Mitteleuropa Balkans (61) Bulgarie (25)

Artillerie antiaérienne

2cm Flak 30/38

2cm Flak 38

La pièce antiaérienne la plus légère de l’armée allemande était le 20mm, un calibre que l’on peut considérer comme international à la différence du 25mm français par exemple.

A l’origine de ces deux modèles de canons de 20mm figure le Flak 28, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Le traité de Versailles ayant interdit à l’Allemagne de dévelloper de nouvelles armes, les bureaux d’études allemands soient vende leurs projets ou alors continue leur dévellopement à l’étranger notamment en Suisse.

Comme les choses ne sont jamais simples, le Flak 30 à également pour origine le Solothurn ST-5 un canon suisse adopté par la Kriegsmarine sous l’a désignation de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable. Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre.

D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg). Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un châssis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie et donc la Bulgarie ont reçu ces modèles de canons et ce à partir de 1937/38 avec une première commande de 250 exemplaires suivit d’une deuxième de 162 exemplaires.

D’autres canons de ce type vont être commandés ce qui fait qu’en septembre 1948 l’armée bulgaire possédait 550 pièces de ce type. La majorité était tractée mais certaines pièces furent installées sur des camions. Ce n’est pas pleinement documenté mais il semble que d’autres canons de ce type ont été livrés durant le second conflit mondial en dépit du fait qu’elles étaient clairement déclassées.

Quand le second conflit mondial se termine l’armée bulgare possède encore environ 120 pièces de ce type, canons utilisées aussi bien pour le tir antiaérien que pour le tir sol-sol. Ces canons de 20mm ont été conservés en réserve, utilisés un temps pour l’entrainement et la formation de nouveaux artilleurs de la nouvelle armée bulgare en attendant l’arrivée de canons d’origine soviétiques.

Le 2cm Flak 30 était un canon léger antiaérien de 20mm de conception et de fabrication allemande pesant 470kg en configuration transport et 364kg en batterie et disposant d’un tube de 65 calibres (longueur : 1.3m) permettant le tir d’un projectile (20x138B) de 0.136kg à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2134m en tir antiaérien à raison de 280 coups par minute (120 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeur de vingt coups. A noter que l’obus perforant pouvait percer 20mm à 500m (30°).L’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -20° à +90° et en azimut sur 360°

3.7cm Flak 36/37/43

3.7cm Flak 37

Tous les pays à ma connaissance disposaient d’une DCA légère composée de deux calibres assez proches. Le duo standard était souvent composé du 20 et du 40mm mais d’autres pays préféraient le 25 et le 37mm ou encore le 20 et le 37mm pour l’Allemagne.

L’armée allemande à mis en service plusieurs modèles de canons de ce calibre dont le 3.7cm Flakabwehrkanone 36 (3.7cm Flak 36), une évolution du 3.7cm Flak 18 avec une cadence de tir améliorée. La production est lancée en 1936 mais dès l’année suivante en 1937 un modèle amélioré baptisé logiquement Flak 37 lui succède sur les chaines de montage. En 1943 lui succède le 3.7cm Flak 43.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Bulgarie reçoit en 1943 vingt-sept Flak 36 suivis en 1945 de trente-deux Flak 37 et enfin en 1949 de soixante-douze Flak 43 soit un total de 131 pièces. La Bulgarie aurait voulu plus de canons de ce type mais Berlin n’à pas donné suite à la demande de Sofia probablement pour des raisons politiques.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore selon un rapport de janvier 1954 un parc composé de quatre Flak 36, douze Flak 37 et quarante-deux Flak 43 soit un total de 59 pièces ce qui n’était pas négligeable.

Ces pièces ont été mises en réserve au moment du désarmement de l’armée bulgare, stockées jusqu’en 1969 quand décision est prise de détruire ce qui ressemblait à des antiquités militaires impropres à la guerre moderne.

Le 3.7cm Flakabwehrkanone 43 (3.7cm Flak 43) était un canon léger antiaérien automatique de 37mm. Pesant 2000kg en configuration transport, il disposait d’un tube de 57 calibres (longueur du tube 2.109m) permettant le tir d’un projectile d’un poids variant de 0.623 à 0.659 kg à une portée maximale de 6500m (4800m en pratique) à raison de 250 coups par minute (150 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de huit coups. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -7°30′ à +90° et en azimut sur 360°

8cm PL kanon vz.37

8cm PL kanon vz.37

Le 8cm PL kanon vz.37 est comme son nom l’indique un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque. Autre création de la firme Skoda, ce canon médian fit partie des nombreuses armes capturées par les allemands lors du démantèlement de la Tchécoslovaquie, les pièces capturées étant rebaptisées 7.65cm Flak M 37(t).

Quatre-vingt dix-huit pièces étaient disponibles au moment de la crise de Munich en septembre 1938. La production s’est poursuivie mais le nombre de pièces sorties des usines est inconnue, une partie des archives ayant été détruite durant le second conflit mondial.

La Bulgarie reçoit un certain nombre de pièces durant la Pax Armada en l’occurrence un premier lot de douze pièces suivit d’un deuxième lot de seize pièces et d’un troisième et dernier lot de quatorze pièces soit un total de quarante-deux canons utilisées principalement pour la défense territoriale en Bulgarie mais aussi en Macédoine et en Grèce.

Tout comme les canons de 88mm allemands, les canons tchèques d’un calibre de 76.5mm furent utilisées pour le tir antiaérien mais aussi pour le tir sol-sol avec les résultats que l’on peut aisement imaginer face à des chars ennemis.

A la fin du conflit il restait neuf pièces en état mais avec fort peu de munitions. Voilà pourquoi ces canons ont été rapidement ferraillés, une pièce étant conservée dans un musée à Sofia.

Le 8cm PL kanon vz.37 était un canon antiaérien lourd de 76.5mm de conception et de fabrication tchèque. Pesant 3800kg en position de tir, il disposait d’un tube de 52.8 calibres (longueur du tube 4.04m) perrmettant le tir d’un obus de 8kg (obus encartouché 76.5x346mm) à une distance maximale en tir antiaérien de 11470m à raison de dix à quinze coups par minute. Grâce à un affût cruciforme, l’équipe de pièce pouvait pointer en site de 0° à +85° et en azimut sur 360°

8.8cm Flak 18/36/37/45

Canon de 88mm Flak 36 préservé devant l’ouvrage du Fermont, un ouvrage sérieusement endommagé par les combats du printemps 1949 mais qui fût restauré dans les années soixante pour être transformé en musée et ainsi perpétuer la mémoire des soldats tombés dans les combats sur la Muraille de France.

Comme nous le savons maintenant le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 imposait de sérieuses limitations à l’Allemagne sur le plan militaire que ce soit en terme d’effectifs ou en terme d’armement.

Berlin ne pouvait par exemple par développer de nouvelles armes lourdes. Impossible donc de développer de nouvelles pièces d’artillerie antiaériennes. Ces limitations furent rapidement contournées en installant des bureaux d’études à l’étranger (Pays-Bas, Suède, Suisse, Finlande, Espagne……).

C’est ainsi que pour remplacer les canons de 88mm du premier conflit mondial, l’Allemagne installa un bureau d’études de la firme krupp en Suède qui travailla avec la firme Bofors.

Un canon de 75mm fût mis au point mais la Reichswher ne fût pas satisfaite et demandant la prise du projet ce qui permis aux ingénieurs d’aboutir à un canon de 88mm, le 8.8cm Flugabwehrkanone 18, canon qui entra en service à partir de 1933.

Il était toujours en service en septembre 1939 mais commençait déjà à être remplacé par des canons plus modernes, les 8.8cm Flak 36 et Flak 37. Ces deux derniers modèles se distinguaient par leur tube démontable en trois éléments pour faciliter la maintenance et la présence sur le second nommé d’un calculateur.

Les Flak 18, 36 et 37 furent utilisés en campagne par la Heer et la S.S, en emplacements statiques par la Luftwaffe et la Kriegsmarine. Outre la guerre de Pologne, il participa à la guerre d’Espagne où on découvrit à cette occasion son efficacité dans la lutte antichar.

Suite à ces trois modèles les allemands tentèrent de mettre au point l’arme parfaite, l’arme polyvalente capable d’être aussi bonne pour la lutte antichar que pour la lutte antiaérienne. Cela donnait naissance à une arme très complexe, trop complexe pour le temps de guerre.

A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces.

Le 8.8cm Flak 45 fût produit en grand série à partir du printemps 1946, la priorité allant à la Flakartillerie de la Luftwaffe, l’équivalent de notre DAT.

La Heer fût servie après ce qui généra rancœurs et jalousies au point qu’il y eut des détournements de matériel, des canons destinés à la Luftwaffe se retrouvant dans la Heer ou la S.S.

Cette situation s’aggrava durant le conflit au point que les convois sortant des usines devaient être escortés pour éviter les détournements !

Outre la version tractée, le 8.8cm Flak 45 fût monté sur des semi-chenillés, des camions, installé sur des positions fixes mais également sur des wagons plats pour assurer la défense du Reich.

La Bulgarie commande vingt 8.8cm Flak 18 en 1936 suivis de soixante-six 8.8cm Flak 36 puis par cinquante 8.8cm Flak 37 et enfin vingt-quatre 8.8cm Flak 45 soit un total de 160 pièces essentiellement destinées à la défense territoriale de la Bulgarie notamment les villes de Sofia, de Burgas et de Varna. Quelques pièces sont utilisées sur les arrières du champ de bataille.

Quand le conflit se termine il reste six Flak 18, douze Flak 36, seize Flak 37 et huit Flak 45 soit un total de quarante-deux pièces qui furent stockées et pour beaucoup démolies dans l’immédiat après guerre faute d’utilité, les soviétiques fournissant à leur nouvel allié bulgare des pièces de 85 et de 100mm.

Le 8.8cm Flak 18 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 5150kg en batterie et 6861kg en ordre de route et disposant d’un tube de 56 calibres (longueur du tube 4.93m) permettant le tir d’un obus de 9.24kg à une distance maximale de 8000m. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +85° et en azimut sur 360°

Le 8.8cm Flak 45 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 7500kg en batterie et 8790kg en ordre de route et disposant d’un tube de 70 calibres (longueur du tube 6.10m) permettant le tir d’un obus de 9.4kg à une distance maximale de 14700m à raison de 15 à 20 coups par minute. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +90° et en azimut sur 360°

Mitteleuropa Balkans (8) Hongrie (8)

La Hongrie : régime autoritaire et rapprochement avec l’Allemagne

Un certain Miklos Horthy

Miklos Horthy

Le personne majeure de la période qui nous intéresse est donc l’amiral Miklos Horthy (Kenderes, Autriche-Hongrie 18 juin 1868 Estoril Portugal 9 février 1957) qui va rester au pouvoir de 1920 à 1953, régent d’un royaume sans roi.

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Allemagne (85) Armée de l’Air (18)

Ordre de bataille de la Luftwafe en septembre 1948

Etat-Major Général (OberKommando der Luftwafe OKL) : implanté à Berlin à proximité du ministère de l’Air (Reichluftministerium RLM)

Luftflotte 1 (Berlin)

Couvrant le nord et l’est de l’Allemagne, la 1ère flotte aérienne de la Luftwafe dispose des moyens suivants :

-Quatre Geschwader de chasse de jour, deux équipés de Me-109 et deux de Focke-Wulf Fw-190

-Deux Geschwader de chasse lourde équipés de Me-110

Les six Geschwader de chasse sont regroupés au sein de deux Fliegerkorps avec deux unités de monomoteurs et une unité de bimoteurs

-Quatre Geschwader de bombardement, deux équipées de Dornier Do-217 et deux équipées de Ju-88 et de Ju-188

-Deux Geschwader de bombardement en piqué équipées de Junkers Ju-87

Comme pour la chasse, les Geschwader de bombardement sont répartis en deux Fliegerkorps composé chacun d’un Geschwader de bombardement en piqué et de deux de bombardement horizontal.

-Une Geschwader de reconnaissance stratégique équipée de Dornier Do-217

-Un groupe indépendant de reconnaissance équipé de Focke-Wulf Fw-189 et

de Fieseler Fi-156 Storch

-Un Geschwader de transport équipé de Junkers Ju-90 (2/3) et de Junkers Ju-52/3m (1/3)

Ces unités restent indépendantes, dépendant directement de l’état-major de la Luftflotte 1

-Des unités de planeurs et d’écolage

Luftflotte 2 (Braunschweig)

Couvrant le nord-ouest de l’Allemagne, cette 2ème flotte aérienne dispose des moyens suivants :

-Six Geschwader de chasse jour, quatre équipées de Me-109 et deux équipées de Fw- 190 répartis en deux Fliegerkorps

-Deux Geschwader de chasse lourde équipés pour l’un de Me-110 et pour l’autre de Me-210 formant un Fliegerkorps

-Quatre Geschwader de bombardement, deux équipées de Heinkel He-111, un de

Dornier Do-217 et un équipé de Heinkel He-179, le tout formant un puissant Fliegerkorps

-Un Geschwader de bombardement en piqué équipé de Junkers Ju-87

-Deux Geschwader d’attaque au sol équipés pour de Focke-Wulf Fw-190D

Ces trois unités forment un Fliegerkorps

-Un groupe indépendant de reconnaissance équipé de Focke-Wulf Fw-189 et de

Fieseler Fi-156 Storch

-Un Geschwader spécial de transport équipé de Messerschmitt Me-323 Giant et de

de Focke-Wulf Fw-200 Condor

-Des unités de planeurs et d’écolage

Luftflotte 3 (Munich)

Cette troisième flotte aérienne couvre le sud-ouest de l’Allemagne et dispose des moyens suivants

-Quatre Geschwader de chasse équipées pour deux d’entre-eux de Me-109 et pour les

deux autres de Fw-190

-Un Geschwader de chasse lourde équipé de Messerschmitt Me-210

Si un Fliegerkorps ne dispose que de deux Geschwader de Me-109, le deuxième regroupe les Fw-190 et les Me-210.

-Deux Geschwader de bombardement équipées de Junkers Ju-88/188 formant un

Fliegerkorps

-Un Geschwader de bombardement en piqué équipé de Junkers Ju-87

-Deux Geschwader d’attaque au sol, un équipé de Fw-190D et un équipé de Henschel

Hs-129

Les Geschwader de bombardement en piqué et d’attaque au sol sont regroupés au sein d’un

Fliegerkorps

-Un Geschwader de reconnaissance tactique équipé de Junkers Ju-188

-Un groupe indépendant de reconnaissance équipé de Focke-Wulf Fw-189 et de

Fieseler Fi-156 Storch

-Une escadre de transport équipé de Junkers Ju-90 (½) et de Junkers Ju-52/3m (½).

-Des unités de planeurs et d’écolage

Luftflotte 4 (Vienne)

Cette 4ème flotte aérienne qui couvre le sud-est de l’Allemagne dispose des moyens suivants :

-Deux Geschwader de chasse, un équipé de Me-109 et le second de Fw-190

-Un Geschwader de chasse lourde équipé de Me-410

Ces trois escadres forment un Fliegerkorps

-Deux Geschwader de bombardement horizontal, un équipé de Heinkel He-179 et un

second équipé de Dornier Do-217

-Un Geschwader de bombardement en piqué équipé de Junkers Ju-87

Ces trois escadres forment un Fliegerkorps

-Un groupe de reconnaissance tactique équipé de Focke-Wulf Fw-189 et de

Fieseler Fi-156 Storh

-Des unités de planeurs et d’écolages

FallschirmjägerKorps

-3rd FliegerDivision

-5th FliegerDivision

-7th FliegerDivision

Allemagne (44) Armée de terre (1)

ARMEE DE TERRE

Une brève histoire de l’armée allemande (1914-1948)

-En 1914, l’armée de terre allemande entre en guerre, sure de sa force, persuadée de pouvoir vaincre la France avant de se retourner contre la Russie qui ne saurait mobiliser 15 millions d’hommes avant que Paris ne soit vaincu.

-C’est le mythe de la Entscheidungsschlacht _la bataille décisive (parfois appelée Vernichtungssclacht _bataille d’anéantissement_) qui doit décider du sort du conflit avec une seule et unique bataille alors que l’expérience récente à montré la résilience des économies modernes à une défaite.

-L’Allemagne se retrouve dans le pire scénario à savoir combattre sur deux fronts. Elle va s’y épuiser et aurait été incapable de résister à l’offensive alliée prévue au printemps 1919, une offensive ayant Berlin pour objectif. En accordant l’armistice, les alliés arment une bombe à retardement, permettant aux vaincus de lancer la légende du coup de poignard dans le dos (Dolchlosslegend)

Caricature autrichienne symbolisant la légende du coup de poignard dans le dos

Caricature autrichienne symbolisant la légende du coup de poignard dans le dos

-Les contraintes du traité de Versailles sont sévères : 100000 hommes, pas d’état-major général, pas d’artillerie lourde ni de chars de combat. C’est l’acte de naissance de la Reichsheer qui dès sa création va poursuivre un but : préparer le réarmement dès que le contexte politique sera favorable.

-La Reichsheer qui voit le jour en 1921 aligne seulement sept divisions d’infanterie et trois divisions de cavalerie

-La formation des officiers est assuré par des écoles spécialisées installées à Munich pour l’infanterie (ultérieurement déplacée à Dresde), à Hanovre pour la cavalerie, à Jüterborg pour l’artillerie et encore à Munich pour le génie.

-Faute de matériel disponible, la Reichsheer phosphore pour tirer les leçons du premier conflit mondial, n’hésitant pas à expérimenter clandestinement de nouveaux matériels et de nouvelles tactiques notamment en URSS.

-Sur le plan des structures, l’armée de 100000 hommes est destiné à préparer les structures de l’armée prévue pour la revanche. Un plan décidé en 1930 prévoit vingt et une divisions d’infanterie par détriplement des divisions existantes mais le manque de matériel ne permet d’équiper immédiatement que 14 divisions.

-Les effectifs augmentent régulièrement passant à 300000 hommes le 1er novembre 1934 et 400000 hommes au printemps suivant au moment où le service militaire est rétablit.

-Pour encadrer cette masse, il faut 20000 officiers soit quatre fois plus que ne l’autorise le traité de Versailles (4500). Le chiffre est rapidement dépassé, cette augmentation (8000 en 1932 et 8000 en 1933) étant camouflé par le maintien à titre civil de certains officiers licenciés.
-A partir de 1935, Hitler dénonce les clauses du traité de Versailles ce qui permet au réarmement allemand de se faire au grand jour. L’objectif est ambitieux puisqu’il s’agit de mettre sur pied une armée de soixante-trois divisions.

-Problèmes d’encadrement

Ce formidable effort aboutit au printemps 1936 avec une armée composée de 480000 hommes organisée de la façon suivante :

Gruppenkommando I (Berlin)

-3. Panzer-Division

-I. Armee-Korps (Köningsberg) avec trois divisions d’infanterie, les 1. ID 11.ID et 21.ID

-II. Armee-Korps (Stettin) avec deux divisions d’infanterie, les 2. ID et 12. ID

-III. Armee-Korps (Berlin) avec trois divisions d’infanterie, les 3.ID 13.ID et 23.ID

-VIII. Armee-Korps (Breslau) avec deux divisions, les 8.ID et 18.ID

Gruppenkommando II (Cassel)

-2. Panzer-Division

-V. Armee-Korps (Stuttgart) avec deux divisions d’infanterie, les 5.ID et 15.ID

-VI. Armee-Korps (Munster) avec deux divisions d’infanterie, les 6.ID et 19.ID

-IX. Armee-Korps (Cassel) avec deux divisions d’infanterie, les 9.ID et 19.ID

Gruppenkommando III (Dresde)

-1. Panzer-Division

-IV. Armee-Korps (Dresde) avec trois divisions d’infanterie, les 4.ID 14.ID et 24.ID

-VII. Armee-Korps (Munich) avec trois divisions d’infanterie, les 7.ID 10.ID et 17.ID ainsi que la Gebirgsbrigade (avec deux puis trois régiments en 1937)

-X. Armee-Korps (Hambourg) avec deux divisions d’infanterie, les 20.ID et 22.ID

Cavalerie : deux divisions de cavalerie (1.KD et 2. KD) et une brigade indépendante

-Deux ans plus tard, les effectifs ont encore augmenté notamment par intégration de divisions de l’ancienne armée autrichienne après l’Anschluss.

-Pour l’offensive sur la Pologne, la Heer aligne quarante et une division d’infanterie, sept divisions blindées (sur dix existantes), quatre divisions légères et trois divisions d’infanterie de montagne soit un total de cinquante-cinq divisions, la majorité des unités, la frontière française n’étant gardée que par des unités moins bien équipées et moins bien entrainées ce qui fit craindre le pire aux allemands qui ne comprirent jamais jusqu’à la fin de la guerre de Pologne pourquoi les alliés n’ont pas attaqué à l’ouest.

-Au printemps 1940, la Heer commence à démobiliser, l’économie allemande ne pouvant supporter le maintien de plusieurs centaines de milliers d’hommes sous les drapeaux. Le processus de démobilisation s’achève en janvier 1941 et donne à la Heer l’aspect qu’elle aura jusqu’à la mobilisation entamée à l’été 1948.

-Des modifications de structures et des réorganisation ont lieu entre janvier 1941 et juin 1948 mais elles ne sont pas aussi profondes que lors de la montée en puissance des années trente.

-Outre la démobilisation, certaines divisions sont dissoutes et démantelées en raison de la guerre civile.

Elle aligne ainsi trente-deux divisions d’infanterie, trois divisions légères, trois divisions de montagne,  et douze divisions blindées soit un total de cinquante  grandes unités en temps de paix, leur nombre devant doubler à la mobilisation.

Les unités S.S (huit divisions d’infanterie et deux divisions blindées en cours d’organisation à l’été 1948) seront abordées ultérieurement et dépendent d’un état-major particulier.

-Cela nous donne l’organisation suivante :

-Etat-Major de l’armée implanté à Postdam (OberKommando der Heer OKH)

-Armée du Nord (E.M : Hambourg)

-I. Armee-Korps : défense du nord de l’Allemagne, des ports de la mer du Nord……. . Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie : 1.ID 3.ID et 69.ID

-III. Armee-Korps : défense du nord de l’Allemagne vis à vis d’une action hostile venant du Benelux (moins des néerlandais et des belges qu’une attaque franco-britannique). Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie, la 5.Leichte Division, la 2.ID et la 4.ID.

-V. Armee-Korps : défense de la Rhénanie contre une attaque française venue d’Alsace et de Lorraine. Ce corps d’armée dispose de trois divisions d’infanterie, la 163.ID, les 6. et 8. ID

-I. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 1.PzD 3.PzD et 5.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont une légère) et trois divisions blindées

-Armée du Sud (E.M : Stuttgart)

-II. Armee-Korps : défense du sud de l’Allemagne avec trois divisions d’infanterie, les 3. Leichte Division, la 9.ID et la 181.ID

-IV. Armee-Korps : défense du sud de l’Allemagne avec trois divisions d’infanterie, la 10.ID, la 7. Leichte Division et la 196.ID

-VI. Armee-Korps : défense de l’Autriche avec trois divisions d’infanterie, la 12.ID, la 13.ID et la 14.ID.

-II. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 2.PzD 4.PzD et 6.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont deux légères) et trois divisions blindées

-Armée du Sud-Est (E.M Dresde)

-VII. Armee-Korps (Berg) avec trois divisions de montagne, la 1. GebirgsjagerDivision 2. GebirgsjagerDivision et 3. GebirgsjagerDivision

-IX. Armee-Korps avec trois divisions d’infanterie, les 15.ID 17.ID et 19.ID

-XI. Armee-Korps avec trois divisions d’infanterie, les 16.ID 18.ID et 214.ID

-III. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 7. PzD 9.PzD et 11.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Armée de l’Est (E.M Rostock)

-VIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, la 20.ID la 21.ID et la 24.ID

-IX. Armee-Korps : deux divisions d’infanterie, les 22.ID et 23.ID

-IV. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 8.PzD 10. PzD et 12.PzD

Total : cinq divisions d’infanterie et trois divisions blindées

A la mobilisation, de nombreuses divisions d’infanterie sont mises sur pied par l’Armée de remplacement (ErsatzHeer).

Les huit premières divisions mises sur pied (25.ID 26.ID 27. ID 28.ID 29.ID 30.ID 31.ID 32.ID) sont destinées à remplacer les divisions engagées en Norvège (69.ID 163.ID 181.ID 196.ID 214.ID 2. et 3. de Montagne, 5. Leichte Division), elles intègrent donc les corps d’armée d’origine ce qui nous donne le tableau suivant :

-Armée du Nord (E.M : Hambourg)

-I. Armee-Korps  : 1.ID 3.ID et 25.ID

-III. Armee-Korps : , la 32.ID, la 2.ID et la 4.ID.

-V. Armee-Korps :  la 26.ID, les 6. et 8. ID

-I. PanzerKorps :  1.PzD 3.PzD et 5.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie  et trois divisions blindées

-Armée du Sud (E.M : Stuttgart)

-II. Armee-Korps : les 3. Leichte Division, la 9.ID et la 27.ID

-IV. Armee-Korps : la 10.ID, la 7. Leichte Division et la 28.ID

-VI. Armee-Korps : la 12.ID, la 13.ID et la 14.ID.

-II. PanzerKorps : trois PanzerDivision, les 2.PzD 4.PzD et 6.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie (dont deux légères) et trois divisions blindées

-Armée du Sud-Est (E.M Dresde)

-VII. Armee-Korps (Berg) : la 1. GebirgsjagerDivision, la 30.ID et la 31.ID

-IX. Armee-Korps : 15.ID 17.ID et 19.ID

-XI. Armee-Korps : 16.ID 18.ID et 29.ID

-III. PanzerKorps :  les 7. PzD 9.PzD et 11.PzD

Total : neuf divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Armée de l’Est (E.M Rostock)

-VIII. Armee-Korps :  20.ID  21.ID 24.ID

-IX. Armee-Korps :  22.ID et 23.ID

-IV. PanzerKorps :  les 8.PzD 10. PzD et 12.PzD

Total : cinq divisions d’infanterie et trois divisions blindées

Trente-six autres divisions d’infanterie sont progressivement mises sur pied. Si les recrues sont là, le matériel ne suit pas toujours ce qui fait de ces divisions, des unités de seconde zone guère propres à des opérations de première ligne.

Ces divisions sont regroupés au sein de douze corps d’armée eux mêmes groupés en quatre armées.

Une fois ces divisions mises sur pied, les différentes armées reçoivent des numéros. Les cinq divisions engagées en Norvège forment une 1ère armée avec les cinq divisions d’infanterie, deux divisions de montagne et des divisions de parachutistes qui dépendent de la Luftwafe.

L’ancienne armée du Nord devient la 2ème armée, l’armée du Sud devient la 3ème armée, l’armée du sud-est devient la 4ème armée et l’armée de l’est la 5ème armée.

Les divisions de mobilisation forment quatre armées à trois corps d’armée, des armées numérotées 6ème, 7ème, 8ème et 9ème armée.

6ème armée (Ouest)

-X. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 33.ID 35.ID 37.ID

-XIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 39.ID 41.ID 43.ID

-XV. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 45.ID 47.ID 49.ID

7ème armée (Sud-Ouest)

-XII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 34.ID 36.ID 38.ID

-XIV. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 40.ID 42.ID 44.ID

-XVI. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 46.ID 48.ID 50.ID

8ème armée (Sud-Est)

-XVII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 51.ID 53.ID 55.ID

-XIX. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 57.ID 59.ID 61.ID

-XXI. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie, les 63.ID 65.ID 67.ID

9ème armée (Est)

-XVIII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 52.ID 54.ID 56.ID

-XX. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 58.ID 60.ID 62.ID

-XXII. Armee-Korps : trois divisions d’infanterie : les 64.ID 66.ID 68.ID