lyon est rattaché à la 182ème Division d’infanterie d’Afrique et déployé au Levant.

En septembre 1939, les Régiments d’Artillerie Nord-Africain sont organisés comme les Régiments d’Artillerie Divisionnaire. Cette situation n’évoluant pas, les RANA suivent la réforme des RAD disposant avant mobilisation de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Six groupes de tir (trois de 75mm, deux de 105mm et un de 155mm) soit un total de 72 pièces (36 de 75mm, 24 pièces de 105mm et 12 de 155mm), chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces.

Lorsque la mobilisation est entamée à la fin août 1948, les RANA d’active se dédoublent, formant un «régiment léger» avec les trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et une batterie antichar de 47mm (affecté à la division mais rattachée administrativement au RANA)  et un régiment lourd appelé RALNA avec les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 6ème RANA de la Réserve Générale et mis sur pied avec l’aide du CMA 14 de Lyon. Ces deux régiments intègrent la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

A noter que le 61ème RANA ne se dédouble pas à la différence des régiments d’artillerie nord-africain de métropole.

La mobilisation voit la mise sur pied de six nouveaux régiments d’artillerie nord-africain, quatre en métropole et deux en Afrique du Nord.

Les régiments de métropole sont formés selon le même principe que les RANA d’active avec trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et d’une batterie antichar de 47mm, des RALNA étant également mis sur pied avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm quand naturellement les pièces étaient disponibles.

Quand aux deux régiments mis sur pied en Afrique du Nord, ils sont organisés selon un nouveau modèle avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et une batterie antichar de 47mm.

-Le 126ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est intégré à la mobilisation à la 6ème DINA, quittant donc la réserve générale pou cette nouvelle division.

-Le 81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-Le 127ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

-Le 128ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 3ème Division Marocaine

-Le 129ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 85ème Division d’Infanterie Africaine.

Les régiments d’artillerie nord-africaine des 5ème, 7ème et 8ème DINA donnent par ricochet naissance à des RALNA.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-le 326ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA
-Le 327ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et les autres unités d’artillerie dans l’Empire

Bien que les menaces concernant l’Empire sont assez limitées (sauf cas particulier de la Tunisie et dans une grande improbabilité le Maroc), cela n’empêche pas le déploiement dans ces régions d’unités d’artillerie, des régiments ou des unités plus petites.

Après la mobilisation d’août/septembre 1939, la situation est la suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunis basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

Suite à la démobilisation, le nombre de régiments et d’unités diminue mais parallèlement, la qualité de leur matériel augmente, les derniers canons de 65mm sont ainsi retirés du service et l’entrainement nettement amélioré. Cela nous donne la situation suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis rendu indépendant

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de trois groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155mm.

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA et dispose pour l’appuyer de deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm.

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis, disposant pour l’appuyer de trois groupes de 75mm.

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA avec pout équipement deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale équipé de canons de 75mm

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne qui disposent de canons de 75mm.

-Pour ce qui est de l’Indochine, les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniaux intègrent les 6ème et 7ème DLI alors que le groupe autonome déployé en Chine est dissous;

Au printemps 1944, décision est prise de standardiser l’équipement et l’organisation des RAA selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces soit un total de 24 canons de 75mm modèle 1897 et douze canons de 105mm, des Schneider modèle 1917 retirés du service de métropole mais toujours capable de servir dans l’Empire.

Le nombre de Régiments d’Artillerie d’Afrique ne change pas à la mobilisation d’août/septembre 1948, une batterie d’instruction étant activée pour former les recrues destinées aux RAA mais également aux RANA.

21-Armée de terre (56)

Régiments d’Artillerie Coloniale

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes

-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est partagé entre la 191ème et 192ème DIA. A la démobilisation, il intègre la 191ème DIA, la 192ème DIA étant dissoute.

Régiments d’Artillerie Nord-Africain

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA qui est pérénnisé suite au maintien de la division. Il est rebaptisé 61ème RANA en mars 1941.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et unités d’artillerie de l’Empire

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis à la 84ème DIA qui la remplace

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant

-Le Régiment d’Artillerie Coloniale du Maroc est le régiment d’artillerie de la 2ème Division Marocaine.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Indochine, on trouve outre les 4ème et 5ème régiments d’artillerie coloniale déjà cité un groupe mixte d’artillerie coloniale stationné en Chine.

21-Armée de terre (52)

Régiments d’Artillerie Coloniale

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes
-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-6ème  régiment d’artillerie coloniale

-8ème  régiment d’artillerie coloniale affecté à la 8ème DIC

-9ème  régiment d’artillerie coloniale

-11ème régiment d’artillerie lourde coloniale mis sur pied par le CMA 31 de Lorient

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 5ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Coloniale est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 23ème  Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 6ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 32ème  Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 7ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est partagé entre la 191ème et 192ème DIA.

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Coloniale est intégré à la 30ème DIAlp

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale

-Le 202ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 8ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 212ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 221ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 222ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 223ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 6ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 232ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 7ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 242ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 30ème DIAlp

Régiments d’Artillerie Nord-Africain

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africaine est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africaine est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africaine est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Régiments d’Artillerie d’Afrique et unités d’artillerie de l’Empire

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunisie basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Chine, on trouve un groupe mixte d’artillerie coloniale.

21-Armée de terre (50)

Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire/Régiment d’Artillerie Lourde Nord Africaine

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon des RALD/RALNA en septembre 1939

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon des RALD/RALNA en septembre 1939

Ces régiments sont issus de la division des RAD du temps de paix. Les RAD du temps de guerre conserve les groupes de 75mm, les RALD recevant les deux groupes lourds soient tous les deux équipés de 155mm ou avec un groupe de 105 et un groupe de 155mm. Ils prennent comme numéro celui de leur corps d’origine augmenté de 200.

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 1er RAD et donc intégré à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée.

-Le 202ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé ex-nihilo par le CMA 34 de Grenoble et affecté à la 28ème DIAlp

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé à partir du CMA 16 de Montpelier qui avait également formé le régiment-mère en l’occurence le 3ème RAD, les deux régiments étant intégrés à la 32ème DI.

-Le 204ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 4ème RAD et comme lui est intégré à la 14ème DI.

-Le 205ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 47ème DI

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est formé par le CMA 27 de Clermont et rattaché à la 6ème DINA en compagnie du 6ème RANA.

-Le 207ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 327 de Belfort et intégré à la 20ème DI en compagnie du 7ème RAD.

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 27 de Clermont et issu du 8ème RAD. Il est donc intégré à la 11ème DI.

-Le 209ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 16 de Montpelier en même temps que le 9ème RAD, les deux régiments intégrant la 66ème DI.

-Le 210ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 10ème RAD (19ème DI) et formé par le CMA 24 de Rennes et donc intégré à la même division.

-Le 211ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 11ème RAD (5ème DIM) et formé par le CMA 303 de Vernon. Il est donc intégré à la même division.

-Le 212ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 12ème RAD (43ème DI) et formé par le CMA 40 de Neufchâteau. Il est donc intégré à la même division.

-Le 213ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 13ème RAD (41ème DI) et formé par le CMA 21 de Paris. Il est donc intégré à la même division.

-Le 214ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 14ème RAD (35ème DI) et formé par le CMA 38 de Rochefort. Il est donc intégré à la même division.

-Le 215ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 15ème RAD (1ère DIM) et formé par le CMA 1 de Douai, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 216ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 16ème RAD de la 25ème DIM et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 217ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 17ème RAD de la 52ème DI et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 218ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 18ème RAD de la 22ème DI et formé par le CMA 11 de Vannes, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 219ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 19ème RAD de la 18ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RAD (3ème DINA). Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 221ème   Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 21ème RAD de la 24ème DI et formé par le CMA 29 d’Angoulême, il est affecté à la même division.

-Le 222ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 22ème RAD de la 53ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers. Il est affecté à la même division.

-Le 224ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 24ème RAD de la 36ème DI et formé par le CMA 18. Il est affecté à la même division.

-Le 225ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 25ème RAD de la 12ème DIM avec l’aide du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 226ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 26ème RAD de la 56ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 227ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 27ème RAD de la 51ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté à la même division.

-Le 228ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 28ème RAD de la 13ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la même division.

-Le 229ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 29ème RAD de la 14ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté à la même division.

-Le 230ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 30ème RAD de la 9ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 231ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 31ème RAD de la 7ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division.

-Le 232ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 32ème RAD de la 10ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 21 de Paris et affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 33ème RANA (4ème DINA). Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 234ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 34ème RAD de la 2ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 23 de Rouen et affecté à la même division.

-Le 235ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 35ème RAD de la 21ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 236ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 36ème RAD de la 26ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la même division.

-Le 237ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 37ème RAD de la 16ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 40ème RANA (2ème DINA) et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 241ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 41ème RAD de la 23ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulême et affecté à la même division.

-Le 242ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 42ème RAD de la 3ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 302  de La Fère et affecté à la même division.

-Le 243ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 43ème RAD de la 6ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté à la même division.

-Le 247ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 47ème RAD de la 57ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 7 et affecté à la même division.

-Le 248ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 48ème RAD de la 58ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 8 de Dijon et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 255ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 55ème RAD de la 45ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 25 de Bourges et affecté à la même division.

-Le 256ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne est issu du 56ème RAD de la 31ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la même division.

-Le 258ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 58ème RAD de la 27ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 14 de Lyon et affecté à la même division.

-Le 261ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 61ème RAD de la 42ème DI et mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté à la même division.

-Le 262ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Armée est formé par le CMA d’Afrique n°2 en septembre 1939 mais dissous dès le mois de janvier, les éléments formant les 289ème et 291ème RALD.

-Le 264ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 64ème RAD de la 1ère DM et mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 266ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 5 de Orleans et affecté à la 82ème DIA.

-Le 267ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 17 de Toulouse et affecté à 83ème DIA. Il est cependant dissous en novembre 1939 et ses éléments forment le 287ème RALD.

21-Armée de terre (48)

*Les Divisions de Cavalerie disposent également de régiments d’artillerie en l’occurence les RA suivants :

Les RATTT étaient équipés en septembre 1939 de canons de 75mm modèle 1897 munis de roues à pneumatiques

Les RATTT étaient équipés en septembre 1939 de canons de 75mm modèle 1897 munis de roues à pneumatiques

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 3ème Division de Cavalerie

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 2ème Division de Cavalerie

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 1ère Division de Cavalerie

Ces régiments disposent de deux groupes de 75mm et un groupe d’obusiers de 105mm.

Les Divisions Légères Mécaniques issues de la mécanisation de deux divisions de cavalerie disposent aussi d’un régiment d’artillerie du type décrit plus haut.

La 1ère DLM (ex-4ème DC) aligne le 74ème régiment d’artillerie disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm tout comme le 71ème régiment d’artillerie, régiment de la 2ème DLM (ex-5ème DC), ces régiments étant connu soit comme RATTT ou RADLM.

*Les «divisions d’intervention», les Divisions d’Infanterie Coloniale et les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine disposent également de régiments d’artillerie :

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes

-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

L’organisation des RAC et des RANA est identique à celle des RAD avec trois groupes de 75mm et deux groupes de 105mm, tous à traction hippomobile et comme eux à la mobilisation, ils se dédoublent.

On trouve également des régiments et des unités d’artillerie non-endivisionnés :

– 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon

– 10ème régiment d’artillerie coloniale tractée tout-terrain de Rueil

– 11ème régiment d’artillerie lourde coloniale hippomobile de Lorient

– détachement autonome d’artillerie coloniale de Corse de Bastia fourni par le 2ème RAC

*On trouve également des régiments d’artillerie attachés à la «Muraille de France», la ligne Maginot, ces régiments étant soit des régiments mobiles de région fortifiée (RARF) ou des régiments d’artillerie de position (RAP) :

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg.

-151ème régiment d’artillerie de position de Thionville

-154ème régiment d’artillerie de position de Grenoble

-155ème régiment d’artillerie de position d’Haguenau

-157ème régiment d’artillerie de position de Nice

-163ème régiment d’artillerie de position de Metz

-166ème régiment d’artillerie de position de Morhange.

*La réserve générale aligne un régiment d’artillerie de montagne, quatre régiments d’artillerie légère hippomobile, deux régiments d’artillerie portée, sept regiments d’artillerie lourde tractée, sept régiments d’artillerie lourde hippomobile et deux régiments d’artillerie lourde portée :

-2ème régiment d’artillerie de montagne de Grenoble

-17ème régiment d’artillerie légère de Sedan

-34ème régiment d’artillerie légère de Rouen

-36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire

-43ème régiment d’artillerie légère de Caen

-103ème régiment d’artillerie lourde tractée de Rouen

-107ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-108ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Dijon

-182ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Commercy

-184ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Valence

-188ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-196ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Bordeaux

-105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Bourges

-106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile du Mans

-109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Châteaudun

-112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Limoges

-113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Nimes

-115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Castres

-117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Toulouse

-305ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Besançon

-309ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Strasbourg

-355ème régiment d’artillerie lourde portée de Nantes

-363ème  régiment d’artillerie lourde portée de Draguignan

-I/372ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée de Châlons sur Marne

-I/373ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée de Saint Eulien

*Les possessions de l’Empire ne sont pas oubliées et elles aussi disposent d’unités d’artillerie :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

Les trois régiments d’artillerie d’Afrique, à effectif de 1 010 hommes, sont à trois groupes légers de 65 mm de montagne ou 75 mm modèle 1897.

Lors de la mobilisation liée à la guerre de Pologne, seul le 66ème régiment d’artillerie de la division d’Oran va se dédoubler à l’image des régiments métropolitains, il recevra un ou deux groupes lourds de 155 mm de réserve. Les deux autres resteront dans la plénitude de leurs moyens.

On trouve également un groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunisie basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

Même chose au Maroc où le Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc ( à cinq groupes hippomobiles de 65 ou 75 mm) basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyrne.

-En Indochine, on trouve les 4ème et 5ème régiments d’artillerie coloniale auxquels on peut ajouter un groupe mixte d’artillerie coloniale stationné en Chine.