20-Ordre de bataille et programme de guerre (4)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

10-Contre-torpilleurs (25)

Le Chevalier Paul

Le contre-torpilleur Chevalier Paul

Le contre-torpilleur Chevalier Paul

Par le marché n°5268F du 17 octobre 1929, la construction du contre-torpilleur Da-15 est attribuée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer.

-Le Da-15 baptisé ultérieurement Chevalier Paul est mis sur cale le 28 février 1931 et lancé le 21 mars 1932.

Le marché du 17 octobre 1929 prévoyait une présentation en recette au 1er septembre 1932 mais le 22 mars 1932 un acte additionnel au marché repousse de plus d’un an la présentation en recette du sixième contre-torpilleur de classe Vauquelin car la marine impose aux FCM de céder le train d’engrenages principal de la machine tribord du Chevalier Paul pour réparer celui de l’Aigle.

Or la construction d’engrenages prend énormément de temps et la présentation en recette ne peut décemment avoir lieu avant dix huit mois (un an pour la fabrication de nouveaux engrenages et cinq mois de travaux).

Ce n’est donc que le 20 novembre 1933 que le Chevalier Paul effectue sa première sortie en route libre au large de Toulon. Il quitte La Seyne le 23 novembre pour rallier Lorient son port d’armement.

Il rallie Lorient le 27 novembre, date officielle pour sa présentation en recette, ses essais commençant le 6 décembre 1933 et s’achevant le 6 avril 1934.

Entré en armement définitif le 1er juin 1934, le Chevalier Paul effectue ses sorties de vérification de bon fonctionnement après remontages les 27 et 29 juin.

Il quitte définitivement Lorient le 8 août 1934, se ravitaille à Casablanca où il mouille du 12 au 15 août puis fait escale à Alger du 16 au 20, mouillant le 20 au soir à Bregançon avant de mouiller en petite rade de Toulon le 21 août 1934 en fin d’après midi.

Le 21 août 1934, le contre-torpilleur Chevalier Paul est admis au service actif au sein du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre.

Il est versé en surnombre à la 7ème DL mais ce surnombre est temporaire, le Cassard qui accompagnait jusque là le Tartu et l’Albatros devant être placé en position de complément pour l’année d’instruction 1934-35.

le 1er octobre 1934, les 5ème et 7ème DL permutent leurs numéros et le Chevalier Paul est désormais intégré à la 5ème DL toujours en compagnie du Tartu et de l’Albatros.

L’année d’instruction 1935-36 voit le réarmement du Cassard au sein de la 5ème DL en remplacement de l’Albatros (transféré à la 7ème DL) ce qui permet d’obtenir une division homogène.

Le 15 août 1936, le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre devient la 3ème Escadre Légère et la 5ème DL est désormais composée des contre-torpilleurs Tartu, Vauquelin et Chevalier Paul.

Devenue 5ème DCT le 12 avril 1937, cette division va comme les autres participer aux événements d’Espagne, la marine nationale ayant la lourde de tache d’assurer d’abord l’évacuation des ressortissants étrangers puis d’assurer la liberté de navigation menacée par les marines des deux belligérants ainsi que leurs alliés notamment les allemands et les italiens soutien des nationalistes.

C’est ainsi que de septembre 1936 à avril 1937, les contre-torpilleurs de la 3ème EL vont assurer la protection des navires marchands neutres contre le blocus imposée par les forces navales nationalistes.

D’avril à septembre 1937, les contre-torpilleurs toulonnais vont participer au contrôle naval de la non-intervention qui se révélera une véritable farce et sera ensuite supplantée de septembre 1937 à septembre 1938 par le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation marchande en Méditerranée, notamment contre des navires se rendant dans la zone gouvernementale. Ce dispositif est commandé par le vice-amiral Esteva qui installe son PC à Oran.

Le DSM est suspendue pendant la crise des Sudètes qui semble rendre inévitable un nouveau conflit mais les accords de Munich repoussent cette échéance d’un an et à l’issue de cette période de tension, le DSM est reconstituée mais sous une forme allégée, d’autant plus justifiée que le conflit est sur le point de s’achever. Le 1er mars 1939, la guerre d’Espagne s’achève.

Le 1er juillet 1939 est créée la Flotte de la Méditerranée et la 3ème Escadre Légère est placée sous le commandement de la 3ème Escadre qui engerbe également la 1ère Escadre de Croiseurs.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Chevalier Paul est toujours intégré à la 5ème DCT avec le Tartu et le Vauquelin. La division va assurer jusqu’au mois de décembre des missions d’escorte de convois, de surveillance sans oublier un entrainement de plus en plus intensif pour être prêt en cas d’entrée en guerre de l’Italie.

La 5ème DCT sort pour la première fois de l’année 1940 du 7 au 27 janvier, mouillant aux Salins d’Hyères du 28 janvier au 1er février avant de rentrer le lendemain 2 février 1940 à Toulon.

Le Chevalier-Paul, le Vauquelin et le Tartu subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.

La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale qui l’occupe jusqu’au 14 mai, rentrant à Toulon le jour même après avoir fait escale à Calvi, à Ajaccio, à Port-Vendres et à Marseille.

Du 21 mai au 5 juin, le Chevalier Paul participe à un exercice commun avec ses compères de la 5ème DCT.

Le Chevalier Paul et le Tartu sort pour une école à feux du 9 au 17 juin, faisant escale à Nice du 18 au 20 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 21 juin.

Il est ensuite indisponible du 23 juin au 15 juillet pour entretien courant et permissions de l’équipage, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Vauquelin du16 juillet au 1er août. Le Chevalier Paul et le Vauquelin participent ensuite du 2 au 27 août aux essais et à la remise en condition du Tartu qui avait été indisponible du 13 au 30 juillet.

La 5ème DCT va alors sortit pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième larron de la division étant en grand carénage. Les trois contre-torpilleurs vont manoeuvrer du 6 septembre au 7 octobre, rentrant le lendemain 8 octobre 1940 à Toulon.

Le Chevalier Paul sortent pour entrainement du 14 octobre au 26 novembre, faisant escale à Sète du 27 au 30 novembre avant de rallier Toulon le 1er décembre 1940.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour permissions de l’équipage jusqu’au 16 décembre quand les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 17 au 20 décembre et remise en condition du 21 décembre 1940 au 4 janvier 1941, date de leur retour à Toulon.

Le Chevalier Paul devenu navire-amiral de la 5ème DCT participe du 19 janvier au 7 février à la remise en condition du Vauquelin qui venait d’achever son grand carénage.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin effectuent un entrainement de division du 11 février au 20 mars, rentrant le lendemain à Toulon.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 22 au 30 mars, le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feu et ce du 31 mars au 9 avril date de leur retour à Toulon, le premier devant participer à la remise en condition du Tartu et le second subir un grand carénage.

Le 12 avril 1941, le Tartu quitte le bassin n°3 du Missiessy, étant remplacé par le Chevalier Paul dès le lendemain.

Le Chevalier Paul est ainsi immobilisé au bassin du 13 avril au 15 juillet 1941 pour une remise en état complète avec modernisation de sa DCA, une modernisation identique à celle de ses sister-ships. Il sort pour essais du 16 au 19 juillet avant remise en condition menée du 20 juillet au 11 août en compagnie du Vauquelin et du Tartu.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin exécutent un entrainement au mouillage de mines pour bloquer la rade de Mers-El-Kébir, un mouillage réussit le 15 août mais le lendemain, ils sont attaqués par l’aviation et «coulés». Après une escale à Ajaccio du 17 au 21 août, ils rentrent à Toulon le lendemain 22 août 1941.

Après une école à feux du 24 au 30 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 31 août où ils sont rejoints par le Tartu. Les trois navires sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941. Ils vont manoeuvrer au large de Dakar et de Rufisque du 9 octobre au 30 novembre, quittant Dakar le 1er décembre, ravitaillant à Casablanca le 5 décembre, rentrant à Toulon le 10 décembre 1941 et terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en vigueur. Le Chevalier Paul est redéployé à Bizerte où il forme une nouvelle 7ème DCT avec ses compères Vauquelin et Tartu.

Le 4 janvier 1942, le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.

La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche. Les trois contre-torpilleurs vont manoeuvrer du 15 janvier au 20 février, date à laquelle les trois navires rentrent à Bizerte.

Victime d’une avarie de turbine, le Chevalier Paul est indisponible à Bizerte du 22 février au 3 mars 1942, sortant pour essais du 4 au 6 mars avant d’appareiller pour Sfax que le contre-torpilleur touche 7 février, vingt-quatre heures après ses compères de la 7ème DCT. Ainsi reconstituée, la division de contre-torpilleur sort pour remise en condition du Chevalier Paul et ce du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien, entrainement réalisé du 11 avril au 2 juin quand la 7ème DCT quitte Djibouti pour revenir en Méditerranée.  Les trois contre-torpilleurs enchainent par une mission de présence au Levant et les trois navires de la 7ème DCT sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta.

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal qui va occuper le Chevalier Paul et ses trois compères du 29 août au 3 novembre 1942, faisant escale à Sfax, La Valette, Tunis et Alger avant de rentrer au bercail.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin continuent l’entrainement par un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 janvier, date à laquelle ils arrivent à Sfax où ils sont rejoints par le Tartu deux jours plus tard. Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Egypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul après un entrainement de division jusqu’au 10 mars, manœuvrent avec des destroyers britanniques du 12 au 17 mars, date de leur arrivée commune à Haïfa. L’escale qui devait s’achever le 20 mars se prolonge jusqu’au 27 mars en raison d’émeutes entre juifs et arabes.

La 7ème DCT est ensuite à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines au large de Sfax du 7 au 9 juin, enchainant par une école à feux du 10 au 19 juin puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 30 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 1er juillet 1943.

Le Chevalier Paul et le Tartu sortent pour une école à feux du 4 au 14 juillet, faisant escale à Tunis du 17 au 20 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Le Chevalier Paul participe ensuite du 21 juillet au 13 août à la remise en condition du Vauquelin.

Indisponible du 14 au 31 août, il sort pour essais du 1er au 3 septembre avant remise en condition du 4 au 23 septembre en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires.

Cet entrainement de division à lieu du 1er octobre au 2 novembre avant que la 7ème DCT ne participe le 11 novembre 1943 à une revue navale organisée pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de la fin du premier conflit mondial.

Suite à l’immobilisation du Vauquelin pour grand carénage, le Chevalier Paul devient navire-amiral de la 7ème DCT et sort avec le Tartu pour un entrainement commun du 16 novembre au 7 décembre, faisant escale à La Valette du 8 au 12 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain puis d’être indisponibles pour permissions de l’équipage du  14 décembre 1943 au 3 janvier 1944.

Le 8 janvier 1944, le Tartu quitte Bizerte pour Toulon, embarquant une compagnie de fusiliers marins qu’il débarque pour un entrainement au raid amphibie contre la base aéronavale d’Aspretto ravagée par les destructions.

Rembarquant les fusiliers marins le 10 janvier, le Chevalier Paul les ramène à Toulon le 11 janvier à l’aube. Après un rapide ravitaillement à Toulon, le contre-torpilleur met cap sur Bizerte où il arrive le 13 janvier 1944. Il effectue ensuite une école à feux du 16 au 21 janvier 1944.
Du 23 au 27 janvier, le Chevalier Paul participe aux essais du Vauquelin puis du 30 janvier au 15 février à sa remise en condition. A l’issue de cette remise en condition, le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin sortent pour entrainement du 20 février au 8 mars puis du 11 au 20 mars, date de leur retour à Bizerte.

Le 24 mars, le Tartu quitte le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah, cédant sa  place au Chevalier Paul qui est donc échoué du 25 mars au 12 juillet 1944 pour des travaux identiques à ceux de ses deux compères de la 7ème DCT.

Le 12 juillet, le Chevalier Paul est remis à flot. Il sort pour essais en solitaire du 15 au 18 juillet avant son stage de remise en condition du 20 juillet au 4 août mené en compagnie de ses deux compères, les trois navires rentrant à Bizerte le 4 août dans la soirée.

Seul contre-torpilleur disponible de la division, le Chevalier Paul sort pour une école à feux du 7 au 12 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 19 août, rentrant à Bizerte le 20 août 1944. Il participe ensuite à la remise en condition de ses deux compères du 22 août au 8 septembre.

Le 12 septembre 1944, la 7ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Emile Bertin et de la 11ème DCT (Mogador Volta, le Hoche étant indisponible) pour un exercice de combat antisurface avec lancement de torpilles et école à feux. Cet exercice occupe le croiseur léger et les cinq contre-torpilleurs du 13 septembre au 17 octobre 1944, rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Chevalier Paul et ses compères de la 7ème DCT sort ensuite pour un entrainement de division au large de la Tunisie du 23 octobre au 17 décembre, faisant escale à La Valette et Tunis.

Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier au 5 février, la 7ème DCT sort en compagnie de la 11ème DCT et de l’Emile Bertin pour un exercice consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

La 7ème DCT quitte Bizerte le 16 février pour un entrainement de division jusqu’au 1er avril, faisant escale à Tunis avant de rentrer à Bizerte le 8 avril 1945.

Le Chevalier Paul victime d’une avarie est indisponible du 9 au 23 avril, sortant pour essais du 24 au 30 avril avant d’enchainer par un entrainement avec ses deux compères du 1er au 7 mai, les trois contre-torpilleurs enchainant par un entrainement avec l’Emile Bertin le 9 mai puis par un entrainement de division du 10 mai au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Le Chevalier Paul sort pour une école à feux du 8 au 17 juillet, faisant escale à Tunis du 18 au 22 juillet avant de participer du 23 juillet au 12 août à la remise en condition du Vauquelin. Il est ensuite indisponible du 13 août au 2 septembre 1945, sortant  pour essais et remise en condition du 3 au 23 septembre en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT.

La 7ème DCT sort alors pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre. Le Chevalier Paul et ses compères Tartu et Vauquelin vont enchainer les exercices et les entrainements jusqu’au 2 décembre.

Ils quittent Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent  jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

le Chevalier-Paul, le Vauquelin et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Chevalier Paul étant au sec du 6 au 14 janvier.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un entrainement de division du 16 février au 13 mars, rentrant à Bizerte le 18 après une escale à La Valette du 14 au 17 mars.

Après une école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne. La 7ème DCT et la 2ème DC vont manoeuvrer ensemble du 1er au 27 avril 1946.

La 7ème DCT enchaine par un entrainement de division qui va occuper les trois contre-torpilleurs du 4 mai au 19 juin, le Chevalier Paul et ses comparses faisant escale à Tunis du 20 au 27 juin avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin sortent pour une école à feux doublé d’un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 juillet, faisant escale à Alger du 13 au 15 juillet avant de rentrer à Bizerte le 16 juillet.

Le Chevalier Paul est indisponible du 17 juillet au 8 août 1946, sortant pour essais et remise en condition du 8 août au 2 septembre accompagné par le Tartu. Les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 3 au 18 septembre aux essais et à la remise en condition du Vauquelin.

Le 22 septembre 1946, la 7ème DCT quitte Bizerte et retrouve au large, les croiseurs Latouche-Tréville et Gambetta (8ème DC), les contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire (4ème DCT) ainsi que le ravitailleur Tarn, ces six navires de la 4ème Escadre venant de Mers-El-Kébir.

Ce groupe occasionnel va manoeuvrer ensemble du 23 septembre au 27 octobre, les navires faisant escale à Bizerte du 28 au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division du 12 novembre au 26 décembre, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant huit mois.

Le Chevalier Paul et le Tartu sortent pour un entrainement de division du 10 janvier au 27 février, soutenu par le pétrolier Mayenne, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Chevalier Paul  sort pour entrainement du 5 mars au 3 avril avant de participer aux essais et à la remise en condition du Vauquelin du 10 avril au 4 mai 1947 avant que le Chevalier Paul et le Vauquelin n’enchainent par  un entrainement de division du 12 mai au 27 juin, faisant escale à Alger du 28 juin au 2 juillet avant de rallier Bizerte deux jours plus tard dans les frimats de l’aube.

Le Chevalier Paul est en grand carénage au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 16 juillet au 16 octobre 1947. Il sort pour essais du 16 au 19 octobre et pour remise en condition du 21 octobre au 2 novembre en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT reconstituée participe à un exercice avec le croiseur Emile Bertin, les quatre navires faisant escale à Sfax du 25 au 29 novembre, rentrant à Bizerte le 1er décembre 1947. Le Chevalier Paul et ses compères de la 7ème DCT enchainent par un entrainement avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin du 8 au 20 décembre, rentrant à Bizerte le 22 décembre 1947.

Le Chevalier Paul sort en compagnie du Tartu pour  une école à feux du 10 au 17 janvier 1948 avant de gagner Sfax le lendemain 18 janvier. Le 22 janvier, le Vauquelin réparé après une avarie mécanique retrouve ses compères au mouillage. La division ainsi reconstituée sort pour un entrainement de division qui occupe les trois lévriers des mers du 23 janvier au 3 mars, la 7ème DCT rentrant à Bizerte le 5 mars 1948.

Du 6 au 24 avril, la 7ème DCT effectue un nouvel exercice commun avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin, rentrant à Bizerte le 26.  Le Chevalier Paul effectue ensuite une mission de surveillance dans le golfe de Syrte du 5 au 17 mai, faisant escale à Sfax du 18 au 23 mai avant d’effectuer une école à feux du 24 mai au 3 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 4 juin.

Après une sortie en compagnie du Vauquelin du 12 au 16 juin, le Chevalier Paul participe à un exercice commun avec le Vauquelin et l’Emile Bertin du 18 au 24 juin avant deux escales successives, à Sfax du 24 au 27 juin puis à Tunis du 29 juin au 2 juillet, rentrant le lendemain au port.

Le Chevalier Paul et le Vauquelin sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet 1948, sortant pour essais et remise en condition du 25 juillet au 17 août.

Le 20 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul passent à l’effectif de guerre et sort pour une mission de surveillance du 21 au 28 août. Elle devait rentrer à Bizerte mais elle reçoit l’ordre de gagner Sfax où elle charge des mines de guerre qu’elle mouille à la frontière entre la Tunisie et la Libye dans la nuit du 30 août au 1er septembre, couverts par le Tartu avant que les trois navires ne rentrent à Bizerte le 3 septembre.

A partir de cette date, la 7ème DCT maintient un contre-torpilleur chaudières allumées prêt à appareiller, ses deux compères étant en alerte à 6h.

CT Chevalier Paul
Caractéristiques Techniques de la classe Vauquelin

Déplacement : standard 2480 tW pleine charge normale 2634 tonnes surcharge 3120 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 129.30m longueur entre perpendiculaires 122.40m largeur maximum 11.69m (11.70m pour le Chevalier Paul 11.78m pour le Vauquelin) tirant d’eau sous les hélices en charge normale : 4.34m

Propulsion : deux turbines à engrenages Zoelly (Vauquelin) Rateau-Bretagne (Cassard) ou Parsons (Kersaint Tartu Maillé-Brézé Chevalier Paul) alimentées en vapeur Yarrow (sous licence Penhoët) dévellopant 64000ch et entrainant deux hélices tripales de 3.79m de diamètre.

Performances : vitesse maximale en service 36 noeuds (le record est détenu par le Cassard qui lors de l’essai à feux poussées à filé à 42.86 noeuds) distance franchissable moyenne : 3000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : installation en 1940/1941 d’un Asdic et en 1943/44 de plusieurs radars : un radar de navigation, un radar de veille combinée et deux radars de conduite de tir

Armement :

(configuration d’origine)  5 canons de 138mm modèle 1927 en affûts simples (deux avant et trois arrière), 4 canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples puis 4 canons de 37mm en deux affûts doubles modèle 1933, 4 mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles; sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme triple axiale et deux plate-formes doubles latérales; deux grenadeurs avec seize grenades; peuvent embarquer jusqu’à 50 mines

(configuration septembre 1948)  5 canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts simples modèle 1941; dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles; sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme triple axiale et deux plate-formes doubles latérales; deux grenadeurs avec une trentaine de grenades; 50 mines peuvent aussi être embarquées

Equipage : 230 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (24)

Le Maillé Brézé

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé à la mer

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé à la mer

Par le marché n°5268E du 17 octobre 1929, la construction du contre-torpilleur Da-14 est attribuée à la Société des Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire Penhoët.

-Le Da-14 ultérieurement baptisé Maillé-Brézé est mis sur cale le 9 octobre 1930 et lancé le 9 novembre 1931. Après une période d’achèvement à flot, le Maillé-Brézé quitte Saint-Nazaire le 12 septembre 1932 direction Lorient son port d’armement.

Les essais commencés dès la traversée Saint Nazaire-Lorient se déroulent sans réels incidents et le contre-torpilleur entre en phase de démontage dès le 7 novembre 1932.

Les remontages sont terminés le 24 janvier 1933 mais la surcharge des bassins de l’Arsenal retarde sa mise au sec, préalable à sa sortie de vérification qui à lieu à la fin du mois de février. Revenu à Lorient le 7 mars, son départ pour sa traversée longue durée est retardé par une avarie d’hélice. La clôture d’armement est prononcée le 6 avril et il quitte Lorient pour Brest le 11 avril 1933.

Rentré de Brest le 13 avril 1933, il appareille pour sa traversée de longue durée qui se résume à une traversée Lorient-Brest avec une participation aux exercices de la 2ème Escadre. Il rallie le port finisterien le 22 avril 1933.

Le 22 avril 1933, le contre-torpilleur Maillé-Brézé est admis au service actif au sein de la 2ème Escadre à Brest.

A son admission au service actif, le Maillé-Brézé est affecté à la 6ème DL qu’il compose avec le Bison et le Vauban, deux unités plus anciennes de classe Guépard.

Le 15 octobre 1933 est créé au sein de la 2ème Escadre un groupe de contre-torpilleurs, le Maillé-Brézé formant la 6ème DL avec le Lion mais seulement trois mois plus tard, en janvier 1934, cette division est formée par le Maillé-Brézé, le Kersaint et le Léopard.

Le 26 mars 1934, le Kersaint est admis au service actif ce qui permet à la 6ème DL de devenir une division homogène avec le Maillé-Brézé, le Vauquelin et donc le Kersaint.

Le 22 octobre 1934, la 6ème DL quitte définitivement Brest pour Toulon où elle arrive le 31 octobre après une escale à Casablanca du 25 au 29. La 6ème DL est alors rebaptisé 9ème DL et affecté au groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre.

Pour l’année d’instruction 1936-37, la composition de la 9ème DL évolue puisque la division est désormais composée du Maillé Brézé (Al), du Kersaint et du Cassard, la division étant intégrée à la 3ème Escadre Légère (nouvelle appellation du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre).

Après une fin d’année 1936 consacrée à un grand carénage (Maillé Brézé et Cassard à Toulon, Kersaint à Bizerte), la 9ème DL est affectée en janvier 1937 aux opérations au large de l’Espagne, la 9ème DL devant faire respecter la liberté de navigation menacée par les deux belligérants et leurs alliés.

Le 12 avril 1937 comme les autres DL armées de contre-torpilleurs, la 9ème DL devient 9ème DCT mais ce changement de nom se traduit par aucun changement de composition de la division qui va rester ainsi composée jusqu’au déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939.

Durant les deux mois de conflit (septembre-décembre 1939), le Maillé-Brézé va effectuer des escortes de convois, des missions de surveillance sans oublier un entrainement constant et de plus en plus intensif pour être prêt à faire face à une entrée en guerre de l’Italie.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Alors que le Kersaint est indisponible pour avarie, le Cassard et le Maillé-Brézé sortent pour un entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale en rade de Villefranche du 6 au 10 mars avant d’enchainer une école à feux et des lancements de torpilles du 11 au 17 mars allant mouiller aux salins d’Hyères.

Le 20 mars, le Kersaint réparé retrouve ses compères aux salins d’Hyères, les trois contre-torpilleurs effectuant une école à feux jusqu’au 24 mars, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division. Quittant Toulon le 30 mars, les trois contre-torpilleurs commencent cet entrainement par une école à feux du 30 mars au 8 avril puis après un ravitaillement à Toulon le 9 avril par un entrainement au combat antisurface du 10 au 15 avril suivit après un nouveau ravitaillement par un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 avril date à laquelle les trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Alors que le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique, le Maillé-Brézé et le Kersaint sortent pour une école à feux nocturne du 27 avril au 1er mai, date à laquelle ils vont mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 8 mai.

Le lendemain 9 mai, le Cassard les y rejoint pour un entrainement commun (combat antisurface, école à feux) du 9 au 18 mai. Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

Le Maillé-Brézé va à partir du 1er juin mouiller en grande rade pour entrainement au mouillage, une sortie à la mer étant prévue le 8 juin 1940.

Le 8 juin 1940 à  9.14, peu après un entrainement au lancement simulé de torpilles, une explosion secoue le Maillé-Brézé.

Une torpille de la plate-forme double bâbord s’est auto-allumée, la gargousse de poudre étant restée en place en dépit des consignes. La torpille chassée fonce droit devant, défonçant les cloisons légères. Le cône explosif qui n’était pas en place semble devoir limiter les dégâts mais le réservoir d’air comprimé sous l’effet de la chaleur explose, ravageant les superstructures et déclenchant un terrible incendie qui oblige le commandant, le CF Glottin à noyer les soutes avant de 138mm.

Plusieurs navires de la DP de Toulon  interviennent rapidement mais l’incendie ravage le navire qui pour ne rien arranger, s’enfonce sous l’effet des paquets d’eau envoyés par les navires de secours et finit par couler droit.

Le Maillé-Brézé sécoué par l'incendie. Au fond la presqu'ile de Saint Mandrier

Le Maillé-Brézé secoué par l’incendie. Au fond la presqu’ile de Saint Mandrier

Au total 34 marins ont été tués que ce soit par l’explosion, l’incendie ou la submersion du bâtiment qui est considéré comme irrécupérable. Le Maillé-Brézé est condamné le 17 octobre 1940 et l’épave relevée en février 1941 puis démantelée. Les obsèques des 17 marins morts à l’intérieur du navire feront l’objet d’un faste à la hauteur de l’émotion suscitée. La mémoire du contre-torpilleur sera perpétuée par un contre-torpilleur de classe Guépratte.

10-Contre-torpilleurs (23)

Le Tartu

Le contre-torpilleur Tartu

Le contre-torpilleur Tartu

La construction du Da-13 est attribuée par le marché n°5268D signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929.

-Le Tartu est mis sur cale le 14 septembre 1930 et lancé le 7 décembre 1931. Après la traditionnelle période d’achèvement à flot, il quitte Nantes le 28 juillet 1932 pour Lorient, son port d’armement.

Le programme d’essais est rondement mené du 4 au 26 août, entrant ensuite dans la traditionnelle phase de démontage et de modifications.

Du 24 novembre au 9 décembre, il sort pour les essais de bon fonctionnement après modifications avant d’embarquer munitions et torpilles à Brest et de revenir à Lorient.

La clôture d’armement est prononcée le 31 décembre 1932 et le 26 janvier 1933, le Tartu qui définitivement Lorient pour Toulon où il arrive le 7 février 1933.

Le 8 février 1933, le contre-torpilleur Tartu est admis au service actif au sein de la 1ère escadre

A son admission au service actif, le Tartu est affecté à la 5ème DL en surnombre en compagnie des contre-torpilleurs Gerfaut Aigle et Vautour.  Il est cependant indisponible de la fin du mois d’avril au début du mois de juillet pour démontages et visites de fin de garantie.

Le 14 septembre 1933, le Tartu est affecté à la 7ème DL en remplacement du Guépard, retrouvant dans cette division son sister-ship Cassard et l’Albatros. Le 29 septembre, le contre-amiral Laborde met sa marque sur le Tartu, le «Comte Jean» commandant les 5ème et 7ème DL.

Le 1er octobre 1934, la 7ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) devient 5ème DL alors que la 5ème DL (Gerfaut Albatros Aigle) devient 7ème DL. Le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre est renforcé par l’arrivée de Brest de la 6ème DL (Maillé-Brézé, Kersaint Vauquelin) qui devient la 9ème DL une fois arrivée à Toulon.

La composition de la 5ème DL évolue pour l’année d’instruction 1935-36, le Tartu étant désormais accompagné par le Chevalier Paul et le Cassard, le Tartu restant navire-amiral du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre, portant la marque du contre-amiral Ollive.

Pour l’année 1936-37, la 5ème DL qui est une composante de la 3ème Escadre Légère (nouveau nom du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre) est composée des contre-torpilleurs Tartu Vauquelin et Chevalier Paul.

Le Tartu comme les autres contre-torpilleurs de la 3ème EL va participer aux opérations au large de l’Espagne pour faire respecter la liberté de navigation menacée par les deux camps et leurs alliés.

Le 12 avril 1937, la 5ème DL est rebaptisée 5ème Division de Contre-Torpilleurs (5ème DCT) et sa composition va rester identique jusqu’au déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 soit Tartu Chevalier Paul et Vauquelin.

De septembre à décembre 1939, les trois contre-torpilleurs vont effectuer des escortes de convois et des missions de surveillance sans oublier de poursuivre l’entrainement avec écoles à feux, lancement de torpilles, entrainement au combat antisurface.

La 5ème DCT commence l’année 1940 par un entrainement du 7 janvier au 2 février, entrainement marqué par des mouillages aux Salins d’hyères du 16 au 21 et du 28 janvier au 1er février 1940, rentrant le lendemain à Toulon.

Le Tartu, le Vauquelin et le Chevalier Paul subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.

La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale du 27 mars au 14 mai, entrainement marqué par des escales à Calvi, Ajaccio, Port-Vendres et Marseille.

Le 21 mai, le Tartu et le Chevalier-Paul appareillent de Toulon quelques heures après le Chevalier Paul pour le poursuivre et l’empêcher d’atteindre Villefranche ce qu’ils échouent à faire, les deux contre-torpilleurs ayant la désagréable surprise de voir le Vauquelin déjà au mouillage le 23 mai.

La 5ème DCT reconstituée sert de but rapide aux sous-marins de la 5ème DSM (Espoir Pégase Monge) du 24 au 27 mai avant d’enchainer par une école à feux de jour comme de nuit du 28 mai au 5 juin, date de leur retour à Toulon.

Le Tartu et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 9 au 17 juin, faisant escale à Nice du 18 au 20 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 21 juin. Ils participent ensuite à la remise en condition du Vauquelin du 23 juin au 12 juillet. Le Tartu et le Chevalier Paul sont indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 au  30 juillet, sortant pour essais et remise en condition du 2 au 27 juin 1940 en compagnie du Vauquelin.

La 5ème DCT va alors sortir pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième larron de la division étant en grand carénage. Cet entrainement début à l’aube le 5 septembre et s’achève le 8 octobre quand la division rentre à Toulon.

Alors que le Vauquelin est en grand carénage, le Tartu et le Chevalier Paul quittent Toulon le 14 octobre pour aller mouiller aux salins d’Hyères du 15 au 27 octobre, sortant pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre avant de mouiller en baie d’Ajaccio à proximité de la base aéronavale d’Aspretto du 5 au 13 novembre 1940, anticipant sur l’aménagement d’un bassin pour une station navale.

Le 14 novembre, un hydravion torpilleur Latécoère Laté 298 de l’escadrille 3S6 basée à Aspretto envoie sa SOS suite à un problème moteur. L’hydravion amerrit dans le golfe de Sagone. Le Tartu qui était en alerte à deux heures appareille aussitôt pour retrouver l’hydravion le lendemain 15 novembre. Il le prend en remorque pour le ramener à la BAN d’Aspretto où il sera réparé et remis en service.

Reprenant la mer le 17 novembre, le Tartu et le Chevalier Paul effectuent une école à feux du 17 au 26 novembre avant une escale à Sète du 27 au 30 novembre avant de rallier Toulon le 1er décembre 1940.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour permissions de l’équipage jusqu’au 16 décembre quand les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 17 au 20 décembre et remise en condition du 21 décembre 1940 au 4 janvier 1941, date de leur retour à Toulon.

Après une école à feux du 7 au 11 janvier 1941, le Tartu navire-amiral de la 5ème DCT cède son pavillon au Chevalier Paul avant d’être échoué au bassin n°3 du Missiessy le 15 janvier 1941 où il succède au Vauquelin. Ce grand carénage est limité à une remise en état complète, la modernisation des capacités AA et ASM devant attendre le prochain grand carénage prévu en 1943/44.

Le 12 avril 1941, le Tartu quitte le bassin n°3 du Missiessy, étant remplacé par le Chevalier Paul dès le lendemain. Il sort pour essais du 13 au 17 avril avant sa remise en condition assurée par le Vauquelin et ce du 19 avril au 12 mai, date à laquelle le Tartu redevient navire-amiral de la 5ème DCT en remplacement du Vauquelin qui avait temporairement assuré ce rôle depuis le 12 avril 1941.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement au combat de nuit du 25 au 28 mai avant de faire escale à Sète du 29 mai au 4 juin puis d’enchainer par une école à feux du 5 au 12 juin, les deux navires rentrant à Toulon le 21 juin après une escale à Marseille du 13 au 20 juin 1941.

Alors que le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Tartu sort pour entrainement, sortant pour une école à feux du 23 au 27 juin puis pour un entraineement au mouillage de mines du 28 juin au 3 juillet.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 5 au 11 juillet, le Tartu sort pour une nouvelle école à feux du 12 au 18 juillet avant de participer du 20 juillet au 11 août 1941 à la remise en condition du Chevalier Paul en compagnie du Vauquelin. Il est ensuite indisponible du 12 au 31 août pour entretien et permissions de l’équipage, recevant une nouvelle DCA (six canons de 37mm en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm en affûts simples).

Le 31 août 1941, il  quitte Toulon pour gagner les salins d’Hyères où il retrouve le Vauquelin et le Chevalier Paul. Les trois navires de la 5ème DCT sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941. Ils vont s’y entrainer jusqu’au 30 novembre, quittant Dakar le 1er décembre, se ravitaillent à Casablanca le 5 décembre puis rentrent à Toulon le 10 décembre 1941, terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en vigueur : le Tartu et ses sister-ships Chevalier Paul et Vauquelin forment une nouvelle 7ème DCT, affectée à la 6ème Escadre Légère avec Bizerte comme port d’attache.

Le 4 janvier 1942, le Tartu, le Vauquelin et le Chevalier Paul quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.
La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche. Les trois navires de la 7ème Division de Contre-Torpilleurs vont manoeuvrer du 15 janvier au 20 février, date du retour des trois navires à Bizerte.

Le Tartu et le Vauquelin sortent pour entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale à Sfax à partir du 6 mars. Le lendemain, le Chevalier Paul «guéri» de ses avaries retrouve ses deux compères pour une remise en condition menée du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien, entrainement qui à lieu du 13 avril au 2 juin 1942.

La 7ème DCT quitte la Côte Française des Somalis le 2 juin, franchissent le canal de Suez le 6 juin, se ravitaillent à Alexandrie avant d’enchainer par une période de présence au Levant. Les trois contre-torpilleurs sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol (Chypre) du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta (8 canons de 138mm en quatre tourelles doubles).

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal qui l’occupe du 29 août au 31 octobre, rentrant à Bizerte le 3 novembre après avoir fait escale à Sfax, à La Valette, Tunis et Alger.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations. Le Tartu est ainsi indisponible jusqu’au 13 janvier quand il quitte Bizerte pour rallier Sfax le 15 janvier où il retrouve ses deux compères de la 7ème DCT. Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Egypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul s’entrainent ensemble jusqu’au 1er mars quand les trois navires arrivent à La Valette (Malte).

La division reprend la mer le 5 mars pour un entrainement au combat antisurface qui s’achève le 10 mars, date de leur arrivée à Alexandrie. La 7ème DCT va s’entrainer avec les destroyers britanniques, une joute nautiques de cinq jours du 12 au 17 mars quand les trois contre-torpilleurs et les quatre destroyers font escale à Haïfa.

La 7ème DCT qui devait repartir dès le 20 mars va rester jusqu’au 27 mars le temps que les émeutes s’apaisent. Le haut commissaire Sir Harold MacMichael félicitera les marins français par une lettre au contre-amiral Perrot, commandant de la 6ème EL.
La 7ème DCT est à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 7 juin au 1er juillet avec au programme mouillage de mines, école à feux et entrainement DAM.

Le Tartu et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 4 au 14 juillet, faisant escale à Tunis du 17 au 20 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain 21 juillet. Le Tartu est indisponible jusqu’au 13 août, sortant pour essais et remise en condition du 14 août au 3 septembre en compagnie du Vauquelin. La 7ème DCT sort au complet pour la remise en condition du Chevalier Paul du 4 au 23 septembre 1943.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires. Cet entrainement de division occupe le Tartu et ses deux compères du 1er octobre au 2 novembre avec des escales à Sfax et à Tunis.

Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, les croiseurs légers Jean de Vienne et La Marseille, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que plusieurs sous-marins.

Un défilé militaire à lieu également en ville avec des unités de l’armée de terre et des détachements des navires de la 6ème Escadre Légère y compris l’Emile Bertin alors en grand carénage. L’armée de l’air survole la ville avec les avions basés en Tunisie.

Le Tartu et le Chevalier-Paul sort pour entrainement de division du 16 novembre au 7 décembre, faisant escale à La Valette du 8 au 12 décembre, les deux navires rentrant à Bizerte le 13 décembre. Les deux navires sont indisponibles pour permissions de l’équipage du 14 décembre 1943 au 3 janvier 1944.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 4 au 7 janvier avant un entrainement commun du 8 au 18 janvier, rentrant le lendemain 19 janvier 1944 à Bizerte.

Le 20 janvier 1944, le Vauquelin est remis à flot, quittant le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah où il est remplacé par le Tartu le 21 janvier. En travaux à sec jusqu’au 24 mars, il subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités.

Sur le plan de l’armement, les canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq  affûts simples sous masque modèle 1941. La DCA est modernisée, les canons de 25mm sont remplacés par d’autres pièces de 37mm portant leur nombre à dix canons Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles. L’armement ASM est renforcée avec de nouvelles grenades légères plus nombreuses rendant le Vauquelin plus apte à des missions de lutte ASM.

Remis à flot le 24 mars 1944, le Tartu cède sa place au Chevalier Paul  Il sort pour essais du 25 au 28 mars et pour remise en condition du 30 mars au 17 avril, à chaque fois en compagnie du Vauquelin. Les deux navires rentrent à Bizerte le 22 avril après une escale à Alger du 18 au 21 avril 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement au mouillage de mines le 27 avril mais le mauvais temps annule l’exercice et pour ne rien arranger, les deux navires gênés par le mauvais temps entre en collision. Rentrés à Bizerte, ils sont indisponibles pour réparations jusqu’au 12 mai quand ils ressortent pour essais et remise en condition (avec une école à feux) et ce jusqu’au 22 mai date de leur retour à Bizerte.

Le Tartu et le Vauquelin sortent à nouveau pour un entrainement au mouillage qui se déroule cette fois sans incident du 1er au 6 juin, date à laquelle ils rallient le Levant et Beyrouth pour une mission de surveillance des côtes libanaises et syriennes suite à une avarie de l’aviso La Grandière.

Les deux navires vont ainsi se relayer dans cette mission menée en liaison avec les hydravions de surveillance Loire 130 de la 10R et les CAO-700M de la 14B. Le Tartu lui étant en mission de surveillance du 16 au 23 juin et du 2 au 9 juillet, date à laquelle les deux contre-torpilleurs après un ravitaillement regagnent la Tunisie, arrivant à Bizerte le 12 juillet 1944.

Du 20 juillet au 4 août 1944, le Tartu et le Vauquelin participent à la remise à condition du Chevalier Paul qui sortait de grand carénage.

Le Tartu et le Vauquelin sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 21 août avant de sortir pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 22 août au 8 septembre 1944.

Le 12 septembre 1944, le Tartu et ses compagnons de la 7ème DCT quittent Bizerte en compagnie des Mogador et du Volta de la 11ème DCT et du croiseur léger Emile Bertin pour un exercice de combat antisurface du 13 au 18 et du 23 au 30 septembre avec une escale à Sfax du 19 au 22 septembre.

Après une escale à Tunis du 1er au 6 octobre et à La Valette du 7 au 11 octobre, les cinq navires s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 octobre 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de la Tunisie du 23 octobre au 17 décembre, faisant escale à Sfax, à La Valette et à Tunis avant de rentrer à Bizerte.

Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier   au 5 février, le Tartu et ses compères de la 7ème DCT sortent pour un entrainement commun avec la 11ème DCT (Mogador Volta Hoche) et le croiseur léger Emile Bertin. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

Le Tartu participe ensuite à un entrainement de division du 16 février au 31 mars, faisant escale à Tunis du 1er au 7 avril avant de rentrer à Bizerte le 8 avril.

Après un entrainement avec les autres navires de sa division du 1er au 7 mai, le Tartu et les deux autres contre-torpilleurs de la 7ème DCT quittent Bizerte pour se positionner entre Sfax et Kerkena pour tenter d’intercepter l’Emile Bertin chargé de mines.

Ils échouent, le croiseur parvenant à mouiller ses mines puis à attaquer les dragueurs de mines sans que les contre-torpilleurs puissent l’intercepter.

Le Tartu s’entraine ensuite avec le Chevalier-Paul et le Vauquelin du 19 mai au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin, avant de rentrer à Bizerte le 1er juillet 1945.

Le Tartu sort pour une école à feux du 8 au 15 juillet, faisant escale à Tunis du 16 au 19 juillet avant de rentrer à Bizerte le lendemain 20 juillet. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juillet au 12 août, sortant pour essais et remise en condition du 13 au 31 août en compagnie du Vauquelin. Il participe ensuite avec le Vauquelin aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 3 au 23 septembre

La 7ème DCT sort alors pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre. La division va manoeuvrer au large des côtes de l’AOF du 12 octobre au 2 décembre, les trois contre-torpilleurs quittant Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Tartu l’étant du 15 au 21 janvier). L’état matériel de ces navires est jugé satisfaisant.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un école à feux du 16 au 20 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 février et un entrainement au combat antisurface du 2 au 13 mars, faisant une escale à La Valette du 14 au 17 mars avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 mars 1946.

Après une nouvelle école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne (2ème DC). Les deux divisions vont s’entrainer ensemble du 1er au 25 avril, rentrant à Bizerte le 27.

Le Tartu participe ensuite à un entrainement de division du 4 mai au 19 juin, faisant escale à Tunis du 20 au 27 juin, rentrant à Bizerte le 28 juin 1946.

Indisponible du 29 juin au 16 juillet, il sort pour essais et remise en condition du 17 juillet au 7 août en compagnie Vauquelin. Il participe ensuite aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 8 août au 2 septembre. Le Tartu et le Chevalier Paul participent aux essais et à la remise en condition du Vauquelin du 3 au 18 septembre 1946.

Le 23 septembre  1946, la 7ème DCT quitte Bizerte et retrouve en haute mer la 8ème DC (croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta) et la 4ème DCT (contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire), deux unités de la 4ème Escadre venue de Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn.
Les deux croiseurs légers et les six contre-torpilleurs s’entrainent ensemble du 23 septembre au 27 octobre. Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant huit mois. Le Tartu, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont manoeuvrer ensemble du 12 novembre au 26 décembre, faisant escale à Tunis.

Le Tartu et le Chevalier Paul sortent pour un entrainement de division du 10 janvier au 27 février, rentrant à Bizerte le lendemain 28 février 1947.

Le Tartu en rentrant à Bizerte est victime d’une avarie propulsion qui l’immobilise à l’entrée du lac obligeant un remorqueur à le dégager de l’accès du canal pour le quai des travaux de l’Arsenal de Sidi-Abdallah où il est indisponible du 28 février au 16 mars, sortant pour essais du 17 au 21 mars avant un entrainement en solitaire du 22 mars au 5 avril 1947.

Le 9 avril 1947, le Vauquelin est remis à flot et dès le lendemain le Tartu le remplace dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour des travaux de remise en état achevés le 15 juillet 1947 quand il est remis à flot et mouille au milieu du lac. Le Tartu et le Vauquelin sont à la mer du 16 au 19 juillet pour les essais puis du 21 juillet au 12 août pour la remise en condition.

Le Tartu seul contre-torpilleur disponible de la 7ème DCT sort pour une école à feu du 15 au 22 août, faisant escale à Tunis du 23 au 26 août avant de rentrer à Bizerte le 29 août. Il sort à nouveau pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 11 septembre puis pour un entrainement au mouillage de mines du 15 au 18 septembre, faisant escale à La Valette du 19 au 22 septembre, rentrant le 24 septembre à Bizerte.

Le Tartu et le Vauquelin sort pour entrainement de base du 1er au 12 octobre, rentrant à Bizerte le 13 octobre pour participer aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul. Les trois navires sortent pour les essais du dernier navire nommé du 16 au 19 octobre puis pour sa remise en condition du 21 octobre au 2 novembre 1947.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT sort pour entrainement avec le croiseur léger Emile Bertin. Après une escale à Sfax du 25 au 29 novembre, ils rentrent à Bizerte le 1er décembre 1947. La division sort à nouveau avec le croiseur léger Emile Bertin du 8 au 20 décembre, rentrant à Bizerte le 22 décembre.

Le Tartu sort en compagnie du Chevalier Paul pour une école à feux du 10 au 17 janvier 1948 avant de gagner Sfax le lendemain 18 janvier. Le 22 janvier, le Vauquelin réparé après une avarie mécanique retrouve ses compères au mouillage. La division reconstituée sort pour entrainement du 23 janvier au 3 mars, rentrant à Bizerte le 5 mars 1948.

Le Tartu est indisponible suite à un  problème de chaudière du 6 au 17 mars, sortant pour essais et entrainement du 18 au 30 mars, mouillant au milieu du lac de Bizerte le 31 mars à l’aube. Il enchaine ensuite par un entrainement commun à la 7ème, à la 11ème DCT ainsi qu’à l’Emile Bertin du 5 au 24 avril, rentrant à Bizerte le 26 avril 1948.

Après une courte période d’entretien à flot du 27 avril au 9 mai, le Tartu sort pour essais du 10 au 13 mai avant d’enchainer par une école à feux du 14 au 22 mai.  Après un ravitaillement à Bizerte le 23 mai, le Tartu qui joue cavalier seul effectue un entrainement au mouillage de mines du 24 au 28 mai avant une escale à Sfax du 29 mai au 3 juin 1948.

Il reste au mouillage à Bizerte du 4 au 21 juin, sortant pour entrainement du 22 juin au 3 juillet mais connait une nouvelle avarie en rentrant à Bizerte ce qui impose une indisponibilité pour entretien et réparations du 5 au 28 juillet sortant pour essais du 29 juillet au 3 août avant d’effectuer sa remise en condition en compagnie de l’Emile Bertin du 4 au 17 août. Les deux navires mouillent dans le golfe de Gabès du 18 au 25 août avant de rentrer à Bizerte le 27 août 1948.

Comme ses deux sister-ships, le Tartu passe à l’effectif de guerre le 28 août et appareille pour amariner les réservistes. Le 1er septembre 1948, il couvre le retour du Vauquelin et du Chevalier Paul qui venaient de mouiller des mines à la frontière tuniso-libyenne. La 7ème DCT rentre à Bizerte le 3 septembre et à partir de cette date maintien un navire prêt à appareiller et les deux autres en alerte à 6h.

10-Contre-torpilleurs (22)

Le Cassard

Le contre-torpilleur Cassard du temps où il était intégré à la 9ème DL

Le contre-torpilleur Cassard du temps où il était intégré à la 9ème DL

La construction du Da-12 est attribuée par le marché n°5268C signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929.

-Le Da12 ultérieurement baptisé Cassard est mis sur cale le 12 novembre 1930, lancé le 8 novembre 1931 puis subissant une période d’achèvement à flot à Nantes.

Le 9 août 1932, il quitte Nantes pour Lorient, le port d’armement des six contre-torpilleurs de classe Vauquelin, arrivant à destination le lendemain.

Le programme d’essais est rondement mené, la clôture d’armement est prononcé  le 15 septembre et dès le 3 octobre, le Cassard rentre en période de démontages.

Malheureusement, lors d’une sortie d’essais le 13 décembre 1932, il est victime d’une avarie ce qui l’oblige à revenir à son chantier constructeur pour des réparations estimées à six mois.

Les réparations terminées, le Cassard rallie Lorient le 8 septembre puis Brest le 13 septembre pour charger ses torpilles avant de réaliser sa traversée de longue durée.

Armé définitivement le 20 septembre 1933, il appareille pour sa traversée de longue durée le 23 septembre, faisant escale à Casablanca et à Alger avant de rallier Toulon le 6 octobre 1933.

Le 7 octobre 1933, le contre-torpilleur Cassard est admis au service actif au sein de la 1ère escadre

A son admission au service actif, le Cassard forme la 7ème Division Légère (7ème DL) en compagnie de son sister-ship Tartu et de l’Albatros.

Il est placé en position de complément durant l’année d’instruction 1934-35 (1er octobre 1934 au 30 septembre 1935) remplacé au sein de la 7ème DL par son sister-ship Chevalier Paul. Cela ne signifie pas qu’il reste à Toulon, sortant régulièrement pour entrainement.

Il est réarmé pour l’année d’instruction 1935-1936, intégrant la 5ème DL qu’il forme avec ses sister-ships Tartu et Chevalier Paul.

Cette appartenance est éphémère car pour l’année d’instruction 1936-37 il intègre la 9ème DL où il retrouve le Maillé-Brézé et le Kersaint, la 9ème DL étant l’une des divisions de la 3ème Escadre Légère.

Comme tous les autres contre-torpilleurs basés à Toulon,  le Cassard participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

Le 1er octobre 1937, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT prennent l’effectif de la disponibilité armée, en principe pour la durée de l’année d’instruction 1937-38 (1er octobre 1937 au 30 septembre 1938).

Après quelques sorties à effectifs réduits, les contre-torpilleurs de cette division rentrent en grand carénage. Le Cassard arrive à l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 13 janvier 1938 pour presque six mois de travaux, revenant à Toulon à la mi-juin.

La dégradation de la situation internationale (crise des Sudètes) accélère le réarmement de la 9ème DCT qui est réalisé début septembre alors qu’il n’était prévu que le 1er octobre 1938. Les contre-torpilleurs sont armés à effectifs de guerre avant de revenir à l’effectif de temps de paix au début du mois d’octobre.

Le 1er juillet 1939 est créée la Flotte de la Méditerranée. Placée sous le commandement de l’amiral Ollive qui à mis sa marque sur le cuirassé Provence, cette grande entité est organisée en quatre escadres.

La 2ème Escadre basée à Toulon regroupe les vieux cuirassés  Lorraine Bretagne au sein de la 2ème DL accompagnés par les torpilleurs de la 1ère flottille.

La 3ème Escadre basée à Toulon regroupe deux «sous-escadres» avec la 1ère Escadre de Croiseurs composée de la 1ère DC (Algérie Foch Dupleix) et de la 2ème DC (Duquesne Tourville Colbert) et la 3ème Escadre Légère composée de trois divisions de contre-torpilleurs la 5ème DCT, la 7ème DCT et la 9ème DCT ( Maillé Brézé_navire amiral de la 3ème escadre légère_ Kersaint Cassard).

On trouve également la 4ème Escadre basée à Bizerte avec la 3ème DC (La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière) la 1ère DCT : contre-torpilleurs Vauban Lion Epervier la 3ème DCT contre-torpilleurs Guépard Valmy Verdun, la 11ème DCT : contre-torpilleurs Milan et Bison plus hors-rang le croiseur léger Emile Bertin et la 6ème Escadre à Oran avec le contre-torpilleur Lion, les torpilleurs Bordelais L’Alcyon et     Trombe et douze sous-marins.

Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, la 9ème DCT est toujours composée des même navires, navires qui vont mener des missions de surveillance et d’escorte de convois en dépit du fait qu’ils n’étaient bien équipés pour une la dernière mission nommée.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Alors que le Kersaint est indisponible pour avarie, le Cassard et le Maillé Brézé sortent pour un entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale en rade de Villefranche du 6 au 10 mars avant d’enchainer une école à feux et des lancements de torpilles du 11 au 17 mars allant mouiller aux salins d’Hyères.

Le 20 mars, le Kersaint réparé retrouve ses compères aux salins d’Hyères, les trois contre-torpilleurs effectuant une école à feux jusqu’au 24 mars quand ils rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division mené du 30 mars au 21 avril, date à laquelle les  trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Le Cassard est victime d’une avarie mécanique sur sa turbine HP tribord, étant indisponible du 22 avril au 4 mai, sortant pour essais du 5 au 8 mai avant de rallier les salins d’Hyères le 9 mai où le contre-torpilleur retrouve ses compères de la 9ème DCT. Les trois-contre-torpilleurs sortent alors pour un entrainement commun du 9 au 18 mai.  Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

Le 8 juin 1940, le Maillé Brézé est détruit accidentellement par une torpille alors qu’il était mouillé en grande rade à Toulon. La 9ème DCT se retrouve donc limitée à deux navires, le Kersaint reprenant le pavillon de navire-amiral de la division.

Le Cassard et le Kersaint sortent pour entrainement du 12 au 20 juin sans leurs tubes lance-torpilles qui ont été débarquées pour inspection et modification. Après un  mouillage aux salins d’Hyères du 21 au 27 juin, les deux contre-torpilleurs s’entrainent jusqu’au 6 juillet, rentrant à Toulon le 10 juillet après une escale à Sète du 7 au 9 juillet.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juillet au 1er août, sortant pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 6 au 23 août avec cette fois leurs tubes lance-torpilles. Ils rentrent à Toulon le 24 août 1940.

Le 1er septembre 1940, décision est prise de détacher à Casablanca la 9ème DCT pour renforcer la surveillance des côtes du Maroc. Les deux contre-torpilleurs quittent Toulon le 2 septembre et arrivent à leur nouveau port d’attache Casablanca le 7 septembre. Ils vont être déployés dans la région jusqu’au 10 janvier 1941 quand la décision est prise de redéployer à Toulon la 9ème DCT.

Le Cassard et le Kersaint quittent le Maroc le 11 janvier pour rallier Toulon le 15 janvier. Ils sont indisponibles jusqu’au 2 février, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 27 février 1941.

Le Cassard et le Kersaint sortent pour un nouvel entrainement de division du 5 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Propriano du 28 au 31 mars puis à Port-Bouc du 1er au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 8 avril 1941.

Le Cassard est victime d’une avarie qui le rend indisponible pour entretien du 9 au 20 avril, sortant pour essais et remise en condition du 21 avril au 3 mai. Le lendemain, il quitte Toulon, retrouvant au large d’Ajaccio le Kersaint venu d’Alger.

La 9ème DCT ainsi reconstituée manoeuvre du 5 au 12 mai, faisant escale ensuite à Bastia du 13 au 17 mai, à Nice du 18 au 21 mai, mouille aux salins d’Hyères du 22 au 27 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 28 mai 1941.

La 9ème Division de Contre-Torpilleurs va mouiller en rade de Villefranche du 5 au 17 juin avant de sortir pour un entrainement du 18 juin au 10 juillet avec une escale à La Ciotat du 27 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 11 juillet 1941.

Le Kersaint en grand carénage, le Cassard après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 11 au 31 juillet sort pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 7 au 27 août, rentrant à Toulon le 1er septembre après une escale à Calvi du 28 au 31 août.

Le Cassard effectue une série de missions de présence et de surveillance dans le golfe de Gênes en raison de l’accroissement des mouvements de la Regia Marina. Quittant Toulon le 7 septembre, le contre-torpilleur effectue une première mission de surveillance du 7 au 13 septembre avant une escale à Nice du 14 au 17 septembre.

Une deuxième mission de surveillance à lieu du 18 au 25 septembre avant une escale à Bastia du 26 au 28 septembre, escale qui est suivie par une troisième mission de surveillance du 29 septembre au 5 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain 6 octobre.

Le 8 octobre 1941, le Kersaint quitte le bassin n°3 du Missiessy après presque trois mois de travaux et dès le lendemain 9 octobre, le Cassard lui succède pour des travaux qui vont l’immobiliser jusqu’au 30 décembre. Comme son sister-ship Kersaint, le Cassard subit une remise en état et une modernisation de sa DCA.

Il troque ainsi ses canons de 37mm modèle 1933 (deux affûts doubles) et ses mitrailleuses de 13.2mm (deux affûts doubles) contre trois affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40  en affûts simples. Des radars et un Asdic sont installés tout comme un système performant de ravitaillement à la mer.

Le 30 décembre 1941, le Cassard est donc remis à flot après près de trois mois de travaux. Il sort pour essais du 31 décembre au 3 janvier avant remise en condition du 4 au 21 janvier 1942.

Le 1er janvier 1942 dans le cadre de la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs, le Kersaint forme avec le Cassard une nouvelle 8ème DCT, affectée en Manche avec Dunkerque pour port d’attache.

Le 22 janvier 1942, la nouvelle 8ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 26 janvier, relâche à Lisbonne du 28 janvier au 2 février, se ravitaille à Brest le 5 février avant de rallier Cherbourg le 6 février 1942, base provisoire en attendant que les installations de Dunkerque soient prêtes.

Le Cassard et le Kersaint effectuent une école à feux du 9 au 15 février puis après ravitaillement le 16 février rallie Le Havre le 18 février où ils retrouvent la 1ère DCT (Jaguar et Chacal) pour un exercice commun du 19 février au 25 mars, les deux divisions se séparant alors, la 8ème DCT rentrant à Cherbourg le 26 mars 1942..

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine officialise la création de l’Escadre Légère du Nord (ELN) et l’activation de la station navale de Dunkerque qui bénéficie du soutien de la base aéronavale de Calais-Marck. Le Cassard est le navire-amiral de l’ELN en attendant la mise en service (encore assez lointaine) du croiseur léger prévu comme navire-amiral……….. .

La 8ème DCT quitte Cherbourg le 29 mars 1942 et rallie son nouveau port d’attache le lendemain 30 mars. Les deux contre-torpilleurs ressortent dès le lendemain pour un entrainement de base jusqu’au 6 avril quand les deux navires rentrent à Dunkerque.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 30 avril, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 1er au 4 mai avant remise en condition. Ils enchainent par un entrainement du 5 au 23 mai 1942.

Le 1er juin, les deux contre-torpilleurs appareillent de Dunkerque pour effectuer une tournée en mer du Nord. Le Cassard et le Kersaint effectuent une escale à Ostende du 2 au 6 juin, à Zeebruge du 7 au 11 juin, Anvers du 12 au 15 juin, Rotterdam du 17 au 21 juin, Oslo du 23 au 25 juin, Newcastle du 27 au 30 juin, Londres du 2 au 5 juillet, Douvres du 6 au 9 juillet avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 juillet 1942.

Le Cassard sort pour entrainement du 16 juillet au 3 août avant d’être indisponible du 5 au 29 août 1942, effectuant ses essais et sa remise en condition en compagnie du Kersaint du 30 août au 20 septembre, les deux navires rentrant à Dunkerque le lendemain.

Du 29 septembre au 5 octobre, les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT effectuent un entrainement commun avec le cuirassé Jean Bart et ses torpilleurs d’escorte Opiniâtre et Aventurier, les cinq navires faisant escale à Cherbourg avant de se séparer le 9 octobre, les contre-torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La 8ème DCT quitte Dunkerque le 15 octobre pour un entrainement de division au large de la Belgique. Il était prévu que le Corps Naval Belge participe à cet exercice mais au final sa participation à été annulée pour des raisons de politique intérieure.

Cet entrainement à lieu du 15 octobre au 28 novembre, rentrant à Dunkerque le 5 décembre après une escale à Calais du 29 novembre au 4 décembre, les contre-torpilleurs ayant également relâché à Douvres du 23 au 26 octobre. La 8ème DCT termine l’année par un entrainement du 8 au 21 décembre, rentrant à Dunkerque le lendemain.

Le Cassard commence l’année 1943 par un entrainement de division en compagnie du Kersaint, entrainement qui l’occupe du 7 janvier au 24 février, rentrant à Dunkerque le lendemain après avoir fait escale au Havre (28 janvier au 4 février et du 5 au 8 février).

Le Cassard sort pour un entrainement au combat antisurface du 27 février au 3 mars puis après une escale à Dieppe du 4 au 6 mars enchaine par un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 14 septembre, rentrant à Dunkerque le 15 septembre 1943. Il participe ensuite à la remise en condition du Kersaint du 18 au 25 mars avec notamment une école à feux.

Le 28 mars 1943 dans la soirée, la 8ème DCT accueille au large de Dunkerque les contre-torpilleurs Jaguar Chacal et Léopard de la 1ère DCT venue de Brest. Les deux divisions vont s’entrainer du 31 mars au 27 avril, faisant escale à Dunkerque du 27 au 30 avril avant que les deux divisions se séparent.

La 8ème DCT sort pour un nouveau entrainement de division du 10 mai au 26 juin avec une participation belge du 23 mai au 9 juin, les deux contre-torpilleurs ayant fait escale à Ostende du 17 au 22 mai, Anvers du 28 au 31 mai, Calais du 10 au 12 juin et enfin Le Havre du 27 au 30 juin avant de rentrer le lendemain à Dunkerque.

Le Cassard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet avant remise en condition du 31 juillet au 16 août. Il participe ensuite à la remise en condition du Kersaint du 22 août au 4 septembre 1943.

Du 10 septembre au 15 octobre, la 8ème DCT exécute un exercice commun avec la 3ème et la 6ème DCT venues de Brest. Après une école à feu du 22 au 30 octobre, les deux contre-torpilleurs effectuent une escale à Zeebruge du 31 octobre au 2 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 3 novembre.

Le 8 novembre 1943, les contre-torpilleurs de la 8ème DCT et les torpilleurs légers de la 5ème DT accueillent à Dunkerque la 1ère DCT venue de Brest pour un entrainement commun du 9 novembre au 10 décembre, faisant une escale commune à Dunkerque jusqu’au 15 décembre, les contre-torpilleurs brestois quittant le Nord le lendemain.

Le Cassard et le Kersaint sont ensuite en entretien à flot du 20 décembre 1943 au 4 janvier 1944, sortant pour essais du 5 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 9 au 22 janvier, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 janvier après une escale à  Douvres du 23 au 26 janvier.

Le Cassard et le Kersaint effectuent ensuite un nouvel entrainement de division du 22 février au 26 mars, participant notamment à la remise en condition de deux sous-marins britanniques et faisant escale à Chatham du 13 au 16 mars. Les deux navires sont de retour à Dunkerque le 27.

Le Cassard est indisponible suite à une avarie de turbine du 28 mars au 18 avril, retrouvant le même jour au large de Dunkerque le Kersaint. Alors que le Cassard attend au mouillage, le Kersaint va se ravitailler avant de participer aux essais du 18 au 21 avril puis à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai 1944.

La 8ème Division de Contre-Torpilleurs sort pour entrainement du 12 mai au 2 juin, faisant escale à Dieppe du 3 au 7 juin avant de rentrer à Dunkerque le 8 juin 1944.

Alors que le Kersaint est en grand carénage, le Cassard sort pour entrainement du 14 au 23 juin, faisant escale à Dieppe du 24 au 27 juin enchainant par une école à feux du 28 juin au 3 juillet, rentrant à Dunkerque le 4 juillet 1944.

Il est indisponible du 5 au 26 juillet pour entretien courant et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 27 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 2 au 22 août. Il rentre à Dunkerque le 27 août après une escale à Anvers du 23 au 26 août 1944.

Le Cassard sort pour un entrainement au mouillage de mines du 1er au 5 septembre puis après un ravitaillement à Dunkerque le 6 septembre enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 septembre et par une école à feux du 19 au 24 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 25 septembre 1944.

Après une école à feux et des lancements de torpilles du 29 septembre au 2 octobre, le Cassard quitte Dunkerque le 3 octobre pour rallier Cherbourg le lendemain 4 octobre. Mouillant en grande rade, il retrouve le Kersaint remis à flot le même jour, sortant pour essais  du 5 au 8 octobre avant un stage de remise en condition du 10 au 27 octobre.

Le 30 octobre 1944, le Cassard est échoué dans le même bassin que le Kersaint pour des travaux identiques à ceux subit par son compère de la 8ème DCT.  Il est remis à flot le 15 février 1945, retrouvant le Kersaint avec lequel il sort pour essais du 16 au 19 février puis pour remise en condition du 21 février au 13 mars.

Après des travaux à flot du 15 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs quittent Brest pour Dakar, faisant escale à Casablanca pour se ravitailler le 31 mars, les deux navires arrivant à destination le 5 avril 1945. Ils vont s’y entrainer jusqu’au 27 mai, faisant escale à Dakar du 28 au 31 mai avant de quitter l’AOF pour escorter les sous-marins jusqu’à Mers-El-Kébir où ils arrivent le 7 juin 1945.

La 8ème DCT quitte l’Algérie le 8 juin, relâche à Casablanca pour ravitaillement du 11 au 13 juin, à Brest du 16 au 18 juin avant de rentrer à  Dunkerque le 19 juin 1945.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien courant et permissions de l’équipage du 20 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant un stage de remise en condition du 18 juillet au 7 août 1945.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de division en Manche et en mer du Nord du 14 août au 27 septembre, faisant escale à Douvres, à Calais, à Boulogne et à Zeebruge du 28 au 30 septembre avant de rentrer à Dunkerque le 1er octobre

Après un duel antisurface contre le Kersaint le 10 octobre, le Cassard et son compère participent à un entrainement de division du 16 octobre au 20 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 21 novembre 1945.

Les deux navires subissent une période d’entretien à flot consacrée à l’artillerie et à l’électronique embarquée du 22 novembre au 9 décembre, sortant pour essais du 10 au 13 décembre avant un stage d’entrainement à la mer du 14 au 24 décembre avec notamment une école à feux menée entièrement au radar.

Le 5 janvier 1946, la 8ème DCT entame son premier entrainement de division de l’année. Ce cycle d’entrainement va occuper les deux contre-torpilleurs jusqu’au 17 février, ralliant Dunkerque le lendemain.

Le Cassard sort pour une école à feux du 21 au 27 février puis après une escale à Boulogne du 28 février au 2 mars, enchainent par un entrainement au combat antisurface du 3 au 13 mars, un entrainement au mouillage de mines du 15 au 18 mars et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 24 mars. Le lendemain 25 mars, il retrouve à la mer le Kersaint pour un stage de remise en condition du 25 mars au 19 avril, date du retour des deux navires au quai Ronar’ch.

Du 27 avril au 7 juin, le Cassard et le Kersaint sortent pour un nouvel entrainement de division marqué par une participation néerlandaise (sous-marins) et britanniques (avions) avec des escales à Anvers et à Chatham.

Le Cassard sort pour entrainement du 13 juin au 2 juillet avec une escale à Zeebruge du 23 au 26 juin avant une période d’indisponibilité pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 3 au 25 juillet, sortant pour  essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 19 août, le tout en compagnie du Kersaint. Le Cassard effectue une école à feux du 23 au 27 août avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 28 août.

Du 1er au 25 septembre, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de division avant d’accueillir au large de Dunkerque le croiseur Waldeck-Rousseau qui devient navire-amiral de l’ELN en remplacement du Cassard.

Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour exécuter la deuxième partie de l’entrainement de division du26 septembre au 15 octobre, date à laquelle les deux navires rentrent à Dunkerque.

Le Cassard et le Kersaint sont à nouveau à la mer du 22 au 29 octobre pour une école à feu qui se double de lancements simulés de torpilles et d’entrainement au bombardement littoral contre les défenses de la région. Les deux navires sont ensuite en escale à Zeebruge du 30 octobre au 3 novembre rentrant le 4 novembre à Dunkerque.

Le 5 novembre 1946, le croiseur léger Waldeck-Rousseau quitte Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour un entrainement combiné en mer du Nord, entrainement qui s’achève le 18 novembre quand les trois navires rentrent à Dunkerque.

Le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique du 21 au 29 novembre, sortant pour essais du 30 novembre au 2 décembre avant d’entamer un cycle d’entrainement.

Alors que le Kersaint est en grand carénage, le Cassard sort pour un cycle complet d’entrainement jusqu’au 25 décembre avant une période d’indisponibilité pour permissions de l’équipage du 26 décembre 1946 au 19 janvier 1947, sortant pour essais du 20 au 23 janvier avant remise en condition du 24 janvier au 7 février 1947.

Après une école à feux du 10 au 15 février, le Cassard quitte Dunkerque le 16 février pour rallier Cherbourg le 17 février. Il entre ensuite en grand carénage, étant échoué au bassin du 19 février au 21 mai 1947.

Le Cassard va réaliser ses essais du 22 au 25 mai puis sa remise en condition du 27 mai au 17 juin en compagnie du Kersaint, les deux navires rentrant à Dunkerque le 22 juin après une escale au Havre du 18 au 21 juin 1947.

Le Cassard sort pour une école à feux du 25 juin au 3 juillet puis après une escale à Calais du 4 au 6 juillet, effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 14 juillet.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 13 août, sortant pour essais du 13 au 17 août et pour remise en condition du 19 au 31 août, le tout en compagnie du Kersaint.

Du 3 au 13 septembre 1947, le Cassard s’entraine à la lutte ASM contre le sous-marin Brumaire, retrouvant le même jour à Calais son sister-ship Kersaint. Les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT sortent ensemble pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 22 septembre 1947.

Le 27 septembre 1947, le Waldeck-Rousseau sort avec la 8ème DCT et la 5ème DT pour une importante série de manoeuvres automnales baptisées «Noroit» qui vont occuper les différentes divisions jusqu’au 30 novembre 1947 avec la participation de navires britanniques et de navires néerlandais. Ils font notamment escale à Chatham, Dunkerque et Anvers. Le Cassard et le Kersaint terminent l’année par un nouvel exercice du 3 au 23 décembre.

Le Cassard et le Kersaint subissent une période d’entretien à flot commun du 3 au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier puis pour remise en condition du 23 janvier au 15 février, date à laquelle ils rentrent à Dunkerque.

Le 20 février 1948, la 8ème DCT et la 5ème DT accueillent la 6ème DCT venue de Brest pour une importante série de manoeuvres au large de la Normandie jusqu’au 27 mars avec des escales à Boulogne, Le Havre et enfin Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrant dans leurs ports respectifs, la 8ème DCT rentrant le lendemain à Dunkerque.

Du 8 avril au 31 mai, le Cassard et le Kersaint sortent pour un entrainement de division en mer du Nord avec une escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 23 au 26 juin et pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet 1948. La 8ème DCT sort pour un entrainement antisurface du 17 au 24 juillet puis pour école à feu du 26 au 31 juillet.

Du 1er au 10 août, la 8ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Waldeck-Rousseau, les  trois navires se ravitaillant auprès du Blavet, un pétrolier-caboteur qui les accueille à Boulogne pour une escale du 11 au 14 août. Ils rentrent à Dunkerque le 15 août 1948.

Le 21 août,  les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT passent à l’effectif de guerre. A partir de ce jour, un des deux contre-torpilleurs à une partie de ses chaudières sous pression pour un appareillage en urgence.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feu du 22 au 28 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre.

A l’annonce de l’attaque allemande contre le Danemark et la Norvège le 5 septembre, le Waldeck-Rousseau appareille de Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour une patrouille dans le détroit du Pas de Calais.

10-Contre-torpilleurs (20)

E-Contre-torpilleurs classe Vauquelin

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé

Avant propos

Comme je l’ai déjà mentionné plutôt, la marine nationale est en piteux état à la sortie du premier conflit mondial, frappée par une crise matérielle et morale sans précédent notamment en raison du fait qu’elle à du mener un conflit sans avoir les moyens réellements adaptés et que ses sacrifices ont été éclipsés par ceux de l’armée de terre.

Quand le premier conflit mondial éclate, la Royale était en pleine expansion avec l’ambitieux programme de 1912 mais une France épuisée par quatre ans de conflit ne peux plus se permettre de posséder 28 cuirassés.

De plus le traité de Washington à drastiquement limité les constructions de cuirassés et de croiseurs de bataille, la France se retrouvant à parité avec l’Italie.

La marine nationale aiguillonné par la rivalité franco-italienne va concentrer ses efforts et ses moyens sur les unités légères, les croiseurs et surtout les contre-torpilleurs, ces navires rapides et puissants conçus pour des raids courts et brutaux contre les lignes de communication italiennes notamment entre la péninsule, ses îles et l’Africa Settentrionale Italiana (ASI), la Libye actuelle.

Les premières tentatives sont décevantes qu’il s’agisse des contre-torpilleurs de type Jaguar ou des torpilleurs Bourrasque/L’Adroit mais peu à peu le STCN apprend de ses erreurs pour aboutir à des navires de plus performants connus sous le vocable de «quatre tuyaux» en référence à leurs quatre cheminées qui groupées deux par deux leur donnaient une allure élégante et racée.

Après les six Guépard, les quatre Aigle et les deux Milan, le STCN planche sur un nouveau type de contre-torpilleur.

Sur le plan technique, les futurs contre-torpilleurs de classe Vauquelin sont assez semblables aux Aigle au moins pour leurs spécifications de base par exemple pour ce qui est de l’artillerie principale _5 canons de 138mm en affûts simples sous masque_.

Ils intègrent cependant un certain nombre de différences par exemple en ce qui concerne leur batterie lance-torpilles qui passe de six à sept tubes avec une plate triple axiale installée entre le rouf arrière et le canon de 138mm n°3 et deux plate-formes doubles latérales installées juste en arrière de la cheminée n°2. Les contre-torpilleurs de la tranche 1929 voit aussi l’intégration d’une poupe en cul de poule en lieu et place d’une poupe en sifflet afin de faciliter  le mouillage de mines.

Les plans définitifs sont approuvés par le ministre le 21 novembre 1928.

A l’origine les navires succédant aux Aigle/Milan (deux classes différentes mais votée à la même tranche) devaient être financées à la tranche 1928 mais les parlementaires soulignent que l’Arsenal de Lorient à l’été 1928 n’à pas encore mis sur cale les Milan et Epervier. Aucune construction neuve n’est donc accordée au titre de la tranche 1928, les nouveaux contre-torpilleurs seront financés à la tranche 1929.

Cette dernière votée le 29 mars 1929 finance la construction de six contre-torpilleurs qui porteront tous le nom de grands marins français (Vauquelin Kersaint Cassard Tartu Maillé-Brézé Chevalier Paul) qui en raison de la surcharge de l’Arsenal de Lorient seront tous construits par les chantiers navals privés.

Le Vauquelin

Le Vauquelin à la mer

Le Vauquelin à la mer

Administrativement parlant, la construction d’un bâtiment ne commence par à la date de sa mise sur cale ni même à la date de sa mise en chantier mais dès la notification des marchés. En l’occurence pour le Vauquelin le 17 octobre 1929 quand est signé le marché 5268A entre la marine et les Ateliers et Chantiers de France sis à Dunkerque.

-Le Vauquelin est mis sur cale le 13 mars 1930 aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque. Il est lancé le 29 septembre 1932, cette date tardive s’expliquant par l’habitude prise par les chantiers dunkerquois de lancer des navires pour ainsi dire achever. Lors de sa mise à l’eau, l’ex Da-10 est ainsi achevé à 96% alors que ses sister-ships ne le sont qu’à 63 ou 64%.

Voilà pourquoi dès le 13 décembre 1932, le Vauquelin quitte Dunkerque pour Cherbourg. Il gagne ensuite Lorient, son port d’armement. Les essais se passent normalement sans réelles avaries jusqu’au 16 novembre 1933 quand il est sérieusement endommagé par un échouage alors qu’il rentrait à Lorient. Auparavant la clôture d’armement du Vauquelin avait été prononcée le 3 novembre 1933.

Le contre-torpilleur quitte Lorient le 23 février 1934 pour sa traversée de longue durée qui l’amène en Normandie et dans le sud de la Grande Bretagne avant un retour à Lorient le 3 mars 1934.

A son admission au service actif, le Vauquelin est affecté à une 6ème DL formée avec ses sister-ships Maillé-Brézé et Kersaint. Cette division de la 1ère Escadre quitte Brest le 22 octobre pour Toulon où ils arrivent le 31 octobre 1934, la 6ème DL devenant la 9ème DL avec le Maillé-Brézé comme navire chef de division.

A partir de 1936, le Vauquelin est intégrée à la 5ème DL, une des quatre divisions de contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère, division qu’il forme avec ses sister-ships Tartu et Chevalier Paul.

Comme la quasi-totalité de la marine nationale à l’époque, le Vauquelin va participer aux événements d’Espagne pour tenter d’éviter l’extension du conflit en faisant respecter la liberté de navigation dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Le 13 avril 1937, la 5ème DL devient 5ème DCT mais sa composition reste identique tout comme ses missions qui d’ailleurs perturbe significativement l’entrainement des équipages.

Quand éclate la guerre de Pologne le 3 septembre 1939, le Vauquelin appartient toujours à la 5ème DCT avec toujours les même compères à savoir le Tartu (Al) et le Chevalier Paul.

La division reste basée à l’issue du conflit à Toulon au sein de la 3ème Escadre Légère. La tensions est redescendue d’un cran mais cela n’empêche pas les trois contre-torpilleurs d’être toujours aussi actifs. L’entrainement est poussé au maximum pour obtenir un outil militaire aussi affuté que possible.

La 5ème DCT sort pour la première fois de l’année 1940 du 7 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant de mouiller aux Salins d’Hyères du 16 au 21 janvier pour des exercices au mouillage. Ils enchainent par une école à feu du 22 au 27 janvier, mouillant à nouveau aux salins du 28 janvier au 1er février, rentrant le lendemain 2 février 1940 à Toulon.

Le Vauquelin, le Tartu et le Chevalier Paul subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.
La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale. Après une école à feux du 27 mars au 3 avril, les trois contre-torpilleurs font escale à Calvi du 4 au 7 avril puis enchainent par un raid amphibie contre le port d’Ajaccio et ce du 8 au 10 avril.

Après une escale dans la ville natale de Napoléon du 11 au 15 avril, le Vauquelin accompagné par le Tartu et le Chevalier Paul effectuent un entrainement au combat de nuit du 16 au 20 avril, faisant alors escale à Port-Vendres.

Reprenant la mer le 25 avril 1940, les trois lévriers des mers effectuent un entrainement au combat antisurface jusqu’au 1er quand ils arrivent à Marseille pour une semaine d’escale jusqu’au 8 mai, reprenant la mer le lendemain pour une école à feux du 9 au 14 mai, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le 21 mai, le Vauquelin appareille seul de Toulon pour entrainement suivit quelques heures plus tard par ses deux compères de la 5ème DCT, le Tartu et le Chevalier Paul devant retrouver et détruire le Vauquelin avant qu’il n’atteigne Villefranche ce qu’ils échouent à faire, les deux contre-torpilleurs ayant la désagréable surprise de voir le Vauquelin déjà au mouillage le 23 mai.

La division reconstituée sert de but rapide aux sous-marins de la 5ème DSM (Espoir Pégase Monge) du 24 au 27 mai avant d’enchainer par une école à feux de jour comme de nuit du 28 mai au 5 juin, date de leur retour à Toulon.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Tartu du 23 juin au 12 juillet.

Alors que le Tartu est indisponible à son tour, le Vauquelin participe aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul qui avait été indisponible 23 juin au 15 juillet, les deux navires sortant du 16 juillet  au 1er août. Ils enchainent par les essais et la remise en condition du Tartu du 2 au 27 août 1940.

La 5ème DCT va alors sortit pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième navire de la division étant en grand carénage.

Le 5 septembre à l’aube, le Tartu appareille et traverse la rade de Toulon pour gagner la haute mer, suivit par le Chevalier Paul alors que le Vauquelin ferme la marche. Les trois navires vont mouiller aux Salins d’Hyères jusqu’au lendemain 6 septembre quand ils reprennent la mer pour une école à feu du 6 au 13 septembre 1940.

Après une escale à Sète du 14 au 18 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 septembre, date à laquelle ils arrivent à La Ciotat pour quelques jours d’escale.

Ils reprennent la mer le 1er octobre, effectuent une nouvelle école à feux du 2 au 7 octobre avant de rentrer le lendemain 8 octobre 1940 à Toulon.

Le Vauquelin débarque alors ses munitions et vidange ses soutes puis est échoué au bassin n°3 du Missiessy le 13 octobre, succédant à l’Albatros. Les trois mois de travaux qui s’achèvent le 14 janvier 1941 sont consacrés à une remise en état complète sans modernisation des capacités.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées, les locaux-vie remis en état tout comme l’armement……. .

Le Vauquelin sort pour essais du 15 au 18 janvier 1941 avant sa remise en condition mené du 19 janvier au 7 février 1941 en compagnie du Chevalier Paul qui avait remplacé le Tartu comme navire amiral de la 5ème DCT.

La 5ème DCT sort pour un entrainement de division du 11 au 21 février, les deux navires faisant escale à Alger du 22 au 25 février avant d’effectuer une école à feux qui est suivie par une escale à Tunis du 2 au 9 mars. Après un entrainement au combat antisurface du 10 au 20 mars, les deux navires rentrent à Toulon le 21 mars 1941.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 22 au 30 mars, le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feu et ce du 31 mars au 9 avril date de leur retour à Toulon, le premier devant participer à la remise en condition du Tartu et le second subir un grand carénage.

Du 19 avril au 12 mai, le Vauquelin participe à la remise en condition du Tartu qui venait de réaliser ses essais après son grand carénage qui s’était achevé le 12 avril 1941. Le Tartu redevient alors le navire-amiral de la 5ème DCT.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement au combat de nuit du 25 au 28 mai avant de faire escale à Sète du 29 mai au 4 juin puis d’enchainer par une école à feux du 5 au 12 juin, les deux navires rentrant à Toulon le 21 juin après une escale à Marseille du 13 au 20 juin 1941.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 21 juin au 10 juillet ce qui lui permet de reprendre la mer pour essais du 10 au 13 juillet avec une DCA modernisée en l’occurence six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Il participe ensuite à la remise en condition du Chevalier Paul en compagnie du Tartu et ce du 20 juillet au 11 août.

Le Tartu est à son tour indisponible du 12 au 31 août pour permissions de l’équipage et entretien (dont modernisation de la DCA) ce qui n’empêche par le Vauquelin et le Chevalier Paul de sortir pour entrainement au mouillage de mines.

En effet, l’une des missions de la 5ème DCT est d’assurer un mouillage de mines rapides. Les deux navires quittent Toulon le 15 août, traversent la Méditerranée du nord au sud en quelques heures pour mouiller leur chargement soit 80 mines d’exercices au large de Mers-El-Kébir.

Ils pensent échapper à la destruction mais un raid de bombardiers-torpilleurs Bloch MB-175 basés à Arzew est fatal au Vauquelin qui est coulé alors que le Chevalier Paul gravement endommagé doit être sabordé par son propre équipage. Bien entendu en réalité, les deux contre-torpilleurs après une escale à Ajaccio du 17 au 21 août rentrent à Toulon le lendemain 22 août 1941.

Après une école à feux du 24 au 30 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 31 août où les retrouvent le Tartu qui sort d’une période d’indisponibilité pour entretien et permissions de l’équipage.

Les trois navires sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941.

Après une école à feux du 9 au 16 octobre, les trois navires effectuent un entrainement au raid amphibie du 17 au 30 octobre, soit avec leurs compagnies de débarquement pour s’emparer d’une batterie côtière soit avec des tirailleurs sénégalais embarqués sur les lévriers des mers pour un assaut surprise du port de Dakar.

Après une période d’entretien et de détente pour l’équipage (31 octobre au 7 novembre), les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 8 au 19 novembre avant un entrainement au mouillage de mines du 21 au 30 novembre.

La 5ème DCT quitte Dakar le 1er décembre, se ravitaille à Casablanca le 5 décembre puis rentre à Toulon le 10 décembre 1941, terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la 5ème DCT devient 7ème DCT et est redéployée à Bizerte où elle intègre la 6ème Escadre Légère. Le Vauquelin devient le nouveau navire-amiral de cette division.

Le 4 janvier 1942, le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.

La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche.

Les trois contre-torpilleurs quittent Bizerte avec leur plein chargement de mines d’exercices pour un entrainement au mouillage de mines de jour et de nuit les 15 et 16 janvier, les mines étant ensuite récupérées par les aviso dragueurs Chamois Gazelle Surprise et Rageot de La Touche de la 5ème Division d’Escorte Légère (5ème DEL).

La 7ème DCT enchaine par une école à feux du 17 au 24 janvier avant une escale à La Valette du 25 au 28 janvier 1942 avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 29 janvier au 7 février avant une escale à Tunis du 8 au 11 février, terminant ce cycle d’entrainement par un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 20 février, date du retour des trois navires à Bizerte.

Alors que le Chevalier Paul est indisponible? le Vauquelin et le Tartu sortent pour un entrainement au combat antisurface avec école à feux du 25 février au 5 mars, faisant escale à Sfax à partir du 6 mars 1942.

Le lendemain 7 mars, le Chevalier Paul retrouve ses deux compères de la 7ème DCT après ses essais à la mer. Ainsi reconstituée, la division de contre-torpilleur sort pour remise en condition du Chevalier Paul, remise en condition effectuée du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien. Les trois contre-torpilleurs font escale à Alexandrie pour se ravitailler le 5 avril, franchissent le canal de Suez les 6 et 7 avril et rallient Djibouti le 11 avril 1942.
Après un entrainement de base avec école à feux du 13 au 18 avril, la 7ème DCT manoeuvre du 20 au 30 avril avec l’aviso Savorgnan de Brazza, les quatre navires après un ravitaillement à Aden du 1er au 3 mai, rallient Diego-Suarez le 6 mai 1942.

Les trois contre-torpilleurs et l’aviso colonial de Djibouti vont ensuite manoeuvrer avec l’aviso colonial D’Entrecasteaux stationné à Diego-Suarez du 8 au 17 mai, les cinq navires faisant ensuite escale à La Réunion du 18 au 22 mai.

Le 23 mai, les cinq navires effectuent une spectaculaire école à feux au large de Port des Galets avant de se séparer, le D’Entrecasteaux ralliant Diego-Suarez pendant que la 7ème DCT et le Savorgnan de Brazza rentrent à Djibouti le 30 mai 1942.

La 7ème DCT quitte la Côte Française des Somalis le 2 juin, franchissent le canal de Suez le 6 juin, se ravitaillent à Alexandrie avant d’enchainer par une période de présence au Levant. Les trois contre-torpilleurs sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol (Chypre) du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta.

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal. Après une école à feux du 29 août au 8 septembre, les trois navires se ravitaillent à Sfax le 9 septembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 19 septembre.

Après une escale à La Valette du 20 au 25 septembre, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat antisurface du 26 septembre au 6 octobre avant une escale à Tunis du 7 au 11 octobre puis à Alger du 12 au 15 octobre, terminant son cycle d’entrainement par un entrainement au mouillage de mines du 16 au 22 octobre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer au large d’Oran du 24 au 31 octobre, rentrant à Bizerte le 3 novembre 1942.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul continue l’entrainement par un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 janvier, date à laquelle ils arrivent à Sfax. Deux jours plus tard, le 15 janvier, le Tartu arrive à Sfax.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Égypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul effectuent tout d’abord une école à feux avec lancements de torpilles d’exercices au large de Bizerte et ce jusqu’au 19 février quand ils relâchent à Sfax.
Les trois navires reprennent la mer le 23 février pour un entrainement à la défense aérienne à la mer, devant à la fois déjouer la surveillance aérienne mais également repousser les attaques des hydravions torpilleurs de la marine et des bombardiers de l’armée de l’air.

Cet entrainement s’achève le 1er mars quand les trois navires arrivent à La Valette qui est devenu quasiment un port français tant les escales françaises dans la capitale de la colonie britannique de Malte sont devenues fréquentes.

Le 5 mars 1943 à l’aube, la 7ème DCT reprend la mer pour un exercice de combat antisurface, les trois navires de la division se poursuivant mutuellement jusqu’au 10 mars quand ils arrivent à Alexandrie.

La 7ème DCT va s’entrainer avec les destroyers britanniques, une joute nautiques de cinq jours du 12 au 17 mars quand les trois contre-torpilleurs et les quatre destroyers font escale à Haïfa.

La réalité rattrape alors les navires français et britanniques. De violentes émeutes opposent alors juifs et arabes. Le commandant de la 7ème DCT propose de son propre chef aux autorités britanniques de les aider à réprimer les émeutes.

Les britanniques acceptent mais les trois compagnies de débarquement des contre-torpilleurs soit une soixantaine d’hommes vont se contenter de relever des factionnaires britanniques à l’entrée de la zone militaire du port d’Haïfa. Cette mission statique n’est néanmoins pas sans risque : un matelot est tué par une grenade et un quartier-maitre blessé par une balle perdue.

La 7ème DCT qui devait repartir dès le 20 mars va rester jusqu’au 27 mars le temps que les émeutes s’apaisent. Le haut commissaire Sir Harold MacMichael félicitera les marins français par une lettre au contre-amiral Perrot, commandant de la 6ème EL.

La publication de cette lettre par le journal Le Tunisien déclenchera une virulente campagne de presse anglophobe de la presse d’extrême-droite, campagne qui s’apaisera bien vite cependant tant il y avait peu matière à polémiquer.

La 7ème DCT est à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines au large de Sfax du 7 au 9 juin, enchainant par une école à feux du 10 au 19 juin puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 30 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 1er juillet 1943.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 20 juillet, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 21 juillet au 13 août.

Alors que le Chevalier Paul est indisponible, le Vauquelin sort pour les essais et la remise en condition du Tartu qui avait été indisponible du 21 juillet au 13 août, les deux contre-torpilleurs sortant pour essais et remise en condition du 14 août au 3 septembre.
La 7ème DCT sort au complet pour la remise en condition du Chevalier Paul du 4 au 23 septembre 1943.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires.

Le Vauquelin est le premier le 1er octobre à embouquer le canal reliant le lac de Bizerte à la mer suivit par le Tartu et le Chevalier Paul. La 7ème DCT entame son cycle d’entrainement  par une école à feu jusqu’au 8 octobre, faisant escale à Sfax du 8 au 12 octobre, subissant ensuite un entrainement de la défense aérienne à la mer du 13 au 21 octobre, date à laquelle, les trois contre-torpilleurs arrivent à Tunis.

Reprenant la mer le 24 octobre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface jusqu’au 2 novembre quand ils rentrent à Bizerte.

Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le Jean de Vienne et La Marseillaise de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que plusieurs sous-marins.

Un défilé militaire à lieu également en ville avec des unités de l’armée de terre et des détachements des navires de la 6ème Escadre Légère y compris l’Emile Bertin alors en grand carénage. L’armée de l’air survole la ville avec les avions basés en Tunisie.

Le jour même, le Vauquelin transmet son pavillon de chef de division au Chevalier Paul, débarquant ensuite ses munitions et vidangeant ses soutes avant d’être échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Au sec du 12 novembre 1943 au 20 janvier 1944, le Vauquelin subit une remise en état complète (grattage et peinture de la coque, remplacement des hélices, retubage des chaudières, remise en état des turbines, remise en état des locaux vie) et une modernisation de ses capacités militaires. Il reçoit notamment un nouveau système de ravitaillement à la mer.

Le Vauquelin reçoit de nouveaux radars et un Asdic. Sur le plan de l’armement, les canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq  affûts simples sous masque modèle 1941.

La DCA est modernisée, les canons de 25mm sont remplacés par d’autres pièces de 37mm portant leur nombre à dix canons Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles. L’armement ASM est renforcée avec de nouvelles grenades légères plus nombreuses rendant le Vauquelin plus apte à des missions de lutte ASM.

Remis à flot, il sort pour essais du 23 au 27 janvier en compagnie du Chevalier Paul qui participe à sa remise en condition du 30 janvier au 15 février 1944. A l’issue de cette remise en condition, le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Alors que le Tartu est immobilisé pour grand carénage, le Vauquelin et le Chevalier Paul poursuivent inlassablement leur entrainement. Après une école à feux du 20 au 27 février, les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 29 février au 8 mars, date de leur retour à Bizerte.

Les deux navires disponibles de la 7ème DCT sortent à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 11 au 20 mars, rentrant ce dernier jour à Bizerte.

Du 25 au 28 mars, le Vauquelin participe aux essais du Tartu après son grand carénage puis sert de plastron pour sa remise en condition qui à lieu du 30 mars au 17 avril. Les deux navires rentrent à Bizerte le 22 avril après une escale à Alger du 18 au 21 avril 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement au mouillage de mines le 27 avril mais le mauvais temps annule l’exercice et pour ne rien arranger, les deux navires gênés par le mauvais temps entre en collision. Rentrés à Bizerte, ils sont indisponibles pour réparations jusqu’àu 12 mai quand ils ressortent pour essais et remise en condition jusqu’au 22 mai date de leur retour à Bizerte.

Le Vauquelin et le Tartu sortent à nouveau pour un entrainement au mouillage qui se déroule cette fois sans incident du 1er au 6 juin, date à laquelle ils rallient le Levant et Beyrouth pour une mission de surveillance des côtes libanaises et syriennes suite à une avarie de l’aviso La Grandière.

Les deux navires vont ainsi se relayer dans cette mission menée en liaison avec les hydravions de surveillance Loire 130 de la 10R et les CAO-700M de la 14B. Le Vauquelin est à la mer du 9 au 15 juin et du 24 juin au 1er juillet;  le Tartu lui étant en mission de surveillance du 16 au 23 juin et du 2 au 9 juillet, date à laquelle les deux contre-torpilleurs après un ravitaillement regagnent la Tunisie, arrivant à Bizerte le 12 juillet 1944.

Le 12 juillet, le Chevalier Paul est remis à flot. Il sort pour essais en solitaire du 15 au 18 juillet avant son stage de remise en condition en compagnie du Vauquelin et du Tartu du 20 juillet au 4 août quand les trois navires rentrent à Bizerte.

Le Vauquelin et le Tartu sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 21 août avant de sortir pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 22 août au 8 septembre 1944.

Le 12 septembre 1944, la 7ème DCT quitte Bizerte en compagnie de la 11ème DCT amputée du Hoche et du croiseur léger Emile Bertin pour un exercice de combat antisurface

Du 13 au 18 septembre, le croiseur léger et les cinq contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant une escale à Sfax du 19 au 22 septembre puis un exercice de combat antisurface de jour du 23 au 30 septembre, les contre-torpilleurs cherchant à intercepter l’Emile Bertin qui joue admirablement bien le raider ou le mouilleur de mines rapide, échappant aux interceptions des contre-torpilleurs sauf à deux reprises où il est considéré comme coulé.

Après une escale à Tunis du 1er au 6 octobre et à La Valette du 7 au 11 octobre, les cinq navires s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 octobre 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de la Tunisie à partir du 23 octobre, entamant un imposant cycle d’entrainement par une école à feux du 23 au 30 octobre avant une escale à Sfax du 31 octobre au 3 novembre.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 novembre, faisant escale à La Valette du 13 au 17 novembre avant un entrainement à  la lutte ASM avec les sous-marins L’Atalante et La Vestale du 18 au 27 novembre. Après une autre escale à Tunis du 28 novembre au 2 décembre, la 7ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 3 au 17 décembre, date de leur retour à Bizerte.
Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier au 5 février 1945, la 7ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Emile Bertin et de la 11ème DCT. Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

La 7ème DCT quitte Bizerte le 16 février pour un entrainement de division. Après un entrainement au mouillage de mines du 16 au 18 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Gabès avant d’enchainer par une école à feux contre terre dans le désert tunisien du 20 au 27 février avant une escale à Sfax du 28 février au 2 mars.

Le Vauquelin et ses deux sister-ships enchainent par un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 mars, un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins Turquoise et Nautilus du 12 au 21 mars et un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 31 mars, la division faisant escale à Tunis du 1er au 7 avril avant de rentrer à Bizerte le 8 avril.

Le Vauquelin est indisponible suite à une avarie mécanique du 9 au 20 avril, sortant pour essais et entrainement du 21 au 30 avril.

Après un entrainement avec les autres navires de sa division du 1er au 7 mai, les trois contre-torpilleurs quittent Bizerte pour se positionner entre Sfax et Kerkena pour tenter d’intercepter l’Emile Bertin chargé de mines.

Les contre-torpilleurs échouent à intercepter le 9 mai l’Emile Bertin qui parvient non seulement à mouiller son champ de mines puis à attaquer les dragueurs de mines sans que les contre-torpilleurs puissent l’intercepter.

Après une escale à Sfax du 12 au 18 mai, la 7ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 mai, faisant escale à La Valette du 28 au 31 mai avant d’enchainer par une école à feux du 1er au 8 juin. Après une nouvelle escale à Sfax du 9 au 13 juin, la division effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin, avant de rentrer à Bizerte le 1er juillet 1945.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 22 juillet, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 23 juillet au 12 août 1945. Le Vauquelin participe ensuite à la remise en condition du Tartu du 13 août au 2 septembre avant de participer en compagnie du Tartu aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 3 au 23 septembre.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre.

Successivement, les trois navires vont effectuer une école à feux du 12 au 20 octobre,  un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 30 octobre, un entrainement au combat antisurface du 31 octobre au 8 novembre avant de relâcher à Dakar du 9 au 13 novembre.

Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement ASM avec le sous-marin Sfax venu de Brest et ce du 14 au 21 novembre. Après une école à feux de jour et de nuit du 23 novembre au 2 décembre, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Vauquelin étant au sec du 28 décembre au 5 janvier.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un école à feux du 16 au 20 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 février et un entrainement au combat antisurface du 2 au 13 mars, faisant une escale à La Valette du 14 au 17 mars avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 mars 1946.

Après une école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne. Tout commence par un affrontement entre les deux divisions du 1er au 7 avril avant un ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès (8 et 9 avril).

Du 10 au 16 avril 1946, La Galissonnière prend la tête de la 7ème DCT pour tenter d’intercepter le Jean de Vienne qui simulait un raider cherchant à intercepter des navires marchands et du 18 au 25 avril, c’est La Galissonnière qui devient le «méchant» poursuivit par le Jean de Vienne et les contre-torpilleurs. La 2ème DC et la 7ème DCT rentrent à Bizerte le 27 avril 1946.

La 7ème DCT enchaine par un entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs vont ainsi manoeuvrer ensemble pendant plus d’un mois au large de la Tunisie. Après une école à feux du 4 au 8 mai, les trois navires se ravitaillent au dépôt pétrolier de Gabès avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 18 mai.

Après une escale à Sfax du 19 au 24 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la lutte ASM contre les deux sous-marins restant de la 17ème DSM en l’occurence la Vestale et la Sultane (du 25 mai au 2 juin).

Après un nouveau ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès le 3 juin, les trois navires s’entrainent au combat antisurface du 4 au 11 juin suivit du 13 au 19 juin par un entrainement au mouillage de mines. Après une escale à Tunis du 20 au 27 juin, les trois navires rentrent à Bizerte le 28 juin 1946.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux doublé d’un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 juillet, faisant escale à Alger du 13 au 15 juillet avant de rentrer à Bizerte le 16 juillet.

Le Vauquelin participe aux essais et à la remise en condition du Tartu du 17 juillet au 7 août avant d’être indisponible du 8 au 31 août pour entretien et permissions d’été de l’équipage. Il sort pour essais et remise en condition du 3 au 18 septembre 1946 en compagnie du Tartu et du Chevalier Paul.

Le 23 septembre 1946, la 7ème DCT embouque le canal reliant le lac de Bizerte à la haute mer pour exercice avec des unités de la 4ème Escadre basée à Mers-el-Kébir.

En haute mer, les contre-torpilleurs Vauquelin, Chevalier Paul et Tartu retrouvent ainsi les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta (8ème DC) et les contre-torpilleurs Dunois Magon La Hire de la 4ème DCT sans oublier le ravitailleur rapide Tarn.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre. La 7ème DCT mouille à Bizerte en compagnie de la 8ème DC et de la 4ème DCT du 28 octobre au 3 novembre, date à laquelle les navires «oranais» rentrent à leur port d’attache

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant neuf mois.

Le Vauquelin, le Tartu et le Chevalier Paul quittent Bizerte le 12 novembre, effectuent une école à feux du 12 au 20 novembre avant une escale à Tunis du 21 au 25 novembre. Les trois navires enchainent par un entrainement au combat antisurface du 26 novembre au 4 décembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 12 décembre, ce cycle d’entrainement étant terminé par un entrainement au mouillage de mines du 14 au 17 décembre et par un entrainement ASM avec les sous-marins Vendémiaire et Messidor du 19 au 26 décembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentre à Bizerte.

Le 2 janvier 1947, le Vauquelin transmet son pavillon de navire-amiral au Chevalier Paul avant de décharger ses munitions et de vidanger ses soutes. Le 4 janvier 1947, il est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour une remise en état complète, sans modernisation des capacités militaires.

Le Vauquelin est remis à flot le 9 avril 1947, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 10 avril au 4 mai, date à laquelle le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 12 au 21 mai, faisant escale à La Valette du 22 au 26 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 8 juin.

Après une nouvelle escale à Oran du 9 au 13 juin, les deux contre-torpilleurs s’entrainent au mouillage de mines du 14 au 17 juin avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Minerve et Junon  du 19 au 27 juin. Après une escale à Alger du 28 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 4 juillet 1947 à l’aube.

Après une sortie d’entrainement au large de Bizerte du 7 au 12 juillet, le Vauquelin va participer aux essais et à la remise en condition du Tartu qui est remis à flot après son grand carénage le 15 juillet 1947. Le Vauquelin et le Tartu sont ainsi à la mer du 16 au 19 juillet pour les essais puis du 21 juillet au 12 août pour la remise en condition.

Le Vauquelin est indisponible pour les permissions de l’équipage du 13 août au 9 septembre, sortant pour essais du 10 au 13 septembre et remise en condition du 14 au 25 septembre, rentrant à Bizerte le 26 septembre.

Le Vauquelin et le Tartu sort pour entrainement de base du 1er au 12 octobre, rentrant à Bizerte le 13 octobre pour participer aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul. Les trois navires sortent pour les essais du dernier navire nommé du 16 au 19 octobre puis pour sa remise en condition du 21 octobre au 2 novembre 1947.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT sort en compagnie de l’Emile Bertin pour un entrainement commun qui est suivi par une escale à Sfax du 25 au 29 novembre avant un retour à Bizerte le 1er décembre.

Du 8 au 20 décembre, la 7ème DCT sort en compagnie de la 11ème DCT et de l’Emile Bertin pour une série d’exercices. Les sept navires rentrent à Bizerte le 22 décembre 1947 et restent au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Vauquelin commence l’année 1948 par une sortie d’entrainement en solitaire le 7 janvier mais victime d’une avarie, il doit rentrer dès le 8 janvier pour réparations, étant indisponible jusqu’au 17 janvier quand ils sort pour essais du 18 au 21 janvier.

Le 22 janvier, le Vauquelin appareille de Bizerte pour Sfax où il retrouve ses deux compères de la 7ème DCT. La division ainsi reconstituée sort pour une école à feux du 23 au 30 janvier puis après un ravitaillement à Gabès le 31 enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 février avant une escale à Sousse du 11 au 14 février.

L’entrainement se poursuit à un rythme soutenu, les trois contre-torpilleurs effectuant un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 février avant une nouvelle escale à Tunis du 23 au 27 février où outre le ravitaillement en carburant, ils chargent des mines d’exercices au mouillage, loin du port, une leçon tirée de la perte du Pluton (bien que les mines d’exercices soient dépourvues d’explosif). Après un entrainement au mouillage de mines du 28 février au 3 mars, la 7ème DCT rentre à Bizerte le 5 mars 1948.

La 7ème DCT sort pour école à feux du 12 au 21 mars puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 31 mars, date de leur retour à Bizerte.

Le 5 avril 1948, le Vauquelin et ses compères de la 7ème DCT appareillent de Bizerte pour un entrainement commun avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin. Dans un premier temps (6 au 11 avril), le croiseur doit échapper à la meute des contre-torpilleurs lancé à sa poursuite et après un ravitaillement à la mer auprès du Mékong le 12 avril, le croiseur doit intercepter la 7ème DCT en compagnie de la 11ème DCT avant que les rôles ne s’inversent (13 au 24 avril). La petite escadre rentre à Bizerte le 26 avril 1948.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien à flot du 27 avril au 23 mai, sortant pour essais du 24 au 27 mai avant une sortie d’entrainement du 28 mai au 9 juin, date de son retour à Bizerte.

Après une sortie d’entrainement avec le Chevalier Paul du 12 au 16 juin, le Vauquelin participe toujours avec le Chevalier Paul à un entrainement avec le croiseur léger Emile Bertin  du 18 au 24 juin 1948 avant une escale à Sfax du 24 au 27 juin puis à Tunis du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain au port.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet 1948, sortant pour essais et remise en condition du 25 juillet au 17 août.

Le 20 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul passent à l’effectif de guerre et sort pour une mission de surveillance du 21 au 28 août. Elle devait rentrer à Bizerte mais elle reçoit l’ordre de gagner Sfax où elle charge des mines de guerre qu’elle mouille à la frontière entre la Tunisie et la Libye dans la nuit du 30 août au 1er septembre avant de rentrer à Bizerte le 3 septembre, couvert par le Tartu.

A partir de cette date, un navire reste en alerte chaudières allumées et les deux autres en alerte à 6h, feux bas.