Le Conflit (78) Europe Occidentale (44)

Le BEF (British Expeditionnary Force) à rapidement fait taire les soupçons de certains concernant leur volonté de combattre en France notamment en les accusant de rester à proximité des ports pour fuir vers la mer patrie.

Ces soupçons revienne en force quand le BEF se décalant vers l’ouest prend la place de la 7ème Armée. Le général Villeneuve à beau vitupérer contre ces racontars il ne peut éradiquer cette rumeur qui s’éteint définitivement après les violents combats pour Rouen et Le Havre.

Clairement les différentes unités britanniques n’ont pas démérité mais ont besoin de temps pour souffler et pour retrouver tonus et cohérence opérationnelle. Il faut aussi regrouper les hommes dispersés certains parvenant à franchir La Seine alors que d’autres ont été évacués vers l’Angleterre.

Le général Villeneuve place le Corps Expéditionnaire Britannique en Réserve d’Armée en espérant que les allemands laisse le temps aux alliés de faire remonter une nouvelle armée britannique fraiche et dispo. Comme nous le savons cela ne va vraiment se passer ainsi….. .

C’est ainsi que la brigade antiaérienne à été virtuellement éliminée. Si nombre d’hommes ont pu être évacués en revanche la quasi-totalité des pièces à été perdue au combat ou par sabotage.

Le régiment antichar de marche à combattu jusqu’au bout, les dernières pièces sabotées, les artilleurs britanniques vont rallier la Grande-Bretagne où après un temps de repos vont mettre sur pied de nouvelles unités bien décidées à casser du blindé allemand.

Le régiment de cavalerie à pu lui franchir la Seine avec une partie de ses véhicules mais il n’est plus considéré comme opérationnel. Ces hommes vont rester en France et vont recevoir directement leurs nouveaux véhicules ce qui suscite la réprobation dans les rangs, nombre d’entre-eux ayant espéré un crochet par l’Angleterre pour revoir ne serait-ce qu’un jour ou deux femmes, enfants et proches.

En ce qui concerne les unités de mêlée, elles ont connu des destins divers et variés. La 44th «Home Counties Division» par exemple à conservé jusqu’au bout sa cohésion opérationnelle. Elle à pu franchir La Seine en combattant avant d’être repliée dans le Contentin. Des hommes obtiennent des permissions tandis que d’autres préparent la remontée en puissance de la division qui pourrait si besoin est être engagée avec un court préavis.

Ce n’est pas le cas de la 1st Canadian Division de quasiment tous les combats depuis le 10 mai et qui doit à terme intégrer une armée canadienne en France. Cette division reste sur le continent à la différence des 2nd and 3rd Canadian Division.

Plus malmenées que leur consœur, elles ont besoin de temps pour être à nouveau considérées comme opérationnelles. Elles ne seront d’ailleurs de retour sur le continent qu’au début de l’année 1950 soit bien après la fin de la première campagne de France.

Les deux divisions du 2nd British Corps (2nd et 3rd Infantry Division) avaient mises en réserve d’armée au sud de La Somme pour récupérer des violents combats. Après quelques jours de repos, les deux divisions sont remontées en ligne, combattant jusqu’à La Seine, traversant le fleuve non sans mal pour rejoindre la zone de regroupement et ainsi se préparer à reprendre la lutte.

Le 3rd British Corps (3rd BC) à lui souffert des combats puisque la 50th Northumberland Division s’est littéralement désintégrée en combattant à Rouen et au Havre.

La division est virtuellement dissoute et à cette époque se pose clairement la question de savoir si elle doit être reconstituée. La 6th Infantry Division à combattu jusqu’au bout avant de franchir le fleuve dans la nuit du 26 au 27 septembre, quelques volontaires acceptant de se sacrifier pour donner le change aux allemands qui réagissent férocement mais trop tardivement pour empêcher le dit franchissement. La 46th North Middland Division qui avait bénéficié d’une période de repos au sud de La Somme est à nouveau engagée mais parvient à combattre en ordre jusqu’à ce que les nécessités de l’évacuation impose une séparation des hommes.

Enfin le 1st British Armoured Corps (1st BAC) à subit des pertes sensibles notamment en ce qui concerne la 1st Armoured Division (UK) qui à laissé beaucoup de plumes, des gros plumes puisqu’il s’il s’agissait essentiellement de chars Cromwell et Churchill difficilement évacuables.

Dans la mesure du possible les véhicules étaient soigneusement sabotés mais ce n’était pas toujours possible et si les films de propagande allemands ont montré un certain nombre de ces chars paradant en Allemagne, peu ont été revus par la suite avec la Balkenkreuze.

Comme à chaque fois dans ces moments là, les hommes sont prioritaires sur les véhicules mais on verra tout de même quelques chars être évacués sur la rive sud de La Seine. La plupart nécessitant une sérieuse remise en état ils seront soit réformés pour être utilisés comme réservoir de pièces détachées ou seront utilisés pour l’entrainement, cédant la place à des véhicules neufs.

La 1ère Armée à combattu entre La Somme et La Seine devant étendre sa zone opérationnelle pour permettre au BEF de se décaller vers l’ouest.

Le 401ème RP à subit de lourdes pertes et doit être dissous une fois La Seine atteinte. Il sera ultérieurement reconstitué à la différence de nombre de régiments de pionniers.

Le 1er BCC mis en réserve avec huit Renault R-40 reçoit de nouveaux chars, le nombre de R-40 remontant à vingt-quatre exemplaires. Quand le bataillon repasse La Seine, le nombre est tombé à douze.

Le 11ème BCC qui disposait sur la Somme de 45 Renault R-40 n’en aligne plus que trente-deux sur La Seine mais ce chiffre ne doit pas être trompeur puisque de nouveaux chars ont été livrés tant bien que mal par les services de l’arrière.

Le 24ème BCC qui disposait de 18 FCM-42 n’en à plus que 6 quand il parvient à passer La Seine. L’unité est dissoute de facto à défaut de l’être de jure du moins pour le moment.

Le 34ème BCC qui disposait de 28 FCM-42 n’en possède plus que seize véhicules sur La Seine. L’unité reste en ligne, remontant à vingt-quatre chars légers au moment du lancement de l’offensive allemande.

Le 1er GAAC qui possédait deux batteries mixtes de campagne (canons de 75 et de 37mm) n’en possède plus qu’une sur La Seine, les pièces couvrant le fleuve contre l’aviation allemande (et parfois contre les troupes au sol).

Le 402ème RAAC qui disposait sur la Somme de six batteries de 47mm et de six batteries de 75mm ne possède plus sur la Seine que quatre batteries de 47mm et deux batteries de 75mm, les servants sans pièces étant rapidement évacués vers l’arrière pour ne pas perdre un personnel précieux.

A la fin du mois de juin le 2ème Corps d’Armée (2ème CA) avait été mis au repos après avoir été relevé par le 1er Corps d’Armée polonais. Il remonte en ligne début septembre pour remplacer le 19ème CA qui est à son tour mis au repos en réserve d’armée.

Le 2ème CA parvient à franchir la Seine en bon ordre avec son 602ème RP, un 2ème GRCA réduit à huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P, le 105ème RALH (un groupe de 155mm et deux groupes de 105mm), le 191ème RALT (deux groupes de 220C), le 7ème GRDI (dix AMX-44 et douze AM modèle 1940P), la 1ère DIM, le 92ème GRDI (10 AMX-44 et huit AM modèle 1940P) et la 2ème DINA.

Le 20ème Corps d’Armée (20ème CA) arrive sur La Seine avec un 620ème RP disposant de bonnes capacités opérationnelles, un 20ème GRCA disposant encore de douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P, d’un 104ème RALT disposant d’un groupe de 105mm et d’un groupe de 155mm, un 3ème GRDI disposant de douze AMX-42 et de douze AM modèle 1940P, la 12ème DIM, le 95ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B _des «Pan Pan » à canon de 47mm_) et la 5ème DINA. Ce corps d’armée va participer à la défense de La Seine lors de l’opération HUBERTUS.

Le 1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol) parvient lui aussi sur la Seine avec un groupement antichar et antiaérien, un GRCA disposant de Daimler Armoured Car, un bataillon du génie, une régiment d’artillerie de marche avec deux groupes de 155mm et un groupe de 194mm, le 5ème GRDIPol (12 Daimler Dingo et 8 AMX-42), la 5ème DIP, le 6ème GRDIPol (huit Daimler Dingo et huit AMX-42) et la 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG).

Le 19ème Corps d’Armée (19ème CA) à été mis en réserve d’armée après le repli sur La Somme. Il se régénère peu à peu et va pouvoir remonter en ligne. On trouve sur la Seine un 619ème RP très affaiblit, un 19ème GRCA remonté à douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P, un 106ème RALH disposant d’un groupe de 105mm et un groupe de 155mm,un 4ème GRDI disposant de huit FCM-42 et de douze AM modèle 1940P, la 15ème DIM, le 80ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et la 1ère Division Marocaine. Ce Corps d’armée est placé en réserve d’armée en compagnie du 4ème Corps d’Armée Polonais qui est en réalité un corps de cavalerie.

La 2ème Armée couvre le flanc oriental de la 1ère Armée et le flanc occidental de la 9ème Armée qui couvre la capitale. Elle comprend encore ses trois corps d’armée plus des unités dépendant directement d’elle.

On trouve le 412ème RP qui disposait encore de bonnes capacités utilisées pour aménager le terrain et sécuriser certains passages pour soulager les troupes de première ligne. Le 2ème GAAC n’aligne plus que deux batteries mixtes sur les trois d’origine.

Les différents Bataillons de Chars de Combat de la 2ème Armée ont également souffert. Le 2ème BCC ne possède plus sur la Seine que seize chars sur les trente-deux R-40 présents sur la Somme, le 10ème BCC n’alignait plus que seize FCM-42, le 18ème BCC ne disposait plus que douze FCM-42 alors que le 35ème BCC n’alignait plus que vingt chars (Certes il y en avait 28 sur la Somme mais des chars neufs ou reconditionnés ont été livrés).

D’ouest en est on trouvait le 5ème, le 6ème et le 22ème CA qui disposent encore de solides capacités opérationnelles malgré la dureté des combats sur la terre de France.

Le 5ème Corps d’Armée (5ème CA) disposait encore d’un 605ème RP affaiblit, d’un 5ème GRCA disposant encore de douze FCM-42 et de douze AM modèle 1940P, du 110ème RALCH qui aligne encore d’un groupe de 105 et d’un groupe de 155mm, du 194ème RALT disposant encore de trois groupes de 220C, du 93ème GRDI (huit FCM-42 et de douze AM modèle 1940P), de la 3ème DINA, du 64ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et du 55ème DI.

Le 6ème Corps d’Armée (6ème CA) alignait un 606ème RP très affaiblit, d’un 6ème GRCA disposant enccore de dix FCM-42 et de douze AM modèle 1940P, d’un 118ème RALH disposant encore de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm, du 71ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), de la 1ère DIC, du 36ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P) et de la 41ème DI.

Le 22ème Corps d’Armée (22ème CA) alignait le 622ème RP, le 22ème GRCA (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), le 180ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), le 73ème GRDI (huit AMX-44 et seize AM modèle 1940P), la 3ème DIC, le 60ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B) et la 71ème DI.

La 9ème Armée à un rôle clé car elle couvre Paris, une partie de ses forces formant la Garnison de la Place de Paris (GPP) qui s’appuie sur la Ligne Chauvineau censée interdire la prise de Paris même si il est peu probable qu’elle aurait résister à une offensive allemande d’ampleur.

Les combats menés depuis le bassin versant de la Somme ont été rudes. Le 418ème Régiment de Pionniers est tellement affaiblit qu’il doit être dissous.

Le 5ème BCC qui disposait sur la Somme de douze Renault R-35 avait été placé en réserve d’armée mais il à du être engagé et est donc rayé des registres, le bataillon dissous n’étant d’ailleurs pas reconstitué au grand dam des survivants.

Le 16ème BCC en meilleur état alignait encore trente-six Renault R-40. Ce bataillon va appuyer l’infanterie dans ces missions offensives comme défensives. Quand le bataillon parvient sur Paris, il ne dispose plus que de seize chars qui vont traverser la ville dans un défilé symbolique pour renforcer la détermination des défenseurs.

Le 29ème BCC ne disposait plus sur la Somme que de dix-huit Renault R-40 mais bénéficie de l’arrivée de chars issus du stock, portant le nombre à vingt-huit mais sur la Seine le nombre est tombé à seize. Il va être détaché auprès de la GPP.

La 102ème DIF s’est repliée tant bien que mal sur Paris. Comme il est décidé de défendre la ville, cette «division» va tenir la Ligne Chauvineau avec une partie de ses moyens à savoir la 42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux, le 148ème RIF et deux groupes du 160ème RAP. Ils vont bénéficier du «soutien» d’un 21ème Corps d’Armée (21ème CA) affaiblit (voir ci-après).

Le 9ème GAAC disposait lui encore de deux batteries mixtes (37 et de 75mm) qui vont couvrir Paris contre les raids aériens.

Le 3ème Corps d’Armée (3ème CA) à été mis au repos après le repli général sur La Somme et relevé par le 15ème CA. Il va remonter en ligne après trois semaines de repos et va combattre jusqu’à son rempli sur la Seine, couvrant le flanc sud-ouest de la «poche de Paris».

Il comprend à cette date le 3ème GRCA (12 AMX-44 et 12 AMP), le 102ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), le 361ème RALP (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), le 1er GRDI (huit FCM-42 et douze AMP), la 5ème DI, le 30ème GRDI (12 FCM-42 et 12 AMP) et la 18ème DI.

Le 15ème Corps d’Armée (15ème CA) avait relevé le 3ème CA. Il va combattre jusqu’au bout se repliant sur Paris pour couvrir le nord-ouest à l’ouest du 21ème CA qui couvrait le nord de Paris.

Ce corps d’armée dispose encore de l’essentiel de ces moyens avec le 615ème RP, le 15ème GRCA (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), le 141ème RALH (un groupe de 105mm et deux groupes de 155mm), le 71ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMP), la 2ème DIC, le 74ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et la 4ème DIC.

Le 4ème Corps d’Armée (4ème CA) occupait le flanc sud-est de la «poche de Paris» avec le 21ème CA sur son flanc occidental. Il comprend alors le 604ème RP (assez affaiblit), le 4ème GRCA (douze AMX-44 et douze AMP), le 111ème RALCH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), le 356ème RALP (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), le 94ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMP), la 4ème DINA, le 24ème GRDI (douze AMX-42 et douze AMP) et la 22ème DI.

Le 21ème Corps d’Armée (21ème CA) disposait lui d’un 621ème RP très affaiblit, d’un 21ème GRCA réduit à huit AMX-44 et douze AMP, d’un 109ème RALH disposant d’un groupe de 105 et d’un groupe de 155mm, du 66ème GRDI (huit AMX-42 et douze AMP), de la 53ème DI, du 9ème GRDI (six AMX-42 et six AMP) et de la 61ème DI.

Le 32ème Corps d’Armée (32ème CA) est déployé au sud de Paris pour fermer la poche et éviter qu’une attaque brusquée des allemands n’entraine par exemple le franchissement rapide du fleuve.

Il comprend à l’époque le 632ème RP, le 32ème GRCA (douze AMX-42 et douze AMD-178B), le 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), le 77ème GRDI (douze AMX-44 et douze AMD-178B), la 7ème DIC, le 4ème GRDIPol (douze AMX-44 et douze Daimler Dingo) et la 4ème DIP.

Le Conflit (40) Europe Occidentale (6)

Ordre de Bataille (2) : France armée de terre

Groupe d’Armées n°1

Le Groupe d’Armées n°1 est l’aile marchante du dispositif allié. Couvrant une zone immense allant de la mer du Nord à Longwy, elle comprend quatre armées françaises (1ère, 2ème, 7ème, 9ème armées) et le Corps Expéditionnaire Britannique, la British Expeditionnary Force (BEF).

Si les 1ère, 7ème et 9ème armées pénètrent en Belgique accompagnées par le BEF pour se confronter aux unités allemandes, la 2ème armée doit tenir fermement son secteur dans les Ardennes pour faire la jonction entre l’aile marchante et le socle, le Groupe d’Armées n°2.

A ces armées s’ajoute des unités de chars, des unités de DCA, des unités aériennes (GRAVIA) et surtout deux Corps de Cavalerie avec quatre des huit Divisions Légères Mécaniques (DLM).

7ème Armée

Zone de responsabilité : Dunkerque-Armentières

-407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments de pionniers

-7ème et 17ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°507 (GBCC n°507)

-7ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-17ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-32ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M)

-43ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-Parc des engins blindés n°7

-Des unités du génie et de soutien

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

-7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC)

-Un Etat-Major

-Une Batterie Hors-Rang (soutien logistique)

-Deux batteries de 75mm équipés de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA)

-8ème Escadre de Chasse : 81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA I/35 et II/35 volant respectivement sur Bréguet Br691 et Bréguet Br693.

-Un Groupe de Bombardement en Piqué, le GB I/40 volant sur Loire-Nieuport LN-430

-Un Groupe de Bombardement Median, le GBM II/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/35 volant sur Bloch MB-176

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-L’état-major de ce corps d’armée à été mis sur pied par la 1ère région militaire (Paris)

-601ème régiment de pionniers

-1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) : douze chars légers AMX-42, seize automitrailleuses AM modèle 1940P + fusiliers motocyclistes

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien : Quatre compagnies de génie, intégré au 101ème bataillon avec les 1ère et 2ème compagnies de sapeurs mineurs, la 16ème compagnie d’équipage de pont et la 21ème compagnie de parc du génie.

81ème compagnie télégraphiste et 82ème compagnie radio, 351/1ère compagnie automobile de quartier général, 384/1ère compagnie automobile de transport, 101/1er groupe d’exploitation motorisé et 201/1ère compagnie de ravitaillement en viande

-1ère ambulance motorisée, 201ème ambulance chirurgicale légère motorisée, 1er groupe sanitaire de ravitaillement motorisé et 1ère section hygiène, lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation n°501 (GAO n°501) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) : cette unité est équipée de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-25ème Division d’Infanterie Motorisée (25ème DIM) : Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (38ème, 92ème et 121ème RI), de deux régiments d’artillerie (16ème RAD et 216ème RALD), de la 625ème batterie divisionnaire antichar, du 25ème bataillon de défense antiaérienne, du 21ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) : cette unité est équipée de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI) : Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (45ème, 72ème et 124ème RI), , de deux régiments d’artillerie (29ème RAD et 229ème RALD), de la 604ème batterie divisionnaire antichar, du 4ème bataillon de défense antiaérienne et du 66ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) : cette unité est équipée de vingt chars légers FCM-42 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) : Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (48ème, 65ème et 137ème RI), de deux régiments d’artillerie (35ème RAD et 235ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 21ème bataillon de défense antiaérienne et du 29ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-L’état-major de ce corps d’armée à été mis sur pied par la 1ère région militaire (Paris)

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : douze chars légers AMX-42 seize automitrailleuses AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (115ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917S

-Unités du génie et de soutien : 16ème parc d’artillerie avec une compagnie d’ouvriers et deux sections de munitions automobiles, 118/21ème compagnie de parc du génie, 118ème/81ème compagnie télégraphiste, 118ème/82ème compagnie radio, 268ème/6ème compagnie hippomobile de transport, 368ème/16ème compagnie automobile de transport, 118ème/18ème groupe d’exploitation, 218ème/18ème compagnie de ravitaillement en viande, 18ème ambulance médicale hippomobile, 218ème ambulance chirurgicale légère, 18ème groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile et 18ème section hygiène, lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation n°518 : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-2ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (2ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) : Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (13ème, 95ème et 131ème RI), de deux régiments d’artillerie (30ème RAD et 230ème RALD), de la 609ème batterie divisionnaire antichar, du 9ème bataillon de défense antiaérienne et du 18ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

-68ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (68ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-60ème Division d’Infanterie (60ème DI) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (241ème, 270ème et 271ème RI), de deux régiments d’infanterie (50ème RAD et 250ème RALD), de la 660ème batterie divisionnaire antichar, du 60ème bataillon de défense antiaérienne et du 67ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

-59ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (59ème GRDI) : vingt chars légers AMX-44 (FCM-36 à titre provisoire) et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (224ème, 225ème et 341ème RI), de deux régiments d’artillerie (89ème RAD et 289ème RALD), de la 668ème batterie divisionnaire antichar, du 68ème bataillon de défense antiaérienne et du 68ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

British Expeditionnary Force (BEF)

Zone de responsabilité : Armentières-Condé sur l’Escaut

-Etat-major implanté à Lille

-Deux régiments d’artillerie légère

-Deux régiments d’artillerie de campagne

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Deux brigades antiaériennes

-Trois régiments antichars

-Deux régiments de cavalerie

-1st British Corps

-1st Infantry Division

-1st Canadian (Infantry) Division

-44th «Home Counties» Division

-2nd British Corps

-2nd Infantry Division

-3rd Infantry Division

-48th «South Middland» Division

-3rd British Corps

-4th Infantry Division

-6th Infantry Division

-50th «Northumbrian» Division

-(En réserve) 46th North Middland Division

-1st British Armoured Corps

-1st Armoured Division (UK)

-2nd Armoured Division (UK)

1ère Armée

Secteur opérationnel : Condé sur l’Escaut à Fourmies

-401ème, 411ème et 421ème régiments de pionniers

-1ère et 11ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°501 (GBCC n°501)

-1er BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-11ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 mod.

-24ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-34ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-Parc des engins blindés n°1

-Des unités du génie et de soutien logistique

-Des unités de soutien dépendant de l’artillerie en l’occurrence le parc de réparation d’artillerie n°1 associé à la 501ème compagnie d’ouvriers, le parc de réparation des équipages et ferrures n°1 associé à la 511ème compagnie d’ouvriers, le parc de réparation auto n°1 associées à la 521ème compagnie de triage et 531ème compagnie de parc, le parc d’essence et d’ingrédients d’armée n°1 avec quatre compagnies de dépôts (561ème compagnie de dépôt principal, 571ème 581ème et 591ème compagnies de dépôt secondaire) et enfin le parc de munitions d’armée n°1 avec mes 601ème, 611ème et 621ème compagnie de munitions.

-On trouve également plusieurs unités du génie avec le 268/1ère chefferie du génie d’armée, le 269/1ère chefferie d’étapes d’armée, les 151ème et 351ème bataillons de génie d’armée, un bataillon spécial du 3ème régiment du génie, le 251ème parc du génie d’armée (251ème compagnie de parc, 251/1ère et 2ème compagnies auxiliaires du génie), 399/1ère compagnie de sapeurs forestiers, 326/2ème et 12ème compagnies de ponts lourds, 531ème compagnie de construction et la régulatrice routière n°11.

-Les transmissions déploient sous l’autorité de la 1ère armée le 801ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 816ème parc de transmissions d’armée, la 952/1ère section technique de télégraphistes militaires et le 953/1er détachement d’ouvriers de lignes télégraphiques.

-Le train fournit de nombreuses unités de transport avec le 11ème groupement régional (quatre compagnies numérotés 5 à 8), sept compagnies hippomobiles, cinq compagnies automobiles six compagnies automobiles sanitaires et deux compagnies de camion citerne.

-L’intendance et le service de santé fournissent fournissent des unités de soutien en compagnie du service vétérinaire, du service des remontes.

-La gendarmerie dispose de la 4ème légion de la gendarmerie républicaine mobile.

-1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC)

-Un Etat-Major

-Une Batterie Hors Rang (soutien logistique)

-Deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre avions modèle 1944

-Deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA)

-2ème Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322 répartis en trois groupes de trente-six appareils

-3ème Escadre de Chasse : 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA II/35 et II/51 volant respectivement sur Bréguet Br695 et Bréguet Br693

-Deux groupes de bombardement en piqué, les GBp I/42 et GBp II/42 volant sur Bréguet Br698

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451

-Un Groupe de reconnaissance, le GR II/35 volant sur Bloch MB-176

-2ème Corps d’Armée (2ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 2ème Région Militaire (Lille)

-602ème régiment de pionniers

-2ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (2ème GRCA) : vingt chars légers AMX-44 et seize AM modèle 1940P. Comme les chars légers ne sont pas encore disponibles, provisoirement des FCM-36 sont utilisés et ce jusqu’en avril 1949 quand les AMX-44 remplacent les FCM-36 qui vont rejoindre Gien où sont rassemblés nombre de véhicules destinés si besoin est à recompléter les unités.

-105ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (105ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1918.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°502 (GAO-502) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-7ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (7ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM) : Elle comprend comme principales unités trois régiments d’infanterie de ligne (1er, 43ème et 110ème RI), de deux régiments d’artillerie (15ème RAD et 215ème RALD), de la 601ème batterie divisionnaire antichar, du 1er bataillon de défense antiaérienne et du 15ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

-92ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (92ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA) : Elle comprend comme principales unités trois régiments d’infanterie avec deux régiments de tirailleurs algériens, les 13ème et 22ème RTA et un régiment de zouaves, le 11ème régiment de zouaves; de deux régiments d’artillerie (40ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain et 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain), de la 602ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 2ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain et du 36ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 2ème RM

-619ème Régiment de Pionniers

-19ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (19ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes.

-106ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (106ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945.

-Unité du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°519 (GAO-519) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-4ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (4ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (4ème, 27ème et 134ème RI), de deux régiments d’artillerie (1er RAD et 201ème RAD), de la 615ème batterie divisionnaire antichar, du 15ème bataillon de défense antiaérienne, du 20ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-80ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (80ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (reçus à son arrivée en France en remplacement de ses AMR-33 et 35) et d’automitrailleuses de découverte AMD-178B à canon de 47mm remplacées à partir de novembre par des AM modèle 1940P.

-1ère Division Marocaine (1ère DM) : Elle dispose de trois régiments de tirailleurs marocains (1er, 2ème et 7ème RTM), de deux régiments d’artillerie (64ème RAD et 264ème RALD), de la 601ème batterie divisionnaire antichar marocaine, du 1er bataillon de défense antiaérienne marocain et du 43ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-20ème Corps d’Armée (20ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 3ème Region Militaire (Rouen)

-620ème Régiment de Pionniers

-20ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (20ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AM modèle 1940P en différents modèles

-104ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (104ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unité du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°520 (GAO-520) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (3ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P.

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) : Cette division dispose de de deux régiments d’infanterie de ligne (106ème et 150ème RI) et d’un régiment de zouaves (8ème régiment de zouaves); de deux régiments d’artillerie (25ème RAD et 225ème RALD), de la 612ème batterie divisionnaire antichar, du 12ème bataillon de défense antiaérienne, du 19ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-95ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (95ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P, ces automitrailleuses n’étant toujours pas arrivées le 10 mai 1949.

-5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (5ème DINA) : Cette division de trois régiments d’infanterie avec le 8ème régiment de tirailleurs algériens, le 10ème et le 11ème régiment de tirailleurs marocains; deux régiments d’artillerie (22ème RAD et 222ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 605ème bataillon de défense antiaérienne nord-africaine, d’u 69ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Mitteleuropa Balkans (185) Grèce (29)

L’armée grecque dans le second conflit mondial (2) : L’Armée Grecque de Libération (AGL) et la reconquête du pays

A la différence des yougoslaves, les grecs ne sont pas si pressés que cela de relancer l’offensive pour libérer le pays. Non pas qu’ils se satisfassent de cette situation mais probablement pas crainte de voir le pays dévasté par de violents combats. De plus l’Armée Grecque à besoin d’être sérieusement réorganisée après avoir subit de terribles pertes.

Cela n’est pas sans poser de problèmes car si la Yougoslavie peut se permettre de rassembler tous ses moyens en Afrique du Nord pour reconstituer son armée, l’Armée grecque ne le peut ne serait-ce que pour des raisons politiques et diplomatiques, impensable de laisser le front grec tenu uniquement par les alliés (qui par ailleurs avaient d’autres préoccupations en tête).

Symboliquement et en solidarité avec les territoires occupés, l’Armée Royale Grecque devient l’Armée Grecque de Libération (AGL).

Sa reconstitution va se faire essentiellement en Egypte, la Crète étant jugée trop exposée et saturée de bases opérationnelles. Quelques unités seront également entrainées et rééquipées en Libye après la conquête franco-britannique de l’été 1949.

La nouvelle armée grecque va comporter six divisions de première ligne auxquelles vont bientôt s’ajouter trois divisions légères destinées davantage à des missions de sécurité. On trouve également trois régiments d’artillerie lourde (un par corps d’armée), trois régiments antichars, trois régiments antiaériens, huit bataillons d’evzones et le célèbre bataillon sacré.

Le 1er Corps d’Armée «Thessalie» comprend les 1ère et 4ème Divisions d’Infanterie, un bataillon de reconnaissance, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antichar, un régiment antiaérien.

Le 2ème Corps d’Armée «Macédoine» comprend les 2ème et 5ème Divisions d’Infanterie, un bataillon de reconnaissance, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antichar et un régiment antiaérien

Le 3ème Corps d’Armée «Epire» comprend la 3ème Division d’Infanterie et la 1ère Division Blindée appuyées par un bataillon de reconnaissance, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antichar et un régiment antiaérien.

A cette armée destinée à libérer le territoire aux côtés des troupes alliées s’ajoute d’autres unités, des unités de sécurité et des unités de «forces spéciales».

Les unités de sécurité sont trois divisions légères, les 6ème et 7ème DLI ainsi que le 14ème DI, la première étant déployée dans le Dodécanèse, la seconde en Crète pour protéger le roi, le gouvernement et plus généralement les institutions et la troisième sur l’île de Zakynthos pour relever la 1ère DLI française et la brigade de montagne polonaise.

Du côté des unités spéciales, on trouve huit bataillons d’evzones qui serviront tantôt à des raids stratégiques tantôt comme des unités opératives en soutien direct de la manœuvre générale en menant les missions traditionnelles de l’infanterie légère à savoir éclairer, flanquer et harceler. Le Bataillon Sacré sera davantage employé au niveau stratégique.

Les divisions en ligne avant la reconstitution de l’armée grecque ne sont pas dissoutes mais sont repliées à l’arrière en Crète normalement pour une hypothétique reconstitution qui n’aura jamais lieu. Elles seront des divisions-cadres pour l’entrainement et la formation des nouvelles recrues.

Les divisions françaises sont retirées du front pour être employées dans les opérations vis à vis de l’Italie.

En face le dispositif à été d’abord confus et incohérent avant d’être réorganisé. Les unités de l’Axe sont placées sous l’autorité du Groupe d’Armées E (Heeresgruppe E) sans que cela élimine la méfiance et les tiraillements entre les italiens au nord et au nord-ouest, les allemands au centre et dans la région d’Athènes et de l’Eubée et les bulgares installés au nord-est.

Les italiens déploient six divisions d’infanterie avec la 30ème DI sur la côte occidentale, la 29ème DI sur la rive nord du Golfe de Patras, les 42ème et 48ème DI sur l’isthme de Corinthe, les 23ème et 28ème DI en Thessalie. Des unités montées et motorisées pourraient ensuite être déployées mais on préfère les garder en réserve en cas de besoin.

Les allemands déploient en Grèce la 15ème Armée composée de quatre divisions d’infanterie, une division de montagne, une division parachutiste et une division blindée.

On trouve les 31ème et 32ème Corps d’Armée soit le 31. ArmeeKorps (25. et 31. InfanterieDivision) et le 32. ArmeeKorps (72. et 25. InfanterieDivision), la 2. Gebirgjäger Division, la 3. Fallschirmjäger Division et la 12. Panzerdivision.

Panzer V Panther dans un camouflage tardif

Les bulgares déploient la 4ème Armée (2ème, 4ème, 6ème et 11ème DI, 1ère Division de Cavalerie et 1ère brigade de chasseurs) et la 5ème Armée (1ère, 3ème, 5ème et 8ème DI, 2ème division de cavalerie, 11ème brigade blindée et 2ème brigade de chasseurs).

Es-ce à dire que les opérations vont reprendre immédiatement ? Non et ce pour plusieurs raisons qu’elles viennent de l’Axe (priorité donnée au nouveau front russe et au front occidental) ou des alliés (le front français est prioritaire sur les autres). De plus on se querelle pour savoir quel plan adopté.

Faut-il partir du Péloponnèse et forcer l’isthme de Corinthe ? Faut-il être plus audacieux en débarquant du côté de Thessalonique voir d’effectuer un double débarquement en Albanie et en Italie péninsulaire ? Pas moins de quinze avant-projets différents ont été retrouvés dans les archives militaires britanniques signe des hésitations du moment.

Finalement c’est le plan le plus logique qui est attendu avec une fixation des forces ennemies dans l’isthme de Corinthe, des diversions entre Athènes et Thessalonique et un axe principal avec le franchissement du Golfe de Patras sous le feu ennemi.

L’isthme de Corinthe est tenu côté allié par la 8ème Armée britannique (8th Army [UK]) composé d’un corps d’armée britannique et d’un corps d’armée sud-africain

Fantassins britanniques

Le 13ème Corps d’Armée (13th British Corps) comprend deux divisions d’infanterie, les 4thet 6th Infantry Division et une division blindée, la 7th Armoured Division plus des unités d’appui

Le 1st South African Army Corps (1st SAAC) comprend deux divisions d’infanterie, les 1stet 2nd South African Infantry Division plus des unités d’appui.

Entre Kiato et Egio, on trouve l’Armée Grecque de Libération (AGL) avec trois corps d’armée.

Le 1er Corps d’Armée «Thessalie» comprend les 1ère et 4ème Divisions d’Infanterie, un bataillon de reconnaissance, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antichar, un régiment antiaérien.

Le 2ème Corps d’Armée «Macédoine» comprend les 2ème et 5ème Divisions d’Infanterie, un bataillon de reconnaissance, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antichar et un régiment antiaérien

Le 3ème Corps d’Armée «Epire» comprend la 3ème Division d’Infanterie et la 1ère Division Blindée appuyées par un bataillon de reconnaissance, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antichar et un régiment antiaérien.

Au moment de l’opération ANVIL, les 1er et 3ème Corps d’Armée sont en ligne avec le 2ème Corps d’Armée en seconde ligne prêt à soutenir l’un des deux CA en cas d’attaque.

Entre Egio et le cap Kyllini, on trouve la 10ème Armée britannique (10th Army [UK]) composé d’un corps d’armée sud-africain et de deux corps d’armée britanniques.

Le 2nd South African Army Corps comprend la 3ème division d’infanterie sud-africaine et la 6ème division blindée sud-africaine

Le 2nd British Corps comprend deux divisions d’infanterie, les 5thet 56th Infantry Division plus des unités d’appui

Le 3rd British Corps comprend deux divisions d’infanterie, les 52ndet 61st Infantry Division plus des unités d’appui.

L’opération ANVIL voit aussi l’engagement d’importants moyens navals et aériens pour éclairer, appuyer et flanquer le dispositif. Sur le plan naval on mobilise également des navires amphibies, la traversée du Golfe de Patras ressemblant à une opération amphibie avec tir de barrage, usage massif de fumigènes, débarquement sous le feu ennemi……. .

Initialement il était prévu que les grecs tiennent l’isthme de Corinthe et laisse aux britanniques et aux sud-africains la manœuvre la plus délicate mais le gouvernement grec estimait non sans raison que les soldats héllènes devaient être en première ligne pour libérer le territoire et ne pas donner le sentiment aux populations fraichement libérées qu’une nouvelle occupation étrangère même amicale se préparait.

Les alliés acceptent et renforcent même les moyens d’appui allouées aux grecs avec notamment plus d’artillerie lourde et des lance-roquettes multiples.

L’opération est l’objet d’une préparation minutieuse, préparation tout aussi minutieusement camouflée par l’utilisation habile de l’intoxication : faux déserteurs, faux prisonniers, faux messages radios…… .

Pour détourner l’attention de l’Axe du Péloponnèse, des opérations de diversion sont menées notamment un raid sur le port de Thessalonique, raid qui voit l’engagement du 10ème bataillon commando allié, du bataillon sacré, du Corps Franc des Balkans (CFB) et du Special Air Service (SAS),

Une opération de plusieurs jours destinée à neutraliser le port et à faire croire aux allemands que les alliés veulent débarquer au nord pour atteindre le plus rapidement possible la Bulgarie et la Roumanie.

D’autres opérations de diversion ont lieu ailleurs en Méditerranée mais le résultat est incertain car comme le dira un officier allemand «C’était trop brouillon trop dispersé, sans véritable cohérence pour que cela soit véritablement crédible».

Cet officier allemand va être plus clairvoyant que le haut-commandement qui mettra plusieurs jours à se rendre compte que l’opération ANVIL déclenchée le 21 septembre 1952 est l’opération principale et non une opération de diversion.

A l’aube de ce premier jour d’automne, les aviations alliées se jettent sur toutes les cibles ennemies qu’il s’agisse de ponts, de routes, des postes de commandement, des aérodromes, des casernements.

En mer des navires mènent des missions de bombardement littoral qu’il s’agisse de cuirassés, de croiseurs ou des destroyers.

Les unités de la «poussière navale» harcèlent la navigation ennemie, attaquant à la mitrailleuse et à la torpille, en posant des mines…… .

Peu après comme durant le premier conflit mondial l’artillerie entre en action. Cependant ce n’est plus la préparation d’artillerie durant des jours dans le candide espoir de tout écraser et de faciliter le passage de l’infanterie mais une préparation ciblée, brutale mais courte, préparation qui cède vite la place à un barrage simple voir un double-barrage qui précède l’infanterie. Nous sommes cependant loin des milliers de bouche à feu du front russe.

La 8ème Armée britannique est la première à entrer en action pour fixer les troupes ennemis avec toujours la possibilité que la diversion devienne l’axe principal de progression si jamais la situation offrait de meilleures perspectives.

La 10ème Armée britannique effectue aussi des manœuvre de diversion et surveille d’éventuels mouvements ennemis.

L’Armée Grecque de Libération (AGL) est donc chargée de la mission principale et quelle mission puisqu’elle doit traverser le golfe de Patras dont la largeur varie entre 8.4 et 32km. C’est donc une véritable opération amphibie que doit mener l’armée grecque reconstituée. L’entrainement à été intense mais tout le monde sait que l’entrainement même poussé ne remplacera jamais la guerre.

Les combats sont violents, les italiens ne laissant pas leur part aux chiens en résistant pied à pied, les allemands assurant l’appui aérien des troupes italiens, la Regia Aeronautica passablement affaiblie manquant de moyens.

L’objectif principal est la reprise de la capitale Athènes solidement tenue par les allemands et par les collaborateurs grecs. Des fortifications doivent permettre à la Festung Athens de tenir le plus longtemps possible, de fixer le maximum de troupes alliées le temps que le dispositif soit réorganisé pour tenir le plus longtemps possible, le Heeresgruppe E devant protéger le flanc méridional du dispositif de l’Axe en URSS.

Athènes est finalement prise le 17 décembre 1952 après de violents combats qui ont ravagé la ville qu’elle soit moderne ou ancienne. Symboliquement c’est le Bataillon Sacré, les «thébains» qui entre le premier dans la ville.

Ils hissent le drapeau grec sur l’acropole, drapeau qui avait été évacué in extremis au nez et à la barbe des allemands au moment de la chute de la ville deux ans plus tôt (17 janvier 1950).

Le territoire grec est quasiment entièrement libéré en février 1953. Certains territoires sont occupés sans combat comme les Cyclades rapidement évacuées direction l’Eubée, l’île bordant l’Attique étant évacuée en janvier 1953.

La situation de l’Axe devient très difficile notamment en raison du fait que les troupes italiennes sont de plus en plus démotivées car la guerre se passe mal. En effet en janvier les alliés ont pris pied dans la péninsule italique (opération SKYLOCK) ce qui est le début de la fin pour le régime de Mussolini (destitué et tué en mars 1953).

Le 19 mai 1953 les alliés lancent l’opération SLEDGEHAMMER qui voit l’engagement de mêmes forces que pour ANVIL avec en plus l’engagement de la 1ère Armée Yougoslave (quatre divisions d’infanterie et une division blindée).

Les troupes grecques continuent de combattre en Yougoslavie en dépit des réticences de Pierre II qui sera rassuré par une rencontre avec Paul 1er qui lui confirmera que la Grèce n’avait comme volonté que de reconquérir son territoire de 1948 et non de s’agrandir au dépent de l’ancien royaume des serbes, croates et slovènes.

A l’été 1953 après les succès de l’opération marteau-pilon et la «digestion» tant par les alliés que par l’Axe de la défection italienne, le front balkanique suit globalement une ligne Durrès-Macédoine centrale-frontière gréco-bulgare.

Les alliés adaptent leur dispositif, la 10ème armée britannique est envoyée sur le front italien en relève d’autres troupes, laissant en ligne la 8th Army [UK] avec les deux corps d’armée sud-africains et le 13ème corps d’armée britannique. On trouve également la 1ère Armée yougoslave et la 1ère Armée grecque (ex-Armée Grecque de Libération).

Cela représente un total de cinq divisions sud-africaines (quatre DI et une DB), trois divisions britanniques (deux divisions d’infanterie et une division blindée), six divisions grecques (cinq d’infanterie et une division blindée) et cinq divisions yougoslaves (quatre d’infanterie et une blindée) soit un total de dix-neuf divisions qui font face à treize divisions allemandes et bulgares.

Sous l’autorité du Heeresgruppe E on trouve quatre armées, les 11ème et 15ème armées allemandes mais aussi les 4ème et 5ème armées bulgares.

La 11ème armée allemande comprend la 1. Panzerdivision, la 35. InfanterieDivision et la 1. Gebirgjäger Division alors que la 15ème armée allemande comprend la 5. Panzerdivision, les 14. et 25. InfanterieDivision.

Les bulgares alignent sept divisions et une brigade, la 4ème Armée bulgare alignant les 2ème, 4ème et 14ème DI, la 1ère division de cavalerie alors que la 5ème Armée bulgare aligne les 8ème, 16ème et 22ème DI appuyées par la 11ème brigade blindée.

Le 15 novembre 1953 les alliés lancent leur troisième offensive majeure, l’opération SWORD qui permet de libérer le reste de l’Albanie, de pénétrer au Monténégro, de chasser les allemands de Macédoine et de pénétrer en Serbie en soutien des maquisards royalistes et des partisans communistes.

Les troupes grecques vont essentiellement combattre en Albanie, au Monténégro et en Croatie, terminant la guerre en Slovénie.

Peu à peu les combats font place à des opérations de nettoyage qui ne sont pas sans risque. Un vétéran du conflit dira que ces dernières opérations allait leur donner un avant-goût de la guerre civile grecque à laquelle il allait participer.

Les troupes grecques sont rassemblées en mai dans le nord de la Croatie. Certains soldats en ligne depuis 1948 sont rapidement démobilisés. Certains refuseront de rentrer au pays et préféront s’installer soit en Europe de l’ouest soit rejoindre les Etats-Unis.

On verra certains soldats grecs qui n’avaient plus rien qui les attendaient en Grèce s’engager dans la Légion Etrangère pour continuer une carrière militaire dans laquelle ils s’étaient révélés. En juillet 1954 les derniers soldats grecs quittent la Yougoslavie pour rentrer au pays, certains seront démobilisés et d’autres resteront au sein de l’armée.

Grande Bretagne (76) Armée de terre (1)

ARMEE DE TERRE (BRITISH ARMY)

Avant-Propos

L’armée de terre britannique ou British Army est la composante terre des forces armées britanniques placée sous le commandement du War Office remplacé en 1964 par le Ministry of Defence.

Longtemps connu sous le simple nom d’Army, l’armée de terre se dote d’une force de réserve en 1908 appelée Territorial Army ce qui fait que l’armée d’active sera désormais connu sous le nom de Regular Army.

Armée d’un territoire insulaire, l’armée de terre britannique à été rarement l’armée dominante en terme d’effectifs par rapport à la toute puissante Royal Navy.

Il fallait une menace continentale pour que l’armée de terre britannique devienne une armée importante en termes d’effectifs. Ce fût le cas au début du 18ème pour lutter contre Louis XIV, au 19ème siècle contre Napoléon et au 20ème siècle pour les deux guerres mondiales.

Depuis 1954 et la fin du second conflit mondial, les effectifs sont plus importants avec notamment le déploiement permanent de troupes sur le Continent.

Une brève histoire

Prémices

C’est seulement en 1660 que l’armée de terre britannique devient une armée permanente. Jusque là on utilisait des systèmes de milices. A chaque menace le Parlement devait voter des crédits pour lever des troupes ce qui était l’occasion de négociations interminables entre le roi et le parlement.

A cela s’ajoutait la crainte que la monarchie devienne absolutiste, crainte qui fût à l’origine d’une guerre civile qui permis à la Grande Bretagne de connaître sa première et seule expérience républicaine.

Elle fût déployée sur le continent au cours du 18ème siècle pour s’opposer à l’expansionisme français et pour maintenir l’équilibre des puissances sur le continent, l’alpha et l’omega de la politique étrangère britannique. Cet engagement sur le continent répondait au fait que les monarques anglais jusqu’à Victoria étaient prince de Hanovre.

Au 19ème siècle, elle va participer à la lutte contre Napoléon même si l’apport de Londres à été bien davantage financier qu’humain.

Armée de volontaires, la British Army participe également à la conquête du premier Empire colonial du monde.

A noter que si dans l’armée française la cavalerie est considérée comme l’arme la plus prestigieuse attirant les meilleurs officiers, dans l’armée britannique c’est l’infanterie qui attire les meilleurs officiers. Si elle participe à la guerre de Crimée, l’armée de terre britannique va rester une armée de taille réduite jusqu’au premier conflit mondial.

La British Army dans le premier conflit mondial

La Grande-Bretagne est entrainée dans le premier conflit mondial par le jeu des alliances mais surtout pas l’invasion de la Belgique neutre par les troupes allemandes.

Non seulement Londres est garante de cette neutralité depuis 1839 mais en plus la prise d’Anvers par les allemands serait un coup terrible pour la Grande-Bretagne un pistolet pointé sur la poitrine de l’Angleterre (ce qui explique le refus farouche de voir le drapeau français flotter à Anvers).

Quand le premier conflit mondial éclate, la British Army est un corps de volontaires destiné principalement aux guerres coloniales. De 1899 à 1902 elle avait affronté les Boers, montrant les déficiences en matière d’équipement, de commandement et d’entrainement.

En 1907/08, un état-major est créé et les unités de combat sont regroupées au sein de sept divisions à but expéditionnaire alors que la défense du territoire doit être assurée par une force territoriale, une Territorial Army composée de quatorze brigades de cavalerie et de quatorze divisions, ces unités qui remplacent la milice devant si besoin renforcer les unités régulières.

Fantassin britannique du Worcestershire Regiment en 1916

Fantassin britannique du Worcestershire Regiment en 1916

En août 1914, l’armée de terre britannique aligne 247432 hommes répartis en soixante-douze régiments d’infanterie (quatre de Garde et soixante-huit de «ligne»), trente et un régiments de cavalerie, d’artillerie et de soutien. La moitié est stationnée outre-mer.

Six divisions d’infanterie et une division de cavalerie sont envoyées sur le continent en soutien de l’armée française aux moyens nettement plus importants.

Au cours du conflit, six divisions régulières, quatorze divisions territoriales, trente-six divisions de la «Kitchener’s Army» et six divisions diverses dont la Naval Division formée de Royal Marines, division déployée très rapidement à Anvers pour empêcher les troupes de Von Kluck de s’emparer de ce port.

Durant le conflit les structures évoluent ainsi que la part des différentes armes, la part de l’infanterie et de la cavalerie se réduisant au profit notamment du génie dont la part double en quatre ans.

L’enthousiasme patriotique explique que l’armée britannique n’eut aucun mal à lever de nouvelles unités retardant une conscription qui devint nécessaire après que les lourdes pertes sur la Somme n’aient douché l’enthousiasme des volontaires.

Mitrailleuse Vickers servie en atmosphère toxique lors de la bataille de la Somme (1916)

Mitrailleuse Vickers servie en atmosphère toxique lors de la bataille de la Somme (1916)

La conscription est imposée aux hommes célibataires en janvier 1916 et quatre mois plus tard, tous les hommes âgés de 18 à 41 ans y sont astreints.

A noter que l’Irlande n’ait pas concernée, l’île frondeuse étant un véritable chaudron prêt à bouillir et que de nombreux volontaires venant de la verte Erin se sont engagés pour combattre dans l’armée britannique ce qui explique en partie pourquoi les révoltés de Paques 1916 furent d’abord vus comme des traitres plutôt que comme des héros.

Comme dans tous les pays belligérants, les femmes jouèrent un rôle important à l’arrière, remplaçant dans de nombreux métiers les hommes partis au front.

Durant les premiers mois du conflit, le BEF sur le Front de l’Ouest joua un rôle modeste mais à la auteur des moyens engagés. Si son rôle fût anecdotique dans l’arrêt de la progression allemande, il fût plus important dans la course à la mer qui le vit engager dans les Flandres. Les pertes furent importantes au point qu’on peut considérer que l’armée de volontaires pré-premier conflit mondial est morte à Ypres.

Après une série d’offensives limitées au printemps 1915, l’automne voit le lancement d’une offensive en Artois avec l’utilisation de gaz de combat en réponse à la première utilisation allemande le 22 avril 1915 à Ypres (d’où le nom d’ypérite donné au gaz moutarde). L’échec de cette offensive entraine le remplacement du Field Marshal French par le Général Haig.

En 1916 alors que les combats font rage à Verdun où l’armée allemande cherche à attirer l’armée française dans une bataille d’attrition, les britanniques s’attaquent à la Somme en lançant une offensive majeure le 1er juillet.

Ce jour est resté dans les mémoires comme le jour le plus sanglant de l’histoire de l’armée britannique avec 19000 morts et 40000 blessés pour des gains insignifiant. Ce fût le début de cinq mois de combats qui causèrent la perte de 420000 hommes (tués et blessés).

L’année 1917 marquée par des offensives à Arras (côté britannique) et en Champagne (Chemin des Dames) pour les français ne voient pas l’offensive décisive capable d’achever un conflit qui entrait dans sa quatrième année.

En 1916 sont engagés les premiers tank, les premiers chars de combat qui en petits paquets montrent leur efficacité mais il est certain qu’un engagement massif aurait été nettement plus efficace.

L’année 1918 commence mal pour l’armée britannique quand Ludendorff lance l’opération Michel, son offensive de la dernière chance. Elle tombe sur la 5ème armée britannique et le corps expéditionnaire portugais provoquant une brèche comblée par l’envoi de quarante divisions françaises. L’offensive allemande est finalement stoppée sur la Marne en juin et permet aux français d’imposer Foch comme généralissime des forces armées alliées.

Le 8 août 1918, la 4ème armée britannique attaque dans la région d’Amiens. C’est le début de l’offensive de 100 jours, une série d’offensives échelonnées pour empêcher les allemands de déplacer facilement les réserves jusqu’à un point menacé du front.

Le conflit s’achève par la signature le 8 novembre 1918 de l’armistice qui entre en vigueur le 11 novembre à 11.00.

Prisonniers de l'IRA escortés par des soldats britanniques après l'échec du soulèvement de Pâques déclenché le 24 avril 1916.

Prisonniers de l’IRA escortés par des soldats britanniques après l’échec du soulèvement de Pâques déclenché le 24 avril 1916.

Le Front Occidental ne fût pas le seul front sur lequel fût engagée l’armée britannique. On trouve également l’Irlande secoué par des troubles entamées à Paques 1916, les 1600 rebelles de l’IRA devant faire face à 18/20000 hommes, chiffre brièvement porté à 50000 hommes.

Après l’échec de l’opération aux Dardanelles et à Gallipoli en 1915, les alliés décident de s’engager dans les Balkans. Si l’Armée d’Orient fût composée essentiellement de troupes françaises, serbes, russes et grecques, les britanniques furent également engagées contre la Bulgarie qui signa l’armistice le 30 septembre 1918.

Des divisions britanniques sont également engagées en Italie pour soutenir en compagnie de troupes françaises l’armée italienne durement éprouvée par la bataille de Caporetto le 24 octobre 1917. L’arrivée de troupes alliées permet de stabiliser le front sur la Piave puis de participer à l’offensive décisive lancée contre la ville de Veneto (ultérieurement Vittorio Veneto). Un armistice est signé dès le 3 novembre 1918.

Soldats britanniques à Tsingtao en 1914, le comptoir allemand pris par les anglais et les japonais

Soldats britanniques à Tsingtao en 1914, le comptoir allemand pris par les anglais et les japonais

Hors d’Europe,les britanniques participèrent à la prise du port allemand de Tsingtao en soutien des troupes japonaises mais également aux opérations contre l’Afrique orientale allemande dont les dernières troupes ne se rendirent que le 25 novembre 1918 !

Un mot également sur la terrible campagne de Gallipoli, une opération stratégiquement bien pensée mais menée de manière désastreuse.

Après des opérations navales infructueuses en octobre 1914 et en mars 1915, les alliés débarquent dans la péninsule de Gallipoli sur un terrain favorable à la défense où s’illustre un certain Mustapha Kemal, le futur Attaturk. Après neuf mois de lutte, les alliés évacuent la région en janvier 1916.

mortier Stokes mis en oeuvre au Moyen-Orient par l'armée de terre britannique

mortier Stokes mis en oeuvre au Moyen-Orient par l’armée de terre britannique

L’armée britannique (essentiellement composée de troupes indiennes) fût également engagée en Mésopotamie dans l’actuel Irak, un territoire sous contrôle de l’Empire Ottoman et si Bagdad fût prise en mars 1917 ce ne fût pas sans difficultés avec notamment la défaite de Kut-al-Amara où 13000 britanniques et indiens durent se rendrent après un siège de cinq mois (décembre 1915-avril 1916). Citons également des campagnes menées dans le Sinai et dans le Caucase sans oublier les opérations de police coloniale.

De Rethondes à Coblence (1918-1939)

Comme toutes les armées, les effectifs de la British Army sont sensiblement réduits. Les pertes du premier conflit mondial (période 4 août 1914-30 septembre 1919) s’élèvent 573507 tués (au combat, des suites de leurs blessures ou de causes diverses), 254176 prisonniers et disparus sans oublier les blessés (1643469).

Comme pour les troupes françaises, l’armistice du 11 novembre 1918 ne marque pas la fin de la guerre pour les troupes britanniques qui vont être engagées dans la guerre civile russe en soutien des forces Blanches, en Afghanistan en mai 1919, dans le Somaliland en 1920 sans oublier la guerre anglo-irlandaise (21 janvier 1919-11 juillet 1921). De 1920 à 1929, une British Army on the Rhine (BAOR) marque le retour de troupes britanniques en Allemagne.

En dépit de tentatives de digérer l’expérience du premier conflit mondial (avec notamment l’Experimental Mechanized Force en 1927/28), l’armée britannique connait des temps difficiles, le budget de la défense passant de 766 millions de livres en 1919/20 à seulement 102 millions en 1932.

L’absence de réelle menace extérieure explique en grande partie l’absence d’investissements massifs dans la Défense. A cela s’ajoute un contexte économique compliqué.

Faible budget, répugnance à investir, voilà pourquoi face à la montée de l’Allemagne nazie, les autorités britanniques préféraient une politiquement d’apaisement (apeasment policy), espérant que les concessions allaient calmer Hitler.

Néanmoins à partir du milieu des années trente, les investissements militaires reprennent pour permettre à l’armée britannique de faire face à un conflit que certains considèrent comme inévitable à court terme.

Depuis 1929, un processus de mécanisation était en cours au sein de l’armée britannique, processus qui s’acheva au cours de la guerre de Pologne, les seuls régiments montés restant étant ceux de la Garde.

Le déclenchement de la guerre de Pologne voit l’engagement sur le continent d’un corps expéditionnaire britannique, la British Expeditionary Force (BEF). Placé sous le commandement de Lord Gort, il dépend du Groupe d’Armées n°1.

Il est déployé dans la région de Lille entre la 7ème armée placée à l’ouest et la 1ère armée à l’est avec une force de combat qui aurait du à terme être composée de treize divisions, cinq d’active (1st Infantry Division 2nd Infantry Division 3rd Infantry Division 4th Infantry Division et 5th Infantry Division), cinq issues de la mobilisation (42nd « East Lancashire Division », 44th «Home Counties Division», 48th « South Midland Division » 50th «Northumbrian Division» et 51th «Highland Division» ) et trois divisions de travailleurs, les 12th «Eastern Division» , 23rd «Northern Division» et 46th «North Midland Division ». Seules les divisions d’active ont été à temps déployées sur le continent.

A ces divisions d’infanterie ou assimilées s’ajoute une division blindée, la 1st Armoured Division qui dispose de deux brigades blindées à trois régiments de chars plus des unités de soutien.

On trouve également la 1st Armoured Brigade à trois régiments de chars ainsi que les 1st et 2nd Cavalry Brigade qui sont des unités mécanisées et non des unités montées sans oublier cinq régiments de reconnaissance.

-L’artillerie britannique déploie en France sept régiments d’artillerie légère, neuf régiments d’artillerie moyenne, trois régiments d’artillerie lourde, trois régiments d’artillerie super lourde et enfin deux régiments et deux batteries antichars.

-La défense antiaérienne est assurée par cinq brigade dont une fournie par la RAF auxquelles s’ajoute une brigade de projecteurs.

-Le génie royal déploie plusieurs compagnies notamment des unités comparables aux unités Z françaises (guerre chimiques)

-On trouve également sept bataillons de pionniers et six bataillons de mitrailleurs

Cette force de combat non négligeable n’aura pas à s’employer durant le court conflit qui s’ouvre le 1er septembre 1939. L’assassinat d’Hitler le 9 novembre 1939 ouvre une période d’incertitude qui inquiète Londres. Le retour de Guillaume II pour donner une façade présentable au triumvirat Borman-Goering-Himmler rassure un peu les autorités britanniques.

Le conflit est suspendu le 15 décembre 1939 mais il faut attendre l’échec de la conférence de Coblence (27-30 décembre 1939) pour que le BEF commence à rentrer de France.

Rentre-t-il au complet ? Non car la 1st Infantry Division va rester déployée dans la région de Lille pour permettre notamment une montée en puissance plus rapide des forces britanniques sur le continent.

Elle va s’entrainer régulièrement avec des unités françaises, permettant un fructueux échange d’informations et va apporter sa contribution aux travaux de fortifications de la frontière.

La British Army et la Pax Armada

Comme pour l’armée de terre française, la British Army réduit considérablement la voilure avec la démobilisation.

En Métropole, les différents commandements regroupent neuf divisions d’infanterie d’active, les divisions de mobilisation étant dissoutes. A cela s’ajoute huit divisions de réserve de la Territorial Army même si ces divisions sont loin d’être sur le pied de guerre.

A cela s’ajoute des unités de cavalerie et de chars, une division blindée, quatre brigades de cavalerie et sept brigades blindées sans oublier des unités d’artillerie et du génie.

Au Moyen-Orient, les moyens sont plus modestes avec deux divisions d’infanterie et une division blindée, les autres territoires disposant de moyens limités à des bataillons ou des régiments indépendants.

Dans l’Empire des Indes, il n’y à pas à proprement parlé d’unités britanniques. La défense repose sur l’Indian Army de recrutement local, les unités britanniques n’étant là que pour un déploiement temporaire.

Sur le plan des structures comme sur le plan matériel, les choses évoluent de manière importante, tout le monde prennant conscience que l’ogre allemand n’est pas totalement rassasié.

Des réformes de structures sont mises en place. Si les divisions d’infanterie évoluent peu, les unités de cavalerie et de chars subissent des modifications importantes, le Royal Tank Corps disposant en septembre 1948 de quatre divisions blindées et de six brigades blindées indépendantes, ces dernières étant plus destinées au soutien de l’infanterie que les premières.

L’artillerie et le génie restent composées de régiment tout comme les unités de transmission et de transport.

En ce qui concerne l’armement, l’infanterie voit sa puissance de feu augmenter avec l’introduction de pistolets mitrailleurs en grand nombre (même si le fusil reste l’arme de base). La grenade à fusil d’origine française fait également son apparition au sein de l’infanterie de sa Majesté.

Comme pour les structures ce sont les unités de chars qui connaissent le plus grand renouvellement en terme de matériel, les chars (trop) légers et (trop) faiblement armés sont remplacés par des chars mieux armés, mieux protégés et plus rapides.

La British Expeditionary Force (BEF) repart en guerre (septembre 1948)

A partir de l’été 1948 les tensions en Europe deviennent telles que l’ouverture du conflit est imminente, une question de semaines et de mois plutôt que d’années.

Dès le mois de juillet, discrètement, les autorités militaires britanniques et françaises mettent en place des équipes de liaison pour faciliter le transfert sur le continent d’un BEF musclé sans compter que d’autres divisions vont être intégrées à des Corps d’Armée français.

La 1st Infantry Division installée à Lille reçoit l’ordre de préparer les futurs cantonements des troupes britanniques, de préparer l’accès aux cantonements avec des panneaux indicateurs anglais et également d’écrire des guides pour éviter les problèmes avec la population locale.

Char médian A-27M Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

Grace à la mobilisation, de nouvelles divisions sont mises sur pied. Le nouveau BEF destiné à être déployé au sein du Groupe d’Armées n°1 va se composer de douze divisions, dix divisions d’infanterie motorisées et deux divisions blindées, ces derniers disposant de chars lourds Churchill, de chars moyens Cromwell et de chars légers de reconnaissance.

Ces divisions sont regroupées en trois corps d’armée (1st 2nd 3rd British Corps), les deux divisions blindées formant un corps d’armée blindé (1st British Armoured Corps).

Cette puissante force occupe un secteur situé entre la 7ème et la 1ère armée française entre Armentières et Condé sur l’Escaut.

A ces douze divisions formant un corps autonome au sein du GA n°1 s’ajoute quatre divisions en deux corps d’armée destinées à renforcer les 3ème et 4ème armée déployées au sein du GA n°2 face à l’Allemagne.

Le 4th British Corps déployé au sein de la 3ème Armée est encadré par les 23ème et 24ème Corps d’Armée. Il se compose de deux divisions de mobilisation, les 51th Highland Division et 48th Northumberland Division.

Le 5th British Corps déployé au sein de la 4ème Armée dispose d’une division d’active, la 5th Infantry Division et une division de mobilisation, la 42th East Lancashire Division.

-L’Etat-major du BEF est installé à Lille et dispose d’unités qui lui sont directement rattachées en l’occurence une réserve conséquente d’artillerie (représentée par les 1st & 2nd RASG), des unités antiaériennes et antichar (quatre brigades AA et trois régiments antichars), deux régiments de cavalerie pour la reconnaissance et diverses unités de soutien.

1st British Corps : trois divisions d’infanterie : 1st Infantry Division 1st Canadian Infantry Division et 44th «Home Counties Division»

2nd British Corps : trois divisions d’infanterie : 2nd Infantry Division 3rd Infantry Division et 49th South Midland Division

3rd British Corps : trois divisions d’infanterie : 4th Infantry Division 6th Infantry Division et 50th «Northumbrian Division

-La 46th Nort Midland Division est une division de travailleurs mais aussitôt transformée en division d’infanterie ce qui explique qu’elle est en réserve, ne devant rejoindre le front qu’une fois bien entrainée.

1st British Armoured Corps avec la 1st Armoured Division et la 2nd Armoured Division

4th British Corps (3ème armée) : deux divisions d’infanterie, les 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division

5th British Corps (4ème armée) : deux divisions d’infanterie, les 5th Infantry Division et d’une division territoriale, la 42nd East Lancashire Division.

Seize divisions britanniques sont donc déployées en Europe continentale auxquelles il faut ajouter six divisions déployées dans le Sud-Est de l’Angleterre à la fois pour défendre le territoire national mais également renforcer le dispositif allié sur le continent (43rd [Wessex] Infantry Division 47th [London] Infantry Division 49th (West Riding) Infantry Division 54th [East Anglian] Infantry Division 59th [Straffordshire] Infantry Division et 61st Infantry Division).

Cela porte le chiffre à vingt-deux divisions auxquelles il faut ajouter six divisions déployées en Ecosse, quatre divisions de mobilisation (15th [Scotish] Infantry Division 12th (Eastern) Infantry Division 38th [Welsh] Infantry Division 45th Infantry Division) plus deux divisions destinées à être engagées en Norvège (52nd Lowland Infantry Division 53rd [Welsh] Infantry Division)

-Le dispositif à été renforcé en Méditerranée avec le déploiement de deux divisions d’infanterie sur l’île de Malte (18th Infantry Divison 56th Infantry Division) plus trois divisions en Egypte et en Moyen-Orient (7th Infantry Division 8th Infantry Divison 66th Infantry Division), des divisions des Dominions devant les renforcer à moyen terme (deux ou trois divisions australiennes, une division néo-zélandaise).

-Enfin en Asie du Sud-Est, des troupes sont déployées à la fin de 1948, poursuivant une amélioration du dispositif allié dans la région.

En Inde, deux divisions britanniques sont déployées en novembre 1948 (76th et 77th) mais début 1949, la 76th Infantry Division est redéployée en Malaisie où elle retrouve deux divisions déployées depuis 1945 (70th & 71st Infantry Division).

L’essentiel de la défense est assurée par la Royal Indian Army qui dispose en septembre 1939 de deux divisions d’infanterie, de cinq brigades de cavalerie et de régiments d’artillerie, cette force connaissant une certaine croissance avec la levée de deux nouvelles divisions d’infanterie, la mécanisation des unités de cavalerie pour former des Independent Armoured Brigade.

-Ailleurs dans les autres territoires sous souveraineté britannique, les effectifs sont modestes dépassant rarement le bataillon ou le régiment.

22-Armée de terre : armement et matériel (102) ordre de bataille (36)

Les troupes alliées : un bref aperçu

Préambule

Dans cette partie, je vais aborder dans les grandes lignes (sauf exceptions) le rôle des forces étrangères dans le dispositif français essentiellement en Europe occidentale mais parfois dans certaines contrées exotiques et éloignées.

Je vais successivement aborder la place du Corps Expéditionnaire Britannique (British Expeditionnary Force), de l’armée néerlandaise, de l’armée belge, d’unités tchècoslovaques et de l’Armée Polonaise en France.

Si je détaillerai le plus possible l’APF, les autres parties seront plus succinctes et la question sera largement étudié dans les chapitres correspondant aux différents pays.

British Expeditionnary Force (BEF)

-Le BEF première version : 1939

Comme vous le savez, la Grande Bretagne à déclaré la guerre à l’Allemagne en même temps que la France suite à des accords de défense passés avec la Pologne.

Ces accords prévoyant le déploiement de forces armées sur le continent, l’armée britannique arrive en France avec tout d’abord cinq divisions d’active puis avec l’aide de la conscription rétablie pour l’occasion six grandes unités supplémentaires sont envoyées en France.

La British Expéditionnary Force (BEF) est cependant loin d’être opérationnelle, son commandant, le général Lord Gort n’arrivant au Mans que le 14 septembre, ville qui deviens son état-major jusqu’au 22 septembre quand il s’installe à Arras.

Avec une hâte toute britannique, les deux premiers corps d’armée s’installent en octobre suivis d’un troisième corps en novembre alors que le conflit à pris une tournure étrange après l’assassinat du chancelier Hitler le 9 novembre 1939 dans le célèbre Attentat de la Brasserie.

Suite à la fin du conflit décrété unilatéralement par le Kaiser Guillaume II, deux écoles s’opposent en Grande Bretagne : ceux partisan d’un retour immédiat des soldats britanniques au pays et ceux partisan d’un maintien d’une force conséquente sur le continent pour dissuader l’Allemagne d’attaquer à nouveau en Europe.

Finalement, le BEF va rester sur le pied de guerre jusqu’au 1er juin 1940 même si dans le cadre de cas bien particuliers, des soldats ont regagné leur pays.

Au total, ce sont pas moins de treize divisions d’infanterie plus des unités blindées qui vont être déployées en France :

-Cinq Divisions d’active : 1st Infantry Division 2nd Infantry Division 3rd Infantry Division 4th Infantry Division et 5th Infantry Division

-Cinq divisions issues de la mobilisation : 42nd « East Lancashire Division », 44th «Home Counties Division», 48th « South Midland Division » 50th «Northumbrian Division» et 51th «Highland Division»

-Trois divisions de travailleurs : 12th «Eastern Division» , 23rd «Northern Division» et 46th «North Midland Division »

A ces divisions d’infanterie ou assimilées s’ajoute une division blindée, la 1st Armoured Division qui dispose de deux brigades blindées à trois régiments de chars plus des unités de soutien.

Au niveau du quartier général du BEF, on trouve un Royal Tank Corps qui dispose des moyens suivants :

-La 1st Armoured Brigade avec trois régiments de chars

-La 1st Cavalry Brigade

-La 2nd Cavalry Brigade

-Cinq régiments de reconnaissance issus de la cavalerie

-L’artillerie britannique déploie en France sept régiments d’artillerie légère, neuf régiments d’artillerie moyenne, trois régiments d’artillerie lourde, trois régiments d’artillerie super lourde et enfin deux régiments et deux batteries antichars.

-La défense antiaérienne est assurée par cinq brigade dont une fournie par la RAF auxquelles s’ajoute une brigade de projecteurs.

-Le génie royal déploie plusieurs compagnies notamment des unités comparables aux unités Z françaises

-On trouve également sept bataillons de pionniers et six bataillons de mitrailleurs

-Le BEF deuxième version (1948)

Suite à la démobilisation, la quasi-totalité des unités britanniques rentrent en Grande Bretagne à l’exception de la 1st Infantry Division qui reste déployée dans la région de Lille suite à un accord entre Paris et Londres. C’est la première fois depuis 1815 que des troupes britanniques sont stationnées de manière permanente en France.

La présence d’une division britannique dans le nord de la France va permettre un déploiement plus aisé des troupes britanniques, la 1ère division étant tout autant une division de combat qu’une unité de travailleurs, aménageant dès le mois d’août les installations nécessaires au transfert sur le continent des nombreuses divisions britanniques.

Le BEF nouvelle version est nettement plus musclé avec douze divisions déployées au sein du Groupe d’Armée n°1 comme son devancier mais auxquelles s’ajoutent quatre divisions placées sous contrôle opérationnel français, divisions regroupées en deux corps d’armée, le 4th British Corps déployé au sein de la 3ème armée et le 5th British Corps déployé au sein de la 4ème armée.

-L’Etat-major du BEF est installé à Lille et dispose d’unités qui lui sont directement rattachées en l’occurrence une réserve conséquente d’artillerie (six régiments d’artillerie légère, quatre régiments d’artillerie de campagne et quatre régiments d’artillerie lourde), des unités antiaériennes et antichar (cinq brigades AA et trois régiments antichars), deux régiments de cavalerie pour la reconnaissance et diverses unités de soutien.

-Les unités de combat sont réparties en cinq corps d’armée pour l’infanterie et un corps d’armée blindé regroupant les deux divisions blindées, corps blindé pouvant pourquoi pas opérer avec les CAC et les CC français.

-1st British Corps : trois divisions d’infanterie : 1st Infantry Division 1st Canadian Infantry Division et 44th «Home Counties Division»

-2nd British Corps : trois divisions d’infanterie : 2nd Infantry Division 3rd Infantry Division et 48th « South Midland Division

-3rd British Corps : trois divisions d’infanterie : 4th Infantry Division 6th Infantry Division et 50th «Northumbrian Division

-La 46th Nort Midland Division est une division de travailleurs mais aussitôt transformée en division d’infanterie ce qui explique qu’elle est en réserve, ne devant rejoindre le front qu’une fois bien entrainée.

-1st British Armoured Corps avec la 1st Armoured Division et la 2nd Armoured Division

-4th British Corps (3ème armée) : deux divisions d’infanterie, les 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division

-5th British Corps (4ème armée) : deux divisions d’infanterie, les 5th Infantry Division et d’une division territoriale, la 42nd East Lancashire Division.

Six autres divisions furent déployées dans le Sud-Est de l’Angleterre à la fois pour défendre le territoire national mais également renforcer le dispositif allié sur le continent.

Armée néerlandaise

En 1939, l’armée néerlandaise est loin d’être la plus puissante d’Europe. Si La Haye est une puissance coloniale avec les Indes Néerlandaises, elle est loin sans faut une puissance militaire de premier plan, n’ayant plus participé à un conflit majeur depuis les années 1830 et sa volonté d’empêcher l’indépendance du futur royaume de Belgique.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’armée néerlandaise comporte 270000 hommes répartis en quatre corps d’armée soit un total de huit divisions d’infanterie de ligne (numérotées 1 à 8), une unité de cavalerie baptisée une division légère (1ère division légère) et quatre divisions de réserve (A, B, G et Peel) auxquelles on peur ajouter une brigade du génie et une brigade de défense contre avions plus des positions fortifiées.

En dépit de sa neutralité, les Pays Bas décident de moderniser leur outil militaire surtout après qu’un officier antinazi ait transmis à l’attaché militaire néerlandais à Berlin, des documents prouvant que les Pays Bas devaient être envahis contrairement au premier conflit mondial.

Si le développement de la marine est le plus spectaculaire (Elle à envoyé aux Indes Néerlandaises deux croiseurs de bataille, un porte-avions légers de type Colossus, deux croiseurs légers, six destroyers, six sous-marins plus un train d’escadre laissant à Den Helder un croiseur léger, huit destroyers, douze torpilleurs légers, six sous-marins et des navires de soutien) et que l’armée de l’air aligne des chasseurs et des bombardiers performants, l’armée de terre se modernise également.

Les huit divisions d’infanterie sont mieux équipées en matière de moyens de transport sans pour autant être totalement motorisées comme les DIM françaises ou les Infantry Division britanniques.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39, principal char de l'armée néerlandaise en 1948

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39, principal char de l’armée néerlandaise en 1948

La division légère, l’unique unité de cavalerie est motorisée avec à la fois des véhicules de conception nationale mais également des chars français en l’occurence des Hotchkiss H-39 à raison 90 exemplaires répartis en deux bataillons de trente-deux véhicules, le reste étant stocké.

Les seize Renault R-40 livrés aux Pays Bas vont servir à mettre au point un char néerlandais, le gevechtstank modèle 1944 à canon de 47mm, char produit à vingt-quatre exemplaires qui irons renforcer les forces déployées aux Indes Néerlandaises en compagnies de leurs cousins français.

Quand aux fortifications, elles sont renforcées pour permettre aux néerlandais d’user les pointes allemandes, de canaliser leur avancée et de tenir en attendant l’arrivée de renforts français et britanniques.
Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, les Pays Bas réaffirment leur neutralité tout en assurant la mobilisation générale pour aligner en métropole un total de douze divisions d’infanterie, une division de cavalerie et diverses d’unités d’artillerie, du génie et de soutien.

En toute discrétion cependant, des officiers de liaison rejoignent les différents état-majors alliés notamment celui du général Villeneuve à Vincennes ou celui des forces britanniques du Sud-Est à Douvres.

Armée Belge

La fraternité d’armes franco-belge scellée durant le premier conflit mondial fût confirmée après celle qui aurait du être la «Der des ders» par un traité défensif en 1920 qui intégrait la Belgique au système défensif français.

A l’époque, la stratégie belge est une stratégie de défense totale qui prévoit de défendre la totalité du territoire, défense s’appuyant notamment sur une série de fortifications allant de l’abri de campagne aux puissants forts de Liège, d’Anvers et de Namur, forts de 1914 modernisés ou construction neuves comme le fort d’Eben Emael.

Craignant d’être engagée dans un conflit dont elle ne veut pas, la Belgique de Léopold III déclare unilatéralement sa neutralité au grand dam de la France qui perd là une option stratégique de premier plan et à la grande satisfaction de l’Allemagne qui divise là ses adversaires potentiels.

La guerre de Pologne s’achève sans que la Belgique n’ait été attaqués et certains de se féliciter du choix belge de la neutralité qui avait préservé le pays d’une nouvelle invasion.

Cette position triomphaliste fût brusquement refroidie quand le gouvernement néerlandais transmis par des voix encore aujourd’hui inconnues le plan d’attaque allemand à l’ouest (Fall Gelb Plan Jaune) prévoyant une redite de la manœuvre Schlieffen.

Ce plan suscita un débat passionné entre «neutralistes» et «engagistes», les premiers défendant la position du roi et les seconds voulant revenir à celle défendue par le père du roi actuel, le roi chevalier Albert 1er à savoir celle d’une alliance avec la France.

Sans renier la neutralité imposée en 1936, la Belgique se rapproche de la France, une neutralité bienveillante vis à vis des alliés avec l’envoi d’observateurs aux manœuvres de l’autre pays, l’échange d’officiers, la transmission de plans et d’informations.

Le général Villeneuve aurait aimé organiser de véritables manœuvres franco-belges pour préparer le plan Dyle-Breda mais cela fût impossible, Bruxelles craignant de provoquer le courroux de Berlin et précipiter une nouvelle invasion comme en 1914.

Au moment où éclate la guerre de Pologne, la Belgique mobilise et aligne une armée très importante par rapport à sa population soit 600000 hommes pour une population de dix huit millions d’habitants.

L’armée de terre aligne ainsi un total de vingt-deux divisions : dix-huit divisions d’infanterie, deux de cavalerie et deux de chasseurs ardennais.

Les unités de combat sont réparties entre sept corps d’armée, le 5ème installé sur la Position Fortifiée d’Anvers avec les 13ème et 17ème DI, le 4ème (12ème et 15ème DI), le 2ème (9ème et 6ème DI), le Corps de Cavalerie (14ème DI et 1ère DI) et le 1er Corps d’Armée (4ème et 7ème DI) sur le Canal Albert.

Si la 18ème DI est chargée de la défense des canaux frontières dans une optique de retardement, la Position Fortifiée de Liège est défendue par le 3ème CA (3ème et 2ème DI), la Position Fortifiée de Namur l’est par le 7ème Corps d’Armée composée de la 2ème division de chasseurs ardennais et la 8ème division d’infanterie.

La défense de la «Position Avancée» au sud de la Meuse et de l’Amblève est assurée par le Groupement K composé de la 1ère Division de Cavalerie et la 1ère Division de chasseurs ardennais.

Enfin, en réserve de GQG, nous trouvons la 2ème division de cavalerie, la 11ème division d’infanterie et le 6ème CA qui dispose de la 5ème, de la 10ème et de la 16ème DI.

Le niveau matériel est relativement bon. L’artillerie n’à rien à envier à celles de ses voisins mais elle manque de pièces antiaériennes. Les chars belges ne sont que de petits blindés mal protégés, bien inférieurs à leurs homologues français.

Suivant une politique semblable à celle de son voisin néerlandais, la Belgique continue son effort de modernisation de ses unités militaires en tentant d’effacer les lacunes aperçues en 1939/40 qu’il s’agisse de l’entrainement de l’infanterie, de la DCA et des chars.

Pour la défense contre-avions, elle reçoit des canons de 90mm Schneider modèle 1939 et commande d’autres Bofors de 40mm pour la défense des armées en campagne.

Char T-13

Char T-13

En ce qui concerne les chars, elle décide de commander des blindés plus puissants et se tourne vers la France pour remplacer ses ACG-1 et ses chasseurs de chars T-13 et T-15 en commandant soixante-quatre Renault R-40 répartis entre les deux divisions de cavalerie (1ère et 2ème divisions) à raisons de deux bataillons de douze par division soit un total de quarante-huit chars en ligne plus seize en réserve.

Obtenant la licence de fabrication, l’usine Cockerill produisit un dérivé belge du Renault R-40, un char plus rapide car combinant la suspension Christie à la caisse du R-40 avec un canon de 47mm de la Fonderie Royale de Canon. Baptisé T-17, ce véhicule est produit à soixante-quatre exemplaires pour compléter les R-40.

Quand la tension devient extrême en Europe, la Belgique mobilise discrètement puis de manière plus visible à partir de la fin du mois d’août et le 5 septembre 1948, la Belgique rallie officiellement le camp allié par échange d’officiers de liaison suscitant la protestation écrite de Berlin.

Sur le plan du dispositif, il est semblable à celui de 1939 à la différence que les chasseurs ardennais sont regroupés dans les Ardennes en un corps d’armée autonome et que le Corps de Cavalerie regroupe les deux divisions de cavalerie, corps placé en arrière du front en soutien des sept autres corps d’armée déployés à la frontière.